Plan intégré des activités et des ressources humaines de la Garde côtière canadienne 2024 à 2025 jusqu’à 2026 à 2027 : Mise à jour 2025-2026
Sur cette page
- Message du commissaire
- La Garde côtière canadienne : Mission et mandat
- Structure organisationnelle
- Budget : Opérations quotidiennes et investissements à long terme
- Piliers stratégiques de la Garde côtière canadienne
- Premier pilier stratégique : Personnel
- Objectif 1 : Attirer une main-d’œuvre diversifiée pour exécuter les programmes et exploiter la future flotte
- Objectif 2 : Former et perfectionner un effectif qualifié qui s’adapte aux demandes nouvelles et changeantes
- Objectif 3 : Maintenir en poste le personnel en accordant la priorité à l’avancement professionnel, à la sécurité, à la santé et au mieux-être, ainsi qu’à la mobilisation des employés
- Deuxième pilier stratégique : Actifs
- Objectif 1 : Faire progresser le renouvellement de la flotte tout en maintenant la capacité opérationnelle à exécuter les programmes et à respecter les niveaux de service
- Objectif 2 : Se préparer à l’opérationnalisation et à la gestion du cycle de vie de la nouvelle flotte, y compris la détermination des besoins en matière d’infrastructures
- Objectif 3 : Faire progresser les activités d’adaptation et d’atténuation en matière de changements climatiques grâce à l’innovation et aux partenariats afin d’accroître la résilience aux changements climatiques et d’atteindre les cibles du gouvernement en matière d’écologisation
- Objectif 4 : S’assurer que les actifs terrestres sont disponibles, capables et fiables
- Troisième pilier stratégique : Services
- Objectif 1 : Protéger le milieu marin et les navigateurs en jouant un rôle de leadership en matière de gestion des incidents sur l’eau dans un paysage comportant de multiples partenaires
- Objectif 2 : Garantir l’état de préparation des programmes en s’adaptant à un contexte opérationnel en évolution afin de continuer à fournir des services qui soutiennent la compétitivité économique, la sûreté et la sécurité maritimes, et la protection des océans.
- Objectif 3 : Faire progresser la numérisation dans l’ensemble de l’organisation et moderniser les services de navigation maritime afin d’accroître l’efficacité du trafic maritime, d’améliorer la sécurité maritime et de faciliter l’échange de données et de renseignements avec les partenaires et les intervenants.
- Quatrième pilier stratégique : Gouvernance
- Objectif 1 : Renforcer les processus, procédures et systèmes nationaux pour appuyer les prises de décisions et la prestation efficiente et efficace des programmes et des services
- Objectif 2 : Mobiliser les partenaires et les intervenants internes et externes et collaborer avec eux pour faire progresser le mandat de la Garde côtière canadienne et les priorités du gouvernement du Canada
- Objectif 3 : Respecter les obligations de la Couronne, y compris les engagements découlant des traités et des lois, envers les Premières Nations, les Métis et les Inuits dans le domaine de la sécurité maritime
- Aperçu régional
- Annexe A – Engagements de la Garde côtière canadienne
- Annexe B – Profil de risque de la Garde côtière canadienne
Message du commissaire
Au nom de la Garde côtière canadienne (GCC), j'ai le plaisir de présenter le Plan intégré des activités et des ressources humaines (PIARH) 2025-2026. Alors que nous commençons la deuxième année de notre cycle de planification triennal, cette nouvelle édition reflète des engagements renouvelés qui soutiennent nos objectifs et guident la GCC dans la réalisation de sa vision.
Les objectifs fixés l'an dernier étaient conçus pour gérer les risques organisationnels et s'harmonisaient étroitement aux priorités stratégiques à long terme de la GCC. Bien que ces objectifs restent les mêmes pour 2025-2026, ce plan propose de nouveaux engagements concrets, mesurables et axés sur des résultats pour la prochaine année.
Ce document classe les risques en fonction de leur impact potentiel sur la capacité de la GCC à atteindre ses priorités et à remplir son mandat. Notre principal défi demeure le recrutement et la rétention de personnel opérationnel qualifié pour équiper nos navires, gérer nos centres opérationnels, entretenir nos actifs terrestres et soutenir les programmes dans nos bureaux nationaux et régionaux. La GCC doit intensifier ses efforts pour attirer, former et fidéliser une main-d'œuvre compétente et représentative. En collaboration avec Pêches et Océans Canada, nous déployons l'initiative Sécurité en mer pour favoriser le respect et la sécurité psychologique des employés. Cette initiative nationale vise à assurer le bien-être à long terme de tous les employés de la GCC et soutient le personnel navigant en lui donnant accès à de l'information et à des ressources sur le harcèlement, y compris l'inconduite sexuelle, l'intimidation, le bizutage ou tout autre comportement offensant ou importun, au moment et à l'endroit où ils en ont besoin.
Le Collège de la GCC célèbre cette année son 60e anniversaire. Depuis 1965, il représente un établissement de premier ordre pour la formation maritime. Le Collège de la GCC est l'un des instituts d'apprentissage maritime les mieux équipés au monde, et ses installations sont en cours d'agrandissement et de modernisation pour s'assurer qu'il peut continuer à préparer le personnel de la GCC aux possibilités et aux défis à venir. Grâce à des cours et des outils d'apprentissage améliorés, le personnel opérationnel et les élèves-officiers diplômés du Collège de la GCC seront prêts à travailler dans un environnement opérationnel de plus en plus moderne et complexe.
Dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, la GCC a mis à l'eau un nouveau navire hauturier de science océanographique à l'été 2024, et les travaux avancent rapidement sur plusieurs autres navires. L'assemblage du premier navire de patrouille arctique et hauturier est en cours, tandis que les noms des deux futurs brise-glaces polaires, le NGCC Arpatuuq et le NGCC Imnaryuaq, ont été dévoilés lors d'une cérémonie à Iqaluit, au Nunavut. Une fois construits, ces navires seront les plus grands brise-glaces du Canada et assureront une présence à l'année dans tout l'Arctique canadien. Équipés de technologies maritimes de pointe, tous nos nouveaux navires contribueront à une connaissance améliorée du domaine maritime et permettront à la GCC d'offrir des programmes et des services essentiels aux Canadiens.
La GCC travaille avec ses partenaires fédéraux pour s'assurer que le Canada demeure un chef de file mondial dans la mise en œuvre de la navigation électronique et du nouveau format normalisé des données de navigation S-100. La GCC a investi plus de 100 millions de dollars sur cinq ans pour faire progresser les systèmes et infrastructures essentiels nécessaires à la transition vers la navigation numérique moderne. Cela comprend la mise en œuvre de produits numériques qui permettent à la GCC de gérer dynamiquement le trafic maritime, de communiquer avec les marins et de s'adapter en temps quasi réel pour promouvoir des voies navigables efficaces, sûres et décongestionnées.
De plus, notre collaboration avec le ministère de la Défense nationale, les Forces armées canadiennes et la Marine royale canadienne demeure essentielle pour assurer l'interopérabilité et la disponibilité opérationnelle dans les eaux nationales et internationales, et pour améliorer la sécurité maritime et les capacités d'intervention du Canada.
Nous restons pleinement engagés dans notre démarche de réconciliation et poursuivons notre étroite collaboration avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis par rapport à la sécurité maritime et la protection du milieu marin. En soutenant la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Politique sur l'Inuit Nunangat, la GCC continuera d'appuyer l'autodétermination et d'établir une base de collaboration pour améliorer la capacité maritime et la prestation de services en partenariat avec les peuples autochtones.
En 2024, nous avons lancé notre Stratégie pour l'Arctique pour orienter l'exécution de notre mandat dans le contexte opérationnel unique de l'Arctique au cours de la prochaine décennie. Fondée sur les principes de collaboration, d'adaptation et d'équité, la Stratégie pour l'Arctique s'harmonise avec la Politique étrangère du Canada pour l'Arctique par son intérêt commun envers l'édification d'une nation en collaboration avec nos partenaires et d'autres ministères fédéraux, ainsi qu'avec la mise à jour de la politique de défense du ministère de la Défense nationale, Notre Nord, fort et libre, en soulignant la nécessité de moderniser et d'adapter nos opérations et la prestation de nos services pour soutenir la souveraineté durable du Canada dans l'Arctique.
La GCC continuera à s'adapter et à évoluer en cette période de grande transformation. En collaboration avec nos partenaires dévoués, équipés d'outils modernes et guidés par des stratégies habiles et tournées vers l'avenir, nous démontrerons notre engagement inébranlable en faveur de la sûreté, de la sécurité, de la science, de la souveraineté, de la protection de l'environnement et de la prospérité économique en mer. Nous resterons fidèles à notre vision en soutenant les priorités du gouvernement du Canada et honorerons fièrement notre devise : Sécurité d'abord, service constant.
Mario Pelletier
Commissaire
Garde côtière canadienne
La Garde côtière canadienne : Mission et mandat
Mission
La mission de la GCC consiste à assurer la sécurité de tous les navigateurs, à protéger l'environnement marin et à appuyer la croissance économique du Canada en favorisant un commerce maritime sécuritaire et efficace à l'intérieur et à l'extérieur des eaux canadiennes.
La GCC exerce ses activités 24 heures par jour, 7 jours par semaine, et 365 jours par année dans certaines des conditions maritimes les plus difficiles au monde. Sa zone d'opération couvre 243 000 km de côtes et 5,3 millions de km2 de voies navigables maritimes et continentales. La GCC soutient l'économie océanique du Canada en permettant la circulation sûre et efficace de plus de 250 milliards de dollars en commerce maritime internationalNote de bas de page 1, de plus de 350 millions de tonnes de marchandisesNote de bas de page 2, et en soutenant des dizaines de milliers d'emplois à l'échelle du CanadaNote de bas de page 3.
Mandat
La GCC est fière de compter sur une main-d'œuvre hautement qualifiée et diversifiée : capitaines, ingénieurs, matelots de pont, cuisiniers, élèves-officiers, agents des services de communications et de trafic maritimes, agents d'intervention environnementale, spécialistes en recherche et sauvetage, gardiens de phare, techniciens, coordonnateurs de la mobilisation communautaire, administrateurs, analystes de programme, conseillers en politiques, et bien plus encore. Ils remplissent le rôle de la GCC en tant que propriétaire et exploitant de la flotte civile du Canada. Les employés de la GCC soutiennent les services maritimes clés qui incluent :
- Les aides à la navigation
- Les services de communications et de trafic maritimes
- Les services de déglaçage et de surveillance des glaces
- L'entretien des chenaux
- La recherche et sauvetage en mer
- L'intervention à l'égard de navires dangereux
- L'intervention en cas de pollution marine
- La surveillance et la conformité
- La fourniture de navires et d'hélicoptères à l'appui des mandats d'autres ministères fédéraux
Les services fournis sont mandatés au titre des lois suivantes :
- Loi sur les océans
- Loi sur la marine marchande du Canada
- Loi sur la responsabilité en matière maritime
- Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques
- Loi sur les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux
- Loi sur la gestion des urgences
En plus de pouvoirs législatifs particuliers, les activités de la GCC s'harmonisent également avec d'autres lois :
- Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
- Loi sur l'évaluation d'impact
- Loi sur la Régie canadienne de l'énergie
Structure organisationnelle
La GCC est un organisme de service spécial qui fait partie du ministère des Pêches et des Océans (MPO). L'organisme est dirigé par le commissaire, qui est appuyé par deux sous-commissaires, le directeur général (DG) de Personnel opérationnel, le DG de Planification, mobilisation et priorités, ainsi que les commissaires adjoints (CA) des quatre régions administratives : Atlantique, Arctique, Centre et Ouest.
Le sous-commissaire de Construction navale et matériel est responsable de la planification, de la surveillance et de l'exécution de l'ensemble du cycle de vie des actifs essentiels aux services de la GCC, notamment l'acquisition de grands et de petits navires, d'aéroglisseurs et d'hélicoptères; la mise en œuvre de mesures provisoires pour maintenir les capacités des programmes; ainsi que la gestion du cycle de vie du matériel de toute la flotte et des actifs terrestres tangibles de la GCC, de l'acquisition à l'élimination.
Le sous-commissaire de Programmes de la Garde côtière canadienne est chargé d'établir les politiques relatives aux programmes et de fournir une orientation fonctionnelle pour s'assurer que les programmes et les services de la GCC sont exécutés de façon sécuritaire, uniforme et rentable dans l'ensemble du pays.
Le DG de Personnel opérationnel est chargé de veiller à ce que la GCC dispose des effectifs diversifiés et qualifiés dont elle a besoin pour remplir son mandat actuel et futur. Le Collège de la GCC est le centre national de formation opérationnelle maritime pour la GCC, et son directeur exécutif relève du DG de Personnel opérationnel.
Le DG de Planification, mobilisation et priorités veille à l'alignement des affectations budgétaires, des engagements et des investissements sur les objectifs stratégiques à long terme de la GCC. La Direction générale fournit une orientation nationale sur les priorités en matière de réconciliation, y compris les partenariats et la mobilisation avec les Autochtones, et fait progresser les relations avec les intervenants nationaux et internationaux.
Les CA des régions sont responsables de la prestation du portefeuille de programmes et de services de la GCC conformément aux directives et aux procédures établies par l'administration centrale. Les CA représentent la GCC au nom du commissaire dans leurs régions respectives et dirigent la mobilisation à l'échelle régionale avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les partenaires métis, inuits et des Premières Nations, et les intervenants de l'industrie. Les régions fournissent des services aux marins, aux exploitants de traversiers, aux pêcheurs, aux plaisanciers, aux ports, aux collectivités côtières, aux ministères et à d'autres organismes gouvernementaux, ainsi qu'au public.
Figure 1 : Structure organisationnelle de la Garde côtière canadienne et rapports hiérarchiques de la haute direction
Description textuelle de la figure 1 : Structure organisationnelle de la Garde côtière canadienne et rapports hiérarchiques de la haute direction.
