Qui est le caporal-chef Erik Estrada?
Article de nouvelles / Le 4 avril 2014
Nom : Caporal-chef Erik Estrada
Années dans les Forces armées canadiennes : 12
Emploi : Technicien en systèmes aéronautiques (TECH AÉRO)
Unité : 408e Escadron tactique d’hélicoptères (ETAH), basé à Edmonton, en Alberta, mais sous l’autorité de la 1re Escadre Kingston, en Ontario
Poste dans l’unité : TECH AÉRO pour la première et la deuxième ligne de maintenance de l’hélicoptère CH-146 Griffon
Par le sous-lieutenant Catherine Keyser
Le caporal-chef Estrada sert dans l’Aviation royale canadienne comme technicien en systèmes aéronautiques (TECH AÉRO) depuis 12 ans.
Sa première affectation l’a amené à travailler avec les chasseurs CF-18 Hornet au 410e Escadron d’entraînement opérationnel au sein de la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta. En 2008, il a été envoyé au 408e Escadron tactique d’hélicoptères où il continue de travailler en tant que TECH AÉRO et d’assumer dans ses tâches secondaires le commandement d’un point avancé de réarmement et de ravitaillement (PARR).
En quoi consiste un point avancé de réarmement et de ravitaillement (PARR) et à quoi sert-il dans les opérations?
Lorsque des éléments d’aviation tactique sont déployés dans une opération ou dans un exercice d’entraînement militaire, le point avancé de réarmement et de ravitaillement (PARR) est un endroit désigné pour le ravitaillement en carburant des aéronefs entre la base d’opérations et la base d’opérations avancée (BOA) des éléments de combat. Parce que la base d’opérations peut être très éloignée de la base d’opérations avancée et parce que l’appareil doit respecter des contraintes par rapport à sa réserve de carburant, le PARR joue un rôle essentiel pour permettre à l’appareil de prolonger sa capacité de vol entre les deux bases et la région environnante.
Le ravitaillement est réalisé par des techniciens d’aéronefs au moyen de la méthode appelée « avitaillement en circuit fermé – moteur en marche (ACFMM) », qui permet de ravitailler un appareil au sol pendant que ses moteurs tournent.
Lors d’un déploiement dans un milieu hostile, l’équipe du PARR est armée, mais elle est normalement accompagnée de militaires des armes de combat qui assurent la sécurité du PARR et qui fournissent du soutien au combat au besoin.
Contrôleur de site/Commandant du PARR
Le commandant du PARR est responsable de l’équipe du PARR. Son rôle principal consiste à assurer la sécurité de tout le personnel pendant le ravitaillement. Il doit aussi assurer le fonctionnement sécuritaire de l’équipement et le respect de toutes les normes et de tous les protocoles. Les communications entre le centre des opérations, l’unité tactique des hélicoptères et l’équipe du PARR sont assurées par le commandant du PARR et les membres d’équipage des hélicoptères en vol.
L’aménagement du site est une autre responsabilité du commandant du PARR. Dans un environnement tactique, il doit veiller au camouflage et à la dissimulation de l’équipement et de l’emplacement stratégique du point lui-même pour empêcher son observation par l’ennemi.
Signaleur
Au moyen de signaux manuels échangés avec les pilotes, il dirige les appareils vers la zone d’atterrissage et communique le début et la fin de la procédure de ravitaillement. Il assure aussi la sécurité des autres membres de l’équipe et du commandant du PARR.
Préposé au ravitaillement
Il manie la buse du camion-citerne pour ravitailler l’hélicoptère.
Conducteur de camion-citerne
Il conduit le camion-citerne de ravitaillement et actionne l’interrupteur de sécurité pour diriger le carburant vers l’hélicoptère, à la façon d’un interrupteur ordinaire.
Gardien d’incendie
Il est responsable d’éteindre les incendies dans la zone immédiate et d’assurer la sécurité du préposé au ravitaillement.
« J’aime être dans des environnements rudimentaires qui me mettent au défi », raconte-t-il. « Ces environnements me permettent d’exercer tous les aspects de mon entraînement militaire, y compris mes compétences de base de soldat. Ce travail est très différent de celui que j’accomplis dans les lignes à l’escadron, puisque l’équipe du PRR est souvent déployée avec la brigade sur les lignes avancées. Ici, nous utilisons des compétences en matière de navigation, de dissimulation, de sentinelle, d’opérations de convoi et de mouvement tactique. »
Opération Renaissance (Philippines 2013)
« Dès que j’ai vu les images de la catastrophe défiler aux nouvelles, je savais que le Canada allait offrir son aide, et je savais que je ferais partie de cette aide en tant que membre du 408e ETAH quand nous avons été appelés », dit-il.
« Mon rôle en tant que TECH AÉRO dans les Philippines était d’aider à la maintenance des hélicoptères Griffon dans le cadre du détachement de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) pour que cette équipe puisse fournir l’aide humanitaire aux régions sinistrées de l’île de Panay. L’opération m’a touchée de près, mais je savais que nous ferions de l’excellent travail pour apporter des secours, ce qui accélérerait le retour à la normale pour la population locale. J’ai eu le sentiment d’accomplir mon devoir pendant que j’aidais les populations sinistrées. Je me suis enrôlé dans l’armée justement pour une raison de ce genre. J’ai senti qu’il était de mon devoir de me porter volontaire pour aider la population locale. »
Opération Athena (Afghanistan 2009)
« L’affectation a été très longue, mais je savais que j’avais un rôle important à jouer comme TECH AÉRO dans le détachement d’hélicoptères de la Force opérationnelle interarmées Afghanistan », explique le caporal-chef Estrada. « Je faisais partie de l’équipe de maintenance de la flotte d’hélicoptères Griffon qui fournissaient les escortes armées et la surveillance aérienne pour les hélicoptères Chinook. Ce travail était ardu et j’avais un sentiment de satisfaction quand je voyais tous les soldats de l’Armée débarquer des hélicoptères Chinook à l’aérodrome de Kandahar. »