Comité permanent de la défense nationale (NDDN) - 25 mars 2026

Table des matières

Détails de la comparution

Détails de la comparution

Date :
25 mars 2026
Endroit :
Pièce 125-B, édifice de l’Ouest
Heure :
16 h 3018 h 30
Témoins :
  • Ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadienne
    • L'honorable David J. McGuinty, P.C., M.P.
      Ministre de la Défense nationale
    • Christiane Fox
      Sous-ministre de la Défense nationale
    • Lieutenant-général Stephen Kelsey
      Vice-chef d’état-major de la Défense
    • Marc Mes
      Sous-commissaire, programmes de la Garde côtière canadienne
    • Jonathan Moor
      Dirigeant principal des finances
    • Heather Sheehy
      Sous-ministre adjointe (Matériels)
  • Centre de la sécurité des télécommunications Canada
    • Caroline Xavier
      Chef, Centre de la sécurité des télécommunications
    • Julie Chassé
      Dirigeante principale des finances

Haut de page


Profil des membres du Comité

Composition du comité et profils

Dans cette section

Charles Sousa

Charles Sousa

PLC – Mississauga-Lakeshore (Ontario)

Profil

Rôle politique : Secrétaire parlementaire du ministre de Services publics et Approvisionnement (de 2023 à 2025)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Président (de 2025 à aujourd’hui), membre (de janvier à septembre 2023)

Lien avec la Défense nationale : Le Toronto Scottish Regiment, qui fait partie d’une unité de la Première réserve de la 4e Division du Canada, a son quartier général dans la circonscription de Mississauga-Lakeshore.

Principaux intérêts : Les premières interventions de M. Sousa en tant que président ont démontré sa volonté de respecter le calendrier et l’ordre du jour. Ses principaux intérêts comprennent les marchés publics, le changement culturel, la guerre en Ukraine, les engagements envers l’OTAN et le soutien aux membres des Forces armées canadiennes (FAC) et à leurs familles en matière de soins de santé.

Interventions récentes au sein du NDDN : Dans le cadre de ses fonctions actuelles de président, M. Sousa n’a pas encore participé à des échanges avec des témoins. Il a toutefois été membre du NDDN au début de la 44e législature. Voici quelques-unes de ses interventions :

  • Septembre 2023 : Il a souligné les efforts déployés en Lettonie par les FAC et leur travail d’instruction des recrues ukrainiennes dans le cadre de l’opération UNIFIER.
  • Septembre 2023 : Il s’est renseigné sur la sécurité des États baltes et sur la durée pendant laquelle le Canada pourrait soutenir une réponse au titre de l’article 5 de l’OTAN (si nécessaire) avec la quantité de munitions disponible.
  • Septembre 2023 : Il s’est renseigné sur les pertes civiles et militaires tant du côté russe que du côté ukrainien.
  • Juin 2023 : Il a interrogé la vérificatrice de la dotation mixte sur les mesures prises pour mettre en œuvre des changements culturels importants et durables au sein des FAC et lui a demandé si le leadership de la ministre Anand à l’époque l’avait encouragée.
  • Juin 2023 : Il s’est renseigné sur les achats et la réalisation de l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN.
  • Juin 2023 : Il s’est enquis de la santé mentale au sein des FAC et a demandé si les membres étaient davantage exposés aux risques en raison de la nature de leur travail.
  • Avril 2023 : Il s’est enquis de la lutte contre la mésinformation/désinformation.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a souligné l’importance de poursuivre le changement culturel au sein des FAC et le fait que le projet de loi C-11 y contribue. Il a également souligné que cette loi contribuera à renforcer la confiance dans le système de justice militaire et à démontrer au monde entier que le Canada prend au sérieux les cas d’inconduite sexuelle dans les forces armées.
  • Septembre 2025 : Il a présenté deux rapports du NDDN sur le logement et la transparence.
  • Novembre 2024 : (PQ) À titre de secrétaire parlementaire du ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, M. Sousa a répondu à une question concernant la fourniture d’équipement nécessaire aux marins canadiens pour défendre le pays et ses valeurs. Dans sa réponse, M. Sousa a souligné l’importance de protéger notre littoral, a indiqué que le gouvernement envisageait de remplacer les sous-marins de la classe Victoria et qu’il examinait les demandes de renseignements en vue d’un renouvellement de la flotte.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2022, 2025
  • Occupations antérieures : Membre de l’Assemblée législative de l’Ontario (de 2007 à 2008), y compris comme ministre des Finances, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, et ministre du Travail; Services bancaires commerciaux et directeur du marketing à la Banque Royale du Canada; Chambre de commerce du Canada; Toronto Board of Trade
  • Études : Administration des affaires, Université Wilfrid Laurier; MBA, Université de Western Ontario
  • Autres comités : Comité de liaison
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

James Bezan

James Bezan

PCC – Selkirk-Interlake-Eastman (Manitoba)

Profil

Rôle politique : Ministre du cabinet fantôme de la Défense nationale (de 2015 à aujourd’hui)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Coprésident (de 2017 à aujourd’hui); ancien coprésident (de 2011 à 2013); membre (de 2011 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : En tant que porte-parole de l’opposition, il a accompagné le ministre de la Défense à de nombreuses reprises, notamment en Italie, au Koweït et à Singapour (dialogue du Shangri-La). En tant que secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale (de 2013 à 2015), il a accompagné les Forces armées canadiennes (FAC) dans la remise d’une aide non létale à l’Ukraine à deux reprises en 2014.

Principaux intérêts : M. Bezan possède une connaissance approfondie des questions de défense. Il s’intéresse notamment au soutien à l’Ukraine, à l’augmentation des investissements dans la défense, à l’amélioration des pratiques d’approvisionnement, ainsi qu’aux défis liés au recrutement et au maintien en poste du personnel.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur les menaces qui pèsent sur le nord du Canada, ainsi que les capacités nécessaires pour protéger l’Arctique et contribuer au NORAD. Il a notamment posé des questions sur le radar transhorizon, la défense antimissile balistique et la durée de vie du Système d’alerte du Nord.
  • Octobre 2025 : Il s’est enquis de l’acquisition des F35 et du retard dans la publication de l’examen de la Défense nationale, et a demandé s’il faudrait recourir à l’exception au titre de la sécurité nationale pour accélérer les achats dans le domaine de la défense.
  • Septembre 2025 : Il s’est enquis du manque de logements résidentiels disponibles pour les membres des FAC.
  • Septembre 2025 : Il a demandé si le budget de la Garde côtière devait être pris en compte dans l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN pour le Canada, compte tenu du manque de capacités de défense de l’organisation.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé des chars hors service et de leur incidence sur l’instruction en Lettonie.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a souligné que le gouvernement libéral n’avait pas donné suite à des rapports de longue date, avait mal géré les réformes de la justice militaire et avait permis des ingérences politiques, en mentionnant l’ancien chef d’état-major de la défense Vance et l’ancien ministre de la Défense nationale Sajjan. Il a également fait remarquer que l’on pouvait faire confiance au PCC pour rétablir le respect ainsi qu’assurer une gestion responsable et un soutien approprié au sein des FAC.
  • Juin 2025 : (Débat sur la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière) Il a souligné la nécessité pour le gouvernement de déterminer comment il comptait faire de la Garde côtière une agence de sécurité alors qu’elle relèvera de la Défense nationale.
  • Juin 2025 : (PQ) Il a mentionné un rapport de la Défense nationale qui indiquait que « moins de 50 % du matériel militaire [était] opérationnel. Seuls 46 % de nos navires [pouvaient] prendre le large, et moins de la moitié des véhicules terrestres et des aéronefs dont l’armée et la force aérienne [avaient] besoin [étaient] en état de fonctionner. » Il a poursuivi en affirmant que les FAC ne disposaient pas des « outils nécessaires pour contrer les menaces croissantes ». En réponse, le ministre a souligné l’augmentation des investissements dans les projets de défense et d’approvisionnement, notamment les sous-marins et les navires de patrouilles extracôtiers et de l’Arctique.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2004, 2006, 2008, 2011, 2015, 2019, 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Éleveur de bétail; directeur général de la Manitoba Cattle Producers Association
  • Études : Production agricole, Olds College
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Simon-Pierre Savard-Tremblay

Simon-Pierre Savard-Tremblay

BQ – Saint-Hyacinthe-Bagot-Acton (Québec)

Profil

Rôle politique : Porte-parole, Défense nationale (de 2025 à aujourd’hui); porte-parole, Affaires mondiales Canada (Commerce international) [de 2021 à aujourd’hui]; ancien porte-parole, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (Aérospatiale et automobiles) [de 2021 à 2025]; premier membre de la nation huronne-wendat à être élu au parlement fédéral; ancien président du Forum jeunesse du Bloc québécois (de 2010 à 2012)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Coprésident (de 2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Le 6e Bataillon, Royal 22e Régiment, une unité d’infanterie de réserve, est située à Saint-Hyacinthe.

Principaux intérêts : Les principaux intérêts de M. Savard-Tremblay concernent l’objectif général du BQ visant à promouvoir la souveraineté du Québec. Il se concentre en particulier sur le soutien aux industries de la défense et de l’aérospatiale du Québec, ainsi qu’aux relations commerciales du Québec.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : M. Savard-Tremblay s’est informé sur le Dôme d’or et s’il complète les capacités du NORAD, soulignant certains problèmes liés à la rhétorique du président Trump concernant ce concept.
  • Octobre 2025 : Il s’est informé des capacités requises pour mettre en place et intégrer un système antimissile balistique d’ici 2030.
  • Octobre 2025 : Il a manifesté son intérêt pour le développement des technologies émergentes au Canada, en particulier celles liées aux missiles hypersoniques, et pour la volonté politique de soutenir l’innovation.
  • Septembre 2025 : Il a demandé à l’Ombudsman de la Défense nationale comment les enquêtes sont menées et quelles sont les mesures de protection mises en place pour empêcher toute ingérence et pression politiques.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur la Chine et les capacités militaires de l’Armée populaire de libération, ainsi que sur la position militaire du Canada en cas de conflit armé à Taïwan.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a reconnu le caractère sensible du changement culturel au sein des Forces armées canadiennes (FAC) et a critiqué les gouvernements du PCC et du PLC pour leur inaction pendant des années à la suite du rapport Deschamps de 2015, qui a révélé une culture de sexisme et d’inconduite au sein des FAC. Il a également fait part de ses préoccupations quant aux retards potentiels dans la mise en œuvre des réformes et le transfert des affaires vers le système judiciaire civil.
  • Juin 2025 : (QP) Il a encouragé le gouvernement à adopter une proposition du BQ visant à réinvestir dans les secteurs de l’aérospatiale, de la construction navale et de l’intelligence artificielle au Québec, y compris un seuil minimum de 22 % pour les investissements dans la défense. Le ministre a répondu en soulignant un investissement de 9,3 milliards de dollars qui permettra au Canada d’atteindre l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN cette année financière.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2019, 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Auteur; journaliste; chargé de cours à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Chicoutimi
  • Études : Baccalauréat en sciences politiques, Université de Montréal; maîtrise en sociologie, Université du Québec à Montréal; doctorat en socio-économie du développement, École des hautes études en sciences sociales (Paris)
  • Autres comités : Vice-président du Comité permanent du commerce international
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Conseiller au sein de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe; Association législative Canada-Chine

Sherry Romanado

Sherry Romanado

PLC – Longueil-Charles-LeMoyne (Québec)

Profil

Rôle politique : Secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale (de 2025 à aujourd’hui); ancienne secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associée de la Défense nationale (de 2017 à 2018)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (de 2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Ses deux fils sont membres des Forces armées canadiennes. Elle a été bénévole au sein du corps de cadets 1979 Centennial de Greenfield Park, The Canadian Grenadier Guards.

Principaux intérêts : Mme Romanado possède une expérience directe de la Défense, ayant grandi dans une famille militaire. Elle s’intéresse principalement à l’amélioration du soutien offert au personnel et aux vétérans, ainsi qu’aux stratégies plus générales de recrutement et de maintien en poste.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Elle a demandé si le mandat du NORAD devait être élargi, si les Canadiens étaient convaincus de l’importance de la modernisation du NORAD, et a demandé des exemples d’adversaires testant nos défenses pour déterminer ce qu’ils pouvaient « se permettre ».
  • Octobre 2025 : Elle a demandé si l’intégration de la Garde côtière était une bonne idée pour augmenter la surveillance maritime.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé pourquoi il était important pour la défense continentale du Canada d’augmenter les investissements et d’atteindre 2 %.
  • Septembre 2025 : Elle s’est informée de la manière dont l’augmentation de 2 milliards de dollars de l’aide militaire du Canada à l’Ukraine pourrait soutenir ce pays, ainsi que des répercussions du renouvellement de l’opération REASSURANCE sur le flanc est de l’OTAN et sur la dissuasion dans la région.
  • Septembre 2025 : Elle s’est informée des efforts de dissuasion contre les CRINK (la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord).

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Elle a souligné que ceux qui protègent les Canadiens méritent eux-mêmes d’être protégés et que les victimes d’inconduite doivent pouvoir signaler les abus sans crainte de représailles. Elle a également exhorté tous les députés à appuyer l’étude du projet de loi C-11 en comité afin d’assurer un avenir plus sûr et plus inclusif pour les FAC.
  • Juin 2025 : (PQ) Elle a répondu à une question du PCC sur les promesses non tenues au cours des quatre premières semaines du Parlement du premier ministre, soulignant que l’investissement de 9,3 milliards de dollars dans la défense du Canada ne permettait pas « seulement de mieux financer les Forces armées canadiennes, mais aussi de créer des emplois bien rémunérés, de favoriser les innovations canadiennes et de stimuler la croissance économique ». Elle a poursuivi en affirmant qu’avec « ce financement, le Canada pourra mieux jouer son rôle de partenaire commercial international solide et fiable, tout en reconstruisant et en réarmant ses forces armées ».
  • Juin 2025 : (Débat sur le bud
  • get principal et le budget supplémentaire des dépenses 2025-2026) Elle a mis en avant les investissements dans la défense nationale et leurs répercussions au pays et dans le monde, d’autant plus que le budget « fournit un financement essentiel alors que le Canada évolue dans un monde de plus en plus complexe et où les menaces sont en constante évolution ». Elle a souligné que « [c]’est [sa] famille de militaires qui [l’]a motivée à [se] présenter aux élections fédérales ».

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2015, 2019, 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Chargée de cours à l’Université McGill; membre de l’Institut agréé de la logistique et des transports – Amérique du Nord
  • Études : Relations publiques, Université McGill; MBA, Université Concordia
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Conseillère au sein de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN

Cheryl Gallant

Cheryl Gallant

PCC – Algonquin-Renfrew-Pembroke (Ontario)

Profil

Rôle politique : L’une des députées aux plus longs états de service, depuis 2000

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (de 2006 à aujourd’hui); ancienne coprésidente (de 2016 à 2017)

Lien avec la Défense nationale : La Base des Forces canadiennes Petawawa, Arnprior Aerospace et les Laboratoires nucléaires de Chalk River sont tous situés dans la circonscription d’Algonquin-Renfrew-Pembroke.

Principaux intérêts : Mme Gallant est membre de longue date du NDDN et, à ce titre, possède une solide connaissance du portefeuille de la Défense; elle recherche souvent de l’information sur les menaces émergentes. Elle s’intéresse notamment aux projets d’approvisionnement, à l’amélioration des infrastructures et du logement, aux sites contaminés, à l’équipement et à la disponibilité opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC), ainsi qu’au recrutement et au maintien en poste.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Elle a demandé quel serait le calendrier si le Canada décidait de participer au Dôme d’or dès aujourd’hui, quand le Canada pourrait être confronté à une menace imminente de missile, et quel type de menace hybride déclencherait une réponse du NORAD.
  • Octobre 2025 : Elle a demandé s’il existait des menaces pour le Canada liées au report de la décision sur les F35 et sur les capacités du NORAD à détruire les véhicules sans pilote dans notre espace aérien.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé à l’Ombudsman la manière dont il souhaitait remédier aux retards dans le traitement des demandes d’accès à l’information et de protection des renseignements personnels au sein du ministère de la Défense nationale et des FAC et aux retards dans le traitement des griefs déposés par les membres des FAC.
  • Septembre 2025 : Elle s’est informée auprès de l’Ombudsman sur l’intégration de la Garde côtière et a demandé si une décision a été prise concernant l’engagement de 2 % du gouvernement envers l’OTAN.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé comment le Canada répondrait si la Chine envahissait le territoire canadien, et si la Marine défendrait le Japon, les Philippines ou l’Australie en cas de telle attaque.
  • Septembre 2025 : Elle s’est enquis de la contribution militaire du Canada à la protection de l’Arctique, notamment sur la mise en place par les FAC des infrastructures nécessaires dans la région.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Elle a critiqué le projet de loi C-11 pour ne pas traiter pleinement les questions de culture, de transparence et de responsabilité, le qualifiant d’incomplet. Elle a également souligné que la police militaire ne disposait pas des ressources nécessaires pour mener des enquêtes appropriées et a demandé quand les enquêtes seraient reprises par des détectives civils équipés pour traiter ce type de situation, et s’ils disposaient des ressources adéquates pour le faire.
  • Juin 2025 : (Débat sur le budget principal des dépenses 2025-2026) Elle s’est enquis des augmentations salariales et de l’équipement.
  • Juin 2025 : (Déclarations des députés) Elle a exprimé son inquiétude quant à l’augmentation des coûts et aux retards supplémentaires pour les chasseurs à réaction F35, en se reportant au rapport du vérificateur général sur le sujet.
  • Juin 2025 : (Débat sur le discours du Trône) Elle s’est renseignée sur l’accès aux soins de santé pour les membres des familles des FAC.

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2000, 2004, 2006, 2008, 2011, 2015, 2019, 2021, 2025
  • Occupations antérieures : Assurances; gestion de bureau
  • Études : Chimie, Université de Western Ontario
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Jeff Kibble

Jeff Kibble

PCC – Cowichan-Malahat-Langford, (Colombie-Britannique)

Profil

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Jeff Kibble a été capitaine de corvette dans la Marine royale canadienne pendant 28 ans avant de prendre sa retraite. Il a été déployé au Timor-Oriental et dans le golfe Persique, a commandé le Centre régional d’opérations interarmées (Pacifique) et a commandé le NCSM ORIOLE, navire-école de la Marine, pendant cinq ans avant de prendre sa retraite en 2016. Son épouse est également une ancienne militaire et ses deux grands-pères ont servi dans l’Aviation royale canadienne.

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat de parlementaire, M. Kibble s’est intéressé à la modernisation, à l’approvisionnement, au recrutement et au maintien en poste des Forces armées canadiennes (FAC), ainsi qu’aux questions relatives aux vétérans.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est enquis de la manière dont le budget de la Garde côtière canadienne contribuerait aux dépenses de l’OTAN, de sa capacité à recueillir et à transmettre des données tactiques et de renseignement aux unités militaires, et de sa capacité hypothétique à se défendre contre des nations étrangères lors de patrouilles de sécurité.
  • Octobre 2025 : Il s’est enquis des menaces hybrides émanant de la Chine et de la Russie, y compris des bouées scientifiques, de la capacité d’un système de type « Dôme d’or » à faire face aux capacités avancées de défense antimissile balistique, et de ce que le Canada doit faire pour être perçu comme intensifiant sa contribution à la modernisation du NORAD.
  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur l’obsolescence du Système d’alerte du Nord, sur la capacité nucléaire des armes hypersoniques et sur la capacité des drones à assurer la défense contre ce type de menace, ainsi que sur l’acquisition de F35.
  • Septembre 2025 : Il a souligné les problèmes de santé mentale auxquels sont confrontés les membres des FAC et s’est renseigné sur la formation en santé mentale offerte aux membres avant leur déploiement.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé de la pénurie de logements militaires et sur son incidence sur le recrutement et le maintien en poste de nouveaux membres des FAC.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur la menace que représente la marine de l’Armée populaire de libération dans l’Arctique canadien et sur la capacité de la Garde côtière canadienne à contrer cette menace.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé sur la présence militaire des FAC en Lettonie et sur l’incidence que pourrait avoir le déploiement de troupes en Ukraine sur la présence du Canada en Lettonie.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) : Il a souligné la nécessité de mettre fin à toutes les formes de harcèlement dans les forces armées et a exprimé son soutien à l’essentiel du projet de loi C-11. Il a également exprimé sa crainte que la législation n’entraîne une ingérence politique accrue dans les nominations du gouverneur en conseil.
  • Juin 2025 : (Débat sur le discours du Trône) Il a souligné l’importance de moderniser les FAC et de veiller à ce que leurs membres disposent de l’équipement nécessaire.

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2025
  • Occupation antérieure : Marine royale canadienne, FAC
  • Études : Études anglaises, Université de la Colombie-Britannique
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : S.O.

Scott Anderson

Scott Anderson

PCC – Vernon-Lake Country-Monashee (Colombie-Britannique)

Profil

Rôle politique : Chef intérimaire du Parti conservateur de la Colombie-Britannique (2017-2019)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Capitaine à la retraite des British Columbia Dragoons (2008-2017), régiment de reconnaissance blindée de la Première réserve faisant partie du 39e Groupe-brigade du Canada de la 3e Division du Canada.

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat de parlementaire, M. Anderson s’est intéressé à la préparation, à l’approvisionnement, aux opérations internationales et à l’intégration de la Garde côtière.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il a manifesté ses préoccupations quant à l’influence persistante de considérations politiques sur les achats et s’est enquis des nouvelles formes de guerre, en particulier concernant les drones, et de l’importance que le Canada devrait accorder au développement des drones et des systèmes anti-drones.
  • Septembre 2025 : Il a critiqué la contribution de 6,5 millions de dollars versée par le Canada à un pays non membre de l’OTAN (l’Ukraine), soulignant qu’il y avait des conflits ailleurs et s’interrogeant sur la manière dont le soutien à l’Ukraine servait les intérêts nationaux du Canada.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur l’instruction pour l’opération REASSURANCE en Lettonie, la redondance des équipements en Lettonie et la manière dont les forces armées adaptaient leur structure de forces pour tenir compte des leçons retenues des conflits symétriques modernes.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur l’intégration de la Garde côtière dans le cadre de sa contribution à l’objectif de dépenses de 2 % de l’OTAN, sur d’éventuels projets de modification des navires, ainsi que sur les capacités défensives, en soulignant que si les navires de la Garde côtière étaient désormais des navires de guerre, des navires étrangers les considéreraient comme des cibles légitimes.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il s’est informé des répercussions de la législation sur la justice militaire, notamment des préoccupations concernant la compétence pour les infractions commises à l’étranger, de l’autorité de commandement, des retards bureaucratiques et de la nécessité d’une surveillance continue pour garantir l’équité et l’efficacité opérationnelle.

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2025
  • Occupation antérieure : Conseiller municipal de Vernon; propriétaire de Dump Runz (entreprise de collecte de déchets); chroniqueur, Infotel.ca
  • Études : Relations internationales, Université du Manitoba; maîtrise en études stratégiques, Université de la Colombie-Britannique
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : S.O.

Viviane Lapointe

Viviane Lapointe

PLC – Sudbury (Ontario)

Profil

Rôle politique : Secrétaire parlementaire du ministre des Langues officielles et ministre associée de la Sécurité publique (de février à mars 2025)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : [Présidente/coprésidente/membre]

Lien avec la Défense nationale : Le 2e Bataillon, Irish Regiment of Canada, est situé au Manège militaire de Sudbury dans la circonscription de Sudbury.

Principaux intérêts : Mme Lapointe est la seule députée libérale de retour au NDDN depuis la 44e législature. Ses principaux intérêts comprennent le soutien à l’Ukraine et à l’OTAN, les achats en matière de défense et l’état de préparation opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC).

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Elle s’est renseignée sur les outils de modernisation à prioriser pour protéger les infrastructures, ainsi que sur les technologies quantiques et leurs capacités, et a demandé où le Canada devrait s’aligner – ou faire preuve de prudence – concernant la modernisation du NORAD avec l’administration américaine actuelle.
  • Octobre 2025 : Elle s’est enquis de la modernisation du NORAD et des domaines dans lesquels le Canada devrait concentrer ses efforts, a demandé s’il y avait des préoccupations concernant le recours à des réseaux de satellites étrangers ou privés, et a demandé des suggestions de mesures de protection de la souveraineté canadienne en ce qui concerne ces réseaux.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé comment le rapport « La gestion des comportements inappropriés au ministère de la Défense nationale » et d’autres rapports similaires pourraient être plus utiles aux survivants et à ceux qui travaillent à la prévention des inconduites sexuelles.
  • Septembre 2025 : Elle s’est renseignée sur l’importance stratégique de l’alignement trilatéral entre la Chine, la Russie et la Corée du Nord, et sur la manière dont le Canada et ses alliés devraient interpréter ses signaux pour la sécurité mondiale, en particulier dans les régions indo-pacifique et euro-atlantique.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Elle a souligné qu’un changement culturel est nécessaire pour soutenir les membres des FAC et garantir un environnement sûr, et que les modifications visent à augmenter la transparence et à répondre aux besoins des FAC. Elle a également déclaré que l’abrogation de l’obligation de signaler les incidents contribue à instaurer la confiance auprès des personnes concernées.
  • Juin 2025 : (Débat sur le projet de loi C-5, Loi sur l’unité de l’économie canadienne) Elle a fait valoir l’importance de la stratégie du gouvernement en matière de minéraux essentiels et a souligné la dépendance des États-Unis à l’égard du nickel provenant de l’Ontario, en particulier de Sudbury, pour leurs activités dans les domaines de l’aérospatiale et de la défense.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Ministère du Développement du Nord et des Mines de l’Ontario; directrice générale, Intégration communautaire du Grand Sudbury
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Chris Malette

Chris Malette

PLC – Baie de Quinte (Ontario)

Profil

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : La Base des Forces canadiennes Trenton, qui est la plus grande base de l’Aviation royale canadienne et qui abrite la 8e Escadre, est située dans la circonscription de Baie de Quinte.

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat en tant que parlementaire, M. Malette s’est intéressé aux opérations et aux relations internationales, aux infrastructures de défense et au soutien des Forces armées canadiennes (FAC).

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur les efforts visant à intégrer les connaissances autochtones à la modernisation du NORAD, sur la manière dont le Canada peut contribuer à garantir que le NORAD reste pertinent face aux menaces non traditionnelles pour la sécurité, et sur la manière dont les nouveaux systèmes de surveillance permettraient de mieux détecter et de déterminer les menaces pour l’Amérique du Nord dans une perspective pandomaine.
  • Octobre 2025 : Il s’est enquis des problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement qui touchent l’Arctique canadien et du rôle de la Défense nationale dans la recherche et le développement de technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et la cyberdéfense.
  • Septembre 2025 : Il a demandé à l’Ombudsman de présenter ses principales observations concernant le processus de règlement des griefs et la manière de raccourcir ce processus.
  • Septembre 2025 : Il s’est enquis des nouveaux partenariats établis avec les membres de l’Union européenne et de la manière dont ces relations contribueront à soutenir l’Ukraine. Il s’est également enquis du rôle du Canada dans l’instruction en Lettonie, du nombre de membres des FAC ayant participé à l’exercice TALISMAN SABRE et de la manière dont cet exercice a permis de tester la résilience.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a souligné la nécessité de veiller à ce que les membres des FAC puissent signaler les cas d’inconduite sans crainte de représailles. Il a également souligné que le gouvernement « franchi[ssai]t une étape importante pour protéger nos courageux soldats contre le harcèlement et l’inconduite en milieu de travail » et que la mise en place d’une force de combat plus inclusive et plus solidaire, reflétant la diversité du Canada, était une priorité.
  • Septembre 2025 : (PQ) Il a demandé au ministre de la Défense nationale de faire le point à la Chambre sur le soutien apporté aux membres des FAC, alors que « [l]e gouvernement réalis[ait] des investissements générationnels dans nos forces armées ».

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2025
  • Occupation antérieure : Conseiller municipal de Belleville; journaliste, rédacteur et photographe du Belleville Intelligencer
  • Études : Journalisme, Collège Sheridan
  • Autres comités : Comité mixte permanent d’examen de la réglementation
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Conseiller au sein de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN

Tim Watchorn

Tim Watchorn

PLC – Les Pays-d’en-Haut (Québec)

Profil

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat en tant que parlementaire, M. Watchorn s’est intéressé aux marchés publics, aux infrastructures essentielles dans le Nord et aux technologies nouvelles et émergentes.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur les attaques et les cybermenaces que le Canada pourrait subir de la part de ses adversaires.
  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur l’investissement dans les sites et les systèmes de lancement hypersoniques, ainsi que du nouvel organisme d’approvisionnement de la défense, en plus de la meilleure option pour les infrastructures énergétiques dans le Nord.
  • Septembre 2025 : Il a demandé si les francophones se heurtaient à des obstacles systémiques pour accéder aux services du Bureau de l’Ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur la contribution du Canada à l’OTAN en cas d’escalade continue de la part de la Russie ou d’autres adversaires, et sur les capacités du Canada en matière de drones en cas d’attaque.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé des risques imminents dans la région indo-pacifique, des sous-marins et des possibilités de partenariat dans la région.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Septembre 2025 : (PQ) Il s’est informé sur la manière dont le Canada renforcera sa présence militaire tant au pays qu’à l’étranger.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2025
  • Occupations antérieures : Maire de Morin-Heights (Québec); fonctionnaire municipal à Saint-Sauveur-des-Monts et à Sainte-Adèle
  • Études : Génie, École Polytechnique de Montréal
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN

Haut de page


Documents techniques – budget supplémentaire des dépenses (c)

Remarque – Aperçu général – Défense nationale

  • Dans le présent budget supplémentaire des dépenses, la Défense nationale demande montant supplémentaire de 1,23 milliard de dollars en nouveau financement et le transfert d’approximativement 178,5 millions de dollars à d’autres ministères et organismes.
  • Cela entraînerait une augmentation totale des autorisations budgétaires de 1,052 milliard de dollars, y compris les postes budgétaires de la Défense nationale et de la Garde côtière canadienne.
  • Le financement prévoit 314 millions de dollars pour le projet d’Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol, 129,5 millions de dollars pour l’expansion du rôle de sécurité de la Garde côtière canadienne et 66,8 millions de dollars pour soutenir les opérations des Forces armées canadiennes dans le Nord.
  • Sont également inclus 563,7 millions de dollars pour des investissements dans le domaine de la défense déjà approuvés et financés par le Fonds d’investissement en immobilisations.
  • Parmi les autres investissements à souligner, mentionnons 49,2 millions de dollars pour les programmes de recrutement, de maintien en poste et de soutien, et 36,9 millions de dollars pour les opérations des Forces armées canadiennes au Moyen-Orient.
  • Les transferts vers d’autres ministères et organismes incluent 75 millions de dollars pour les initiatives en matière de défense dans le cadre du Fonds CTI Sciences de la Vie et 22,5 millions de dollars pour la recherche et le développement pour la défense, ainsi que le soutien à l’industrie canadienne de défense.
Faits en bref
Contexte
  • Le 2 septembre 2025, le décret C. P. 2025-0639 transfère le contrôle et la supervision de la Garde côtière canadienne du ministère des Pêches et des Océans au ministère de la Défense nationale. Il s’agit notamment de transférer les crédits non dépensés pour la Garde côtière canadienne au ministère de la Défense nationale.

Transferts

  • En plus de recevoir du nouveau financement, ce Budget supplémentaire des dépenses comporte 14 Transferts à d’autres ministères de la Défense nationale (- 178 535 322 $).
  • Il y a également quatre transferts internes du crédit 5 au crédit 1 (8 126 401 $), dont la valeur nette est de 0 $.
tableau pour transfer information
Transfert à d’autres organisations Description Montant du transfert ($)
Ministère des Affaires étrangères du Commerce et du Développement Pour fournir un soutien au personnel du Ministère qui participe à des missions à l’étranger -31 465 $
Ministère de l’Environnement Pour le remplacement du poste de travail intégré des prévisionnistes -304 742 $
Ministère des Ressources naturelles Pour soutenir la recherche sur les substances nocives et potentiellement dangereuses -350 000 $
Secrétariat du Conseil du Trésor. Pour respecter les obligations liées à la Loi sur l’équité salariale -623 139 $
Énergie atomique du Canada limitée et le ministère des Ressources naturelles Pour le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité -777 343 $
Secrétariat du Conseil du Trésor Pour appuyer les projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre des activités du gouvernement fédéral -1 451 000 $
Agence de promotion économique du Canada atlantique Pour le Centre for Ocean Ventures and Entrepreneurship -1 600 000 $
Secrétariat du Conseil du Trésor Pour soutenir le Programme de la fonction de contrôleur numérique -2 000 000 $
Agence de promotion économique du Canada atlantique Pour soutenir la tenue du Forum d’Halifax sur la sécurité internationale -3 228 000 $
Le Conseil national de recherches Canada et l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec Pour la recherche en science et en technologie, afin de moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord -4 040 000 $
Ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement Pour soutenir l’Ukraine -16 600 000 $
Pour diverses organisations Pour la recherche et le développement en matière de défense et le soutien à l’industrie de défense canadienne -22 529 633 $
Ministère de la Diversification de l’économie de l’Ouest Pour l’initiative canadienne de fabrication de médicaments essentiels -50 000 000 $
Ministère de l’Industrie Pour les initiatives menées dans le cadre du Fonds CTI Sciences de la vie -75 000 000 $
Sous-total des transferts à d’autres organisations : -178 535 322 $
Réaffectations internes
Réaffectation interne de ressources pour des investissements de défense déjà approuvés et financés par le fonds d’investissement en immobilisations Les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 1 au crédit 5 pour un montant de 296 119 dollars. Crédit 1
8 126 401 $
Crédit 5
-8 126 401 $
Réaffectation des ressources à l’interne pour le projet d’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol Les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 1 au crédit 5 pour un montant de 1 542 661 $.
Réaffectation des ressources à l’interne pour le Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense Les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 1 au crédit 5 pour un montant de 105 957 $.
Réaffectation des ressources à l’interne pour le projet de Navire de soutien interarmées Les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 5 au crédit 1 pour un montant de 10 071 138 $.
Sous-total : 0 $
Total des transferts nets : -178 535 322 $

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances)

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

le sous-ministre adjoint (Finances)
Le 23 mars 2026

Haut de page

Épreuves en page du Budget supplémentaire des dépenses (C) – Défense nationale

Sommaire de l’organisation (dollars) - Ministère de la Défense nationale
- Autorisations à ce jour Présent budget supplémentaire des dépenses - Transferts Présent budget supplémentaire des dépenses - Rajustements Autorisations proposées à ce jour
Dépenses budgétaires
Crédits
1c Dépenses de fonctionnement 25 954 775 397 (148 336 836) 309 131 496 26 115 570 057
5c Dépenses en capital 13 834 778 419 (13 248 486) 903 282 146 14 724 812 079
10c Subventions et contributions 4 155 232 131 (16 950 000) 6 763 487 4 145 045 618
15b Paiements liés au régime d’assurance-invalidité de longue durée et d’assurance-vie pour les membres des Forces canadiennes 589 378 442 0 0 589 378 442
Total des crédits 44 534 164 389 (178 535 322) 1 219 177 129 45 574 806 196
Total des postes législatifs 2 239 569 619 0 11 407 386 2 250 977 005
Total des dépenses budgétaires 46 773 734 008 (178 535 322) 1 230 584 515 47 825 783 201
Explication du besoin (dollars)
- Crédit No.N° du crédit Montant ($)
Dépenses budgétaires
Crédits à adopter
Fonds destinés à un certain nombre d’investissements dans la défense déjà approuvés et financés au titre du Fonds d’investissement en immobilisations Crédit 1c 34 153 550
Crédit 5c 525 067 531
Crédit 10c 1 673 250
Total 560 894 331
Fonds destinés au projet Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol Crédit 1c 83 233 005
Crédit 5c 229 527 455
Crédit 10c 989 237
Total 313 749 697
Fonds destinés à l’élargissement du rôle de sécurité de la Garde côtière canadienne (budget fédéral de 2025) Crédit 1c 11 341 336
Crédit 5c 114 817 452
Crédit 10c 1 101 000
Total 127 259 788
Fonds destinés aux opérations des Forces armées canadiennes dans le Nord Crédit 1c 56 250 000
Crédit 5c 5 000 000
Crédit 10c 3 000 000
Total 64 250 000
Fonds destinés au recrutement, au maintien en poste et aux programmes de soutien au sein des Forces armées canadiennes Crédit 1c 49 164 720
Fonds destinés aux opérations des Forces armées canadiennes au Moyen-Orient (budget fédéral de 2025) Crédit 1c 34 430 899
Fonds destinés à l’initiative 30 jours d’approvisionnement stratégique Crédit 1c 26 088 239
Réinvestissement des recettes provenant de la vente ou du transfert de biens immobiliers Crédit 5c 16 132 065
Fonds destinés à l’amélioration de l’accès aux services de garde pour jeunes enfants pour les Forces armées canadiennes (budget fédéral 2024) Crédit 1c 11 915 021
Fonds destinés au soutien en service pour le Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs Crédit 5c 8 453 293
Fonds destinés au Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense Crédit 1c 286 093
Crédit 5c 4 284 350
Total 4 570 443
Fonds destinés au soutien en service pour le projet du système de défense contre les aéronefs sans pilote Crédit 1c 2 019 868
Réinvestissement des redevances de propriété intellectuelle Crédit 1c 248 765
Total des crédits à adopter 1 219 177 129
Total des crédits législatifs 11 407 386
Transferts
Transferts à l’interne
Réaffectation des ressources à l’interne pour les investissements en défense déjà approuvés et financés au titre du Fonds d’investissement en immobilisations Crédit 1c (296 119)
Crédit 5c 296 119
Total 0
Réaffectation des ressources à l’interne pour le projet Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol Crédit 1c (1 542 661)
Crédit 5c 1 542 661
Total 0
Réaffectation des ressources à l’interne pour appuyer le Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense Crédit 1c (105 957)
Crédit 5c 105 957
Total 0
Réaffectation des ressources à l’interne pour le projet de navire de soutien interarmées Crédit 1c 10 071 138
Crédit 5c (10 071 138)
Total 0
Transferts à d’autres organisations
Transfert du ministère de la Défense nationale au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement pour fournir un soutien au personnel du ministère travaillant dans les missions à l’étranger Crédit 1c (31 465)
Transfert du ministère de la Défense nationale au ministère de l’Environnement pour remplacer la station de travail intégrée des prévisionnistes Crédit 5c (304 742)
Transfert du ministère de la Défense nationale au ministère des Ressources naturelles pour soutenir la recherche sur les substances nocives et dangereuses Crédit 10c (350 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale au Secrétariat du Conseil du Trésor pour respecter les obligations de la Loi sur l’équité salariale Crédit 1c (623 139)
Transfert du ministère de la Défense nationale à Énergie atomique du Canada limitée et au ministère des Ressources naturelles pour le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité Crédit 5c (777 343)
Transfert du ministère de la Défense nationale au Secrétariat du Conseil du Trésor pour appuyer les projets qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du gouvernement fédéral Crédit 1c (1 451 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique pour le Centre for Ocean Ventures and Entrepreneurship Crédit 1c (1 600 000)
Transfert de diverses organisations au Secrétariat du Conseil du Trésor pour appuyer le Programme de la fonction de contrôleur numérique Crédit 1c (2 000 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique pour l’appui de la prestation du Forum d’Halifax sur la sécurité internationale Crédit 1c (3 228 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale au Conseil national de recherches du Canada et à l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec afin de soutenir la recherche scientifique et technologique pour moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord Crédit 5c (4 040 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement pour le soutien à l’Ukraine Crédit 10c (16 600 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale à diverses organisations pour la recherche et le développement en matière de défense et le soutien accordé à l’industrie canadienne de la défense Crédit 1c (22 529 633)
Transfert du ministère de la Défense nationale au ministère de la Diversification de l’économie de l’Ouest canadien pour soutenir l’initiative canadienne de fabrication de médicaments essentiels Crédit 1c (50 000 000)
Transfert du ministère de la Défense nationale au ministère de l’Industrie pour les initiatives liées au Fonds des sciences de la vie Crédit 1c (75 000 000)
Total des transferts (178 535 322)
Total des dépenses budgétaires 1 052 049 193

Haut de page

Remarque – Aperçu général – Centre de la sécurité des télécommunications

Notes d’allocution

  • Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) est l’un des principaux organismes canadiens de sécurité et de renseignement ainsi que l’autorité technique principale en matière de cybersécurité au pays.
  • Le CST fournit du renseignement étranger de qualité au gouvernement du Canada pour soutenir ce dernier dans sa prise de décisions et dans la protection de la sécurité nationale.
  • L’expertise technique et sophistiquée du CST en matière de cybersécurité permet de détecter les menaces ciblant les réseaux et systèmes informatiques du Canada, en plus de préparer le Canada à y faire face et à se défendre.
  • En menant ces activités, le CST respecte les normes les plus élevées en matière de respect de la loi, d’éthique, de valeurs et de protection de la vie privée des Canadiennes et Canadiens.
  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) du CST pour l’exercice 2025-2026 représente une baisse nette du financement de 448,5 k$.
Détails
  • Transfert de 23,5 k$ à Affaires mondiales Canada (AMC) destiné aux Directives sur le service extérieur (DSE).
  • Transfert de 425 k$ au Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) pour appuyer le Programme de la fonction de contrôleur.
  • Une liste des « Affectations bloquées dans les autorisations votées » est également incluse dans les épreuves en page du Budget supplémentaire des dépenses (C) et indique un transfert du CST totalisant 22,5 k$ destiné au Bureau de la collectivité des communications.

Haut de page

Épreuves en page du Budget supplémentaire des dépenses (C) – Centre de la sécurité des télécommunications

Centre de la sécurité des télécommunications
Sommaire de l’organisation
  Autorisations à ce jour Présent budget supplémentaire des dépenses
(dollars)
Autorisations proposées à ce jour
  Transferts Rajustements
Dépenses budgétaires
Crédits
1b Dépenses du programme 1 613 541 639 (448 469) . . . . . 1 613 093 170
Total des crédits 1 613 541 639 (448 469) . . . . . 1 613 093 170
Total des postes législatifs 77 912 715 . . . . . . . . . . 77 912 715
Total des dépenses budgétaires 1 691 454 354 (448 469) . . . . . 1 691 005 885
Explication du besoin (dollars)
Dépenses budgétaires
Transferts
Transferts à d’autres organisations
Transfert du Centre de la sécurité des télécommunications au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement pour le soutien administratif au personnel ministériel affecté dans les bureaux de liaison à l’étranger Crédit 1b (23 469)
Transfert de diverses organisations au Secrétariat du Conseil du Trésor pour appuyer le Programme de la fonction de contrôleur numérique Crédit 1b (425 000)
Total des transferts (448 469)
Total des dépenses budgétaires (448 469)

Haut de page

Projets de fonds d’investissement en immobilisations

  • Dans le présent budget supplémentaire des dépenses, la Défense nationale demande 563,7 millions de dollars pour des investissements en défense déjà approuvés financés par le Fonds d’investissement en immobilisations ou « FII ».
  • Par l’entremise du FII, la Défense nationale a adopté une planification à long terme du portefeuille et des investissements, appuyée par un financement garanti afin d’obtenir des résultats plutôt que gérer chaque projet individuellement.
  • Ainsi, ce financement peut être utilisé pour atténuer les risques associés à d’autres projets, fournir du financement pour de nouveaux projets ou s’adapter aux changements apportés à la portée des projets en cours.
  • La présente demande prévoit le report de financement pour plusieurs investissements déjà approuvés en matière de défense qui totalisent 533,8 millions de dollars.
  • Elle comporte également :
    • 18,5 millions de dollars pour des activités d’identification et d’analyse des options;
    • 9,8 millions de dollars pour le projet de frappe de précision à longue portée (terre);
    • 864 997 de dollars pour le projet d’amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique; et
    • 868 459 $ pour le Projet de gros remorqueurs navals.
Faits en bref
  • Un montant de 563,7 millions de dollars est demandé dans le Budget supplémentaire des dépenses (B) 2025-2026 pour les investissements en matière de défense qui suivent déjà approuvés dans le cadre du Fonds d’investissement en immobilisations (FII) :
    • le report par le FII de divers projets totalisant -533,8 millions de dollars;
    • les activités d’identification et d’analyse des options – 18,5 millions de dollars;
    • le projet de frappe de précision à longue portée (terre) - 9,8 millions de dollars;
    • le projet d’amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique - 0,9 million de dollars; et
    • le projet de gros remorqueurs navals – 0,9 million de dollars

Note : Certains chiffres peuvent inclure les coûts du Régime d’avantages sociaux des employés (RASE) et, par conséquent, ne correspondent pas aux chiffres figurant dans les épreuves d'impression, où le RASE — tant civil que militaire — est présenté séparément sous forme de poste budgétaire global a l'Énumération des autorisations législatives (Budget supplémentaire des dépenses (C), 2025-2026).

Contexte
  • Le Fonds d’investissement en immobilisations (FII) est une source de fonds réservée qui correspond au profil selon la comptabilité d’exercice des immobilisations actuelles et prévues de la Défense nationale.
  • Dans le cadre de son enveloppe de 20 ans, ce financement peut être utilisé pour atténuer les risques associés à d’autres projets, fournir du financement pour de nouveaux projets ou s’adapter aux changements apportés à la portée des projets existants.
  • Dans le cadre de sa gestion prudente des fonds publics, la Défense nationale demanderait uniquement des fonds qui peuvent être raisonnablement engagés au cours d’une année financière donnée; au besoin, un financement supplémentaire est demandé dans le Budget supplémentaire des dépenses.
  • Le FII a été introduit dans le cadre de la politique Protection, Sécurité, Engagement, afin de permettre une vision complète des investissements en immobilisations sur 20 ans à l’intérieur d’un budget de défense consolidé.
  • Avant 2019, la planification du programme d’immobilisations de la Défense nationale était gérée selon les méthodes de comptabilité de caisse et d’exercice.
    • Comptabilité d’exercice : coût d’acquisition d’un bien étalé sur la durée de vie utile de celui-ci. Les fonds d’exploitation du bien sont comptabilisés dans l’exercice au cours duquel la dépense est effectuée.
    • Comptabilité de caisse : les fonds pour les paiements comptant liés à l’acquisition d’immobilisations et les fonds pour l’exploitation sont affectés pendant l’année où la dépense a été réalisée (immédiatement).
  • Certains coûts d’exploitation ont été couverts selon la comptabilité de caisse, tandis que d’autres ont été gérés selon la comptabilité d’exercice. Cela a entraîné une grande complexité dans la planification de projets majeurs liés à l’équipement, ce qui était un défi fondamental lié aux acquisitions importantes du passé.
  • Le FII a apporté des changements importants à la façon de gérer le budget de défense pour faire en sorte que l’Équipe de la Défense dispose de la marge de manœuvre nécessaire pour gérer efficacement les investissements clés en matière de capacités de défense.
  • Les fonds sont accessibles sur demande, s’il y a une source du fonds du FII qui s’y prête selon la méthode de la comptabilité d’exercice.
  • Les prévisions annuelles du FII peuvent dépasser le financement d’exercice donné jusqu’à 5 % au cours d’une année donnée, à condition que l’enveloppe d’exercice globale sur 20 ans ne soit pas dépassée.
  • La Défense nationale fournit au ministère des Finances et au Secrétariat du Conseil du Trésor un rapport annuel du FII afin de déterminer si le FII est abordable par rapport au financement fourni.