L'organigramme suivant décrit la structure organisationnelle de la Garde côtière canadienne et les rapports hiérarchiques de la haute direction. La Garde côtière canadienne est dirigée par le commissaire, qui est appuyé par le sous-commissaire de Construction navale et matériel, le sous-commissaire de Programmes de la Garde côtière canadienne, le directeur général de Personnel opérationnel, et le directeur général de Planification, mobilisation et priorités. La Garde côtière canadienne est composée de quatre régions : la région de l'Arctique, la région de l'Atlantique, la région du Centre et la région de l'Ouest. Chaque région est dirigée par un commissaire adjoint qui relève du commissaire.
Budget : Opérations quotidiennes et investissements à long terme
Le budget de la GCC est déterminé chaque année en fonction des besoins opérationnels, des priorités d'investissement à long terme et des objectifs nationaux. Pour l'exercice 2025-2026, l'allocation budgétaire de la GCC s'élève à 2,84 milliards de dollars, assurant la prestation continue de services essentiels dans les lacs, les rivières et les océans du Canada.
Le budget soutient un éventail d'activités dans les principaux domaines ci-dessous.
824 millions de dollars pour les opérations : Ce financement appuie les activités quotidiennes de la GCC, y compris la recherche et le sauvetage, le déglaçage, la gestion du trafic maritime et l'intervention environnementale. Ces fonds sont principalement affectés aux opérations régionales afin de s'assurer que les services de première ligne demeurent robustes et répondent aux besoins des marins.
26,8 millions de dollars pour les subventions et contributions : Cette portion est destinée à l'aide financière aux bénéficiaires admissibles, y compris les communautés autochtones et côtières, les partenaires de l'industrie et les instituts de recherche. Ces contributions aident à renforcer les capacités locales, à améliorer les programmes de sécurité maritime et à appuyer les initiatives de prestation de services.
1,989 milliard de dollars pour les dépenses en capital : Cette affectation finance le plan d'investissement intégré quinquennal de la GCC qui est axé sur la modernisation des actifs et le maintien de l'efficacité opérationnelle à long terme. Les principaux domaines d'investissement sont les suivants :
- Renouvellement de la flotte
- Prolongement de la vie des navires
- Amélioration de l'infrastructure, de l'équipement et des systèmes
- Exécution d'initiatives dans le cadre du Plan de protection des océans
- Soutien à l'Initiative de continuité de la flotte
Piliers stratégiques de la Garde côtière canadienne
Le présent Plan intégré des activités et des ressources humaines est divisé en quatre piliers stratégiques qui guident l'exécution des responsabilités fondamentales et assurent l'exécution du mandat de la GCC en maintenant un service d'excellence.
Personnel
Le personnel représente la ressource la plus précieuse de la GCC. La GCC attire des personnes qui souhaitent poursuivre une carrière épanouissante à long terme. Leur engagement est au cœur de l'organisation, et une grande fierté est associée au personnel qui fournit les programmes et les services essentiels de la GCC aux Canadiens, 24 heures par jour, 7 jours par semaine et 365 jours par année.
La GCC dispose de personnes compétentes, expérimentées et motivées dans ses effectifs. Elles travaillent sur les navires, dans les bases, dans les stations, dans les centres d'opérations, au Collège de la GCC, dans les bureaux régionaux et à l'administration centrale. Toutefois, la GCC demeure confrontée à des défis pour attirer, former et maintenir en poste un effectif diversifié et représentatif ayant le large éventail de compétences nécessaires pour lui permettre de s'acquitter de son mandat actuel et futur. L'industrie maritime est également confrontée à une pénurie de main-d'œuvre.
Des initiatives sont en cours pour remédier aux répercussions croissantes des pénuries de main-d'œuvre, améliorer les compétences de la main-d'œuvre, former de futurs leaders, accroître les compétences interculturelles et élargir le rôle du Collège de la GCC en tant que centre d'apprentissage et établissement de premier plan dans le domaine de l'éducation maritime. La GCC travaille également avec le personnel et les agents négociateurs, et collabore avec le groupe Personnes et Culture du MPO pour actualiser les pratiques relatives aux ressources humaines afin d'accroître l'agilité opérationnelle et de favoriser l'inclusion, la diversité, l'équité et l'accessibilité pour tous les employés.
Les nouveaux navires et l'équipement à la fine pointe de la technologie qui sont livrés dans le cadre du renouvellement de la flotte nécessiteront un personnel qualifié pour les exploiter et les entretenir. Sans équipages qualifiés, la GCC n'est pas en mesure de s'acquitter de son mandat. Le manque de personnel est le plus grand risque pour la GCC. C'est pourquoi des efforts importants sont déployés pour attirer, former et maintenir en poste le personnel hautement spécialisé nécessaire pour continuer à offrir les services et les programmes.
Le Plan opérationnel du personnel de la GCC est un cadre centralisant les stratégies, les priorités et les résultats concrets liés au cycle de vie complet des employés. Il fournit un plan de travail consolidé et évolutif pour guider les effectifs de la GCC vers un avenir durable à court, moyen et long terme.
Actifs
La GCC possède et exploite la flotte civile du gouvernement fédéral. Déployés stratégiquement partout au pays, ces actifs soutiennent une vaste gamme de programmes et de services maritimes et fournissent des plateformes pour les activités scientifiques en mer, et pour la conservation et la protection. La flotte de la GCC offre également une présence fédérale reconnue à l'échelle nationale et un symbole de service, de sécurité et de souveraineté, particulièrement dans les régions arctiques éloignées.
L'approche de la GCC en matière de prestation efficace et efficiente des services est manifeste dans la flotte, de nombreux navires étant capables d'accomplir plusieurs types de missions, et la polyvalence étant au cœur des efforts de renouvellement de la flotte. Les équipages de tous les navires sont composés de marins formés professionnellement et capables d'offrir un large éventail de programmes sur l'eau. Par exemple, un navire et son équipage spécialisé peuvent être optimisés pour soutenir une mission scientifique tout en déployant des bouées de navigation et en servant de navire secondaire de recherche et de sauvetage. Cette philosophie d'exploitation à missions multiples permet de réaliser d'importantes économies d'échelle et fournit au gouvernement du Canada une flotte diversifiée capable de naviguer dans toutes les zones maritimes du pays pendant la saison de navigation.
Bien que la flotte soit sans aucun doute son actif le plus reconnaissable, la GCC compte également sur un réseau complexe d'actifs terrestres, comme des tours de communication, des phares et des balises de chenaux, pour fournir des services essentiels à la population canadienne. La GCC assure le fonctionnement, l'entretien, la réparation et le remplacement de ses actifs à la fin de leur vie utile, et gère leur renouvellement en mettant l'accent sur la réduction des émissions et l'amélioration de l'efficacité énergétique des opérations.
Reconnaissant les répercussions importantes des changements climatiques sur les programmes et services, la GCC se donne également comme priorité d'intégrer la résilience dans la conception et l'utilisation de ses actifs. Cette approche permet d'acquérir des actifs nouveaux et de remplacement qui sont capables de répondre aux besoins actuels et émergents des opérations.
Services
La GCC offre une vaste gamme de services maritimes autorisés aux Canadiens et à ceux qui naviguent dans les eaux canadiennes. Ces services visent à sauver des vies, à améliorer la sécurité maritime, à soutenir le commerce maritime et les chaînes d'approvisionnement, et à protéger l'environnement marin.
Comme organisation de portée horizontale accomplissant de nombreuses tâches et dotée de mandats multiples, la GCC est en mesure de tirer parti d'un personnel, d'une flotte et d'actifs terrestres pour offrir des plateformes précieuses aux autres ministères et aux initiatives du gouvernement du Canada. La GCC demeure déterminée à :
- soutenir l'économie océanique;
- maintenir les partenariats avec les gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux, ainsi qu'avec les gouvernements, les collectivités et les organisations autochtones;
- mettre en œuvre le Plan de protection des océans;
- soutenir la Stratégie pour un gouvernement vert;
- aider les partenaires des domaines de la science, de l'environnement, et de l'application de la loi.
Puisque le trafic maritime au Canada devrait augmenter de 50 % d'ici 2030Note de bas de page 4 et que le volume des échanges devrait également augmenter, il sera essentiel de moderniser la prestation des services de navigation afin que le Canada demeure une destination de choix et se conforme aux normes internationales. La GCC se prépare à rendre l'information et les services plus facilement accessibles et intégrés non seulement pour la sécurité maritime et la navigation, mais aussi pour la protection de l'environnement et des mammifères marins, pour accroître la connaissance du domaine maritime national et pour appuyer les économies locales, régionales et nationales. Pour ce faire, il faut explorer de nouveaux modes de fonctionnement avec des innovations technologiques comme la navigation électronique et la numérisation, et améliorer les partenariats pour la prestation des programmes et des services.
Étant donné que la mise en œuvre réussie des services numériques exige une approche coordonnée et collaborative de la part de multiples ministères et intervenants de l'industrie, la GCC continue de collaborer avec ses partenaires et avec l'industrie par l'intermédiaire de divers forums.
Gouvernance
La GCC croit qu'une bonne gouvernance est participative, axée sur le consensus, transparente, réceptive, équitable et inclusive.
Au cours du cycle de planification 2025-2026, la GCC continuera de renforcer les politiques, les processus, les procédures et les systèmes nationaux afin d'améliorer la prise de décisions, la préparation, la prestation et la responsabilisation. Ces efforts permettront également à l'administration centrale de la GCC, à ses quatre régions et au Collège de la GCC de fonctionner de façon harmonieuse et sans heurts à travers les interdépendances intraministérielles en matière de gouvernance.
La GCC appuiera la mise en œuvre des mesures du plan d'action associé à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, en fournissant une expertise relative au système de sécurité maritime. La GCC explorera également davantage les approches de gouvernance pour collaborer et coopérer avec les partenaires autochtones à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, de la politique sur l'Inuit Nunangat et des accords-cadres de réconciliation.
Les intérêts des intervenants et des partenaires, y compris les intérêts des Premières Nations, des Métis et des Inuits, sont au premier plan de la prise de décisions de la GCC, et le renforcement de la mobilisation des partenaires et des intervenants à l'interne et à l'externe demeurera une priorité dans toutes les initiatives de gouvernance. La gouvernance de la GCC est également réalisée en collaboration avec l'industrie de la navigation commerciale, les ports et les traversiers, d'autres partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux, ainsi que les gardes côtières internationales. La GCC travaille en étroite collaboration avec ses partenaires de l'industrie pour maintenir des voies navigables sûres et prospères qui permettent une activité économique représentant des milliards de dollars au Canada. Cette collaboration s'étend à nos principaux partenaires fédéraux, et elle est renforcée par la participation à des conseils consultatifs maritimes nationaux et régionaux.
Chacun des piliers stratégiques ci-dessus est lié à des objectifs devant être atteints, et chaque objectif est lié à des engagements précis, mesurables, à court terme et orientés vers l'action. La section ci-dessous fournit une description des objectifs et des engagements associés à chaque pilier stratégique. Des détails supplémentaires sur tous les engagements, comme la date d'achèvement prévue, se trouvent à l'Annexe A.
Ces objectifs et engagements sont conçus pour répondre aux risques organisationnels les plus importants cernés dans le profil de risque de la GCC qui se trouve à l'Annexe B, et ils permettront à la GCC de maintenir le cap vers la pleine réalisation de sa vision à long terme.
Premier pilier stratégique : Personnel
Objectif 1 : Attirer une main-d'œuvre diversifiée pour exécuter les programmes et exploiter la future flotte
La création d'une main-d'œuvre diversifiée demeure une priorité essentielle pour la GCC. Dans un contexte où les pénuries de main-d'œuvre dans le secteur maritime à l'échelle mondiale entraînent une concurrence accrue et une réglementation plus stricte, la GCC a atteint un point crucial en ce qui a trait au maintien d'une flotte de plus en plus importante et complexe.
En tant que centre d'excellence pour la formation opérationnelle, le Collège de la GCC continuera d'appuyer les efforts d'attraction en renforçant ses partenariats avec des collèges communautaires, des universités et des organisations partout au pays pour promouvoir la GCC en tant qu'option de carrière intéressante.
Conformément à l'Initiative de continuité de la flotte, la GCC poursuit ses efforts pour attirer des talents et pourvoir des postes essentiels à risque élevé. L'organisation vise à accroître le nombre d'habitants du Nord, d'Inuits, de membres des Premières Nations et de Métis qui poursuivent des études au Collège de la GCC en offrant un soutien adapté à la culture tout au long du processus d'attraction et en mettant en œuvre les recommandations du rapport sur le Continuum de soutien aux apprenants autochtones.
Engagements :
- Diriger des activités de sensibilisation nationales et régionales ciblées pour mobiliser les publics prioritaires.
- Accroître la sensibilisation et l'attraction grâce à des partenariats avec la Fondation des carrières maritimes canadiennes, Canadian Geographic Éducation et la Marine royale canadienne.
- Accroître l'embauche et le maintien en poste des Autochtones en mettant en œuvre les recommandations pertinentes et réalisables du rapport sur le Continuum de soutien aux apprenants autochtones.
- Augmenter le nombre d'inscriptions d'habitants du Nord au Collège de la Garde côtière canadienne, en particulier d'étudiants des Premières Nations, inuits et métis, en offrant un soutien adapté à la culture tout au long du processus d'attraction.
Objectif 2 : Former et perfectionner un effectif qualifié qui s'adapte aux demandes nouvelles et changeantes
La GCC est une organisation opérationnelle, et son personnel doit continuellement perfectionner ses compétences et en acquérir de nouvelles pour exceller dans son travail et s'adapter à l'évolution des exigences. De nombreux postes opérationnels exigent l'obtention et le maintien de certifications particulières. La GCC offre une formation technique basée sur les compétences, une formation de gestion et de sécurité, et une formation au travail d'équipe, et une attention continue est accordée aux produits de formation, à l'assurance de la qualité et aux méthodes utilisées.
