Initiative de réinstallation des réfugiés syriens – La suite des choses

En réponse à la crise des réfugiés syriens, le Canada a réinstallé plus de 40 000 réfugiés syriens. Cette initiative représentait une situation exceptionnelle et temporaire qui a exigé des ressources additionnelles et la prise de mesures extraordinaires temporaires.

Bien que certains éléments soient uniques à cette initiative, ils continuent d’influencer nos processus alors que nous nous efforçons d’aider toutes les populations de réfugiés.

Quelles sont quelques-unes des principales leçons qui ont été tirées de l’initiative de réinstallation des réfugiés syriens?

Échange de renseignements avec les intervenants

Un profil général de la population syrienne que nous prévoyions réinstaller a été transmis aux intervenants dès le début de l’initiative. En rétrospective, les besoins des réfugiés pris en charge par le gouvernement que nous avons réinstallés se sont avérés plus grands que prévu, mais cette information n’a pas été connue jusqu’à ce que les réfugiés soient reçus en entrevue et commencent à arriver au Canada.

Les réfugiés ont vécu des traumatismes nécessitant souvent des soins spécialisés. Il est important que la communication avec les fournisseurs de services et les répondants continue de permettre aux réfugiés d’accéder aux soins et aux services dont ils ont besoin pour faciliter leur intégration. Le Ministère continue d’examiner les moyens de fournir plus d’information en temps opportun aux intervenants en ce qui concerne les réfugiés issus de toutes les populations qui sont réinstallés au Canada.

Nous travaillons à mettre au point de nouvelles façons de communiquer avec les réfugiés, les répondants et les partenaires tout au long du processus.

Partenariats et travail d’équipe

Tant à l’international qu’au pays, les partenaires ont joué un rôle crucial dans la réussite de cette initiative. Les gouvernements étrangers, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les provinces et territoires, les répondants privés, les fournisseurs de services, les autres ministères fédéraux et l’ensemble des Canadiens ont tous joué et continuent de jouer un rôle important dans la réussite de l’initiative de réinstallation des réfugiés syriens.

Nous continuons d’intégrer ces importants partenariats dans nos plans de réinstallation. Comme l’objectif est de réinstaller 25 000 réfugiés en 2017, le nombre d’admissions en 2017 sera le double de celui enregistré en 2015 et dans les années antérieures. Dans cette optique, nous continuerons de faire équipe avec nos partenaires et les Canadiens pour accueillir les réfugiés.

Appui du public

D’un océan à l’autre, des Canadiens ont tendu la main aux réfugiés syriens. Grâce à des parrainages et à du bénévolat dans leurs collectivités, des gens de partout au Canada ont soutenu l’initiative de réinstallation des réfugiés syriens et aident de nombreux Syriens à s’intégrer à leurs collectivités.

Le public continue de s’investir dans le parrainage privé et dans des activités bénévoles auprès d’organismes d’établissement partout au Canada. Compte tenu de cet intérêt, le Ministère offre du soutien additionnel aux organismes d’aide aux immigrants pour la coordination des bénévoles. Nous avons également forgé un partenariat avec Bénévoles Canada en vue de la création d’un manuel de gestion des bénévoles contenant des outils et des conseils qui permettront aux organismes de mettre à profit les compétences des bénévoles pour aider les nouveaux arrivants.

Souplesse opérationnelle et approches novatrices relatives au traitement

Au cours de l’initiative de réinstallation des réfugiés syriens, la création de centres opérationnels temporaires a constitué une approche novatrice pour traiter les dossiers des candidats le plus efficacement possible. Le Canada a été en mesure de mettre sur pied ces centres grâce à l’aide des gouvernements du Liban, de la Jordanie et de la Turquie et de partenaires de la région, comme le HCR et l’OIM. La capacité à reproduire cette façon de faire dans d’autres pays dépendra de la coopération de ces gouvernements locaux. En outre, la capacité à partager le travail par voie électronique à l’échelle du réseau ministériel des missions a facilité le travail d’équipe et a permis que certaines tâches soient effectuées ailleurs.

L’exécution simultanée d’étapes du processus d’immigration (entrevues, examens médicaux, contrôle de sécurité, etc.) a permis que le gouvernement traite plus de 25 000 cas de réfugiés syriens en une centaine de jours. Cela a nécessité des mesures spéciales, y compris la réaffectation de membres du personnel venant d’autres ministères. Lorsque cela est possible, on peut ainsi accélérer le traitement, mais ces mesures exigent des ressources supplémentaires importantes, tant en matière de ressources humaines que financières.