Apprové par :

Sous-ministre adjoint (Finances)

Date d’approbation :

Le 23 mars 2026

Haut de page

Transferts

Le Budget supplémentaire des dépenses C inclut quatre transferts internes sans incidence nette et 14 transferts externes à d’autres ministères avec un transfert net de 178,5 millions de dollars.

Transferts internes au sein de la Défense nationale
Transfert Montant (aucune incidence nette) Description
Réaffectation interne de ressources pour des investissements de défense déjà approuvés et financés par le fonds d’investissement en immobilisationsRéaffectation interne de ressources pour des investissements de défense déjà approuvés et financés par le fonds d’investissement en immobilisations 296 119 $ Au sein du Fonds d’investissement en immobilisations, les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 1 au crédit 5 pour couvrir les coûts du personnel des Forces armées canadiennes (FAC) qui travaille aux projets de fonds d’investissement en immobilisations.
Réaffectation des ressources à l’interne pour le projet d’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol 1 542 661 $ Dans le cadre du Projet de l’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol, les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 1 au crédit 5 pour couvrir les coûts du personnel des CAF qui travaille au projet.
Réaffectation des ressources à l’interne pour le Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense (DESSP) 105 957 $ Dans le cadre du projet DESSP, les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 1 au crédit 5 pour couvrir les coûts du personnel des FAC qui travaille au projet.
Réaffectation des ressources à l’interne pour le projet de Navire de soutien interarmées 10 071 138 $ Dans le cadre du projet de Navire de soutien interarmées, les niveaux de référence actuels seront transférés du crédit 5 au crédit 1 pour couvrir les coûts des opérations et du personnel des FAC qui travaille au projet.
Sous-total des réaffectations internes 8 126 401 $ Aucune incidence nette
Transferts de la Défense nationale à d’autres ministères et organismes gouvernementaux
Transfert Montant (aucune incidence nette) Description
Au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement pour soutenir le personnel affecté à des missions à l’étranger. 31 465 $ Financement pour soutenir le personnel du ministère affecté à des missions à l’étranger sous le Directeur – Liaison avec l’étranger du VCEMD.
Au ministère de l’Environnement pour le remplacement du poste de travail intégré des prévisionnistes 304 742 $ Environnement et Changement climatique Canada et le ministère de la Défense nationale (MDN) ont conclu un protocole d’entente pour collaborer en ce qui concerne la météorologie, les glaces, la technologie de l’information et d’autres services connexes afin d’optimiser l’efficacité de leur collaboration stratégique. Ce financement sera utilisé pour acquérir, distribuer et installer les postes de travail intégrés des prévisionnistes.
Au ministère des Ressources naturelles pour soutenir la recherche sur les substances nocives et potentiellement dangereuses – Garde côtière canadienne (GCC) 350 000 $ Le transfert de fonds entre le MDND/la GCC à l’Initiative de recherche multipartenaire de Ressources naturelles Canada pour mettre à profit l’expertise et l’expérience de spécialistes des déversements d’hydrocarbures du Canada et de l’étranger. Les fonds serviront à soutenir plusieurs accords de contribution pour l’amélioration et l’échange des connaissances sur le devenir, le comportement, le transport et les répercussions écologiques des déversements de substances nocives et potentiellement dangereuses dans l’environnement.
Pour que le Secrétariat du Conseil du Trésor respecte les obligations relatives à la Loi sur l’équité salariale 623 139 $ La Loi sur l’équité salariale et son Règlement sur l’équité salariale sont entrés en vigueur le 31 août 2021. Le Secrétariat du Conseil du Trésor est chargé d’élaborer le Plan d’équité salariale pour les FAC depuis 2024. Le transfert de fonds appuiera la présence de 4 équivalents temps plein qui se consacreraient entièrement à l’élaboration du Plan d’équité salariale des FAC.
À Énergie atomique du Canada limitée et au ministère des Ressources naturelles pour le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS) 777 343 $ Financement du PCSS, qui prévoit des acquisitions de technologies stratégiques visant à renforcer les capacités scientifiques et technologiques du gouvernement fédéral en matière de sûreté et de sécurité publiques
Au Secrétariat du Conseil du Trésor pour soutenir des projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du gouvernement fédéral (en partie la Garde côtière canadienne (GCC)) 1 451 000 $ Financement pour appuyer et diffuser les résultats des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du gouvernement fédéral Une part de ce transfert est lié à la GCC, le reste du montant sera transféré au MDN.
À l’Agence de promotion économique du Canada atlantique pour le Centre for Ocean Ventures and Entrepreneurship 1 600 000 $ Financement pour soutenir le COVE, une entité à but non lucratif, un centre d’innovation et un pôle de haute technologie à la pointe de l’industrie, dont le but est de renforcer et de soutenir l’écosystème des technologies marines.
Au Secrétariat du Conseil du Trésor pour soutenir le Programme de la fonction de contrôleur 2 000 000 $ Ce transfert appuie le développement du Programme de la fonction de contrôleur numérique, une initiative à laquelle contribuent de nombreux ministères. Le programme sera responsable du développement, de la mise en service et de l’entretien de la base numérique SAP du gouvernement du Canada, une solution prête à l’emploi.
À l’Agence de promotion économique du Canada atlantique à l’appui de la tenue Forum d’Halifax sur la sécurité internationale (FHSI) 3 228 000 $ Ce transfert procurera du financement afin de combler un manque à gagner inattendu pour le FHSI annuel de 2025, qui a eu lieu à Halifax en novembre 2025. Cette prestigieuse conférence de haut niveau traite des questions de sécurité et de défense mondiales.
Au Conseil national de recherches Canada et l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec pour la recherche en science et en technologie afin de moderniser le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (modernisation du NORAD) 4 040 000 $ Les fonds transférés permettront d’appuyer la réalisation de l’Initiative de S et T de modernisation du NORAD, l’intention du gouvernement d’accroître les dépenses de défense, la rapidité du développement des technologies émergentes et la volonté d’établir la souveraineté technologique du Canada dans les domaines stratégiques.
Au ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement pour le soutien à l’Ukraine 16 600 000 $ Le Canada a signé une entente de partenariat en matière de sécurité et de défense avec l’Union européenne (UE) plus tôt cette année et a récemment conclu des négociations sur la participation du Canada à l’instrument Action de sécurité pour l’Europe (SAFE). Pour le Canada et les États membres de l’UE qui sont des alliés de l’OTAN, cela permettra d’atteindre les objectifs en matière de capacités de défense plus rapidement et à moindre coût.
À différentes organisations, pour la recherche et le développement en matière de défense, et le soutien à l’industrie de défense canadienne 22 529 633 $ Transfert de fonds à d’autres organisations qui appuient le MDN dans la mise en œuvre des premières initiatives de la Stratégie industrielle de défense (SID). La SID vise à redéfinir la relation du gouvernement avec l’industrie de défense du Canada grâce à une confiance et à une transparence accrues, et par l’établissement de rôles clairs et de mécanismes de soutien.
Au ministère de la Diversification de l’économie de l’Ouest Canada pour l’initiative canadienne de fabrication de médicaments essentiels 50 000 000 $ Les fonds seront transférés à l’Innovation pharmaceutique appliquée afin de soutenir la mise en œuvre de l’initiative canadienne de fabrication de médicaments essentiels. Des fonds sont nécessaires pour remédier à une insuffisance budgétaire et garantir la réalisation du projet de création d’une installation de fabrication de produits pharmaceutiques à Edmonton, en Alberta.
Au ministère de l’Industrie pour des initiatives du Fonds CTI Sciences de la vie 75 000 000 $ Le transfert de financement aidera la Société canadienne du sang à renforcer le système national d’approvisionnement en sang du Canada et à faire avancer l’innovation dans le système de santé à l’appui de la défense et de l’état de préparation nationale aux urgences. Ces fonds sont destinés à améliorer la préparation médicale et la résilience dans les systèmes de santé militaires et civils.
Sous-total des transferts à d’autres organisations 178 535 322 $ Les chiffres étant arrondis, ils peuvent ne pas correspondre au total indiqué.
Total des transferts nets 178 535 322 $ Les chiffres étant arrondis, ils peuvent ne pas correspondre au total indiqué.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances)

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

le sous-ministre adjoint (Finances)
Le 23 mars 2026

Haut de page

Subventions et contributions

  • Au moyen de subventions et de contributions ciblées dans le présent Budget supplémentaire des dépenses, la Défense nationale investit un nouveau financement de 6,7 millions de dollars dans des initiatives qui renforceront les capacités de défense du Canada et stimuleront l’innovation.
  • 2,6 millions de dollars en contributions à l’appui de la mise à niveau du programme d'aide aux immobilisations pour mettre à niveau et moderniser les infrastructures locales qui soutiennent directement les opérations de la base et celles de l’escadre.
  • 2 millions de dollars à l’appui du Programme d'instruction et de coopération militaires.
  • 1,1 million de dollars à l’appui du Programme intégré de la Garde côtière canadienne
  • 1 million de dollars sont prévus pour le programme Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité, qui fait accélérer la recherche et le développement à l’appui de la Défense nationale.
  • Dans l’ensemble, ces investissements sont essentiels pour améliorer la défense nationale et soutenir l’innovation.
  • En outre, environ 17 millions de dollars en programmes de subventions et de contributions sont en cours de transfert de la Défense nationale à différents ministères, notamment Affaires mondiales Canada en soutien à l’Ukraine.
Faits en bref
  • Des 6,7 millions de dollars demandés en Budget supplémentaire des dépenses (C) :
    • Les contributions à l’appui du Programme d'aide aux immobilisations permettront de soutenir le Projet de l’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol (ASTRV) et le Projet d’infrastructure pour les chasseurs de défense du Canada.
    • Les contributions à l’appui du Programme d'instruction et de coopération militaires ainsi que les subventions pour le programme Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité assurera et démontrera la souveraineté des régions de l’Arctique canadien et appuieront trois opérations des FAC dans le Nord : Les opérations NANOOK, LIMPID et LATITUDE.
    • Les contributions à l’appui du Programme intégré de la Garde côtière canadienne élargiront le rôle de sécurité de la GCC et renforciront la souveraineté canadienne et de la sécurité nationale, plus particulièrement dans l’Arctique.
  • 17 millions de dollars en financement existant au titre du crédit 10 ont été transférés de la Défense nationale à divers ministères par l’entremise du Budget supplémentaire des dépenses (C).
    • 16,6 millions de dollars en contributions à Affaires mondiales Canada en soutien aux activités liées à l’Ukraine.
    • 350 000 millions de dollars au ministère des Ressources naturelles en contributions à l’appui du Programme intégré de la Garde côtière canadienne
Contexte

Subventions et contributions

  • Les subventions et contributions sont des types de « paiements de transfert votés », de sorte que le financement de ces paiements doit être approuvé par un vote du Parlement. Ces paiements ne comprennent pas les investissements, les prêts ou les garanties de prêts et ils ne conduisent pas à l’acquisition de biens, de services ou de ressources par le gouvernement.
    • Subvention : paiement de transfert sans condition. En ce sens, le bénéficiaire doit répondre à des critères d’admissibilité avant de recevoir le paiement; toutefois, il n’a habituellement pas à satisfaire à d’autres conditions après réception du paiement.
    • Contribution : paiement de transfert conditionnel. En ce sens, le bénéficiaire doit répondre à des critères d’admissibilité avant de recevoir le paiement; il est également assujetti à des conditions en matière de rendement après réception du paiement, ces conditions étant établies dans une entente de contribution. Les conditions sont fonction d’une stratégie de mesure du rendement qui est élaborée avant le versement des fonds. Les buts du programme et les résultats attendus, de même que le rendement recherché et des stratégies de vérification interne et d’évaluation, doivent être énoncés dans la stratégie.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances)

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Réductions des dépenses et fonds non utilisés

  • Dans le cadre des efforts que nous déployons pour nous assurer que chaque dollar compte et de l’examen exhaustif des dépenses, le ministère de la Défense nationale s’est engagé à réaliser des économies de 460 millions de dollars par année à compter de 2026-2027.
  • Nous nous concentrerons sur la mise hors service des parcs dont la valeur stratégique diminue, sur l’optimisation de notre portefeuille de biens immobiliers, sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, sur la rationalisation des activités et la réduction du chevauchement inutile des efforts.
  • Nous continuerons de faire preuve d’intendance solide et de rigueur financière alors que nous augmentons nos investissements dans les capacités militaires.

Si l’on insiste sur les fonds inutilisés

  • La Défense nationale gère un budget colossal qui englobe des initiatives importantes de construction et d’achat d’équipement qui requièrent un financement sur plusieurs années.
  • De ce fait, la Défense nationale utilise un modèle de financement flexible pour s’assurer que les projets reçoivent le financement requis au moment opportun.
  • Cela signifie qu’au cours d’une année donnée, des fonds peuvent être réaffectés pour appuyer des projets ou des initiatives prioritaires, ou reportés pour répondre aux besoins au cours des années suivantes.
  • Nous continuerons d’affecter les fonds engagés, lorsque c’est nécessaire, au soutien de notre personnel, à la réalisation des opérations et à la mise en œuvre d’initiatives majeures en matière d’équipement et de construction.
Faits en bref
  • L’examen exhaustif des dépenses (EED) annoncé dans le budget de 2025 est une initiative qui vise la réalisation d’économies de 60 milliards de dollars sur cinq ans au moyen de la rationalisation de la fonction publique et de la réduction des dépenses discrétionnaires dans les services de consultation, les services professionnels et les déplacements.
  • L’EED aura une incidence minimale sur la Défense nationale, les réductions des dépenses seront grandement centrées autour d’une stratégie de dessaisissement de la flotte, ce qui représente 1,1 milliard sur la réduction des dépenses de 1,8 milliard sur quatre ans.
  • En 2024-2025, 772,1 millions de dollars n’ont pas été dépensés; de ces fonds, 708,1 millions, soit 91,7 % (à l’exception des dépenses du produit de l’aliénation de biens excédentaires de l’État utilisables au cours des années financières ultérieures), peuvent servir à financer les dépenses de défense. Les fonds sont répartis comme suit :
    • 364 millions de dollars reportés (dépenses de fonctionnement), dont 97,1 millions de dollars réservés aux règlements de recours collectifs;
    • 210,6 millions de dollars pour les ajustements aux dépenses en biens d’équipement et d’infrastructures;
    • 109,3 millions de dollars pour l’acquisition de missiles air-air de moyenne portée;
    • 24,3 millions de dollars pour divers programmes de contributions.
Contexte
  • La Défense nationale a présenté en 2017 un modèle de financement flexible pour réaffecter les fonds inutilisés afin de soutenir les priorités émergentes ou les besoins à venir.
  • Ce modèle de financement procure à la Défense nationale une grande marge de manœuvre pour la gestion des changements dans la portée des projets et les calendriers ainsi que la réaffectation des fonds au besoin pour les projets qui sont prêts à passer à l’étape suivante.
  • Les fonds d’immobilisations que la Défense nationale aurait pu obtenir pendant une année financière, mais pour lesquels aucune demande n’a été présentée au moyen du processus d’examen des prévisions budgétaires, ne sont pas perdus; ils demeurent dans le Fonds d’investissement en immobilisations et sont disponibles pour utilisation ultérieure, au besoin, pour faire avancer des projets d’immobilisation.

Fonds inutilisés

  • Afin d’éviter que les fonds autorisés par le Parlement ne demeurent inutilisés, la Défense nationale prend les mesures suivantes :
    • amélioration de ses prévisions quant aux fonds d’immobilisations, pour s’assurer que le Ministère ne demande pas du Parlement plus d’autorisations de financement qu’il n’en faut;
    • financement des nouveaux projets au moyen des fonds excédentaires de l’année financière en cours plutôt que de demander du financement supplémentaire au gouvernement.
    • demande de financement pour les déploiements militaires supplémentaires plus tard dans le processus afin de s’assurer que seules les autorisations de financement requises sont demandées (pour éviter que des fonds de fonctionnement ne soient inutilisés);
    • et
    • suivi des prévisions de taux de change afin de mieux prévoir leur répercussion sur les estimations de financement (pour atténuer la non-utilisation des subventions et des contributions).

Rapport du directeur parlementaire du budget (DPB)

  • En février, le DPB a publié le rapport Dépenses en capital prévues au titre de la politique de défense du Canada : mise à jour 2025
  • Dans le rapport, on souligne que les dépenses réelles en immobilisations de la Défense nationale étaient inférieures aux prévisions d’un total de 18,5 milliards de dollars pour la période de 2017-2018 à 2023-2024.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances)

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page


Priorités

Budget 2025

  • Le budget de 2025 propose 81,8 milliards de dollars sur cinq ans afin d’élargir nos capacités de défense et d’établir des partenariats au Canada et à l’étranger.
  • Il s’appuie sur les investissements annoncés en juin dernier dans les infrastructures en place et les nouvelles, les capacités militaires stratégiques et les partenariats de défense élargis.
  • Le budget de 2025 met en place un investissement initial de 6,6 milliards sur cinq ans pour aider à jeter les bases de la Stratégie industrielle de défense.
  • En une décennie, nous allons rehausser l’état de fonctionnement de la flotte maritime à 75 %, les flottes terrestres à 80 % et les flottes aériennes à 85 % afin de renforcer la défense du Canada.
  • Par ailleurs, la Stratégie stimulera l’investissement du gouvernement en recherche et développement en rapport avec la Défense de 85 %.
  • Elle prévoit également pour les militaires des hausses de salaire jamais vues depuis une génération, ce qui contribuera à renforcer le recrutement et le maintien en poste d’une force de combat solide.
  • Nous avons mis en œuvre la plus importante refonte de la prestation de services liés à la solde et aux avantages sociaux.
  • Ces augmentations progressives ont été appliquées aux comptes des membres; elles sont rétroactives au 1er avril 2025.
Faits en bref
  • Le budget de 2025 propose un financement de 81,8 milliards de dollars sur cinq ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2025-2026, qui servira à réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes. Cette somme comprend un montant de plus de 9 milliards de dollars en 2025-2026, qui avait été annoncé par le premier ministre en juin 2025.
  • Le budget souligne des investissements en vue d’atteindre, dans l’exercice financier en cours, la cible de 2 % du produit intérieur brut (PIB) fixée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et pour que le Canada soit en bonne voie d’investir 5 % de son PIB d’ici 2035, conformément à notre engagement en matière d’investissements de défense convenu à l’OTAN.
Contexte
  • Le budget de 2025 propose un financement de 81,8 milliards de dollars sur cinq ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de span class="nowrap">2025-2026, qui servira à :
    • Une somme de 20,4 milliards de dollars sur cinq ans pour recruter et maintenir une force de combat robuste, y compris au moyen de hausses de salaire jamais vues depuis une génération et d’un soutien aux soins de santé offerts dans les FAC.
    • Une somme de 19,0 milliards de dollars sur cinq ans pour remettre en état et maintenir les capacités des FAC et investir dans l’infrastructure de défense, notamment pour accroître l’infrastructure des munitions et d’entraînement.
    • Une somme de 10,9 milliards de dollars sur cinq ans qui servira à moderniser les infrastructures numériques du ministère de la Défense nationale et du Centre de la sécurité des télécommunications, notamment les installations nécessaires à la guerre moderne, comme la cyberdéfense.
    • Une somme de 17,9 milliards de dollars sur cinq ans pour élargir les capacités militaires du Canada, notamment des investissements dans d’autres véhicules logistiques utilitaires, utilitaires légers et blindés, des capacités de neutralisation de drones et de frappe de précision de longue portée ainsi que la production intérieure de munitions.
    • Une somme de 6,2 milliards de dollars sur cinq ans pour élargir les partenariats de défense du Canada, notamment en vue d’accroître l’aide militaire à l’Ukraine, de renforcer la formation militaire et de bonifier les programmes de politique internationale.
    • Une somme de 805 millions de dollars sur cinq ans destinée à la Garde côtière canadienne, au Service canadien du renseignement de sécurité et à Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) pour des initiatives complémentaires visant à soutenir les capacités de défense du pays.

Opérations des FAC

  • Le budget de 2025 propose d’allouer 2,7 milliards de dollars sur trois ans selon la comptabilité de caisse, à compter de 2026-2027, pour soutenir le renouvellement de l’Opération REASSURANCE, la plus importante mission des FAC à l’étranger, dans le cadre de laquelle les FAC contribuent aux mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN en Europe centrale et en Europe de l’Est.
  • Il propose également d’allouer 300,1 millions de dollars sur trois ans selon la comptabilité de caisse, à compter de 2025-2026 à la Défense nationale et au CST à l’appui de l’Opération AMARNA, la contribution des FAC pour le renforcement de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient. Cette somme de 300,1 millions de dollars est partiellement contrebalancée par 155,8 millions sur trois ans des ressources actuelles.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances); Sous-ministre adjoint (Politiques);

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Engagement en matière d’investissements de l’OTAN

  • Le Canada est en bonne voie d’atteindre la cible des dépenses au PIB de 2 % au cours du présent exercice.
  • Nous sommes également déterminés à respecter l’engagement en matière d’investissement de défense de l’OTAN de 5 % du PIB d’ici 2035.
  • Pour respecter cet engagement, le Canada investira 3,5 % du PIB dans les capacités militaires essentielles et 1,5 % de plus en investissements liés à la défense et à la sécurité du pays.
  • Les investissements majeurs vont des avions modernes aux nouveaux sous-marins.

Si l’on insiste sur les contributions financières à la cible de dépenses de l’OTAN par la Garde côtière canadienne :

  • La Défense nationale suit les lignes directrices établies par l’OTAN et acceptées par les alliés relativement à une approche commune pour définir les dépenses de défense.
  • Durant l’exercice 2023-2024, plus de 750 millions du budget de la Garde côtière canadienne étaient inclus dans les calculs relatifs aux dépenses militaires du Canada.
  • Étant donné l’intégration de la Garde côtière canadienne au portefeuille de la Défense, la totalité de son budget sera prise en compte dans le cadre de notre engagement auprès de l’OTAN.
Faits en bref
  • Dans le budget de 2025, le gouvernement propose un financement de 81,8 milliards de dollars sur cinq ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2025-2026, qui servira à réinvestir pour rebâtir et réarmer les Forces armées canadiennes. Cette somme comprend un montant de plus de 9 milliards de dollars en 2025-2026, qui avait été annoncé par le premier ministre en juin 2025.
  • Le budget souligne des investissements en vue d’atteindre, dans l’exercice financier en cours, la cible de 2 % du produit intérieur brut (PIB) fixée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et pour que le Canada soit en bonne voie d’investir 5 % de son PIB dans le secteur de la défense d’ici 2035, conformément à notre engagement en matière d’investissements de défense convenu à l’OTAN.
  • Exercice financier (EF) 2025-2026 : Selon le dernier communiqué de presse de l'OTAN sur les dépenses de défense des pays membres de l'OTAN en juin 2025, les dépenses du Canada en matière de défense devraient atteindre 2,01 % de son PIB, dont 22,6 % consacrés au matériel majeur, contre 1,47 % du PIB et 18,3 % pour le matériel majeur par rapport à l'exercice 2024-2025.
  • Selon le Budget supplémentaire des dépenses (B), les pouvoirs de la Défense nationale ont augmenté et atteignent maintenant 46,7 milliards (48,4 milliards incluant les organismes) pour l’exercice financier en cours.
  • Le Ministère demande 1,05 milliard de dollars de plus dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) pour 2025-2026. Le total des autorisations du Ministère atteindrait alors un peu plus de 47,8 milliards pour l’exercice (49,53 milliards incluant les organismes).

Budget de l’OTAN financé en commun

  • En plus d’investir dans leurs propres forces armées, tous les alliés de l’OTAN contribuent directement au budget de l’OTAN selon une formule convenue de partage des coûts dérivée du revenu national brut. Le Canada se classe au 6e rang des contributeurs au budget de l’OTAN financé en commun.
Contexte

Dépenses de la Défense – Cible de 2 % du produit intérieur brut (PIB)

  • Le Canada est en bonne voie d’atteindre la cible des dépenses au PIB de 2 % d’ici le 31 mars 2026.
  • L'investissement supplémentaire de 9,2 milliards de dollars dans le secteur de la défense, annoncé en juin 2025, a permis au Canada d'être en mesure d'atteindre cet objectif.
  • En novembre, dans le budget, on réitérait notre engagement à atteindre l’objectif de 2 % et à accélérer les investissements visant à placer le Canada dans une position favorable pour respecter ’engagement en matière d’investissement de défense de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) de 5 % du PIB d’ici 2035.
  • Le budget de 2025 prévoit une somme de 81,8 milliards de dollars sur cinq ans pour la défense, dont 17,9 milliards de dollars pour élargir les capacités militaires et 19 milliards pour remettre en état et maintenir les capacités, et investir dans l’infrastructure de défense.

Engagement en matière d’investissements de l’OTAN

  • Le 25 juin 2025, le Canada et ses alliés de l’OTAN ont convenu d’un nouvel engagement en matière d’investissements dans la défense, consistant à investir 5 % du PIB chaque année d’ici 2035.
  • Dans le cadre de cet engagement de 5 %, le Canada investira 3,5 % du PIB pour les dépenses de défense essentielles, conformément à l’annonce faite le 9 juin 2025, ce qui portera le Canada à 2 % cette année.
  • Pour ce faire, il faut notamment renforcer les fondements de la Défense nationale en investissant dans notre personnel, nos capacités, nos infrastructures et nos capacités numériques.
  • Une part supplémentaire 1,5 % du PIB sera consacrée à des investissements dans des dépenses essentielles liées à la défense et à la sécurité, qui permettront, entre autres, de protéger nos infrastructures essentielles, de défendre nos réseaux, de stimuler l’innovation et de renforcer notre base industrielle de défense.

Contributions des autres ministères et organismes gouvernementaux à l’engagement en matière d’investissement de l’OTAN

  • Le 2 septembre 2025, la Garde côtière canadienne a été intégrée au portefeuille de la Défense nationale; l'ensemble de son budget est donc désormais inclus dans les dépenses de défense du Canada, ce qui reflète son intégration et l'élargissement de son mandat en matière de sécurité. Dans le passé, seule une partie du budget était comptabilisée dans les dépenses de défense du Canada.
  • Le financement admissible provenant d’autres ministères contribue également aux dépenses du Canada en matière de défense. Sont concernés notamment le ministère des Anciens Combattants, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, Affaires mondiales Canada, Services partagés Canada et d’autres organismes qui ne peuvent être divulgués publiquement.

Rapport du directeur parlementaire du budget (DPB) de 2026

  • Le 5 février 2026, le DPB a publié un rapport intitulé « Répercussions financières de l’atteinte de la cible de 5 % de l’OTAN ».
  • Ce rapport examine les répercussions financières de l’engagement que le Canada a pris envers l’OTAN d’investir 5 % de son PIB dans le secteur de la défense d’ici 2035.
  • Le DPB estime que, pour atteindre la cible de 5 % fixée par l’OTAN en augmentant progressivement les dépenses de défense de base de 2,0 % en 2025 à 3,5 % du PIB d’ici 2035, il faudra consacrer en moyenne près de 33,5 milliards de dollars par année en dépenses au cours des dix prochaines années.
  • Le DPB estime que les dépenses supplémentaires en matière de défense de base nécessaires pour respecter l’engagement de 5 % envers l’OTAN augmenteront le déficit budgétaire de 63,0 milliards de dollars (1,4 % du PIB) en 2035-2036 et le ratio de la dette fédérale au PIB de 6,3 % du PIB en 2035-2036.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances); Vice-Chef d'état-major de la défense; Sous-ministre adjoint (Politiques); Garde côtière canadienne; Sous-ministre adjoint (Matériels);

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Stratégie industrielle de défense (SID)

  • Le secteur de la défense et de la sécurité du Canada, composé d’une main-d’œuvre hautement qualifiée; novateur, il est concurrentiel à l’échelle mondiale, et compte plus de 580 firmes entreprises à l’échelle nationale.
  • Le lancement de la Stratégie industrielle de défense du Canada marque notre engagement à approfondir ces partenariats et à renforcer davantage l’infrastructure industrielle de défense du Canada.
  • Le budget de 2025 met en place un investissement initial de 6,6 milliards sur cinq ans pour aider à jeter les base de la Stratégie industrielle de défense.
  • La Stratégie facilitera l’approvisionnement en capacités sécurisées, fiables et rapides aux Forces armées canadiennes et à nos Alliés.
  • En une décennie, nous allons rehausser l’état de fonctionnement de la flotte maritime à 75 %, les flottes terrestres à 80 % et les flottes aériennes à 85 % afin de renforcer la défense du Canada.
  • Au cours des dix prochaines années, la Stratégie permettra de créer 125 000 emplois pour les Canadiens, d’augmenter de 50 % les exportations canadiennes dans le domaine de la défense et de faire progresser de 240 % les recettes de l’industrie canadienne de la défense.
  • Cela favorisera également l’innovation et renforcera les chaînes d’approvisionnement.
  • Les recettes issues du secteur de la défense pour les petites et moyennes entreprises canadiennes devraient augmenter de plus de 5,1 milliards de dollars par an.
  • Elle renforcera également les partenariats industriels alliés et tirera parti des mécanismes d’approvisionnement conjoints de l’OTAN.
Faits en bref

Les cinq piliers de la Stratégie industrielle de défense (SID)

  • Renouvellement de nos relations avec l’industrie;
  • Effectuer l’approvisionnement par l’entremise de la nouvelle Agence de l’investissement pour la défense et du nouveau cadre, soit « construire, collaborer et acheter »;
  • Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur;
  • Sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés; et
  • Collaboration avec les principaux partenaires nationaux, y compris dans le Nord et l’Arctique du Canada.

Avantages prévus de la mise en œuvre de la SID

  • 125 milliards de dollars en retombées économiques d’ici 2035;
  • augmentation des exportations de défense du Canada de 50 %;
  • augmentation de la part des acquisitions de matériel de défense attribuées à des entreprises canadiennes, la faisant porter à 70 %; et
  • augmentation de l’état de service de la flotte maritime à 75 %, de la flotte terrestre à 80 % et de la flotte aérospatiale à 85 % pour renforcer la défense du Canada.

Principales capacités souveraines

  • La SID compte 10 domaines d’investissement prioritaires visant à maximiser l’autonomie stratégique pour les capacités essentielles à la défense du Canada et dans lesquels le pays dispose d’un avantage actuel ou potentiel :
    • Technologies aérospatiales : plateformes aérospatiales; avionique et communications aériennes;
    • Munitions : munitions courantes; munitions tactiquement décisives; armes légères; missiles et bombes;
    • Systèmes numériques : nuage sécurisé; intelligence artificielle; informatique et communications quantiques; commandement, contrôle et communications intégrés; Équipement de communication hautement sécurisé;
    • Soutien en service : naval; terrestre; aérien;
    • Protection du personnel : contre-mesures médicales;
    • Capteurs : capteurs marins; capteurs quantiques; guerre électronique
    • Technologies spatiales : renseignement; surveillance et reconnaissance à partir de l’espace; connaissance du domaine spatial; communications par satellite; lancement dans l’espace;
    • Fabrication spécialisée : véhicules terrestres et navires de surface, y compris les brise-glaces et les systèmes maritimes;
    • Formation et simulation : navales; terrestres; aériennes; et
    • Systèmes autonomes et sans équipage : systèmes terrestres, aériens, sous marins et de surface autonomes et sans équipage (y compris les plateformes collaboratives sans équipage)
Contexte
  • Annoncée le 17 février 2026, la Stratégie industrielle de défense (SID) vise à transformer l’industrie de la défense canadienne en donnant la priorité aux fournisseurs et aux matériaux canadiens, en investissant dans l’innovation et la commercialisation au Canada, et en rationalisant les marchés publics afin d’offrir aux entreprises une demande constante et prévisible.
  • Pour approvisionner les Forces armées canadiennes (FAC) en équipement et en services, la Défense nationale collaboration étroitement avec des partenaires d’autres ministères, tels que Services publics et Approvisionnement Canada, l’Agence de l’investissement pour la défense et Innovation, Sciences et Développement économique (ISDE).
  • La Politique des retombées industrielles et technologiques (RIT) du Canada, gérée par ISDE, vise à tirer parti des approvisionnements de la Défense nationale et de la Garde côtière canadienne pour contribuer à l’emploi, à l’innovation et à la croissance économique partout au pays. Cette politique sera mise à jour en 2026 afin de s’aligner sur les objectifs de la SID. Le rôle des provinces, des territoires et des titulaires de droits autochtones (PTI) dans le secteur de l’industrie de la défense
  • Les gouvernements PTA contrôlent bon nombre des leviers qui déterminent le cadre opérationnel des FAC et de l’infrastructure industrielle de défense. La SID souligne l’importance de la collaboration avec les PTA, notamment pour faire progresser le développement des infrastructures et de la main-d’œuvre.
  • L’Ontario concentre plus de 35 % des emplois de l’industrie canadienne de la défense et joue un rôle de premier plan dans la fabrication de véhicules de combat, de capteurs aéroportés et de systèmes d’avertissement, de munitions et d’aéronefs. Dans son budget de 2025, l’Ontario a réalisé des investissements stratégiques dans son secteur de la défense, notamment par le biais d’un engagement de 215 millions de dollars en construction navale.
  • Le Québec représente près de 25 % de l’emploi dans l’industrie de la défense canadienne : la province possède en effet des ressources importantes en technologies aérospatiales, en munitions, en transport terrestre, en transport maritime, en innovation, en matériaux de pointe, en fabrication et en technologies numériques, y compris la technologie quantique. La province compte six entrepreneurs principaux, dont Bombardier and CAE. Le Québec a pris des mesures importantes pour renforcer son industrie de la défense, en la désignant comme secteur prioritaire, ce qui permet à Investissement Québec (une société de portefeuille détenue par la province) d’investir dans certaines entreprises du secteur de la défense.
  • Le Canada atlantique réunir 20 % des emplois du secteur de la défense au Canada, les principales activités étant la construction navale, l’entretien, la réparation et le fonctionnement (ERF) d’aéronefs, la robotique, le lancement d’engins spatiaux et les technologies maritimes. Irving Shipbuilding Inc., à Halifax, en Nouvelle-Écosse, est un partenaire important de la Stratégie nationale de construction navale. La ville héberge également l’Accélérateur d’innovation de défense de l’OTAN pour l’Atlantique Nord (DIANA), et le site de la Commission océanographique intergouvernementale de DIANA constitue le premier carrefour sécurisé de l’innovation pour la défense à vocation maritime relevant du Bureau de recherche, d’ingénierie et de leadership avancés en matière d’innovation et de science.
  • L’Ouest et le Nord du Canada ‭habritent 20 % des emplois de l’industrie canadienne de la défense. Parmi les principales activités de ces régions, on peut citer l’ERF d’aéronefs, la construction, la conception navales ainsi que l’ERF connexe, les sciences de la vie et les technologies numériques, y compris l’informatique quantique. SkyAlyne, partenariat entre CAE et KF Aerospace, fournit formation et un opérationnel au Manitoba et en Saskatchewan; par ailleurs, Cascade Aerospace, à Abbotsford, en Colombie-Britannique, fournit des services d’entretien au Hercules CC-130. Vancouver Shipyards en Colombie-Britannique est un partenaire majeur dans la Stratégie nationale de construction navale. La Colombie-Britannique et l’Alberta ont élaboré des stratégies industrielles provinciales qui accordent la priorité aux secteurs liés à la défense.‬‬‬
  • Les gouvernements autochtones et les tituaires de droits autochtones sont des partenaires essentiels pour le développement de la base industrielle de défense, notamment dans le Nord. Aux côtés des provinces et des territoires, ils jouent un rôle constitutionnel essentiel, notamment dans l’exploitation des ressources naturelles et infrastructures. La SID comprend des initiatives visant à renforcer la participation des Autochtones à la chaîne d’approvisionnement de la défense, déjà soutenue par l’objectif fédéral obligatoire d’un minimum de 5 % d’achats auprès des Autochtones.

Lancement dans l’espace

  • Le gouvernement du Canada s’est engagé à consacrer 182,6 millions de dollars sur trois ans (à compter de 2025-2026) à la mise en place d’une capacité canadienne autonome de lancement spatial, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des prestataires de services de lancement étrangers pour l’accès à l’espace, qui revêt une importance cruciale.
  • Dans le cadre de cet engagement, le programme Innovation pour la défense, l’excellence et la sécurité du ministère de la Défense nationale investit 105 millions de dollars sur trois ans dans le développement, d’ici 2028-2029, de systèmes de lancement légers et adaptables destinés à de petites charges utiles, afin d’accélérer l’innovation canadienne dans le domaine des lancements dans l’espace et de consolider les bases nécessaires à la mise en place d’une future capacité de lancement souveraine. Dans le cadre de la première phase de ce financement, trois entreprises canadiennes se sont vu attribuer chacune 8,3 millions de dollars pour faire avancer leurs projets de fuséonautique. Ce financement favorisera la collaboration entre les milieux industriels et universitaires canadiens en vue de mettre au point les systèmes de lancement qui serviront à soutenir les futures missions spatiales de la Défense nationale.
  • Investir dès maintenant dans une capacité de lancement souveraine permettra aux Canadiens et à leurs entreprises de prendre part à l’économie spatiale et d’en tirer profit pendant des décennies. Une capacité de lancement nationale contribue également à la sécurité nationale et à l’autonomie stratégique en permettant un accès rapide et fiable à l’espace pour la défense, les communications et la surveillance, sans dépendre de fournisseurs de services de lancement.

Bureau de recherche, d’ingénierie et de leadership avancés en matière d’innovation et de science (BOREALIS)

  • BOREALIS accélérera la mise en œuvre de technologies et de capacités de pointe canadiennes au sein des FAC et du Centre de la sécurité des télécommunications (CST), tout en servant d’interface entre l’industrie et le milieu universitaire pour mobiliser les programmes d’innovation en matière de défense et y accéder.
  • Principales caractéristiques de BOREALIS :
    • Bureau de programme conjoint : une équipe de mise en œuvre interministérielle au sein de Recherche et développement pour la défense Canada à la Défense nationale, chargée de piloter la mise en œuvre rapide;
    • Consolidation et simplification des programmes : Assurer la cohérence et l’accès aux programmes d’innovation fédéraux afin d’accélérer la mise en œuvre et d’harmoniser les investissements;
    • Modèle d’Équipe Canada : Tirer profit de l’expertise de l’ensemble de la Défense nationale, du CST, du Conseil national de recherches du Canada (le CNRC), d’ISDE et d’autres ministères; et
    • Carrefours sécurisés de l’innovation pour la défense (CSID) : Environnements classifiés colocalisés pour le prototypage, la validation et la recherche et développement (R-D).
  • Le 21 novembre 2025, le ministre de la Défense nationale a annoncé l’établissement du premier CSID du Canada, le projet pilote de CSID à vocation maritime à Halifax.
  • Il réunit divers partenaires des secteurs de la défense et de la sécurité, notamment des entreprises, des universités, des opérateurs navals et interarmées, ainsi que des ministères et agences fédéraux, qui travailleront en collaboration à la mise au point, à l’essai et à la mise en œuvre de nouvelles technologies maritimes. Les principaux domaines d’intérêt seront les suivants :
    • la connaissance du domaine sous-marin;
    • les systèmes sans équipage et autonomes;
    • les technologies avancées de détection et de surveillance; et
    • l’analyse maritime basée sur l’IA.
  • BOREALIS a récemment annoncé un appel de propositions pour mettre sur pied deux postes supplémentaires; l’un axé sur les systèmes sans équipage et l’autre sur la technologie quantique. Les soumissionnaires retenus seront annoncés au printemps 2026, et leurs nouveaux carrefours devraient être opérationnels d’ici deux ans et entreprendre des activités clés de R-D. L’équipe de BOREALIS continue d’évaluer les autres CSID pour faire progresser la recherche et le développement en matière de défense et de sécurité au Canada.

Budget 2025

  • Dans le budget de 2025, une somme de 6,6 milliards de dollars sur cinq ans était allouée aux investissements initiaux de la SID. Cela comprend une série d’investissements initiaux, qui débuteront cette année, visant à améliorer l’accès au capital, à faire avancer la recherche et l’innovation, à renforcer les chaînes d’approvisionnement nationales et à accroître les stocks de ressources essentielles.
  • Les initiatives prévues à cet égard sont les suivantes :
    • 182,6 millions de dollars sur trois ans pour permettre à la Défense nationale d’établir une capacité souveraine de lancement de surveillance de l’espace.
    • 68,2 millions de dollars sur trois ans pour permettre à la Défense nationale, à ISDE, au CNRC et au CST de mettre BOREALIS sur pied.
    • 1 milliard de dollars en 2025-2026 pour créer un nouveau programme de mobilisation des activités de défense et de sécurité à la Banque de développement du Canada.
    • 656,9 millions de dollars sur cinq ans, pour permettre à ISDE de développer et de commercialiser des technologies civilo-militaires.
    • 334,3 millions de dollars sur cinq ans alloués à ISDE, au CNRC et au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, pour financer un ensemble de mesures visant à favoriser la mis esur pied d’entreprises spécialisées dans les technologies quantiques au Canada et à faciliter l’adoption de ces technologies dans les applications et les secteurs liés à la défense.
    • 443 millions de dollars sur cinq ans pour permettre au CNRC et à ISDE d’appuyer le développement de technologies novatrices de traitement des minéraux critiques, de soutenir les investissements conjoints avec les alliés dans les projets canadiens de minéraux critiques, et d’élaborer un mécanisme de stockage des minéraux critiques pour renforcer la sécurité nationale du Canada et des pays alliés.

Annonces après la présentation du budget

  • Depuis la publication du budget de 2025, le gouvernement a notamment annoncé les investissements suivants :
    • 528,5 millions de dollars à l’Agence spatiale européenne pour promouvoir l’innovation en matière de technologies spatiales ainsi que l’accès au marché européen.
    • 244,2 millions de dollars sur trois ans pour permettre au CNRC de mettre en place un programme d’aide à l’industrie de la défense qui apportera un soutien financier et des conseils aux petites et moyennes entreprises canadiennes innovantes et à fort potentiel.
    • 357 millions de dollars sur trois ans alloués aux organismes fédéraux de développement régional dans le cadre d’une nouvelle initiative d’investissement régional dans le domaine de la défense, visant à faciliter l’intégration des petites et moyennes entreprises dans les chaînes d’approvisionnement nationales et internationales du secteur de la défense, à renforcer les capacités industrielles et d’innovation, et à favoriser le développement économique régional.

Chiffres clés de l’industrie canadienne de la défense pour l’année 2022Note de bas de page *

  • A généré 14,3 milliards de dollars en revenus à partir de ses plus de 585 établissements.
  • A occasionné 9,6 milliards de dollars de produit intérieur brut.
  • A exporté plus de 7 milliards de dollars en biens et services, desquels près de 70 % ont été acheminés vers les partenaires du Groupe des cinq.
  • Les établissements ayant moins de 250 employés représentaient plus de 85 % des établissements de l’industrie canadienne de la défense.
  • L’industrie canadienne de la défense a été plus de trois fois plus intensive en R et D que le secteur manufacturier dans son ensemble.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Finances); Sous-ministre adjoint (Politiques); Sous-ministre adjoint (Matériels); Sous-ministre adjoint (Politiques-Industrie); Sous-ministre adjointe (Recherche et développement pour la défense Canada)

Rédigé par :

Directeur général – Coordination des politiques Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Dons d’aide militaire à l’Ukraine

  • Depuis février 2022, le Canada a fourni plus de 25,5 milliards de dollars en aide multidimensionnelle à l’Ukraine, y compris 8,5 milliards de dollars en assistance militaire.
  • Ce montant comprend plus de 2 milliards de dollars en assistance militaire pour le prochain exercice financier aux fins de la mise à disposition d’équipement requis de toute urgence.
  • Nous ferons don de plus de 400 véhicules blindés fabriqués par des entreprises canadiennes, dont 66 véhicules blindés légers 6 et 383 véhicules blindés Senator.
  • Pour répondre aux besoins médicaux de première ligne de l’Ukraine, nous fournissons également des trousses de fournitures et d’équipement médicaux nécessaires à la survie et provenant de l’industrie canadienne.
  • Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec ses alliés et partenaires dans le cadre du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine, y compris ses coalitions axées sur les capacités.
  • En décembre, le Canada s’est engagé à verser 50 millions de dollars supplémentaires à la coalition axée sur les capacités des drones afin de renforcer les capacités de l’Ukraine en matière de drones et de lutte contre les drones.
  • Nous travaillons également à soutenir les cybercapacités de l’Ukraine par l’entremise de la coalition sur les capacités des TI, et nous continuons de diriger la formation des pilotes ukrainiens de F-16 au Canada au sein de la coalition axée sur les capacités de la force aérienne.
Faits en bref
  • Depuis février 2022, le Canada a fourni 8,5 G$ en assistance militaire à l’Ukraine.
  • Le 24 février 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, le ministre de la Défense nationale a annoncé une aide militaire qui répond directement aux besoins opérationnels sur le champ de bataille. Cette aide comprend ce qui suit :
    • Un montant de 300 millions de dollars de plus en assistance militaire, ce qui porte la contribution totale du Canada à près de 2 milliards de dollars pour l’exercice 2026-2027. Cette somme bonifie le soutien militaire essentiel fourni par le Canada et aidera à faire en sorte que les forces armées ukrainiennes disposent de l’équipement et des capacités nécessaires pour défendre leur territoire; et
    • Un don de plus de 400 véhicules blindés, dont 66 véhicules blindés légers 6 (LAV6 de General Dynamics Land Systems Canada) et 383 véhicules blindés Senator (Roshel).
  • Le Canada s’est engagé à verser plus de 2 milliards de dollars en aide militaire à l’Ukraine au cours de l’exercice 2025-2026, ce qui comprend la somme de 200 millions de dollars annoncée en décembre 2025 pour un ensemble de capacités militaires essentielles et la somme de 50 millions de dollars pour la coalition axée sur les capacités des drones.
  • Le 24 août 2025 – jour du 34e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, le premier ministre Carney a annoncé les allocations suivantes au titre de l’aide militaire pour l’exercice 2025-2026 :
    • Environ 835 millions de dollars pour acquérir des capacités essentielles, y compris des véhicules blindés, de l’équipement médical, des pièces de rechange, des armes légères, des munitions, des explosifs et des capacités de drones;
    • Environ 500 millions de dollars (500 millions de dollars américains) pour acheter un ensemble de capacités américaines dans le cadre de l’initiative baptisée PURL (« liste des besoins priorisés de l’Ukraine »), y compris des munitions et des capacités de défense aérienne.
    • 220 millions de dollars pour financer les capacités des drones, de lutte contre les drones et de guerre électronique;
    • 165 millions de dollars pour soutenir les travaux du Canada au sein des coalitions de capacités du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine; et
    • 100 millions de dollars pour s’approvisionner en munitions dans le cadre de l’initiative tchèque sur les munitions.
Contexte

Nouveaux projets/dernières annonces

  • Le 24 février 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, le ministre de la Défense nationale a annoncé une somme d’environ 2 milliards de dollars en aide militaire pour l’exercice financier 2026-2027, qui provient du financement précédemment approuvé de 1,75 milliard de dollars prévu dans le budget de 2025 et d’un montant supplémentaire de 300 millions de dollars annoncé à cette même date.
  • Ce jour-là, il a aussi annoncé un don de plus de 400 véhicules blindés, dont 66 véhicules blindés légers 6 (LAV6 de General Dynamics) et 383 véhicules blindés Senator (Roshel).
  • Le 12 février 2026, lors de la 33e réunion du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine, le ministre de la Défense nationale a fait le point sur l’aide militaire apportée récemment, précisant notamment que le Canada fournit pour 45 millions de dollars de fournitures médicales essentielles, y compris des cathéters et des accessoires destinés à l’occlusion aortique endovasculaire par ballonnet comme mesure de réanimation, des trousses médicales de combat et des produits consommables. Ces dons sont fondés sur des dons antérieurs d’équipement médical et soutiendront également la formation médicale des Forces armées canadiennes (FAC) dans le cadre de l’Opération UNIFIER.
  • Le 3 décembre 2025, le ministre de la Défense nationale a annoncé que le Canada financera l’achat auprès des États-Unis (É.-U.), en partenariat avec d’autres alliés de l’OTAN, d’un ensemble de capacités militaires essentielles figurant sur la liste des besoins priorisés de l’Ukraine établie par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La contribution du Canada à cette trousse de la PURL était de 200 millions de dollars américains sur l’investissement total de 500 millions de dollars américains. L’annonce de décembre 2025 porte la contribution totale du Canada à la PURL à environ 892 millions de dollars canadiens.
  • Le 24 août 2025, le premier ministre Carney a annoncé que le Canada avait investi 100 millions de dollars sur deux ans pour livrer des armes légères et des munitions, y compris des cartouches de 5,56 mm et de 7,62 mm, des cartouches d’entraînement à blanc et des carabines M4 (l’équivalent des C7/C8 des FAC) de Colt Canada. Cette initiative répond au besoin pressant de munitions de l’Ukraine et soutient sa transition vers des armes aux normes OTAN. Ces efforts s’appuient sur la contribution précédente du Canada de 172 millions de dollars en armes légères et munitions depuis 2022.

Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine (GCDU)

  • Coprésidé par le Royaume-Uni et l’Allemagne, le GCDU rassemble plus de 50 pays et constitue un mécanisme qui permet de déterminer les besoins en équipement essentiel de l’Ukraine; facilite l’aide en dons des Alliés et partenaires à l’Ukraine; et renforce les capacités à long terme des forces armées ukrainiennes (FAU).
  • Le Canada est un membre actif des coalitions axées sur les capacités de la force aérienne, des blindés, des drones et des technologies de l’information du GCDU.
  • Coalition axée sur les capacités de la force aérienne
    • Le Canada s’est joint à la coalition axée sur les capacités de la force aérienne en raison de ses capacités spécialisées dans l’entraînement des pilotes et la formation linguistique en anglais. Le Canada a annoncé un investissement de 389 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir la formation des pilotes de F-16 pour le personnel ukrainien de 2024 à 2029 Cet engagement a soutenu et continuera de soutenir la formation des pilotes ukrainiens et de fournir de l’équipement pour appuyer l’exploitation sécuritaire des F-16 et d’autres aéronefs en Ukraine.
  • Coalition axée sur les capacités des blindés
    • Le Canada s’est joint à la coalition axée sur les capacités des blindés en raison du savoir-faire de son industrie et des dons antérieurs qu’il a faits à l’Ukraine, y compris 39 véhicules blindés d’appui tactique (VBAT). Le Canada a fait don de centaines de véhicules blindés à ce jour et a également consacré un total de 50 millions de dollars pour soutenir le Centre de maintenance et de réparation Leopard de Pologne, qui joue un rôle clé dans l’entretien de la flotte ukrainienne de chars de combat principaux Leopard 2A4.
  • Coalition axée sur les capacités des drones
    • Le Canada s’est joint à la coalition axée sur les capacités des drones pour coordonner et fournir des capacités de drones à l’Ukraine, tirer parti des occasions d’échange de connaissances avec les FAU et explorer les partenariats possibles avec l’industrie ukrainienne. Le Canada a investi 87 millions de dollars dans les projets de la Coalition axée sur les capacités des drones visant à renforcer les capacités des drones de l’Ukraine. La Coalition axée sur les capacités des drones (CCD) est composée de quatre groupes de travail. Le Canada codirige le groupe de travail sur les coentreprises avec la Lettonie, où nous travaillons à coordonner les possibilités de partenariat entre les entreprises canadiennes et d’autres pays de la CCD avec l’industrie ukrainienne.
  • Coalition axée sur les capacités des technologies de l’information
    • Le Canada s’est joint à la Coalition sur les capacités des technologies de l’information (TI) pour renforcer son soutien à la résilience ukrainienne dans des domaines comme la modernisation numérique, les infrastructures des TI, les communications et la cybersécurité. Le Canada dirige le groupe de travail sur la cybersécurité et a versé 2 millions de dollars au fonds commun de la Coalition sur les capacités des TI pour faire progresser les cybercapacités de l’Ukraine. Le Canada a investi 6 millions de dollars supplémentaires pour faire progresser les efforts de la Coalition sur les capacités des TI en 2025-2026.

Principaux responsables :

État-major interarmées stratégique; Commandement des opérations interarmées du Canada; Sous-ministre adjoint (Politiques); Armée canadienne; Sous-ministre adjoint (Matériels).

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

12 mars 2026

Haut de page

Partenariats internationaux

Partenariats européens

  • En juin 2025, le Canada a signé un Partenariat de sécurité et de défense avec l’Union européenne comme première étape importante pour renforcer la coopération en matière de défense.
  • À partir de ce travail, le 14 février 2026, le Canada a officiellement adhéré à l’Action de Sécurité en Europe (Security Action for Europe, ou SAFE), un instrument de l’Union européenne.
  • Le Canada est le seul pays non européen à le faire.
  • Par l’adhésion au programme SAFE, le Canada non seulement contribue à renforcer la sécurité de l’Europe et de l’Ukraine, mais il crée également de nouvelles possibilités d’exportation pour les entreprises canadiennes du secteur de la défense vers l’un des plus grands marchés du monde.
  • Le Canada a également signé récemment un protocole d’entente de coopération en matière de défense avec le Danemark, qui témoigne d’un engagement commun en faveur de la sécurité transatlantique et renforce la coopération entre les alliés de l’OTAN.
  • En février, j’ai présidé une réunion du Dialogue sur la défense dans le Nord avec nos alliés dans l’Arctique afin d’identifier les possibilités de renforcer la sécurité et la défense dans cette région.
  • Nous examinerons des domaines tels que les opérations et exercices conjoints, la recherche en matière de défense, ainsi que le renforcement du partage d’informations.
  • Je me suis également rendu en Norvège avec le Premier ministre au mois de février, où nous avons assisté à un exercice de l’OTAN dirigé par la Norvège au-delà du cercle polaire arctique, visant à renforcer la préparation, l’interopérabilité et les capacités de défense de l’Alliance.
  • Au cours de cette visite, j’ai signé une lettre d’intention visant à approfondir la coopération bilatérale avec la Norvège dans le domaine spatial, ce qui renforce l’engagement des deux pays en faveur de la défense nationale et collective.

Partenariats dans l’Indo-Pacifique

  • La paix et la stabilité dans l’Indo-Pacifique sont essentielles à la prospérité et à la sécurité du Canada, comme le reconnaissent la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique et notre politique de défense.
  • Dans le cadre de l’opération HORIZON, notre armée favorise la paix et la sécurité grâce à une présence future quasi permanente, y compris le déploiement annuel de trois navires de guerre dans la région.
  • Nous avons également augmenté la participation aux exercices multilatéraux afin d’améliorer l’interopérabilité avec les partenaires.
  • En juillet 2025, les Forces armées canadiennes ont participé à la plus importante itération TALISMAN SABRE de l’Australie, un exercice de préparation au combat multinational.
  • Cet exercice a marqué notre plus grand déploiement – 600 membres des Forces armées canadiennes – dans la région. Nous approfondissons la coopération matérielle et la collaboration industrielle de défense avec nos partenaires de l’Indo-Pacifique, l’Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée au moyen de discussions sur le personnel, de groupes d’utilisateurs conjoints et d’accords sur diverses initiatives.
  • En 2026, l’Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement de la République de Corée sur l’échange et la protection de renseignements militaires classifiés a été signé, ce qui améliorera notre capacité de collaboration industrielle en matière de défense.
  • Comme l’a dit le premier ministre Carney, le Canada peut collaborer avec Beijing sur l’énergie, les changements climatiques et l’industrie manufacturière de base, tout en maintenant des mesures de protection sur les questions de sécurité nationale, y compris l’intelligence artificielle, les minéraux essentiels et la défense.
  • La Défense nationale est préoccupée par les ambitions de la Chine par rapport à l’Arctique, par ses actions autour de Taïwan et par ses efforts visant à militariser davantage la mer de Chine méridionale et à remettre en cause les droits de navigation et de survol, ce qui nuit aux intérêts nationaux du Canada.
  • Nous gérerons la relation de défense avec la Chine de façon ciblée. Nous continuerons à tenir des discussions franches pour renforcer les mesures de protection et réduire le risque de mauvais calculs.
  • Nous continuerons également de travailler en étroite collaboration avec des partenaires et des alliés aux vues similaires pour assurer la paix et la stabilité dans l’Indo-Pacifique, ainsi que pour renforcer notre résilience collective et résoudre les problèmes face à des actions coercitives.
Faits en bref

Partenariat de sécurité et de défense entre l’Union européenne (UE) et le Canada

  • Signé le 23 juin 2025.
  • A établi un cadre politique pour stimuler la coopération en matière de sécurité, de défense, d’efforts maritimes et de menaces émergentes, comme la cyberguerre.

Actions de Sécurité pour l’Europe (SAFE)

  • L’accord définitif entre le Canada et l’Union européenne (UE) a été signé le 14 février 2026.
  • En adhérant à SAFE, l’industrie canadienne est maintenant en mesure de participer aux acquisitions financées par des prêts du programme SAFE, la part fournie par l’industrie canadienne pouvant atteindre 80 % de la valeur du contrat, une augmentation importante par rapport au seuil précédent de 35 % pour d’autres pays tiers.
  • Le Canada est actuellement le seul pays non européen à bénéficier d’un accès préférentiel à cette initiative extraordinaire de l’UE en matière d’approvisionnement militaire.
  • Protocole d’entente sur la coopération en matière de défense entre le Canada et le Danemark (îles Féroé/Groenland)
  • Ce protocole d’entente renforce la coopération en matière de défense dans plusieurs domaines clés, notamment la coopération industrielle et dans les secteurs de l’innovation en défense et du matériel de défense, ainsi que le soutien logistique mutuel, le personnel, la formation, les exercices et l’éducation.

Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique

  • La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique décrit une approche pangouvernementale visant à favoriser la stabilité, la sécurité et la prospérité de la région Indo-Pacifique.

Opération HORIZON

  • L’opération HORIZON est la mission de présence future du Canada dans la région de l’Indo-Pacifique, qui vise à promouvoir la paix, la stabilité et un ordre international fondé sur la primauté du droit.

Opération NEON

  • L’opération NEON est la contribution canadienne à un effort multinational coordonné pour soutenir l’application des sanctions imposées à la Corée du Nord par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
  • Des navires, des aéronefs et du personnel militaires sont déployés pour mener des opérations de surveillance afin de déceler toutes activités d’évasion des sanctions maritimes, en particulier les transferts de marchandises interdites entre navires.
  • Les navires de guerre et les aéronefs canadiens continueront à mener des activités de surveillance épisodiques en 2026.

Financement des exercices bilatéraux et multilatéraux

  • Conformément aux cinq priorités interdépendantes de la stratégie indo-pacifique visant à promouvoir la paix, la résilience et la sécurité, une enveloppe de 48,7 millions de dollars a été prévue pour renforcer la participation des Forces armées canadiennes aux exercices bilatéraux et multilatéraux avec les alliés et partenaires régionaux.

Accord sur le statut des forces armées de pays étrangers (ASFAPE)

  • En novembre 2025, le Canada et les Philippines ont signé un Accord sur le statut des forces armées de pays étrangers, qui renforce les relations bilatérales en matière de défense et qui, une fois ratifié, ouvrira la voie à d’autres activités et exercices.

Partenariat de coopération en matière de sécurité et de défense

  • En octobre 2025, le Canada et la République de Corée ont convenu d’un partenariat de coopération en matière de sécurité et de défense, une première en son genre dans la région, qui s’engage à élargir et à renforcer la coopération pour lutter contre les menaces traditionnelles et émergentes.
  • Un plan d’action du partenariat de coopération en matière de sécurité et de défense a été convenu en février 2025 afin d’assurer la mise en œuvre de cet engagement.
Contexte

Renforcer les relations industrielles de défense avec l’Union européenne (UE)

  • En mars 2025, le Livre blanc sur la défense européenne et le plan européen ReArm/Readiness 2030 ont été publiés pour définir une nouvelle approche de la défense, renforcer les capacités de défense paneuropéennes et identifier les besoins d’investissement.
  • Le 23 juin 2025, le Canada a signé le Partenariat de sécurité et de défense (PSD) avec l’UE afin de renforcer la coopération en matière de défense avec l’Europe. Ce nouveau partenariat est la première étape intentionnelle de la participation du Canada à l’Action de Sécurité en Europe (Security Action for Europe, ou SAFE), un instrument du plan Préparation à l’horizon 2030, anciennement appelé « ReArm Europe ».
  • Le 1er décembre 2025, le premier ministre Carney a annoncé la conclusion des négociations en vue de la participation du Canada à SAFE, ce qui pourrait donner aux entreprises canadiennes un meilleur accès au marché européen.
  • Le 14 février 2026, l’accord définitif SAFE entre le Canada et l’UE a été signé à la Conférence de Munich sur la politique de sécurité, faisant du Canada le premier État non membre de l’UE à conclure un accord bilatéral pour adhérer au règlement SAFE.
  • SAFE est un instrument financier qui fournira 150 milliards d’euros en prêts aux États membres admissibles pour acquérir des capacités militaires et accroître l’interopérabilité en Europe d’ici 2030. SAFE encourage également les acquisitions conjointes et une collaboration industrielle accrue dans le domaine de la défense entre les États membres de l’UE et les pays ayant un PSD avec l’UE. Les entreprises canadiennes ont maintenant le droit de participer aux approvisionnements SAFE dans une proportion maximale de 80 % du coût total du contrat.
  • Il convient de noter que, par l’assouplissement des contraintes budgétaires, l’UE a l’intention d’encourager une augmentation des investissements en défense par les États membres d’un montant pouvant atteindre 600 milliards d’euros. Ces contrats ne seront pas limités par les mêmes exigences en matière de contenu que l’instrument SAFE et offriront à l’industrie canadienne des occasions supplémentaires d’approfondir les liens industriels de défense avec les alliés et les partenaires européens.
  • Le Canada a l’intention de participer au plan Préparation à l’horizon 2030 dans le cadre de son PSD avec l’UE et d’élargir l’approvisionnement conjoint en matière de défense dans des secteurs de capacité comme les systèmes d’artillerie, la défense aérienne et antimissile, les munitions, les drones et les systèmes de lutte contre les drones, les actifs de mobilité, les technologies émergentes et la protection des infrastructures essentielles.

Participation aux exercices et aux activités dans l’Indo-Pacifique

  • De 2025 à aujourd’hui, les Forces armées canadiennes (FAC) ont participé à de nombreux exercices :
    • KHAAN QUEST et PACIFIC AIRLIFT RALLY (Mongolie)
    • MOBILITY GUARDIAN (Guam)
    • ANNUALEX et Formation tactique avancée en matière de guerre de surface (Japon)
    • FREEDOM SHIELD, ULCHI FREEDOM SHIELD, LOCKED SHIELDS, et Allied Power Exercise (APEX) (République de Corée)
    • SAMA SAMA et ALON (Philippines, Australie et pays partenaires)
    • TALISMAN SABRE (Australie et pays partenaires)
    • PARTENARIAT PACIFIQUE (États-Unis et pays partenaires)
    • SUPER GARUDA SHIELD (Indonésie)
  • Le 10 novembre 2025, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ville de Québec est retourné à son port d’attache de Halifax, en Nouvelle-Écosse, après avoir achevé un déploiement de sept mois, qui comprenait des déplacements dans la région Indo-Pacifique et une collaboration avec des partenaires régionaux dans le cadre de l’opération HORIZON.
  • Le NCSM Max Bernays a été déployé dans le cadre de l’opération HORIZON en 2025, retournant à Esquimalt, en Colombie-Britannique, le 19 décembre 2025. En plus de participer à des exercices multinationaux, y compris SAMA aux Philippines et ANNUALEX au Japon.
  • Le NCSM Max Bernays a participé à l’opération NEON avec un détachement de CP140 et a effectué des escales et des missions diplomatiques de défense aux Philippines, au Japon et en Corée du Sud, tous à l’appui de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique.
  • Du 13 juillet au 4 août 2025, les FAC ont déployé une force interarmées d’environ 600 membres pour participer à l’exercice TALISMAN SABRE en Australie. Le NCSM Ville de Québec en faisait partie. Il s’agissait du plus important déploiement de personnel des FAC dans la région depuis le lancement de l’opération HORIZON, ce qui a permis d’améliorer l’interopérabilité avec d’importants partenaires régionaux.
  • En soutien à l’opération HORIZON, les FAC effectuent régulièrement des transits dans le détroit de Taïwan afin de réaffirmer l’engagement du Canada à l’égard de la paix et de la stabilité dans le détroit et de renforcer le droit international, y compris les droits de navigation et de survol. Ces transits contribuent à assurer liberté, accessibilité et sécurité à l’Indo-Pacifique.
  • En outre, selon les mêmes principes, les FAC mènent régulièrement des activités de coopération maritime (ACM) multinationales en mer de Chine méridionale avec les Philippines et des partenaires clés, tels comme l’Australie, le Japon et les États-Unis.
  • Une ACM est un effort conjoint entre plusieurs nations visant à collaborer sur des questions maritimes. Ces activités visent à renforcer la coopération, à améliorer l’interopérabilité et à relever les défis communs en matière de sécurité maritime.
  • Les ACM nécessitent souvent des patrouilles coordonnées, des collaborations stratégiques et d’autres opérations conjointes, démontrant ainsi un engagement collectif à faire respecter le droit maritime international et à maintenir la stabilité dans les eaux internationales.

Coopération en matière de matériel de défense dans l’Indo-Pacifique

  • Le Comité de coopération entre l’Australie et le Canada en matière de matériel de défense est le principal forum pour discuter des questions de matériel d’intérêt mutuel et déterminer les activités de coopération possibles en matière de matériel. Les nombreuses plateformes communes utilisées par la Force de défense australienne et les FAC, comme l’avion de chasse F-35, l’aéronef de patrouille maritime P-8, l’hélicoptère Chinook, l’avion de transport et de ravitaillement multi-rôle A330 et les avions de transport Hercules et Globemaster III, offrent de nombreuses possibilités de coopération en matière de maintien. L’adoption du navire de combat mondial de type 26 du concepteur BAE Systems comme base pour le Destroyer de la classe Fleuves et rivières du Canada et la frégate de la classe Hunter de l’Australie a également entraîné une grande coopération entre les projets des nations.
  • Le Canada et la Nouvelle-Zélande sont des partenaires (ainsi que le Chili et l’Allemagne) du Groupe des utilisateurs internationaux pour le système de gestion navale de combat CMS 330 de Lockheed Martin Canada adopté par les quatre nations, travaillant ensemble sur le maintien et le développement futur du système.
  • Le Canada et la République de Corée tirent parti de leur réunion bilatérale conjointe (matériel), qui se réunit annuellement, pour cerner les activités de coopération matérielle, échanger de l’information et faire progresser la collaboration industrielle entre la Corée et le Canada pour la défense.
  • Le Canada et le Japon ont mis sur pied un Groupe de travail conjoint pour la coopération dans le domaine de l’équipement et de la technologie de défense et, le 27 janvier 2026, le ministre de la Défense nationale et l’ambassadeur du Japon au Canada ont signé l’Accord de transfert d’équipement et de technologie japonais autorisant l’exportation d’équipement de défense, de technologie et de propriété intellectuelle d’origine japonaise au Canada.

Cyber coopération dans l’Indo-Pacifique

  • La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique prévoyait 2,6 millions de dollars pour renforcer la collaboration militaire dans le domaine cybersécurité et l’échange de renseignements et de leçons apprises avec certains partenaires de la région.
  • Dans le cadre de ces efforts, le Commandement des cyberopérations des Forces armées canadiennes (COMCYBERFAC) renforce ses relations avec les principaux acteurs de la région grâce à des exercices conjoints, à des rencontres stratégiques sur les questions de cyberdéfense et à la prestation de formations visant à renforcer les capacités.
  • Par exemple, en décembre 2024, le COMCYBERFAC a organisé son premier cours sur les opérations et les capacités cybermilitaires en Malaisie, parrainé par le Programme d’instruction et de coopération militaires.

Formation régionale et renforcement des capacités dans l’Indo-Pacifique

  • Dans le cadre de son programme d’instruction et de coopération militaires, la Défense nationale a prévu plus de 6 millions de dollars pour soutenir le renforcement des capacités militaires et les initiatives en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité dans la région indo-pacifique depuis 2023, en formant plus de 500 personnes originaires d’Indonésie, des Philippines, du Vietnam et de Malaisie.
  • Les initiatives en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité comprennent la tenue de formations et de séminaires sur mesure pour améliorer l’intégration des questions de genre dans les forces armées de Malaisie, de l’Indonésie, des Philippines et du Vietnam, ainsi que la coopération avec le Japon pour créer un outil d’intersectionnalité dans le domaine maritime afin d’améliorer les opérations de sécurité maritime de ces pays.
  • Parmi les autres efforts de renforcement des capacités, mentionnons l’amélioration de la capacité des Forces armées malaisiennes à réagir aux menaces chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires; la collaboration avec les États-Unis pour livrer aux Philippines deux systèmes aériens sans équipage de surveillance maritime; et la prestation de formation sur les sous-marins à la Marine des Philippines.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Politiques); Commandement des opérations interarmées du Canada, État-major interarmées stratégique; et sous-ministre adjoint (Matériels)

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

12 mars 2026

Haut de page

Relations de défense entre le Canada et les États-Unis

  • La relation de défense entre le Canada et les États-Unis joue un rôle essentiel dans la sécurité de l’Amérique du Nord.
  • C’est pourquoi le Canada investit des sommes importantes dans la modernisation de sa contribution au NORAD, le seul commandement binational du genre au monde.
  • Nos investissements visant à renforcer les capacités du Canada en matière de défense et de dissuasion permettront également d’établir des partenariats avec les États-Unis, lorsque ce sera dans l’intérêt du Canada de le faire.
  • Le Canada continuera de travailler avec les États-Unis pour contrer les menaces communes au moyen d’un dialogue régulier, d’exercices et d’opérations conjoints, ainsi que de partenariats et d’alliances multilatéraux en matière de sécurité.

Si l’on insiste sur le Groenland :

  • Le Canada appuie la souveraineté et l’intégrité territoriale du Groenland et du Danemark.
  • À titre d’Alliés de l’OTAN, nous devons être inébranlables dans notre engagement envers la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous nos Alliés.

Si l’on insiste sur le Moyen-Orient :

  • Nous suivons de près l’évolution de la situation au Moyen-Orient.
  • Tous les membres du personnel des Forces armées canadiennes déployés dans la région sont actuellement en sécurité et ont été localisés. Pour des raisons de sécurité opérationnelle, les Forces armées canadiennes ne divulguent pas de mesures particulières de protection de la force.
  • Les Forces armées canadiennes n’ont aucun rôle à jouer dans l’opération EPIC FURY des États-Unis et aucun militaire canadien n’a participé à sa planification.

Si l’on insiste sur les relations de la Défense dans le domaine du matériel :

  • L’infrastructure industrielle de défense en Amérique du Nord est profondément intégrée, et ce, depuis plus de sept décennies.
  • Grâce à nos chaînes d’approvisionnement bien intégrées, plus de 60 % des exportations de l’industrie canadienne de la défense sont envoyées aux États-Unis.
  • Nous continuerons d’appuyer nos industries de défense nationales et d’investir dans celles-ci, tout en maintenant une relation solide en matière de sécurité avec les États-Unis.

Si l’on insiste sur la défense aérienne et antimissile intégrée :

  • Le Canada reconnaît que la défense aérienne et antimissile intégrée (DAAI) est essentielle pour dissuader l’ensemble des menaces aériennes et missiles et se défendre contre celles-ci.
  • Le Canada renforce sa position en matière de DAAI en investissant dans les fonctions d’alerte et de détection précoces, les capacités défensives et offensives, la modernisation du commandement et du contrôle, l’amélioration de l’infrastructure et la recherche et le développement.
  • Ensemble, ces investissements permettront une défense plus intégrée contre les menaces aériennes et missiles en nous aidant à cerner les menaces plus tôt, à y réagir plus rapidement et à renforcer notre contribution à la sécurité collective.
  • Le fait d’avoir des capacités nationales intégrées de défense aérienne et antimissile améliorera la posture de défense et de dissuasion du Canada.
  • Ces capacités permettront également au Canada de travailler plus étroitement avec ses alliés et ses partenaires sur les initiatives de défense antimissile.

Si l’on insiste sur le Dôme d’or :

  • Le Canada se réjouit de travailler en étroite collaboration avec les États Unis dans le cadre de la défense aérienne et antimissile intégrée du continent.
  • Il est trop tôt pour faire des commentaires sur les éventuelles modalités de cette collaboration en matière de DAAI à ce stade.
Contexte

Relations de défense entre le Canada et les États-Unis

  • Les relations de défense bilatérales entre le Canada et les États-Unis se caractérisent par une vaste coopération entre forces militaires, un dialogue sur les politiques et des engagements stratégiques de haut niveau. Ce mandat est réalisé grâce à :
    • des institutions, des organisations et des accords, comme le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), la Commission permanente mixte de défense (CPMD) et le Comité de coopération militaire (CCM).
    • Échanges de personnel :
      • Environ 320 membres des Forces armées canadiennes (FAC) servent sous un commandement binational au NORAD aux États-Unis.
      • Trois cents autres membres des forces armées canadiennes servent dans d’autres régions des États-Unis.
      • Environ 40 militaires américains servent à North Bay, en Ontario, et à Winnipeg, au Manitoba, dans le cadre du NORAD.
    • Exercices et opérations interarmées, comme l’exercice ARCTIC FORGE, l’exercice GLOBAL RESOLVE, l’exercice VITAL ARCHER et l’opération NOBLE DEFENDER. Les États-Unis participent également à l’opération NANOOK. Le Canada participe aux opérations de lutte contre les stupéfiants dirigées par les États-Unis dans les Caraïbes par le biais de notre opération CARIBBE, qui est distincte des récentes actions américaines au Venezuela.
    • Coopération sur le cyberespace, l’espace et les technologies émergentes, entre le ministère de la Défense nationale, le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada, le département de la guerre des États-Unis, la U.S. Space Force, l’USSPACECOM, l’USCYBERCOM et les services de renseignement américains.
    • Les relations en matière de matériel de défense sont fondées sur l’Accord sur le partage de la production de défense et le titre III de la Loi sur la production de défense des États Unis (American Defense Production Act), qui reconnaissent les entreprises canadiennes comme des sources nationales aux États-Uni
    • s.
    • Engagements multilatéraux, notamment par l’entremise de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), du Groupe des cinq, de la coalition mondiale pour vaincre Daech, de l’Initiative d’opérations spatiales interalliées, de l’opération OLYMPIC DEFENDER, du Groupe de contact sur la défense de l’Ukraine et du Partenariat pour la résilience industrielle de la région indopacifique.
    • Le programme américain des ventes militaires étrangères est un instrument qui permet au Canada et à ses alliés d’acquérir du matériel, des services et de la formation en matière de défense dans le cadre d’ententes intergouvernementales.
    • Par ailleurs, en tant que pays admissible en vertu du Defense Federal Acquisition Regulations Supplement (DFARS) des États-Unis, les droits de douane américains ne s’appliquent pas au commerce de défense avec le Canada. Plus précisément, la clause 252.225-7013 du DFARS annule les droits sur les produits canadiens entrant aux États-Unis à des fins de défense.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Politiques); Sous-ministre adjoint (Matériels)Rédigé par : DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

12 mars 2026

Haut de page

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Modernisation du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), y compris un avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol

  • La Défense nationale investit 38,6 milliards de dollars sur 20 ans pour moderniser les capacités canadiennes du NORAD.
  • Et cela s’ajoute aux initiatives qui appuieront davantage le NORAD, comme nos futurs chasseurs, les aéronefs de patrouille maritime et les aéronefs d’alerte lointaine et contrôle aérien par moyens aéroportés.
  • Conformément au plan canadien de modernisation du NORAD, la Défense nationale travaille activement avec l’Australie pour mettre en place notre système de radar transhorizon dans l’Arctique.
  • Ce système améliorera la vigilance des militaires à l’égard des menaces dans nos voies d’approche du Nord.
  • En tant qu’élément clé du plan canadien de modernisation du NORAD, le radar transhorizon dans l’Arctique assurera une alerte précoce et une surveillance à longue portée.
  • Le système doit être basé dans le sud de l’Ontario afin d’optimiser la couverture radar et de répondre aux exigences complexes et strictes du site.
  • Le premier des deux radars du Sud de l’Ontario devrait être opérationnel d’ici 2029.
  • Notre plan de modernisation du NORAD englobe également des investissements dans les systèmes spatiaux, l’infrastructure du Nord, les systèmes de commandant et de contrôle, les nouvelles armes air air, et la science et la technologie, pour ne mentionner que quelques domaines clés.
  • Dans le cadre du Projet de l’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol, la capacité actuelle de la flotte de CC150 Polaris sera remplacée par le CC330 Husky.
  • Le CC330 servira de flotte d’avions de transport et de ravitaillement multi-rôle de l’Aviation royale canadienne.
  • Ces aéronefs permettront de faire le ravitaillement aérien avec tous les aéronefs à voilure fixe du NORAD et de l’OTAN et de faciliter le transport de passagers à longue distance.
  • Cette flotte sera composée de neuf aéronefs – un mélange de quatre avions neufs et de cinq avions d’occasion.
  • Les cinq appareils d’occasion ont tous été réceptionnés par les Forces armées canadiennes : trois sont actuellement utilisés comme aéronefs de transport stratégique provisoire, tandis que les deux autres font l’objet de travaux de conversion.
  • La livraison du premier nouveau CC330 est prévue pour 2027-2028.

Si l’on insiste sur l’acquisition d’un terrain pour l’A OTHR :

  • Le terrain acheté par la Défense nationale à Kawartha Lakes accueillera un site de transmission complet.
  • Le terrain acheté dans la municipalité de Clearview accueillera un site de réception préliminaire dans le cadre de la phase 1 du programme.
  • Nous continuons d’évaluer les options pour la capacité totale.

Si l’on insiste sur des initiatives supplémentaires :

  • La Défense nationale accélère la mise en œuvre de technologies de pointe afin de renforcer la connaissance du domaine pour les Forces armées canadiennes et le NORAD.
  • Nous investissons également 32 milliards de dollars pour moderniser l’infrastructure de trois emplacements d’opérations avancés du NORAD, soit à Inuvik, à Yellowknife et à Iqaluit, ainsi qu’à la base d’opérations déployée à Goose Bay.
  • De plus, nous investissons 2,67 milliards de dollars pour deux nouveaux carrefours de soutien opérationnel du Nord à Whitehorse et Resolute et deux nouveaux terminaux de soutien opérationnel du Nord à Cambridge Bay et Rankin Inlet.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C) : Projet d’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol (ASTRV)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) prévoit un total de 314 millions de dollars pour le projet d’ASTRV. De ce montant de 314 millions de dollars :
    • 29 millions de dollars sont financés par le biais de la décision de financement de la modernisation (SSI) du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD);
    • 285 millions de dollars sont financés par le Fonds d’investissement en immobilisations (acquisition).
  • Ce projet fournira un remplacement permanent à la flotte actuelle de CC150 Polaris et d’avion de transport multi-rôle pour le ravitaillement aérien et le transport de l’Aviation royale canadienne. Le financement appuiera également la construction d’infrastructures à trois endroits au Canada et l’établissement des exigences de soutien en service du projet d’ASTRV.
  • Le coût d’acquisition et de conversion d’ASTRV est évalué à 3,6 milliards de dollars. Ce montant comprend l’acquisition et la conversion de neuf avions CC330 Husky, l’équipement connexe, la capacité de formation, le soutien logistique intégré et le maintien.
  • Le premier aéronef de la nouvelle flotte de CC330 du Canada, le Husky 006, a quitté l’installation de production d’Airbus de Toulouse, en France, pour rejoindre l’installation d’Airbus Defence and Space à Getafe, en Espagne, en juin 2025, où des travaux de conversion ont débuté afin de le configurer en avion de transport et de ravitaillement multi-rôle. L’aéronef désigné pour le transport du gouvernement du Canada fait actuellement l’objet de travaux d’aménagement de la cabine en Suisse et sa livraison est prévue en 2027-2028.

Modernisation de la fonction de NORAD

  • En juin 2022, la Défense nationale a annoncé un investissement de 38,6 milliards de dollars (selon la comptabilité d’exercice sur 20 ans) pour moderniser les principales capacités canadiennes à l’appui du NORAD.
  • Ces investissements comprennent :
    • un montant de 6,96 milliards de dollars pour moderniser les systèmes de surveillance, en particulier dans les voies d’approche du Nord du Canada;
    • un montant de 4,13 milliards de dollars pour améliorer l’identification des menaces et la vitesse d’intervention grâce à la mise à niveau des systèmes de commandement, de contrôle et de communication;
    • un montant de 6,38 milliards de dollars pour renforcer notre capacité à prévenir et à neutraliser les menaces aérospatiales en modernisant les systèmes d’armes aériennes;
    • un montant de 15,68 milliards de dollars pour veiller à ce que les Forces armées canadiennes (FAC) puissent déployer et maintenir une forte présence militaire dans l’ensemble du pays, notamment dans le Nord canadien, en investissant dans les infrastructures et les capacités de soutien; et
    • un montant de 4,23 milliards de dollars pour pérenniser la capacité des FAC à défendre l’Amérique du Nord grâce à des investissements dans la science et la technologie.

Calendrier du radar transhorizon dans l’Arctique (A-OTHR)

  • Les premiers travaux devraient débuter dès l’hiver 2026 aux sites de Kawartha Lakes et du canton de Clearview, et la capacité initiale de la phase 1 devrait être installée d’ici la fin de 2029.
    • Chaque radar comprend un site de transmission et un site de réception, ainsi qu’un centre de contrôle opérationnel commun aux deux systèmes.
  • La capacité complète de l’A-OTHR est prévue pour 2043.

Budget/Financement

  • La phase 1 du programme A-OTHR est financée par l’investissement de 38,6 milliards de dollars (selon la comptabilité d’exercice, sur 20 ans) prévu dans le plan de modernisation du NORAD, avec un financement supplémentaire prévu dans le budget de 2025.
Contexte
  • Au delà des investissements dans la modernisation du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) annoncés en 2022, le Canada modernise également ses flottes aériennes et se dote de nouvelles capacités qui appuieront les missions du NORAD :
    • Dans le cadre de la politique Protection, Sécurité, Engagement, on annonçait de grands projets d’approvisionnement pertinents pour le NORAD qui en sont actuellement à l’étape de mise en œuvre, notamment le Projet de capacité future d’avions de chasse (F35), les aéronefs multimissions canadiens (aéronef de patrouille maritime CP8), les avions stratégiques de transport et de ravitaillement en vol (CC330) et les systèmes d’aéronefs télépilotés (MQ 9B).
    • Dans le cadre du programme Notre Nord, fort et libre, on attribuait 103 milliards de dollars (selon la comptabilité de caisse) en nouveau financement et on annonçait de nouveaux capteurs maritimes et une nouvelle flotte aéronef de détection aérienne avancée; de plus, on s’engageait à renforcer la contribution du Canada à la défense aérienne et antimissile intégrée de l’Amérique du Nord.
    • Dans le cadre du plan de 9 milliards de dollars (comptabilité de caisse) annoncé par le gouvernement du Canada en juin 2025 pour reconstruire et réarmer les Forces armées canadiennes (FAC), et assurer leur réinvestissement, le Canada soutient également des capacités clés comme le Programme interarmées de lutte contre les drones.

Défendre, bâtir et transformer le Nord

  • Le 12 mars 2026, le premier ministre Carney a annoncé de nouvelles mesures, notamment :
    • Un investissement de 32 milliards de dollars dans les emplacements d’opérations avancés de Yellowknife, Inuvik et Iqaluit, ainsi qu’à la base d’opérations déployée de la 5e Escadre à Goose Bay. Ce montant comprend la rénovation des infrastructures, comme la remise en état des aérodromes, les hangars nouveaux ou réutilisés, les installations de munitions et de carburant, ainsi que les bâtiments et l’équipement pour les locaux, l’entreposage, la TI et le soutien général.
    • Deux nouveaux carrefours de soutien opérationnel du Nord à Whitehorse et à Resolute, et deux nouveaux terminaux de soutien opérationnel du Nord à Cambridge Bay et à Rankin Inlet, appuyés par un investissement de 2,67 milliards de dollars pour déployer rapidement et soutenir une intervention à longueur d’année dans l’Arctique et le Nord, peu importe la distance.
    • Un investissement de 294 millions de dollars dans les aéroports de l’Arctique, y compris la construction d’une piste superposée, la modernisation de l’aéroport Rankin Inlet et la modernisation de l’aéroport inuvik pour permettre aux grands aéronefs d’atterrir, de relier les collectivités du Nord au reste du pays tout au long de l’année afin de permettre des déplacements plus rapides, plus pratiques et moins coûteux tant pour les militaires que pour les civils.

Contribution des FAC au NORAD

  • Le Canada fournit des avions de chasse, des bases, des ravitailleurs en vol, des emplacements d’opérations avancés ou déployés, et environ 1 000 membres du personnel à l’appui de la mission du NORAD dans toute l’Amérique du Nord.
  • Les emplacements d’opérations avancés à Inuvik, à Yellowknife, à Iqaluit et à la base d’opérations déployée de Goose Bay seront modernisés pour appuyer les activités du NORAD. Les installations de ces emplacements peuvent actuellement accueillir des avions de chasse et d’autres biens au besoin, mais nécessitent des améliorations importantes pour permettre à long terme la conduite d’opérations en réseau de 5e génération et une défense continentale dans tous les domaines.
  • Le Canada gère et exploite la partie canadienne du Système d’alerte du Nord (SANNWS), une chaîne de stations radars s’étendant de l’Alaska au Labrador. Nasittuq, une entreprise détenue majoritairement par des Inuit, a conclu un contrat pour aider à gérer 45 des 47 sites radars canadiens du Système d’alerte du Nord.
  • Le Quartier général de la Région canadienne du NORAD, situé à Winnipeg (Manitoba), assure le contrôle opérationnel des ressources affectées au NORAD dans l’espace aérien canadien.
  • Le Secteur de la défense aérienne du Canada, situé à North Bay (Ontario), assure le commandement et le contrôle tactiques des ressources du secteur canadien qui ont des liens directs avec le quartier général du NORAD au Colorado.
  • Le Canada démontre ses capacités et son engagement envers le NORAD au moyen d’opérations et d’exercices binationaux, comme l’opération NOBLE DEFENDER, une opération périodique d’entraînement défensif qui se déroule tout au long de l’année.

Radar transhorizon dans l’Arctique (A-OTHR)

  • Le 18 mars 2025, le premier ministre Carney a annoncé l’intention du Canada de s’associer au gouvernement australien dans le domaine des technologies de pointe de radar transhorizon (OTHR). Par la suite, en juin 2025, le Canada et l’Australie ont signé un partenariat technologique afin de renforcer leur collaboration en vue de développer rapidement les capacités du Canada en matière de A-OTHR.
  • Ce système, basé sur la technologie australienne du réseau JORN (radar transhorizon de Jindalee) et adapté aux défis de la surveillance dans le Nord, fournira une capacité d’alerte précoce et de surveillance à longue portée, permettant aux FAC de détecter et de suivre plus rapidement un large éventail de menaces dans nos approches aériennes et maritimes nordiques, tout en renforçant la connaissance du domaine NORAD pour la défense du Canada et de l’Amérique du Nord.
  • La phase 1 sera terminée d’ici la fin de 2029 et fournira une capacité opérationnelle initiale. La capacité A-OTHR complète comprenant deux systèmes radar à pleine échelle est prévue pour 2043. Des travaux sont en cours pour devancer la date de la capacité opérationnelle totale.
  • En mars 2026, le premier ministre Carney a publié une déclaration conjointe avec le premier ministre australien Albanese qui réaffirmait leur engagement envers l’Australie et le Canada à collaborer au développement de la technologie OTHR à l’appui de la mise en œuvre d’un système A-OTHR au Canada, combinant la technologie JORN de pointe de l’Australie et l’expertise du Canada dans l’exploitation du radar haute fréquence dans l’Arctique.

Retombées industrielles du projet A-OTHR

  • La Politique des retombées industrielles et technologiques du Canada s’appliquera au projet A-OTHR. Des partenaires industriels australiens collaboreront avec des entreprises canadiennes afin de renforcer l’expertise et les capacités au Canada, de faire croître notre industrie nationale de la défense, de soutenir la création d’emplois bien rémunérés au Canada et d’aider le Canada à améliorer son propre système radar.
  • Le Canada a l’intention de collaborer avec le gouvernement australien afin de perfectionner la technologie OTHR dans l’intérêt mutuel des deux pays, et travaillera en étroite collaboration avec les États-Unis afin d’assurer l’interopérabilité des solutions de connaissance du domaine pour la défense de l’Amérique du Nord.

Choix des sites du projet A-OTHR et réaction du public

  • Le projet A-OTHR sera basé dans le sud de l’Ontario. Le 17 juillet 2025, dans le cadre de la phase 1, le choix du premier site de transmission, à Kawartha Lakes, et du site de réception, dans le canton de Clearview, a été annoncé. Les premiers travaux devraient débuter au site de Kawartha Lakes à l’hiver 2026, tandis que l’étude du site de Clearview se poursuit.
  • Depuis l’automne 2025, plusieurs articles ont fait état des préoccupations des agriculteurs et d’autres résidents du canton de Clearview concernant le plan de la Défense nationale pour le nouveau site radar. Dans les reportages diffusés par The Ottawa Citizen, CBC et CTV News, les résidents demandent pourquoi ces installations ne peuvent pas être aménagées sur des terrains appartenant aux FAC situés à proximité, comme le centre d’instruction à Meaford ou la BFC Borden.
  • L’analyse de l’emplacement pour le projet A-OTHR est guidée par un ensemble d’exigences complexes et strictes. Celles-ci comprennent la taille, la latitude et l’orientation des parcelles, la distance entre elles, les conditions et contraintes environnementales, ainsi que l’utilisation des terres adjacentes.
  • Les sites potentiels doivent :
    • être situés dans une zone éloignée, plate et sèche;
    • présenter peu de conditions et de contraintes environnementales;
    • être à une distance adéquate des sources de bruit radioélectrique; et
    • être à proximité de sources d’alimentation électrique.

Projet d’avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol

  • Le gouvernement du Canada fait l’acquisition d’une nouvelle flotte d’aéronefs pour remplacer le CC150 Polaris. Connu sous le nom de CC330 Husky, le nouveau parc comprend 9 avions (une combinaison de 4 nouveaux avions et 5 avions d’occasion A330-200) et exécutera de nombreuses tâches, notamment le ravitaillement en vol d’autres appareils, le transport aérien de personnel et de marchandises, les évacuations médicales et le transport stratégique de dignitaires du gouvernement du Canada.
  • Ce nouvel avion améliorera la souplesse, la réactivité, l’interopérabilité avec les nations alliées, la sécurité des communications et l’autoprotection de la flotte actuelle de l’Aviation royale canadienne.
  • Le projet fera l’acquisition d’une solution de soutien en service pour l’aéronef, ainsi que d’une infrastructure pour héberger et entretenir la flotte dans deux bases d’exploitation principales situées respectivement à la 8e Escadre, à Trenton et à l’aéroport international d’Edmonton. De plus, le projet fournira une capacité de formation et de simulation pour préparer et maintenir la préparation de l’équipe.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Politiques); Sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement); État-major interarmées stratégique; Aviation royale canadienne; Vice Chef d’état major de la défense

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

12 mars 2026

Haut de page

Souveraineté et sécurité de l’Arctique, y compris la Garde côtière canadienne

  • La concurrence stratégique, les changements climatiques et les technologies émergentes sont à l’origine de nouveaux défis en matière de sécurité dans l’Arctique.
  • C’est pourquoi la Défense nationale investit dans de nouvelles capacités pour soutenir notre capacité à détecter les menaces et à maintenir une posture de dissuasion efficace.
  • Ces investissements augmenteront la présence, la portée, la mobilité et la capacité de réaction de nos militaires dans la région et renforceront la capacité du Canada à assurer notre sécurité et notre souveraineté.
  • Parmi les nouvelles capacités, mentionnons le radar transhorizon arctique et polaire, les aéronefs de patrouille maritime et de détection aérienne avancée, ainsi que les capteurs maritimes.
  • L’ajout de la Garde côtière canadienne au portefeuille de la Défense accroît encore la connaissance du domaine et la posture du Canada dans l’Arctique.
  • Les investissements dans les infrastructures de l’Arctique accroîtront et amélioreront notre présence dans l’Arctique et le Nord.
  • Nous investissons 32 milliards de dollars pour moderniser les infrastructures de trois emplacements d’opérations avancés du NORAD, soit à Inuvik, à Yellowknife et à Iqaluit, ainsi qu’à la base d’opérations déployée à Goose Bay.
  • De plus, nous investissons 2,67 milliards de dollars dans la création de deux nouveaux carrefours de soutien opérationnel du Nord à Whitehorse et à Resolute et de deux nouveaux terminaux de soutien opérationnel du Nord à Cambridge Bay et à Rankin Inlet.
  • La Défense nationale travaille avec ses partenaires, y compris les titulaires de droits autochtones, pour maximiser les avantages polyvalents dans la mesure du possible tout en appuyant les opérations de défense.
  • Parmi les exemples, mentionnons la prolongation de pistes, des aires de trafic supplémentaires et l’amélioration de l’accès aux services publics pour soutenir les opérations de défense ainsi que les collectivités nordiques et autochtones.
  • La Garde côtière canadienne adhère à cet engagement en faveur d’une collaboration constructive et adaptée aux spécificités locales afin de faire progresser les priorités communes, de renforcer les capacités, d’améliorer la sécurité maritime et la protection de l’environnement, et de favoriser l’activité économique maritime.
  • La Garde côtière canadienne continuera à fournir des services de sécurité maritime dans la région en soutenant les missions de réapprovisionnement des collectivités de l’Arctique, et en assurant les opérations cruciales de déglaçage.
  • Ensemble, ces efforts déployés par l’Équipe de la Défense appuieront davantage les opérations de défense et les collectivités du Nord, renforceront la sécurité et la résilience régionales, et favoriseront les possibilités économiques.
Faits en bref

Présence des Forces armées canadiennes (FAC) dans l’Arctique

  • Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) mène des opérations visant à défendre les approches de l’Amérique du Nord avec du personnel de quart 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Plus de 50 % de la zone d’opération du NORAD se trouve dans l’Arctique.
  • La présence permanente des FAC dans le Nord est assurée par la Force opérationnelle interarmées (Nord) (FOIN). À l’heure actuelle, jusqu’à 160 membres du personnel pourraient être affectés à la FOIN, dont le quartier général est situé à Yellowknife et qui possède des détachements à Whitehorse et à Iqaluit.
  • Environ 5 000 Rangers canadiens maintiennent une présence significative dans 208 collectivités éloignées et isolées, dont plus de 1 500 dans 66 collectivités nordiques.
  • Le 18 mars 2025, le premier ministre Carney a annoncé un nouveau financement de 420 millions de dollars pour accroître la présence des FAC dans le Nord et l’Inuit Nunangat.