La GCC continue d'élargir et d'améliorer le rôle et les capacités du Collège de la GCC en tant que centre d'excellence en formation qui élabore et offre une formation unique et spécialisée dans l'ensemble de la GCC. Le Collège de la GCC est responsable de l'élaboration de programmes de formation nationaux normalisés soutenant la transition vers les nouvelles technologies prévues dans le cadre de l'Initiative de continuité de la flotte. Au cours du présent exercice, une partie de ce travail consistera à examiner et à actualiser la norme de formation des spécialistes en sauvetage.
Le Collège de la GCC continuera d'appuyer l'avancement professionnel en élaborant des guides d'étude et des cours à l'intention du personnel de la flotte, et prévoit lancer un projet pilote pour le cours de commandement. En parallèle, le Collège de la GCC collaborera avec les Autochtones pour élaborer de nouveaux cours reflétant les connaissances culturelles, spirituelles et environnementales des peuples autochtones, et il favorisera l'échange de connaissances avec les partenaires maritimes internationaux.
Engagements :
- Élaborer une stratégie nationale de formation technique.
- Continuer d'élaborer le guide d'étude pour officier de quart et le cours d'officier mécanicien de quatrième classe qui sera offert au personnel de la flotte par l'intermédiaire d'EnCours en soutien à l'avancement professionnel.
- Renforcer la collaboration internationale et favoriser l'échange de connaissances avec les partenaires maritimes mondiaux comme la Marine royale et la Garde côtière des États-Unis.
- Moderniser la prestation de l'enseignement et de la formation en élaborant et en offrant des possibilités d'avancement professionnel au personnel enseignant et en tirant parti des nouvelles technologies éducatives comme les simulations virtuelles.
- Examiner et mettre à jour la norme de formation des spécialistes en sauvetage.
- Élaborer de nouveaux profils de compétences pour le personnel responsable de la surveillance et de la conformité.
- Mettre en œuvre un programme de formation sur le recouvrement des coûts des opérations d'intervention environnementale et celles impliquant des navires dangereux.
- Créer un groupe consultatif de formation sur l'intervention environnementale et les dangers maritimes.
- Élaborer en collaboration avec les Autochtones des cours culturellement adaptés reflétant les connaissances culturelles, spirituelles et environnementales uniques des peuples autochtones.
- Lancer le cours pilote de commandement de la Garde côtière canadienne.
- Offrir la formation sur les Fonctions d'urgence en mer au personnel navigant.
- Élaborer un programme de formation pour mécaniciens de la salle des machines au Collège de la Garde côtière canadienne.
- Élaborer un programme de transition pour les graisseurs actuels en vue de l'obtention d'un brevet d'officier mécanicien de quatrième classe.
- Fournir au personnel de l'Arctique l'accès à de la formation opérationnelle, technique et de certification par l'intermédiaire d'EnCours et des centres d'apprentissage régionaux.
Objectif 3 : Maintenir en poste le personnel en accordant la priorité à l'avancement professionnel, à la sécurité, à la santé et au mieux-être, ainsi qu'à la mobilisation des employés
La GCC valorise ses employés et cherche à les fidéliser en leur offrant une carrière enrichissante et stimulante. Afin de renforcer le rôle de la GCC en tant qu'employeur stratégique, informé et proactif de choix, l'organisation doit demeurer au courant des tendances du marché du travail et y réagir rapidement, non seulement pour évaluer l'incidence de ces tendances sur les activités et initiatives en cours, mais aussi pour éclairer les activités futures comme celles proposées dans le cadre de l'Initiative de continuité de la flotte et de la Stratégie nationale de construction navale. Les données et la planification guideront des activités et projets concrets dans les domaines de l'attraction et du perfectionnement des talents et des services de santé.
Au cours du présent exercice, la GCC appuiera le développement de carrière en améliorant le programme national de bourses d'études pour le personnel navigant et en travaillant à l'intégration du personnel navigant dans son programme de gestion des talents. L'avancement professionnel sera également soutenu par la prestation de cours de certification conformes à la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille.
Bien que les possibilités d'avancement professionnel soient essentielles au maintien en poste des employés, la GCC a l'intention de mettre davantage l'accent sur la sécurité et la santé des employés au cours de l'année à venir. L'organisation est déterminée à créer et à maintenir un environnement de travail qui favorise la sécurité et le respect psychologique de tout le personnel, en concentrant ses efforts sur le soutien du personnel de la flotte. Ces efforts comprendront l'élaboration d'un plan de promotion de la santé pour le personnel navigant et la mise en œuvre de l'initiative Sécurité en mer.
Engagements :
- Renforcer la sécurité des renseignements médicaux confidentiels.
- Élaborer un plan de promotion de la santé pour le personnel navigant.
- Achever la transformation de la gestion du stress à la suite d'un incident critique en programme interne de soutien par les pairs.
- Mettre en œuvre une approche à l'échelle de l'organisation pour lutter contre le harcèlement par l'entremise de l'initiative Sécurité en mer.
- Finaliser un plan visant à intégrer le personnel navigant dans le programme de gestion des talents de la Garde côtière canadienne.
- Analyser les données générées par des sources automatisées pour raffiner la stratégie de maintien en poste de la Garde côtière canadienne.
- Créez une fonction d'établissement de rapports pour faciliter la prise de décisions fondée sur les données quant à l'attraction et au maintien en poste du personnel navigant.
- Réorganiser le Programme national de bourses d'études pour le personnel navigant.
- Offrir des cours de certification menant à l'avancement professionnel conformément à la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille au Collège de la Garde côtière canadienne.
- Lancer une collaboration entre le Collège de la Garde côtière canadienne et la région de l'Arctique afin de concevoir un programme de mentorat pour les jeunes du Nord, les Inuits, les Premières Nations et les Métis.
En vitrine : Sécurité en mer
Sécurité en mer est une initiative nationale visant à assurer le bien-être à long terme de tous les employés de la GCC. L'initiative soutient les membres du personnel navigant en leur donnant accès à de l'information et à des ressources sur le harcèlement et la sécurité psychologique au moment et à l'endroit où ils en ont besoin. Centrée sur une approche « pour la flotte, par la flotte », ce projet sera essentiel pour fournir aux dirigeants actuels et émergents ainsi qu'aux employés les connaissances, les outils et le soutien nécessaires pour favoriser une culture de bienveillance, de responsabilisation et de respect mutuel dans l'ensemble de l'organisation. L'initiative Sécurité en mer s'inscrit dans le cadre du programme national des services de santé de la Direction générale du personnel opérationnel et vise à faire progresser une stratégie nationale globale grâce à des efforts ciblés de prévention et d'intervention, en mettant l'accent sur la réponse aux besoins uniques du personnel opérationnel.
Des efforts de sensibilisation régionaux sont en cours afin d'accroître la visibilité de l'initiative Sécurité en mer et de mettre en évidence ses priorités. Les commissaires adjoints et les commandants animent des discussions à bord des navires pour souligner les notions communiquées à l'automne 2024 par le commissaire de la GCC, et ouvrent la voie à la distribution de matériel pédagogique et aux prochaines séances d'information à l'intention du personnel de la flotte. Ces efforts initiaux visent à sensibiliser les employés au harcèlement, y compris l'inconduite sexuelle, l'intimidation, le bizutage ou tout autre comportement offensant ou importun, en favorisant des conversations ouvertes et en mettant l'accent sur les mesures de soutien offertes.
Au cours des prochains mois, l'équipe de Sécurité en mer continuera de mener des recherches et de collaborer avec des intervenants internes et externes pour élaborer les prochains produits et planifier leur lancement. Chaque trimestre, des mises à jour sur les progrès seront communiquées à tous les employés de la GCC dans des messages du commissaire pour assurer la transparence et favoriser une communication ouverte.
Les employés de la GCC sont ses atouts les plus précieux et, pour qu'ils s'épanouissent et poursuivent des carrières à long terme, ils doivent se sentir valorisés, en sécurité et respectés. La GCC s'engage à cultiver et à préserver un milieu de travail qui favorise le respect et la sécurité psychologique pour tous, et l'initiative Sécurité en mer jouera un rôle central dans l'atteinte de cet objectif.
Deuxième pilier stratégique : Actifs
Objectif 1 : Faire progresser le renouvellement de la flotte tout en maintenant la capacité opérationnelle à exécuter les programmes et à respecter les niveaux de service
La GCC exploite la flotte civile du gouvernement fédéral et offre des services maritimes essentiels aux Canadiens. Toutefois, les navires vieillissants de la GCC sont de plus en plus coûteux à entretenir et sont plus souvent mis hors service en raison de réparations imprévues, ce qui met encore plus de pression sur les navires restants. La demande de travaux sur l'eau augmente, et le besoin de remplacer les navires n'a jamais été aussi grand. Dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, la GCC continuera de construire des grands et des petits navires au cours des prochaines décennies.
Les nouveaux navires sont conçus pour tirer parti de la modularité, dans la mesure du possible, pour leur permettre de remplir différentes fonctions en ajoutant ou en retirant des modules d'équipement, comme des laboratoires scientifiques. Cette polyvalence permettra à la flotte de la GCC de continuer à fournir des services de base comme la recherche et le sauvetage tout en accomplissant d'autres missions, réduisant ainsi le nombre de navires employés dans certains contextes, contribuant à la réduction des émissions.
Plusieurs projets progresseront dans le cadre des efforts de renouvellement de la flotte tout au long de 2025-2026, y compris le lancement du navire hauturier de science océanographique, le début de la construction du brise-glace polaire, le lancement du premier navire de patrouille arctique et hauturier de la variante de la GCC, ainsi que la livraison des deux derniers bateaux (de 20) de recherche et de sauvetage prévus par le contrat.
En attendant la livraison de nouveaux navires, la GCC poursuit les travaux de prolongement de la durée de vie, de modernisation de mi-vie, de conversion, et d'entretien afin de s'assurer que les anciens navires actifs demeurent sécuritaires, fiables et capables de fournir des services essentiels aux Canadiens.
Engagements :
- Livrer les deux derniers bateaux de recherche et sauvetage prévus par le contrat (ce qui porte le total des livraisons à 20).
- Livrer le navire hauturier de science océanographique.
- Faire progresser les travaux de conception des navires semi-hauturiers multimissions.
- Commencer la construction des brise-glaces polaires qui seront fabriqués par les chantiers maritimes Seaspan à Vancouver et par Chantier Davie Canada.
- Attribuer le contrat d'équipement et de matériel à Chantier Davie Canada pour le premier groupe de trois brise-glaces de programme.
- Lancer officiellement la première des deux variantes de la Garde côtière canadienne des navires de patrouille arctiques et hauturiers aux Chantiers Maritimes Irving.
- Lancer un processus de demande de propositions pour les travaux de conception des navires baliseurs spécialisés à faible tirant d'eau.
- Achever le travail de conception des aéroglisseurs.
- Commencer la construction du navire semi-hauturier de recherche halieutique.
- Poursuivre les travaux de prolongement de vie du NGCC Griffon.
- Poursuivre les travaux de prolongement de vie des bateaux de sauvetage motorisés de 47 pieds.
- Poursuivre les travaux de prolongement de vie du NGCC Terry Fox.
- Poursuivre les travaux de prolongement de vie du NGCC Mamilossa.
- Achever les travaux de prolongement de vie du NGCC Martha L. Black.
- Achever les travaux de prolongement de vie de phase 2 du NGCC Eckaloo.
- Poursuivre les travaux de modification du NGCC Judy LaMarsh.
Objectif 2 : Se préparer à l'opérationnalisation et à la gestion du cycle de vie de la nouvelle flotte, y compris la détermination des besoins en matière d'infrastructures
La GCC doit se préparer à l'entrée en service de nouveaux navires en modernisant les infrastructures physiques, en formant le personnel et en mettant à jour l'ensemble des politiques, des procédures et des règlements pertinents pour la nouvelle flotte.
L'Initiative de continuité de la flotte est le cadre qui appuie cette transformation, et l'un de ses principaux rôles est d'orienter le travail visant à obtenir le financement nécessaire pour constituer l'effectif disposant des compétences avancées qui seront nécessaires pour exploiter une flotte plus grande et plus moderne, tout en mettant l'accent sur la diversité, l'inclusion et le mieux-être de tout le personnel.
Au fur et à mesure que de nouveaux navires entreront en service, la GCC gérera soigneusement les coûts liés aux navires pour le soutien opérationnel et à terre, et assurera la gestion du cycle de vie des nouveaux navires, de leur livraison à leur transition vers les opérations jusqu'à leur mise hors service. La mise à jour du plan d'entretien pluriannuel de la GCC pour y intégrer les nouveaux navires aidera à cibler, à réduire et à prioriser les lacunes en matière d'entretien de la flotte et permettra de s'adapter aux nouvelles exigences.
Au cours de l'exercice, la GCC travaillera à la modernisation des structures de soutien de la flotte et veillera à ce que les infrastructures soient mises à niveau pour répondre aux exigences techniques des nouveaux navires, notamment les bases, les quais, les entrepôts et la connectivité. La GCC continuera également d'analyser les technologies émergentes et les pratiques de gestion du cycle de vie afin d'améliorer l'état de préparation opérationnelle de la flotte, et évaluera les possibilités d'intégrer et d'appliquer des technologies novatrices et une planification de la gestion du cycle de vie respectueuse de l'environnement dans le plan d'entretien pluriannuel. Ces efforts renforceront la capacité de la GCC à opérer dans l'Arctique en assurant la disponibilité d'actifs fiables et modernisés pour soutenir les missions à l'année tout en contribuant aux objectifs de décarbonisation établis dans la Stratégie pour un gouvernement vert.
Engagements :
- Faire progresser les travaux sur l'infrastructure des quais et l'alimentation externe dans le cadre de l'Initiative de continuité de la flotte.
- Intégrer les nouveaux navires dans le plan d'entretien pluriannuel de la Garde côtière canadienne pour cibler et combler les lacunes en matière d'entretien de la flotte, prioriser les exigences et assurer l'efficacité de l'exploitation et de l'entretien.
