ARCHIVÉE - Le caporal chef Mark Oatman, arrimeur à bord des nouveaux Chinook
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Article de nouvelles / Le 23 septembre 2013
Par le capitaine Fraser Clark
« Je ne suis qu’un gars qui essaie de faire son travail », lance avec esprit le caporal-chef Mark Oatman sur la piste de l’Aéroport international d’Ottawa.
Arrimeur du tout nouvel hélicoptère canadien CH-147F Chinook du 450e Escadron tactique d’hélicoptères, à la Base des Forces canadienne Petawawa, en Ontario, le Cplc Oatman arrive tout juste de l’usine Boeing de Philadelphie, en Pennsylvanie, où il a fait faire le baptême de l’air au premier des quinze hélicoptères Chinook qui s’ajoutent à la flotte.
Comme le Cplc Oatman est actuellement l’un des deux seuls arrimeurs d’hélicoptères Chinook qualifiés de l’Aviation royale canadienne (ARC), il devra, avec son collègue, soutenir la disponibilité opérationnelle militaire dans le cadre des exercices et des opérations menés au Canada et à l’étranger.
L’arrimeur s’occupe de superviser le chargement et le déchargement de cargaisons, de véhicules ainsi que l’embarquement et le débarquement des passagers de l’appareil. Il doit aussi planifier avec exactitude la disposition des cargaisons à bord de l’appareil, veiller au confort et à la sécurité des passagers, arrimer les chargements et participer à des opérations de largage. Les arrimeurs font partie de l’équipage aérien et doivent voler à bord d’appareils dans le cadre de leurs fonctions.
L’arrimeur en forme et réservé a emprunté un parcours tortueux pendant ses treize ans de service dans les FAC.
Vers une carrière militaire
Ayant obtenu son diplôme d’études secondaires à Burlington, en Ontario, le Cplc Oatman suit pendant un an et demi le cours d’outilleur-ajusteur au collège Mohawk à Hamilton, en Ontario, avant de décider d’abandonner ses études pour accepter un poste dans une société de recherche de Kingston. Découvrant rapidement qu’il n’a aucun penchant pour le travail de bureau, il décide de suivre son intérêt pour le monde militaire, en tant que soldat du 23e Bataillon des services (Hamilton), unité de la Force de réserve basée à Hamilton, en Ontario. Il choisit ensuite de s’enrôler dans la Force régulière. « C’est la voie que je devais suivre », précise-t-il en parlant de cette transition.
Après s’être joint au 1er Bataillon, The Royal Canadian Regiment, le Cplc Oatman occupe des postes de pionnier d’assaut, d’antiblindé, de mitrailleur de véhicules blindés légers (VBL) et de commandant d’équipage. Il effectue également deux périodes de service complètes en Afghanistan, affecté à la roto 0 à Kaboul et à la Force opérationnelle 3-06 à Kandahar.
« J’essaie de ne pas tenir pour acquis ce que j’ai au Canada, dit-il. Nous oublions que nous avons la chance de jouir des petits plaisirs, comme disposer d’eau potable ou d’un toit, alors que dans beaucoup d’endroits dans le monde, il s’agit de luxes, même le seul fait d’être propre. »
Au retour de sa seconde affectation en Afghanistan, le Cplc Oatman est prêt pour un changement. « Le temps que j’ai passé dans l’infanterie a été agréable, et je suis heureux d’avoir connu les militaires qui étaient avec moi à l’étranger, mais mon corps ne pouvait plus supporter ce travail. D’ailleurs, un hélicoptère Chinook, c’est beaucoup plus intéressant qu’un VBL », dit le militaire en souriant.
De l’Armée de terre à la Force aérienne
En 2007, le Cplc Oatman passe de l’Armée de terre à la Force aérienne et devient technicien des mouvements. Ce passage est le premier d’une série de changements radicaux sur le chemin qui l’a mené jusqu’au Chinook.
Après avoir suivi l’instruction de qualification à la BFC Borden, en Ontario, le Cplc Oatman accepte un poste dans le Régiment d’opérations spéciales du Canada (ROSC), où il s’occupe du soutien logistique du combat.
« Ça semble extrême, mais c’est une chose que je voulais faire, et mon séjour dans le ROSC a été absolument incroyable. Nous étions vraiment très occupés; les gens étaient formidables et les missions palpitantes. »
Au printemps 2011, la carrière du Cplc Oatman connaît encore un nouveau rebondissement. On le retire du ROSC pour le renvoyer en Afghanistan, cette fois-ci en tant que mitrailleur latéral à bord hélicoptères Chinook de la Force canadienne d’hélicoptères.
« C’était un travail intéressant. C’est là que j’ai découvert l’univers des hélicoptères Chinook et c’est à ce moment que j’ai pensé que je pouvais faire ça comme métier. »
La transition au groupe professionnel d’arrimeur
En perspective, la transition à l’emploi spécialisé d’arrimeur du Cplc Oatman a été de courte durée dans sa carrière.
« J’ai quitté le ROSC à mon retour d’Afghanistan, puis on m’a envoyé suivre le cours d’arrimeur d’avions CC-130 Hercules. On m’a permis de participer au Programme des Chinook en 2011. »
À l’été 2012, le Cplc Oatman est assis dans une salle de classe de l’usine Boeing à Philadelphie, en Pennsylvanie. « Nous étions en compagnie de nos deux pilotes qui suivaient leur instruction préalable au vol à Philadelphie. L’Armée des États-Unis n’a pas d’arrimeur d’hélicoptères Chinook. L’hélicoptère CH-147F est si différent des autres hélicoptères qu’il nous fallait créer cette capacité. »
Après avoir suivi un cours d’entretien au Delaware et passé de nombreuses heures d’entraînement au pilotage et d’essais en vol à Mesa, en Arizona, le Cplc Oatman obtient sa qualification de pilote d’hélicoptère de transport moyen à lourd de la 1re Escadre Kingston, en Ontario, pendant qu’il se trouvait en Arizona.
« Nous avons étudié le vol de jour, le vol de nuit, les charges sous élingue et nous avons suivi une formation sur les lunettes de vision nocturne. La société Boeing devait assembler l’hélicoptère et le mettre à l’essai pendant notre formation, ce qui était intéressant. »
Selon l’expérience du Cplc Oatman à ce jour, le nouvel hélicoptère est incroyablement puissant et il présente énormément de possibilités. « Cet aéronef est si populaire que le 450e Escadron se retrouvera souvent à l’extérieur », précise-t-il.
En pensant à l’avenir, le Cplc Oatman estime qu’il attend avec impatience de vivre ses meilleures années dans les FAC. « Si je le peux, j’aimerais terminer ma carrière à l’arrière d’un hélicoptère Chinook, parce que c’est un appareil incroyablement puissant. Mais si c’est impossible, je ne m’en plaindrai pas; la vie militaire m’a bien gâté. »
L’ARC va recevoir 15 Chinook d’ici la fin 2014. Trois on déjà livrés.