Notes d'allocution pour l'honorable John McCallum, C.P., député, ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté
Discours
À l’occasion de la 18e Conférence nationale Metropolis : Obtenir des résultats : migration, occasions et bonne gouvernance
Toronto (Ontario)
3 mars, 2016
Texte intégral
Bonjour à tout le monde. . C’est un grand plaisir pour moi d’être ici, quoiqu’un peu en retard, retard pour lequel je vous présente mes excuses. J’ai eu une panne de voiture plus tôt aujourd’hui, puis j’ai été pris dans des embouteillages, je pense donc que nous avons besoin d’un peu d’infrastructure ici. Excusez-moi de vous avoir fait attendre.
Je vais peut-être essayer à mon tour de répondre à la question à laquelle mes deux collègues provinciaux ont déjà répondu : pourquoi faisons-nous cela? Je crois qu’il est juste de dire que nous le faisons dans une large mesure pour des raisons humanitaires. Plus je passe de temps à ce travail et plus je vois des choses, plus je suis convaincu que c’est absolument la bonne chose à faire pour le Canada d’accueillir plus de 25 000 personnes souffrant les affres d’une guerre civile afin qu’elles puissent refaire leur vie ici au Canada. Mais je tiens aussi à ajouter que ce n’est pas la seule raison. D’accord, c’est une raison essentielle ou vous pouvez y accorder votre propre ordre d’importance, mais, à moyen terme, il s’agit aussi d’un bon investissement pour le Canada. Nous l’avons constaté par le passé avec des vagues de réfugiés, que ce soit du Vietnam, de l’Ouganda ou encore de la Hongrie. Ces gens viennent ici et, après s’être établis, ils deviennent, à leur tour, prêts à soutenir la prochaine vague de réfugiés.
Je pense en particulier à la Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, aux prises avec des populations particulièrement vieillissantes, un problème que nous avons tous. Nous avons besoin de ces gens, pas seulement pour des motifs purement humanitaires. Je pense qu’il y a de cela, mais nous avons aussi besoin d’eux parce qu’il nous faut des travailleurs pour continuer à faire tourner l’économie. Voilà pourquoi nous faisons cela.
Je tiens aussi à dire que je suis très heureux de partager cette scène, d’une certaine façon, avec deux de mes homologues provinciaux. Vous les avez entendus dire que nous travaillons extrêmement bien ensemble à ce projet des réfugiés. Ils avaient peut-être aussi parmi les choses à vous dire quelques petites pointes à lancer, mais permettez-moi de mettre l’accent sur les aspects positifs.
Peu après avoir accepté ce poste, j’ai téléphoné à tous les ministres provinciaux, mes homologues, et je leur ai demandé combien de réfugiés ils pensaient pouvoir accueillir. Le total dépassait les 25 000, plus que ce que nous prévoyions, ce qui reflète l’attitude partout dans ce pays, dans toutes les provinces et tous les territoires. Tout le monde a adhéré au projet avec enthousiasme, tout comme la trentaine de maires que j’ai contactés. Alors, des provinces jusqu’aux territoires, des villes aux municipalités, des entreprises aux groupes d’établissement, jusqu’aux jeunes enfants écrivant des messages de bienvenue, ce projet a pris véritablement une envergure nationale et j’en remercie les provinces. Mais je remercie aussi tous les Canadiens et les Canadiennes pour leur aide formidable tout au long de cette aventure.
Ce que j’aimerais, c’est de faire le point, oui, en mettant l’accent surtout sur les mouvements migratoires et les réfugiés, mais en incluant aussi le regroupement familial et les immigrants économiques parce qu’ils sont importants eux aussi et qu’il y a une interrelation entre ces trois catégories de nouveaux arrivants. Vous savez, nous avons beaucoup accompli beaucoup de travail au sujet des réfugiés, mais aussi importants soient-ils, mon travail est beaucoup plus vaste. J’ai un mandat à remplir et bien que nous ayons fait certaines choses, il reste encore du travail à faire. Et nous ferons tout ce qu’il y a à faire.
