ARCHIVÉ – Discours – Notes pour une allocution prononcée par l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme lors d’une conférence de presse pour annoncer qu’en 2010, le nombre d’immigrants légaux au Canada a atteint un sommet inégalé depuis plus de 50 ans

Toronto (Ontario), le 13 février 2011

Tel que prononcé

Merci beaucoup d’être ici. Mesdames et messieurs, le gouvernement du Canada est déterminé à poursuivre la tradition canadienne, qui consiste à accueillir de nouveaux arrivants du monde entier à l’appui d’une solide économie. Alors que d’autres pays occidentaux réduisent l’immigration en période de récession, le gouvernement du Canada a continué à accueillir un grand nombre d’immigrants légaux, tout en prenant des mesures pour maintenir l’intégrité de son système d’immigration. Effectivement, après la récession, notre économie a besoin d’un niveau élevé d’immigration économique pour rester solide.

C’est pourquoi en 2010, au moment où le Canada émergeait de la récession mondiale, l’été dernier, j’ai pris des mesures pour stimuler l’immigration économique. Après avoir rencontré mes homologues provinciaux au mois de juin dernier, j’ai annoncé que nous étions en train d’ajuster le plan d’immigration du Canada pour augmenter en 2010 l’immigration économique et pour aider les employeurs à disposer des travailleurs dont ils ont besoin pour compléter les sources intérieures de main-d’œuvre.

Je suis donc ici aujourd’hui pour faire une annonce très intéressante. Par suite de ces changements – et d’après les données préliminaires que je présente aujourd’hui – depuis 57 ans le Canada n’a pas accueilli autant d’immigrants qu’en 2010 – 281 000 nouveaux arrivants. Nous avons reçu 281 000 nouveaux arrivants, pour être exact, un total de 280 636 nouveaux résidents permanents – nous ne voulons en oublier aucun – ont été acceptés au Canada l’an dernier.

Il s’agit d’environ 60 000 personnes de plus que le nombre annuel moyen de nouveaux résidents permanents pendant les années 1990. Dans l’ensemble, le nombre de nouveaux résidents permanents que prévoyait accueillir le gouvernement en 2010 a en fait été dépassé de 6 %. Dans les années 1990, les objectifs n’étaient habituellement pas atteints, mais cette année, notre ministère a dépassé de 6 % le nombre visé de nouveaux arrivants.

Il est important de comprendre que les objectifs ne sont fixés que pour les besoins de la planification. Ce qui importe, c’est le nombre réel d’immigrants qui sont acceptés au Canada. Pour 2010, j’ai dit que ce nombre dépassait les 280 000, la différence provenant principalement d’immigrants économiques qualifiés qui vont nous aider à bâtir notre économie.

L’immigration joue un rôle important en soutenant notre croissance et notre prospérité. En effet, le grand nombre d’immigrants économiques accueillis en 2010 a aidé Citoyenneté et Immigration Canada à réduire l’arriéré des demandes dans le cadre du volet fédéral du Programme des travailleurs qualifiés, à réduire de beaucoup le temps d’attente dans le cadre de notre Plan d’action pour accélérer l’immigration et à mieux répondre aux besoins du marché du travail.

Avant la mise en place par notre gouvernement du Plan d’action pour accélérer l’immigration, le Canada était obligé de traiter toutes les demandes d’immigration reçues, ce qui a donné lieu à un arriéré énorme, qui a atteint 640 000 demandes dans la catégorie des travailleurs qualifiés en 2008. Mais notre Plan d’action porte fruit. En fait, l’an dernier, l’arriéré dans cette catégorie n’était plus que de 335 000 demandes. Il a donc diminué de près de 50 %, ce qui correspond à presque à la moitié des demandeurs qui attendaient une décision en 2008.

Mesdames et messieurs, je suis très heureux que nous ayons accueilli un grand nombre d’immigrants en 2010, ce qui signifie qu’un plus grand nombre de gens n’attendent plus et se préparent à une vie nouvelle parmi nous, ici au Canada. C’est important parce que le Canada a besoin de travailleurs qualifiés. Ce sont de nouveaux arrivants qui possèdent la bonne combinaison de compétences, d’études et d’expérience, pour nous permettre de répondre aux besoins actuels et à long terme de notre économie. Ils ont aussi des compétences transférables, leur permettant de s’adapter à l’évolution de notre marché du travail.