Lorsqu’elles sont possibles, de telles mesures peuvent accélérer le traitement, mais exigent d’importantes ressources humaines et financières supplémentaires. Ce modèle pourrait servir à d’autres initiatives de réinstallation spéciales à venir.

Désignation prima facie des réfugiés

C’est notamment en les désignant à titre de réfugiés prima facie que le Canada a pu réinstaller un aussi grand nombre de réfugiés syriens en si peu de temps. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) suit les directives du HCR pour décider des situations dans lesquelles il convient d’accorder la désignation prima facie de réfugié.

La désignation de Syriens comme réfugiés prima facie signifie que le demandeur n’a pas eu à prouver son statut de réfugié. Les agents d’immigration ont commencé le processus avec l’hypothèse selon laquelle le demandeur satisfaisait aux exigences d’asile, à moins de preuve du contraire. Ainsi, les agents des visas ont pu mettre l’accent, pendant les entrevues, sur les contrôles de sécurité, la vérification des antécédents criminels et les examens médicaux. Jusqu’à preuve du contraire, les agents des visas ont supposé que les personnes qui fuyaient le conflit répondaient aux critères de définition d’un réfugié. Cette mesure a permis d’accélérer le traitement.

En date d’avril 2017, les Syriens peuvent toujours être désignés à titre de réfugiés prima facie. IRCC continue de surveiller la crise qui sévit en Syrie.

Importance d’accorder du temps aux réfugiés pour dire au revoir et orientation avant le départ

Les réfugiés ont déjà eu à fuir leurs foyers, laissant derrière eux la plupart de ce qu’ils avaient de plus cher. Voyager vers le Canada signifie aussi de devoir dire au revoir à des membres de sa famille, à ses amis et à sa patrie.

Nous avons appris que les gens avaient besoin de temps pour faire leurs adieux. Après février 2016, le voyage des réfugiés syriens dont la réinstallation a été approuvée avait généralement lieu de quatre à huit semaines après une décision favorable à leur égard. Ils ont ainsi eu suffisamment de temps pour régler leurs affaires à l’étranger, faire leurs adieux et suivre les séances d’Orientation canadienne à l’étranger afin de se préparer à vivre au Canada.

Le Canada continue de tenir compte de ces facteurs dans la réinstallation des réfugiés.

Échange de renseignements avec les intervenants

Un profil général de la population syrienne que nous prévoyions de réinstaller a été transmis aux intervenants dès le début de l’initiative. En rétrospective, les besoins des réfugiés pris en charge par le gouvernement que nous avons réinstallés se sont avérés plus grands que prévu, mais cette information n’a pas été connue jusqu’à ce que les réfugiés soient reçus en entrevue et commencent à arriver au Canada.

Les réfugiés ont vécu des traumatismes nécessitant souvent des soins spécialisés. Il est important que la communication avec les fournisseurs de services et les répondants continue de veiller à ce que les réfugiés aient accès aux soins et aux services dont ils ont besoin pour faciliter leur intégration. Le Ministère continue d’examiner les moyens de fournir plus d’information en temps opportun aux intervenants en ce qui concerne les réfugiés issus de toutes les populations qui sont réinstallés au Canada.

Que fait le gouvernement pour veiller à ce que les réfugiés s’intègrent à la société une fois au Canada?

Les réfugiés pris en charge par le gouvernement s’installent dans des collectivités où il existe déjà des services de soutien à l’établissement, et on tient compte de la présence ou non de membres de leur famille au Canada et de la disponibilité des écoles, du logement et de la formation linguistique. Notre objectif consiste à trouver des collectivités où sont offerts des services de réinstallation et d’établissement qui répondent aux besoins des réfugiés et leur permettent d’entrer en contact avec un réseau de soutien capable de les aider à s’adapter à la vie au Canada.

Les réfugiés parrainés par le secteur privé vont dans les collectivités où résident leurs répondants.

Une fois au Canada, tous les réfugiés réinstallés sont des résidents permanents et, à ce titre, ils ont accès à la gamme complète de services d’établissement financés par le gouvernement fédéral qui les aident à s’intégrer dans leurs nouvelles collectivités et à la société canadienne. Cela comprend de la formation linguistique et des services pour les aider à accéder au marché du travail.