Objectif 3 : Faire progresser les activités d'adaptation et d'atténuation en matière de changements climatiques grâce à l'innovation et aux partenariats afin d'accroître la résilience aux changements climatiques et d'atteindre les cibles du gouvernement en matière d'écologisation
En tant qu'organisation qui exerce ses activités en grande partie dans les régions côtières, la GCC voit la prestation de ses programmes subir des répercussions environnementales de plus en plus graves en raison des changements climatiques. Qu'il s'agisse de tempêtes extrêmes, de changements dans la glace de mer de l'Arctique, d'érosion côtière, d'inondations ou de feux de forêt, les changements climatiques sont devenus un défi majeur pour la GCC. La GCC doit s'adapter en ajustant la prestation de ses programmes et services, tout en réduisant sa contribution aux émissions nationales de gaz à effet de serre et en mettant en place des mesures pour protéger l'environnement marin et la vie marine.
La GCC reconnaît que la décarbonisation est une étape essentielle vers le respect des engagements climatiques fédéraux et internationaux. Bien que certaines opérations soient extrêmement énergivores, comme le déglaçage, la GCC tire parti d'un nombre croissant de nouvelles technologies et d'innovations pour réduire les émissions, tant à terre que sur l'eau.
Pour s'adapter aux changements climatiques, la GCC fait évoluer sa façon de fonctionner pour être en mesure de fournir le soutien requis et de continuer à accomplir son mandat. Même avec d'importantes réductions d'émissions, de nombreuses répercussions des changements climatiques s'aggraveront à l'avenir, et la GCC doit être prête à poursuivre ses activités dans des environnements difficiles. La GCC établit activement des plans pour faire face à ces changements en cernant les plus grands défis et en jetant les bases pour les relever, en transformant les programmes et les services, en formant, en mettant à jour les procédures opérationnelles et en appliquant une optique climatique à la prise de décisions.
Engagements :
- Achever le Plan de décarbonisation de la flotte opérationnelle de la Garde côtière canadienne décrivant les réductions immédiates et tangibles des émissions du cycle de vie.
- Prioriser l'approvisionnement en carburant à faible teneur en carbone et la compatibilité du matériel à faible teneur en carbone avec les navires en service et les futurs navires.
- Établir une économie circulaire du plastique pour les aides flottantes à la navigation, dans laquelle de nouvelles bouées en plastique sont fabriquées à partir du polyéthylène récupéré dans les stocks de bouées usagées.
- Effectuer des essais de carburants de remplacement pour fournir des données sur la consommation de carburant, les émissions et le rendement des moteurs grâce à une collaboration entre le Collège de la Garde côtière canadienne et l'Université maritime mondiale.
En vitrine : Favoriser l'innovation à la Garde côtière canadienne
Dans le cadre de ses efforts soutenus pour améliorer l'efficacité des programmes et services, la GCC collabore avec Solutions innovatrices Canada afin d'approcher des entreprises canadiennes dynamiques et de coopérer avec elles pour développer et tester de nouvelles technologies capables de moderniser ou de transformer les opérations. Voici quelques exemples de projets d'innovation marquants auxquels la GCC participe.
Le premier navire de surface autonome de la GCC
En septembre 2024, la GCC a intégré à sa flotte son premier navire de surface autonome. Ce navire novateur est le fruit d'une collaboration entre la GCC et Shift Coastal Technologies, une société de conseil et d'expertise spécialisée dans le domaine maritime.
La GCC a participé activement à la conception et aux essais du navire de surface autonome pour s'assurer qu'il réponde à ses besoins particuliers. Des membres du personnel de la GCC ont collaboré avec Shift Coastal Technologies pour tester l'embarcation en mer et fournir une rétroaction cruciale à la conception finale.
Ce petit navire polyvalent est équipé de multiples capteurs qui lui permettent de naviguer de manière autonome et de transmettre des données en temps réel aux opérateurs. Ces derniers peuvent ainsi prendre des décisions précises et rapidement prendre les mesures nécessaires depuis des endroits éloignés. En combinant imagerie aérienne, imagerie de surface et données des capteurs, le système offre aux opérateurs une image commune de la situation opérationnelle qui améliore leur prise de décisions et l'efficacité des missions.
Le navire autonome est un navire multimissions utilisé en eaux peu profondes par l'unité d'Intervention environnementale et dangers maritimes de Haida Gwaii. Il intervient notamment lors d'urgences maritimes et de missions de protection environnementale, mais dispose également de capacités de recherche et de sauvetage.
Bien que les navires autonomes puissent jouer un rôle de plus en plus important dans la future flotte de la GCC, ils ne sont pas destinés à remplacer les marins qualifiés. Ils permettent plutôt de prolonger les opérations, d'aider le personnel opérationnel à prendre des décisions éclairées dans des conditions difficiles, et d'étendre les capacités d'intervention de la GCC le long des côtes vastes et éloignées du Canada.
La modernisation de la surveillance des navires
Barnacle Systems est une entreprise spécialisée dans les systèmes de surveillance des navires à partir de téléphones intelligents ou d'ordinateurs. La GCC a collaboré avec la firme pour développer de nouveaux produits adaptés à ses besoins précis, qui sont désormais intégrés à sa trousse à outils en constante évolution.
Le système BRNKL en est un exemple. Ce petit dispositif électronique est installé sur les navires opérationnels de la GCC afin d'améliorer la connaissance de la situation. Il se connecte aux systèmes d'alarme existants des navires (notamment les panneaux d'alarme pour les inondations et les incendies) et envoie des alertes à distance en cas de problème. Il peut être installé en quelques heures et permet à la GCC de surveiller les navires à quai sans nécessiter une intégration complexe et coûteuse. Le système BRNKL propose des fonctionnalités comme la surveillance des batteries, les alertes de connexion au courant de quai et la détection de mouvement.
La GCC utilise également des unités de déploiement rapide BRNKL — des unités légères et portatives conçues pour une installation rapide — équipées d'un système d'alimentation solaire permettant une surveillance continue à distance des navires préoccupants, comme les navires abandonnés ou dangereux. Ces unités fournissent des alertes en temps quasi réel concernant les risques environnementaux, comme les naufrages ou les intempéries. Étant donné que les navires abandonnés peuvent rester longtemps sur l'eau avant d'être retirés en toute sécurité, l'unité de déploiement rapide BRNKL aide la GCC à prévoir, éviter et gérer plus efficacement les risques maritimes.
Depuis quelques années, les produits de Barnacle Systems jouent un rôle essentiel dans les efforts de la GCC pour surveiller et gérer les risques marins, en permettant un déploiement plus rapide des équipes d'intervention dans les zones marines sensibles et à haut risque.
La mise à l'essai d'une nouvelle embarcation rapide d'intervention électrique
La GCC collabore avec Voltari Marine Electric pour évaluer la performance d'un navire d'intervention rapide entièrement électrique dans divers environnements et conditions opérationnelles.
En octobre 2024, un navire électrique précommercial fabriqué par Voltari Marine Electric a été livré à la base de la GCC de Prescott. Après une formation initiale des opérateurs, l'embarcation a été soumise aux procédures opérationnelles normalisées pour les petites embarcations, puis au programme d'essais de deux mois à l'Institute of Oceanographic Sciences de Sidney, en Colombie-Britannique.
Grâce à son groupe motopropulseur électrique, le navire d'intervention rapide est non seulement exempt d'émissions, mais il surpasse également les modèles à moteur à combustion interne de taille similaire en termes de puissance et de couple.
L'innovation est essentielle au renforcement de la capacité de la GCC à offrir des programmes et services essentiels. L'adoption de nouvelles technologies peut non seulement améliorer l'efficacité des opérations, mais elle peut également réduire l'empreinte carbone de l'organisation et contribuer à pallier la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur maritime. En collaborant avec des entreprises canadiennes comme Shift Coastal Technologies, Barnacle Systems et Voltari Electric Marine, la GCC peut concevoir et mettre en œuvre des solutions durables qui renforcent sa capacité à protéger l'environnement marin tout en préservant un équilibre entre le progrès technologique et la conservation de sa culture.
Objectif 4 : S'assurer que les actifs terrestres sont disponibles, capables et fiables
Le programme de l'État de préparation des actifs terrestres (ÉPAT) est chargé de veiller à ce que les actifs qui ne font pas partie de la flotte soient disponibles, capables et fiables pour exécuter les programmes de la GCC, notamment les programmes Aides à la navigation et Services de communications et de trafic maritimes. Il gère les actifs au moyen des services de planification des investissements du cycle de vie, d'ingénierie, d'acquisition, d'entretien et d'aliénation.
Les actifs terrestres et maritimes de la GCC comprennent des aides à la navigation fixes et flottantes, des aides sonores et radars, et des aides maritimes de longue portée. Ils comprennent également les systèmes de communication et de navigation électroniques fournis par l'intermédiaire d'un réseau de radars, d'antennes paraboliques à micro-ondes, de radios, ainsi que d'outils de technologie de l'information reposant sur plus de 300 installations distantes. Les actifs matériels d'intervention environnementale et en cas de dangers maritimes utilisés pour le confinement, la collecte et le stockage des déversements, les bases et les stations de recherche et sauvetage font également partie des actifs gérés par le programme de l'ÉPAT.
En se fondant sur les directives de l'Initiative de continuité de la flotte, la GCC élabore un plan de gestion des actifs qui améliorera la surveillance des actifs et des activités d'entretien dans l'ensemble de l'organisation. Un plan de gestion axé sur le Collège de la GCC est également en cours d'élaboration pour orienter le renouvellement des installations du campus, qui doivent être agrandies et modernisées pour accueillir un nombre croissant de cadets nécessitant de nouveaux outils de formation et de nouvelles ressources pour acquérir les compétences techniques nécessaires à l'exploitation de nouveaux navires.
Engagements :
- Achever les travaux d'ingénierie et de conception pour la construction du centre de sécurité maritime de Port Renfrew.
- Élaborer un plan révisé de gestion des actifs et un plan directeur pour le campus.
- Établir une capacité de gestion du cycle de vie des véhicules autonomes.
- Élaborer un plan de mise en œuvre pour améliorer davantage l'utilisation d'un système national de gestion des actifs par la Garde côtière canadienne.
Troisième pilier stratégique : Services
Objectif 1 : Protéger le milieu marin et les navigateurs en jouant un rôle de leadership en matière de gestion des incidents sur l'eau dans un paysage comportant de multiples partenaires
La GCC joue un rôle de chef de file au sein du réseau national d'intervenants en matière d'environnement et de dangers en milieu marin, en maintenant un niveau élevé de préparation et de disponibilité pour répondre aux urgences touchant la pollution marine et pour atténuer les risques posés par les navires dangereux. En tant que premiers répondants, les employés de la GCC travaillent avec les pollueurs et des partenaires, y compris des partenaires autochtones et des collectivités côtières, les provinces et territoires, les organisations d'intervention et d'autres ministères à tous les niveaux pour coordonner les interventions en cas d'incidents de pollution marine ou d'autres dangers liés à des navires.
La GCC est également responsable de la prestation et de l'amélioration continue des capacités d'intervention maritime, ainsi que des activités visant à améliorer l'état de préparation opérationnelle et l'efficacité générale des interventions pour les incidents maritimes tous risques. La Direction générale collabore avec les principaux partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et autochtones, ainsi qu'avec les collectivités côtières et les partenaires de l'industrie privée, afin de faire progresser les initiatives de gestion des urgences et l'amélioration en matière de prestation et d'interopérabilité.
Cette année, la GCC continuera d'améliorer la planification des interventions en établissant des normes nationales et en élaborant des plans d'intervention en cas de pollution marine propres à chaque secteur pour les zones à risque élevé. Les intervenants recevront également de la formation, de l'équipement et des ressources pour faciliter la gestion sûre et efficace des incidents mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses.
Engagements :
- Finaliser les normes nationales pour la planification d'intervention par secteur et élaborer un réseau national de plans d'intervention en cas de pollution marine propres à chaque secteur couvrant les zones marines à risque élevé le long des côtes canadiennes.
- Fournir aux intervenants la formation, l'équipement et les ressources nécessaires pour assurer leur santé et leur sécurité et faciliter la gestion efficace des incidents mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses en milieu marin.
- Organiser des ateliers régionaux en collaboration avec les Inuits, les Premières Nations et les Métis de l'Arctique afin d'élaborer et de tenir à jour des plans d'intervention régionaux évolutifs.
Objectif 2 : Garantir l'état de préparation des programmes en s'adaptant à un contexte opérationnel en évolution afin de continuer à fournir des services qui soutiennent la compétitivité économique, la sûreté et la sécurité maritimes, et la protection des océans
La GCC a pour mandat d'offrir des programmes et des services pour appuyer le déplacement sécuritaire, économique et efficace des navires dans les eaux canadiennes. Pour assurer une préparation opérationnelle dans l'ensemble de sa zone de responsabilité, la GCC a besoin des bonnes ressources au bon endroit et au bon moment.
La GCC continuera à soutenir la sécurité et l'efficacité du trafic maritime en assurant l'état de préparation des programmes des services de navigation maritime comme les services de communications et de trafic maritimes, les aides à la navigation, la gestion des voies navigables et le déglaçage.
La GCC maintient des accords de contribution avec les organisations de la Garde côtière auxiliaire canadienne, qui comptent 4 000 bénévoles appuyant l'état de préparation des programmes d'intervention en cas d'incident. Ces organisations auxiliaires ont accès à des navires et à de la formation, et contribuent à la sûreté des eaux canadiennes en répondant aux incidents de recherche et sauvetage et aux déversements maritimes.
Afin de renforcer davantage l'état de préparation des programmes, la GCC s'est engagée à améliorer sa capacité de renseignement, de reconnaissance et de surveillance au moyen de systèmes autonomes. Au cours de la prochaine année, la GCC établira des politiques et des normes opérationnelles qui permettront à tous les programmes de tirer pleinement parti des capacités des grands systèmes de drones. Les efforts visant à améliorer l'état de préparation comprendront également la mise à jour des plans de gestion des incidents, l'élaboration d'une stratégie de formation en gestion des urgences et le soutien d'une plus grande interopérabilité entre les programmes.