En fait, nous avons récemment procédé à une évaluation qui a confirmé l’importante contribution à l’économie canadienne des immigrants choisis dans le cadre du Programme des travailleurs qualifiés. Cette évaluation a consisté à déterminer si le programme permet de sélectionner des immigrants dont la réussite économique au Canada est plus probable. Elle a montré que les immigrants qualifiés réussissent bien à combler des pénuries de main-d’oeuvre. L’évaluation a permis de constater que les travailleurs qualifiés – et c’est une très bonne nouvelle – qui avaient déjà une offre d’emploi au moment où ils présentaient leur demande de résidence permanente étaient ceux qui réussissaient le mieux, avec un salaire moyen de 79 000 $ trois ans après leur arrivée au Canada.

Donc, après un long déclin dans les résultats économiques des immigrants, la situation se rétablit. Nous constatons maintenant que les résultats économiques des travailleurs qualifiés, des candidats des provinces et de nombreuses autres catégories s’améliorent de plus en plus. Nous franchissons un point critique. Environ les deux tiers de ceux qui ont été admis en 2010 étaient des immigrants économiques accompagnés de personnes à charge. Je ferais aussi remarquer que l’an dernier, nous avons continué à faire notre part pour répondre aux besoins des provinces et des territoires, avec un nombre record d’admissions dans le cadre du Programme des candidats des provinces, 20 % de plus qu’en 2009.

C’est pourquoi, depuis quatre ans, notre gouvernement a autorisé une importante expansion du Programme des candidats des provinces, d’environ 8 000 personnes à environ 36 000 personnes, cette année, en 2011. Savez-vous ce que cela signifie ? Les immigrants sont beaucoup mieux répartis à l’échelle du Canada. Auparavant, ils s’établissaient dans une proportion de 90 % à Toronto, à Montréal et à Vancouver et n’allaient pas nécessairement aux endroits offrant les meilleures possibilités d’emploi, comme les provinces de l’Atlantique et de l’Ouest, par exemple.

Maintenant, grâce à l’expansion du Programme des candidats des provinces, nous constatons que les nouveaux arrivants sont beaucoup mieux répartis, que l’immigration augmente au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, ce qui multiplie les possibilités. Ils restent de plus en plus dans ces communautés, lesquelles profitent maintenant de l’immigration comme jamais auparavant.

Tout en accueillant un plus grand nombre d’immigrants dans la catégorie économique en 2010 que ce qui était prévu initialement, nous avons aussi respecté nos obligations à l’égard du regroupement des familles et nos obligations d’ordre humanitaire pour aider des réfugiés. En fait, le nombre global de réfugiés à qui une protection a été offerte au Canada a augmenté l’an dernier. Les 12 595 réfugiés qui ont obtenu le droit d’asile ici au Canada l’an dernier ont respecté les règles et sont venus légalement au Canada.

Tout en poursuivant notre tradition humanitaire d’offrir un asile sûr aux réfugiés légitimes, nous n’allons pas rester impassibles devant ceux qui abusent de notre système d’immigration en évitant les files d’attente et en payant des passeurs pour venir ici illégalement. Le projet de loi C-49, la Loi visant à empêcher les passeurs d’utiliser abusivement le système d’immigration canadien, envoie clairement le message que l’utilisation abusive de notre système d’immigration ne sera pas tolérée.

Nous avons aussi continué à accepter un nombre croissant d’étudiants étrangers l’an dernier, dans le cadre de nos efforts conjugués avec ceux des gouvernements fédéral et provinciaux, des collèges et des universités. Par exemple, lors de mon passage en Chine, l’an dernier, j’ai annoncé le Programme des partenaires étudiants. Nous l’avons déjà mis en œuvre en Inde, ce qui contribue à faire nettement augmenter le nombre d’étudiants étrangers de ces deux pays.