Grâce au Conseil national de l’établissement et à nos activités quotidiennes, nous continuons d’échanger régulièrement avec des organismes d’aide aux immigrants pour suivre les progrès de toutes les personnes qui utilisent des services d’établissement et pour savoir ce que le Ministère peut faire pour améliorer ces services. Nous évaluons régulièrement les besoins des nouveaux arrivants dans les différentes collectivités du Canada pour nous assurer que les services dont ils ont besoin sont accessibles.

Quels services d’établissement sont à la disposition des réfugiés une fois ceux-ci au Canada?

Le Canada est reconnu comme un chef de file mondial de l’établissement et de l’intégration grâce à divers mécanismes de soutien mis à la disposition des nouveaux arrivants, y compris les réfugiés. Par l’entremise du Programme d’établissement, les nouveaux arrivants reçoivent les renseignements dont ils ont besoin à propos de la vie au Canada et de la collectivité où ils souhaitent s’établir, une formation linguistique et de l’aide pour trouver un emploi, et ils sont mis en contact avec des immigrants établis et des Canadiens.

Les services de réinstallation sont axés spécifiquement sur les réfugiés et répondent à leurs besoins uniques à court et à moyen terme. Le gouvernement du Canada est résolu à veiller à ce que tous les nouveaux arrivants aient accès au même niveau de services, quel que soit l’endroit où ils choisissent de s’établir.

En 2017-2018, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) investira plus de 690 millions de dollars (hors du Québec) pour répondre aux besoins en établissement des nouveaux arrivants et des réfugiés.

Une fois arrivés ici, tous les réfugiés réinstallés ont accès à la gamme complète de mesures de soutien et de services en matière d’établissement offerts par des fournisseurs de services spécialisés. Ces services et mesures de soutien facilitent leur intégration et les aident à réussir leur vie au Canada le plus rapidement possible. En voici quelques-uns :

  • Une évaluation et une formation linguistiques pour atteindre les objectifs en matière d’établissement et d’intégration;
  • De l’aide pour établir des réseaux dans les collectivités : tisser des liens entre les nouveaux arrivants et les membres de la collectivité, les institutions publiques, les employeurs et les organismes communautaires;
  • Du mentorat individuel et collectif offert par des immigrants établis ou des Canadiens de longue date;
  • Des projets de leadership et de soutien par les pairs pour les enfants et les jeunes;
  • De l’information et de l’orientation pour trouver et conserver un emploi.

Le Programme d’établissement prévoit des services de soutien, y compris des services de garde d’enfants, d’aide au transport, de traduction, d’interprétation, de counseling en situation de crise et des dispositions pour les personnes handicapées, afin de faciliter l’accès aux services d’établissement directs.

Ces services sont offerts par plus de 500 organisations au Canada et sont offerts à tous les réfugiés réinstallés.

Quels types de programmes sont offerts aux jeunes réfugiés syriens?

Pour appuyer l’effort de réinstallation des réfugiés syriens, IRCC a financé des améliorations aux mesures de soutien à l’établissement qui sont spécifiquement destinées aux jeunes, y compris des programmes d’été, la disponibilité de travailleurs auprès des jeunes qui parlent arabe et des programmes d’emploi pour les jeunes.

D’autres programmes visant les jeunes réfugiés syriens comprennent des initiatives qui combinent des activités et des jeux interactifs avec de la formation linguistique informelle pour faciliter la transition pour ces jeunes.

Les initiatives visant les jeunes réfugiés syriens ont également entraîné des possibilités de réunir des participants de divers horizons culturels en vue de faciliter l’intégration communautaire.

En plus de ces améliorations aux programmes, IRCC a financé des projets pilotes pendant l’hiver 2016 afin de soutenir l’établissement des réfugiés syriens dans les collectivités de partout au Canada et de tester des approches novatrices dans un certain nombre de secteurs de programmes, y compris ceux visant spécifiquement les jeunes. Grâce à 31 projets pilotes de services directs, 2 145 réfugiés syriens ont reçu des services, dont près de la moitié étaient âgés de moins de 25 ans.

Nous reconnaissons l’importance de mobiliser les jeunes nouveaux arrivants, qui ont des compétences, des connaissances et des expériences diverses. IRCC s’efforce actuellement de les faire participer à la réflexion sur les enjeux liés à l’intégration et à l’immigration au Canada et de tenir compte de la perspective des jeunes dans son travail.