Ainsi, nous avons réussi à faire venir 25 000 réfugiés au Canada à la fin de février. Cette mission est accomplie, mais nous ne célébrons pas tellement parce que le plus important, c’est d’aider ces gens à s’établir correctement, de leur trouver un logement, un emploi, des cours de langue, et cela est toujours en cours. Le plus facile, c’est de les transporter de là-bas jusqu’ici. Le plus difficile, c’est d’assurer leur réussite en fin de compte dans notre pays. Nous avons donc tenu cette promesse. Nous avons déposé une nouvelle Loi sur la citoyenneté qui fera en sorte qu’il ne sera plus possible pour un gouvernement de révoquer la citoyenneté d’une personne en raison d’actes criminels. Nous estimons que c’est la bonne chose à faire.
Merci. Nous croyons que le bon endroit pour un terroriste est en prison et non pas à l’aéroport. Nous croyons aussi qu’il est juste de réduire certains des obstacles à la citoyenneté, plus particulièrement, nous devrions courtiser les étudiants étrangers. Ils représentent des candidats de choix pour la résidence permanente. Nous ne devrions pas leur taper sur les doigts en éliminant le crédit de 50 pour cent dont ils bénéficiaient auparavant pour le temps passé au Canada avant de devenir citoyens. Nous avons donc fait cela.
Nous avons restauré les soins de santé pour les réfugiés et il y a quelques autres points, mais permettez-moi tout d’abord de parler des réfugiés puisque je crois que c’est le principal sujet aujourd’hui. Laissez-moi vous raconter le cheminement que nous avons entrepris il y a quatre mois moins un jour, et vous dire comment c’était au début. Je peux vous affirmer que j’ai été honnête avec les médias. Je pense qu’il est bon de dire les choses comme elles sont, les bons et les mauvais points. J’ai certainement été franc quant aux mauvais points, aux problèmes que nous pensions avoir, comme celui d’avoir de la difficulté à obtenir des permis de sortie du Liban. Mais finalement, ça s’est arrangé.
Nous pensions avoir des problèmes de logement. Nous en avons effectivement, mais ils sont en voie d’être résolus et je pense que nous l’avons dit. La période la plus difficile et la plus chargée a été celle se situant entre le 4 novembre et Noël, alors que la machine n’était pas encore en place. Personnellement, je n’avais pas encore de personnel. Nous devions mettre cette machine en place pour commencer à faire venir les gens, et cela n’a pas été une mince tâche. Je dois vraiment féliciter les gens de mon ministère, parce que nous avions un slogan de campagne qui parlait du « vrai changement ». Une définition du vrai changement est de faire quelque chose que vous n’avez jamais fait auparavant, ou alors ce ne serait pas du vrai changement, n’est-ce pas? Et ils n’avaient jamais fait cela auparavant : mobiliser 25 000 réfugiés en quatre petits mois et les amener ici dans ce laps de temps. Je tiens donc à remercier les membres de mon ministère pour tout leur travail.
Mais il y a une foule d’autres personnes à remercier aussi. Je l’ai déjà fait, je ne me répéterai donc pas. Tous les Canadiens et Canadiennes méritent un gros merci, mais tout particulièrement mon ministère pour avoir mobilisé ce transfert.
Alors oui, nous voulions le faire rapidement, mais plus important encore, nous voulions bien le faire. Je suis convaincu qu’en ce qui concerne les vérifications de sécurité, les examens médicaux, nous avons bien fait les choses. Nous avons eu l’appui des dirigeants de la GRC, du SCRS et des services frontaliers sur la question de la sécurité. Le gouvernement américain est satisfait aussi, voire même tous les candidats républicains à la présidence. Alors, je pense que nous avons tenu cet engagement de bien le faire et de le faire rapidement.
Je remercie aussi mes collègues de la sécurité. Ralph Goodale a fait de l’excellent travail pour mettre cette machine en branle, nous n’y serions pas arrivés sans la Défense. Je remercie Harjit Sajjan d’avoir mobilisé tous ces gens de la Défense du côté médical, ce qui nous a permis de faire les choses dix fois plus rapidement et cela a vraiment aidé à abattre le travail.