Présence de la Garde côtière canadienne (GCC) dans l’Arctique

  • Quartier général régional à Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), et base de la GCC à Hay River (T.N.-O.);
  • Dépôts d’intervention à Yellowknife (T.N.-O.) et à Iqaluit (Nt);
  • Centre des Services de communications et de trafic maritimes à Iqaluit (Nt) et 10 postes radio télécommandés;
  • Dépôts d’intervention environnementale (avec personnel) à Yellowknife et à Hay River (T.N.-O.), et à Iqaluit (Nt) et (sans personnel) à Churchill (Manitoba), et à Tuktoyaktuk (T.N.-O.);
  • Station d’intervention maritime de l’Arctique à Rankin Inlet (Nt), en service de juin à novembre;
  • 47 caches de l’équipement d’intervention environnementale de la GCC;
  • 11 sites de communication à distance;
  • 1 équipement d’intervention environnementale rapide aéroporté à Hay River (T.N.-O.);
  • Plus de 2 000 aides fixes et flottantes illuminées et non illuminées pour la navigation;
  • Garde côtière auxiliaire – Division de l’Arctique : 41 unités; 576 membres; 61 navires.

Investissements en lien avec l’Arctique dans la politique de défense du Canada (selon la comptabilité de caisse)

  • Une somme de 2,7 milliards de dollars sur 20 ans pour établir des carrefours de soutien opérationnel du Nord;
  • Une somme de 29,1 milliards de dollars sur 20 ans pour acquérir des hélicoptères tactiques plus modernes, mobiles et efficaces;
  • Une somme de 7,6 milliards de dollars sur 20 ans pour acquérir des aéronefs de détection aérienne avancée;
  • Une somme de 2,1 milliards de dollars sur 20 ans pour acquérir des capteurs maritimes spécialisés afin d’effectuer la surveillance des océans;
  • Une somme de 985 millions de dollars sur 20 ans pour la construction d’une nouvelle station terrienne dans l’Arctique.
Contexte

Défendre, développer et transformer le Nord

  • Le 12 mars 2026, le premier ministre Carney a annoncé de nouvelles mesures, notamment :
    • Investissement de 32 milliards de dollars dans des emplacements avancés d’opération à Yellowknife, à Inuvik et à Iqaluit, ainsi qu’à la base d’opération déployée de la 5e Escadre Goose Bay. Cela comprend la modernisation des infrastructures, telles que les aérodromes, les hangars nouveaux ou réaménagés, les installations de stockage de munitions et de carburant, ainsi que les bâtiments et équipements destinés à l’hébergement, à l’entreposage, aux technologies de l’information et au soutien général.
    • Deux nouveaux carrefours de soutien opérationnel dans le Nord (CSON), à Whitehorse et à Resolute, et deux nouveaux terminaux de soutien opérationnel dans le Nord (TSON), à Cambridge Bay et à Rankin Inlet, grâce à un investissement de 2,67 milliards de dollars pour déployer rapidement et soutenir une intervention tout au long de l’année dans l’Arctique et le Nord, quelle que soit la distance.
    • Investissement de 294 millions de dollars dans les aéroports de l’Arctique, notamment pour refaire le revêtement d’une piste de l’aéroport de Rankin Inlet et moderniser ce dernier, et réaménager l’aéroport d’Inuvik afin de permettre l’atterrissage de plus gros aéronefs, de relier les collectivités du Nord au reste du pays tout au long de l’année et de faciliter des déplacements plus rapides, plus pratiques et moins coûteux tant pour les militaires que pour les civils.

Présence des FAC dans l’Arctique

  • La présence permanente des FAC dans le Nord repose sur la Force opérationnelle interarmées (Nord) à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N-O.), dont les détachements sont situés à Iqaluit, au Nunavut (Nt) et à Whitehorse, au Yukon (Yn), ainsi que sur le 440e Escadron de transport, le quartier général du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens et une compagnie d’infanterie de la Réserve.
  • Les groupes-compagnies d’intervention dans l’Arctique de l’Armée canadienne peuvent mener des opérations de souveraineté, faciliter le soutien aux interventions en cas de catastrophe et fournir une aide générale à d’autres ministères du gouvernement dans le Nord canadien.
  • L’empreinte des FAC dans le Nord et l’Inuit Nunangat comprend également :
    • La Station des Forces canadiennes Alert, l’avant-poste le plus septentrional des FAC;
    • Le Centre de formation des FAC dans l’Arctique à Resolute Bay (Nt), qui offre un emplacement permanent pour l’instruction et les opérations dans l’Arctique et qui est doté en personnel environ neuf mois par année;
    • Les actifs qui soutiennent les opérations du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), notamment le Système d’alerte du Nord, trois emplacements d’opérations avancés à Inuvik (Nt), à Iqaluit et à Yellowknife (T.N.-O.) et une base d’opérations déployée à Goose Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.-L.).
  • La Défense nationale complète ses capacités dans le Nord et l’Inuit Nunangat en collaborant avec des partenaires intergouvernementaux ainsi qu’avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis du Nord, afin de s’assurer que nous respectons les obligations découlant des traités modernes, des accords sur les revendications territoriales et des accords d’autonomie gouvernementale.
    • Cela s’ajoute à la collaboration menée par l’intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne (CPIC), qui se réunit trois fois par an et en organise des séances d’information à l’intention des premiers ministres et des dirigeants autochtones du Nord.
    • Le CPIC a élaboré conjointement avec le ministère de la Défense nationale un plan de travail axé sur les infrastructures polyvalentes et l’approvisionnement dans l’Inuit Nunangat.
  • Le Canada renforcera sa présence dans l’Arctique en allouant 2,7 milliards de dollars sur 20 ans (selon la comptabilité de caisse) aux carrefours de soutien opérationnel dans le Nord. Ces carrefours permettront de mieux garantir la souveraineté du Canada en établissant une présence plus importante tout au long de l’année dans l’Arctique et le Nord et en investissant dans des infrastructures polyvalentes et à double usage qui répondent également aux besoins des territoires, des peuples autochtones et des collectivités nordiques.
  • Le 6 mars 2025, le ministre de la Défense nationale a annoncé qu’Inuvik et Yellowknife (T.N-O.) ainsi qu’Iqaluit (Nt) accueilleraient des carrefours de soutien opérationnel du Nord.
  • De plus, le projet d’infrastructure des bases nordiques du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), qui fait partie du plan de modernisation du NORAD du Canada, permettra d’améliorer les infrastructures existantes et d’en construire de nouvelles afin de soutenir les opérations du NORAD et des FAC.
    • Dans le cadre de ce projet, la Défense nationale entretient et améliore l’infrastructure des FAC à Inuvik et Yellowknife (T.N-O.) ainsi qu’Iqaluit (Nt) et à la 5e Escadre Goose Bay. L’investissement couvre la réfection, la modernisation, le remplacement ou l’ajout de nouvelles infrastructures critiques, la remise en état des aérodromes, ainsi que la mise à niveau des systèmes de sécurité, de gestion de l’information, de technologie de l’information, et des systèmes électriques.
  • Indépendamment de l’infrastructure des bassins nordiques, d’autres projets permettront d’améliorer les infrastructures à Alert, à Rankin Inlet (Nt), aux emplacements du Système d’alerte du Nord et au camp de cadets de Whitehorse (Yn).
  • Le 18 mars 2025, le premier ministre Carney a annoncé un nouveau financement de 420 millions de dollars pour accroître la présence des FAC dans le Nord et l’Inuit Nunangat.
    • Cette expansion prévoit l’inclusion d’un plus grand nombre de membres des FAC et la possibilité d’inclure davantage de forces des pays alliés ayant un intérêt pour l’Arctique.
    • De nouvelles activités et des ressources accrues permettront de soutenir une opération militaire quasi permanente, dans le cadre de l’opération NANOOK et d’autres exercices et formations, afin d’affirmer la présence et la souveraineté du Canada et d’affiner les processus d’échange de renseignements.

Exercices et opérations

  • La présence et la réactivité des FAC dans l’Arctique sont maintenues grâce à des opérations et à des exercices nationaux, bilatéraux et multilatéraux réguliers. Exemples :
    • L’opération LATITUDE vise à accroître la connaissance de la situation dans l’Arctique de l’Ouest et ses approches, en plus d’améliorer l’interopérabilité avec les forces armées des États-Unis dans le contexte de la défense continentale, par des échanges de personnel, des exercices intégrés et une coordination tactique.
    • L’opération NANOOK est une opération tous domaines quasi permanente des FAC qui vise à détecter et à dissuader les menaces ou les attaques dans l’Arctique et à s’en défendre, et qui accroît la présence permanente des FAC dans l’Arctique.

Projet de radar transhorizon dans l’Arctique (A-OTHR)

  • Le 18 mars 2025, le premier ministre a annoncé l’intention du Canada de s’associer au gouvernement australien dans le domaine des technologies avancées A-OTHR. Par la suite, le 20 juin 2025, le Canada et l’Australie ont signé un partenariat technologique afin de renforcer leur collaboration en vue de développer rapidement les capacités du Canada en matière de A-OTHR. La première étape du programme A-OTHR fournira une capacité initiale d’ici la fin de 2029.
  • Ce système fournira une capacité d’alerte précoce et de surveillance à longue portée, permettra aux FAC de détecter et de suivre plus rapidement un large éventail de menaces dans nos approches aériennes et maritimes nordiques, tout en renforçant la connaissance du domaine NORAD.

Projet de radar transhorizon polaire (P-OTHR)

  • La Défense nationale mène des travaux de recherche et de développement sur la capacité du P-OTHR, qui permettra d’étendre la couverture de surveillance pour détecter rapidement les menaces et fournir des avertissements.
  • En avril 2025, le gouvernement du Canada a attribué un contrat de deux ans, d’une valeur de 48,4 millions de dollars, à une coentreprise entre ATCO Frontec Ltd et la Société inuvialuite de développement pour la conception, la construction, l’installation et l’exploitation du système de collecte de données de recherche et de développement du P-OTHR dans les Territoires du Nord-Ouest.

La présence de la Garde côtière canadienne (GCC) dans l’Arctique

  • La GCC – Région de l’Arctique a son quartier général à Yellowknife (T.N.-O.) et comprend des bases dotées en personnel à Hay River (T.N.-O.) et à Iqaluit (Nt). La base d’Iqaluit comprend le centre des Services de communications et de trafic maritimes, qui fonctionne de la mi-mai à la mi-décembre.
  • La GCC - Région de l’Arctique s’est agrandie et compte maintenant plus de 120 employés à temps plein qui se consacrent à la prestation de programmes dans l’Arctique, et plus de 50 % de ses employés travaillent dans le Nord.
  • La Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC) dans l’Arctique a connu une expansion considérable ces dernières années. Avant 2015, la GCAC gérait neuf unités communautaires dans l’Arctique. On dénombre actuellement 41 unités communautaires de la GCAC, qui comptent 576 membres et 61 navires. Cette expansion a renforcé les capacités d’intervention locale et de recherche et sauvetage.
  • La GCC exploite également la station d’intervention maritime en Arctique à Rankin Inlet, au Nunavut. La station d’intervention maritime en Arctique est la première installation de recherche et sauvetage dans l’Arctique et permet d’accroître la sécurité maritime dans l’ouest de la baie d’Hudson et dans la baie James. La station est en service de façon saisonnière, de juin à novembre.
  • L’équipe d’Intervention environnementale et dangers maritimes (IEDM) de la région de l’Arctique de la GCC a augmenté l’empreinte de l’Agence dans l’Arctique canadien avec des installations dotées de personnel à Iqaluit, à Yellowknife et à Hay River (T.N.-O.). Elle placera également des caches d’équipement dans 47 collectivités d’ici à la fin de l’exercice 2025-2026, ce qui augmentera la capacité d’intervention primaire en cas de déversement. Les caches dans les collectivités permettent d’économiser beaucoup de temps et de ressources pour soutenir une intervention régionale efficace en cas d’incidents de pollution marine, tandis que les équipements plus importants sont mobilisés à partir de dépôts, de la flotte de la GCC ou de l’industrie.
  • Le 8 mars 2025, le gouvernement du Canada a annoncé l’attribution de contrats d’une valeur totale de 6,4 milliards de dollars à Vancouver Shipyards et à Chantier Davie pour la construction de deux brise-glaces polaires dont la livraison est prévue en 2030 et 2031. Ces brise-glace permettront d’assurer une présence soutenue tout au long de l’année dans l’Arctique et de renforcer la capacité de la GCC à fournir des services essentiels dans le Nord, y compris le déglaçage, la recherche et sauvetage, les interventions environnementales et le soutien aux services hydrographiques.
  • Les deux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique en construction, dont la livraison est prévue en 2026 et en 2027, offriront à la GCC une plus grande souplesse pour mener des opérations dans les eaux du Nord et de l’Arctique, et permettront notamment des possibilités de coopération et d’exercices avec la Marine royale canadienne.
  • Le projet de loi C-12, Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada, propose d’élargir les services de la GCC pour y inclure des activités de sécurité. Ce changement, ainsi que d’autres investissements, permettra d’accroître la connaissance du domaine maritime de l’Arctique, d’améliorer les capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, ainsi que de mener des patrouilles de sécurité dans l’Arctique et d’assurer l’interopérabilité avec les partenaires en matière de défense et de sécurité.

Coopération internationale

  • La Défense nationale entretient une collaboration stratégique avec ses alliés et partenaires dans l’Arctique dans le cadre de dialogues politiques multilatéraux réguliers, tels que le Dialogue sur la défense du Nord au niveau des ministres de la Défense, les réunions des chefs de la Défense des pays de l’Arctique, la Table ronde sur les forces de sécurité de l’Arctique, la Table ronde sur les politiques de sécurité de l’Arctique et le Conseil de l’Arctique.
  • La Défense nationale s’est également engagée à accroître l’échange d’informations et les possibilités d’entraînement interarmées avec ses partenaires arctiques et non arctiques, notamment par l’intermédiaire de l’activité de vigilance renforcée ARTIC SENTRY de l’OTAN.
  • La Défense nationale et la Garde côtière canadienne collaborent également avec d’autres ministères dans le cadre du Pacte de collaboration sur les brise-glaces, un partenariat stratégique trilatéral entre le Canada, les États-Unis et la Finlande conçu pour approfondir la coopération en matière de sécurité nationale et économique dans l’Arctique en renforçant la capacité industrielle maritime et en accélérant le développement des meilleures capacités polaires et de déglaçage. Le partenariat a été officialisé en novembre 2024 par la signature d’un protocole d’entente et renforcé par la signature d’une déclaration d’intention conjointe en novembre 2025.
  • La GCC collabore avec d’autres États de l’Arctique dans le cadre de formations en recherche et sauvetage en mer et en intervention environnementale, ainsi que pour des opérations dans l’Arctique. Elle participe activement au Forum des gardes côtières de l’Arctique ainsi qu’au Groupe de travail sur la préparation aux situations d’urgence, la prévention et l’intervention du Conseil de l’Arctique.
  • En décembre 2025, la GCC a signé une lettre d’intention avec la Garde côtière islandaise pour officialiser un engagement commun en faveur de la coopération et de la collaboration dans les opérations de la garde côtière. Par ailleurs, la GCC compte déjà des accords avec d’autres partenaires de l’Arctique, notamment une lettre d’intention (2020) avec le Commandement conjoint danois de l’Arctique et deux accords de coopération (2024, 2017) avec la Garde côtière norvégienne et l’Administration côtière de la Norvège.
  • Recherche et développement pour la défense Canada participe activement au Programme d’action coopératif international en matière de recherche polaire avec plusieurs pays arctiques afin de mener des activités collaboratives de recherche et de développement liées aux opérations de défense et de sécurité dans les régions polaires.

Fonds d’infrastructure pour l’Arctique – Perspective de défense

  • Annoncé dans le budget de 2025, le Fonds pour l’infrastructure de l’Arctique, dirigé par Transports Canada, investira 1 milliard de dollars sur quatre ans, à compter de l’exercice 2025-2026, dans de grands projets de transport dans le Nord avec des applications à double usage à des fins militaires et civiles, y compris des aéroports, des ports de mer, des routes toutes saisons et des autoroutes.
  • Ces investissements permettront de faire avancer les priorités communes en soutenant l’état de préparation opérationnelle de la Défense nationale tout en répondant aux besoins en matière d’infrastructure des collectivités nordiques et autochtones.
  • Les projets menés au titre de ce fonds se concentreront sur des éléments habilitants essentiels, comme les transports, l’énergie et les communications, qui sont indispensables au maintien des opérations et au renforcement de la résilience dans l’Arctique.
  • Le ministère de la Défense nationale travaille en étroite collaboration avec d’autres ministères pour s’assurer que les investissements dans les infrastructures à double usage complètent les exigences en matière de mobilité, de logistique et de connaissance de la situation, afin de renforcer la souveraineté et la posture de sécurité du Canada dans le Nord.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Politiques), sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), Armée canadienne, État-major interarmées stratégique, Garde côtière canadienne, Centre de la sécurité des télécommunications

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 13 mars 2026

Haut de page


Approvisionnement

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense

  • Le Canada s’appuie depuis longtemps sur les systèmes de surveillance et d’observation de la Terre depuis l’espace pour surveiller son vaste territoire, sa grande région arctique et ses approches maritimes.
  • L’espace constitue un aspect essentiel de l’environnement de sécurité mondial, et les capacités spatiales soutiennent à la fois la défense nationale et les activités civiles quotidiennes.
  • Les capacités spatiales offrent aux Forces armées canadiennes un avantage distinct, en renforçant les opérations grâce à une surveillance persistante, une couverture mondiale et un accès fiable à l’information.
  • Les Forces armées canadiennes dépendent de l’espace pour un large éventail de capacités cruciales, notamment le commandement et le contrôle, la connaissance de la situation, la surveillance, les données météorologiques, la navigation, les communications sécurisées, la cartographie et les opérations de recherche et de sauvetage.
  • Pour un pays de la taille et de la géographie du Canada, les systèmes spatiaux sont la seule solution viable pour assurer de façon ininterrompue les activités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance au pays et à l’international.
  • Sur le plan militaire, l’espace représente le « terrain dominant ultime », ce qui en fait un élément fondamental des opérations militaires contemporaines.
  • Les initiatives antérieures, dont le projet Polar Epsilon et la mission de la constellation de RADARSAT, ont jeté les bases des systèmes spatiaux axés sur la connaissance de la situation du Canada.
  • Le projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense s’appuie sur ce fondement pour constituer la prochaine génération de surveillance spatiale, en remplaçant et en améliorant considérablement les capacités du projet Polar Epsilon et de la mission de la constellation de RADARSAT.
  • À l’automne 2025, le projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense a été intégré à l’Agence d’investissement pour la Défense, ce qui marque une étape importante dans l’avancement des futures capacités canadiennes de surveillance spatiale.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Le projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense (PRCSSD) recevra un financement total de 5,4 millions de dollars dans le cadre du budget supplémentaire des dépenses (C), ventilé selon les crédits suivants :
    • Crédit 1 : 0,3 million de dollars
    • Crédit 5 : 4,3 millions de dollars
    • Crédit législatif : 0,9 million de dollars
  • Dans le cadre du projet PRCSSD, et tel qu’indiqué dans le budget supplémentaire des dépenses (C), des niveaux de référence de 0,1 million de dollars seront transférés du crédit 1 au crédit 5 afin de couvrir les coûts du personnel des Forces armées canadiennes qui travaillent au projet.
  • Ce financement appuiera les étapes de sollicitation, de gestion et d’exécution des contrats de conception, ainsi que les étapes d’élaboration et de sollicitation de la demande de propositions relative à la phase de mise en œuvre du projet.

Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense (PRCSSD)

  • Le PRCSSD est un projet de modernisation du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) visant à améliorer la capacité du Canada à détecter et à suivre les menaces grâce à des technologies avancées de surveillance spatiale.
  • Le projet renforcera la défense continentale en fournissant des renseignements exploitables, en temps quasi réel, aux principaux décideurs afin de dissuader les menaces contre le Canada et ses intérêts, tant au pays qu’à l’étranger.
  • Ce projet remplacera les capacités de défense fournies par la mission de la constellation de RADARSAT et les systèmes Polar Epsilon 2.
  • À l’automne 2025, le PRCSSD a été intégré au portefeuille de l’Agence d’investissement de la Défense (AID).
  • Le 4 décembre 2025, le Conseil du Trésor a approuvé l’autorisation de dépenser et l’autorisation de conclure des contrats pour la phase de définition.
  • Le 17 février 2026, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense, qui désigne l’espace, en particulier les communications par satellite, le renseignement, la surveillance et la reconnaissance, la connaissance du domaine spatial et le lancement spatial, comme des capacités souveraines essentielles aux Forces armées canadiennes.
  • Il est prévu de mener un appel d’offres concurrentiel et limité de mai à août 2026 afin d’attribuer jusqu’à trois contrats de conception.
  • La capacité opérationnelle initiale est prévue pour septembre 2035 et la capacité opérationnelle totale est prévue pour juin 2037.
Contexte

Projet de renforcement des capacités de surveillance spatiale aux fins de défense (PRCSSD)

  • Le PRCSSD a été créé en réponse aux orientations énoncées dans la politique Protection, Sécurité, Engagement : La politique de défense du Canada. Il prolongera et améliorera les capacités mondiales en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance fournies par la mission de la constellation de RADARSAT et les systèmes Polar EpsilonV2.
  • Les Forces armées canadiennes (FAC) utilisent le radar à synthèse d’ouverture et d’autres données pour éclairer la prise de décisions liées aux opérations menées au pays et à l’étranger, notamment en ce qui a trait à la surveillance maritime et terrestre à l’échelle mondiale et dans les approches du Canada, ainsi que pour la détection des changements afin d’appuyer le renseignement dans le cadre des opérations expéditionnaires.
  • Le PRCSSD fournira une surveillance terrestre durable, y compris dans l’Arctique, ainsi qu’une connaissance et une surveillance du domaine maritime mondial, en temps quasi réel. Il utilisera pour ce faire un ensemble de capteurs spatiaux afin de fournir un soutien plus avancé en matière de renseignement à la Défense nationale et à l’alliance du Groupe des cinq.

Politique de défense et cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord

  • La mise à jour de la politique de défense, Notre Nord, fort et libre, souligne que les FAC « […] doivent également disposer d’une capacité accrue pour surveiller l’étendue de notre masse terrestre, de notre espace aérien et de nos zones maritimes, pour nous défendre contre les menaces qui pèsent sur le Canada dès qu’elles se présentent, et pour pouvoir se déployer rapidement et efficacement dans tout le pays, en particulier dans des environnements éloignés comme l’Arctique et le Nord […] ». Elle précise également que le Canada doit élargir « notre capacité à surveiller nos approches et à détecter et prévenir les menaces avant qu’elles n’atteignent le Canada, et à partager ces informations en toute sécurité avec nos alliés ».
  • Le Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord (CSAN) du Canada souligne les défis que posent les menaces modernes dans l’Arctique canadien. Le CSAN indique qu’à « mesure que de nouveaux domaines de menace potentielle sont cernés, y compris le développement de technologies telles que des systèmes télépilotés et l’émergence de nouvelles capacités spatiales et de nouvelles cybercapacités, l’acquisition d’actifs, comme le remplacement prochain du système de la Mission de la Constellation RADARSAT, renforcera et améliorera la surveillance, notamment dans toute la région arctique du Canada ».

Exemption au titre de la sécurité nationale

  • Une exemption au titre de la sécurité nationale a été invoquée le 14 avril 2022, lequel soustrait le projet à l’application des accords commerciaux du Canada.
  • Cette exemption permet d’appliquer la Politique des retombées industrielles et technologiques (RIT), y compris la proposition de valeur, au processus d’approvisionnement.

Mission de la Constellation RADARSAT (MCR)

  • La MCR, un projet géré par l’Agence spatiale canadienne (ASC), s’appuie sur l’expertise et le leadership du Canada en matière d’observation de la Terre depuis l’espace et est essentielle pour le pays.
  • Lancée en 2019, la MCR est une constellation de trois radars à synthèse d’ouverture (RSO) qui fournit au Canada des données cruciales de renseignement, de surveillance et de reconnaissance pour la surveillance environnementale, la surveillance maritime et la connaissance du domaine arctique.
  • Son objectif principal consiste à répondre aux besoins du gouvernement fédéral en données de RSO.
  • Par exemple, ces données sont utilisées pour améliorer la détermination et le suivi des menaces, ainsi que la connaissance de la situation en ce qui concerne la circulation régulière sur le territoire canadien.
  • La MCR, une constellation de trois satellites appartenant au Canada, atteindra la fin de sa vie en 2026, après quoi on s’attend à ce que le système se dégrade. Sur les trois satellites de la constellation de la MCR, l’ASC a déterminé qu’il y a 50 % de chances qu’au moins un des satellites tombe en panne d’ici 2026. En outre, le fabricant des batteries de la MCR a laissé entendre que la capacité de la batterie diminuera considérablement vers 2028, ce qui dégradera davantage la capacité du système.
  • Par conséquent, le PRCSSD doit accélérer la phase de définition. Tout retard lié au projet accroîtra davantage les lacunes déjà importantes prévues en matière de capacité des Forces armées canadiennes.
  • Les données recueillies grâce au PRCSSD appuieront un large éventail de missions essentielles, notamment les opérations de recherche et de sauvetage, la surveillance du territoire canadien — particulièrement dans l’Arctique — ainsi que la surveillance des approches maritimes du Canada et de l’Amérique du Nord, afin d’affirmer et d’exercer la souveraineté canadienne.
  • Le PRCSSD améliorera également la capacité du Canada à détecter et à caractériser les activités de l’adversaire qui pourraient avoir une incidence sur la sécurité nationale, la population canadienne ou les membres des FAC en déploiement.
  • Grâce au PRCSSD, le ministère de la Défense nationale pourra accroître les capacités canadiennes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance dans l’espace pour la défense du Canada.

Polar Epsilon et Polar Epsilon 2

  • Polar Epsilon constituait le projet initial du ministère de la Défense nationale visant à bâtir deux stations au sol qui téléchargeraient l’imagerie RADARSAT-2 et fourniraient des produits améliorés qui seraient utilisés par les FAC et dans le cadre d’opérations maritimes d’autres ministères. Les stations du projet PE sont toujours pleinement opérationnelles et exploitées aujourd’hui.
  • Le projet Polar Epsilon 2 a été créé pour mettre en place deux stations terrestres supplémentaires, pour commander, traiter et recevoir des données de la MCR pour les Forces armées canadiennes, ainsi que pour continuer à appuyer les Centres des opérations de la sécurité maritime.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Politiques); sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement); sous-ministre adjoint (Finances); vice-chef d’état-major de la Défense; état-major interarmées stratégique; Aviation royale canadienne

Rédigé par :

DG, Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

12 mars 2026

Haut de page

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Soutien en service pour le Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs et le Projet de Système de défense contre les aéronefs sans équipage

  • Pour maintenir l’état de préparation des Forces armées canadiennes, il est essentiel de veiller à ce que les principales capacités de défense du Canada soient soutenues et maintenues tout au long de leur cycle de vie.
  • Dans le cas de projets comme les capacités futures en matière d’avions chasseurs et de système de défense contre les aéronefs sans équipage, le financement précoce du soutien en service permet à la Défense nationale de faire face à l’évolution des menaces, de maintenir l’interopérabilité avec ses alliés et de fournir des capacités modernisées qui répondent aux besoins actuels et futurs du Canada en matière de défense.
  • La mise en place précoce des composantes de maintien en puissance aide la Défense nationale à minimiser les coûts en aval et à assurer une transition prévisible vers la pleine capacité opérationnelle.
  • Ces investissements appuient les efforts plus vastes déployés pour renforcer la résilience, l’agilité et l’efficacité des Forces armées canadiennes, en veillant à ce que de nouvelles capacités demeurent disponibles, prêtes pour la mission et durables à long terme.
Faits en bref

Le soutien en service (SES) comprend des contrats complets à long terme pour entretenir, réparer et mettre à niveau l’équipement, les plateformes et les systèmes militaires, assurant ainsi l’état de préparation opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC).

Financement du Budget supplémentaire des dépenses C

SES pour le Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs (PCFAC)

  • Crédit 5 : 8,5 millions de dollars
  • Appuie les engagements financiers obligatoires du Canada dans le cadre du protocole d’entente sur la production, le soutien et le développement subséquent (PSDS) des avions de combat interarmées (ACI) F-35, y compris les paiements au gouvernement des États-Unis.

SES pour le Projet de système de défense contre les aéronefs sans équipage (CUAS)

  • Crédit 1 : 2,0 millions de dollars
  • Permet le renforcement de la formation des opérateurs et du personnel de maintenance, l’établissement d’ententes d’entretien de base et le maintien de la livraison précoce d’équipement.
Contexte

Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs (PCFAC)

  • Le financement du Budget supplémentaire des dépenses (C) appuie le maintien initial de la flotte de F-35 par l’entremise de la solution de soutien mondiale, y compris les travaux d’ingénierie non récurrents pour les modifications des aéronefs et des systèmes de propulsion, les mises à jour logicielles et la gestion des données techniques.
  • Ce financement permettra d’établir les systèmes de soutien fondamentaux, tels que les données techniques, le soutien à la formation et les cadres de maintenance, avant l’arrivée des aéronefs.
  • Ces activités permettront à la flotte d’entrer en service sans heurts et en toute sécurité, et garantiront que l’Aviation royale canadienne soit prête à exploiter et à entretenir cette capacité de pointe dès le premier jour.
  • La stratégie de maintien en puissance du F-35 utilise un « lot commun de pièces de rechange » géré par le gouvernement des États-Unis et Lockheed Martin, ce qui permet aux partenaires de partager des ressources et de réduire l’empreinte logistique.

Système de défense contre les aéronefs sans équipage (CUAS)

  • Un financement au titre du Budget supplémentaire des dépenses (C) est demandé pour assurer le soutien initial, la maintenance, la formation et la gestion efficace du CUAS lors de sa mise en service.
  • Ces activités initiales de maintien sont essentielles pour veiller à ce que les Forces armées canadiennes (FAC) demeurent opérationnelles et capables de réagir à la menace en constante évolution que représentent les systèmes d’aéronefs sans équipage, qui sont de plus en plus présents dans les environnements modernes de conflit et de sécurité.
  • Le CUAS protège les soldats canadiens en détectant, en identifiant et en surveillant les menaces hostiles au moyen de capteurs intégrés ou alliés, et contribue à une capacité intégrée très nécessaire au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Matériel), Aviation canadienne, sous-ministre adjoint (Services d’examen), sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), sous-ministre adjoint (Politiques); Direction de la politique de défense aérospatiale nord-américaine

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Renouvellement de la flotte de la Marine royale canadienne, y compris des destroyers de la classe River

  • La Stratégie nationale de construction navale vise à renouveler la flotte de navires de combat et de navires non destinés au combat de la Marine royale canadienne.
  • Notamment, dans le cadre de la Stratégie, six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique ont été livrés à la Marine royale canadienne.
  • Pour l’avenir, le ministère de la Défense nationale procède à l’acquisition de 15 destroyers de la classe Fleuves et rivières ainsi que de deux navires de soutien interarmées pour la Marine.

Destroyers de la classe Fleuves et rivières :

  • Nous faisons l’acquisition de 15 destroyers de la classe Fleuves et rivières afin de renouveler la flotte de combat de surface de la Marine royale canadienne.
  • Ce navire constituera la principale capacité de combat maritime de la Marine pour patrouiller et défendre les eaux canadiennes, ainsi que pour coopérer avec nos alliés afin d’assurer la sécurité des eaux internationales.
  • Nous nous concentrons sur la livraison du premier destroyer de la classe Fleuves et rivières, qui aura lieu au début des années 2030.
  • On estime que le contrat de mise en œuvre pour les trois premiers navires contribuera au PIB du Canada à hauteur de 719 millions de dollars par année et créera ou maintiendra 5 250 emplois par année de 2025 à 2039.

Si l’on insiste sur les augmentations de coût et les retards concernant les destroyers de classe Fleuves et rivières :

  • Les estimations initiales des coûts et du calendrier étaient fondées sur des hypothèses préliminaires et sur les pratiques exemplaires.
  • Les estimations sont mises à jour à mesure que le projet progresse et que les points de référence de l’industrie évoluent.

Navires de soutien interarmées :

  • Les capacités essentielles de ravitaillement en mer des navires de soutien interarmées augmenteront le rayon d’action et l’autonomie des groupes opérationnels navals en leur permettant de rester en mer durant de longues périodes sans avoir à faire escale pour se ravitailler.
  • Ces navires seront également équipés de capacités militaires pour protéger les marins dans des environnements où le niveau de menace est élevé.
  • La livraison du premier navire, le futur Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Protecteur, est prévue pour le milieu de l’année 2027, après l’achèvement des travaux de construction et une période d’essais en mer réalisés par l’entrepreneur.
  • La construction du deuxième navire, le futur HMCS Preserver, est en cours et sa livraison est prévue pour la fin de 2027 ou le début de 2028.
  • Ce projet permettra de maintenir plus de 1 000 emplois au chantier naval de Vancouver (Colombie-Britannique) de Seaspan et un total de 3 900 emplois dans l’industrie maritime en général.

Si l’on insiste sur les augmentations de coût et les retards concernant les navires de soutien interarmées :

  • La construction d’une nouvelle classe de navire est une entreprise complexe et exigeante.
  • Il n’est pas inhabituel que des problèmes surviennent au fur et à mesure que le chantier naval développe les connaissances, les pratiques et les compétences nécessaires pour assurer une construction efficace.
  • Des leçons précieuses sont tirées durant la construction du premier navire de soutien interarmées. Par conséquent, la construction du deuxième navire de soutien interarmées progresse avec davantage d’efficacité et de rapidité que celle du premier.

Si l’on insiste sur le Navire à moteur (NM) Asterix :

  • Le NM Asterix est une solution commerciale provisoire utilisée jusqu’à ce que les navires de soutien interarmées soient opérationnels.
  • Le contrat sur l’Asterix a été prolongé jusqu’en janvier 2028.

Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique :

  • En août dernier, la Marine royale canadienne a accepté le sixième et dernier navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique.
  • Les NPEA évolueront dans l’Arctique entre juin et octobre, ce qui renforcera et prolongera la présence militaire dans le Nord.
  • En ce qui concerne l’économie canadienne, le projet de navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique soutient plus de 2 300 emplois, notamment en Nouvelle-Écosse et dans l’industrie de la construction navale dans son ensemble.
  • De plus, ce projet contribue à hauteur de 300 millions de dollars par an au PIB du Canada (de 2016 à 2027).
Faits en bref

Destroyer de la classe Fleuves et rivières (DCFR)

Coût estimatif total des navires du premier lot : 22,2 milliards de dollars (trois navires).

État du projet :

  • En février 2019, le Canada a sélectionné la conception du DCFR, fondée sur le navire de combat de type 26 du concepteur BAE Systems. Les Chantiers Maritimes Irving Inc. (entrepreneur principal) ont engagé Lockheed Martin Canada comme équipe de conception.
  • Le Canada a travaillé avec Les Chantiers Maritimes Irving Inc., Lockheed Martin Canada et leurs sous-traitants afin de faire évoluer le modèle de navire choisi et l’intégration des systèmes.
  • Le 3 mars 2025, le gouvernement du Canada a attribué un contrat de construction aux Chantiers Maritimes Irving Inc. pour la construction des navires du lot 1 (trois navires). La production à plein régime a commencé en avril 2025.
  • Le contrat initial comprend la construction, les essais, ainsi que la livraison des navires et le soutien nécessaire, comme les données liées à l’instruction, à la maintenance et le soutien logistique.
  • La livraison du premier destroyer de la classe Fleuves et rivières, le futur Navire canadien de Sa Majesté Fraser, est prévue au début des années 2030, et le dernier navire (navire 15) est attendu d’ici 2050.

Retombées économiques :

  • Le projet favorisera la croissance des capacités industrielles clés au Canada au moyen de la création des investissements dans l’innovation, du perfectionnement des fournisseurs et des possibilités d’exportation. L’accent sera mis sur la cybersécurité et le secteur maritime.

Navires de soutien interarmées

Budget : Jusqu’à 6,09 G$

  • Le contrat octroyé à Vancouver Shipyards pour la construction à plein régime maximale est évalué à 3,4 G$.
  • Le Navire à moteur (NM) Asterix demeure une solution provisoire utilisée jusqu’à ce que les navires de soutien interarmées soient opérationnels en 2028.
  • Le NM Asterix est un navire civil appartenant à Federal Fleet Services (dont la société mère est Chantier Davie Canada Inc.), qui en assure également l’exploitation et la maintenance.

Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA)

Budget : Jusqu’à 4,98 G$ (taxes en sus).

  • Les six NPEA ont été livrés à la Marine, et les navires ont été déployés dans le cadre des opérations CARIBBE, HORIZON et NANOOK. Les NPEA ont également fait le tour de l’Amérique du Nord, ont été déployés en Antarctique et ont fourni un soutien aux Canadiens au pays dans le cadre de l’opération LENTUS.
    • Les NPEA pourront naviguer sans escorte dans la glace de première année d’un maximum d’un mètre d’épaisseur, ce qui correspond au type de glace observée chaque année dans les voies navigables de l’Arctique canadien de juin à octobre.
  • Les NPEA permettront d’accroître et de renforcer la présence des Forces armées canadiennes dans le Nord, en opérant dans la zone économique exclusive du Canada le long du passage du Nord-Ouest.
  • Les NPEA permettront également de renforcer la présence du Canada dans les océans Atlantique et Pacifique, et de mener une vaste gamme d’opérations à l’étranger.

Note : Certains chiffres peuvent inclure les coûts du Régime d’avantages sociaux des employés (RASE) et, par conséquent, ne correspondent pas aux chiffres figurant dans les épreuves d'impression, où le RASE — tant civil que militaire — est présenté séparément sous forme de poste budgétaire global a l'Énumération des autorisations législatives (Budget supplémentaire des dépenses (C), 2025-2026).

Contexte

Destroyer de la classe Fleuves et rivières (DCFR)

  • Les DCFR sont des navires de guerre rapides, manœuvrables et à long rayon d’action qui remplaceront les destroyers de la classe Iroquois (4 navires) et les frégates de la classe Halifax (12 navires). Cette classe unique de navires aptes au combat sera capable de faire face à de multiples menaces en haute mer et dans l’environnement côtier.
  • En tant que futurs navires de guerre du Canada, les DCFR doivent être capables de mener toute une gamme d’opérations militaires dans des environnements à haut risque, notamment des opérations antiterroristes, humanitaires et de maintien de la souveraineté.
  • Les 215 millions de dollars obtenus dans le budget supplémentaire des dépenses (B) servent à acquérir des pièces de rechange, des munitions et d’autres fournitures essentielles pour les trois premiers DCFR. Ce financement servira également à élaborer et à offrir de la formation afin que nos militaires soient prêts à utiliser nos nouveaux navires dès leur mise en service.

Navires de soutien interarmées

  • Les navires de soutien interarmées de la classe Protecteur fourniront au Canada une capacité de soutien naval moderne, adaptée à ses missions et déployable à l’échelle mondiale.
  • Les nouveaux navires de la classe Protecteur seront dotés de capacités essentielles pour soutenir les groupes opérationnels navals, notamment :
    • réapprovisionner les navires en carburant, en munitions et en pièces de rechange, entre autres;
    • faciliter l’exploitation et la maintenance des hélicoptères;
    • fournir des installations de soins médicaux et dentaires aux groupes opérationnels.
  • De plus, les navires auront les rôles suivants :
    • Transport maritime : les navires seront capables de transporter et de livrer des marchandises à l’appui des opérations des groupes opérationnels et des opérations à terre.
    • Appui aux opérations à terre : les navires appuieront les opérations à terre, des opérations de combat au secours humanitaire ou en cas de catastrophe.
    • Capacités de détection : les navires seront équipés de systèmes de détection et de protection contre les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
    • Capacités opérationnelles : les navires seront dotés d’un système de gestion du combat, de multiples systèmes d’armes défensives, d’une suite de mesures de soutien électronique, d’un radar de recherche aérienne et de deux arbres d’hélice pour une redondance accrue.
  • Les répercussions de la COVID-19 sur la chaîne d’approvisionnement, ainsi que le volume de travail associé à la construction du premier grand navire de guerre de sa classe, ont eu une incidence sur l’échéancier de production. Le premier navire, le futur NCSM Protecteur, dont la livraison était initialement prévue en 2023, devrait commencer ses essais en mer à la fin de 2026 et être livré à la MRC à la mi-2027. La livraison du futur NCSM Preserver suivra à la fin de 2027 ou au début de 2028.

Flotte de petits navires

  • Dans le budget supplémentaire des dépenses (C), un montant de 868 500 $ est demandé pour le projet de flotte de gros remorqueurs navals, dans le cadre de la demande au titre du Fonds d’investissement. Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Renouvellement de la flotte de la Marine royale canadienne, y compris des destroyers de la classe River.
  • Pour répondre aux besoins opérationnels croissants de la Marine, le contrat d’acquisition des gros remorqueurs navals a été modifié en décembre 2025 afin d’y ajouter 81 millions de dollars (taxes comprises), ce qui porte la valeur totale du contrat à 213,45 millions de dollars et permet l’acquisition de deux remorqueurs supplémentaires, pour un total de six navires.
  • Le ministère de la Défense nationale a accepté un troisième gros remorqueur naval en janvier 2026.
  • De plus, au cours de la dernière année, le Canada a acquis plus de 30 navires polyvalents, de sécurité maritime et de soutien des opérations de plongée de diverses classes, ce qui représente environ 30 millions de dollars de travaux pour les constructeurs navals canadiens, et d’autres navires doivent être livrés en 2026.

Principaux responsables :

Sous-ministre adjoint (Matériels), Marine royale canadienne

Rédigé par :

DG, Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

23 mars 2026

Haut de page

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Capabilité souveraine de munitions

  • Dans le cadre de la Stratégie industrielle de défense, les munitions sont désignées comme une capacité souveraine clé afin d’assurer un accès continu, ininterrompu et fiable pour les Forces armées canadiennes.
  • Le Programme d’approvisionnement en munitions du Canada permet la production nationale de munitions et fournit aux Forces armées canadiennes un accès privilégié aux munitions produites par l’industrie canadienne.
  • Environ 30 % des munitions en service des FAC sont actuellement obtenues au pays par l’entremise du Programme d’approvisionnement en munitions.
  • La Défense nationale investit dans la capacité de production nationale, y compris les corps de projectiles, les activités de chargement, d’assemblage et d’emballage et les systèmes de charges d’artillerie modulaires.
  • Dans le cadre de la Politique de défense du Canada, on investit plus de 9 milliards de dollars sur 20 ans pour établir une initiative « 30 jours d’approvisionnement stratégique » et permettre à l’industrie d’accélérer la production pendant les opérations à forte demande.
  • Dans le présent Budget supplémentaire des dépenses, la Défense nationale demande 26,1 millions de dollars pour l’initiative « 30 jours d’approvisionnement stratégique ».

Si on insiste sur les échéanciers pour renforcer la production nationale de munitions :

  • On estime que l’établissement d’une nouvelle capacité nationale de production de munitions prendra de trois à cinq ans.
  • Les échéanciers sont influencés par l’accès limité à la propriété intellectuelle liée aux munitions et le besoin d’une infrastructure de production financée par le gouvernement.
  • Pendant que la capacité nationale se développe, le Canada continue de travailler avec les alliés et les partenaires stratégiques de l’OTAN pour obtenir et assurer le maintien des munitions.

Si on insiste sur d’autres initiatives visant à renforcer la production nationale de munitions :

  • Les investissements soutiennent la fabrication nationale de corps de projectiles à portée accrue, les activités de chargement, d’assemblage et d’emballage et les systèmes de charges d’artillerie modulaires.
  • Le Canada participe à l’initiative de l’OTAN sur les munitions tactiquement décisives, dans le cadre de laquelle les Alliés travaillent ensemble pour réduire les coûts des munitions, accélérer les livraisons et assurer l’interopérabilité.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Un montant de 26,1 millions de dollars est demandé pour financer l’initiative « 30 jours d’approvisionnement stratégique ».

Production nationale et Programme d’approvisionnement en munitions (PAM)

  • Le PAM a été créé par le gouvernement du Canada dans les années 1970 afin de maintenir au pays la capacité nationale de production de certaines des munitions militaires de combat et d’entraînement à usage élevé.
  • Les cinq entreprises qui composent le PAM sont les suivantes :
    • General Dynamics – Produits de défense et Systèmes tactiques – Canada (GD-PDST-C), qui compte trois emplacements au Québec, est le centre d’excellence désigné pour les munitions, les propulsifs et les explosifs;
    • Colt Canada, basée en Ontario, est le centre d’excellence pour les armes légères;
    • IMT Precision (anciennement IMT Defence), qui compte trois emplacements en Ontario, est le centre d’excellence pour la fabrication de corps de projectiles;
    • Magellan Aerospace, située à Winnipeg, au Manitoba, est le centre d’excellence pour les fusées, les fusées éclairantes et le propergol;
    • HFI Pyrotechnics Inc., basée à Prescott, en Ontario, est le Centre d’excellence en technologie pyrotechnique.
  • Environ 30 % des munitions en service des Forces armées canadiennes sont obtenues au pays par l’entremise du PAM, ce qui contribue à assurer un approvisionnement canadien fiable pour certaines munitions.
  • La Défense nationale a obtenu 34 millions de dollars en contrats nationaux de munitions en plus des contrats permanents du PAM, dont 22,7 millions de dollars ont été dépensés à ce jour.
  • L’expansion de la production souveraine de munitions aidera à sécuriser les matériaux essentiels, à réduire la dépendance à l’égard des fournisseurs étrangers et à renforcer l’état de préparation global du Canada en matière de défense.
Contexte

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • On a octroyé un montant de 26,1 millions de dollars dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) pour veiller à ce que les Forces armées canadiennes (FAC) disposent d’un stock suffisant de munitions en cas de conflit majeur.
  • Cette initiative favorise l’accès à une chaîne d’approvisionnement de munitions résiliente, qui permet au Canada de réapprovisionner rapidement ses stocks.

Programme d’approvisionnement en munitions (PAM)

  • Avant 1946, le gouvernement du Canada possédait et exploitait plusieurs usines de munitions; ces installations ont été privatisées dans les années 1960 et 1970.
  • On a mis sur pied la PAM en 1974 pour soutenir une capacité de production nationale de munitions viable à long terme au Canada.
  • Le PAM fonctionne au moyen d’accords relatifs aux sources stratégiques en vertu desquels certaines entreprises sont désignées sources d’approvisionnement stratégiques et centres d’excellence dans leurs domaines de spécialisation. Ils comprennent notamment les suivants :
    • General Dynamics – Produits de défense et Systèmes tactiques (DG-STO) — Centre d’excellence du Québec pour les munitions, les propulsifs et les explosifs
    • Colt Canada — Ontario, Centre d’excellence pour les armes légères
    • IMT Precision — Ontario, Centre d’excellence pour les corps de projectiles
    • Magellan Aerospace — Manitoba, Centre d’excellence pour les fusées, les fusées éclairantes et le propergol
    • HFI Pyrotechnics Inc. — Ontario, Centre d’excellence en technologie pyrotechnique.
  • Ces partenaires du PAM doivent maintenir leur capacité de fabrication nationale et fournir au Canada un statut de production prioritaire.
  • La Défense nationale travaille actuellement à plusieurs initiatives visant à tirer parti du PAM pour accélérer les processus d’approvisionnement et de livraison des munitions.
  • On s’assure notamment d’assurer une meilleure prévision de la demande, avec de meilleures analyses pour améliorer la coordination à l’échelle des FAC, ainsi que la mise en lumière de la chaîne d’approvisionnement pour mieux comprendre comment relocaliser les diverses composantes des munitions.
  • De plus, le Canada investit dans les partenaires de la PAM afin de développer une capacité souveraine pour :
    • Fabriquer des corps de projectiles de grand calibre (M795) à portée accrue;
    • Fabriquer des systèmes de chargement, d’assemblage et d’emballage de grand calibre à portée accrue;
    • Fabriquer des systèmes de chargement, d’assemblage et d’emballage avec une charge propulsive (charge propulsive modulaire d’artillerie, ou MACS).

