ARCHIVÉ – Notes en vue d’une allocution de l’honorable Jason Kenney, C.P., député, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme

Lors d’un atelier de l’Association des collèges communautaires du Canada à l’intention des partenaires dans le cadre du Programme canadien d’intégration des immigrants (PCII)

Ottawa (Ontario)
le 12 février 2013

Tel que prononcé

Nous savons que le Canada est depuis toujours un pays d’opportunité, d’ouverture vers les nouveaux arrivants. Depuis quelques années, on a reçu en moyenne 260 000 nouveaux résidents permanents par année avec le niveau d’immigration per capita le plus élevé au monde développé.

Depuis les quelques dernières années, nous maintenons le taux d’immigration constant le plus élevé, en termes absolus, de toute notre histoire, avec plus d’un quart de million de nouveaux résidents permanents par année. Nous faisons croître notre population d’un peu moins de 0,8 % chaque année, ce qui représente le niveau d’immigration par habitant le plus élevé du monde.

Nous le faisons pour une raison. Nous le faisons non seulement en raison de notre tradition d’ouverture, mais également parce que nous avons besoin du talent, de l’ardeur au travail, de la motivation, du sens de l’initiative et de l’esprit d’entrepreneuriat des nouveaux arrivants pour assurer notre prospérité à long terme. Nous en avons particulièrement besoin dans un contexte où la population est vieillissante et où la population active s’amenuise.

Nous en avons besoin du fait que l’un des plus importants défis que doit relever l’économie canadienne aujourd'hui, et à l’avenir, a trait aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences. C’est la raison pour laquelle nous avons, en notre qualité de gouvernement – et même en période de difficulté du point de vue de l’économie et du marché du travail, et malgré le fait que bon nombre d’autres pays développés aient décidé de réduire leurs niveaux d’immigration – nous avons maintenu notre ouverture en vue d’atteindre d’importants niveaux d’immigration.

Mais il ne suffit pas seulement d’accueillir des nouveaux arrivants. Il ne suffit pas d’adopter une attitude d’ouverture générale. Si un trop grand nombre de nouveaux arrivants ont de la difficulté après leur arrivée au Canada et s’en trouvent déçus – et parfois même déprimés – du fait qu’ils ne sont pas en mesure de travailler dans leur domaine de formation.

C’est inacceptable que nous recevions tellement d’immigrants qui se trouvent comme chômeurs ou sous-employés dans le marché de main-d’œuvre. Les professionnels bien éduqués dans leurs pays d’origine qui font face aux défis incroyables en ce qui concerne l’intégration économique au Canada.

C’est la raison pour laquelle nous devons tous en faire plus pour veiller à ce que les nouveaux arrivants au Canada puissent s’intégrer rapidement et réussir sur le plan économique. Il n’est pas logique de constater que le taux de chômage des nouveaux arrivants au Canada est deux fois plus élevé que le taux de chômage de la population en général. Il est inacceptable que le taux de chômage des immigrants titulaires d’un diplôme universitaire, des nouveaux arrivants, soit quatre fois plus élevé que le taux de chômage des Canadiens de naissance titulaires d’un diplôme universitaire.

Il est, selon moi, immoral que des professionnels hautement qualifiés formés à l’étranger soient coincés au bas de l’échelle du marché du travail, qu’ils ressentent de la frustration en raison du gaspille de leurs compétences et de leur potentiel, particulièrement lorsqu’il y a d’importantes pénuries de main-d’œuvre dans notre économie. Cela est tout simplement illogique.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous entreprenons des réformes fondamentales dans le but de bâtir un système d’immigration rapide, souple et intelligent, pour les personnes que nous sélectionnerons à l’avenir et qui ont les compétences requises soient en mesure de travailler dès leur arrivée, de réaliser leur plein potentiel et de contribuer à l’économie canadienne.

C’est également la raison pourquoi nous avons investi les sommes importantes dans l’intégration des nouveaux arrivants et la pré-intégration des immigrants économiques sélectionnés avant leur arrivée au Canada. Ça, c’est le point de notre annonce aujourd’hui.