Bon d’accord, alors maintenant ils sont ici. Le prochain défi, et cela a toujours été le plus gros, c’est de faire en sorte qu’ils se sentent vraiment les bienvenus. Trois des principaux éléments sont le logement, les emplois et la langue. Il faut comprendre quel est le profil des réfugiés pris en charge par le gouvernement. En règle générale, ils ne parlent pas un mot d’anglais ni de français, ils ont beaucoup d’enfants, ils sont très peu scolarisés, ils ne connaissent sans doute personne au Canada et en venant ici, c’est probablement la première fois qu’ils montaient à bord d’un avion.
Alors, si vous pensez que nous voulions faire venir des gens vulnérables, eh bien, je peux vous assurer que c’est ce que nous avons fait. Ce qui, bien entendu, était le but de l’exercice. Mais l’envers de la médaille, c’est que c’est tout un défi. Il est plus difficile pour les personnes ayant les caractéristiques que j’ai décrites de bien s’établir et de prospérer que si elles étaient très instruites et parlaient couramment l’anglais et le français. C’est donc beaucoup de travail. Ce n’est pas principalement le gouvernement fédéral qui s’en charge, ce sont surtout les organismes d’aide à l’établissement des immigrants, les provinces, les municipalités et ainsi de suite.
Les cours de langue constituent donc le principal défi. Nous allons accorder plus de financement pour cela. C’est essentiel, tout comme le logement. Le logement est vital et c’est tout un défi. Certaines personnes m’ont dit que le gouvernement fédéral devrait mettre plus d’argent dans les poches des réfugiés ou dans celles des propriétaires d’appartements, pour couvrir les loyers. J’ai résisté pour deux raisons. Tout d’abord, j’estime que 700 millions de dollars, c’est déjà beaucoup. L’argent ne pousse pas dans les arbres après tout. Deuxièmement, nous devons maintenir un équilibre dans ce pays. Nous devons accueillir chaleureusement les réfugiés, mais nous ne voulons pas les privilégier par rapport à certains Canadiens. Si nous donnions des suppléments au loyer aux réfugiés, mais pas aux Canadiens qui reçoivent de l’aide sociale, ce ne serait pas très bien reçu. Nous ne devons pas non plus leur faire profiter d’une voie particulière vers la citoyenneté. Ils doivent faire la queue comme les autres. Nous ne voulons pas qu’ils profitent de passe-droits, nous ne voulons pas qu’ils obtiennent des privilèges dont les autres Canadiens ne bénéficient pas, mais en même temps, nous souhaitons les accueillir chaleureusement.
C’est pourquoi je crois qu’il vaut beaucoup mieux que ce soit le secteur privé qui fournisse l’argent pour des subventions au loyer plutôt que le gouvernement fédéral. Nous avons déjà recueilli plus de 30 millions de dollars auprès du secteur privé. Si vous êtes Américains, vous pouvez multiplier cette somme par dix. Selon les normes américaines, ce serait 300 millions de dollars moins le taux de change, ce qui représente pas mal d’argent par les temps qui courent. Alors, nous faisons des progrès.
Il y a une semaine environ, 52 pour cent des réfugiés avaient déjà trouvé un logement permanent. Maintenant, une semaine plus tard, même si beaucoup de nouveaux réfugiés sont arrivés la semaine dernière, ce pourcentage est de 58 pour cent. Alors, nous faisons des progrès et c’est en partie grâce à de nouveaux centres d’établissement d’un bout à l’autre du pays, dans des endroits plus petits où le coût des loyers est plus bas, et dans des endroits comme la Nouvelle-Écosse qui souhaite accueillir des réfugiés. Nous répartissons ainsi les réfugiés à la grandeur du pays.
Je pense donc que nous sommes en bonne voie de résoudre ce problème, mais il n’est toujours pas entièrement réglé. Finalement, du côté des emplois, nous faisons appel aux employeurs. Bon nombre d’entre eux acceptent volontiers d’employer ces réfugiés. Mon ministère, de concert avec les employeurs et les chambres de commerce, s’efforce donc aussi de leur trouver un emploi.
Permettez-moi maintenant de parler d’un autre point, en fait, de deux autres points. Tout d’abord, qu’en est-il de la recherche? Puisque ce groupe est très axé sur la recherche. Bon nombre d’entre vous le sont, je crois. Et l’autre point est la dimension internationale de la question des réfugiés.