Investissements et initiatives de production récents

  • En février 2023, le Canada a octroyé 4,8 millions de dollars à IMT Precision pour augmenter la production de projectiles M107 de 155 mm, faisant passer la production de 3 000 à 5 000 cartouches par mois.
  • En mars 2024, le ministère de la Défense nationale a octroyé 4,4 millions de dollars par l’entremise du programme IDEeS à GD-OTS Canada et à IMT Precision pour appuyer la modernisation de la production de munitions de 155 mm grâce à l’automatisation et à l’utilisation de nouveaux matériaux.
    • Un accord de contribution (455 872 dollars) a été conclu avec IMT pour le développement d’un concept de chaîne de production de corps de projectiles de 155 mm faisant appel à des techniques de fabrication et d’inspection de pointe. IMT a conclu ce projet en 2024, ce qui a permis aux FAC d’avoir une meilleure compréhension de la capacité potentielle nécessaire pour produire des projectiles modernes et avancés. Grâce à cet effort, IMT a mis en œuvre des méthodes pour optimiser ses processus de production tout en augmentant sa flexibilité pour répondre aux exigences changeantes.
    • On a conclu un accord de contribution (1 968 825 dollars) avec GD-PDST-C (Repentigny) a été conclu pour étudier l’automatisation de certains aspects clés de la production de projectiles de 155 mm, comme les processus de moulage et de solidification, l’inspection des défauts à l’aide de rayons X et le transport des matériaux à l’aide de véhicules autoguidés. Ces travaux devraient être achevés d’ici mars 2026;
    • On a conclu un accord de contribution (2 019 959 dollars) avec GD-PDST-C (Valleyfield) pour démontrer sa capacité à fabriquer une douille combustible pour l’obusier de 155 mm, y compris le développement de l’expertise et l’étude préliminaire pour la fabrication de douilles combustibles répondant aux besoins du Canada. Ces travaux devraient être achevés au printemps 2026.
  • Les travaux d’ingénierie se poursuivent avec des entreprises nationales en vue d’accélérer l’établissement d’une nouvelle capacité de production de munitions d’artillerie pour les munitions standard de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
  • Le 9 juin 2025, le gouvernement du Canada a annoncé un financement supplémentaire de 9 milliards de dollars pour la défense pour l’exercice 2025-2026, y compris le soutien à la production nationale de munitions et à la capacité industrielle.

Capacité et limites actuelles au pays

  • Environ 30 % des munitions en service des FAC sont obtenues au pays par l’entremise du PAM.
  • Pour certains types de munitions pour lesquels la délivrance de licences ou la production nationale n’est pas possible, le Canada dépend de fournisseurs étrangers.
  • Le Canada et l’industrie canadienne ne possèdent pas de propriété intellectuelle (PI) en matière de munitions modernes, ce qui limite la production indépendante et les options d’exportation.
  • L’introduction de chaînes d’approvisionnement de munitions au Canada est difficile en raison des restrictions relatives à la propriété intellectuelle, des volumes de production nationaux limités, des contraintes liées aux ressources humaines et des processus à forte concentration de capital.
  • Le Canada est également confronté à des défis liés à l’obtention de matières premières essentielles et au maintien d’une production à long terme sans investissements supplémentaires importants.

Mécanisme de l’OTAN pour les munitions tactiquement décisives (Air) [ABDM]

  • Le Canada s’est joint au mécanisme de l’OTAN pour les munitions tactiquement décisives (Air) [ABDM] en avril 2024.
  • Ce mécanisme regroupe les besoins en munitions alliées dans des approches d’approvisionnement multinationales, améliorant ainsi l’efficacité des coûts, accélérant les délais de livraison et améliorant l’interopérabilité des stocks.
  • La participation à ce mécanisme appuie la mission de dissuasion de l’OTAN et élargit les options pour répondre aux besoins en matière de défense de l’Ukraine.

Rôle de Recherche et développement

  • Recherche et développement pour la défense Canada continue de favoriser l’innovation en menant des activités de recherche et de développement qui visent à améliorer les munitions et le matériel connexe, et ce, dans le but de fournir aux FAC des avis scientifiques et des options de capacités futures.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Matériels); sous-ministre adjoint (Recherche et développement pour la défense Canada); sous-ministre adjoint (Politiques)

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

11 mars 2026

Haut de page

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Approvisionnement de l’Armée, y compris le Projet d'amélioration de la mobilité au pays et dans l'Arctique et le projet de frappe de précision à longue portée (terre)

  • L’Armée canadienne va de l’avant avec des initiatives clés visant à améliorer la mobilité, à dissuader les menaces et à renforcer l’interopérabilité avec les principaux alliés.
  • Parmi les priorités actuelles, on compte le projet d’amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique et celui de frappe de précision à longue portée (terre).

Amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique (AMPA)

  • Grâce au projet d’amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique (AMPA), les Forces armées canadiennes disposeront d’une plateforme moderne adaptée à l’Arctique et conçue pour fonctionner dans un climat rigoureux.
  • Jusqu’à 170 véhicules tout-terrain haute mobilité seront acquis dans le cadre de ce projet.
  • Il est géré par l’Agence de l’investissement pour la défense, conformément à son mandat visant à accélérer et à simplifier les acquisitions en matière de défense.
  • Ce nouveau parc transformera la mobilité tactique dans l’Arctique; il permettra la projection de force et améliorera la mobilité et la surviabilité.

Frappe de précision à longue portée (terre) [FPLP(T)]

  • L’acquisition d’une capacité de missiles à longue portée est une initiative clé de modernisation de l’Armée de terre visant à dissuader les menaces au pays et à maintenir un avantage stratégique à l’étranger.
  • En décembre 2024, le Canada a envoyé au gouvernement des États-Unis une demande pour l’achat éventuel de systèmes de roquettes d’artillerie à grande mobilité (HIMARS).
  • La lettre d’offre et d’acceptation des États-Unis a été reçue à la fin du mois de décembre, puis examinée et signée par les autorités canadiennes le 6 janvier 2026.
  • Le 12 janvier 2026, le gouvernement des États-Unis a confirmé le premier paiement de 250 millions de dollars américains pour cet achat.

Si on insiste sur l’achat auprès d’un fournisseur exclusif aux États-Unis :

  • L’Armée canadienne a besoin d’une capacité militaire prête à l’emploi, pleinement développée, mature et éprouvée, qui est interopérable avec les États-Unis et de nombreux alliés de l’OTAN.
  • Le HIMARS est le seul système éprouvé actuellement utilisé dans le monde qui peut répondre à toutes les exigences de l’Armée canadienne.
  • Grâce à l’application de la Politique des retombées industrielles et technologiques du Canada, cette acquisition générera des débouchés économiques et favorisera la recherche et le développement pour l’industrie canadienne de la défense.
Faits en bref

Amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique (AMPA)

  • Dans le Budget supplémentaire des dépenses (C), 864 99700 000 $ sont alloués au projet d’amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique par l’entremise du Fonds d’investissement en immobilisations. Voir l’onglet C.
  • L’approvisionnement sera géré par l’Agence de l’investissement pour la défense pour des acquisitions en matière de défense plus simples et rapides.
  • La capacité opérationnelle initiale devrait être atteinte en 2030-2031, et la capacité opérationnelle totale en 2031-2032.
  • Frappe de précision à longue portée (terre) [FPLP(T)] - Programme de vente de matériel militaire à l’étranger (FMS) - Systèmes de roquettes d’artillerie à grande mobilité (HIMARS)
  • Dans le Budget supplémentaire des dépenses (C), 9,8 millions de dollars sont alloués pour appuyer le projet de frappe de précision à longue portée (terre), y compris l’acquisition de HIMARS, par l’entremise du Fonds d’investissement en immobilisations.Engagement en matière d’investissements de l’OTAN
  • Les HIMARS sont produits par Lockheed Martin Missiles and Fire Control. Ces systèmes ne sont pas disponibles sur le marché, et peuvent seulement être achetés par l’entremise du programme FMS des États-Unis.
  • La vente proposée comprend 26 lanceurs pour les HIMARS, divers missiles à longue portée, des roquettes d’entraînement, des pièces de rechange initiales, la formation et des services de soutien.
  • Coût : Jusqu’à 2,62 milliards de dollars américains.

Chronologie pour les HIMARS

  • Le Canada a présenté une lettre de demande au gouvernement des États-Unis en décembre 2024 pour l’acquisition de ces éléments dans le cadre du programme FMS.
  • Le 1er octobre 2025, le département d’État des États-Unis a approuvé la vente de ces articles au Canada. La lettre d’offre et d’acceptation des États-Unis a été reçue à la fin du mois de décembre, puis examinée et signée par les autorités canadiennes le 6 janvier 2026.
  • Le 12 janvier 2026, le gouvernement des États-Unis a confirmé le premier paiement de 250 millions de dollars américains pour cette vente.
  • La capacité opérationnelle initiale devrait être atteinte en 2030, et la capacité opérationnelle totale d’ici 2034.

Note : Certains chiffres peuvent inclure les coûts du Régime d’avantages sociaux des employés (RASE) et, par conséquent, ne correspondent pas aux chiffres figurant dans les épreuves d'impression, où le RASE — tant civil que militaire — est présenté séparément sous forme de poste budgétaire global a l'Énumération des autorisations législatives (Budget supplémentaire des dépenses (C), 2025-2026).

Contexte

Amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique (AMPA)

  • Le Projet d’amélioration de la mobilité au pays et dans l’Arctique (AMPA) fournira aux Forces armées canadiennes (FAC) une plateforme moderne et adaptée à l’Arctique qui pourra fonctionner toute l’année, de façon autonome et pendant de longues périodes sur la neige, la glace et des terrains complexes.
  • Il remplacera le parc actuel de BV206 par une nouvelle capacité pour la mobilité dans l’Arctique composée d’un parc de véhicules haute mobilité amphibies de taille moyenne.
  • On prévoit, grâce au projet, obtenir jusqu’à 170 véhicules, en quatre variantes : poste de commandement, transport de troupes, transport de fret et d’équipement et ambulance. Le projet comprend un nombre de remorques proportionnel aux besoins de soutien du parc.
  • Une demande de renseignements s’est terminée le 25 septembre 2025.
  • En février 2026, l’Ottawa Citizen rapportait que les estimations budgétaires annoncées pour le projet AMPA avaient augmenté, passant de jusqu’à 249 millions de dollars à jusqu’à 1 milliard de dollars, comparativement aux montants préliminaires communiqués à l’industrie moins d’un an plus tôt.

Aperçu du projet de frappe de précision à longue portée (terre)

  • Disposer d’une capacité de missiles à longue portée a été désigné comme une priorité dans la politique de défense du Canada de 2024, intitulée Notre Nord, fort et libre ainsi que dans la stratégie de modernisation de l’Armée canadienne, Point d’inflexion 2025.
  • Le projet de FPLP(T) permettra à l’Armée canadienne de se doter d’une capacité de frappe à longue portée améliorée, pour tirer sur des menaces situées à des distances pouvant atteindre 300 kilomètres et plus. Il s’agit d’une amélioration par rapport à la portée actuelle de 30 kilomètres, qui révolutionne la manière dont l’Armée canadienne mène ses opérations de frappe.

Principaux responsables :

Armée canadienne

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

le sous-ministre adjoint (Finances)
Le 23 mars 2026

Haut de page

Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs

  • Le remplacement de la flotte de chasseurs CF-18 est l’investissement le plus important dans l’Aviation royale canadienne depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • En janvier 2023, le gouvernement du Canada a annoncé qu'il allait acquérir 88 avions de combat F-35 pour constituer la future flotte de chasseurs du Canada, afin de soutenir la défense du pays, la sécurité continentale et ses engagements à l'égard du NORAD et de l'OTAN.
  • Conformément aux directives du premier ministre, nous examinons cette décision afin de garantir que les chasseurs F-35 demeurent la meilleure option pour le Canada.
  • Le Canada prendra le temps nécessaire pour prendre la bonne décision.
  • Entre-temps, les préparatifs en vue de la réception et de la mise en service du F-35 se poursuivent, ce qui inclut les 8,5 millions de dollars demandés dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) pour le soutien en service.
  • Nous sommes toujours dans les délais prévus pour les livraisons d'appareils d'ici la fin de l'année.

Les F-35 et l’industrie canadienne

  • À ce jour, des contrats d'une valeur totale de plus de 5,2 milliards de dollars ont été attribués à plus de 110 entreprises canadiennes participant à la production et à la chaîne d'approvisionnement du F-35.
  • À l'heure actuelle, 37 entreprises canadiennes ont des contrats en cours liés au F-35, principalement dans le domaine de la production.
  • En décembrer 2025, chaque F-35 produit comportera pour plus de 3,3 millions de dollars de composants canadiens.
  • Alors que la demande internationale pour le F-35 continue de croître, avec plus de 3 600 appareils commandés, l'industrie canadienne est bien placée pour en tirer des avantages économiques et stratégiques à long terme.
  • Il existe également d'importantes possibilités dans le secteur de la construction, le Canada procédant à la modernisation de ses infrastructures sur ses principales bases opérationnelles de Bagotville (Québec) et de Cold Lake (Alberta), ainsi que sur d'autres sites opérationnels à travers le pays.
  • Ces projets devraient créer plus de 1 000 emplois et injecter 10 milliards de dollars dans le secteur local de la construction, notamment des entreprises du Nord et des entreprises autochtones.
  • Dans l'ensemble, cette acquisition pourrait permettre de préserver plus de 3 300 emplois par an et offrir des perspectives importantes à l'industrie canadienne et aux partenaires de la chaîne de valeur.

Si l'on insiste sur la capacité du Canada à gérer le système de manière autonome :

  • Il n'existe pas de «  bouton d'arrêt » et les États-Unis ne peuvent pas intervenir à distance sur les systèmes électroniques du F-35.
  • Le programme s'inscrit dans le cadre d'accords bien établis qui prévoient notamment de maximiser les éléments communs afin de garantir la rentabilité et l'interopérabilité au sein de coalitions; de mettre en place un système mondial de maintenance visant à améliorer en permanence les coûts et les performances; et de favoriser la participation industrielle des pays membres.
  • La force de ce programme réside dans son partenariat mondial, et nous restons convaincus que tous les utilisateurs, y compris le Canada, continueront de bénéficier de l'ensemble des fonctionnalités et du soutien dont ils ont besoin.

Si l'on insiste sur les conclusions de la vérificatrice générale concernant la dotation en pilotes pour le F-35 :

  • Comme l'a souligné la vérificatrice générale, l'exploitation du F-35 nécessitera un effectif solide de pilotes et de techniciens qualifiés.
  • Le programme de formation du personnel navigant de l'avenir mettra à la disposition de nos militaires de nouvelles plateformes à la pointe de la technologie et des concepts de formation avancés.
  • Les méthodes de formation modernes nous permettent de réduire considérablement la durée totale de la formation des pilotes tout en préservant la qualité de celle-ci.

Si l'on insiste sur les dépassements de coûts et les retards :

  • Les mesures de contrôle et de gestion de projet sont renforcées afin de donner suite aux conclusions de la vérificatrice générale.
  • La publication régulière d'informations sur les étapes clés favorisera la transparence à mesure que le projet avance.

Si l’on insiste sur l’examen de l’achat du F-35 :

  • L'examen du programme F-35 est en cours.
  • Cet examen tient compte des besoins opérationnels, des engagements pris à l'égard du NORAD et de l'OTAN, des retombées industrielles (notamment dans le cadre de la Stratégie industrielle de défense), des partenariats stratégiques et des autres options possibles.
  • Une décision sera annoncée en temps voulu.

Si l’on insiste sur la prolongation du cycle de vie de la flotte de CF-18 :

  • Les CF-18 ont été mis en service pour la première fois dans les années 1980. À l’origine, ils devaient atteindre la fin de leur vie utile en 2003.
  • Plusieurs prolongations de la durée de vie et mises à niveau ont étendu leur cycle de vie et ont augmenté leur capacité opérationnelle.
  • Après des décennies de service ininterrompu à l'appui des engagements du Canada en matière de défense, les CF-18 ont subi une usure importante et ont déjà commencé à être retirés du service.
  • Le Canada a épuisé toutes les possibilités qui s'offraient à lui pour prolonger la durée de vie de la flotte de CF-18.
  • La flotte de CF-18 continuera d'être affectée à des missions jusqu'en 2032, date à laquelle le dernier appareil de la flotte sera retiré du service. La nouvelle flotte de chasseurs doit donc être opérationnelle d'ici 2032 afin d'éviter une lacune en matière de capacités.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) comprend 8,5 millions de dollars pour financer le soutien en service du futur chasseur.
  • Ce financement est essentiel, car il permet au Canada de respecter ses engagements financiers obligatoires en matière de soutien en service, y compris les paiements requis en vertu du protocole d'entente (PE) sur le F-35 conclu avec le gouvernement des États-Unis.

Budget : 27,7 milliards

  • Le budget d'acquisition comprend 88 chasseurs F-35, la formation correspondante, le matériel de soutien, la mise en place et les services de maintenance, ainsi que la construction d'installations pour les escadrons de chasse à Cold Lake, en Alberta, et à Bagotville, au Québec.

Calendrier

  • Livraison des huit premiers chasseurs en 2026-2027 à la base aérienne Luke, en Arizona, pour la formation des pilotes canadiens.
  • Arrivée du premier avion au Canada en 2028, à la Base des Forces canadiennes Cold Lake, en Alberta.
  • Capacité opérationnelle initiale : 2029
  • Capacité opérationnelle totale : 2033

Les CF-18 Hornet

  • La flotte de chasseurs CF-18 Hornet continuera d’être affectée à des missions en vertu des engagements du gouvernement du Canada à l'égard du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) jusqu’au retrait de la flotte en 2032.
Contexte

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) prévoit 8,5 millions de dollars afin de permettre au Canada de respecter ses engagements financiers obligatoires en matière de soutien en service, y compris les paiements requis en vertu du protocole d'entente (PE) sur le F-35 conclu avec le gouvernement des États-Unis.
  • Ces engagements couvrent des services de soutien tels que les travaux d'ingénierie ponctuels liés aux modifications apportées aux aéronefs et aux systèmes de propulsion, les mises à jour logicielles et la gestion des données techniques.

Budget supplémentaire des dépenses (B)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (B) prévoit 476 millions de dollars pour le Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs pour respecter les engagements financiers connexes, y compris les paiements dans le cadre du PE sur les F-35 avec le gouvernement des É.-U., qui ont été reportés des années à venir.

Examen de l’achat du F-35

  • Le 14 mars 2025, le premier ministre Mark Carney a annoncé un examen de l’achat des F-35, y compris la question de savoir si le F-35 demeure le meilleur choix pour le Canada.
  • L’examen porte sur les besoins opérationnels, les engagements envers le NORAD et l’OTAN, les retombées industrielles, les partenariats stratégiques et des solutions de rechange possibles à la lumière des réalités nationales et mondiales actuelles.

Remplacement de la flotte

  • La flotte actuelle d'avions de combat du Canada, composée de CF-18 Hornet, a déjà commencé à être retirée du service et le sera entièrement d'ici 2032.
  • Cela signifie que la capacité de remplacement doit être livrée et pleinement opérationnelle d'ici 2032 afin d'éviter un écart critique en matière de capacité.
  • Le calendrier de livraison prévu pour l'acquisition des F-35 a été coordonné avec le retrait progressif des CF-18 afin de minimiser les répercussions opérationnelles pendant la transition.

Protocole d'entente (PE) sur la production, le soutien et le développement subséquent (PSDS) de l'avion d'attaque interarmées (JSF) (PE PSDS JSF)

  • Le programme du JSF est un effort de coopération multinationale qui vise la fabrication d’un chasseur de conception avancée capable d’assumer plusieurs rôles.
  • Le F-35 a été conçu, mis au point et continue d’être exploité et soutenu en tant que plateforme interarmées et de coalition, fondée sur de solides partenariats avec les États-Unis, les Alliés de l’OTAN et des pays partenaires du monde entier.
  • Le programme est régi par des ententes bien établies qui comprennent l’optimisation des éléments communs pour assurer l’accessibilité et l’interopérabilité de coalition, la mise en œuvre d’un système de soutien mondial pour apporter des améliorations continues en matière de coûts et de rendement ainsi que la promotion de la participation industrielle des participants.
  • Le Canada participe activement au programme du JSF depuis son lancement en 1997. En 2006, il est devenu partenaire du PE PSDS, qui expire en décembre 2051.
  • Huit pays partenaires coopèrent dans le cadre du PE PSDS: l’Australie, le Canada, le Danemark, les États-Unis, l’Italie, la Norvège, les Pays Bas et le Royaume Uni.
  • Outre les huit pays partenaires, douze pays acquièrent le F-35 dans le cadre du programme américain de ventes militaires à l'étranger : l'Allemagne, la Belgique, la Corée du Sud, la Finlande, la Grèce, Israël, le Japon, la Pologne, la Roumanie, Singapour, la Suisse et la Tchéquie.
  • Le nombre total de commandes de F-35 passées par ces 20 pays devrait dépasser les 3 600 appareils.

Retombées économiques

  • En tant que partenaire du programme F-35, le Canada a accès à la participation industrielle relativement à la production des chasseurs.
  • À ce jour, des contrats d'une valeur totale de plus de 3,6 milliards de dollars américains (environ 5,2 milliards de dollars canadiens) ont été attribués à plus de 110 entreprises canadiennes participant à la production et à la chaîne d'approvisionnement du F-35.
  • À l’heure actuelle, 37 entreprises canadiennes détiennent des marchés relatifs au F-35, dont Magellan Aerospace Corporation au Manitoba (assemblage de l’empennage horizontal), GasTOPS en Ontario (détecteur réacteur) et Héroux Devtek au Québec (composants de train d’atterrissage).
  • Chaque chasseur F-35 sortant de la chaîne de production contient pour environ 2,2 millions de dollars américains (environ 3,3 millions de dollars canadiens) de composants fabriqués au Canada.
  • L’acquisition et le soutien initial du projet F-35 ont le potentiel de contribuer au produit intérieur brut du Canada à hauteur de 425 millions de dollars par année et d’assurer près de 3 300 emplois par année pour l’industrie canadienne et les partenaires de la chaîne de valeur (directement et indirectement).
  • De plus, près de 1 000 emplois seront générés par les initiatives de construction importantes à Cold Lake et à Bagotville.
  • Le montant total des investissements dans la construction des installations des deux escadrons de chasse à Bagotville et à Cold Lake est estimé à environ 2,5 milliards de dollars.
  • On prévoit la création davantage d’emplois grâce à la mise sur pied d’installations de réparation et de révision et à la construction d’infrastructures à d’autres emplacements d’opérations pour appuyer les opérations prolongées du F-35.
  • Les travaux supplémentaires visant à moderniser les infrastructures, les hangars, les pistes et les services sur ces deux bases et sur d'autres emplacements opérationnels sont estimés à environ 10,2 milliards de dollars.
  • Cette commande devrait créer de nouvelles retombées et des emplois pour l'industrie canadienne, lui permettant ainsi de s'intégrer dans la chaîne d'approvisionnement mondiale, qui assurera le soutien d'une flotte de plus de 3600 appareils à travers le monde.
  • En novembre 2024, le gouvernement du Canada a annoncé que L3Harris MAS de Mirabel, au Québec, avait été désigné partenaire stratégique pour travailler avec le Canada et le bureau du programme conjoint des F-35 afin d’étudier les besoins pour une installation de maintenance, de réparation, de révision et de mise à niveau des véhicules aériens F-35, également appelée dépôt de véhicules aériens.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Matériels), sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), sous-ministre adjoint (Services d’examen), Aviation royale canadienne, sous-ministre adjoint (Finances), sous-ministre adjoint (Politiques)

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Projet de capacité de transport aérien – Service de vol polyvalent (remplacement de la flotte de Challenger)

  • L'acquisition de six nouveaux appareils Global 6500 auprès de Bombardier, destinés à remplacer la flotte de Challenger du Canada, constitue l'un des premiers contrats passés par l'Agence de l'investissement pour la défense.
  • Cette nouvelle flotte permettra d'accroître la capacité de soutien aux vols administratifs des hauts responsables gouvernementaux et d'offrir davantage de vols utilitaires à l'appui des opérations et des missions des FAC.
  • Cela comprend le transport international rapide, ainsi que l'évacuation sanitaire aérienne et les interventions en cas de catastrophe.
  • Le remplacement de la flotte de Challenger par des Global 6500 permettra de répondre à toutes les exigences opérationnelles de l'Aviation royale canadienne en matière de capacité de vol moderne, sécurisée et à long rayon d'action.

Si l’on insiste sur le contrat avec Bombardier :

  • Il a été jugé qu'un contrat sans appel d'offres constituait la solution la plus pratique, car elle garantissait la livraison de la nouvelle flotte en temps opportun tout en offrant le meilleur rapport qualité-prix aux Canadiens.

Si l'on insiste sur le remplacement des avions achetés en 2020 :

  • L'acquisition de deux Challenger 650 en 2020 constituait une solution provisoire visant à remplacer deux appareils qui avaient atteint la fin de leur durée de vie opérationnelle.
Faits en bref
  • Nom du projet : Projet de capacité de transport aérien – Service de vol polyvalent (PCTA-SVP)
  • Valeur du projet : 2,05 milliards de dollars
    • Le Budget principal des dépenses de 2026-2027 comprend 757 millions de dollars en nouveaux fonds pour le projet.
    • Valeur du contrat : 753 millions de dollars auprès de Bombardier Inc. pour six nouveaux avions Global 6500
  • Type de contrat : sans appel d’offres
  • Calendrier :
    • Attribution du contrat : 12 décembre 2025
    • Livraison du premier avion : été 2027
    • Capacité opérationnelle initiale : fin de 2027
    • Capacité opérationnelle totale : 2032
  • Flotte actuelle d’avions CC-144 Challenger
    • La flotte de CC-144 Challenger étant de plus en plus obsolète, des mises à niveau sont nécessaires afin d’en moderniser les capacités, d’assurer sa pertinence technologique et de se conformer aux nouvelles exigences réglementaires et de navigabilité.
    • La flotte actuelle de CC-144 Challenger continuera à soutenir les opérations pendant la transition vers la nouvelle flotte de Global 6500.
Contexte

Budget principal des dépenses de 2026-2027

  • Le Budget principal des dépenses prévoit un financement supplémentaire de 757 millions de dollars pour le Projet de capacité de transport aérien – Service de vol polyvalent.

Projet de capacité de transport aérien

  • Dans le cadre du Projet de capacité de transport aérien – Service de vol polyvalent, l'Aviation royale canadienne (ARC) acquiert une nouvelle flotte de six avions Global 6500 afin de remplacer et de moderniser les capacités actuellement assurées par sa flotte de CC-144 Challenger.
  • Ces nouveaux appareils renforceront la capacité de l'ARC à assurer des vols administratifs pour les hauts responsables du gouvernement du Canada et à fournir des vols utilitaires à l’appui des opérations et des missions des FAC.
  • Ce projet remplace l’ancien Projet de consolidation des Challenger, qui était lié à l’initiative 54 de Protection, Sécurité, Engagement : « remplacer ou prolonger la durée de vie recapitaliser ou prolonger la durée de vie des capacités existantes en prévision de l’arrivée des plateformes de prochaine génération  ».
  • Grâce à la Politique des retombées industrielles et technologiques, notamment la proposition de valeur, ce contrat permettra de consolider l’expertise du Canada dans les domaines stratégiques de l’aérospatiale et de la défense, de renforcer notre base industrielle de défense et de créer des débouchés économiques dans tout le pays.
  • Il a été jugé qu’un contrat sans appel d’offres constituait la solution la plus pratique, garantissant ainsi la livraison de la nouvelle flotte en temps opportun tout en offrant le meilleur rapport qualité-prix aux Canadiens.
  • Étant donné que les aéronefs livrés dans le cadre de ce projet serviront à transporter des hauts responsables du gouvernement du Canada qui jouent un rôle essentiel pour la défense et la sécurité nationales, il a été décidé de faire valoir l'exception relative à la sécurité nationale pour cet achat.
  • Tout comme la flotte de CC-144 Challenger, la flotte de Global 6500 sera exploitée par l'escadron 412, basé à l'aéroport international d'Ottawa.
  • Ce projet permettra de mettre en place l'infrastructure nécessaire à l'entretien et à l'entreposage des nouveaux appareils.

L’avion Global 6500

  • L'avion Global 6500 est une plateforme fabriquée au Canada qui répond à toutes les exigences opérationnelles de l'Aviation royale canadienne.
  • La flotte sera équipée de technologies modernes afin de remédier aux problèmes d'obsolescence et offrira une autonomie et une capacité de transport de passagers accrues, ce qui contribuera à réduire les coûts d'exploitation et les émissions de gaz à effet de serre.
  • S'agissant d'un modèle commercial éprouvé disponible sur le marché, la nouvelle flotte de Global 6500 ne subira aucun retard lié aux travaux de développement, ce qui garantit que les appareils seront livrés et prêts à soutenir les opérations dans les délais prévus.
  • Les nouveaux appareils pourraient être équipés d'un système d'autoprotection, de moyens de communication sécurisés, d'un système militaire d'identification ami-ennemi (IFF) de mode 5 et d'un système de positionnement global (GPS) militaire.

Flotte actuelle d’avions CC-144 Challenger

  • La flotte de CC-144 Challenger devenant de plus en plus obsolète, des mises à niveau sont nécessaires afin de moderniser ses capacités, de maintenir sa pertinence technologique et de se conformer aux nouvelles exigences réglementaires et de navigabilité.
  • À la suite du retrait progressif des cellules, celles-ci seront déclarées excédentaires.
  • Une fois déclarées excédentaires, diverses options – notamment le don, la vente, une utilisation alternative au sein des Forces armées canadiennes (par exemple à des fins de formation ou d'exposition) ou la destruction – seront envisagées.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Matériels), Aviation royale canadienne

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 11 mars 2026

Haut de page

Sous-marins

  • La prochaine flotte de sous-marins du Canada assurera une dissuasion permanente sur les trois côtes du pays.
  • De plus, cette flotte permettra de mener des opérations dans l'Indopacifique, des missions de l'OTAN dans l'Atlantique Nord et des activités soutenues dans l'Extrême-Arctique.
  • Cette flotte, qui comptera jusqu'à 12 sous-marins, sera équipée de moteurs conventionnels et capable de naviguer sous la banquise.
  • En août 2025, TKMS et Hanwha Ocean ont été désignés comme les deux fournisseurs qualifiés.
  • La date limite pour la soumission des propositions officielles était fixée au 2 mars 2026. Notre équipe procède actuellement à l'examen des propositions.
  • Les soumissionnaires avaient pour consigne de mettre l'accent sur les plans de maintien en service et les retombées économiques pour le Canada.
  • Un fournisseur privilégié sera désigné à l'issue de l'évaluation des propositions.
  • La Défense nationale prévoit d'attribuer un contrat pour la nouvelle flotte au plus tard en 2028 et s'attend à ce que le premier sous-marin soit livré au plus tard en 2035.

Si l’on pose des questions sur les partenariats stratégiques avec des pays étrangers :

  • Le ministère de la Défense nationale collabore avec ses partenaires fédéraux afin d'étudier toutes les options en matière de passation de contrats, y compris les partenariats stratégiques avec des gouvernements étrangers et la passation de contrats directement avec les constructeurs.
  • Cet achat contribuera à l'efficacité opérationnelle de la Marine royale canadienne, apportera une valeur ajoutée aux Canadiens et créera des débouchés pour l'industrie canadienne de la défense.

Si l’on pose des questions sur les sous-marins de la classe Victoria :

  • Les sous-marins de classe Victoria comptent parmi les atouts les plus stratégiques du Canada pour assurer la surveillance des eaux canadiennes et internationales, y compris les abords des eaux arctiques canadiennes.
  • Afin de garantir que ces sous-marins restent opérationnels jusqu’au milieu des années 2030, nous avons lancé le Projet de modernisation de la classe Victoria.
  • Le ministère de la Défense nationale collabore activement avec l’industrie pour faciliter l’entretien essentiel, les réparations et la gestion de notre flotte.
Faits en bref

Programme de sous-marins de patrouille canadiens (PSPC)

  • Le 10 juillet 2024, le Canada a annoncé qu’il achèterait jusqu’à 12 sous-marins à propulsion conventionnelle capables de naviguer sous la glace.
  • Une demande d’information a été publiée le 16 septembre 2024 pour permettre à l’industrie de participer au processus d’approvisionnement.
  • Le 26 août 2025, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il avait désigné la société allemande TKMS (anciennement Thyssenkrupp Marine Systems) et la société de la République de Corée Hanwha Ocean Co., Ltd. comme les deux fournisseurs qualifiés pour le PSCP. Cette décision s’appuie sur une évaluation approfondie des besoins du Canada en matière de sous-marins de patrouille, y compris les délais de construction et de livraison de la nouvelle flotte de sous-marins.
  • En novembre 2025, les fournisseurs qualifiés ont reçu des lignes directrices et des instructions leur permettant de soumettre des propositions officielles.
  • Le contrat relatif à la nouvelle flotte de sous-marins devrait être attribué au plus tard en 2028, après évaluation des offres officielles soumises avant le 2 mars 2026.
  • La livraison du premier sous-marin canadien de patrouille doit avoir lieu au plus tard en 2035.

Modernisation de la classe Victoria (MCV)

  • Les travaux d’amélioration des Navires canadiens de Sa Majesté (NCSM) Victoria, Windsor et Corner Brook se poursuivent et devraient être achevés au début des années 2030.
  • Les projets de MCV font toujours l'objet d'une évaluation afin de garantir un bon rapport qualité-prix.
Contexte
  • Le Projet de sous-marins canadiens de patrouille (CPSP) a été lancé en 2021 afin d'éclairer en temps opportun la prise de décision gouvernementale concernant une éventuelle nouvelle classe de sous-marins de remplacement et d'éviter tout écart de capacité.
  • Les principales capacités requises pour les sous-marins sont les délais de livraison, la portée, l'autonomie et la persistance, la capacité opérationnelle dans l'Arctique, ainsi que la létalité.
  • Le Canada a engagé un dialogue avec d'autres gouvernements et forces armées afin d'échanger les enseignements tirés et de mieux comprendre leurs programmes respectifs d'acquisition, d'infrastructure et de maintenance des sous-marins.
  • Ces consultations ont joué un rôle déterminant dans l'élaboration du processus d'acquisition du PSCP, notamment la qualification accélérée des fournisseurs achevée en août 2025 et le processus d'appel d'offres lancé en novembre 2025. Les enseignements tirés de l'expérience de nos alliés et d'autres marchés publics canadiens dans le domaine de la défense ont également contribué à définir les critères d'évaluation du PSCP, qui donnent la priorité à une flotte durable, garantissent que la Marine royale canadienne dispose de la capacité sous-marine dont elle a besoin et encouragent les fournisseurs à générer des retombées économiques concrètes pour le Canada.
  • Le ministère de la Défense nationale collabore avec ses partenaires fédéraux afin de déterminer l'option contractuelle la plus appropriée. Un fournisseur privilégié sera désigné à l'issue de l'évaluation des propositions.

Modernisation de la classe Victoria (MCV)

  • Le projet de MCV vise principalement à renforcer trois capacités distinctes :
    • Habitabilité – Améliorer le confort et la fonctionnalité des conditions de vie à bord des sous-marins de classe Victoria, notamment en apportant des améliorations visant à optimiser la fonctionnalité des espaces de vie et des sanitaires;
      • Des améliorations en matière l’habitabilité sont apportées à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Victoria et du NCSM Windsor pendant leurs périodes de travaux en cours.
      • Ces modifications seront mises en œuvre sur le NCSM Corner Brook lors de sa période de travaux en cale prévue pour 2030, dans le cadre de la maintenance de mi-cycle.
      • Ces mises à jour devraient être terminées sur les trois plateformes au début des années 2030.
    • Capacité en matière d’opérations conjointes – Positionner les sous-marins de la classe Victoria de manière à ce qu’ils contribuent de concrète aux opérations conjointes à terre, notamment en les rendant moins susceptibles d’être détectés et en augmentant leur capacité à mener des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance; et
    • Capacité de survie – Garantir la capacité de survie des sous-marins de la classe Victoria face à une menace complexe et évolutive dans un espace de combat en constante évolution.
      • Les améliorations des capacités en matière d’opérations conjointes et en matière de survie devraient également être achevées à bord du NCSM Windsor pendant la période de travaux prolongée prévue actuellement.
      • Ces modifications seront apportées au NCSM Corner Brook et au NCSM Victoria pendant leurs périodes de travaux en cale sèche à mi-cycle, qui devraient toutes deux commencer au début des années 2030.

Contrat de soutien en service de la classe Victoria

  • Le coût actuel de maintenance des quatre sous-marins de classe Victoria est d’environ 300 à 350 millions de dollars par an.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Matériels), Marine royale canadiennes

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 11 mars 2026

Haut de page

Renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne

  • La Stratégie nationale de construction navale renouvèle la flotte de grands et petits navires de la Garde côtière canadienne.
  • À ce jour, la Garde côtière canadienne a pris livraison de quatre grands navires de recherche scientifique et de 22 petits navires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale.
  • Au cours des prochains mois, le premier navire de patrouille hauturière arctique de la Garde côtière devrait être mis à l'eau en avril et livré cet automne. Le deuxième navire sera livré à l'automne 2027.
  • L'année dernière, le Canada a attribué des contrats pour la construction de deux brise-glaces polaires à Vancouver Shipyards et au Chantier Davie. La livraison des deux navires est prévue pour le début des années 2030.
  • Ces brise-glaces polaires permettront de mener des opérations dans l’Arctique tout au long de l’année et renforceront la capacité de la Garde côtière à fournir des services essentiels dans le Nord, notamment en matière d’intervention d’urgence et de soutien à la recherche scientifique dans l’Arctique.
  • Outre les navires acquis dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, la Garde côtière canadienne a également pris livraison de 23 hélicoptères et de quatre brise-glaces provisoires.

Si l’on insiste sur l’approche de construction hybride du chantier Davie pour le brise-glace polaire :

  • Le brise-glace polaire du Chantier Davie sera construit en partie au Canada et en partie dans le chantier naval appartenant à Davie en Finlande.
  • Cette stratégie permettra au Chantier Davie de tirer parti de l'expertise de son chantier naval d'Helsinki et de favoriser le transfert de connaissances des ouvriers finlandais vers leurs homologues canadiens, afin de renforcer et de développer le savoir-faire industriel national du Canada.
  • Après le début de la construction en août 2025 à Helsinki, la partie canadienne de la construction au Chantier Davie devrait débuter le 31 mars 2026.
Faits en bref

Revitalisation du secteur de la construction navale

  • En novembre 2025, la Garde côtière canadienne (GCC) a pris livraison d’un navire hauturier de science océanographique (NHSO), construit par Vancouver Shipyards (VSY). Ce navire permettra de poursuivre les recherches essentielles en océanographie et sur le changement climatique qui étaient menées par le Navire de la Garde côtière canadienne Hudson, désormais mis hors service.
  • La construction de quatre grands navires pour la GCC est en cours, dont deux brise-glaces polaires et deux variantes du navire de patrouille extracôtier et de l'Arctique (NPEA).
  • Le 7 mars 2025, le Canada a attribué un contrat de 3,15 milliards de dollars à Vancouver Shipyards et un contrat de 3,25 milliards de dollars à Chantier Davie, chacun pour la construction d'un brise-glace polaire.
  • Depuis 2005, le Canada a investi près de 40 milliards de dollars dans le renouvellement de sa flotte afin de maintenir les opérations de la Garde côtière jusqu'à la livraison de nouveaux navires dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN).

Étapes à venir

  • L'attribution du contrat de conception des navires multimissions semi-hauturiers devrait être annoncée en mars 2026.
  • Les travaux de construction du brise-glace polaire au Chantier Davie débuteront le 31 mars 2026.
  • Le NGCC Donjek, première variante du NPEA de la Garde côtière, devrait être mis à l'eau fin avril 2026.
Contexte
  • Le renouvellement de la flotte de la Garde côtière canadienne (GCC) comprend les grands navires suivants :
    • Trois navires hauturiers de science halieutique (livrés en 2019 et 2020);
    • Un navire hauturier de science océanographique (NHSO) (livré en novembre 2025);
    • Deux brise-glaces polaires;
    • Jusqu'à 16 brise-glaces polyvalents (BGPV);
    • Deux navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique (NPEA) (variante de la Garde côtière); et
    • Jusqu'à six brise-glaces de programme (BGP).

Vancouver Shipyards (VSY)

  • Le NHSO, le Navire de la Garde côtière canadienne Naalak Nappaaluk, a été livré le 13 novembre 2025. Le NHSO a entamé son transit depuis la côte ouest du Canada vers son port d'attache à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, fin février 2026, et devrait y arriver début avril 2026. La cérémonie de mise en service est actuellement prévue pour mai 2026.
  • Les contrats d'ingénierie de construction et d'approvisionnement des composants à long délai de livraison pour les brise-glaces polyvalents ont été annoncés en mars 2024. Les travaux de préparation du lancement de la construction, actuellement prévu pour 2027, sont en cours.
  • Le 7 mars 2025, le Canada a attribué un contrat de 3,15 milliards de dollars à Vancouver Shipyards pour la construction d'un brise-glace polaire. La découpe de l'acier a eu lieu en avril 2025 et la construction à plein régime a commencé en juillet 2025. Le navire devrait être livré au Canada en 2031.

Chantier Davie Canada Inc. (CDCI)

  • En 2023, CDCI a été officiellement désigné comme troisième chantier naval dans le cadre de la SNCN.
  • Les premiers travaux sur les brise-glaces polaires sont en cours dans le cadre d'un contrat annexe annoncé en mars 2024.
  • Le 7 mars 2025, le Canada a attribué un contrat de 3,25 milliards de dollars à CDCI pour la construction d'un brise-glace polaire, le Polar Max. La découpe de l'acier a eu lieu le 20 août 2025, à la suite d'une cérémonie organisée à Helsinki, en Finlande, et la partie canadienne des travaux de production devrait débuter chez CDCI en mars 2026. Le navire devrait être livré au Canada en 2030.

Irving Shipbuilding Inc. (ISI)

  • Les travaux avancent bien sur les deux navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique (variantes de la GCC). ISI prévoit de livrer le NGCC Donjek à l'automne 2026 et s'attend à livrer le NGCC Sermilik à l'automne 2027.

Flotte de petits navires

  • Le 25 mai 2023, le Canada a annoncé un investissement de 2,5 milliards de dollars pour l'acquisition d'un maximum de 61 petits navires. À ce jour, 34 petits navires ont été livrés à la GCC, dont 22 acquis dans le cadre de la SNCN.

Initiatives supplémentaires

  • La GCC a achevé le renouvellement de sa flotte d’hélicoptères légers et moyens avec la livraison de 16 nouveaux hélicoptères de transport léger et de sept nouveaux hélicoptères de transport moyen.
  • La GCC met également en œuvre des mesures provisoires afin d’assurer la continuité des services essentiels jusqu’à la livraison des nouveaux navires. Cela comprend un programme complet de prolongation de la durée de vie des navires existants, d’un montant de 2 milliards de dollars, ainsi que l’acquisition de trois brise-glaces moyens provisoires et d’un brise-glace léger provisoire.

Principaux responsables :

Garce côtière canadienne

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 13 mars 2026

Haut de page


Logements et infrastructure

Logements de militaires

  • La Défense nationale reste déterminée à améliorer l'accès à un logement convenable pour tous les militaires. La disponibilité de logements abordables et de qualité est essentielle au bien-être des militaires et de leurs familles, et constitue un élément clé de notre stratégie de maintien des effectifs.
  • Nous investissons dans la construction de nouveaux logements et dans la rénovation des logements existants, tout en modernisant notre approche globale afin de répondre aux besoins des Forces armées canadiennes, dont les effectifs sont en pleine croissance.
  • En fait, l’Équipe de la Défense construira ou rénovera plus de 2000 unités au cours des cinq prochaines années.
  • Les projets nationaux de construction de logements avancent sur tous les sites gérés par l'Agence du logement des Forces canadiennes, avec des chantiers actuellement en cours à Gagetown, Halifax, Valcartier, Trenton, Kingston, Petawawa, Borden, Edmonton et Esquimalt.
  • En plus des méthodes de construction traditionnelles, la Défense nationale explore d’autres méthodes, comme les logements préfabriqués et l’acquisition de logements existants, pour améliorer l’efficacité et accélérer les délais de construction.
  • Par exemple, le ministère de la Défense nationale a récemment fait l’acquisition d’un complexe immobilier de 37 appartements situé à quelques minutes seulement de la Base des Forces canadiennes Esquimalt. La Défense nationale a également signé un contrat de location sur le marché réservé à Trenton, qui permet aux FAC d'accéder immédiatement à 20 logements supplémentaires, avec la possibilité d'étendre ce nombre jusqu'à 75 logements.

Si l'on insiste sur le rapport de la vérificatrice générale :

  • Nous reconnaissons que la quantité, la qualité et la disponibilité de nos logements ont une incidence directe sur le bien-être et le moral de nos militaires et de leurs familles.
  • La Défense nationale souscrit aux recommandations de la vérificatrice générale et s'engage pleinement à répondre aux préoccupations soulevées.
  • Nous agissons en investissant 1,4 milliard de dollars sur 20 ans pour élaborer et mettre en œuvre la Stratégie de logement des Forces armées canadiennes, qui permettra d'accroître l'offre de logements et de moderniser notre parc immobilier.
  • De plus, l’Agence de logement des Forces canadiennes a élaboré actuellement un plan d’intervention en matière de logement résidentiel afin de combler les pénuries actuelles et future de logements en fonction de la croissance prévue des Forces armées canadiennes.
  • Nous continuerons à écouter attentivement et à surveiller l’incidence des changements de politique sur l’ensemble des militaires afin de veiller à ce que notre programme de logement reste équitable, pertinent et favorable à la qualité de vie.