Dans le cadre du Programme d’établissement, IRCC continue d’offrir des services d’établissement qui aident directement les jeunes nouveaux arrivants et leur famille. Par exemple, le Programme des travailleuses et travailleurs d’établissement dans les écoles a été créé grâce à un partenariat entre IRCC, des organismes d’aide à l’établissement et des conseils scolaires afin de promouvoir les services d’établissement et la réussite scolaire. Par cette initiative, des travailleurs d’établissement provenant d’organismes communautaires sont affectés directement à des écoles élémentaires et secondaires qui comptent un grand nombre de nouveaux arrivants pour offrir des services spécialisés et culturellement adaptés aux élèves et à leur famille.

Quel genre de soutien au revenu est offert aux réfugiés pris en charge par le gouvernement et aux réfugiés parrainés par le secteur privé?

Le soutien au revenu pour les réfugiés pris en charge par le gouvernement aux termes du Programme d’aide à la réinstallation (PAR) peut durer jusqu’à un an à partir de la date de l’arrivée au Canada, ou jusqu’à ce que le réfugié soit en mesure de subvenir lui-même à ses besoins. Un réfugié est considéré comme financièrement autonome quand il est en mesure de subvenir à ses besoins et qu’il n’a plus besoin de soutien au revenu du gouvernement.

Le montant établi pour les versements du PAR prend en compte un grand nombre de facteurs, notamment l’allocation pour le logement, et, en général, devrait concorder avec le taux de l’aide sociale provinciale. Le soutien aux fins de réinstallation se compose habituellement d’un versement initial unique pour aider les réfugiés à s’installer au Canada, puis d’une allocation mensuelle de soutien au revenu qui leur permettra de subvenir à leurs besoins durant leur première année au Canada. Le soutien mensuel est fourni pour couvrir les coûts de la nourriture, les dépenses accessoires, le logement et le transport. Le montant varie en fonction de la taille de la famille et est calculé selon les taux d’aide sociale en vigueur dans la province de résidence du réfugié.

Le gouvernement fédéral travaille en étroite collaboration avec des fournisseurs de services associés au PAR pour assurer que les réfugiés qui pourraient avoir besoin d’un soutien financier continu ont rempli ou rempliront les formulaires administratifs provinciaux/territoriaux nécessaires. Pour la plupart des réfugiés réinstallés, le soutien au revenu est fourni par le gouvernement du Canada, les répondants privés ou une combinaison des deux. Lorsque le soutien au revenu prend fin, il est normal pour certains réfugiés dans le besoin de se tourner vers le régime d’aide sociale de leur province ou territoire.

Dans le cadre du Programme de parrainage privé de réfugiés, les répondants offrent un soutien financier et émotionnel aux réfugiés, et ce, pour toute la durée du parrainage. Cela comprend de l’aide sur les plans du logement, de l’habillement et de l’alimentation.

Les familles de réfugiés admissibles peuvent aussi recevoir l’Allocation canadienne pour enfants. Renseignez-vous.

Comment le gouvernement aide-t-il les réfugiés à trouver un logement pendant qu’ils s’installent au Canada?

Les fournisseurs de services locaux des différentes collectivités au Canada travaillent le plus rapidement possible pour trouver le logement nécessaire pour les réfugiés pris en charge par le gouvernement qui arrivent dans leur collectivité.

Ces organismes financés par IRCC utilisent leur connaissance du marché du logement local pour aider les réfugiés à trouver un logement permanent abordable et pour les aider à résoudre les problèmes éventuels avec les propriétaires qui peuvent survenir lorsqu’ils habiteront dans ce logement.

Les fournisseurs de services locaux continuent d’aider les réfugiés réinstallés à se trouver des logements permanents.

Comment le gouvernement évalue-t-il la réussite de l’initiative de réinstallation des réfugiés syriens?

Le Ministère continue de suivre et d’évaluer la façon dont plus de 25 000 réfugiés syriens réinstallés entre novembre 2015 et mars 2016 s’établissent dans leur vie au Canada. Cette recherche permettra au Ministère de tirer des leçons de l’initiative et de relever les points à surveiller pour la suite des choses. Les résultats de cette recherche seront publiés dans les prochains mois.

De plus, le 8 septembre 2016, IRCC et le Conseil de recherches en sciences humaines ont annoncé conjointement qu’un total de plus de 600 000 $ serait investi en subventions à court terme pour financer 25 projets de recherche sur des enjeux qui touchent la réinstallation des réfugiés. Les résultats préliminaires ont été présentés lors du 19e Congrès national Metropolis en mars 2017.

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