Engagements :
- Élaborer et mettre en œuvre des politiques relatives aux programmes opérationnels et des normes procédurales pour l'utilisation de systèmes de drones de grande taille dans l'ensemble des programmes de la Garde côtière canadienne.
- Améliorer l'état de préparation et appuyer l'interopérabilité entre les programmes de la Garde côtière canadienne, et valider les plans de gestion des incidents nouveaux et actualisés, y compris leurs rôles et responsabilités.
- Examiner l'information opérationnelle de la flotte en collaboration avec les Centres des opérations régionales afin de déterminer les lacunes dans la prestation des services aux collectivités de l'Arctique et de trouver des occasions d'y remédier au moyen de programmes et d'initiatives en cours et nouvelles.
- Élaborer un modèle d'équipe de gestion des incidents tous risques et une stratégie de formation appuyant la gestion des situations d'urgence.
Objectif 3 : Faire progresser la numérisation dans l'ensemble de l'organisation et moderniser les services de navigation maritime afin d'accroître l'efficacité du trafic maritime, d'améliorer la sécurité maritime et de faciliter l'échange de données et de renseignements avec les partenaires et les intervenants
Il y a un besoin urgent pour le Canada de moderniser les services de navigation maritime. Pour se conformer à l'exigence de l'Organisation maritime internationale selon laquelle les États doivent mettre en place un échange électronique de documents, la GCC progresse dans la numérisation et la modernisation des services de navigation maritime pour le Canada, en collaboration avec des partenaires clés comme Transports Canada et l'Agence des services frontaliers du Canada. La modernisation aidera non seulement l'économie océanique à améliorer sa résilience aux chocs externes, elle renforcera également la connaissance du domaine maritime du Canada et sa capacité de maintenir sa souveraineté sur l'activité économique croissante dans sa zone économique exclusive.
Cela comprend l'avancement d'initiatives comme :
- la mise en œuvre de systèmes intelligents d'information sur la gestion du trafic maritime pour améliorer la sécurité de la navigation et l'échange de renseignements;
- l'amélioration des services de navigation électronique et la numérisation de l'information en temps réel sur les voies navigables afin d'optimiser leur utilisation;
- l'utilisation d'aides virtuelles à la navigation pour améliorer l'adaptabilité et la souplesse des renseignements sur la navigation;
- le soutien au développement d'un guichet unique maritime offrant une plateforme d'information numérique pour l'industrie du transport maritime afin de faciliter la circulation des marchandises vers les ports.
La promotion de la numérisation et la modernisation des services de navigation maritime s'alignent sur l'orientation fournie par l'Initiative de continuité de la flotte. En respectant ses engagements au cours des prochaines années, la GCC progressera vers un état où toutes les données sur la navigation maritime seront intégrées dans un guichet unique, où le Canada respectera toutes les normes internationales et sera reconnu comme un port de choix dans le monde entier.
Engagements :
- Remplacer les systèmes opérationnels iFleet et Common Core par une plateforme modernisée pour faciliter la saisie de données et la production de rapports afin de s'assurer que la flotte s'adapte aux exigences changeantes qui mèneront à des gains d'efficacité opérationnelle et à des communications de données efficaces permettant une prise de décisions fondées sur des données probantes.
- Remplacer le système IRIS pour saisir en temps quasi réel les renseignements sur l'état et l'entretien de la flotte afin de maintenir les capacités opérationnelles et de réduire au minimum les retards dans la communication, la prestation de services et la sensibilisation à l'état de préparation opérationnelle.
- Faire progresser la numérisation et poursuivre la mise en œuvre des initiatives de navigation électronique pour soutenir la modernisation des services de navigation maritime et la mise en œuvre à long terme d'une approche fédérale de guichet unique maritime afin d'accroître l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement le long des voies navigables canadiennes.
- Continuer de mobiliser les partenaires et les intervenants interministériels pour faire progresser la modernisation des services de navigation maritime afin d'offrir des avantages cumulatifs à la Garde côtière canadienne et à ses partenaires.
- Poursuivre le développement du Portail de communication pour l'intervention intégrée en cas d'incident en collaboration avec les partenaires autochtones et les responsables des programmes à la Garde côtière canadienne.
En vitrine : Améliorer la connectivité de la flotte et des sites éloignés
Au cours des dernières années, la GCC a suivi de près l'évolution rapide du secteur des communications par satellite et a participé à divers essais technologiques pour les constellations émergentes en orbite basse. Aujourd'hui, la GCC équipe des dizaines de navires et de sites éloignés avec des antennes paraboliques orientables pour accéder à un système satellitaire en orbite basse offrant un accès internet haut débit dans des zones géographiquement isolées où la connectivité était auparavant peu fiable ou inexistante.
Auparavant, la GCC devait relayer les signaux entre plusieurs satellites et lignes terrestres pour assurer des liaisons de communication continues dans certaines régions. Par exemple, tous les centres des Services de communications et de trafic maritimes du Labrador dépendaient de trois liaisons distinctes pour leurs communications, dont des connexions terrestres vulnérables aux intempéries et aux catastrophes naturelles. La transition vers la technologie de satellites en orbite basse permet de centraliser les communications via une solution unique, améliorant ainsi à la fois la vitesse et la fiabilité.
En plus d'améliorer les communications à terre, cette initiative renforce considérablement les capacités de communication de la flotte. Grâce à ces nouveaux équipements, les équipages des navires peuvent désormais rester en contact avec leurs proches, même lorsqu'ils se trouvent dans des zones où la couverture était auparavant inexistante, ce qui a un impact très positif sur leur santé mentale et leur bien-être. De plus, les membres d'équipage et le personnel opérationnel travaillant dans des régions éloignées bénéficient désormais d'un meilleur accès à l'information liée à leur travail, aux ressources d'aide et aux formations en ligne, ce qui favorise l'avancement professionnel.
L'adoption de cette technologie va au-delà de l'amélioration de l'accès à internet pour le personnel opérationnel. Elle optimise également la préparation des programmes et ouvre de nouvelles possibilités grâce à une meilleure communication en temps réel et une meilleure connaissance de la situation. La technologie satellitaire permet de surveiller et de dépanner à distance les systèmes opérationnels, et elle renforce la fiabilité du réseau terrestre pour la transmission des communications de détresse et l'amélioration de la connaissance de la situation.
La mise en œuvre de la technologie des satellites en orbite basse comble une lacune de communication de longue date dans les zones côtières éloignées, tant pour les sites terrestres que pour les navires. Elle améliore également l'échange d'information avec les navires canadiens et étrangers qui naviguent en eaux nationales. La GCC continuera d'installer de nouvelles antennes paraboliques orientables sur des sites opérationnels et des navires à l'échelle du pays au cours des prochaines années.
Quatrième pilier stratégique : Gouvernance
Objectif 1 : Renforcer les processus, procédures et systèmes nationaux pour appuyer les prises de décisions et la prestation efficiente et efficace des programmes et des services
La flotte et le personnel régional de première ligne de la GCC sont souvent appelés à prendre des mesures rapides sur le terrain. L'établissement de normes, de méthodes, de procédures et de systèmes uniformes à l'échelle nationale clarifie la prise de décisions, améliore l'efficacité de la prestation des programmes et des services dans l'ensemble du pays et fournit un cadre qui favorise une réflexion stratégique axée sur l'avenir. Tout en assurant un soutien constant des objectifs stratégiques à long terme, la GCC gère le budget au cours de l'exercice et réaligne le financement en fonction des priorités changeantes.
Conformément à la Politique sur les résultats du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, la GCC a mis en place une structure de gouvernance visant à promouvoir une définition claire des responsabilités. Des conseils exécutifs et des sous-comités internes ont été mis sur pied conformément aux résultats prescrits pour faire rapport au Conseil de gestion de la GCC, présidé par le commissaire, qui est le comité de plus haut niveau de la GCC.
Au cours de l'exercice, la GCC mettra en œuvre une approche méthodique pour atténuer les risques pour la sécurité pendant les opérations et lancera un manuel complet qui permettra de renforcer la coordination entre l'administration centrale, les régions et les programmes pendant les activités de gestion des urgences. La GCC s'efforcera également d'harmoniser ses politiques, ses programmes et ses processus avec les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis ainsi qu'avec les obligations de la Couronne.
Engagements :
- Fournir des conseils sur l'harmonisation des politiques, des programmes et des processus avec les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis ainsi qu'avec les obligations de la Couronne, y compris la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la politique sur l'Inuit Nunangat et les traités modernes.
- Finaliser et publier les profils d'équipage actualisés et restructurés à l'échelle de la flotte.
- Examiner et mettre en œuvre une approche systématique pour cerner et atténuer les risques pour la sécurité pendant les opérations afin d'améliorer la culture de sécurité sur l'ensemble et d'assurer la mise en œuvre des programmes autorisés.
- Élaborer un manuel national de normes de recherche et de sauvetage comprenant des mesures de rendement.
- Élaborer et mettre en œuvre un manuel opérationnel complet pour améliorer la coordination des activités de gestion des urgences entre l'administration centrale, les régions et les programmes.
- Élaborer un plan d'examen et de mise à jour du cadre et des directives de gestion de projet.
Objectif 2 : Mobiliser les partenaires et les intervenants internes et externes et collaborer avec eux pour faire progresser le mandat de la Garde côtière canadienne et les priorités du gouvernement du Canada
La GCC est au service de plusieurs groupes, organisations et intervenants aux intérêts variés. Elle collabore à l'interne et à l'externe avec les partenaires et intervenants grâce à plusieurs mécanismes d'engagement pour faire progresser son mandat et les priorités du gouvernement du Canada.
La Commission consultative maritime nationale sert de forum de discussion permanent entre le commissaire de la Garde côtière canadienne et l'industrie du transport maritime du Canada. Les discussions tenues portent sur les besoins du secteur du transport maritime, les plans stratégiques et les priorités de la GCC et les services que la GCC fournit.
Les Commissions consultatives maritimes régionales réunissent la GCC et l'industrie pour discuter de questions liées aux opérations, à la planification et aux services dans des régions précises. Les discussions sont codirigées par les commissaires adjoints et des représentants de l'industrie.
Au Canada, le cadre réglementaire qui soutient le régime de sécurité maritime repose sur des accords et des engagements nationaux et internationaux. Ce cadre a mené à la création de groupes de travail interministériels dont le rôle est d'appuyer la sécurité et la sûreté maritimes, comme le Groupe de travail interministériel sur la sûreté maritime de Transports Canada et le Groupe de travail interministériel sur le renseignement dans le Nord, dont la GCC est un membre actif.
La GCC participe internationalement à trois forums régionaux et à un forum mondial de gardes-côtes, à savoir : le Forum des gardes côtières de l'Arctique, le Forum des gardes côtières de l'Atlantique Nord, le Forum des gardes côtières du Pacifique Nord, ainsi que le Sommet mondial des gardes côtières. Ces forums multilatéraux réunissent les gardes-côtes et les organisations maritimes des régions concernées pour qu'ils échangent sur leur expertise et les pratiques exemplaires en faveur d'un environnement marin sécuritaire et sécurisé. La GCC contribue également à d'autres forums multilatéraux en assumant le rôle de chef de délégation du Canada au Groupe de travail du Programme de prévention des urgences, de protection civile et d'intervention du Conseil de l'Arctique, dont elle assure la vice-présidence jusqu'au printemps 2025.
Le Canada étant le chef de délégation de l'Association internationale de signalisation maritime, la GCC est le représentant national qui défend toutes les questions liées aux aides à la navigation du Canada, aux services de trafic maritime et aux systèmes de navigation électronique. Après avoir fonctionné pendant des décennies en tant qu'organisation non gouvernementale, le statut de l'Association internationale de signalisation maritime a officiellement changé à celui d'une organisation intergouvernementale en août 2024. Ce changement de statut place l'association dans une position beaucoup plus forte pour créer et harmoniser les services, car les gouvernements participeront désormais directement aux travaux de l'organisation. Le Canada demeurera membre de cette association et continuera d'établir et de renforcer des alliances avec d'autres pays afin de promouvoir des approches cohérentes en matière de navigation maritime et de partager les pratiques exemplaires sur la numérisation des services de navigation maritime.
Engagements :
- Effectuer l'analyse pour créer un cadre fournissant une capacité consultative autochtone fondée sur les distinctions au Collège de la Garde côtière canadienne.
- Élaborer un protocole d'entente-cadre national entre les gardes côtières du Canada et des États-Unis.
- Examiner et réviser la Stratégie de mobilisation internationale pour l'harmoniser avec l'évolution des priorités, les leçons tirées de 2021-2025 et les orientations stratégiques futures pour 2026-2030.
- Participer à l'exercice réel du Forum des gardes côtières de l'Arctique pour favoriser et améliorer la collaboration internationale dans l'Arctique.
En vitrine : Le rôle de la GCC dans le soutien à l'opération North Pacific Guard
L'opération North Pacific Guard, initiative maritime multinationale, vise chaque année à faire respecter les lois internationales sur la pêche et à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans le Pacifique Nord. L'opération est une initiative conjointe des pays riverains du Pacifique Nord, dont le Japon, la Corée du Sud, le Canada et les États-Unis. Le Canada, sous la direction du ministère des Pêches et des Océans et avec l'appui de la Garde côtière canadienne, contribue à cette opération annuelle par des patrouilles en haute mer, une surveillance aérienne et un suivi par satellite.
Depuis 2019, le Canada participe à l'opération North Pacific Guard aux côtés de ses alliés et a dirigé la mission pour une deuxième année consécutive en 2024. Cette participation est financée par l'Initiative de la Stratégie relative au saumon du Pacifique qui vise à renforcer les efforts de conservation et de protection des zones à haut risque pour les stocks de saumon du Pacifique.