Si l'on insiste sur les frais de logement (loyers) :

  • La Défense nationale révise annuellement les frais de logement afin de tenir compte des changements du marché locatif local.
  • Les frais de logement (hors frais de stationnement et services publics) ne doivent pas dépasser 25 p. 100 du revenu brut du ménage de tous les occupants au cours d'une année donnée.
  • L'Agence de logement des Forces canadiennes accepte également les demandes des occupants visant à revoir leurs frais de logement à tout moment de l'année.
Faits en bref

Portefeuille de logements actuel

  • Le portefeuille de logements résidentiels du ministère de la Défense nationale (MDN) comprend 11 737 logements répartis dans 27 endroits au Canada.
  • Environ 16 % des membres des FAC occupent actuellement des logements de la Défense nationale.
  • Frais de logement
  • Pour l’exercice 2025-2026, les frais de logement moyens à l’échelle nationale sont de 1 066 $ par mois. L’augmentation moyenne nationale des frais de logement pour les occupants actuels a été de 8,6 %, ce qui représente environ 91 $ par mois.
  • Des ajustements annuels sont effectués en fonction de l’indice des prix à la consommation de Statistique Canada.
  • Lorsque les ajustements annuels des frais de logement entraînent une augmentation, celle-ci est limitée à 100 $ par mois afin de protéger les militaires contre des changements soudains et importants. Ces ajustements des frais de logement sont entrés en vigueur le 1er mai 2025.
Contexte

Investissements dans le logement militaire

  • Les investissements dans le cadre de Notre Nord, fort et libre permettront à la Défense nationale de construire 800 logements résidentiels d’ici l’AF 2029-2030 à Gagetown, Halifax, Valcartier, Trenton, Kingston, Petawawa, Borden, Edmonton et Esquimalt.
    • Printemps 2024 : La construction de six bâtiments neufs carboneutres à Edmonton (36 unités au total) a commencé; il s’agit des premiers bâtiments résidentiels carboneutres au sein du gouvernement fédéral. Un contrat de 19 millions de dollars a été attribué à Bird Construction Group Ltd. Les travaux devraient être terminés d’ici le 31 mars 2026.
    • Février 2025 : Un contrat de conception-construction modifié d'un montant de 4,8 millions de dollars a été attribué à Bird Construction Group Ltd. pour la conception d'immeubles d'habitation de 12 logements (soit un total de 200 unités résidentielles) à Borden, Kingston et Petawawa. Le début des travaux est prévu au début de l'année financière 2026-2027.
    • Mars 2025 : Un contrat de conception-construction modifié d'un montant de 2,2 millions de dollars à Esquimalt a été attribué à Pomerleau Inc. pour la conception de plusieurs immeubles d'habitation totalisant 244 unités nouvelles. Le début des travaux est prévu au début de l'année financière 2026-2027.
    • Mars 2025 : Un contrat de conception-construction modifié d'une valeur de 855 000 $ a été attribué à Pomerleau Inc. pour la conception d'immeubles d'habitation de 12 logements (40 logements au total) à Gagetown. Le début des travaux est prévu au début de l'année financière 2026-2027.
    • Avril 2025 : Le marché de construction de deux immeubles d'habitation de six logements à Kingston a été attribué à la société DC&F Corp. de Toronto. Les travaux devraient s'achever à l'automne 2026.
    • Juin et septembre 2025 : La société Republic Architecture Inc. s'est vu attribuer des contrats de conception pour deux immeubles d'appartements de six logements (200 000 dollars) et cinq rangées de quatre logements (100 000 dollars) à Edmonton.
    • Octobre 2025 : Un contrat de construction d'un montant de 5,1 millions de dollars portant sur deux immeubles d'habitation de six logements chacun à Valcartier a été attribué à Nova Construction.
    • Décembre 2025 : La société Quad Pro Construction Inc. s'est vu attribuer un contrat de 25,6 millions de dollars pour la construction de huit immeubles d'habitation de six appartements chacun à Borden.
    • Travaux supplémentaires à venir : D'autres contrats de conception et de construction devraient faire l'objet d'appels d'offres et être attribués à Edmonton, Petawawa, Kingston, Trenton, Valcartier et Halifax d'ici le début de l'année financière 2026-2027.

Hébergements

  • Été 2024 : Un contrat a été attribué à Ellis Don Corporation pour lancer les travaux de conception d'une nouvelle installation ultramoderne à la Base des Forces canadiennes Esquimalt, qui offrira des logements modernes à 480 militaires pendant leur instruction.

Budget 2024

  • Le Budget 2024 prévoit un investissement de 1,4 milliard de dollars pour la construction de 1 400 nouveaux logements et la rénovation de 2 500 logements existants.

Projets exploratoires à double usage

  • Dans le cadre d'une initiative plus large visant à construire des logements sur des terrains publics, le Budget 2024 a annoncé que le gouvernement étudiait la possibilité de réaménager certains sites appartenant à la Défense nationale à Halifax, à Toronto et dans la région de Victoria (c'est-à-dire à Esquimalt). Ces sites, appelés « sites exploratoires à double usage » (Pathfinder Sites), pourraient accueillir à la fois des logements militaires et civils.

Construction préfabriquée

  • La Défense nationale étudie les avantages de la construction modulaire et préfabriquée, qui peut permettre d'obtenir des constructions de meilleure qualité et un montage sur site plus rapide, ce qui pourrait contribuer à accélérer la mise à disposition de nouveaux logements.
  • Rapport de 2025 du Bureau du vérificateur général (BVG) sur le logement au sein des Forces armées canadiennes (FAC)
  • Cet audit visait à déterminer si la Défense nationale gérait les logements de manière à répondre aux exigences opérationnelles et aux besoins des membres des FAC.
  • Principales constatations :
    • La Défense nationale n’a pas géré les besoins en matière de logement des FAC de manière à répondre aux exigences opérationnelles. Les logements sont en mauvais état et bon nombre d’entre eux n’offrent pas suffisamment d’espace ni d’équipements modernes.
    • L'Agence de logement des Forces canadiennes (ALFC) ne fournit pas suffisamment de logements pour répondre aux besoins opérationnels et à ceux des membres, et ne dispose pas d'inspections à jour pour 25 % des logements.
    • La Défense nationale a fixé des objectifs stratégiques et des mesures visant à accroître l'offre de logements, mais n'a pas tenu compte de la croissance future de la demande de logements pour porter les effectifs des FAC au-delà de l'effectif autorisé de 71 500 membres.

Rapport de 2024 du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) concernant le logement au sein des FAC : Des lacunes à combler : Logement et autres soutiens nécessaires pour les membres des Forces armées canadiennes et leurs familles

  • Ce rapport a été déposé à la Chambre le 23 septembre 2025.
  • Le NDDN a formulé 25 recommandations exhortant le gouvernement à annuler les augmentations de loyer, à agrandir et à rénover les logements, à améliorer la surveillance des entrepreneurs, à améliorer les services de réinstallation et à accroître la collaboration avec les provinces et les municipalités.
  • Une réponse du gouvernement, traitant de ces recommandations, a été déposée à la Chambre le 26 janvier 2026.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), Agence de logement des Forces canadiennes

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 13 mars 2026

Haut de page

Infrastructure dans les bases et les escadres

  • Le 12 mars, le premier ministre a annoncé des investissements et des initiatives visant à défendre, à développer et à transformer les régions du Nord et de l’Arctique du Canada, notamment par des investissements dans des infrastructures clés dans le Nord.
  • Cette annonce s’inscrit dans le prolongement de l’engagement pris dans le Budget 2025 d’investir 19 milliards de dollars sur cinq ans pour réparer et moderniser les infrastructures de défense à travers le Canada.
  • La Défense nationale modernise les logements, les zones d'entraînement, les installations de munitions et les bâtiments navals, tout en réalisant des investissements importants pour maintenir nos bâtiments et infrastructures existants en bon état au fil du temps.
  • Cette année financière, 22 millions de dollars ont été alloués à la modernisation des installations portuaires d'Halifax et d'Esquimalt.
  • Une somme supplémentaire de 22 millions de dollars est prévue pour la réparation et l'entretien des installations d'instruction à Edmonton et à Gagetown.
  • La Défense nationale a également engagé plus de 130 millions de dollars pour la construction d’un nouveau quartier général à Yellowknife destiné au 1er Groupe de patrouille des Rangers canadiens et à des éléments de la Force opérationnelle interarmées (Nord).
  • Ce projet renforcera la présence, la portée, la mobilité et la réactivité des forces armées dans le Nord, tout en répondant aux besoins locaux et régionaux dans la mesure du possible.
  • D'importants projets d'infrastructure sont en cours à l'échelle nationale pour soutenir l'Aviation royale canadienne, notamment des installations pour les F-35 à Bagotville et à Cold Lake, des infrastructures pour les avions ravitailleurs à Trenton, ainsi que des installations pour les aéronefs multimissions à Greenwood et à Comox.
  • Ces investissements comprennent de nouveaux hangars, des installations d'entraînement, la modernisation des pistes, des logements et des infrastructures de soutien aux missions.
Faits en bref

Aperçu du portefeuille des biens immobiliers de la Défense nationale

  • 2,2 millions d’hectares de terrain
  • 19 000 bâtiments, 20 000 ouvrages (eau, électricité), 5 500 kilomètres de routes
  • L’âge moyen des biens est de 39 ans

Aperçu du portefeuille des biens immobiliers de la Garde côtière canadiennes

  • Avec l'intégration de la Garde côtière canadienne, plus de 17 000 hectares de terrains ainsi qu'un vaste portefeuille immobilier hautement spécialisé et complexe sont transférés au ministère de la Défense nationale.

Budget 2025

  • Le Budget 2025 prévoit 19 milliards de dollars sur cinq ans pour remettre à niveau et maintenir les capacités des Forces armées canadiennes (FAC) et investir dans les infrastructures de défense, notamment pour développer les infrastructures liées aux munitions et à l'instruction.

Notre Nord, fort et libre (NNFEL)

  • NNFEL s'est engagée à investir 10,2 milliards de dollars (selon la méthode de la comptabilité d'exercice) sur une période de 20 ans dans les infrastructures existantes et nouvelles afin de soutenir le rythme requis en matière d'instruction, d'opérations et d'activités militaires quotidiennes.
  • Ces investissements porteront aussi bien sur l'entretien et la réparation des biens que sur le remplacement et le renouvellement, à petite ou grande échelle, des installations militaires, notamment la modernisation et le remplacement des casernes de pompiers, des logements et des centres de services de santé.
Contexte

Exemples d’importants projets d’infrastructure récents à la Défense

  • Base des Forces canadiennes (BFC) Halifax : phase de conception du Centre d'instruction et d'intégration au combat de la BFC Halifax, d'une valeur de 188 millions de dollars. Une fois achevée, cette installation abritera des systèmes d'entraînement de pointe destinés aux opérations des destroyers de classe Fleuves et rivières.
  • Recherche et développement pour la défense Canada Suffield : phase de conception des projets combinés de Modernisation des laboratoires chimiques et biologiques et d'Installations neurocomportementales pour l’évaluation des lésions par souffle, d'une valeur de 761 millions de dollars. Ce projet appuiera les activités de recherche actuelles et futures sur les menaces chimiques et biologiques, notamment l'amélioration de la protection contre les explosions et des soins prodigués au personnel en cas d'explosion.
  • BFC Esquimalt : phase de construction du projet de modernisation des jetées A et B, d'un montant de 1,1 milliard de dollars, visant à soutenir les nouvelles flottes construites dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Les travaux prévus cette année comprennent l'achèvement de la jetée « B » et le début de la construction de la jetée « A ».
  • BFC Gagetown : achèvement de la nouvelle installation de 90 millions de dollars destinée au 4e Régiment d'appui du génie, l'unité de génie à haut niveau de préparation de l'Armée canadienne. Cette installation permet à l'unité de continuer à répondre aux exigences des interventions en cas de crise, tant au pays qu'à l'étranger.
  • BFC Bagotville et Cold Lake : modernisation des infrastructures liées à la flotte de F-35, comprenant notamment de nouveaux hangars, des entrepôts, des casernes de pompiers et des hangars pour les avions en alerte de réaction rapide, ainsi que les améliorations nécessaires des installations aéroportuaires pour les opérations des chasseurs de nouvelle génération.
    • Bagotville va bientôt construire un complexe de mess, de restauration et d'hébergement d'une valeur de plus de 180 millions de dollars, ainsi qu'un nouveau quartier général de la capacité expéditionnaire de la 2e Escadre de la Force aérienne, d'une valeur de 131 millions de dollars.
    • Cold Lake construit actuellement une nouvelle installation pour escadrons de chasse qui soutiendra les opérations quotidiennes, la maintenance et la formation sur simulateur de deux escadrons de chasse tactiques.
  • BFC Trenton : travaux de construction dans le cadre du programme de l'avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol, comprenant notamment un nouveau hangar, un dépôt de carburant, un centre d'instruction, l'agrandissement de l'aire de trafic et le resurfaçage de la piste et de l'aire de trafic.
  • BFC Moose Jaw : modernisation des infrastructures pour soutenir le Programme de formation du personnel navigant de l'avenir, d'une valeur de 11,2 milliards de dollars, qui permettra de mettre en place de nouvelles installations d'instruction, de simulation et de maintenance des aéronefs, notamment un campus composé de plusieurs bâtiments comprenant des salles de cours, des simulateurs, des hangars, des ateliers et des espaces de soutien.
  • BFC Greenwood et Comox : projets d'infrastructure visant à soutenir le programme de l'avion multimission canadien, comprenant des travaux sur les hangars et les pistes.
  • Yellowknife : la construction de l’Installation polyvalente de Yellowknife, d’une valeur de 136 millions de dollars, dont l’achèvement est prévu pour l’hiver 2026-2027, permettra de créer un nouveau quartier général pour le 1er Groupe de patrouille des Rangers canadiens, ainsi que pour certains éléments de la Force opérationnelle interarmées (Nord).

Modernisation et entretien des infrastructures

  • Une grande partie du parc immobilier est obsolète et ne répond plus aux exigences opérationnelles modernes. Bon nombre de ces biens approchent de la fin de leur durée de vie et devraient atteindre un état « critique » d’ici 2030.
  • L'état du portefeuille correspond à celui de l'ensemble du portefeuille immobilier du gouvernement du Canada : l'âge moyen des actifs augmente, l'état général du portefeuille se détériore, les coûts d'entretien différé augmentent, et la fonctionnalité et l'adéquation du portefeuille diminuent.
  • De plus, en raison des changements climatiques, 64 p. 100 des actifs de la Défense nationale courent un risque élevé ou très élevé de défaillance d'ici les années 2050.
  • Pour remédier à ces problèmes, la Défense nationale investit 8,8 milliards de dollars sur cinq ans (à compter de 2025-2026) afin de résorber le retard accumulé en matière d'entretien différé, notamment par la remise à neuf des infrastructures linéaires et la réalisation de travaux municipaux visant à améliorer la résilience et la durabilité du parc immobilier des bases et des escadres.
  • En modernisant son portefeuille, la Défense nationale améliore l'efficacité énergétique des infrastructures de défense, réduit les émissions de gaz à effet de serre (GES) et met à la disposition du personnel des installations modernes à zéro émission nette ou prêtes à atteindre cet objectif.
    • En 2023-2024, la Défense nationale avait réduit de 38 % les émissions de GES provenant de ses biens immobiliers et de ses équipements conventionnels par rapport aux niveaux de 2005, ce qui place le ministère en bonne voie pour atteindre son objectif de réduction de 40 p. 100 pour 2024-2025.
    • D’ici 2030, la Défense nationale s’est fixé pour objectif d’éliminer l’utilisation des combustibles fossiles dans les bâtiments appartenant à l’État, de réduire les émissions et de diminuer les coûts énergétiques. Nous investissons dans divers projets à faible empreinte carbone et élargissons l’utilisation de produits à haut rendement énergétique afin de réaliser des rénovations rentables garantissant des économies d’énergie.
    • Afin de renforcer la responsabilité, tous les nouveaux projets d’infrastructure incluront des objectifs de rendement énergétique dès leur conception, et les marchés publics donneront la priorité aux matériaux à faibles émissions de carbone et aux produits durables, qu’il s’agisse de matériaux de construction ou de parcs de véhicules.
    • Tout au long de ce processus, la Défense nationale reste déterminée à respecter les obligations environnementales du gouvernement du Canada et à collaborer régulièrement avec ses partenaires du Nord et autochtones, alors que nous nous efforçons de faire face aux répercussions du changement climatique sur la sécurité.
  • Pour 2025-2026, la Défense nationale a alloué plus de 370 millions de dollars à des projets d'immobilisations mineurs concernant les infrastructures existantes. Outre les bâtiments et les installations, ce montant comprenait 31 millions de dollars destinés à des projets de travaux municipaux, tels que les routes et les services publics.
  • Le Groupe des services numériques collabore étroitement avec Services partagés Canada afin de garantir que les infrastructures de la Défense nationale bénéficient du soutien du Projet de modernisation des réseaux. Par ailleurs, des travaux sont en cours pour améliorer les solutions sans fil sur les bases et dans les escadres.

Principaux responsables :

sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), Aviation royale canadienne

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 13 mars 2026

Haut de page


Personnel

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Recrutement et maintien en poste

  • D’avril 2025 à février 2026, près de 11 000 recrues se sont enrôlées dans les Forces armées canadiennes, grossissant ainsi nos rangs et stimulant la croissance.
  • Près d’une recrue sur cinq est une femme, et près d’une recrue sur quatre s’est identifiée comme francophone.
  • Les Forces armées canadiennes s’efforcent d’optimiser et de moderniser la façon dont elles recrutent, maintiennent en poste et soutiennent les militaires.
  • Elles le font par diverses mesures, comme le rajustement de la solde récemment annoncé, qui vise à rémunérer adéquatement les militaires en fonction de la nature unique et exigeante du service militaire.
  • Nous avons aussi lancé une nouvelle initiative de réalité augmentée appelée « C’est fait pour toi ».
  • Cette expérience immersive donne aux recrues éventuelles la chance de se glisser dans la peau de nos militaires et d’explorer des scénarios interactifs virtuels à l’échelle de l’Armée de terre, de la Marine et de la Force aérienne.
  • Les Forces armées canadiennes s’efforcent d’améliorer les processus de vérification de l’aptitude, d’examen médical et de filtrage de sécurité, de mettre en œuvre des technologies numériques modernes et de maximiser la formation des recrues dans nos écoles de Saint-Jean et de Borden.
  • La Défense nationale s’efforce également de maintenir en poste les personnes qui servent déjà le Canada en considérant comme primordiale la manière dont nous les soutenons, elles et leurs familles.
  • Parmi les mesures prises à cet effet, mentionnons des investissements de 100 millions de dollars sur cinq ans pour améliorer l’accès aux services de garde et de 1,4 milliard de dollars pour construire de nouveaux logements et rénover des logements existants.

Si l’on insiste sur le rapport de la vérificatrice générale sur le recrutement dans les FAC

  • Au cours de la dernière année, les Forces armées canadiennes ont réalisé des progrès importants au chapitre de la modernisation de leur système de recrutement, du renforcement de la capacité d’instruction et de l’amélioration de l’expérience globale des candidats.
  • Du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, les Forces armées canadiennes ont enrôlé 55 % plus de recrues que l’année précédente, ce qui dépasse l’objectif annuel.
  • Dans le cadre des efforts de modernisation, les Forces armées canadiennes ont mis à jour la norme médicale commune à l’enrôlement – éliminant des obstacles et rendant le service plus inclusif.
  • Les Forces armées canadiennes proposent maintenant une période de probation, qui permet aux recrues de commencer leur instruction plus tôt pendant qu’ils franchissent les étapes du processus d’enrôlement.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) comprend un financement de 49,2 millions de dollars pour soutenir diverses activités liées au recrutement et au maintien en poste du personnel des Forces armées canadiennes (FAC).
  • Il comprend un financement de 12,1 millions de dollars pour améliorer l’accès des membres des FAC aux services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, comme annoncé dans le Budget de 2024.

Effectif des Forces armées canadiennes

  • Les Forces armées canadiennes (FAC) ont un effectif cible autorisé de 71 500 membres pour la Force régulière et de 30 000 membres pour la Première réserve.
    • Au 28 février2026, les effectifs de la Défense nationale s’élèvent à environ 66 700 membres de la Force régulière et à 24 900 membres de la Première réserve (effectif moyen rémunéré). Cela représente environ 9 900 militaires de moins que le nombre total autorisé.
  • En 2025-2026 (en date du 28 février 2026), quelque 9 700 personnes se sont enrôlées dans la Force régulière et dans la Première réserve; 17,9 % sont des femmes et 22,3 % s’identifient comme étant francophones.
    • Enrôlement en 2024-2025 : environ 11 500 personnes.
    • Enrôlement en 2023-2024 : environ 8 100 personnes.

Soutien au coût de la vie – Augmentations de la solde

  • Le 8 août 2025, le premier ministre et le ministre de la Défense nationale ont annoncé les mises à jour suivantes aux mesures de rémunération des FAC :
    • Rajustement de la solde (rétroactif au 1er avril 2025)
      • Cet important rajustement ouvrant droit à pension est le résultat de la modernisation du facteur militaire, un pourcentage ajouté aux salaires de base des membres des FAC.
      • Les montants rétroactifs ont été versés le 14 novembre 2025.
    • Solde du service militaire (rétroactive au 1er avril 2025)
      • Une nouvelle mesure de rémunération annuelle ouvrant droit à pension sera mise en œuvre, versée sous forme de montant forfaitaire, en fonction des années de service, pour les membres de la Force régulière et de la Force de réserve.
      • Détails (années de service : rémunération pour la Force régulière/la Force de réserve) :
        • 5 à 10 ans : 2 000 $/400 $
        • 11 à 15 ans : 3 500 $/700 $
        • 16 à 20 ans : 5 000 $/1 000 $
        • 21 ans et plus : 6 000 $/1 200 $
Contexte

Mesures de rémunération supplémentaires

  • Indemnité de recrutement pour les groupes professionnels critiques – en vigueur à compter du 1er novembre 2025
    • Les militaires recevront 10 000 dollars à l’issue de l’instruction de base, 20 000 dollars une fois qu’ils auront obtenu leur qualification professionnelle, puis 20 000 dollars après six années de service s’ils s’engagent à servir trois années de plus.
  • Indemnité des instructeurs – en vigueur à compter du 1er janvier 2026
    • Tous les militaires en affectation, en affectation temporaire ou en service temporaire à une unité désignée (non en tant que stagiaire ou candidat) recevront 300 $ par mois. Les instructeurs de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes recevront 35 $ de plus par jour d’instruction, tandis que les instructeurs des autres établissements recevront 20 $ de plus par jour d’instruction.
  • Changements aux indemnités d’environnement – en vigueur à compter du 1er avril 2026
    • L’indemnité mensuelle actuelle, calculée au prorata du nombre d’années dans l’environnement, passera à un taux fixe quotidien de 100 $/jour et sera versée lorsque le militaire est en mer ou en campagne.
  • Indemnité pour les opérations nationales et pour l’Arctique – en vigueur le 1er avril 2026
    • En plus des indemnités d’environnement reçues, les militaires recevront 45 $ par jour lorsqu’ils sont déployés dans le cadre d’une opération nationale désignée (p. ex. l’opération LENTUS) et un pourcentage supplémentaire de leur indemnité de service terrestre (50 %) ou en mer (25 %) lorsqu’ils seront en déploiement dans l’Arctique.
  • Mesures d’atténuation de la fréquence des affectations – en vigueur à compter du 1er avril 2026
    • Pour la Force régulière, 13 500 $ pour chacun des trois premiers déménagements, 20 250 $ du quatrième au sixième déménagement et 27 000 $ par la suite. Cette mesure s’applique également aux militaires célibataires, bien que les personnes faisant l’objet d’une restriction imposée recevront la moitié de la nouvelle indemnité, compte tenu des autres avantages offerts.
  • Améliorations liées aux restrictions imposées – En vigueur le premier jour du troisième mois suivant l’approbation pour les militaires faisant l’objet d’une restriction imposée
    • Plus précisément, un militaire recevra désormais une indemnité de repas de 19,51 $ par jour, une indemnité de transport de 350 $ par mois et une indemnité pour frais accessoires de 200 $ par mois.

Expérience en réalité augmentée « C’est fait pour toi »

  • En juin 2025, la Défense nationale a lancé l’expérience de réalité augmentée « C’est fait pour toi » qui permet aux participants :
    • de prendre part à un vol d’aéronef en tant que membre d’un équipage pour livrer des fournitures à la Station des Forces canadiennes Alert;
    • d’offrir en tant que soldat une aide aux citoyens canadiens lors d’une catastrophe naturelle;
    • d’agir en tant que marin à bord du navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Harry DeWolf, pour venir au secours d’un navire de recherche en détresse.
  • L’objectif de ce projet ambitieux est de titiller l’imagination des Canadiens, en particulier ceux qui ont entre 18 et 34 ans et qui sont des recrues éventuelles des Forces armées canadiennes (FAC).
  • L’élaboration et le lancement de cette expérience de réalité augmentée font partie de la campagne de recrutement « C’est fait pour toi » en cours, qui comprend également une campagne publicitaire nationale, y compris une série de publicités vidéo et de nouveaux autocollants accrocheurs sur les fenêtres de 23 centres de recrutement des Forces canadiennes partout au pays.

Soutien au coût de la vie – Garde d’enfants

  • Le gouvernement a annoncé dans le Budget de 2024 un investissement total de 100 millions de dollars sur cinq ans pour améliorer l’accès aux services de garde d’enfants pour les familles des FAC.
  • Cette mesure reconnaît que le service militaire exige des déménagements et des déploiements fréquents, et rend plus difficile pour les militaires et leurs familles de trouver et de conserver des services de garde. Bien que quelques places en garderie soient offertes par l’intermédiaire des centres de ressources pour les familles des militaires dans les bases et les escadres, un grand nombre de familles des FAC doivent rivaliser pour obtenir des places en garderie dans la communauté civile locale où elles vivent.
  • Ce financement aidera à améliorer l’accès aux services de garde pour les familles des militaires, grâce à l’établissement de partenariat avec des fournisseurs de services de garde d’enfants sans but lucratif afin d’offrir plus de services près des bases, au remboursement des frais de formation et de certification des membres de famille des militaires qui décident de devenir travailleurs en garderie et à la création d’un réseau de coordonnateurs des services de garde pour mettre rapidement les familles en contact avec les services de garde d’enfants locaux.
  • Le budget supplémentaire des dépenses (C) comprend un financement de 12,1 millions de dollars pour améliorer l’accès aux services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants pour les Forces armées canadiennes, comme annoncé dans le Budget de 2024.

Soutien au coût de la vie – Logement

  • Le gouvernement a annoncé dans le Budget de 2024 un investissement de 1,4 milliard de dollars pour construire 1 400 logements et rénover 2 500 unités existantes.
  • Au cours des 20 prochaines années, cet investissement permettra de construire et de rénover des logements dans des bases et des escadres partout au pays. Les projets seront réalisés dans des endroits clés comme Esquimalt, Edmonton, Borden, Trenton, Kingston, Petawawa, Ottawa, Valcartier, Halifax et Gagetown. On parle notamment d’un nouveau centre d’hébergement à la Base des Forces canadiennes Borden, qui offre jusqu’à 350 chambres modernes, des lieux de détente communs, des salles d’étude, des buanderies, des espaces de rangement et des bureaux aux recrues qui s’entraînent à la base.

Rapport de la vérificatrice générale sur le recrutement dans les FAC

  • Dans son rapport de l’automne 2025 sur le recrutement dans les FAC, la vérificatrice générale a souligné ce qui suit :
    • dans l’ensemble, les FAC n’ont pas atteint leurs objectifs de recrutement et d’instruction et n’ont pas réussi à comprendre pourquoi des candidats délaissent le processus de recrutement;
    • si elles atteignaient leurs objectifs de recrutement, les FAC n’auraient pas une capacité d’instruction de base suffisante pour répondre à la demande;
    • la planification du recrutement n’a pas permis de répondre aux besoins et n’a pas pleinement tenu compte des départs de membres en activité ayant reçu l’instruction requise;
    • les processus de recrutement et d’instruction sont inefficaces et ne tirent pas parti des outils modernes, comme les formulaires électroniques ou l’automatisation;
    • il y a un arriéré important dans le processus de filtrage de sécurité.
  • Au cours de la dernière année, la Défense nationale a repensé des éléments clés du processus de recrutement afin de le rendre plus rapide, plus efficace et que les candidats s’y retrouvent plus facilement.
  • Les outils numériques ont été améliorés, les étapes administratives simplifiées et la capacité d’instruction améliorée.
  • Ces changements réduisent les goulots d’étranglement, améliorent la communication avec les candidats et permettent aux Canadiens de se lancer plus facilement dans une carrière militaire.

Principaux responsables :

chef - Personnel militaire; chef - Conduite professionnelle et culture; sous-ministre adjoint (services d’examen)

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 13 mars 2026

Haut de page

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Garde côtière canadienne

  • Le transfert de la Garde côtière canadienne au ministère de la Défense nationale permet une collaboration accrue avec les partenaires en matière de défense et de sécurité, y compris l’échange d’informations, la formation, la planification stratégique, l’innovation et la coordination opérationnelle.
  • Ces efforts permettront au Canada de mieux connaître les nouvelles menaces qui pèsent sur ses voies navigables et d’améliorer les approches dans l’Arctique et le Nord.
  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) comprend 129,5 millions de dollars en 2025-2026 pour renforcer la capacité en matière de sécurité de la Garde côtière au moyen d’investissements visant des outils technologiques (p. ex. drones, capteurs et satellites), le personnel et la collaboration avec des communautés autochtones.
  • En concomitance avec les nouveaux pouvoirs en matière de sécurité proposés dans le projet de loi C-12, Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada, ces investissements renforceront la capacité du gouvernement du Canada de protéger les intérêts maritimes et la souveraineté du Canada.
  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) comprend également 2 millions de dollars pour soutenir l’utilisation accrue des carburants renouvelables et appuyer des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre découlant des activités du gouvernement fédéral.

Si l’on insiste sur la militarisation de la Garde côtière canadienne

  • Il n’existe actuellement aucun plan visant à armer le personnel ou les actifs de la Garde côtière canadienne ni à assigner un rôle d’application de la loi supplémentaire à l’organisme.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • La Garde côtière canadienne (GCC) recevra un financement total de 131,5 millions de dollars dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses (C), selon la ventilation suivante :
tableau pour le cadre du Budget supplémentaire
Crédit total
Crédit 1 13 341 336
Crédit 5 114 817 452
Crédit 10 1 101 000
Autorisation législative 2 237 209
  • De ce financement, 129,5 millions de dollars appuieront l’élargissement du rôle de sécurité de la GCC, ce qui inclut des investissements liés au personnel, aux biens et aux ressources pour respecter son mandat renforcé en matière de sécurité maritime.
  • De ce financement, 2 millions de dollars appuieront l’utilisation accrue des carburants renouvelables et soutiendront des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre découlant des activités du gouvernement fédéral (ce qui comprend la flotte de la GCC).
  • La GCC transférera 350 000 $ à l’Initiative de recherche multipartenaire, qui est pilotée par Ressources naturelles Canada, pour appuyer des recherches qui renforceront les capacités et amélioreront la prise de décisions lors d’interventions liées à des incidents de pollution par des substances dangereuses ou toxiques dans les eaux canadiennes.

Note : Certains chiffres peuvent inclure les coûts du Régime d’avantages sociaux des employés (RASE) et, par conséquent, ne correspondent pas aux chiffres figurant dans les épreuves d'impression, où le RASE — tant civil que militaire — est présenté séparément sous forme de poste budgétaire global a l'Énumération des autorisations législatives (Budget supplémentaire des dépenses (C), 2025-2026).

Contexte
  • Le financement demandé dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) appuiera :
    • l’acquisition de biens et de capacités (p. ex. drones, capteurs, satellites) pour renforcer la connaissance du domaine maritime;
    • une posture opérationnelle et de sécurité renforcée, y compris le passage à des centres des opérations de sécurité maritime actifs en tout temps, à compter du 16 février 2026;
    • la consultation de communautés autochtones, des activités de mobilisation et la constitution de capacités de sécurité maritime.

Intégration au portefeuille de la Défense nationale

  • Le 9 juin 2025, il a été annoncé que la Garde côtière canadienne (GCC) serait intégrée au portefeuille de la Défense. Le transfert est entré en vigueur le 2 septembre 2025 par l’entremise d’un décret.
  • Le 10 octobre 2025, le ministre de la Défense nationale a officiellement accueilli la GCC au sein de l’Équipe de la Défense lors d’une cérémonie à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.
  • Il y a une transition complète de la propriété des actifs. Le ministère de la Défense nationale (MDN) et le ministère des Pêches et des Océans (MPO) ont établi un protocole d’entente qui assure la continuité des opérations dans l’intervalle.
  • Dans le cadre de sa transition, la GCC met la dernière main à l’entente-cadre relative au statut d’organisme de service spécial (OSS), qui est le document stratégique de haut niveau décrivant comment la GCC fonctionnera à titre d’OSS autonome au sein du MDN. L’entente-cadre aborde la mission, le mandat, les valeurs, les principes et objectifs opérationnels, la gestion financière et les structures de gouvernance et de responsabilisation de la GCC.
  • On s’attend à ce qu’un décret soit pris, le 1er avril 2026, pour transférer la Direction générale des services des aéronefs de Transports Canada à la GCC, qui fait partie du MDN, ce qui lui conférera le commandement opérationnel d’hélicoptères et d’autres capacités aériennes, et lui donnera accès à des ressources de surveillance et à des capacités de renseignement, surveillance et reconnaissance pleinement fonctionnelles.

Élargissement du rôle de sécurité de la GCC

  • La Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada (projet de loi C-12) modifie la Loi sur les océans pour étendre le mandat de la GCC aux activités liées à la sécurité et au renseignement afin de protéger la souveraineté et les intérêts maritimes du Canada.
  • Le projet de loi C-12 intègre officiellement la GCC à l’architecture de sécurité nationale du Canada et autorise le ministre responsable à recueillir, analyser et communiquer de l’information et des renseignements.
  • Les modifications permettent à la GCC de contribuer plus efficacement à l’atteinte des objectifs de sécurité du Canada en renforçant la connaissance du domaine maritime, en appuyant les partenaires fédéraux en matière de sécurité et en fournissant de l’information et des renseignements pertinents pour la sécurité.
  • La flotte de la GCC reste une flotte fédérale civile. Les modifications ne confèrent aucun pouvoir d’application de la loi au personnel de la GCC.
  • La GCC continuera d’appuyer ses partenaires en matière d’application de la loi, comme la Gendarmerie royale du Canada, l’Agence des services frontaliers du Canada, Pêches et Océans Canada (Conservation et Protection) et les Forces armées canadiennes, en fournissant des plateformes maritimes, une présence opérationnelle et une expertise maritime.
  • Les activités de sécurité maritime seront intégrées aux opérations existantes de la Garde côtière, qui comprennent le déglaçage, la recherche et le sauvetage, les interventions en matière d’environnement et de dangers en milieu maritime, et les aides à la navigation.

Projets appuyant la réduction des émissions de gaz à effet de serre des ministères fédéraux

  • La GCC est un chef de file maritime en matière de résilience climatique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
  • La GCC est en voie d’atteindre son objectif de réduire de 40 % les émissions de sa flotte d’ici 2030, conformément au Plan de décarbonisation de la flotte opérationnelle.
  • La décarbonisation de la flotte est ancrée dans l’adoption accélérée du biodiesel durable et à faible teneur en carbone ainsi que du diesel renouvelable.
  • En 2025, le NGCC Sir Wilfrid Laurier a consommé plus de 670 000 litres de mélanges de biocarburants à faible teneur en carbone.
  • Le navire continue d’attirer l’attention sur la scène internationale, car il s’est rendu au Japon en 2024 et en 2025, et il le fera encore en 2026 en utilisant des mélanges de biocarburants d’origine nationale en concentration accrue.
  • Les réductions de grande envergure des émissions de GES nécessitent une gestion optimale de l’énergie, des améliorations de l’efficacité et, ultimement, des carburants sans émission de GES (p. ex. hydrogène) ou des technologies hybrides électriques avec batterie.
  • La GCC collabore avec l’industrie, le milieu universitaire et des partenaires internationaux pour continuer à faire avancer la recherche et des projets pilotes sur des carburants de remplacement et des technologies de décarbonisation du secteur maritime, ce qui contribue à accélérer la réduction des émissions à l’échelle du secteur.

Soutien à la recherche sur les substances dangereuses ou toxiques

  • La raison d’être de l’initiative sur les substances dangereuses et toxiques de la GCC est d’étudier et d’améliorer l’état de préparation et les capacités d’intervention relativement aux incidents liés à des substances dangereuses et toxiques dans les eaux canadiennes, d’assurer la santé et la sécurité des employés, et de permettre la prise en charge efficace, sur les lieux, des tâches de gestion d’incident, de coordination et de prise de décision. Cela concerne notamment la planification, la formation, les exercices et l’acquisition d’équipement.
  • Une partie du financement est transféré à Ressources naturelles Canada, dans le cadre de l’Initiative de recherche multipartenaire, pour appuyer des recherches qui aideront la GCC à atteindre ses objectifs liés aux substances dangereuses et toxiques.
  • Les fonds contribueront à appuyer les trois initiatives de recherche suivantes :
    • Projet sur l’évaluation des risques et les dangers de déversement d’ammoniaque en eau douce (200 000 $)
    • Conférence internationale sur les déversements d’hydrocarbures tenue en 2026 (100 000 $)
    • Générer des données pour l’étalonnage des modèles d’effets des déversements d’hydrocarbures : combler les lacunes en matière de données sur les espèces marines et d’eau douce importantes et appliquer le système de biosurveillance des déversements d’hydrocarbures (50 000 $)

Principaux responsables :

Garde côtière canadienne

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

23 mars 2026

Haut de page


Culture

Projet de loi C-11 (Loi sur la modernisation du système de justice militaire)

  • Le projet de loi C-11 proposait une série de modifications ciblées à la Loi sur la défense nationale afin de renforcer la confiance dans le système de justice militaire.
  • Ce projet de loi visait à donner suite aux principales recommandations issues d'examens indépendants et externes menés par les anciens juges de la Cour suprême Arbour et Fish.
  • Parmi celles-ci figurait la recommandation 5 du rapport Arbour, qui préconisait de retirer au système de justice militaire la compétence sur les infractions sexuelles prévues au Code criminel commises au Canada.
  • Des modifications importantes ont été apportées au projet de loi C-11 au cours de son étude en comité.
  • Ce projet de loi reste une priorité pour la Défense nationale tout au long de son parcours législatif.
  • Nous continuerons à répondre aux besoins des personnes qui ont été victimes d'inconduite, de harcèlement et d'infractions à caractère sexuel.

Si l'on insiste sur la compétence en matière d'infractions prévues par le Code criminel :

  • Notre priorité est de faire en sorte que les victimes de traumatismes sexuels militaires se sentent à l'aise et en confiance pour se manifester et bénéficier du soutien et de la protection dont elles ont besoin.
  • Nous nous engageons à soutenir les victimes et à continuer de renforcer et d'élargir les ressources mises à leur disposition.
Faits en bref

Projet de loi C-11

  • Le 26 septembre 2025, le projet de loi C-11 – anciennement le projet de loi C-66 – a été présenté de nouveau afin de modifier la Loi sur la défense nationale (LDN).
  • Les principaux objectifs du projet de loi sont les suivants :
    • Retirer aux Forces armées canadiennes (FAC) leur compétence en matière d’enquête et de poursuite sur les infractions sexuelles prévues au Code criminel commises au Canada (recommandation 5 du rapport Arbour);
    • Modifier la LDN afin de modifier le processus de nomination du Directeur – Poursuites militaires, du Directeur – Service d’avocats de la défense et du Grand Prévôt des Forces canadiennes (recommandations du juge Fish);
    • Exclure les juges militaires du système d’audience sommaire et élargir l’accès aux agents et agentes de liaison avec les victimes;
    • Modifier la LDN afin d’aligner les renseignements sur les délinquants sexuels et les dispositions sur l’interdiction de publication avec les modifications apportées par la Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants.
  • Le Comité permanent de la défense nationale (NDDN) a tenu six séances avec des témoins et trois séances afin de mener à bien son examen article par article du projet de loi C-11.
  • Les principales modifications adoptées par le NDDN visent à maintenir la compétence conjointe des autorités militaires et civiles en matière d'enquête et de poursuites relatives aux infractions sexuelles prévues par le Code criminel, à donner aux victimes le choix du système dans lequel leur affaire sera jugée, et à modifier le processus de nomination et la durée du mandat des principaux acteurs du système de justice militaire.
  • Le 9 février 2026, le NDDN a présenté le projet de loi C-11 modifié à la Chambre des communes.
Contexte

Nouveau dépôt de l'ancien projet de loi C-66

  • Le 26 septembre 2025, le ministre de la Défense nationale a présenté à nouveau un projet de loi visant à modifier la Loi sur la défense nationale (LDN). Cette série de mesures ciblées vise à renforcer et à moderniser le système de justice militaire.
  • Ces modifications donnent suite à huit recommandations issues du troisième examen indépendant de la Loi sur la défense nationale (EI3), mené par l’ancien juge de la Cour suprême Morris J. Fish, et à une recommandation issue de l’Examen externe indépendant et complet (EEIC), dirigé par l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour.
  • Ce projet de loi a été présenté pour la première fois en mars 2024 sous le nom de projet de loi C-66, mais il a cessé d'exister lorsque le Parlement a été prorogé en janvier 2025.

Détails du projet de loi C-11 lors de son dépôt

  • Le projet de loi C-11 initial, présenté à la Chambre des communes, s'articulait autour de quatre grands axes :
    • Retrait de la compétence des Forces armées canadiennes (FAC) en matière d'enquêtes et de poursuites concernant les infractions sexuelles prévues par le Code criminel commises au Canada, donnant ainsi suite à la recommandation 5 du rapport de l'EEIC de l'ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour, qui précise que « les infractions sexuelles visées par le Code criminel devraient être retirées de la compétence des FAC. Elles devraient faire l’objet de poursuites exclusivement devant les tribunaux criminels civils dans tous les cas. Lorsqu’une infraction a lieu au Canada, elle devrait faire l’objet d’une enquête par les forces de police civiles dans les plus brefs délais. » Le projet de loi conférera aux autorités civiles la compétence exclusive pour enquêter sur ces infractions et engager des poursuites au Canada.
      • La recommandation 5 est la seule recommandation de Mme Arbour qui ne puisse être mise en œuvre que par voie législative. Les travaux visant à mettre en œuvre l'ensemble des 48 recommandations sont soit achevés, soit en cours; une observatrice externe, Mme Jocelyne Therrien, a assuré le suivi externe de ces progrès entre 2022 et 2025.
    • Mise en œuvre de huit recommandations (2, 7, 8, 10, 13, 14, 15, 16) issues du rapport du troisième examen indépendant de la Loi sur la défense nationale, rédigé par l'ancien juge de la Cour suprême Morris J. Fish. Ces modifications visaient notamment à :
      • Modifier le processus de nomination du Grand Prévôt des Forces canadiennes, du Directeur - Poursuites militaires et du Directeur - Service d’avocats de la défense;
      • Élargir la catégorie des personnes pouvant être nommées juges militaires afin d’y inclure les militaires du rang;
      • Affirmer le respect par le juge-avocat général de l’indépendance des autorités du système de justice militaire dans l’exercice de sa supervision de l’administration de la justice militaire;
      • Élargir la catégorie de personnes pouvant déposer une plainte pour ingérence et prévoir qu’un membre de la police militaire ou une personne exerçant des fonctions de police sous la supervision du Grand Prévôt des Forces canadiennes doit déposer une telle plainte dans certaines circonstances;
      • Changer le titre de Grand Prévôt des Forces canadiennes pour celui de Grand Prévôt général afin de l'aligner sur les titres d'autres désignations de haut rang au sein des FAC, tels que le chirurgien général, l'aumônier général et le juge-avocat général.
    • Exclusion des juges militaires du système d'audience sommaire, et élargissement de l'accès aux agents de liaison des victimes, dans le cadre de la Déclaration des droits des victimes, aux personnes agissant au nom d'une victime.
    • Modification de la Loi sur la défense nationale afin d’harmoniser les dispositions relatives aux renseignements sur les délinquants sexuels et à l’interdiction de publication avec les modifications apportées au Code criminel dans la Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement des renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants. Ces modifications proposées sont nécessaires pour garantir que le système de justice militaire parallèle reste constitutionnel et en phase avec le Code criminel et le système de justice pénale civile.

Modifications apportées pendant l’étude en comité

  • Les modifications apportées au projet de loi C-11 par le NDDN se répartissent en deux grandes catégories.
    1. Premièrement, les dispositions du projet de loi C-11 visant à supprimer la compétence militaire en matière d'infractions sexuelles prévues par le Code criminel ont été modifiées afin de maintenir une compétence conjointe des autorités militaires et civiles en matière d'enquête et de poursuites, et de laisser aux victimes le choix exclusif du forum de la procédure pénale (articles 7 et 8 du projet de loi modifié).
    2. Deuxièmement, une série de modifications supplémentaires concernant le système de justice militaire et ses principaux acteurs. Entre autres, celles-ci comprennent :
      • Des contestations constitutionnelles relatives au mandat et à la formation des juges militaires (articles 9 et 18);
      • L'extension de la prestation de services d'avocats de la défense aux militaires accusés d'infractions sexuelles prévues par le Code criminel dans le cadre du système de justice civile et, éventuellement, lors d'audiences sommaires (article 40.1);
      • La suppression de la supervision du Directeur – Service d'avocats de la défense par le juge-avocat général (article 40.1).
    3. Bien que, lors de l'examen article par article par le NDDN, des questions aient été soulevées quant à la constitutionnalité de certaines modifications, à leur impact négatif potentiel sur le fonctionnement du système de justice militaire, et à la question de savoir si le maintien d'une double compétence militaire et civile risquait en réalité de causer un préjudice supplémentaire aux victimes dont les affaires pourraient être compromises par des retards ou un manque de clarté juridique, le NDDN a adopté les modifications proposées.

Soutien aux personnes touchées

  • Depuis 2015, le Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS) veille à ce que les personnes touchées par l’inconduite sexuelle aient accès aux services de soutien et aux ressources fiables dont elles ont besoin.
  • Au cours de la dernière décennie, ses services, programmes et initiatives ont évolué pour répondre aux besoins de l’ensemble de la communauté de la Défense. Le CSRIS offre une aide immédiate via sa ligne d'assistance disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ainsi qu'un accompagnement continu et une défense des droits dans le cadre du Programme de coordination de l'intervention et du soutien. Les victimes peuvent également bénéficier d'un réseau de soutien par les pairs, d'une assistance juridique indépendante et de services communautaires financés par le Programme de subventions pour le soutien communautaire pour les personnes survivantes d’inconduite sexuelle
  • En septembre 2025, le CSRIS a étendu ses services à la Garde côtière canadienne.

Principaux responsables :

juge-avocat général, chef – Conduite professionnelle et culture, Centre de soutien et de ressources sur l'inconduite sexuelle

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 12 mars 2026

Haut de page

Évolution de la culture

  • À l’échelle de l’organisation, nous déployons des efforts importants pour faire évoluer la culture.
  • Pour ceux et celles qui s’enrôlent dans les Forces armées canadiennes, l’armée a instauré une période probatoire.
  • L’expérience d’intégration des nouveaux militaires s’en trouvera améliorée, mais aussi, le retrait des militaires qui ne respectent pas nos normes se fera plus efficacement.
  • Les comportements passés des militaires et leurs traits de caractère ont maintenant une importance accrue dans les processus de promotion et de sélection.
  • Ceux qui occupent des postes de direction bénéficient d’un soutien solide, y compris des documents et des outils d’instruction, des séances d’encadrement et des conseils en leadership modernisés et tenant compte de la culture.
  • Nous nous efforçons également d’améliorer notre capacité à soutenir les personnes affectées par l’inconduite.
  • Nous avons notamment réalisé des progrès importants dans la mise en œuvre des recommandations de quatre rapports externes, y compris les rapports des anciens juges de la Cour suprême Fish et Arbour.
  • Nous renforçons le soutien aux membres de l’Équipe de la Défense affectés par l’inconduite sexuelle en élargissant les programmes et les services offerts par le Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle.
  • Le Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle offre désormais des services juridiques directs fournis par des conseillers juridiques indépendants aux personnes concernées, et ce, sans frais.
  • De plus, nous améliorons la procédure de règlement des griefs afin de réduire les délais et de moderniser l’accès.

