Les femmes dans l’aviation : la brigadier-général Lise Bourgon
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Article de nouvelles / Le 17 mai 2017
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Dans la période entre la Journée internationale des femmes, le 8 mars, et la Conférence des Canadiennes dans l’aviation, qui aura lieu en juin, nous vous présenterons des entrevues hebdomadaires avec des femmes qui occupent un poste de commandement dans l’Aviation royale canadienne.
Ville natale : Gatineau, au Québec
Groupe professionnel militaire : pilote
Poste actuel : Directrice générale – Opérations à l’État-major interarmées stratégique, à Ottawa
Qu’est-ce qui vous a incitée à vous enrôler dans l’Aviation royale canadienne?
Je me suis enrôlée dans l’Aviation royale canadienne (ARC) pour profiter de l’instruction gratuite! Je souhaitais simplement obtenir un diplôme du Collège militaire royal de Saint-Jean, effectuer mon service obligatoire, puis retourner dans le secteur civil!
Heureusement pour moi, j’ai adoré voler et, près de 30 ans plus tard, je suis toujours contente d’aller travailler tous les jours. J’ai eu la chance d’avoir une carrière extrêmement intéressante, allant de pilote d’hélicoptère maritime atterrissant sur les navires canadiens de Sa Majesté au commandement de la Force opérationnelle interarmées en Iraq pendant l’opération Impact.
Chaque nouveau poste s’est accompagné de nouvelles tâches stimulantes, ce qui m'a toujours poussé à apprendre et à exceller.
Quels sont quelques-uns des points saillants de votre carrière dans l’Aviation royale canadienne?
Il y a eu de nombreux points saillants dans ma carrière. Je suis extrêmement fière de mes cinq déploiements avec la Marine royale canadienne : j’ai servi à bord des navires canadiens de Sa Majesté Preserver, Ville de Québec, Toronto et Montréal.
J’ai aussi participé à de nombreuses missions, notamment l’opération Sharp Guard dans la mer Adriatique, l’opération Active Endeavour dans le secteur oriental de la Méditerranée, l’opération Sharp Guard dans l’ancienne Yougoslavie, l’opération Determination dans le golfe Persique et l’opération Impact en Iraq.
De plus, j’ai occupé le poste de commandante de la 12e Escadre Shearwater, où j’étais responsable de la capacité des hélicoptères navals du Canada; c’était un rêve devenu réalité, surtout après avoir passé la plus grande partie de ma carrière à Shearwater, en Nouvelle-Écosse. Commander les hommes et les femmes de la 12e Escadre a été un honneur, et je serai toujours reconnaissante aux dirigeants de l’ARC de m’avoir donné cette chance.
Quelles sont quelques-unes des difficultés que vous avez surmontées au cours de votre carrière dans l’ARC?
La plus grande difficulté consiste à concilier une carrière palpitante et le rôle de femme et de mère de deux enfants. Il est difficile de jongler avec le travail et les responsabilités familiales tout en gardant du temps pour soi.
De plus, il est difficile de composer avec les exigences liées aux déménagements tous les deux ou trois ans, surtout pour les enfants, qui doivent s’adapter à un nouveau milieu et se créer un nouveau réseau d’amis. Je suis très reconnaissante à ma famille de l’aide qu’elle m’apporte; je ne pourrais pas être là où je suis aujourd’hui sans le soutien de mon mari et de mes deux enfants. Ce sont les meilleurs!
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui songent à s’enrôler dans l’ARC?
Je leur suggérerais simplement d’en faire l’essai. Elles n’ont rien à perdre, et tellement à y gagner! Je n’avais pas l’intention d’y faire carrière, mais je me suis rapidement aperçue que les Forces armées canadiennes étaient le meilleur endroit pour moi; elles m’offrent des possibilités et des occasions de me surpasser que je n’aurais pu trouver nulle part ailleurs.
Quels conseils donneriez-vous à la haute direction au sujet du recrutement, de la formation et du maintien en poste des femmes dans l’ARC?
Je pense que nous devons mieux faire connaître le succès des femmes dans les Forces armées canadiennes (FAC). Il y a d’excellentes dirigeantes, comme la major-général Chris Whitecross et la brigadier-général Jennie Carignan, qu’on devrait présenter et dont on devrait souligner les réalisations. Ce sont des femmes modèles qui sont parvenues au succès tout en vivant une vie normale.
Nous devons montrer à la société canadienne, et surtout aux femmes, que le succès signifie aussi avoir une vie de famille.
Nous devons également créer des politiques et des mesures de ressources humaines plus souples et adaptables pour assurer un équilibre entre le travail et la vie personnelle. Ces aspects se révéleront primordiaux si les FAC souhaitent demeurer un employeur de choix pour les nouvelles générations.