Dans le cadre de l'opération North Pacific Guard, le NGCC Sir Wilfrid Laurier — un brise-glace léger multimissions à grand rayon d'action capable de fonctionner au biocarburant — a quitté son port d'attache de Victoria en Colombie-Britannique au mois de septembre 2024 pour effectuer une série de patrouilles dans le Pacifique Nord. Pendant deux mois, le navire a parcouru plus de 7 500 kilomètres dans l'océan Pacifique et mené des inspections en haute mer conformément au droit international pour détecter les infractions liées à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Les agents des pêches ont également recueilli des données environnementales et des échantillons d'eau pour mieux comprendre les écosystèmes en haute mer, notamment les routes de migration des espèces marines et la présence de microplastiques.
Le 1er octobre 2024, le NGCC Sir Wilfrid Laurier a accosté pour la première fois à Yokohama, marquant un tournant dans la coopération avec le Japon. Bien que des liens avec ce partenaire existent depuis longtemps, cette escale symbolise une intensification des efforts conjoints avec le Japon et d'autres partenaires régionaux pour lutter contre la pêche illicite dans le Pacifique. Avec une population de plus de quatre milliards de personnes et une activité économique de plusieurs billions de dollars, la région indo-pacifique est celle qui connaît la croissance la plus rapide au monde. Elle abrite six des treize principaux partenaires commerciaux du Canada et est au cœur de la Stratégie du Canada pour l'Indo-Pacifique, à travers laquelle le gouvernement fédéral s'engage à respecter ses obligations internationales. Elle jouera un rôle clé dans la définition de l'avenir du Canada au cours des prochaines décennies.
La Garde côtière canadienne joue un rôle central dans la mise en œuvre des engagements du Canada liés à cette stratégie, notamment en fournissant des plateformes et des équipages pour soutenir l'opération North Pacific Guard, et en participant à la construction d'une économie océanique durable pour tous. Au cours des prochaines années, la GCC continuera de renforcer ses relations avec ses alliés asiatiques, soutiendra les activités de gestion des océans et multipliera les mesures de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans la région indo-pacifique.
Objectif 3 : Respecter les obligations de la Couronne, y compris les engagements découlant des traités et des lois, envers les Premières Nations, les Métis et les Inuits dans le domaine de la sécurité maritime
L'existence de relations, de dialogues et de collaborations significatives avec les partenaires autochtones fait partie du fondement du travail de la GCC, particulièrement en ce qui concerne les structures de gouvernance nationales et régionales favorisant un échange continu d'information et les discussions sur les objectifs communs.
La GCC contribue à l'établissement de relations significatives et à long terme avec les partenaires autochtones en soutenant la négociation d'ententes, d'accords et de cadres de réconciliation reflétant les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis ainsi que les obligations de la Couronne. La GCC continue de collaborer avec ses partenaires autochtones afin de fournir aux collectivités des ressources pour développer leurs connaissances, former le personnel et acquérir de l'équipement pour appuyer leur participation active au système de sécurité maritime du Canada.
La GCC collabore avec le MPO et le ministère de la Justice pour mettre en œuvre la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui enchâsse dans le cadre législatif du Canada les droits à la survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones. L'organisation s'est également engagée à mettre en œuvre la Politique sur l'Inuit Nunangat, appuyée par le Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne, qui reconnaît les priorités et les intérêts uniques des Inuits dans tout le pays. Il s'agit d'une étape importante dans le renforcement des relations entre la GCC et les Premières Nations, les Inuits et les Métis.
La consultation et la collaboration avec les gouvernements, les collectivités et les organisations autochtones sont essentielles pour assurer la sécurité et la protection du milieu marin, notamment pour répondre aux préoccupations liées aux grands projets de ressources et d'infrastructures proposés qui généreront plus de trafic maritime et augmenteront les risques d'incidents de pollution marine. La Stratégie pour l'Arctique de la GCC, lancée en 2024, guidera les efforts de l'organisation pour assurer la sécurité, accroître la protection de l'environnement et améliorer les infrastructures dans la région de l'Arctique en mettant l'accent sur les partenariats avec les communautés autochtones, le développement durable et le renforcement de la souveraineté du Canada dans l'Arctique.
Engagements :
- Démontrer la mise en œuvre de la Politique sur l'Inuit Nunangat au sein de la Garde côtière canadienne conformément au Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne, et continuer d'appuyer les efforts visant à mettre en œuvre la Politique sur l'Inuit Nunangat dans l'ensemble du gouvernement.
- Continuer de travailler avec les partenaires autochtones et la Garde côtière auxiliaire canadienne pour soutenir le développement de la capacité communautaire d'intervention en cas d'urgence maritime.
- Poursuivre la mise en œuvre du Programme de bénévolat des bateaux communautaires autochtones afin d'appuyer la participation des communautés autochtones au système d'intervention en matière de sécurité maritime grâce à un partenariat avec la Garde côtière auxiliaire canadienne.
- Poursuivre la collaboration de l'équipe d'intervention d'urgence maritime de Heiltsuk.
- Continuer de mobiliser les communautés autochtones pour élaborer un cadre de surveillance et d'élimination collaboratives des navires dangereux.
- Continuer de mettre sur pied des équipes d'intervention maritime côtière en collaboration avec les partenaires autochtones, y compris l'élaboration de cadres qui s'harmonisent avec les priorités communautaires et gouvernementales.
En vitrine : La Stratégie pour l'Arctique de la Garde côtière canadienne
L'Arctique canadien représente près de la moitié du territoire national et une grande partie de son littoral, faisant du Canada un acteur clé parmi les huit États de l'Arctique et un membre actif du Conseil de l'Arctique. Depuis des décennies, ces États collaborent pour relever les défis propres à un environnement vaste, isolé et dépourvu d'infrastructures. La GCC a reconnu l'importance stratégique croissante de cette région en établissant en 2018 l'Arctique comme une entité autonome. La GCC a lancé en août 2024 la Stratégie pour l'Arctique, une initiative qui marque une avancée importante.
Cette stratégie témoigne en effet de l'engagement de la GCC à l'égard des questions d'importance nationale dans le Nord, notamment la sécurité, la protection de l'environnement et l'amélioration des infrastructures, en insistant sur les partenariats avec les communautés autochtones, sur le développement durable et sur le renforcement de la souveraineté du Canada dans l'Arctique.
La Stratégie pour l'Arctique est le fruit d'efforts de mobilisation visant particulièrement les gouvernements, communautés et organisations des Inuits, des Premières Nations et des Métis, et ses objectifs reflètent les priorités du Nord. Au cours des prochaines années, la GCC adoptera des modèles de gouvernance reposant sur la collaboration et les distinctions et dont les politiques sont élaborées dans le Nord, par le Nord et pour le Nord. Les activités mises en œuvre dans l'Arctique seront axées sur la considération et l'intégration des connaissances autochtones dans les processus décisionnels, sur le soutien d'initiatives de surveillance menées par les communautés en vue d'une connaissance partagée du domaine maritime, sur l'élimination des obstacles économiques et sur la création de possibilités d'emploi dans les communautés du Nord.
Le Programme des coordonnateurs de la mobilisation communautaire est un des nombreux programmes qui appuient la vision de la Stratégie pour l'Arctique. Développé en collaboration avec le ministère des Pêches et des Océans, il vise à renforcer les liens et les partenariats avec les communautés nordiques, accroître la présence du ministère dans le Nord, favoriser l'intégration de l'Inuit Qaujimajatuqangit et du savoir autochtone dans la prestation des programmes et des services, et constituer une main-d'œuvre nordique plus représentative.
Parallèlement, la Stratégie pour l'Arctique guidera la GCC dans la modernisation de ses programmes et services en Arctique, en mettant l'accent sur l'innovation et l'expérimentation. Cela inclut la mise en place de stratégies pour renforcer la résilience face aux changements climatiques, l'évaluation de la vulnérabilité des infrastructures et la réduction de l'empreinte carbone de la flotte. L'organisation privilégiera les investissements dans les actifs et les technologies qui améliorent la connaissance du domaine maritime du Canada, les installations stratégiquement situées et l'expérimentation de technologies qui améliorent les capacités opérationnelles et s'harmonisent avec les engagements de la Stratégie pour un gouvernement vert du Canada.
Grâce à la Stratégie pour l'Arctique, la GCC se positionne en première ligne pour relever les défis et saisir les occasions offertes par l'Arctique. En conjuguant une culture d'innovation, une vision de réconciliation et de coopération, ainsi qu'une main-d'œuvre diversifiée et équitable, la GCC fera progresser ses priorités et celles de ses partenaires dans un avenir dynamique.
Aperçu régional
Bien que la GCC planifie et établisse des politiques de programme à l'échelle nationale pour assurer l'uniformité de la prestation des services, c'est la flotte et le personnel à terre des régions qui exécutent le mandat opérationnel de la GCC sur le terrain et sur l'eau. La prestation des programmes et des services tient compte des réalités régionales uniques, comme les relations avec les peuples autochtones, les intervenants maritimes, les gouvernements territoriaux et provinciaux, le climat, la géographie et d'autres facteurs régionaux.
L'établissement et le maintien de relations positives et respectueuses avec les Métis, les Premières Nations et les Inuits fondées sur la reconnaissance des droits et le soutien à l'autodétermination des membres des Premières Nations, des Inuits et des Métis sont une composante essentielle du travail à tous les niveaux dans les régions. La GCC évolue dans des contextes de grande valeur patrimoniale, sociale et écologique, et le Canada abrite des écosystèmes d'une grande richesse biologique.
Région de l’Arctique
La région de l'Arctique de la GCC englobe l'ensemble de l'Inuit Nunangat, le versant nord du Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et les régions marines de la baie d'Hudson et de la baie James. Avec 162 000 km de côtes, l'Arctique canadien représente un environnement opérationnel difficile. Au sein de cette nouvelle région autonome de la GCC, plus de 120 membres dévoués offrent des services à cette région unique.
L'intérêt national et international pour l'Arctique canadien continue de croître, et la région abrite une population jeune vivant dans des collectivités éloignées à croissance rapide. Présence fédérale la plus souvent visible dans l'Arctique, la GCC appuie et protège l'expression de la souveraineté continue du Canada dans la région. Afin de renforcer sa contribution à la sécurité et à la prospérité de l'Arctique, la GCC continue d'améliorer la connaissance du domaine maritime et collabore avec ses partenaires en sécurité dans cette région qui fait l'objet de tensions géopolitiques et suscite l'intérêt d'acteurs étrangers et non étatiques.
L'augmentation de l'activité dans l'Arctique a non seulement une incidence sur la sécurité maritime, mais aussi sur la faune et sur les pratiques culturelles et d'exploitation. La GCC travaille en étroite collaboration avec les Inuits, les Premières Nations, les Métis et les partenaires du Nord pour mettre en œuvre la prestation de services d'une manière qui tient compte des réalités et des besoins des collectivités de l'Arctique. Cela comprend l'amélioration de la capacité locale d'intervention en cas d'incident pour l'intervention en milieu marin et la recherche et le sauvetage par la formation, les exercices et la certification des petites embarcations, l'exploitation des ressources du Programme de bénévolat des bateaux communautaires autochtones et du Programme d'intervention environnementale et dangers maritimes, de même que l'agrandissement de la Station d'intervention maritime de l'Arctique à Rankin Inlet au Nunavut.
Approuvé par le Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne, le Comité de la région de l'Arctique de l'Inuit Nunangat, du MPO et de la GCC représente le mécanisme officiel de gouvernance conjointe entre le Ministère et les Inuits. Des cadres de gouvernance régionaux sont également en cours d'élaboration avec les gouvernements et les organisations des Inuits, des Premières Nations et des Métis afin d'orienter la collaboration et la prise de décisions sur les priorités des programmes et des services et de fournir une plateforme pour une communication et une coordination efficaces avec les peuples autochtones dans toute la région de l'Arctique.
Les changements climatiques ont de graves répercussions sur l'Arctique, modifiant les paysages et les écosystèmes du Nord. L'une des incidences les plus visibles est la fonte de la glace de mer vieille de plusieurs années, causant l'imprévisibilité des glaces, l'ouverture de voies navigables, l'augmentation du trafic maritime et des risques accrus associés aux eaux inexplorées. Puisque les régions éloignées et culturellement sensibles deviennent accessibles en raison de la fonte des glaces, il y a une demande croissante pour les programmes et les services de la GCC, en particulier le déglaçage et l'aide humanitaire. Les changements climatiques et les conditions sur le terrain créent également des préoccupations en matière de nourriture, de logement et de sécurité énergétique.
Les régions de l'Arctique du MPO et de la GCC se sont engagées à mettre en œuvre la Politique sur l'Inuit Nunangat, qui reconnaît l'Inuit Nunangat comme une région distincte et veille à ce que les Inuits soient pris en compte dans les politiques, les programmes et les services fédéraux. Les régions de l'Arctique du MPO et de la GCC progressent également vers l'élaboration de la Stratégie de recrutement et de maintien en poste dans le Nord en collaboration avec les partenaires inuits, des Premières Nations et métis afin de surmonter les obstacles à l'emploi dans le Nord et de veiller au respect des obligations d'embauche en vertu de l'Accord du Nunavut, des traités modernes et des accords sur les revendications territoriales. La stratégie reflétera les réalités du Nord et explorera des mesures potentielles à prendre en considération à court, moyen et long terme.
Région de l’Atlantique
La région de l'Atlantique de la GCC englobe les provinces de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette région comprend plus de 29 000 km de littoral, 2,5 millions de km2 de plateau continental et 5 millions de km2 dans la zone de réglementation de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest. Plus de 2 100 membres engagés de la GCC soutiennent, permettent et exécutent les programmes et les services de la région qui aident à assurer la sécurité et l'efficacité des voies navigables.
La GCC a une forte présence dans la région de l'Atlantique et travaille depuis longtemps avec des membres et des dirigeants des collectivités côtières ainsi que des gouvernements, des collectivités et des organisations autochtones. L'engagement des collectivités et des intervenants demeure une priorité, et la région participe à de nombreuses tables de prise de décisions à l'échelle régionale, nationale et internationale, contribuant ainsi aux discussions sur des sujets comme la protection du milieu marin et la sécurité de la vie en mer.