C’est également l’une des raisons pour lesquelles nous avons consenti d’importants investissements en matière d’intégration des nouveaux arrivants depuis 2006, en triplant les fonds accordés par le gouvernement fédéral pour financer les services d’établissement offerts par bon nombre des groupes et des personnes représentés dans cette salle aujourd’hui – des services pratiques comme des cours de français et d’anglais, de l’aide pour chercher un emploi et des programmes de mentorat.

Un programme novateur qui m’a été présenté par le Calgary Catholic Immigration Service visait à aider les ingénieurs en pétrochimie et les géologues formés à l’étranger à se trouver des stages et des possibilités de mentorat au sein d’entreprises pétrolières et gazières, leur permettant de passer du bas de l’échelle du marché du travail, au salaire minimum, à un revenu dans les six chiffres quelques années après leur arrivée au Canada, et ce, grâce aux liens qu’ils tissent et à des investissements très modestes de notre part.

Ces programmes sont importants, mais il est également très important que nous donnions aux nouveaux arrivants que nous avons sélectionnés la chance de partir du bon pied. C’est la raison d’être du Programme canadien d’intégration des immigrants. J’aurais préféré un autre nom, plus simple. On comprend bien que ce n’est pas un expert en marketing qui a trouvé ce nom. C’est sûrement une idée gouvernementale.

Mais ce qui est vraiment important, c’est le programme en tant que tel, et non son nom.

En ce moment même, des gens débarquent à l’aéroport Pearson, à l’aéroport à Montréal, à Vancouver et ils sont pleins d’incertitude. Ils ne savent pas ce qui va se passer dans leurs premiers jours au Canada, dans leurs premiers mois au Canada. Ils n’ont pas un emploi organisé. Peut-être ils n’ont même pas organisé l’hébergement.

En ce moment même, des gens débarquent de l’avion, déambulent dans nos principaux aéroports et se présentent aux autorités de l’immigration pour faire estampiller leurs documents en tant que résidents permanents. Bon nombre d’entre eux ne savent pas vraiment ce qui se passera par la suite. Ils seront un peu comme dans le brouillard alors qu’ils chercheront un logis, voudront inscrire leurs enfants à l’école et, évidemment, chercheront l’emploi, la possibilité économique pour laquelle ils ont tout laissé derrière, leurs amis, leur famille, pour venir s’établir dans ce pays froid qui leur est étranger.

Nous devons faire tout ce que nous sommes raisonnablement en mesure de faire pour leur permettre de débarquer de l’avion avec un nouveau souffle, remplis d’espoir et de confiance, et non d’insécurité et d’anxiété. Parce qu’ils sauront qu’ils pourront planifier et vivre leurs premières semaines et leurs premiers mois au Canada.

Idéalement, nous aimerions que, lorsqu’ils mettent pied à terre, ils aient déjà un emploi réservé ou qu’ils soient en voie de se trouver un emploi, qu’ils comprennent déjà le processus de demande et d’obtention d’un permis d’exercer s’ils souhaitent travailler dans une profession réglementée, qu’ils aient une feuille de route à suivre pendant les premières étapes de leur intégration au Canada.

Il s’agissait d’une importante lacune de notre processus d’établissement et d’intégration avant la création du PCII. Maintenant, depuis cinq ans, nous offrons cet important programme dans nos principaux pays sources d’immigrants, nos trois principaux pays : la Chine, les Philippines et l’Inde. Et nous avons élargi le PCII à des immigrants sélectionnés de la catégorie de l’immigration économique originaires du Royaume-Uni, de la Scandinave, de certaines parties d’Europe et des États du Golfe, par l’intermédiaire de notre bureau à Londres. Ainsi, environ 85 % des immigrants sélectionnés au titre de la catégorie de l’immigration économique ont accès aux séances de counselling offertes dans le cadre du PCII.