Si l’on insiste sur l’extrémisme ou la conduite haineuse

  • L’Équipe de la Défense prend des mesures délibérées et coordonnées pour éliminer et prévenir l’extrémisme et la conduite haineuse.
  • Tous les candidats aux Forces armées canadiennes font l’objet d’une évaluation approfondie de leurs antécédents, de leurs diplômes et titres professionnels, de leurs références personnelles et professionnelles et de leur casier judiciaire.
  • L’Équipe de la Défense a élaboré une gamme d’outils et de ressources pour repérer et prévenir l’extrémisme et la conduite haineuse.
  • Ces outils comprennent le Spectre de la conduite haineuse, qui décrit clairement les comportements qui contribuent à un milieu de travail sécuritaire et inclusif, ainsi que ceux qui sont inappropriés ou criminels.
  • Des canaux de signalement confidentiels et des protections pour les plaignants sont également disponibles.
  • Les autres ressources comprennent des formations conçues pour bâtir des milieux de travail psychologiquement sécuritaires et inclusifs, ainsi que des agents de liaison avec les victimes qui fournissent information et assistance aux victimes d’infractions d’ordre militaire.
  • Le projet de loi C-9, la Loi sur la lutte contre la haine, ferait de la promotion délibérée de la haine par le terrorisme et les symboles haineux une infraction au Code criminel.
  • Le projet de loi C-9 donne lieu à une infraction de crime haineux lorsqu’est commise une infraction à toute loi du Parlement, y compris la Loi sur la défense nationale, si elle est motivée par la haine fondée sur certains facteurs.

Évolution de la culture – rapports externes

  • Nous avons réalisé des progrès importants dans la mise en œuvre des recommandations des principaux rapports externes.
  • Les examens à l’origine de ces rapports portaient sur un large éventail de questions, notamment l’inconduite, la justice militaire et le racisme.
  • L’Équipe de la Défense a créé un Plan global de mise en œuvre, qui fournit une feuille de route détaillée sur ce que nous devons faire et quand nous devons le faire.
  • Parmi les 194 recommandations du Plan global de mise en œuvre, 126 ont été mises en œuvre.
  • Cela comprend 98 % des recommandations de l’ancienne juge Arbour.
  • Avec le projet de loi C-11, nous nous efforçons de respecter l’esprit des 48 recommandations formulées par la juge Arbour.
  • Ces progrès ont été soulignés par la surveillante externe dans son sixième et dernier rapport d’étape, qui reconnaissait les « avancées substantielles » réalisées par l’Équipe de la Défense depuis 2022.
  • Les huit recommandations contenues dans le rapport du Comité consultatif sur la présentation d’excuses nationales sont considérées comme traitées.
  • Les 39 recommandations réalisables du Groupe consultatif sur le racisme systémique ont été mises en œuvre.
Faits en bref

Recommandations mises en œuvre

  • À ce jour, les recommandations suivantes ont été mises en œuvre :
    • 47 des 48 recommandations du Rapport de l’examen externe indépendant et complet (EEIC);
    • 126 des 194 recommandations du Plan global de mise en œuvre (PGMO);
    • les huit recommandations contenues dans le rapport du Comité consultatif sur la présentation d’excuses nationales;
    • les 39 recommandations réalisables du Groupe consultatif sur le racisme systémique.
  • À ce jour, 47 des 48 recommandations de la juge Arbour ont été prises en compte. La recommandation 5 dépend de l’adoption du projet de loi C-11, Loi sur la modernisation du système de justice militaire.
Contexte

Examen externe indépendant et complet (EEIC)

  • L’EEIC a été présenté au ministre de la Défense nationale par l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour en mai 2022. Il contient 48 recommandations à l’intention du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC) pour régler les problèmes liés à la culture au sein de l’organisation.
  • À ce jour, 47 des 48 recommandations ont été prises en compte.

Plan global de mise en œuvre (PGMO)

  • Le PGMO établit une approche progressive sur cinq ans (de 2023 à 2028) pour hiérarchiser et traiter les 194 recommandations externes de l’EEIC, du troisième examen indépendant (EI3) de la Loi sur la défense nationale, du Groupe consultatif sur le racisme systémique et la discrimination (GCR) et du rapport du Comité consultatif sur la présentation d’excuses nationales au 2e Bataillon de construction.
  • Sur les 194 recommandations, 126 ont été traitées.
  • Douze recommandations ont été fermées à la suite d’une analyse minutieuse et d’une comparaison croisée du chevauchement entre les recommandations des quatre rapports suivis dans le PGMO, car elles seront abordées par d’autres recommandations externes ou des initiatives plus vastes, ou en tirant parti des processus et structures existants ou de changements législatifs.

Rapport de la Commission d’examen des collèges militaires canadiens (CECMC)

  • Le 7 mars 2025, l’ancien ministre de la Défense nationale a publié le premier rapport de la CECMC. Le rapport a mis en lumière la valeur durable des collèges et contient 49 recommandations pour une réforme systémique afin de traiter les problèmes de culture négative et d’inconduite précédemment relevés dans l’EEIC.
  • Le traitement des recommandations est en cours.

Sixième rapport de surveillance externe (novembre 2025)

  • Le rapport, qui a été produit le 5 novembre 2025 et publié le 20 novembre 2025, fournit une évaluation externe et indépendante des progrès réalisés par le MDN et les FAC dans la mise en œuvre des recommandations formulées par l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour dans le cadre de l’EEIC.
  • Dans ce sixième et dernier rapport, la surveillante externe, Jocelyne Therrien, souligne les efforts véritables déployés par les dirigeants des FAC et les réalisations qui devraient avoir une incidence durable, notamment l’abrogation des règles relatives à l’obligation de signaler, la mise en place d’une période probatoire pour les recrues, la prise en compte de la conduite non professionnelle dans les processus de promotion et de sélection, et le renforcement du soutien aux personnes touchées.
  • Madame Therrien a également relevé des caractéristiques structurelles qui pourraient entraver les progrès à l’avenir, comme le besoin d’une plus grande expertise pour élaborer et intégrer des révisions dans l’ensemble des documents de politique des FAC, le manque de données ou leur dispersion dans de nombreuses bases de données, et la complexité de traiter les cas d’inconduite avec des systèmes d’audiences sommaires et d’examens administratifs qui se chevauchent.

Système de règlement des plaintes et des griefs

  • Les FAC ont lancé un examen de leurs systèmes de règlement des plaintes et des griefs en vue de mettre en œuvre une transformation complète de bout en bout, axée sur l’expérience du militaire et visant à réduire le temps nécessaire pour rendre une décision.
  • Le 5 février 2024, un nouveau formulaire numérique de dépôt des griefs a été lancé pour tous les membres des FAC, franchissant ainsi une étape importante dans la modernisation des processus de règlement des plaintes et des griefs.
  • Au début de septembre 2025, les FAC ont publié une version numérique du formulaire de Déclaration d’intention de déposer un grief, qui permet aux membres des FAC de communiquer plus facilement et plus rapidement leurs préoccupations à la chaîne de commandement et de chercher des solutions le plus tôt possible. Ce formulaire a introduit une autre étape dans la modernisation du processus de règlement des griefs et permet aux militaires de soumettre le formulaire de n’importe où, ce qui simplifie le processus, réduit les délais de traitement et offre un meilleur accès aux militaires.

Extrémisme et conduite haineuse

  • Le projet de loi C-9, la Loi sur la lutte contre la haine, a été déposé à la Chambre des communes le 19 septembre 2025 et vise à mieux protéger l’accès aux lieux de culte, ainsi qu’aux écoles, aux centres communautaires et à d’autres lieux précis, et à aborder et à dénoncer plus clairement les crimes motivés par la haine.
  • Dans la Directive et ordonnance administrative de la défense (DOAD) 5019-0, Manquement à la conduite et au rendement, les FAC décrivent la conduite haineuse comme un acte ou une conduite, y compris l’affichage ou la communication de mots, de symboles ou d’images, par un membre des FAC, dont il savait ou aurait raisonnablement dû savoir qu’elle constituerait, encouragerait, justifierait ou favoriserait de la violence ou de la haine contre une ou plusieurs personnes d’un groupe identifiable en fonction des motifs de distinction illicites énoncés dans la Loi canadienne sur les droits de la personne.
  • S’il s’avère qu’un militaire a eu une conduite haineuse, les conséquences peuvent comprendre la formation, la surveillance, le retrait de l’accès au matériel, une enquête et des mesures administratives ou disciplinaires.
  • Le Spectre de la conduite haineuse, accessible à tous les membres de l’Équipe de la Défense, définit les comportements inappropriés comme le harcèlement, l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux et les affiliations avec des groupes haineux, ainsi que les actes criminels, comme les crimes haineux, l’extrémisme violent et le terrorisme.
  • Il offre également aux membres de l’Équipe de la Défense des conseils et des exemples de comportements à l’extrémité opposée, comme l’alliance inclusive, l’antiracisme et le langage inclusif, qui peuvent contribuer à bâtir un milieu de travail plus sûr et plus inclusif.
  • Les processus de recrutement et de sélection des FAC ont été modernisés et élargis afin d’évaluer à la fois l’admissibilité et l’aptitude au service, avec un personnel de recrutement spécialisé formé pour reconnaître les symboles extrémistes, les affiliations et les indicateurs de radicalisation.

Droits des victimes – contexte législatif

  • Le projet de loi C-16, la Loi visant à protéger les victimes, a été déposé à la Chambre des communes le 9 décembre 2025. Le projet de loi propose des modifications à plusieurs lois fédérales, dont la Loi sur la défense nationale, pour renforcer les droits des victimes au sein du système de justice militaire.
  • Les modifications proposées concernent notamment des mesures de protection de l’identité élargies, l’obligation pour les autorités du système de justice militaire de fournir proactivement certains renseignements aux victimes, ainsi que d’autres mises à jour visant à mieux arrimer les procédures de justice militaire aux normes du Code criminel.

Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS)

  • Le CSRIS fournit des services d’aide aux adultes (âgés de 16 ans et plus) appartenant aux groupes suivants :
    • Membres des FAC en service;
    • Anciens membres des FAC;
    • Fonctionnaires du MDN;
    • Anciens fonctionnaires du MDN;
    • Membres de la Garde côtière canadienne;
    • Cadets;
    • Rangers juniors canadiens;
    • Familles des personnes susmentionnées;
    • Membres de la communauté de la défense et les aidants qui soutiennent les personnes affectées.

Le CSRIS fournit des conseils, une orientation et des recommandations spécialisés au MDN et aux FAC sur tout ce qui a trait à l’inconduite sexuelle. Il peut collaborer avec les cadres supérieurs et les dirigeants du MDN, le chef d’état-major de la défense et d’autres commandants des FAC afin de s’assurer que ses conseils et ses recommandations sont bien compris.

Programme d’assistance juridique indépendante (AJI)

  • Le Programme d’assistance juridique indépendante (AJI) offre de l’aide juridique indépendante et sans frais aux personnes affectées par l’inconduite sexuelle dans le contexte du MDN et des FAC.
  • Les services ont été élargis en mai 2025 pour inclure des services juridiques directs, ce qui comprend des informations juridiques, des conseils et une représentation par des conseillers juridiques indépendants à l’interne dans certains domaines, et les remboursements restent disponibles.
  • La conception du programme est axée sur les survivants, tient compte des traumatismes subis et s’appuie sur des examens externes clés et des consultations avec les survivants.
  • Le CSRIS continue d’offrir une assistance juridique indépendante, et ce, qu’une affaire soit traitée par le système de justice civil ou militaire.

Programme de soutien par les pairs

  • Le Programme de soutien par les pairs est une initiative conjointe du CSRIS et d’Anciens Combattants Canada (ACC) qui offre un soutien par les pairs gratuit, bilingue et adapté aux traumatismes aux personnes âgées de 18 ans et plus qui ont été victimes d’inconduite sexuelle et de traumatismes sexuels militaires (TSM) pendant leur service ou sur leur lieu de travail.
  • Le programme est maintenant financé de façon permanente après une phase pilote réussie et continue d’élargir l’accès à diverses populations, notamment les groupes 2ELGBTQI+ et les groupes d’hommes.

Programme de subventions pour le soutien communautaire pour les personnes survivantes d’inconduite sexuelle

  • Le Programme de subventions pour le soutien communautaire pour les personnes survivantes d’inconduite sexuelle finance, partout au Canada, des organismes communautaires qui offrent un soutien tenant compte des traumatismes subis aux personnes, aux familles et aux aidants au sein de la communauté de la Défense affectée par l’inconduite sexuelle.
  • Depuis sa création en 2022, le programme a élargi l’accès aux services, comblé des lacunes importantes et renforcé la collaboration avec les réseaux de soutien civils grâce aux 64 projets qu’il a financés, rejoignant plus de 4 000 membres de la communauté de la Défense à l’échelle du Canada.
  • Le financement appuie des projets conçus pour éliminer les obstacles et répondre aux besoins des femmes, des hommes, des personnes de diverses identités de genre, des communautés 2ELGBTQI+, des peuples autochtones, des groupes racialisés, des personnes handicapées et des personnes vivant dans des communautés éloignées ou en situation de minorité de langue officielle.

Équipe militaire de liaison avec le CSRIS

  • L’équipe militaire de liaison est une ressource fournie par l’entremise du CSRIS pour renforcer le lien entre le CSRIS et le système militaire.
  • L’équipe contribue à faciliter la communication entre les membres touchés et les chaînes de commandement, et elle aide les chaînes de commandement à gérer les situations difficiles et délicates avec lesquelles il faut composer au niveau de l’unité. De surcroît, l’équipe offre de la formation au personnel du CSRIS pour voir à ce qu’il comprenne la culture des FAC et ce que vivent réellement les membres des FAC.

Autres programmes et services du CSRIS

  • Le CSRIS offre une ligne de soutien 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le numéro de la ligne de soutien sans frais du CSRIS est le 1-844-750-1648.
  • Le Programme de coordination de l’intervention et du soutien, lancé en 2019, offre un soutien continu, des services de défense des droits et une gestion personnalisée des cas.
  • Le Programme de démarches réparatrices en matière d’inconduite sexuelle offre aux membres du recours collectif pour inconduite sexuelle des occasions de soutien et de réparation afin qu’ils soient entendus et reconnus. Le programme donne également l’occasion aux représentants de la Défense d’apprendre, de comprendre, d’établir des plans, de prendre des mesures et d’être des leaders du changement en appuyant l’institution afin de mettre fin à l’inconduite sexuelle. Le Programme de démarches réparatrices appuie tous les membres intéressés du recours collectif grâce à une participation volontaire, confidentielle et tenant compte des traumatismes subis, et il se prépare à sa phase de clôture d’ici le 31 mars 2026.
  • Le CSRIS dirige la conception et la mise en œuvre du programme de démarches réparatrices contre le racisme systémique dans le cadre du règlement du recours collectif pour racisme systémique dans les FAC. Le CSRIS étend ses services de soutien aux personnes touchées par le racisme, et il s’engage à consulter ses clients pour s’assurer que les services répondent à leurs besoins.

Principaux responsables :

Chef – Conduite professionnelle et culture, Vice-Chef d’état-major de la défense, Juge-avocat général, Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

11 mars 2026

Haut de page


Opérations

Financement du budget suppl. des dépenses (C) : Financement des opérations

  • La Défense nationale tente d’obtenir du financement au titre du Budget supplémentaire des dépenses (C) pour appuyer les opérations au Moyen-Orient et dans l’Arctique.
  • La somme de 36,9 millions de dollars est demandée au titre du Budget supplémentaire des dépenses (C) pour appuyer la poursuite des opérations ARTEMIS et IMPACT jusqu’à ce que la nouvelle opération AMARNA puisse être entièrement mise en œuvre pour renforcer la paix et la sécurité au Moyen-Orient.

Opération AMARNA

  • L’opération AMARNA permet aux Forces armées canadiennes de renforcer le rôle de longue date du Canada comme partenaire fiable au Moyen-Orient.
  • Il s’agit notamment de prioriser la diplomatie de défense, la coopération en matière de sécurité et les exercices interarmées visant à améliorer les interventions en situation de crise et à mieux répondre aux besoins régionaux.
  • L’opération AMARNA permet aux Forces armées canadiennes de demeurer investies dans la région tout en préservant la souplesse requise pour répondre aux priorités au pays et ailleurs.
  • Les militaires du Canada offrent régulièrement de l’instruction aux Forces armées jordaniennes et aux Forces armées libanaises et contribuent au renforcement de leurs capacités.
  • Depuis 2016, nous avons entraîné plus de 3 000 membres des Forces armées libanaises, ce qui aide le Liban à améliorer ses capacités militaires et à contribuer à la stabilité régionale.

Si l’on insiste sur le conflit au Moyen-Orient et le rôle du Canada :

  • Les Forces armées canadiennes surveillent de près la situation au Moyen-Orient et évaluent toute incidence potentielle sur leur personnel dans la région.
  • Notre priorité absolue demeure la protection et la sécurité des militaires canadiens.
  • Tous les membres des Forces armées canadiennes en déploiement dans la région sont actuellement en sécurité et répondent à l’appel.
  • Pour des raisons de sécurité opérationnelle, nous ne divulguons pas de détails précis sur les mesures de protection de la force.
  • Le Canada n’a pas été consulté au sujet des opérations offensives menées contre l’Iran; il n’y a pas participé et n’a pas l’intention d’y participer.

Opérations dans le Nord

  • La Défense nationale demande également 66,8 millions de dollars pour élargir les activités des Forces armées canadiennes dans l’Arctique, renforcer la souveraineté du Canada et appuyer les opérations NANOOK, LIMPID et LATITUDE.
  • Les Forces armées canadiennes maintiennent une forte présence dans l’Arctique au moyen d’opérations nationales et alliées régulières, en veillant à ce que nous puissions détecter, dissuader et contrer les menaces.
  • L’Op NANOOK assure une présence tous domaines quasi permanente à l’échelle de l’Arctique.
  • L’Op LIMPID renforce la surveillance et la connaissance du domaine dans la zone de responsabilité du Canada.
  • L’Op LATITUDE améliore la sensibilisation dans l’Arctique de l’Ouest et renforce l’interopérabilité avec les États-Unis dans le contexte de la défense continentale.

Opération REASSURANCE

  • L’Op REASSURANCE est la plus grande mission internationale du Canada, comptant plus de 3 000 militaires déployés sur terre, dans les airs et en mer.
  • Elle contribue aux mesures de dissuasion et de défense de l’OTAN en Europe centrale et orientale, et fait partie du plus grand renforcement de la défense collective de l’Alliance depuis une génération.
  • Le Canada dirige la Brigade multinationale de l’OTAN en Lettonie, à laquelle sont affectés 2 200 militaires en permanence.
  • En novembre 2025, la brigade a mené l’exercice RESOLUTE WARRIOR, devenant ainsi la première formation des forces terrestres avancées à valider sa préparation au combat selon l’évaluation de l’OTAN et à mettre en valeur le leadership soutenu du Canada dans le renforcement du flanc est de l’OTAN.
  • La Force aérienne et la Marine du Canada continuent de se montrer à la hauteur, en livrant près de 30 millions de livres de matériel et en assurant le déploiement continu d’un navire de guerre pour les opérations de l’OTAN.

Opération UNIFIER

  • Depuis 2015, le Canada a entraîné plus de 47 000 soldats ukrainiens, dont environ 13 000 depuis le début de l’invasion massive par la Russie.
  • Nous renouvelons l’opération UNIFIER pour trois autres années, jusqu’en 2029, et nous augmentons le nombre de membres des FAC qui y sont affectés.
  • Le Canada est un chef de file dans l’effort de l’OTAN en matière d’entraînement et le troisième contributeur de troupes à la Cellule de coordination de l’instruction de l’OTAN.
  • Nous avons engagé plus de 2 milliards de dollars en assistance militaire au cours de l’année financière en cours et nous continuons à travailler en étroite collaboration avec nos alliés pour répondre aux besoins les plus urgents de l’Ukraine.
Faits en bref

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Opérations au Moyen-Orient (Budget 2025) : Une somme de 36,9 millions de dollars pour appuyer la poursuite des opérations ARTEMIS et IMPACT jusqu’à ce que la nouvelle opération AMARNA puisse être entièrement mise en œuvre pour renforcer la paix et la sécurité au Moyen-Orient. Le maintien de la présence du Canada au Moyen-Orient revêtira une importance stratégique à mesure que les événements évolueront dans la région.
  • Opérations dans le Nord : Une somme de 66,8 millions de dollars pour permettre la poursuite et l’élargissement des activités et des exercices dans la région arctique du Canada. Ces fonds permettront d’assurer et de démontrer la souveraineté des régions arctiques du Canada et d’appuyer trois opérations des FAC dans le Nord : les opérations NANOOK, LIMPID et LATITUDE.

Note : Certains chiffres peuvent inclure les coûts du Régime d’avantages sociaux des employés (RASE) et, par conséquent, ne correspondent pas aux chiffres figurant dans les épreuves d'impression, où le RASE — tant civil que militaire — est présenté séparément sous forme de poste budgétaire global a l'Énumération des autorisations législatives (Budget supplémentaire des dépenses (C), 2025-2026).

Budget 2025

  • Le budget de 2025 propose de fournir 300,1 millions de dollars sur trois ans, selon la comptabilité de caisse, à compter de 2025-2026, au ministère de la Défense nationale et au Centre de la sécurité des télécommunications pour appuyer l’opération AMARNA.
  • Ce financement sera partiellement compensé par 155,8 millions de dollars sur trois ans en ressources existantes.
  • Dans le budget de 2025, le gouvernement propose de verser 2,7 milliards de dollars sur trois ans selon la comptabilité de caisse au ministère de la Défense nationale pour appuyer le renouvellement de l’opération REASSURANCE.

Opération REASSURANCE

  • Dans le cadre de l’opération REASSURANCE, les Forces armées canadiennes (FAC) ont envoyé en déploiement :
    • Une force opérationnelle terrestre, notamment des contributions et un leadership au sein de la brigade multinationale de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Lettonie;
    • Une force opérationnelle maritime qui fournit des navires aux groupes maritimes permanents OTAN;
    • Une force opérationnelle aérienne qui fournit un soutien logistique à partir de Prestwick, au Royaume-Uni;
    • Un détachement d’aviation tactique en Lettonie composé d’hélicoptères Chinook déployés de façon ponctuelle et d’hélicoptères Griffon déployés en permanence, fournissant un soutien aérien aux forces de l’OTAN dans les pays baltes;
    • Une cyberforce opérationnelle, qui mène des opérations conjointes de repérage des menaces aux côtés de l’équipe d’intervention en cas d’urgence informatique de la République de Lettonie. Cette initiative vise à renforcer la défense des infrastructures essentielles nationales contre les cybermenaces.
  • Le Canada a terminé l’entière mise en œuvre des capacités de la brigade déployée en permanence en Lettonie La Brigade compte maintenant jusqu’à 2 200 membres des Forces armées canadiennes au sein des forces terrestres avancées de l’OTAN et d’éléments de soutien en Lettonie.
  • En août 2025, le Canada a prolongé l’opération REASSURANCE de trois autres années, soit jusqu’en mars 2029.
Contexte

MOYEN-ORIENT

  • Les Forces armées canadiennes (FAC) poursuivront leur participation aux activités existantes des Nations Unies, de l’OTAN et de la Force multinationale et Observateurs (FMO) dans la région (opérations JADE, AMARNA, PROTEUS, FOUNDATION et CALUMET) et à d’autres opérations selon les besoins (opérations GLOBE et PRESENCE).
  • Le nombre approximatif de membres des FAC affectés aux opérations au Moyen-Orient, en date du 6 janvier 2026, se trouve dans le tableau ci-dessous.
tableau pour FAC affectés aux opérations au Moyen-Orient
Opération Description Nombre approximatif de membres des FAC
AMARNA Opération au Moyen-Orient pour renforcer la diplomatie de défense et le soutien aux partenaires afin d’améliorer l’accès, le positionnement et le survol pour la région. 68
JADE Opération en Israël, au Liban et en Syrie à l’appui de la mission de l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve, qui vise à observer et à superviser le cessez-le-feu régional et à mettre en œuvre les conventions d’armistice. 5
FOUNDATION Opération au Qatar, à Bahreïn et aux États-Unis pour appuyer les opérations de lutte contre le terrorisme dirigées par les États-Unis. 16
CALUMET Opération au Sinaï, en Égypte, pour fournir un soutien de mission essentiel à l’opération indépendante de maintien de la paix en Égypte et en Israël. 38
PROTEUS Opération à Jérusalem pour améliorer la capacité des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne. 24

Opérations dans le Nord

  • La présence et la réactivité des FAC dans l’Arctique sont maintenues grâce à des opérations et à des exercices nationaux, bilatéraux et multilatéraux réguliers. Exemples :
    • L’opération LATITUDE vise à accroître la connaissance de la situation dans l’Arctique de l’Ouest et ses approches, en plus d’améliorer l’interopérabilité avec les forces armées des États-Unis dans le contexte de la défense continentale, des échanges de personnel, des exercices intégrés et une coordination tactique.
    • L’opération NANOOK est une opération tous domaines quasi permanente des FAC qui vise à détecter et dissuader les menaces ou les attaques dans l’Arctique et à s’en défendre, et à accroître la présence permanente des FAC dans l’Arctique.
    • L’opération LIMPID est une opération de surveillance et de présence continues dans la zone de responsabilité canadienne qui améliore la connaissance du domaine des FAC.
  • Le 18 mars 2025, le premier ministre Carney a annoncé un nouveau financement de 420 millions de dollars pour accroître la présence des FAC dans le Nord et l’Inuit Nunangat.
    • Cette expansion prévoit l’inclusion d’un plus grand nombre de membres des FAC et la possibilité d’inclure davantage de forces des pays alliés ayant un intérêt pour l’Arctique.
    • De nouvelles activités et des ressources accrues permettront de soutenir une opération militaire presque à longueur d’année, dans le cadre de l’opération NANOOK et d’autres exercices et formations, afin d’affirmer la présence et la souveraineté du Canada et d’affiner les processus d’échange de renseignements.

Brigade multinationale en Lettonie

  • Établie par l’OTAN en juillet 2024, la Brigade multinationale en Lettonie regroupe 14 pays contributeurs sous une structure de commandement unifié.
  • Aujourd’hui, le personnel de la Brigade, qui travaille en étroite collaboration avec les Forces armées nationales lettones, provient des pays suivants : Albanie, Canada, Tchéquie, Danemark, Italie, Monténégro, Macédoine du Nord, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Espagne et Suède.
  • En tant que pays-cadre, le Canada est responsable de la coordination, avec la Lettonie et les pays contributeurs, en vue d’aider à définir la structure, le rythme, l’entraînement et l’efficacité au combat de la brigade.
  • Le Canada est l’un des huit pays-cadres dirigeant les forces terrestres avancées de l’OTAN pour protéger le flanc oriental de l’OTAN.

Exercice RESOLUTE WARRIOR

  • Le deuxième exercice annuel a été mené dans le centre et le nord de la Lettonie du 1er au 10 novembre 2025. Il a permis de renforcer la capacité de l’Alliance à défendre son territoire et à dissuader toute agression par sa présence accrue et un entraînement coordonné.
  • Cet exercice sur le terrain à grande échelle continue d’offrir une occasion à la brigade d’entraîner ses capacités opérationnelles et de valider l’état de préparation des forces.

Force opérationnelle aérienne – Prestwick, Royaume-Uni

  • Depuis mars 2022, les FAC fournissent des aéronefs de transport tactique et des membres du personnel de soutien à partir de Prestwick, au Royaume-Uni, afin d’acheminer les dons d’aide militaire vitaux et urgents des Alliés et partenaires d’Europe.
  • En date de décembre 2025, la force opérationnelle aérienne avait livré près de 30 millions de livres d’aide militaire du Canada, des Alliés de l’OTAN et des partenaires pour soutenir l’Ukraine.

Détachement d’aviation tactique en Lettonie

  • Depuis août 2024, les FAC fournissent un soutien aérien à la brigade multinationale de l’OTAN en Lettonie avec un détachement de quatre hélicoptères Griffon CH-146.
  • En juillet 2025, les FAC ont mis en place un bataillon d’aviation tactique en Lettonie, lequel comprend deux hélicoptères polyvalents de transport lourd Chinook CH-147, en plus des quatre hélicoptères Griffon CH-146. Les hélicoptères Chinook fournis permettent d’augmenter les capacités de transport de troupes et de livraison de marchandises. Le personnel du quartier général du bataillon et les Chinooks sont revenus au Canada à la mi-septembre, mais demeurent à un niveau d’alerte élevé, prêts à être déployés en Lettonie si la situation l’exige.

Force opérationnelle maritime

  • Depuis 2014, les FAC ont envoyé un navire de guerre dans le cadre d’un cycle rotationnel continu aux fins d’exercices et de tâches opérationnelles dans les zones de responsabilité du commandement maritime de l’OTAN.
  • Les Navires canadiens de Sa Majesté (NCSM) Edmonton et Yellowknife seront envoyés en déploiement de juillet au début octobre au sein du 1er Groupe permanent OTAN de lutte contre les mines afin de détecter et d’éliminer les mines marines dans les eaux européennes tout en fournissant à l’OTAN une capacité de patrouille maritime.
  • Le NCSM St. John’s a été envoyé en déploiement avec le 2e Groupe maritime permanent de l’OTAN (SNMG2) jusqu’en novembre 2025 dans la zone d’opérations interarmées méditerranéenne, puis transféré au 1er Groupe maritime permanent de l’OTAN (SNMG1) jusqu’à la fin de sa période de déploiement à la mi-décembre. De juillet à décembre 2024, le NCSM Charlottetown a commandé le SNMG2.
  • Périodiquement en 2025, d’avril à octobre, les FAC ont envoyé du personnel pour aider à l’activité de lutte contre les mines en mer Noire menée à partir de la Roumanie, afin d’identifier et d’éliminer les mines marines qui ont dérivé vers l’ouest de l’Ukraine jusqu’aux côtes des pays de l’OTAN.

Exercice FORMIDABLE SHIELD 25

  • Le NCSM Montréal a participé à l’exercice FORMIDABLE SHIELD 25 du 5 au 23 mai 2025. Cet exercice visait l’amélioration de la capacité collective de l’OTAN à défendre les navires de guerre de l’Alliance face à tout scénario futur de défense aérienne et antimissile.

Équilibre entre la disponibilité opérationnelle en Lettonie et l’instruction préalable au déploiement au Canada

  • Les FAC ont modernisé leur approche liée à la constitution des forces et à la gestion de l’état de préparation, la renforçant en tant que processus opérationnel central dans le domaine de la défense.
  • L’instruction et les exercices sont essentiels pour se préparer à des missions spécifiques et pour fonctionner en tant que force interarmées avec les Alliés et les partenaires. Les exercices internationaux constituent d’importants instruments de dissuasion, qui permettent de démontrer les capacités, la coopération et la détermination.
  • Compte tenu de la priorité stratégique du déploiement en Lettonie, l’Armée canadienne concentre la plupart de ses produits consommables et de ses pièces de remplacement de véhicule disponibles au sein de la brigade multinationale en Lettonie. Les besoins liés au déploiement doivent être équilibrés par rapport aux besoins en matière de formation et de constitution des forces au Canada, ce qui entraîne périodiquement des pénuries sur le théâtre des opérations.

Défaut de fonctionnement du missile Spike Long Range 2

  • En décembre 2023, la Défense nationale a finalisé l’acquisition de systèmes de missiles antiblindés portatifs auprès de Rafael Advanced Defence Systems.
  • Afin d’obtenir le délai le plus court entre la demande de proposition et la livraison en Lettonie, aucun essai ou démonstration de tir réel n’a été prévu ou effectué pendant le processus de sélection pour les besoins opérationnels urgents du système de missiles anti-X portatifs.
  • Au cours de l’instruction du cadre initial à la mi-juillet 2024, des problèmes liés à la fonctionnalité des missiles et des lanceurs ont été relevés par le personnel du projet.
  • À la suite de consultations avec Rafael Advanced Defence Systems, des essais supplémentaires ont été menés en mars 2025. Étant donné que la portée de démonstration reprogrammée s’est avérée concluante, le problème de fonctionnalité a été résolu et l’acquisition va de l’avant.
  • La formation des opérateurs et techniciens a eu lieu début septembre 2025, après la livraison des missiles en Lettonie.

Nouvelles capacités

  • Système de munitions rôdeuses Switchblade
    • En février 2025, le Canada a annoncé l’acquisition du système de munitions rôdeuses Switchblade dans le cadre de l’opération REASSURANCE.
    • Ce système peut localiser, suivre et neutraliser de manière fiable des cibles adversaires au-delà de la portée visuelle jusqu’à une distance de 40 kilomètres.
  • Système de défense contre les aéronefs sans pilote (CUAS)
    • Le projet CUAS permettra d’acquérir un nouveau système pour détecter, suivre, identifier et neutraliser les systèmes aériens sans pilote de catégorie 1 de l’OTAN ainsi que des munitions rôdeuses pour les forces déployées dans le cadre de l’opération REASSURANCE.
    • Le projet CUAS comprendra des systèmes débarqués et d’installations fixes (phase 1) ainsi qu’un véhicule CUAS intégré (phase 2).
      • La livraison relative à la phase 1 a commencé et pris fin en avril 2025 et l’entraînement s’est terminée à la fin du mois de mai 2025.
      • Le gouvernement du Canada a attribué un contrat à CACI International Inc. pour le véhicule CUAS intégré dans le cadre de la phase 2 du projet.
  • Capacités de défense aérienne
    • Ce projet fournira aux FAC la capacité de vaincre les aéronefs à voilure tournante et à voilure fixe ainsi que certains systèmes aériens sans pilote à bord à l’appui de l’opération REASSURANCE.
    • Le projet prévoit l’acquisition de 16 lanceurs, 286 missiles et 16 véhicules, ainsi que le soutien logistique connexe.
    • La plus grande partie de l’instruction est terminée, et le déploiement en Lettonie a déjà commencé.
  • Véhicules tactiques légers (VTL)
    • En juillet 2024, le ministre de la Défense nationale a annoncé que le Canada investirait 35,8 millions de dollars pour fournir 90 VTL au personnel de l’Armée canadienne déployé en Lettonie dans le cadre de l’opération REASSURANCE.
    • La livraison de 28 VTL à la Lettonie a été achevée à l’automne 2024 dans le cadre de la première phase du projet d’amélioration des forces légères (AFL). On s’attend à la livraison de 72 autres véhicules à l’hiver 2026, lesquels seront expédiés à la Lettonie au printemps 2026.

Opération UNIFIER

  • L’opération UNIFIER est la mission d’entraînement militaire et de renforcement des capacités des FAC en Ukraine. Lancée en 2015 à la demande du gouvernement de l’Ukraine à la suite de l’annexion illégale de la Crimée, l’opération UNIFIER a évolué au fil du temps pour répondre aux besoins de l’Ukraine, plus particulièrement à la suite de l’invasion à grande échelle illégale et non provoquée menée par la Russie.

Renforcement des capacités

  • L’Op UNIFIER comprend également l’apport d’un soutien aux divers objectifs de réforme de l’Ukraine, entre autres le renforcement des capacités et la prestation de conseils stratégiques dans le but de renforcer les institutions de défense, notamment d’améliorer la gouvernance et la responsabilité du ministère de la Défense de l’Ukraine, des Forces armées ukrainiennes et des forces de défense concernées.
  • Depuis 2025, le Programme d’instruction et de coopération militaires (PICM) a géré une enveloppe de financement annuelle de 18 millions de dollars en contributions pour les initiatives de renforcement des institutions de défense et de renforcement des capacités de défense en Ukraine.

Soutien à la cyberdéfense

  • Depuis le début du conflit, à la demande du ministère ukrainien de la Défense, les FAC et le Centre de la sécurité des télécommunications renforcent les capacités de cyberdéfense de l’Ukraine.
  • Ce soutien comprend la fourniture d’une expertise en matière de cyberdéfense, du renseignement sur les cybermenaces, d’outils logiciels, de matériel de TI et de solutions d’ingénierie.

Accord bilatéral sur la Coopération en matière de sécurité avec l’Ukraine

  • Le 24 février 2024, le Canada et l’Ukraine ont signé un accord de dix ans sur la coopération en matière de sécurité.
  • Ce partenariat de sécurité stratégique officialise le soutien à long terme du Canada envers l’Ukraine et définit les principaux domaines de coopération et de soutien actuels et futurs. Il sert à jumeler les capacités canadiennes aux besoins de l’Ukraine et met l’accent sur les forces et les domaines d’intérêt du Canada, y compris le déminage; la lutte contre la désinformation; et les femmes, la paix et la sécurité, en plus de l’aide militaire.
  • Lors de sa visite en Ukraine en août 2025, le premier ministre Carney a signé le Plan d’action visant à mettre en œuvre l’Accord et a salué la signature d’une Lettre d’intention entre le ministère de la Défense nationale et le ministère ukrainien de la défense en vue de coproduire du matériel de défense dans les deux pays.

Principaux responsables :

État-major interarmées stratégique; Sous-ministre adjoint (Politiques); Armée canadienne, sous-ministre adjoint (Matériels); Commandement des opérations interarmées du Canada

Rédigé par :

DG – Coordination des politiques : Affaires parlementaires

Date d’approbation :

23 mars 2026

Haut de page


Autochtones

Mobilisation des Autochtones

  • La Défense nationale alloue 1,5 million de dollars par an jusqu'en 2026-2027 dans le cadre du Programme de réconciliation avec les Autochtones.
  • Au cours de l'année financière 2024-2025, le programme a octroyé des fonds à 25 organisations autochtones.
  • De plus, la Défense nationale investit 2,67 milliards de dollars sur 20 ans pour mettre en place un réseau de nœuds et de carrefours de soutien opérationnel du Nord (CSON), comprenant des pistes d'atterrissage, des installations logistiques et des ports maritimes.
  • Les principaux carrefours seront situés à Inuvik, Iqaluit et Yellowknife.
  • Ces sites seront construits spécialement à cet effet ou réaménagés lorsque cela sera possible, et pourraient offrir des avantages communs aux partenaires autochtones ainsi qu'aux organisations fédérales, territoriales et municipales, générant ainsi des retombées multiples pour les communautés du Nord.
  • La Défense nationale collabore activement avec les partenaires autochtones et les communautés du Nord afin de déterminer les investissements qui répondent à la fois aux besoins de la défense et aux priorités locales, notamment en matière de logement, de développement de la main-d'œuvre et de sécurité alimentaire.
  • La Défense nationale, y compris la Garde côtière canadienne, collabore également régulièrement avec ses partenaires inuits par l’intermédiaire du Groupe de travail sur la souveraineté, la défense et la sécurité du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
  • La Garde côtière canadienne participe en outre aux groupes de travail sur l’espace politique et les infrastructures de l’Inuit Nunangat afin de veiller à ce que les points de vue des Inuits soient pris en compte dans l’élaboration des politiques, la planification et les opérations.
Faits en bref

Mobilisation dans la région du Nord et Carrefours de soutien opérationnel du Nord (CSON)

  • Le 6 mars 2025, le ministre de la Défense nationale, conjointement avec le premier ministre du Nunavut, le maire d'Iqaluit et les dirigeants inuits du Nunavut, a annoncé qu'Inuvik, Iqaluit et Yellowknife avaient été retenues comme sites pour le programme des carrefours de soutien opérationnel du Nord (CSON).
  • Le programme de CSON constituera un réseau dispersé de stations logistiques composé de plusieurs carrefours principaux et de terminaux secondaires de soutien opérationnel du Nord, reliés par de multiples axes de transport.
  • Ces carrefours et terminaux étendront la portée opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC), réduiront les contraintes logistiques et renforceront le soutien aux opérations dans le Nord et l'Inuit Nunangat.
  • La Défense nationale collabore avec les gouvernements territoriaux et les partenaires autochtones du Nord afin de déterminer d’autres emplacements pour ces carrefours, y compris des possibilités d’investissements à usages multiples qui profiteraient à la fois aux FAC et aux communautés environnantes.
  • Programme de réconciliation avec les Autochtones (PRA) du ministère de la Défense nationale
  • Dans le cadre du Budget 2022, la Défense nationale s’est vu allouer 6 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2023-2024, afin d’établir le Programme de réconciliation avec les Autochtones (PRA) en tant que programme officiel de subventions et de contributions.
  • Ce programme s’inscrit dans le droit fil de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et favorise une collaboration précoce et respectueuse avec les communautés autochtones.
  • Au cours de l’année financière 2024-2025, le PRA a financé 25 initiatives des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
  • Le prochain cycle de demandes sera ouvert le 1er avril 2026.

Garde côtière canadienne (GCC) – Programme de relations avec les Autochtones

  • Dans le cadre des activités de la GCC, le Programme de relations avec les Autochtones fournit des conseils stratégiques, fondés sur l’expérience opérationnelle, concernant les droits et les intérêts des Premières Nations, des Métis et des Inuits.
  • Ce programme veille au respect par la GCC des traités historiques et modernes, et contribue au respect des obligations de la Couronne, notamment l’obligation de consultation.
Contexte

Stratégie industrielle de défense (SID)

  • La participation des Autochtones sera au cœur de la stratégie du gouvernement visant à mettre en place les infrastructures nécessaires liées à la défense dans le Nord, en veillant à ce que les investissements respectent les droits, favorisent la réconciliation et apportent des avantages concrets et durables aux communautés, notamment grâce à l'amélioration des transports, des communications, de l'énergie et des débouchés commerciaux.
  • Le gouvernement encouragera la participation des Autochtones aux chaînes d’approvisionnement, au développement des infrastructures et à l'approvisionnement, en soutenant les entreprises autochtones par le biais de contrats directs, de partenariats public-privé et d’initiatives d’investissement régionales.
  • La SID accordera également la priorité au bien-être et au développement économique des peuples autochtones, dans le but de renforcer les communautés et de veiller à ce qu’elles jouent un rôle central dans la reconstruction de la base industrielle de défense du Canada.

Représentation des Autochtones au sein des Forces armées canadiennes (FAC)

  • Au 3 décembre 2025, 2,8 % des membres de la Force régulière et de la Première réserve s'identifiaient comme Autochtones, l'objectif étant d'atteindre 3,5 % d'ici 2026.
  • Au 31 décembre 2025, 26,9 % des Rangers canadiens s'identifiaient comme membres des Premières Nations, Inuits ou Métis.
  • La Défense nationale met en œuvre un large éventail de programmes de recrutement proactifs et ciblés visant à accroître la représentation des peuples autochtones au sein des FAC. Ces programmes et initiatives comprennent :
    • Programme d’expérience des Autochtones des FAC
    • Le Programme d’initiation au leadership à l’intention des Autochtones au Collège militaire royal; et
    • Programmes d’instruction d’été de la Première réserve.
  • Ces programmes d'été des FAC destinés aux Autochtones ont donné d'excellents résultats et offrent aux Autochtones des voies précieuses pour explorer ou entamer une carrière militaire. Les programmes d'été destinés aux Autochtones ont enregistré un taux de réussite d'environ 81 % entre 2022 et 2025.

Activités de mobilisation

  • Le Groupe de travail sur la souveraineté, la défense et la sécurité du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne continue de faire progresser les priorités communes en matière de défense, notamment le plan de travail élaboré conjointement et axé sur les infrastructures polyvalentes et l'approvisionnement dans l'Inuit Nunangat.
  • La politique étrangère pour l'Arctique favorise un échange régulier d'informations avec les partenaires autochtones sur l'évolution de la sécurité internationale et les menaces en constante évolution.
  • En 2024, l'Assemblée des conseillers autochtones de l'Équipe de la Défense a été créée pour soutenir les efforts de réconciliation au sein de la Défense et se réunit chaque année.
  • Des comités régionaux sont en cours de mise en place au sein de la Défense nationale afin de soutenir les efforts de mobilisation des Autochtones et de veiller à ce que les préoccupations propres à chaque région soient prises en compte dans la planification.
  • La Marine royale canadienne (MRC) élabore actuellement un Cadre stratégique des relations avec les Autochtones qui servira de guide pour favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones dans le cadre de ses opérations et activités.
  • Dans l’Arctique, la Garde côtière canadienne (GCC) soutient le renforcement des capacités dans l’Inuit Nunangat grâce à un financement de 10 millions de dollars destiné à la capacité d’engagement des Inuits dans le domaine maritime, en élaborant conjointement des mécanismes de gouvernance avec l’ITK et les organisations inuites signataires de traités, et en participant à des groupes de travail clés du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
  • Dans la région centrale, la GCC met en œuvre 24 accords de contribution avec des partenaires autochtones afin de soutenir la formation et le renforcement des capacités en matière de recherche et sauvetage (SAR) et d’intervention environnementale, et d’assurer la sécurité et la sûreté maritimes le long de la frontière canado-américaine grâce à des relations avec les communautés autochtones.

Activités de mobilisation du ministère de la Défense nationale dans la région de l’Atlantique et de l’Est

  • La MRC entretient des relations avec 13 communautés autochtones et avec la Kwilmu’kw Maw-klusuaqn (KMKNO), qui représente les Mi’kmaq de Nouvelle-Écosse.
  • Les discussions portent sur le soutien aux opérations militaires, le partage des détails des projets d’infrastructure, le renforcement des capacités des Autochtones en matière de contrats, l’intégration des savoirs autochtones pour protéger la vie marine et la participation à des cérémonies culturelles dans les établissements de la Défense.
  • Depuis 2022, l’Aviation royale canadienne (ARC) à la 5e Escadre Goose Bay consulte ses partenaires autochtones au sujet de la reprise éventuelle de l’entraînement au vol à basse altitude. D’autres consultations auront lieu dans le cadre d’une proposition préliminaire de vol en mars 2026, qui vise à renforcer la collaboration et à améliorer la communication entre les opérations de la 5e Escadre et les communautés autochtones dont les territoires traditionnels chevauchent la zone d’entraînement. Cette approche vise à relever les défis recensés lors des consultations précédentes.
  • La GCC renforce la préparation aux urgences maritimes en mettant en œuvre 12 accords de financement pluriannuels destinés à soutenir la formation, les exercices et la préparation des Autochtones en matière de recherche et sauvetage (SAR), tout en finançant 9 bateaux gérés par des Autochtones pour des missions de recherche et sauvetage et d'intervention environnementale dans le cadre du Programme de bénévolat des bateaux communautaires autochtones.