L'étendue et la diversité de la zone opérationnelle de la région de l'Atlantique créent des défis uniques pour les opérations, comme un environnement difficile et éloigné composé de hauts-fonds rocheux s'étendant sur plus de 30 km en mer et qui peut rendre la navigation dangereuse, ainsi que des conditions météorologiques et des conditions d'état de la mer extrêmes. En plus de ces difficultés, la région fait face à la complexité d'opérer dans plusieurs provinces et avec plusieurs administrations, tout en veillant à ce que des services uniformes et ininterrompus soient fournis à un large éventail de clients et de partenaires.
La région de l'Atlantique joue un rôle important dans les décisions relatives aux pêches et fournit des navires pour l'exécution des programmes scientifiques du MPO. La région joue également un rôle important dans la protection de la baleine noire de l'Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition, et est responsable de la mise en œuvre des mesures de gestion du trafic maritime pour venir en aide aux mammifères marins. En collaboration avec la région du Centre, la région de l'Atlantique surveille la conformité du trafic maritime dans les zones de restriction de vitesse du golfe du Saint-Laurent établies par Transports Canada.
Ces dernières années, la région de l'Atlantique a connu une augmentation de l'activité des ouragans et des tempêtes tropicales et post-tropicales. Tandis que la région continue d'offrir ses services habituels, comme la recherche et le sauvetage et les aides à la navigation, elle doit également tenir compte des risques accrus pour la sécurité publique et les infrastructures. Au cours des dernières années, la région de l'Atlantique a coordonné les efforts de secours en réponse à de nombreux événements climatiques, notamment les interventions à la suite de l'ouragan Fiona, des feux de forêt et des inondations. Les employés de la région sont prêts à agir rapidement pour soutenir les collectivités touchées, mais une demande accrue pour les services de la GCC présente de nouveaux défis à surmonter.
Les températures plus chaudes dans l'Arctique ont également une incidence sur la région de l'Atlantique, car les glaces de l'Arctique qui fondent peuvent se déplacer vers le sud dans les eaux de la région de l'Atlantique. Ce phénomène entraîne un degré élevé d'incertitude pour le programme de déglaçage, et ces pressions croissantes soulignent la nécessité de relations positives avec les clients pour la prestation des services des programmes liés aux services de traversier, à la navigation commerciale et à l'industrie de la pêche. La région de l'Atlantique travaille continuellement avec les partenaires de l'industrie pour s'assurer que les besoins en matière de déglaçage sont prioritaires et que les voies navigables sont accessibles.
Région du Centre
La région du Centre de la GCC couvre les cinq Grands Lacs et les chenaux interlacustres, ainsi que le fleuve Saint-Laurent jusqu'au golfe du Saint-Laurent. Le réseau hydrographique du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs permet des déplacements maritimes qui touchent une centaine de millions de personnes dans cette zone géographique et qui reçoivent des marchandises par voie maritime. Il s'agit d'un réseau de transport vital pour les marchandises échangées entre l'Amérique du Nord et plus de 59 marchés outre-mer. La région compte plus de 100 ports commerciaux et quais actifs, ce qui représente une activité économique totale de 66,1 milliards de dollars et 256 858 emplois au Canada et aux États-Unis. La région du Centre compte plus de 1 600 membres qui fournissent des services essentiels dans cette région critique. Beaucoup de ces employés sont bilingues et offrent des services en français et en anglais.
La région du Centre englobe un grand nombre de collectivités et d'organisations autochtones en Ontario et au Québec et travaille avec ces collectivités et organisations pour répondre à un large éventail de priorités et de préoccupations liées au mandat de la GCC.
Il est difficile de trouver des candidats ayant les compétences et les qualifications requises pour travailler pour la GCC dans la région du Centre, particulièrement dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre et de forte demande de travailleurs bilingues qualifiés. Pour surmonter ce défi, la région a mis en œuvre un plan visant à attirer de nouveaux talents, à appuyer le transfert des connaissances et à perfectionner et maintenir en poste les employés.
Les répercussions des changements climatiques sur la région du Centre comprennent des températures hivernales plus élevées qui entraînent une réduction de la formation des glaces et une saison de navigation prolongée, ce qui augmente la demande pour les services de la GCC. Les niveaux d'eau fluctuent davantage que par le passé, ce qui pose un défi de taille aux ports par lesquels transitent des milliards de dollars en échanges commerciaux et augmente la pression sur les programmes d'entretien des voies navigables. Dans le cadre de l'entente fédérale-provinciale du Plan d'action Saint-Laurent, la direction régionale des Programmes de navigation copréside un comité chargé d'assurer une utilisation durable des voies navigables, qui intègre le volet changements climatiques dans les activités et les projets de navigation commerciale.
La région du Centre a la responsabilité de travailler en collaboration avec la Garde côtière des États-Unis dans les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent afin de fournir des capacités essentielles de déglaçage dans cette zone d'une grande importance économique.
Région de l’Ouest
La région de l'Ouest de la GCC couvre une vaste masse terrestre comprenant les quatre provinces de l'Ouest et une partie du Territoire du Yukon, ainsi que 27 000 km de côtes accidentées. Le climat permet un volume constamment élevé d'activités maritimes et de trafic maritime, car il n'y a pas de variations saisonnières significatives sur l'eau, et la glace de mer y est inexistante. La GCC a des obligations internationales en matière de recherche et sauvetage dans une zone qui s'étend jusqu'au milieu du Pacifique. Environ 1 400 membres dans la région de l'Ouest se consacrent à la mise en œuvre des programmes et des services de la GCC.
En réponse au volume élevé d'activités sur l'eau tout au long de l'année, la région de l'Ouest a acquis une meilleure connaissance du domaine marin afin de mieux prévoir, de mieux se préparer et de mieux réagir aux dangers émergents.
La flotte de la GCC joue un rôle important dans la région de l'Ouest en fournissant des plateformes pour appuyer les programmes scientifiques du MPO, dont certains sont liés à la protection de l'emblématique saumon du Pacifique. Un bureau des mammifères marins, le premier en son genre, a également été établi au centre des Services de communication et de trafic maritimes de Victoria pour aider à la protection des épaulards résidents du Sud et d'autres mammifères aquatiques.
La région de l'Ouest travaille en étroite collaboration avec les collectivités autochtones en tant que partenaires du système de sécurité maritime. La région de l'Ouest fonctionne dans un environnement très complexe reflétant de multiples territoires traditionnels qui se chevauchent et régi par un grand nombre de traités modernes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale. Les efforts de planification, de formation et de mobilisation de la région auprès des collectivités autochtones ont joué un rôle déterminant dans l'atteinte de résultats positifs lors d'incidents maritimes.
Des promoteurs planifient ou mettent en œuvre de nombreux projets d'envergure dans la région, y compris l'agrandissement d'installations portuaires existantes, ainsi que des projets de ressources et d'infrastructures dans le secteur de l'énergie, ce qui pourrait impliquer des partenaires provinciaux et autochtones pour évaluer les répercussions potentielles de ces grands projets de ressources.
L'une des priorités de la région de l'Ouest est son effectif. Des efforts importants sont déployés pour attirer et maintenir en poste un effectif diversifié dans un environnement très concurrentiel où le coût de la vie est élevé.
Les changements climatiques ont des répercussions sur la région de l'Ouest causant une augmentation du nombre de catastrophes naturelles comme les feux de forêt et les inondations, et les partenaires provinciaux et municipaux demandent à la GCC d'intervenir lorsque ces événements se produisent. Depuis 2022, la région a fourni de l'aide pour éliminer les feux de forêt en soutenant la gestion, les opérations et les activités administratives des postes de commandement d'intervention, en fournissant une installation de transit maritime pour l'équipement de lutte contre les incendies et les hélicoptères, et en soutenant les collectivités côtières éloignées restreintes. Le soutien de la GCC demeurera probablement nécessaire à l'avenir à mesure que les répercussions des changements climatiques s'intensifieront.
Annexe A – Engagements de la Garde côtière canadienne
Tableau 1 : Engagements en vue de répondre au premier pilier stratégique : Personnel
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Diriger des activités de sensibilisation nationales et régionales ciblées pour mobiliser les publics prioritaires. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Accroître la sensibilisation et l'attraction grâce à des partenariats avec la Fondation des carrières maritimes canadiennes, Canadian Geographic Éducation et la Marine royale canadienne. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Accroître l'embauche et le maintien en poste des Autochtones en mettant en œuvre les recommandations pertinentes et réalisables du rapport sur le Continuum de soutien aux apprenants autochtones. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Augmenter le nombre d'inscriptions d'habitants du Nord au Collège de la Garde côtière canadienne, en particulier d'étudiants des Premières Nations, inuits et métis, en offrant un soutien adapté à la culture tout au long du processus d'attraction. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Élaborer une stratégie nationale de formation technique. | DG, STI | T1 2025-26 |
| Continuer d'élaborer le guide d'étude pour officier de quart et le cours d'officier mécanicien de quatrième classe qui sera offert au personnel de la flotte par l'intermédiaire d'EnCours en soutien à l'avancement professionnel. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Renforcer la collaboration internationale et favoriser l'échange de connaissances avec les partenaires maritimes mondiaux comme la Marine royale et la Garde côtière des États-Unis. | DG, PO | T3 2025-26 |
| Moderniser la prestation de l'enseignement et de la formation en élaborant et en offrant des possibilités d'avancement professionnel au personnel enseignant et en tirant parti des nouvelles technologies éducatives comme les simulations virtuelles. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Examiner et mettre à jour la norme de formation des spécialistes en sauvetage. | DG, PO | T3 2025-26 |
| Élaborer de nouveaux profils de compétences pour le personnel responsable de la surveillance et de la conformité. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Mettre en œuvre un programme de formation sur le recouvrement des coûts des opérations d'intervention environnementale et celles impliquant des navires dangereux. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Créer un groupe consultatif de formation sur l'intervention environnementale et les dangers maritimes. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Élaborer en collaboration avec les Autochtones des cours culturellement adaptés reflétant les connaissances culturelles, spirituelles et environnementales uniques des peuples autochtones. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Lancer le cours pilote de commandement de la Garde côtière canadienne. | DG, PO | T1 2025-26 |
| Offrir la formation sur les Fonctions d'urgence en mer au personnel navigant. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Élaborer un programme de formation pour mécaniciens de la salle des machines au Collège de la Garde côtière canadienne. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Élaborer un programme de transition pour les graisseurs actuels en vue de l'obtention d'un brevet d'officier mécanicien de quatrième classe. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Fournir au personnel de l'Arctique l'accès à de la formation opérationnelle, technique et de certification par l'intermédiaire d'EnCours et des centres d'apprentissage régionaux. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Renforcer la sécurité des renseignements médicaux confidentiels. | DG, PO | T3 2025-26 |
| Élaborer un plan de promotion de la santé pour le personnel navigant. | DG, PO | T1 2025-26 |
| Achever la transformation de la gestion du stress à la suite d'un incident critique en programme interne de soutien par les pairs. | DG, PO | T3 2025-26 |
| Mettre en œuvre une approche à l'échelle de l'organisation pour lutter contre le harcèlement par l'entremise de l'initiative Sécurité en mer. | DG, PO | T2 2025-26 |
| Finaliser un plan visant à intégrer le personnel navigant dans le programme de gestion des talents de la Garde côtière canadienne. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Analyser les données générées par des sources automatisées pour raffiner la stratégie de maintien en poste de la Garde côtière canadienne. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Créez une fonction d'établissement de rapports pour faciliter la prise de décisions fondée sur les données quant à l'attraction et au maintien en poste du personnel navigant. | DG, PO | T2 2025-26 |
| Réorganiser le Programme national de bourses d'études pour le personnel navigant. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Offrir des cours de certification menant à l'avancement professionnel conformément à la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille au Collège de la Garde côtière canadienne. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Lancer une collaboration entre le Collège de la Garde côtière canadienne et la région de l'Arctique afin de concevoir un programme de mentorat pour les jeunes du Nord, les Inuits, les Premières Nations et les Métis. | DG, PO | T4 2025-26 |
Tableau 2 : Engagements en vue de répondre au deuxième pilier stratégique : Actifs
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Livrer les deux derniers bateaux de recherche et sauvetage prévus par le contrat (ce qui porte le total des livraisons à 20). | DG, AN | T3 2025-26 |
| Livrer le navire hauturier de science océanographique. | DG, AN | T2 2025-26 |
| Faire progresser les travaux de conception des navires semi-hauturiers multimissions. | DG, AN | T4 2025-26 |
| Commencer la construction des brise-glaces polaires qui seront fabriqués par les chantiers maritimes Seaspan à Vancouver et par Chantier Davie Canada. | DG, AN | T2 2025-26 |
| Attribuer le contrat d'équipement et de matériel à Chantier Davie Canada pour le premier groupe de trois brise-glaces de programme. | DG, AN | T4 2025-26 |
| Lancer officiellement la première des deux variantes de la Garde côtière canadienne des navires de patrouille arctiques et hauturiers aux Chantiers Maritimes Irving. | DG, AN | T4 2025-26 |
| Lancer un processus de demande de propositions pour les travaux de conception des navires baliseurs spécialisés à faible tirant d'eau. | DG, AN | T4 2025-26 |
| Achever le travail de conception des aéroglisseurs. | DG, AN | T4 2025-26 |
| Commencer la construction du navire semi-hauturier de recherche halieutique. | DG, AN | T4 2025-26 |
| Poursuivre les travaux de prolongement de vie du NGCC Griffon. | DG, STI | T3 2026-27 |
| Poursuivre les travaux de prolongement de vie des bateaux de sauvetage motorisés de 47 pieds. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Poursuivre les travaux de prolongement de vie du NGCC Terry Fox. | DG, STI | T1 2026-27 |
| Poursuivre les travaux de prolongement de vie du NGCC Mamilossa. | DG, STI | T3 2026-27 |