Nous allons surveiller cela de très près, au sein de mon ministère, au cours de l’année à venir, pendant les cinq prochaines années, les dix prochaines années, et même les vingt prochaines années. Nous suivrons les progrès de cette grande vague de réfugiés. Nous financerons le Conseil de recherches en sciences humaines afin de nous assurer que des recherches universitaires sont réalisées pour vraiment analyser et comprendre où nous en sommes dans ce projet, afin que nous puissions en tirer des leçons pour la vague future, et peut-être des leçons qui pourraient être utilisées dans d’autres pays.
Par ailleurs, j’aimerais dire quelques mots à propos de la scène internationale. Je pense que toute la planète nous a remarqués. Je pense que quand Justin Trudeau a accueilli ce premier avion, la photo a fait le tour du monde, à un point tel que les jeunes enfants ainsi que l’organisation de l’UNICEF, que j’ai rencontrés en Jordanie, qui n’avaient jamais entendu parler du Canada m’ont tous dit qu’ils étaient au courant. Donc, s’ils le sont, je pense que beaucoup d’autres le sont aussi. Cela m’a réconforté de voir que, à un moment où de nombreux pays ferment leurs portes, ne les laissent entrer qu’au compte-goutte, nous, nous ouvrons nos portes, pas grandes ouvertes, mais ouvertes tout de même, et nous accueillons 25 000 réfugiés. À mon avis, cela envoie un beau message au monde entier, alors que de nombreux autres pays envoient un message contraire.
Mais cela étant dit, de nombreux Canadiens affirment que le Canada est un chef de file mondial dans tout ce qu’il est possible d’imaginer. Je ne suis pas de cet avis. Nous ne sommes pas les chefs de file mondiaux dans tous les domaines. Peut-être dans un ou deux. Alors, permettez-moi de parler des secteurs dans lesquels, je pense, nous pouvons être des chefs de file et où nous pourrions peut-être contribuer à faire face à la crise mondiale des réfugiés.
Disons d’abord que nous avons plutôt bien réussi à bâtir une société multiculturelle, en acceptant les nouveaux arrivants de religions et communautés très différentes. Je représente le comté de Markham depuis 15 ans. Markham est, selon Statistique Canada, la municipalité où règne la plus grande diversité au Canada. Lorsque les ministres allemands (l’Allemagne est un grand pays de plus de 80 millions d’habitants) sont venus au Canada, ils ont demandé à rencontrer le maire de Markham, une ville de 300 000 personnes, pour lui demander quel était le secret de cette intégration si bien réussie. Voilà donc un indicateur.
Un autre indicateur est que les Canadiens sont très positifs en ce qui concerne ce projet d’accueil de réfugiés. Regardez combien se sont portés volontaires à titre de répondants privés, regardez tous les Canadiens et toutes les entreprises, entre autres, qui apportent leur aide à bien des égards, regardez les sondages d’opinion, et vous constaterez que nous sommes un peuple accueillant. Je pense que cela témoigne de notre réussite dans l’édification d’une société multiculturelle.
Selon moi, une autre façon dont nous pouvons donner l’exemple au monde entier est par l’intermédiaire de notre programme de parrainage privé de réfugiés. Je crois que, dans les pays de l’Union européenne, on commence à voir ce programme comme un moyen d’accueillir plus de gens dans la légalité possiblement grâce à du parrainage privé, et moins de — je pense que le terme qu’ils — le terme qu’ils utilisent est irrégularité. Notre programme de parrainage privé pourrait être imité dans le monde entier. Je prévois donc organiser certaines rencontres à l’échelle internationale, car le Canada a beaucoup à dire à ce sujet.
Bon, je ne veux pas parler trop longtemps, mais je tiens à ajouter quelques mots sur deux autres éléments de notre politique d’immigration, car ils sont reliés, en quelque sorte, à la question des réfugiés. Le premier : il est évidemment très important de voir à l’intégration économique réussie des immigrants. Vous avez entendu mes deux homologues provinciaux. Ils souhaitent qu’il y ait plus de candidats provinciaux. Donc le nombre d’entre eux est passé de quelques-uns — il y a 10 ans, le nombre de candidats provinciaux était relativement restreint — à environ 50-50 aujourd’hui, soit 50 pour cent d’immigrants économiques du volet fédéral, et 50 pour cent d’immigrants économiques du volet provincial.