Activités de mobilisation du ministère de la Défense nationale dans la région du Pacifique et de l'Ouest

  • La MRC entretient des liens étroits avec les nations Esquimalt, Songhees, Sc’ianew, Snaw-naw-as et T’souke, et développe actuellement de nouveaux partenariats avec 18 autres nations.
  • Les négociations avec l’Association des traités Te’mexw – qui représente les nations Songhees, Sc’ianew, Snaw-naw-as, Malahat et T’souke – touchent à leur fin. Les traités concerneront plusieurs biens immobiliers importants de la Défense nationale situés dans le sud de l’île de Vancouver. Bien que les autorités opérationnelles restent inchangées, le cadre des traités redéfinira la manière dont la Défense nationale collabore avec les nations en matière d’utilisation des terres, d’accès, de responsabilités environnementales et de planification future. La Base des Forces canadiennes Esquimalt élabore actuellement plusieurs accords de collaboration avec certaines de ces nations afin de mieux définir la manière dont les activités de la Défense nationale seront menées à l’avenir sur leurs terres visées par les traités.
  • La Défense nationale a établi des protocoles de communication avec les nations Tl’esqox et T’Souke et s’efforce de conclure des accords similaires avec deux autres nations concernant les terrains de la zone d’entraînement de la Colombie-Britannique centrale destinés à l’Armée canadienne.
  • L'ARC, à la 19e Escadre Comox, collabore avec la Première Nation K’omoks afin de sensibiliser davantage son personnel aux questions autochtones et de cultiver une relation de travail positive avec cette Première Nation. Elle travaille également avec les Premières Nations locales pour les sensibiliser aux futures possibilités d'approvisionnement liées à la 19e Escadre.
  • L'ARC collabore activement avec la Nation K’omoks concernant la cession-bail des terres de Goose Spit situées à la Base des Forces canadiennes Comox, comme le prévoit le traité paraphé par la Nation. Cette collaboration porte sur un large éventail de priorités communes, notamment les avantages mutuels liés aux biens de la Défense, le soutien aux activités militaires, les protocoles de communication, les consultations précoces sur les infrastructures, le renforcement des capacités, l’atténuation des impacts sur les mammifères marins (y compris les orques résidentes du sud, une espèce menacée) et les poissons, l’accès des Autochtones pour leurs pratiques traditionnelles, ainsi que la sécurité maritime et les interventions d’urgence.
  • La GCC continue de développer des relations de collaboration à long terme avec ses partenaires autochtones. Cela comprend notamment la mise en place d’un partenariat générationnel avec la bande indienne de Musqueam dans le cadre de l’Accord d'intendance et de gestion maritime Canada-Musqueam, d’une durée de 25 ans, le soutien à l’Accord-cadre de réconciliation pour la gestion et la protection des océans à l'échelle biorégionale conclu avec 14 nations de la côte Nord, ainsi que la création de la première section auxiliaire de la GCC dirigée par des Autochtones afin de renforcer les interventions d’urgence en mer dans les zones côtières isolées.

Principaux responsables :

Commandement du personnel militaire, sous-ministre adjoint (Politiques), sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), sous-ministre adjoint (Matériels), Armée canadienne et Marine royale canadienne, Garde côtière canadienne, Chef – Conduite professionnelle et culture

Rédigé par :

DG Coordination des politiques, Affaires parlementaires

Date d’approbation :

Le 10 mars 2026

Haut de page


Centre de la sécurité des télécommunications

Mandat du Centre de la sécurité des télécommunications Canada

Question : Quel est le mandat du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST)?

  • Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) est l’organisme national de cryptologie du Canada responsable du renseignement électromagnétique étranger, de la cybersécurité et des cyberopérations étrangères.
  • Le CST est un organisme autonome qui relève du ministre de la Défense nationale et l’un des principaux membres de la collectivité de la sécurité et du renseignement du Canada.
  • Le CST chapeaute le Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité) - l’organe opérationnel et technique du Canada pour la cybersécurité et l’assurance de l’information.
  • Le mandat intégré du CST représente un avantage stratégique. En regroupant les volets du mandat touchant le renseignement étranger et la cybersécurité, le CST peut détecter les menaces plus rapidement, acquérir une compréhension approfondie des adversaires et lancer des interventions coordonnées dans le but de protéger les intérêts de la population canadienne.
  • Le CST réalise ses activités en faisant preuve d’une intégrité sans faille et en respectant les normes les plus élevées en matière de respect de la loi, d’éthique, de valeurs et de protection de la vie privée des Canadiennes et Canadiens.
  • Le CST reste fidèle à son engagement à défendre le Canada contre les menaces étrangères hostiles tout en servant les intérêts stratégiques, économiques et commerciaux ainsi que les intérêts en matière de sécurité, de défense et de politiques étrangères du pays.

Si l’on insiste sur le renseignement électromagnétique étranger :

  • Le CST recueille du renseignement électromagnétique étranger (SIGINT) afin de fournir de l’information pertinente et opportune sur les menaces étrangères.
  • Le renseignement du CST est orienté par les priorités en matière de renseignement approuvées par le Cabinet, ce qui permet d’assurer que le travail du CST soutient directement les objectifs les plus importants du Canada en ce qui concerne la sécurité nationale, la défense et les politiques étrangères.
  • Ces priorités comprennent la sécurité économique, les affaires diplomatiques, l’extrémisme violent, l’ingérence étrangère, les cybermenaces, la souveraineté dans l’Arctique, le soutien aux opérations militaires et plus encore.

Si l’on insiste sur la cybersécurité et l’assurance de l’information :

  • Le CST protège les réseaux et les systèmes d’importance nationale du gouvernement du Canada en mettant à profit des outils et de l’expertise techniques avancés en matière de cybersécurité qui lui permettent de détecter les cybermenaces, de mener des enquêtes connexes et de les atténuer.
  • À titre d’autorité nationale en matière de sécurité des télécommunications (COMSEC), le CST joue un rôle essentiel dans la protection (par le chiffrement) des renseignements et des données les plus classifiés du gouvernement du Canada, pour s’assurer que le gouvernement et les partenaires de l’industrie déploient de l’équipement dont l’utilisation est approuvée et efficace pour protéger les renseignements du Canada.
  • Le CST se prépare en prévision de l’avenir en développant des mécanismes de chiffrement à résistance quantique pour garder une longueur d’avance sur les nouvelles menaces.

Si l’on insiste sur les cyberopérations étrangères :

  • Le CST mène également des cyberopérations étrangères qui permettent de faire progresser les intérêts canadiens et de relever certains des défis les plus complexes auxquels le Canada est confronté en matière de défense nationale et de sécurité, y compris les menaces qui pèsent sur notre sécurité économique.
  • Chaque cyberopération étrangère doit respecter des balises strictes sur le plan juridique et est examinée pour veiller à ce qu’elle soit alignée sur les intérêts nationaux du Canada et respecte les droits et la vie privée des Canadiennes et Canadiens.

Si l’on insiste sur l’assistance technique et opérationnelle :

  • Les capacités techniques et opérationnelles spécialisées du CST appuient d’autres organismes fédéraux dans leurs efforts visant à assurer la sécurité de la population canadienne.
  • À titre d’exemple, le CST est autorisé à prêter assistance, sur demande, au ministère de la Défense nationale (MDN) et aux Forces armées canadiennes (FAC), ainsi qu’aux organismes fédéraux chargés de la sécurité et de l’application de la loi tels que la GRC, le SCRS et l’ASFC dans la conduite des activités qu’ils réalisent en vertu de leurs mandats respectifs.

Si l’on insiste sur le fait de diriger les activités contre des Canadiennes ou Canadiens :

  • Le CST n’est pas autorisé à diriger ses activités contre des Canadiennes ou Canadiens ou des personnes se trouvant au Canada. Toutes les activités sont menées dans le respect le plus strict des lois canadiennes et font l’objet d’une surveillance rigoureuse afin de protéger la vie privée et les droits de la population canadienne.
Contexte
  • Le mandat et les pouvoirs du CST sont définis dans la Loi sur le Centre de la sécurité des télécommunications (Loi sur le CST). Cette loi est entrée en vigueur en août 2019.
  • Le mandat du CST est détaillé dans la Loi sur le Centre de la sécurité des télécommunications (Loi sur le CST) et comporte cinq volets :
    • le renseignement électromagnétique étranger;
    • la cybersécurité et l’assurance de l’information;
    • les cyberopérations actives;
    • les cyberopérations défensives;
    • l’assistance technique et opérationnelle aux partenaires fédéraux.

Principaux responsables :

Centre de la sécurité des télécommunications Canada

Date d’approbation :

janvier 2026

Haut de page

Souveraineté et sécurité de l’Arctique

Question : Que fait le gouvernement pour assurer la sécurité et la souveraineté dans l’Arctique?

  • Le gouvernement du Canada prend des mesures décisives afin d’assurer la sécurité et la souveraineté dans l’Arctique.
  • En tant que l’un des principaux organismes de sécurité et de renseignement du Canada, le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) joue un rôle essentiel dans la protection de l’Arctique : il collabore avec ses partenaires nationaux et internationaux pour protéger l’une des régions les plus importantes au monde sur le plan stratégique et appuie la souveraineté de l’Arctique et la défense continentale.
  • Le CST fournit du renseignement étranger afin d’accroître la connaissance de la situation et d’éclairer la prise de décisions stratégiques à l’échelle du gouvernement. Ce renseignement comprend des détails concernant les intentions politiques des États étrangers, leurs capacités militaires, leurs progrès technologiques, leurs intérêts économiques et les activités de recherche qui ont lieu dans l’Arctique.
  • Le CST fournit du renseignement sur mesure aux Forces armées canadiennes, à la Marine royale canadienne et à l’Aviation royale canadienne, notamment sur les aéronefs russes et les menaces navales, avec le soutien du NORAD.
  • Par l’intermédiaire de son Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité), le CST a déployé des capteurs dans le but de protéger les cybersystèmes d’institutions non fédérales à priorité élevée telles que les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et du Yukon.
  • Le Centre pour la cybersécurité collabore également avec des partenaires dans le Nord, notamment des fournisseurs d’infrastructures essentielles et d’autres systèmes d’importance comme des aéroports et des universités, afin de leur offrir des avis et des conseils et d’aider à hausser la barre en matière de cybersécurité.
  • Par ailleurs, le CST est un important partenaire dans la mise en œuvre de la nouvelle Politique étrangère du Canada pour l’Arctique, en comblant les lacunes au chapitre du renseignement et en faisant face aux menaces complexes qui ciblent l’Arctique.
  • Les partenariats sont essentiels à cette mission, et le CST a pris d’importantes mesures pour accroître la collaboration, notamment :
    • soutenir les FAC dans leurs activités de surveillance et de suivi des menaces d’adversaires étrangers dans la région de l’Arctique;
    • coprésider le Groupe de coordination du renseignement sur l’Arctique, aux côtés du Bureau du Conseil privé (BCP), afin de coordonner les activités liées à la sécurité dans l’Arctique pour le gouvernement du Canada;
    • diriger des discussions lors de conférences et de forums nationaux et internationaux axés sur les enjeux dans l’Arctique et les régions polaires;
    • organiser une conférence en personne à Ottawa dans le cadre d’un forum international sur le renseignement électromagnétique concernant les deux régions polaires.

Le CST poursuit ses investissements dans les capacités de renseignement et de cyberdéfense, et dans la modernisation de ces capacités, en vue de satisfaire aux besoins croissants en matière de sécurité dans l’Arctique et de faire progresser les partenariats en matière de cyberdéfense, de sécurité économique et de lutte contre l’ingérence étrangère.

Si l’on insiste sur le nombre de rapports de renseignement que le CST a fourni sur l’Arctique :

  • Dans la dernière année, le CST a transmis plus de 200 rapports de renseignement portant sur la sécurité dans l’Arctique à 20 ministères du gouvernement du Canada ainsi qu’à des alliés internationaux.
  • Ces rapports ont fourni des renseignements essentiels sur les intentions politiques, les capacités militaires, les progrès technologiques, les intérêts économiques et les activités de recherche des États étrangers dans la région.

Principaux responsables :

Centre de la sécurité des télécommunications Canada

Date d’approbation :

Mars 2026

Haut de page

Cybersécurité et capacités cybernétiques

Question : Que fait le gouvernement fédéral pour protéger la cybersécurité du Canada et les Canadiennes et Canadiens contre les menaces pour la cybersécurité?

  • La cybersécurité est un pilier de l’avenir du Canada : elle est à la base de notre économie numérique, assure notre sécurité personnelle et renforce notre résilience nationale.
  • Le gouvernement fédéral renforce activement la cyberrésilience nationale en faisant la promotion de pratiques exemplaires dans l’ensemble des secteurs, ce qui habilite les Canadiennes et Canadiens à assurer leur sécurité en ligne et protège notre espace numérique.
  • Chaque jour, le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) met à profit l’ensemble de son mandat pour défendre le Canada contre les cybermenaces.
  • Le Centre canadien pour la cybersécurité, qui fait partie du CST, dirige l’intervention du gouvernement en cas de cyberincident en offrant des conseils spécialisés et en déployant des cybercapacités avancées en vue de protéger les infrastructures numériques du Canada ainsi que les Canadiennes et Canadiens.
  • La cybersécurité exige un effort de l’ensemble de la société. Nous travaillons étroitement avec les provinces, les territoires, les communautés autochtones, les petites entreprises et les exploitants d’infrastructures essentielles pour renforcer nos défenses collectives.
  • Nous collaborons avec des partenaires de l’industrie pour échanger du renseignement sur les menaces et prévenir les cyberincidents dans tous les secteurs essentiels du Canada.
  • Les entreprises canadiennes touchées par un cyberincident doivent le signaler immédiatement au Centre pour la cybersécurité.
  • En février 2025, le gouvernement du Canada a lancé la Stratégie nationale de cybersécurité (SNCS) – un plan à long terme visant à relever les défis en matière de cybersécurité du Canada grâce à des partenariats stratégiques avec les provinces, les territoires, les forces de l’ordre, l’industrie, le milieu universitaire et la société civile.
  • Dans le cadre de la SNCS, le gouvernement du Canada a établi le Collectif canadien de cyberdéfense (CCCD) – un organisme de mobilisation multipartite qui renforce la préparation nationale en matière de cybersécurité en échangeant du renseignement et en coordonnant les pratiques exemplaires.
  • Les lois sur la cybersécurité, telles que le projet de loi C-8 (Loi concernant la cybersécurité), sont essentielles afin de doter le gouvernement des outils pour protéger les Canadiennes et Canadiens de même que pour sécuriser les infrastructures essentielles.
  • La collaboration avec les alliés internationaux renforce la cybersécurité du Canada et permet d’augmenter notre capacité à détecter et à contre les menaces étrangères grâce au renseignement échangé, aux opérations conjointes et aux stratégies coordonnées de défense.

Si l’on insiste sur le nombre d’incidents auquel fait face le gouvernement du Canada :

  • Tous les jours, le gouvernement du Canada est confronté à des cybermenaces. En 2024-2025, le Centre pour la cybersécurité est intervenu dans 2 500 incidents de cybersécurité : 1 100 incidents ont ciblé des institutions fédérales et 1 400 ont touché des partenaires des infrastructures essentielles.
  • Ces chiffres ne reflètent que les cas les plus sérieux nécessitant une intervention directe. Des milliers d’autres menaces sont bloquées automatiquement ou atténuées par des systèmes de cyberdéfense proactifs. Si l’on insiste sur les raisons pour lesquelles un incident devrait être signalé :
  • Le Centre pour la cybersécurité peut fournir des conseils spécialisés pour aider à contrôler un incident, à limiter les dommages et à atténuer l’incident.
  • Le signalement opportun permet d’intervenir rapidement et de réduire l’incidence sur les systèmes.
  • Il permet au Centre pour la cybersécurité de brosser un portrait plus détaillé des tendances émergentes concernant les menaces à l’échelle du pays.
  • L’information anonymisée sur une menace permet d’avertir les parties prenantes afin qu’elles puissent prendre des mesures préventives.
  • Les incidents signalés peuvent aider à élaborer des politiques, des outils et des lois afin de mieux répondre aux menaces en évolution.

Coordonnées du Centre pour la cybersécurité :

Si l’on insiste au sujet de l’informatique quantique :

  • L’informatique quantique représente un défi stratégique pour la cybersécurité du Canada.
  • Le gouvernement du Canada se prépare de façon proactive à cette transformation en lançant une feuille de route pour la transition à la cryptographie post-quantique, pour veiller à ce que nos systèmes demeurent sécurisés dans un avenir qui sera axé sur l’informatique quantique.

Si l’on insiste au sujet de la menace quantique :

  • Les adversaires recueillent déjà des données chiffrées dans le but de les déchiffrer lorsque les ordinateurs quantiques seront suffisamment puissants. Ce type de menace se nomme « récolter maintenant, déchiffrer plus tard ».
  • Le Centre canadien pour la cybersécurité dirige la transition à la cryptographie post-quantique (CPQ) et travaille avec des ministères fédéraux et des partenaires internationaux pour mettre en œuvre des normes connexes d’ici 2035.

Si l’on insiste au sujet des cyberopérations :

  • Les cyberopérations étrangères sont un élément clé de la défense nationale. Elles jouent un rôle essentiel pour dissuader et contrer les menaces étrangères qui pèsent sur les intérêts canadiens.
  • La mise à jour de la politique de défense du Canada pour 2024 (Notre Nord, fort et libre) s’est efforcée d’améliorer les cybercapacités des Forces armées canadiennes, y compris la création d’un cybercommandement des FAC et des opérations conjointes avec le CST.
  • Toutes les cyberactivités sont menées conformément à la Charte ainsi qu’aux lois canadiennes et internationales afin d’assurer la transparence, la responsabilisation et le respect des droits.

Si l’on insiste au sujet de l’incidence des cyberopérations étrangères :

  • Les cyberopérations étrangères du Canada, dirigées par le CST, ont perturbé les activités d’espionnage, dégradé les cyberinfrastructures malveillantes, contré la désinformation étrangère et protégé la population canadienne de l’extrémisme violent. Ces opérations s’appuient sur le renseignement étranger et font l’objet d’une surveillance juridique rigoureuse, y compris des examens par le commissaire au renseignement et l’OSSNR.

Si l’on insiste au sujet des alliés que le Canada a appuyés en matière de cyberdéfense :

  • Le Canada a fourni un soutien en matière de cyberdéfense à ses principaux alliés, y compris l’Ukraine, la Lettonie et des partenaires de l’OTAN, ce qui comprend l’échange de renseignement sur les menaces, le déploiement de capacités défensives et la contribution aux opérations conjointes.
  • Par l’entremise de la collectivité des cinq, nous entretenons des liens opérationnels serrés avec les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, notamment par l’échange de technologies et la coordination de missions de cyberdéfense. La technologie liée aux capteurs au niveau de l’hôte du Canada, par exemple, a été adoptée par le National Cyber Security Centre du Royaume-Uni pour protéger les systèmes du gouvernement britannique.

Si l’on insiste au sujet de la collaboration avec des partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux :

  • En septembre 2025, le CST a assisté au symposium des ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux du Canada sur la confiance numérique et la cybersécurité, qui s’est déroulé à Kananaskis, en Alberta.
  • Pendant le symposium, les gouvernements d’un océan à l’autre ont signé une entente de collaboration multilatérale liée à la cybersécurité dans le but de mieux protéger les infrastructures essentielles du Canada et les renseignements personnels de la population canadienne.
  • Cette entente innovante vise à établir une collectivité d’échange d’information pour faciliter l’échange de technologies, d’expertise et d’information confidentielles et NON CLASSIFIÉ. Le Centre pour la cybersécurité est fier de jouer un rôle de premier plan dans la réalisation de l’objectif de cette entente.
  • Les ministres ont également souligné l’importance d’organiser un exercice de simulation pancanadien afin d’augmenter la résilience du Canada aux cyberattaques.
Faits en bref

Cadre juridique et pouvoirs

  • Le CST est l’organisme de renseignement électromagnétique étranger ainsi que l’autorité technique en matière de cybersécurité et d’assurance de l’information au Canada.
  • La Loi sur le CST autorise l’organisme à réaliser deux types de cyberopérations étrangères : des cyberopérations actives et des cyberopérations défensives.
  • Les cyberopérations défensives permettent au CST de prendre des mesures en ligne pour défendre le Canada contre les cybermenaces étrangères, comme désactiver un serveur étranger ciblant des réseaux canadiens.
  • Ces opérations peuvent également protéger les systèmes désignés par le ministre de la Défense nationale, y compris les réseaux énergétiques, les télécommunications, les soins de santé, les services bancaires et l’infrastructure électorale.
  • Les cyberopérations actives permettent au CST de perturber les menaces étrangères, comme les groupes terroristes, les cybercriminels, les organismes de renseignement hostiles et les pirates informatiques financés par un État.
  • Les cyberopérations doivent se rapporter aux affaires internationales, à la défense ou à la sécurité et être menées conformément au droit canadien et international.
  • Les cyberopérations nécessitent une autorisation ministérielle en vertu de la Loi sur le CST, avec la consultation ou le consentement du ministre des Affaires étrangères, selon le type d’opération (les cyberopérations actives exigent le consentement, tandis que les cyberopérations défensives nécessitent une consultation).
  • Les activités du CST ne doivent pas viser des Canadiennes ou Canadiens ni toute personne se trouvant au Canada.
  • Les cyberopérations du Canada sont régies par un cadre solide d’examen indépendant, de surveillance interne et de conformité opérationnelle.
  • Les opérations sont assujetties à un système de contrôle, y compris des règles d’engagement, des protocoles de ciblage et des évaluations des dommages collatéraux.

Capacités opérationnelles et cyberdéfense

  • L’expertise technique et cybernétique du CST permet de repérer, d’anticiper et de contrer les cybermenaces graves et persistantes.
  • Le Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité) regroupe les principales unités de cybersécurité sous un même toit, offrant des conseils spécialisés et du soutien opérationnel.
  • Le Centre pour la cybersécurité protège les systèmes du gouvernement du Canada à l’aide d’outils comme des capteurs qui détectent les activités malveillantes sur les réseaux et dans les environnements infonuagiques.
  • En 2024-2025, le Centre pour la cybersécurité a donné suite à 1 155 incidents de cybersécurité signalés par les institutions fédérales.
  • Le Centre pour la cybersécurité appuie les communications sécurisées, effectue des évaluations de l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement et surveille les menaces qui pèsent sur les projets prioritaires du gouvernement.
  • Le CST et les Forces armées canadiennes (FAC) travaillent en collaboration sur des cybercapacités spécialisées et des opérations conjointes.
  • Les cyberopérations conjointes du CST et des FAC sont menées en vertu de la Loi sur le CST, de la prérogative de la Couronne et de la Loi sur la défense nationale.

Partenariats stratégiques et collaboration

  • Le Centre pour la cybersécurité collabore avec des partenaires de l’industrie afin d’échanger des renseignements sur les menaces et de prévenir les cyberincidents.
  • Il établit des partenariats stratégiques avec les exploitants d’infrastructures essentielles pour échanger du renseignement et intégrer des technologies de cyberdéfense.
  • En 2024-2025, le Centre pour la cybersécurité a collaboré avec des opérateurs de réseaux mobiles et des spécialistes mondiaux pour améliorer la résilience du réseau 5G.
  • Le Centre pour la cybersécurité a pris part à plus de 200 présentations auxquelles ont participé des secteurs des infrastructures essentielles comme l’énergie, la santé, les finances et les télécommunications.
  • Il a également mené 13 exercices de simulation et 7 séances d’information techniques sur des sujets comme l’intelligence artificielle, les menaces quantiques et la cybercriminalité.
  • Le Centre pour la cybersécurité a effectué 1 371 évaluations des risques liés à la chaîne d’approvisionnement, évaluant les vulnérabilités techniques et les pratiques des fournisseurs.
  • Il collabore de plus en plus avec les provinces, les territoires et des partenaires du secteur privé sur les risques liés à la chaîne d’approvisionnement.

Stratégie nationale de cybersécurité (SNCS)

  • En février 2025, le gouvernement du Canada a publié sa nouvelle Stratégie nationale de cybersécurité (SNCS).
  • La SNCS énonce le plan à long terme visant à établir des partenariats avec les provinces, les territoires, les organismes d’application de la loi, l’industrie, les communautés autochtones et le milieu universitaire.
  • Elle est guidée par deux principes : la mobilisation à l’échelle de la société et le leadership agile.
  • Elle met l’accent sur trois piliers, soit protéger les Canadiennes et Canadiens et les entreprises, faire du Canada un chef de file mondial en matière de cybersécurité et perturber les auteurs de cybermenace.
  • Le CCCD aide les infrastructures essentielles, les entreprises et les Canadiennes et Canadiens à profiter de la communication de renseignement et de pratiques exemplaires, afin d’améliorer la capacité du Canada de prévenir les cyberattaques et d’y réagir, et de créer un environnement numérique plus sécuritaire pour la population canadienne.
  • Le Centre pour la cybersécurité, qui fait partie du CST, assure un leadership opérationnel dans le CCCD. Il favorise l’engagement avec les exploitants d’infrastructures essentielles et les partenaires de l’industrie, communique du renseignement exploitable sur les menaces et fait la promotion de pratiques exemplaires pour renforcer la cyberrésilience du Canada.
  • Le CST a reçu un financement de 4,1 M$ en 2025-2026 et de 6,9 M$ en 2026-2027 pour la mise en œuvre du CCCD.

Mobilisation et soutien du public

  • Le Centre pour la cybersécurité fournit aux Canadiennes et Canadiens et aux entreprises une source fiable d’avis et de conseils en matière de cybersécurité.
  • Il aide les institutions fédérales à intervenir en cas d’incident et à accroître leur cyberrésilience.
  • En 2024-2025, le Centre pour la cybersécurité a travaillé avec 150 organisations fédérales et a donné des séances d’information aux ministères qui risquaient le plus de faire l’objet de cybermenaces.
  • Il a offert 38 séances d’information bimensuelles sur les menaces à plus de 600 professionnels des TI dans les secteurs des infrastructures essentielles.
  • Le Centre pour la cybersécurité exhorte les entreprises canadiennes touchées par des cybermenaces à communiquer avec lui au numéro sans frais (1-833-CYBER-88), par courriel (contact@cyber.gc.ca) ou sur le site Web Centre canadien pour la cybersécurité.

Principaux responsables :

Centre de la sécurité des télécommunications Canada

Date d’approbation :

Mars 2026

Haut de page

Investissements en matière de défense et souveraineté numérique

Question : Que fait le CST avec les investissements en défense récemment annoncés?

  • Nous vivons à une époque où la technologie évolue rapidement, où les chaînes d’approvisionnement sont plus complexes que jamais et où la situation géopolitique connaît de grands bouleversements.
  • Le budget de 2025 comprend plusieurs investissements importants qui appuient directement la mission du Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) et ses priorités stratégiques à long terme.
    • Ces investissements confirment le rôle essentiel du CST dans la défense de l’infrastructure numérique du Canada et dans la protection de la sécurité nationale, alors que le contexte mondial est de plus en plus complexe.
    • Chaque dollar fourni au CST renforce l’engagement du Canada envers l’OTAN.
  • Afin d’appuyer encore plus la défense du pays, le gouvernement du Canada a annoncé l’octroi, en juin 2025, de fonds au ministère de la Défense nationale (MDN) et au CST afin de leur permettre d’améliorer leurs outils, leurs capacités et leurs fondations numériques pour le soutien opérationnel.
    • Le CST a cherché à obtenir 370,1 millions de dollars dans le Budget supplémentaire des dépenses A, qui fait partie des investissements en défense du Canada. Ces fonds fourniront des solutions résilientes canadiennes visant à protéger les renseignements, les communications et les opérations les plus sensibles du pays.
  • Par ailleurs, dans le Budget supplémentaire des dépenses B, le CST a demandé une augmentation nette du financement de 70 millions de dollars, ce qui comprend :
    • un report de fonds de 22,5 millions de dollars provenant des exercices 2023-2024 et 2024-2025 pour le projet lié au Programme canadien de modernisation cryptographique (PCMC);
    • des fonds de 9,5 millions de dollars associés à la présentation au Conseil du Trésor (CT) pour le projet de la phase 2B de l’Infrastructure classifiée de gestion de la sécurité (ICGS);
    • une augmentation nette du financement de 38 millions de dollars découlant de six transferts interministériels.
  • Ces investissements permettront aussi au CST d’accroître ses capacités de façon à pouvoir accéder en temps opportun à l’information sensible essentielle à la réalisation de sa mission, en tirant parti des avancées technologiques dont nos adversaires se servent.
  • Les technologies émergentes, y compris l’intelligence artificielle et l’informatique quantique, sont des capacités essentielles que le Canada doit développer pour remplir ses objectifs en matière de défense, de sécurité et d’affaires internationales.
  • L’un des éléments clés de cette stratégie en matière de défense du gouvernement consiste, pour le CST, à renforcer et à moderniser les systèmes essentiels du gouvernement du Canada qui servent à chiffrer et à sécuriser les communications, l’information et les opérations les plus sensibles du pays.
  • Cet investissement numérique fondamental appuiera la prestation de solutions résilientes et souveraines canadiennes afin de protéger l’intégrité des opérations et des services classifiés, ainsi que d’augmenter l’interopérabilité au Canada et avec les partenaires en renseignement de la collectivité des cinq.
  • La souveraineté numérique est essentielle pour protéger les intérêts nationaux, préserver les données sensibles, assurer la protection de la vie privée et maintenir l’autorité sur les actifs numériques.
  • Ce n’est pas seulement une question de sécurité; il s’agit aussi de possibilités économiques. En investissant dans l’infrastructure souveraine et des technologies de source ouverte, le Canada vise à favoriser une économie numérique concurrentielle qui appuie les entreprises et les talents canadiens.
  • Le gouvernement du Canada continue de consulter les leaders de l’industrie afin d’élaborer un cadre de souveraineté numérique qui tire parti de l’innovation nationale dans ses solutions numériques.

Si l’on insiste à propos de la relation avec les organismes de la collectivité des cinq :

  • L’alliance de la collectivité des cinq est un partenariat fort et précieux entre les équipes responsables du renseignement, de la cyberdéfense et des armées de chaque pays partenaire.
  • Le CST est un partenaire de confiance qui contribue activement aux efforts de la collectivité des cinq.
  • La collaboration avec des pays qui partagent des idées similaires est essentielle afin de protéger les normes, les valeurs et les principes communs, ainsi que la souveraineté du pays.
  • Les partenaires de la collectivité des cinq s’efforcent ensemble d’améliorer activement l’interopérabilité, les capacités générales et l’efficacité de la modernisation conjointe dans le cyberespace.
Faits en bref
  • Le Canada n’est pas à l’abri des menaces visant ses infrastructures numériques. À mesure que de nouvelles technologies émergent et que nos adversaires mettent au point de nouvelles techniques, nous devons investir pour tirer parti de ces nouvelles capacités et sécuriser nos infrastructures numériques.
  • Les nouveaux investissements en défense permettront de moderniser les systèmes de niveau Très secret du Canada qui appuient la défense nationale, la sécurité et les affaires internationales.
  • Ils comprendront des investissements essentiels dans l’écosystème de niveau Très secret du Canada, dont le Réseau canadien Très secret, l’intelligence artificielle et la cryptographie.
  • Ces investissements renforcent la souveraineté et la sécurité du Canada, assurent la protection de l’information sensible du pays et positionnent le Canada comme partenaire de confiance au sein de la collectivité internationale de la défense et du renseignement.

Environnement de menace

  • L’environnement numérique du Canada est de plus en plus exposé aux adversaires et aux avancées technologiques, comme l’informatique quantique.
  • Le CST s’attend à ce que, dès les années 2030, les ordinateurs quantiques deviennent assez puissants pour percer la cryptographie utilisée pour sécuriser les communications partout dans le monde.
  • Le gouvernement du Canada s’appuie sur la cryptographie pour protéger l’information, les communications et les systèmes de TI sensibles contre les cybermenaces et les accès non autorisés.
  • Pour faire face à cette réalité, le Canada, de concert avec ses partenaires de la collectivité des cinq, continue de moderniser et de renforcer ses opérations et ses services dans l’environnement de niveau Très secret.
  • Les investissements récents en défense appuieront la prestation de solutions canadiennes résilientes et souveraines visant à renforcer la sécurité, l’interopérabilité et l’intégrité des opérations et services classifiés.

Budget supplémentaire des dépenses (C)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) pour l’exercice 2025-2026 a été déposé à la Chambre des communes le 12 février 2026.
  • Le ministère de la Défense nationale a demandé un milliard de dollars, ce qui comprend 560,9 millions de dollars destinés à des projets dans les Fonds d’investissement en immobilisations, 313,7 millions de dollars pour le projet Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol et 127,3 millions de dollars pour l’élargissement du rôle de sécurité de la Garde côtière canadienne.
  • Le Secrétariat du Conseil du Trésor a demandé un milliard de dollars pour accélérer les dépenses liées à la défense et à la sécurité nationale.
  • Le Budget supplémentaire des dépenses (C) du CST pour l’exercice 2025-2026 représente une baisse nette du financement de 448,5 k$ découlant de deux transferts interministériels :
    • un transfert de 23,5 k$ à Affaires mondiales Canada (AMC) en lien avec les Directives sur le service extérieur (DSE);
    • un transfert de 425 k$ au Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) pour appuyer le Programme de la fonction de contrôleur.
  • Une liste des Affectations bloquées dans les autorisations votées est également incluse dans les épreuves en page du Budget supplémentaire des dépenses (C) et indique un transfert du CST totalisant 22,5 k$ destiné au Bureau de la collectivité des communications.

Budget supplémentaire des dépenses (B)

  • Le Budget supplémentaire des dépenses (B) pour l’exercice 2025-2026 a été déposé à la Chambre des communes le 7 novembre 2025.
  • Dans ce budget, le CST a demandé une augmentation nette du financement de 70 millions de dollars. Voici les détails connexes :
  • Fonds de 9,5 M$ pour le projet de la phase 2B de l’ICGS afin d’appuyer le développement et la mise en œuvre de capacités cryptographiques dans le cadre du projet PCMC.
    • La phase 2B de l’ICGS vise le remplacement de l’infrastructure cryptographique de base vieillissante du gouvernement du Canada (GC) et finalise le développement et la mise en œuvre de nouveaux systèmes de gestion des clés cryptographiques qui sont nécessaires à la protection des communications et de l’information du GC et des Forces armées canadiennes.
  • Report de fonds de 22,5 M$ des exercices 2023-2024 et 2024-2025 pour le projet lié au Programme canadien de modernisation cryptographique (PCMC) afin de réorienter les fonds inutilisés selon les nouvelles échéances du projet.
    • Ces fonds serviront à consolider le PCMC afin de moderniser l’infrastructure et l’équipement cryptographiques vieillissants du gouvernement du Canada, en vue de protéger l’information classifiée et de maintenir la capacité du Canada à établir des communications sécurisées tant à l’échelle nationale qu’internationale.
  • Augmentation nette du financement de 38 M$ découlant de six transferts interministériels :
    1. Transfert de 30 M$ du ministère de la Défense nationale (MDN) se rapportant à des services de soutien en matière de gestion de l’information et de technologies de l’information (GI/TI) :
      • 17,2 M$ pour la convergence du réseau Très secret;
      • 12,8 M$ pour le soutien en GI/TI offert au Commandement des cyberopérations des Forces armées canadiennes.
    2. Transfert de 6,5 M$ du MDN concernant le projet de la phase 2B de l’ICGS.
    3. Transfert de 2,9 M$ de Services partagés Canada en soutien au programme de communications sécurisées pour le leadership national (PCSLN).
      • Ce programme fournit des services de téléphonie mobile sécurisés aux ministres et aux hautes et hauts fonctionnaires. Le PCSLN est une initiative conjointe du Bureau du Conseil privé, du CST et de Services partagés Canada qui vise la mise en place d’un moyen de communication moderne, mobile et sécurisé pour les ministres et les hautes et hauts fonctionnaires jusqu’au niveau SECRET.
    4. Transfert de 806 k$ à Affaires mondiales Canada en lien avec les Directives sur le service extérieur.
      • AMC est l’un des fournisseurs de services communs pour les opérations étrangères du gouvernement du Canada. AMC reçoit une compensation pour pallier l’augmentation des coûts d’opérations qu’il subit en raison du déploiement de personnel par d’autres ministères dans le cadre de missions et dans des bureaux de liaison canadiens.
    5. Transfert de 493 k$ à la Gendarmerie royale du Canada en lien avec les vérifications d’antécédents criminels.
    6. Transfert de 150 k$ à Emploi et Développement social Canada pour appuyer Horizon de politiques Canada.
      • Horizons de politiques Canada est le centre d’excellence en prospective du gouvernement du Canada. Le but d’Horizons de politiques Canada est d’aider à renforcer les processus décisionnels du gouvernement du Canada par l’intégration d’une optique axée sur l’avenir.

Réseau canadien Très secret (RCTS)

  • La collectivité canadienne de la sécurité et du renseignement est composée de plusieurs collectivités distinctes, mais interreliées : renseignement, application de la loi, défense, sécurité et affaires étrangères.
  • Le fonctionnement efficace et efficient de la collectivité de la sécurité et du renseignement se fonde sur le principe que les bonnes personnes reçoivent la bonne information de façon sécurisée et opportune, et ce, dans le but de prendre des mesures décisives et opportunes.
  • Le Réseau canadien Très secret (RCTS) permet de communiquer de l’information de niveau Très secret au sein de la collectivité de la sécurité et du renseignement. Le CST exploite le RCTS.
  • Le RCTS permet aussi aux clientes et clients répartis à l’échelle du gouvernement du Canada et de la collectivité des cinq d’avoir accès aux rapports de renseignement du CST.

Principaux responsables :

Centre de la sécurité des télécommunications Canada

Date d’approbation :

Mars 2026

Haut de page

Technologie émergente

Question : Que fait le gouvernement pour suivre le rythme des nouvelles technologies?

  • Le gouvernement du Canada modernise ses infrastructures numériques et renforce ses capacités nationales pour répondre à l’évolution rapide des technologies comme l’intelligence artificielle (IA), l’informatique quantique et le chiffrement avancé.
  • Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CST) joue un rôle central dans ces efforts en fournissant des conseils spécialisés, en protégeant les infrastructures du Canada et en contribuant à l’élaboration de la politique fédérale sur les technologies émergentes.
  • Dans le cadre des investissements récents en défense du gouvernement du Canada, le CST a reçu 370,1 millions de dollars en 2025-2026 afin de renforcer et de moderniser les systèmes essentiels du gouvernement fédéral qui servent à chiffrer et à sécuriser les communications, l’information et les opérations les plus sensibles du pays. Ce financement aidera à faire progresser l’initiative intitulée « Un Canada numérique souverain et sécurisé » (CNSS) qui vise à assurer la prestation de solutions canadiennes résilientes pour protéger les informations, les communications et les opérations les plus sensibles de notre pays.
  • Le Centre canadien pour la cybersécurité (Centre pour la cybersécurité) du CST publie régulièrement des évaluations sur les risques possibles pour la cybersécurité et les mesures d’atténuation pour ces technologies, y compris les menaces générées par l’IA telles que la désinformation et le cyberespionnage.
  • Le CST et son Centre pour la cybersécurité travaillent étroitement avec des partenaires nationaux et internationaux afin de suivre le rythme de l’évolution des défis et des possibilités que présentent les technologies émergentes.
  • À titre d’exemple, afin de corriger les vulnérabilités dans les systèmes d’apprentissage automatique, le CST s’est associé à ses homologues britanniques et américains pour publier des conseils relatifs au développement sécurisé de l’IA. Ces lignes directrices approuvées à l’échelle internationale établissent un point de référence pour la conception de systèmes d’IA résilients et sécurisés.
  • À l’interne, le CST a lancé une stratégie en matière d’IA afin d’orienter son adoption responsable des technologies d’IA et la gestion des risques connexes.
  • Sur le plan de l’informatique quantique, le CST travaille avec des partenaires nationaux et internationaux au développement de la cryptographie post-quantique et à la protection de données sensibles contre les futures menaces.
  • Dans le cadre du Budget 2022, le CST a reçu 44,5 millions de dollars sur neuf ans pour appuyer les recherches universitaires sur les technologies avancées, dans le but de renforcer l’écosystème de recherche du Canada et d’appuyer les objectifs stratégiques en matière de sécurité nationale.
  • En juin 2025, le gouvernement a également annoncé l’octroi de nouveaux fonds au ministère de la Défense nationale (MDN) et au CST afin de leur permettre d’améliorer leurs outils, leurs capacités et leurs fondations numériques à l’appui des opérations de défense nationale.
  • En outre, le CST recrute activement des personnes talentueuses possédant les compétences requises pour veiller à ce que le Canada demeure sécuritaire, résilient et à la fine pointe de l’innovation numérique.

Si l’on insiste sur les publications du CST :

  • Le CST publie régulièrement des rapports non classifiés pour informer la population canadienne, les partenaires du gouvernement et les parties prenantes de l’industrie au sujet des cybermenaces, des technologies émergentes et des risques liés à la sécurité nationale.
  • La série des Cybermenaces contre le processus démocratique du Canada en est un exemple emblématique. Ce rapport contient une évaluation de la manière dont les auteurs de cybermenace tentent de s’ingérer dans les élections, de manipuler le discours en ligne et d’exploiter les technologies émergentes comme l’IA.
  • L’Évaluation des cybermenaces nationales (ECMN) énonce de façon plus générale les risques associés notamment à l’utilisation malveillante de l’IA, aux technologies quantiques et aux vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement.
  • L’Évaluation des cybermenaces de base explique les manières dont les technologies émergentes façonnent le contexte de cybermenace pour les institutions fédérales.
  • Ces rapports s’appuient sur le renseignement classifié, des données de source ouverte et de l’expertise technique, tout en omettant les détails opérationnels de nature délicate.

Si l’on insiste sur les conclusions énoncées dans le rapport sur les Cybermenaces contre le processus démocratique du Canada :

  • De 2023 à 2024, on a constaté une explosion du nombre de signalements d’ingérence électorale menée au moyen de l’IA générative à l’échelle mondiale par des auteurs hostiles : un seul incident signalé (2021-2023) comparativement à 102 incidents touchant 41 élections, ce qui représente 27 % des élections tenues dans le monde au cours de cette période.
  • Bien qu’il demeure difficile d’attribuer ces cas d’ingérence électorale, un grand nombre de cas ont été liés à la Russie et à la République populaire de Chine (RPC). On s’attend à ce que ce soient ces deux pays qui continuent de mener le plus grand nombre de campagnes de désinformation facilitées par l’IA.
  • Peu d’attention est portée à la plupart des campagnes générées par l’IA provenant de l’étranger, mais les campagnes qui suscitent plus d’intérêt sont souvent celles qui sont amplifiées par des commentatrices et commentateurs au Canada ou ailleurs dans le monde. À mesure que les auteurs de menace étrangers perfectionnent leurs tactiques liées à l’IA, on s’attend à ce que la désinformation virale devienne plus fréquente.
  • La RPC mène des opérations de collecte de données à grande échelle et recueille des milliards de points de données sur des politiciennes et politiciens et des citoyennes et citoyens de partout dans le monde. Ces données sont utilisées avec l’IA prédictive pour analyser la psychographie de l’électorat afin d’améliorer l’efficacité de ses campagnes d’influence et d’espionnage ciblées.

Si l’on insiste au sujet du travail réalisé par le CST sur le plan de l’IA :

  • Le CST a publié plusieurs rapports publics pour informer les Canadiennes et Canadiens ainsi que les partenaires du gouvernement au sujet des possibilités et des risques liés à l’IA, notamment :
    • la menace posée par les générateurs de texte basés sur des modèles de langage de grande taille;
    • l’adoption de l’intelligence artificielle en tenant compte de la sécurité.
  • En janvier 2025, le CST a publié sa Stratégie en matière d’intelligence artificielle, qui énonce sa vision de devenir un organisme qui a recours à l’IA. Voici ce sur quoi la stratégie se concentre :
    • innover et intégrer des capacités d’IA conformément au mandat du CST axé sur la sécurité nationale;
    • promouvoir le développement responsable et sécurisé de l’IA;
    • contrer l’utilisation malveillante de l’IA par les auteurs de menace.
  • Cette stratégie complète les politiques et lignes directrices fédérales plus générales en matière d’IA, renforçant une approche pangouvernementale à l’égard des technologies émergentes.
    • Pour veiller à la sécurité et à la résilience à long terme, le CST développe ses capacités d’IA en adoptant une vision d’entreprise axée sur l’avenir, permettant à ses membres du personnel d’être en mesure d’utiliser des outils d’IA de façon responsable et efficace.

Si l’on insiste au sujet du travail réalisé par le CST pour faire face à la menace quantique :

  • Les adversaires recueillent déjà des données chiffrées dans le but de les déchiffrer lorsque les ordinateurs quantiques seront suffisamment puissants. Ce type de menace se nomme « récolter maintenant, déchiffrer plus tard ».
  • Le Centre pour la cybersécurité dirige la transition à la cryptographie post-quantique (CPQ) et travaille avec des ministères fédéraux et des partenaires internationaux pour mettre en œuvre des normes connexes d’ici 2035.
  • Le CST a publié plusieurs rapports publics axés sur la sensibilisation et la préparation, dont les suivants :
    • Préparez votre organisation à la menace que pose l’informatique quantique pour la cryptographie (ITSAP.00.017), qui décrit les risques liés à l’informatique quantique et les étapes de préparation que peuvent mettre en œuvre les organisations;
    • Feuille de route pour la migration vers la cryptographie post-quantique au sein du gouvernement du Canada (ITSM.40.001), qui présente aux ministères fédéraux les jalons et des conseils relatifs à la transition des systèmes TI à la cryptographie post-quantique;
    • Faire face à la menace que l’informatique quantique fait peser sur la cryptographie (ITSE.00.017), qui explique les risques à long terme pour les données sensibles et l’importance d’évaluer la durée de vie de l’information.
  • Ces publications appuient une approche pangouvernementale et soulignent le besoin d’assurer l’agilité cryptographique, la coordination avec les fournisseurs et la sensibilisation de l’effectif pour garantir la résilience à long terme.
  • La Direction générale de la recherche du CST comprend des équipes spécialisées dans les domaines de la cryptographie, de la cybersécurité, de la science des données et du calcul de haute performance, en plus du travail complémentaire réalisé par l’Institut Tutte pour les mathématiques et le calcul (ITMC).
  • L’ITMC joue un rôle de premier plan dans l’avancement des capacités du Canada en matière de technologies émergentes, y compris l’informatique quantique, l’IA et l’analytique de pointe.
  • Bien que le travail de l’ITMC soit en grande partie classifié, l’institut priorise l’échange des connaissances avec le milieu universitaire et dans les sources ouvertes lorsque cela est possible, afin de contribuer aux efforts de recherche à l’échelle mondiale.
  • Les efforts de recherche du CST aident le Canada à demeurer à l’avant-garde des avancées technologiques pour appuyer la sécurité nationale et la cyberrésilience.

Si l’on insiste sur le CST et l’innovation :

  • Le CST favorise une culture d’innovation pour garder une longueur d’avance sur les cybermenaces en rapide évolution et les technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et l’analyse avancée des données.
  • La Grande exploration est un atelier interne où des équipes multidisciplinaires, composées d’analystes, de développeuses et développeurs, et de chercheuses et chercheurs, travaillent intensément ensemble à développer des prototypes de solutions à des défis opérationnels complexes.
  • Ces équipes explorent souvent des applications de technologies émergentes, comme l’IA, l’apprentissage automatique et l’automatisation, dans le but d’améliorer les capacités en matière cyberdéfense et de renseignement.
  • GeekWeek est une initiative phare qui rassemble des spécialistes du CST et des partenaires externes, y compris le milieu universitaire, l’industrie et d’autres organismes du gouvernement, pour mettre à l’essai de nouvelles technologies, échanger des connaissances et développer des outils en collaboration.
  • Les plus récentes éditions de GeekWeek étaient axées sur les domaines de l’IA générative, de la cryptographie post-quantique et de la détection avancée des menaces.
  • Ces événements d’innovation sont de véritables terreaux pour de nouvelles idées et aident le CST à tester rapidement et à perfectionner des technologies qui peuvent être appliquées à l’ensemble de ses activités en vue de renforcer la cyberrésilience du Canada.

Principaux responsables :

Centre de la sécurité des télécommunications Canada

Date d’approbation :

Janvier 2026

Haut de page

Détails de la page

2026-07-23