| Achever les travaux de prolongement de vie du NGCC Martha L. Black. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Achever les travaux de prolongement de vie de phase 2 du NGCC Eckaloo. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Poursuivre les travaux de modification du NGCC Judy LaMarsh. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Faire progresser les travaux sur l'infrastructure des quais et l'alimentation externe dans le cadre de l'Initiative de continuité de la flotte. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Intégrer les nouveaux navires dans le plan d'entretien pluriannuel de la Garde côtière canadienne pour cibler et combler les lacunes en matière d'entretien de la flotte, prioriser les exigences et assurer l'efficacité de l'exploitation et de l'entretien. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Achever le Plan de décarbonisation de la flotte opérationnelle de la Garde côtière canadienne décrivant les réductions immédiates et tangibles des émissions du cycle de vie. | DG, FSM | T4 2025-26 |
| Prioriser l'approvisionnement en carburant à faible teneur en carbone et la compatibilité du matériel à faible teneur en carbone avec les navires en service et les futurs navires. | DG, FSM | T4 2025-26 |
| Établir une économie circulaire du plastique pour les aides flottantes à la navigation, dans laquelle de nouvelles bouées en plastique sont fabriquées à partir du polyéthylène récupéré dans les stocks de bouées usagées.. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Effectuer des essais de carburants de remplacement pour fournir des données sur la consommation de carburant, les émissions et le rendement des moteurs grâce à une collaboration entre le Collège de la Garde côtière canadienne et l'Université maritime mondiale. | DG, PO | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Achever les travaux d'ingénierie et de conception pour la construction du centre de sécurité maritime de Port Renfrew. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Élaborer un plan révisé de gestion des actifs et un plan directeur pour le campus. | DG, PO | T2 2025-26 |
| Établir une capacité de gestion du cycle de vie des véhicules autonomes. | DG, STI | T4 2025-26 |
| Élaborer un plan de mise en œuvre pour améliorer davantage l'utilisation d'un système national de gestion des actifs par la Garde côtière canadienne. | DG, STI | T2 2025-26 |
Tableau 3 : Engagements en vue de répondre au troisième pilier stratégique : Services
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Finaliser les normes nationales pour la planification d'intervention par secteur et élaborer un réseau national de plans d'intervention en cas de pollution marine propres à chaque secteur couvrant les zones marines à risque élevé le long des côtes canadiennes. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Fournir aux intervenants la formation, l'équipement et les ressources nécessaires pour assurer leur santé et leur sécurité et faciliter la gestion efficace des incidents mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses en milieu marin. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Organiser des ateliers régionaux en collaboration avec les Inuits, les Premières Nations et les Métis de l'Arctique afin d'élaborer et de tenir à jour des plans d'intervention régionaux évolutifs. | CA, Arctique | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Élaborer et mettre en œuvre des politiques relatives aux programmes opérationnels et des normes procédurales pour l'utilisation de systèmes de drones de grande taille dans l'ensemble des programmes de la Garde côtière canadienne. | DG, FSM | T4 2025-26 |
| Améliorer l'état de préparation et appuyer l'interopérabilité entre les programmes de la Garde côtière canadienne, et valider les plans de gestion des incidents nouveaux et actualisés, y compris leurs rôles et responsabilités. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Examiner l'information opérationnelle de la flotte en collaboration avec les Centres des opérations régionales afin de déterminer les lacunes dans la prestation des services aux collectivités de l'Arctique et de trouver des occasions d'y remédier au moyen de programmes et d'initiatives en cours et nouvelles. | CA, Arctique | T4 2025-26 |
| Élaborer un modèle d'équipe de gestion des incidents tous risques et une stratégie de formation appuyant la gestion des situations d'urgence. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Remplacer les systèmes opérationnels iFleet et Common Core par une plateforme modernisée pour faciliter la saisie de données et la production de rapports afin de s'assurer que la flotte s'adapte aux exigences changeantes qui mèneront à des gains d'efficacité opérationnelle et à des communications de données efficaces permettant une prise de décisions fondées sur des données probantes. | DG, FSM | T4 2025-26 |
| Remplacer le système IRIS pour saisir en temps quasi réel les renseignements sur l'état et l'entretien de la flotte afin de maintenir les capacités opérationnelles et de réduire au minimum les retards dans la communication, la prestation de services et la sensibilisation à l'état de préparation opérationnelle. | DG, FSM | T4 2025-26 |
| Faire progresser la numérisation et poursuivre la mise en œuvre des initiatives de navigation électronique pour soutenir la modernisation des services de navigation maritime et la mise en œuvre à long terme d'une approche fédérale de guichet unique maritime afin d'accroître l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement le long des voies navigables canadiennes. | Directeur principal, Programmes de navigation maritime | T4 2025-26 |
| Continuer de mobiliser les partenaires et les intervenants interministériels pour faire progresser la modernisation des services de navigation maritime afin d'offrir des avantages cumulatifs à la Garde côtière canadienne et à ses partenaires. | Directeur principal, Programmes de navigation maritime | T4 2025-26 |
| Poursuivre le développement du Portail de communication pour l'intervention intégrée en cas d'incident en collaboration avec les partenaires autochtones et les responsables des programmes à la Garde côtière canadienne. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
Tableau 4 : Engagements en vue de répondre au quatrième pilier stratégique : Gouvernance
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Fournir des conseils sur l'harmonisation des politiques, des programmes et des processus avec les droits des Premières Nations, des Inuits et des Métis ainsi qu'avec les obligations de la Couronne, y compris la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la politique sur l'Inuit Nunangat et les traités modernes. | DG, PMP | T4 2025-26 |
| Finaliser et publier les profils d'équipage actualisés et restructurés à l'échelle de la flotte. | DG, FSM | T4 2025-26 |
| Examiner et mettre en œuvre une approche systématique pour cerner et atténuer les risques pour la sécurité pendant les opérations afin d'améliorer la culture de sécurité sur l'ensemble et d'assurer la mise en œuvre des programmes autorisés. | Gestion de la sécurité | T4 2025-26 |
| Élaborer un manuel national de normes de recherche et de sauvetage comprenant des mesures de rendement. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Élaborer et mettre en œuvre un manuel opérationnel complet pour améliorer la coordination des activités de gestion des urgences entre l'administration centrale, les régions et les programmes. | DG, Intervention | T3 2025-26 |
| Élaborer un plan d'examen et de mise à jour du cadre et des directives de gestion de projet. | DG, STI | T3 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Effectuer l'analyse pour créer un cadre fournissant une capacité consultative autochtone fondée sur les distinctions au Collège de la Garde côtière canadienne. | DG, PO DG, PMP |
T4 2025-26 |
| Élaborer un protocole d'entente-cadre national entre les gardes côtières du Canada et des États-Unis. | DG, PMP | T2 2025-26 |
| Examiner et réviser la Stratégie de mobilisation internationale pour l'harmoniser avec l'évolution des priorités, les leçons tirées de 2021-2025 et les orientations stratégiques futures pour 2026-2030. | DG, PMP | T4 2025-26 |
| Participer à l'exercice réel du Forum des gardes côtières de l'Arctique pour favoriser et améliorer la collaboration internationale dans l'Arctique. | CA, Arctique | T4 2025-26 |
| Engagement | BPR | Échéance |
|---|---|---|
| Démontrer la mise en œuvre de la Politique sur l'Inuit Nunangat au sein de la Garde côtière canadienne conformément au Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne, et continuer d'appuyer les efforts visant à mettre en œuvre la Politique sur l'Inuit Nunangat dans l'ensemble du gouvernement. | CA, Arctique | T1 2025-26 |
| Continuer de travailler avec les partenaires autochtones et la Garde côtière auxiliaire canadienne pour soutenir le développement de la capacité communautaire d'intervention en cas d'urgence maritime. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Poursuivre la mise en œuvre du Programme de bénévolat des bateaux communautaires autochtones afin d'appuyer la participation des communautés autochtones au système d'intervention en matière de sécurité maritime grâce à un partenariat avec la Garde côtière auxiliaire canadienne. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Poursuivre la collaboration de l'équipe d'intervention d'urgence maritime de Heiltsuk. | DG, Intervention | T2 2025-26 |
| Continuer de mobiliser les communautés autochtones pour élaborer un cadre de surveillance et d'élimination collaboratives des navires dangereux. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
| Continuer de mettre sur pied des équipes d'intervention maritime côtière en collaboration avec les partenaires autochtones, y compris l'élaboration de cadres qui s'harmonisent avec les priorités communautaires et gouvernementales. | DG, Intervention | T4 2025-26 |
Annexe B – Profil de risque de la Garde côtière canadienne
La gestion du risque est un élément essentiel de tous les domaines des activités quotidiennes de la GCC. La détermination des risques permet de prendre des décisions éclairées en ce qui a trait à la planification, à l'affectation des ressources, à la gestion des programmes, aux rapports sur le rendement et à l'établissement des priorités. Bien qu'il soit impossible d'éviter tous les futurs problèmes, il demeure possible de choisir quels risques peuvent être tolérés et quels risques doivent être atténués.
En juin 2024, le profil de risque de la GCC a été examiné et mis à jour en fonction de commentaires fournis par la haute gestion dans le cadre de d'un exercice d'établissement des priorités. La GCC a cerné neuf secteurs de risque distincts, en plus des deux secteurs de risque du MPO sous la direction de la GCC : la gestion des urgences et les actifs de la flotte.
Le profil de risque de la GCC comprend les éléments suivants :
- Secteur de risque – Domaine ou thème qui peut être utilisé pour cerner et regrouper les risques provenant de diverses parties de l'organisation.
- Énoncé de risque – Description d'un événement et son incidence potentielle (positive ou négative) sur la réalisation des objectifs de l'organisation. Exemple : Si (événement) se produit, les conséquences pourraient entraîner (répercussion négative).
- Facteur de risque – Circonstance interne ou externe qui contribue au risque ou l'accentue.
- Contrôle du risque – Méthodes qui traiteront ou contrôleront un risque particulier en modifiant l'incidence (gravité) de l'événement ou la probabilité (possibilité/fréquence) qu'il se produise.
Un exercice de classement des risques de la GCC par ordre de priorité a été réalisé, et les 11 risques ont été classés, avec les énoncés connexes. Une méthode de calcul pondérée a été utilisée pour déterminer l'ordre de classement, où les éléments classés plus haut dans l'échelle ont reçu des valeurs plus élevées, et les éléments classés plus bas, des valeurs plus faibles. Les trois principaux secteurs de risque pour la GCC sont les même que l'an dernier :
- Personnel opérationnel – Disposer d'un personnel opérationnel certifié, y compris le personnel navigant et à terre, afin d'entretenir les actifs et de fournir les programmes et les services.
- Opérationnalisation de la future flotte – Disposer des infrastructures et du personnel nécessaires à l'exploitation de la future flotte.
- Actifs de la flotte – Disposer de la capacité de coordonner simultanément la planification, l'entretien, le renouvellement, le remplacement et l'écologisation de la flotte, qui deviennent de plus en plus complexes, tout en maintenant l'intégralité de ses capacités opérationnelles.
Tableau 5 : Les secteurs, les énoncés, les facteurs et les contrôles des risques
| Secteur et énoncé de risque | Facteur de risque | Contrôle du risque |
|---|---|---|
Personnel opérationnel : Si la GCC n'est pas en mesure d'attirer, de former et de maintenir en poste le personnel opérationnel, cela aura une incidence sur la capacité de la GCC à exécuter les programmes, à entretenir les actifs et à respecter les niveaux de service. |
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Opérationnalisation de la future flotte : Si la GCC ne planifie pas et ne prépare pas correctement sa future flotte, il y aura des retards dans l'exécution des programmes et un manque d'équipage pour exploiter les nouveaux navires. |
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Remplacement des actifs terrestres : Si la GCC ne s'assure pas de la disponibilité, de la capacité et de la fiabilité des actifs terrestres, cela aura une incidence sur sa capacité à fournir des programmes et à respecter les niveaux de service. |
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Numérisation et modernisation des systèmes et services existants : Si la GCC ne modernise pas les services à la navigation maritime et ne s'harmonise pas avec les nouvelles normes internationales, le Canada ne sera pas en mesure de maintenir sa compétitivité au niveau mondial, le secteur de la navigation maritime subira des répercussions négatives et le nombre d'incidents maritimes pourrait augmenter. |
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Gouvernance : Si la GCC n'assure pas une bonne gouvernance, cela aura une incidence sur la prise de décision, les relations extérieures, le moral des employés et la prestation efficace et efficiente des programmes et des services. |
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Résilience au changement climatique (adaptation) : Si la GCC n'accorde pas la priorité aux initiatives qui préparent le personnel et les infrastructures à résister à des incidents météorologiques extrêmes plus fréquents ainsi qu'à des changements à long terme comme l'élévation du niveau de la mer, le dégel du pergélisol et l'érosion côtière, l'organisation risque de ne pas disposer des capacités ou de l'expertise suffisantes pour intervenir lors de catastrophes naturelles plus fréquentes ou pour répondre à un plus grand nombre de demandes d'aide humanitaire. |
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Soutenir les relations avec les peuples autochtones dans le domaine de la sécurité maritime : Si la GCC ne continue pas à mobiliser de manière respectueuse et appropriée des partenaires autochtones, elle risque de ne pas respecter la législation et les accords en vigueur. |
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Gestion de la sécurité : Si la GCC ne met pas en œuvre adéquatement un système de gestion de la sécurité qui intègre les règlements du gouvernement du Canada, les conventions internationales et les politiques, procédures, systèmes, lignes directrices et directives appropriés, il y a un risque pour la santé et la sécurité des employés, la sécurité des actifs, la protection de l'environnement et la prestation sécuritaire des programmes et des services. |
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Écologisation des opérations (atténuation) : Si la GCC n'accorde pas la priorité à la réduction des émissions provenant de ses opérations, l'organisation risque de ne pas atteindre les objectifs fédéraux de réduction des émissions de gaz à effet de serre définis dans la Stratégie pour un gouvernement vert et imposés par la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité. |
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