ARCHIVÉ – Incidences de l’éducation postsecondaire au Canada sur les résultats des immigrants récents relativement au marché du travail

Paul Anisef, professeur, Université York
Robert Sweet, professeur, Université Lakehead
Dre Maria Adamuti-Trache, Université de la Colombie-Britannique

Ce travail de recherche a été financé par la Direction générale de la recherche et de l’évaluation de Citoyenneté et Immigration Canada. Les points de vue et opinions exprimés dans le présent rapport sont ceux des auteurs. Ils ne correspondent pas nécessairement à l’opinion ni à la politique officielle de Citoyenneté et Immigration Canada ou du gouvernement du Canada.

Les copies du rapport circonstancié sont disponibles sur demande à Research-Recherche@cic.gc.ca.


Sommaire

Ce rapport utilise les données de trois vagues de l’Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada (ELIC), couvrant la période de 2000 à 2004. Il évalue les résultats obtenus à court terme en matière d’emploi par les immigrants récents qui avaient antérieurement fait des études universitaires et qui ont choisi de s’inscrire à une université, un collège ou un autre établissement d’enseignement postsecondaire canadien. La principale question à laquelle la recherche cherchait à répondre était la suivante : Les différentes voies d’accès à l’éducation postsecondaire (EPS) mènent-elles à des résultats positifs en matière d’emploi parmi les immigrants récents ayant fait des études universitaires antérieurement? Les voies examinées étaient les suivantes :

  1. recyclage – immigrants qui cherchent à obtenir un titre de compétences lié à un emploi en poursuivant leurs études ou leur formation auprès d’un établissement non universitaire (p. ex. collège communautaire ou professionnel, institut, école de métiers);
  2. valeur ajoutée – immigrants qui s’inscrivent à une université pour obtenir un diplôme dans le même domaine;
  3. nouveau départ – immigrants qui cherchent à obtenir un diplôme universitaire dans un domaine différent;
  4. non-participants – immigrants n’ayant pas fait d’études, ou ayant fait des études ou reçu une formation autre qu’une EPS.

Nous avons découvert que les groupes de chaque voie d’accès ainsi que les non-participants améliorent leur situation d’emploi au Canada après leur arrivée. L’amélioration est moins marquée pour les non-participants et les immigrants du groupe du recyclage, et plus marquée pour les groupes des deux voies universitaires (valeur ajoutée et nouveau départ). En outre, les immigrants faisant partie de ces deux dernières catégories ont également connu une plus grande amélioration sur le plan du prestige professionnel, mesuré au moyen d’une échelle mise au point par Goyder et Frank (2007). Les gains les plus importants ont été réalisés par les immigrants faisant partie du groupe de la valeur ajoutée.

Nous avons cherché à déterminer si la participation à des études postsecondaires augmente au cours des quatre premières années suivant l’arrivée; quels facteurs motivent la décision de s’inscrire en vue de faire d’autres études; et quels sont les effets de l’EPS sur la formation de capital social. Nous avons également analysé les différences selon le choix du domaine d’études universitaires antérieur.

Bien que poursuivre des études universitaires au Canada semblent assurer les meilleurs résultats, de nombreux immigrants optent pour des voies non universitaires d’éducation. Certes, les préférences individuelles jouent un rôle dans cette décision, mais la réceptivité des établissements d’enseignement postsecondaire canadiens aux besoins des immigrants devrait être prise en considération. Les efforts déployés pour améliorer l’expérience étudiante des immigrants adultes favoriseront la mise en place de conditions gagnantes pour une intégration efficace dans le marché du travail canadien.

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