Je n’ai jamais rencontré de ministres provinciaux qui souhaitent que soit réduit le nombre de candidats des provinces.
Par conséquent, observe-t-on une tendance selon laquelle le gouvernement fédéral n’aurait essentiellement presque rien à voir avec le choix des immigrants économiques, et le travail à cet égard serait transmis aux provinces? Est-ce là la tendance? Est-ce cela que nous voulons? Je rencontre mes homologues provinciaux la semaine prochaine et nous aborderons ce sujet. Nous discuterons de concessions de part et d’autre. Mais ce qui ressort de tout cela est que nous voulons réformer nos propres processus d’immigration économique. Sur ce point, nous consulterons certainement les gouvernements provinciaux. Faut-il avoir un volet pour une échelle inférieure, procéder à une étude d’impact sur le marché du travail pour nos immigrants économiques? Faut-il accorder un certain nombre de points à ceux qui ont un emploi? Faut-il faire plus pour favoriser les étudiants étrangers? Je répondrai seulement à la dernière de ces questions, et ma réponse est oui. Nous devons en faire davantage pour que les étudiants étrangers puissent devenir des résidents permanents.
Ce sont toutes des questions importantes, et sur lesquelles je consulterai tous les intervenants. Nous aurons l’occasion d’échanger sur la question du nombre d’immigrants économiques du volet fédéral par rapport au nombre d’immigrants économiques du volet provincial.
Enfin, l’autre élément est la famille. Il y a les réfugiés, il y a les immigrants économiques et il y a les familles. L’un des engagements pris lors de la campagne, nous en avons pris plusieurs, mais celui-ci est sans doute à la fois le plus important et le plus difficile, car le Canada fait face à un fiasco pour ce qui est du délai de traitement dans la catégorie du regroupement familial. Il faut plus ou moins deux ans pour réunir mari et femme. Alors que dans d’autres pays auxquels nous nous comparons, il suffit de six à huit mois. Je trouve cela inacceptable. Je pense que nous devons décupler nos efforts pour réduire ce délai de traitement.
La raison pour laquelle j’ai mentionné cela, en partie, c’est parce que c’est important pour moi. Et parce qu’il y a une interaction entre cela et ce que nous avons fait par rapport aux réfugiés. Oui, nous aimerions avoir plus d’argent. Nous nous sommes engagés à verser plus d’argent, mais nous ne disposerons pas nécessairement d’importants nouveaux fonds pour réduire ces délais de traitement. Nous devons nous fier à ce dont nous disposons, c’est-à-dire que nous devons repenser notre ministère pour ce qui est des processus que nous suivons, et de la rapidité avec laquelle nous les exécutons. Nous pouvons tirer parti de l’expérience que nous venons d’acquérir dans le dossier des réfugiés. Le vrai changement consiste à faire quelque chose que l’on n’a jamais fait auparavant.
Eh bien, les gens de mon ministère ont appris à exécuter des processus simultanément plutôt que consécutivement. Ils ont appris comment faire les choses plus rapidement. Ils ont appris à laisser tomber certaines parties du processus qui ne sont pas vraiment nécessaires. Nous devons appliquer la même logique à la façon dont nous traitons les demandes de regroupement familial, et peut-être même les demandes des immigrants économiques, si vous voulons faire le travail plus rapidement et, par conséquent, réduire les délais de traitement.
Il s’agit d’un gros travail. Il ne se fera pas du jour au lendemain. Je viens tout juste de remercier les employés de mon ministère pour le travail fantastique qu’ils ont accompli dans le dossier des réfugiés, et je peux vous dire que très bientôt je leur demanderai de faire un travail tout aussi remarquable qui permettra d’accélérer les délais de traitement de la catégorie du regroupement familial.
Je vais m’arrêter ici.
J’aimerais simplement terminer en remerciant toutes les personnes présentes dans cette salle. Je sais que vous êtes concernés, sinon vous ne seriez pas ici. Merci pour tout ce que vous avez accompli en tant qu’intervenants, chercheurs et individus démontrant leur engagement envers les réfugiés, leur migration et leur établissement. Nous avons fait un bon bout de chemin, mais il en reste encore beaucoup à faire. Alors, merci infiniment.
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