Le nombre d’étudiants étrangers qui sont venus au Canada a crû de plus de 10 % l’an dernier, pour atteindre le nombre record des étudiants étrangers admis au Canada, et nous nous attendons à ce que leur nombre augmente encore davantage en 2011.

Mesdames et messieurs, le gouvernement du Canada est déterminé à faire appel à l’immigration pour soutenir la reprise économique et la prospérité du Canada. Je peux vous assurer que nous restons déterminés à regrouper les familles et à poursuivre la tradition humanitaire du Canada en protégeant ceux qui ont besoin de protection. Permettez-moi seulement d’ajouter que nous avons opéré de nombreux autres changements positifs depuis un an, notamment en adoptant des mesures pour mieux protéger les droits des aides familiaux résidants, notamment la Loi Juana Tejada, pour faciliter l’obtention de la résidence permanente par ces personnes et pour veiller à ce que celles qui tombent malades pendant qu’elles travaillent fort, ici au Canada, ne soit pas pénalisées.

Notre gouvernement a également créé la catégorie de l’expérience canadienne, qui permet à des travailleurs temporaires et à des étudiants de devenir résidents permanents au Canada, parce qu’ils sont déjà pré-intégrés et parce que leur dire d’aller à l’étranger n’aurait pas de sens. Nous prenons en ce moment des décisions au sujet des demandes de travailleurs qualifiés – il s’agit de nouvelles demandes – en l’espace de plusieurs mois et non plus en l’espace de plusieurs années, comme c’était le cas il y a cinq ans.

Nous avons triplé l’investissement fédéral dans les services de règlement et c’est vrai, en Ontario et à Toronto pour l’an prochain comme ce l’était l’an dernier. Nous investissons 600 millions $ dans les services d’établissement en 2011 comparativement à 300 millions $ en 2005. En Ontario, par exemple, en 2005, le gouvernement fédéral investissait 109 millions $ dans les services d’établissement. Cette année, nous investirons plus de 300 millions $ pour aider à donner aux nouveaux arrivants en Ontario une solide longueur d’avance.

Nous avons aussi adopté la Loi sur des mesures de réforme équitables concernant les réfugiés, qui a fait l’unanimité au Parlement, qui aidera à empêcher les demandeurs d’asile d’abuser de la générosité du Canada, tout en offrant une protection plus rapide aux réfugiés de bonne foi qui ont besoin de protection, et en ajoutant l’équité procédurale depuis longtemps demandée par les groupes de défense des réfugiés grâce à une nouvelle Section d’appel des réfugiés. Nous augmentons aussi, au cours des deux prochaines années, le nombre de réfugiés que nous soustrayons à des situations terribles à l’étranger. Nous augmenterons en effet de 20 % le nombre de réfugiés à réinstaller au Canada. Il s’agit en général de personnes qui vivent dans des camps de l’ONU, de victimes de conflits, de violence, de la guerre ou d’un nettoyage ethnique.

Nous augmentons de 20 % le soutien de l’intégration des réfugiés parrainés par le gouvernement pour qu’ils puissent partir du bon pied dès l’arrivée de leur famille ici, au Canada. Il ne faut pas oublier que l’une des premières mesures que notre gouvernement a prises en 2006 a été de réduire de moitié la taxe d’établissement des résident permanents et que jusqu’à maintenant, cette mesure a permis aux nouveaux arrivants d’économiser plus de 1,2 milliard $, qui sont restés dans leurs poches et qu’ils conservent maintenant pour aider leur famille.

Alors, les amis, il reste encore beaucoup à faire et je me réjouis de travailler avec nos communautés d’immigrants et nos communautés culturelles, à continuer à améliorer nos programmes d’immigration. Mais aujourd’hui, il s’agit pour nous de célébrer qu’alors que d’autres pays ferment leurs portes, le Canada laissent les siennes ouvertes à ceux qui veulent s’établir ici, participer, respecter les règles, travailler fort et bâtir un Canada prospère, à ceux qui ont besoin de notre aide, qui sont victimes de persécution et aux familles qui cherchent à rejoindre ceux qui les ont précédés ici, au Canada.

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