Que savez-vous vraiment au sujet des demandes d’asile présentées au Canada?

Récemment, les médias ont souvent fait état de personnes qui entrent au Canada en passant la frontière de façon irrégulière. Mais que savez-vous au juste des droits de ces personnes et de l’impact de ces passages irréguliers sur le Canada? Répondez au questionnaire ci-dessous et testez vos connaissances sur l’octroi de l’asile : vous pourriez être surpris de voir quelles fausses idées circulent au sujet des demandeurs d’asile.

Question 1 de 11 : Les demandeurs d’asile et les immigrants, c’est du pareil au même.

  • Vrai
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Lisez toutes les questions et réponses.

Question 1 de 11 : Les demandeurs d’asile et les immigrants, c’est du pareil au même.

Faux. Un demandeur d’asile est différent d’un immigrant. Un immigrant choisit de s’établir au Canada, tandis qu’un demandeur d’asile demande la protection du Canada, car il craint d’être persécuté ou que sa vie soit menacée s’il doit retourner dans son pays d’origine.

Question 2 de 11 : Les demandeurs d’asile sont dangereux. Il n’y a aucun moyen d’effectuer un contrôle de sécurité adéquat pour ceux qui arrivent entre deux points d’entrée

Faux. Les demandeurs d’asile qui entrent au Canada de manière irrégulière sont immédiatement détenus et doivent se soumettre à un rigoureux contrôle de sécurité et des antécédents. Si, au terme de ces vérifications, il s’avère que la personne représente une menace, elle ne sera pas autorisée à faire une demande d’asile; elle sera plutôt détenue, puis renvoyée du Canada.

AUCUN demandeur d’asile n’est remis en liberté dans la collectivité tant qu’un contrôle de sécurité n’a pas été effectué.

Question 3 de 11 : Les demandeurs d’asile retardent le traitement des demandes présentées par des immigrants qui attendent patiemment de venir au Canada.

Faux. Les demandeurs d’asile ne passent pas devant les immigrants qui viennent au Canada de l’étranger dans le cadre d’autres volets de l’immigration.

Les demandes d’asile sont examinées par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié qui prend une décision à leur égard. Les demandes d’immigration, y compris les demandes de réinstallation de réfugiés, sont examinées par le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté qui prend une décision à leur égard. Les demandes d’asile font partie d’un système à part et ne retardent pas le traitement des autres types de demandes d’immigration.

Question 4 de 11 : Les demandeurs d’asile reçoivent plus d’argent et de prestations que les Canadiens (les personnes âgées, les anciens combattants).

Faux. Le gouvernement fédéral n’accorde pas aux demandeurs d’asile une aide financière supérieure à celle qu’il offre aux pensionnés ou aux anciens combattants canadiens. Les demandeurs d’asile travaillent pour subvenir à leurs besoins pendant l’examen de leur demande. Dans certains cas, les demandeurs d’asile peuvent toucher temporairement des prestations d’aide sociale, qui sont calculées au même taux que pour tout autre prestataire de l’aide sociale.

Question 5 de 11 : Le Canada peut fermer la frontière aux demandeurs d’asile.

Faux. Les demandes d’asile sont régies par des traités internationaux dont le Canada est signataire. Les personnes dont le besoin de protection est légitime ont le droit de présenter une demande d’asile. Le Canada a le devoir, vis-à-vis de la loi, d’examiner les demandes d’asile, sans égard à la façon dont le demandeur est entré au pays.

Question 6 de 11 : Le Canada peut renvoyer les demandeurs d’asile d’où ils viennent sans audience.

Faux. Les demandes d’asile sont régies par des traités internationaux dont le Canada est signataire. Par conséquent, le Canada a le devoir, vis-à-vis de la loi, d’examiner les demandes d’asile, sans égard à la façon dont le demandeur est entré au pays.

Question 7 de 11 : Le Canada peut changer de façon unilatérale l’Entente sur les tiers pays sûrs pour faire en sorte qu’elle vise l’ensemble de la frontière canado-américaine.

Faux. L’Entente sur les tiers pays sûrs est un accord entre le Canada et les États-Unis. Tout changement à cette entente doit être accepté par les deux parties.

Question 8 de 11 : Le Canada peut désigner l’ensemble de la frontière canado-américaine en tant que point d’entrée officiel.

Faux. Il existe un certain nombre de postes frontaliers officiels au Canada. La désignation d’une frontière de 9-000 km en tant que point d’entrée officiel est difficile, coûteuse et ne peut se faire sans la coopération des États-Unis. Cela augmenterait le risque pour les Canadiens et pour les demandeurs d’asile et pousserait des personnes à traverser à des endroits plus isolés afin d’éviter d’être repérées par les responsables canadiens de l’application de la loi.

Question 9 de 11 : Le Canada n’a rien fait pour se préparer à l’arrivée d’un plus grand nombre de demandeurs d’asile.

Faux. Nous avons établi un plan opérationnel national et collaboré avec les provinces pour nous préparer à tout scénario. Nous avons travaillé avec nos missions aux États-Unis afin de communiquer directement avec les collectivités, et nous utilisons les médias sociaux pour sensibiliser les gens au fait qu’il n’y a pas de laissez-passer gratuit pour le Canada. Nous avons prévu 173,2 millions de dollars dans le budget de 2018 pour gérer la migration irrégulière en assurant la sécurité à la frontière et en accélérant le traitement des demandes d’asile.

Question 10 de 11 : Il faut trop de temps pour que les demandeurs d’asile obtiennent l’autorisation de travailler.

Faux. Les permis de travail sont généralement délivrés dans un délai de trois semaines afin que les demandeurs d’asile puissent travailler et subvenir à leurs besoins pendant qu’ils attendent une décision au sujet de leur demande.

Question 11 de 11 : Les États-Unis ne font rien pour aider le Canada à lutter contre la migration irrégulière.

Faux. Le Canada est continuellement en discussion avec des représentants des États-Unis et du Nigéria au sujet de la migration irrégulière et de la frontière canado-américaine. Nous continuons d’échanger des renseignements, d’accroître notre collaboration et de soulever les nouveaux problèmes aux États-Unis, y compris ceux que pose l’Entente sur les tiers pays sûrs.

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