Je sais qu’il est efficace. L’Association des collègues communautaires du Canada a mené un sondage : 91 % des diplômés du programme l’ont trouvé utile; 99 % ont indiqué qu’il leur avait permis de mieux comprendre comment trouver un emploi convenable au Canada. Je sais que nous nous affairons à des recherches plus sérieuses sur les résultats du programme, ces renseignements non scientifiques sont très favorables.

J’ai rencontré à Delhi à deux reprises, à Manille, à Beijing et même à Londres dernièrement les immigrants qui ont été sélectionnés pour le Canada qui ont fait le programme. Selon eux, ça leur a préparé énormément pour leur arrivée.

Ils ont développé une plus grande confiance, ces gens que j’ai rencontrés et qui ont participé au programme à Beijing, Manille, Delhi et Londres.

J’ai rencontré des gens qui s’étaient trouvé un emploi au Canada avant leur arrivée, grâce aux liens qu’ils ont pu tisser par l’intermédiaire du PCII. Dans ce monde nouveau, le monde de l’Internet, il est beaucoup plus facile d’établir des liens partout dans le monde, mais on y retrouve tellement d’informations, dont quantité ne sont pas fiables. Le fait de pouvoir compter sur un conseiller fiable permet aux gens d’être aiguillés vers les bonnes ressources pour vérifier qu’une organisation est crédible et pour trouver de réels emplois, évitant ainsi les renseignements erronés ou même les escroqueries.

Ce des éléments d’information qui donnent confiance aux agents lorsqu’ils arrivent ici. C’est la raison pour laquelle nous avons investi plus de 15 millions de dollars depuis 2010. Je suis heureux de vous annoncer aujourd’hui que nous venons d’accueillir notre 20 000e diplômée de ce programme d’orientation préarrivée. Il s’agit de Mme Patricia Soyao, une infirmière de 28 ans originaire des Philippines. Patricia, la voici. Elle porte des mitaines à l’effigie de la feuille d’érable. C’est dommage que nous ne puissions pas vous la présenter personnellement, mais elle arrivera et commencera sa nouvelle vie au Canada, en avril à Vancouver.

Je dois dire à nos amis Yuebin Ding et Weizhi Huang que – au fait, ils ont eu aussi participé au programme et sont arrivés au Canada, à Ottawa, en novembre, et ont commencé leur nouvelle vie au Canada du bon pied – nous vous souhaitons la bienvenue au Canada et vous souhaitons un heureux Nouvel An lunaire. Je dois cependant dire que Patricia a été plus perspicace. Elle a prévu d’arriver en avril, à Vancouver, et non en novembre, à Ottawa. J’imagine qu’ils ne vous ont pas informés au sujet du climat dans le cadre du PCII, ou que vous êtes des personnes en très bonne santé. Cela dit, nous vous souhaitons la bienvenue au sein de la grande famille canadienne.

Au fait, nous offrons des outils en ligne beaucoup plus complets par l’intermédiaire du BORTCE, mon ministère, le portail Travailler au Canada, au sujet duquel 2 millions de personnes de partout dans le monde ont été informées pour les aider à commencer une nouvelle vie au Canada, ou à obtenir de l’information sur la recherche d’emploi ici.

Évidemment, dans le cadre de nos réformes du système d’immigration, lorsque nous recommencerons à accepter les nouvelles demandes au titre du Programme des travailleurs qualifiés au cours du printemps, nous exigerons une évaluation des études menée par un tiers afin de nous assurer que les immigrants que nous sélectionnons ont raisonnablement de bonnes chances d’avoir des diplômes et des grades reconnus par les employeurs canadiens. Et, en temps utile, en collaborant avec les organismes de réglementation, nous espérons mettre en place, d’ici 2015, une forme d’évaluation préalable des titres de compétences des professionnels qui souhaitent travailler dans une profession réglementée.

Yuebin et Weizhi : Félicitations pour avoir choisi le Canada. Nous vous souhaitons la meilleure des chances ainsi que de belles réussites dans notre pays. Patricia, même si tu n’es pas ici, ainsi qu’à tous ceux et celles qui ont participé au Programme et ont contribué à sa réussite, au nom du gouvernement du Canada et tous les Canadiens, un grand merci.

Merci beaucoup.

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