Pleins feux sur la profession des armes : Service royal de la logistique du Canada - L'adjuc Laurie Moore, adjudant-chef d'escadron, 2e Escadron des mouvements aériens

Le 12 avril 2021 - Nouvelles de la Défense

Service royale de la logistique du Canada
 
L'adjuc Laurie Moore
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L'adjuc Laurie Moore, adjudant-chef d'escadron, 2e Escadron des mouvements aériens

Dans le cadre de notre engagement à continuer de relater ces histoires au-delà d’une journée en particulier, La Feuille d’érable dressera le profil de plusieurs dirigeantes à l’échelle des FAC, tout particulièrement celles qui œuvrent au SRLC. Nous ferons connaître leur exemple et leurs expériences, tout en célébrant le soutien inlassable qu’elles apportent aux opérations internationales et nationales, aux exercices et aux activités quotidiennes des Forces armées canadiennes.

Lisez le profil d’autres dirigeantes présenté dans le cadre de la série, notamment :

L’Adjuc Laurie Moore s’est enrôlée dans les FAC en tant que technicienne des mouvements en 1990; même si cette carrière ne figurait pas dans ses premiers choix à son arrivée au centre de recrutement, elle confie que les termes « aventure et voyages » l’ont fait immédiatement tomber en amour avec cette profession.

« Ils faisaient très bien ressortir l’aspect international d’une grande partie de notre travail, explique l’Adjuc Moore. Il y avait aussi l’aspect des vols dans le poste d’arrimeur; j’adore voyager, alors ce métier m’intéressait vraiment beaucoup. »

Au cours de sa carrière, l’Adjuc Moore a été responsable des mouvements du personnel et du fret de diverses bases et escadres partout au Canada. Elle a aussi pu profiter pleinement des voyages qui l’avaient tant attirée en tant que recrue.

« Une année, je me suis retrouvée à l’extérieur du pays pendant 263 jours dans le cadre de courtes missions successives, et j’ai eu l’occasion de visiter plus de trente pays pour mon travail, dit‑elle, ajoutant que cela inclut six rotations pendant la mission canadienne en Afghanistan. En outre, au cours de sa carrière, elle a effectué 1 400 heures de vol à bord du CC‑130 Hercules, et environ 600 heures de vol à bord du CC‑177 Globemaster; elle est d’ailleurs particulièrement fière d’avoir pu voler à bord du second avion, car son père a participé à l’étude sur l’approvisionnement initiale réalisée pour cet appareil.

En raison de sa vaste expérience en tant qu’adjudant, l’Adjuc Moore a été sélectionnée pour participer à une analyse du groupe professionnel des techniciens des mouvements menée de 2015 à 2017 – une affectation qui lui a permis d’aider à réécrire le livre sur sa profession.

« Il s’agissait essentiellement d’évaluer l’ensemble de notre profession, précise l’Adjuc Moore au sujet de l’étude. En commençant par la toute base de ce que fait un soldat ou un aviateur, jusqu’à l’échelon des adjudants-chefs… c’était très gratifiant, car nous savions que nous allions produire des techniciens des mouvements beaucoup plus qualifiés, éduqués et novateurs. »

Par la suite, l’Adjuc Moore a été nommée sergent-major de compagnie (SMC) du cadre des techniciens des mouvements au Centre d’instruction de logistique des Forces canadiennes, à la BFC Borden. Grâce à ce nouveau rôle, elle a eu l’occasion de mettre sa nouvelle compréhension de la profession en pratique pour façonner la nouvelle génération de techniciens des mouvements.

« Nous sommes passés de la “mort par PowerPoint” au travail en ligne, en mettant au point des programmes dans le système qui permettraient aux techniciens des mouvements de comprendre un peu mieux les choses, explique‑t‑elle. Ce que nous attendions de nos techniciens est devenu beaucoup plus conforme à ce qu’ils font réellement dans la profession... Le personnel a dû apprendre à coder pour mettre le programme d’apprentissage en ligne et, ce faisant, nous avons appris comment mieux former nos techniciens en adaptant le programme aux besoins de chaque apprenant au lieu de n’offrir qu’une formation standardisée à tous. C’était très intéressant, très enrichissant. »

L’Adjuc Moore note que l’une des plus grandes améliorations par rapport à l’époque où elle a reçu sa formation a été de donner aux grades inférieurs une meilleure compréhension de la raison pour laquelle les choses sont faites d’une certaine manière – un contexte qui profite à tous les grades du service logistique.

« Lorsqu’on considère l’ensemble des activités des FAC, nous ne nous contentons pas d’expédier une boîte d’un endroit à l’autre; cette pièce de matériel s’en va appuyer quelque chose de beaucoup plus grand que nous, remarque l’Adjuc Moore. Ce travail d’équipe et cette compréhension du maillon de la chaîne globale que représente chaque membre des FAC sont essentiels, je pense, à notre fonctionnement. Et lorsqu’on peut commencer à établir ces relations, à mettre en place ce travail d’équipe dès le recrutement des jeunes soldats et à les faire croître, le fait de présenter l’effet d’entraînement de ce que nous faisons ici nous aide à conserver ce sentiment d’avoir un but précis... tout le monde influence quelqu’un d’autre, surtout dans le monde de la logistique. Nous sommes présents dans toutes les unités du Canada, et nous avons un impact sur chaque exercice et déploiement au Canada et dans le monde. »

Lorsqu’on lui demande son point de vue sur la nouvelle génération de logisticiens, l’Adjuc Moore est très optimiste.

« Ils sont intelligents, répond-elle immédiatement. L’un des avantages d’être SMC du cadre des techniciens des mouvements, c’est que chaque nouveau stagiaire doit rédiger sa biographie. Et quand on lit leurs biographies, les expériences de vie que ces personnes ont déjà accumulées – comme d’avoir travaillé pour des [ONG] ou d’avoir été champion dans différents sports, et nous avons eu des gens qui avaient travaillé auparavant pour des chaînes logistiques internationales – on réalise qu’ils arrivent déjà avec beaucoup d’éducation et d’expérience. C’est phénoménal; ce qu’ils savent et comprennent est extraordinaire. »

L’Adjuc Moore précise aussi que son expérience en tant que femme dans les FAC s’est améliorée au cours de ses trente années de service.

« À mes débuts, l’attitude était que les femmes n’avaient pas leur place dans les FAC, indique‑t‑elle. Je me souviens, quand j’étais à Winnipeg, alors que nous étions en train de charger un avion, mon caporal-chef et mon sergent faisaient des commentaires comme quoi les femmes ne devraient pas être dans les FAC ou pratiquer notre métier. Mais la réalité était que, pour cet avion en particulier et pour cette charge particulière, c’était les femmes qui étaient mieux placées, en raison de leur taille et de leurs habiletés, pour placer la charge dans l’avion. Tout n’est pas toujours une question de muscles ou de force, il y a une place pour tout le monde. Et j’ai été témoin, au fil des trente dernières années, d’une acceptation accrue… il reste encore du travail à faire, mais les choses ont déjà beaucoup changé. »

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