Projet de loi C-11 : Loi sur la modernisation du système de justice militaire

Ministère de la Défense nationale et Forces armées canadiennes

Comité permanent de la défense nationale

27 octobre 2025

Table des matières

Détails de la comparution

Date :
27 octobre 2025
Endroit :
Salle 035-B, édifice de l’Ouest
Heure :
15 h 30-17 h 30
Témoins :

L’honorable David J. McGuinty, C.P., député.
Ministre de la Défense nationale

Générale Jennie Carignan
Chef d’état-major de la défense

Stefanie Beck
Sous -ministre de la Défense nationale

Lgén Prevost
Chef–Conduite professionnelle et culture

Mgén Holman
Juge‑avocat général

Martin Gravel
Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle

Composition du comité et profils

Dans cette section

Charles Sousa

Charles Sousa

PLC – Mississauga-Lakeshore (Ontario)

Profil

Rôle politique : Secrétaire parlementaire du ministre de Services publics et Approvisionnement (de 2023 à 2025)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Président (de 2025 à aujourd’hui), membre (de janvier à septembre 2023)

Lien avec la Défense nationale : Le Toronto Scottish Regiment, qui fait partie d’une unité de la Première réserve de la 4e Division du Canada, a son quartier général dans la circonscription de Mississauga-Lakeshore.

Principaux intérêts : Les premières interventions de M. Sousa en tant que président ont démontré sa volonté de respecter le calendrier et l’ordre du jour. Ses principaux intérêts comprennent les marchés publics, le changement culturel, la guerre en Ukraine, les engagements envers l’OTAN et le soutien aux membres des Forces armées canadiennes (FAC) et à leurs familles en matière de soins de santé.

Interventions récentes au sein du NDDN : Dans le cadre de ses fonctions actuelles de président, M. Sousa n’a pas encore participé à des échanges avec des témoins. Il a toutefois été membre du NDDN au début de la 44e législature. Voici quelques-unes de ses interventions :

  • Septembre 2023 : Il a souligné les efforts déployés en Lettonie par les FAC et leur travail d’instruction des recrues ukrainiennes dans le cadre de l’opération UNIFIER.
  • Septembre 2023 : Il s’est renseigné sur la sécurité des États baltes et sur la durée pendant laquelle le Canada pourrait soutenir une réponse au titre de l’article 5 de l’OTAN (si nécessaire) avec la quantité de munitions disponible.
  • Septembre 2023 : Il s’est renseigné sur les pertes civiles et militaires tant du côté russe que du côté ukrainien.
  • Juin 2023 : Il a interrogé la vérificatrice de la dotation mixte sur les mesures prises pour mettre en œuvre des changements culturels importants et durables au sein des FAC et lui a demandé si le leadership de la ministre Anand à l’époque l’avait encouragée.
  • Juin 2023 : Il s’est renseigné sur les achats et la réalisation de l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN.
  • Juin 2023 : Il s’est enquis de la santé mentale au sein des FAC et a demandé si les membres étaient davantage exposés aux risques en raison de la nature de leur travail.
  • Avril 2023 : Il s’est enquis de la lutte contre la mésinformation/désinformation.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a souligné l’importance de poursuivre le changement culturel au sein des FAC et le fait que le projet de loi C-11 y contribue. Il a également souligné que cette loi contribuera à renforcer la confiance dans le système de justice militaire et à démontrer au monde entier que le Canada prend au sérieux les cas d’inconduite sexuelle dans les forces armées.
  • Septembre 2025 : Il a présenté deux rapports du NDDN sur le logement et la transparence.
  • Novembre 2024 : (PQ) À titre de secrétaire parlementaire du ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, M. Sousa a répondu à une question concernant la fourniture d’équipement nécessaire aux marins canadiens pour défendre le pays et ses valeurs. Dans sa réponse, M. Sousa a souligné l’importance de protéger notre littoral, a indiqué que le gouvernement envisageait de remplacer les sous-marins de la classe Victoria et qu’il examinait les demandes de renseignements en vue d’un renouvellement de la flotte.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2022, 2025
  • Occupations antérieures : Membre de l’Assemblée législative de l’Ontario (de 2007 à 2008), y compris comme ministre des Finances, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, et ministre du Travail; Services bancaires commerciaux et directeur du marketing à la Banque Royale du Canada; Chambre de commerce du Canada; Toronto Board of Trade
  • Études : Administration des affaires, Université Wilfrid Laurier; MBA, Université de Western Ontario
  • Autres comités : Comité de liaison
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

James Bezan

James Bezan

PCC – Selkirk-Interlake-Eastman (Manitoba)

Profil

Rôle politique : Ministre du cabinet fantôme de la Défense nationale (de 2015 à aujourd’hui)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Coprésident (de 2017 à aujourd’hui); ancien coprésident (de 2011 à 2013); membre (de 2011 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : En tant que porte-parole de l’opposition, il a accompagné le ministre de la Défense à de nombreuses reprises, notamment en Italie, au Koweït et à Singapour (dialogue du Shangri-La). En tant que secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale (de 2013 à 2015), il a accompagné les Forces armées canadiennes (FAC) dans la remise d’une aide non létale à l’Ukraine à deux reprises en 2014.

Principaux intérêts : M. Bezan possède une connaissance approfondie des questions de défense. Il s’intéresse notamment au soutien à l’Ukraine, à l’augmentation des investissements dans la défense, à l’amélioration des pratiques d’approvisionnement, ainsi qu’aux défis liés au recrutement et au maintien en poste du personnel.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur les menaces qui pèsent sur le nord du Canada, ainsi que les capacités nécessaires pour protéger l’Arctique et contribuer au NORAD. Il a notamment posé des questions sur le radar transhorizon, la défense antimissile balistique et la durée de vie du Système d’alerte du Nord.
  • Octobre 2025 : Il s’est enquis de l’acquisition des F35 et du retard dans la publication de l’examen de la Défense nationale, et a demandé s’il faudrait recourir à l’exception au titre de la sécurité nationale pour accélérer les achats dans le domaine de la défense.
  • Septembre 2025 : Il s’est enquis du manque de logements résidentiels disponibles pour les membres des FAC.
  • Septembre 2025 : Il a demandé si le budget de la Garde côtière devait être pris en compte dans l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN pour le Canada, compte tenu du manque de capacités de défense de l’organisation.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé des chars hors service et de leur incidence sur l’instruction en Lettonie.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a souligné que le gouvernement libéral n’avait pas donné suite à des rapports de longue date, avait mal géré les réformes de la justice militaire et avait permis des ingérences politiques, en mentionnant l’ancien chef d’état-major de la défense Vance et l’ancien ministre de la Défense nationale Sajjan. Il a également fait remarquer que l’on pouvait faire confiance au PCC pour rétablir le respect ainsi qu’assurer une gestion responsable et un soutien approprié au sein des FAC.
  • Juin 2025 : (Débat sur la Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière) Il a souligné la nécessité pour le gouvernement de déterminer comment il comptait faire de la Garde côtière une agence de sécurité alors qu’elle relèvera de la Défense nationale.
  • Juin 2025 : (PQ) Il a mentionné un rapport de la Défense nationale qui indiquait que « moins de 50 % du matériel militaire [était] opérationnel. Seuls 46 % de nos navires [pouvaient] prendre le large, et moins de la moitié des véhicules terrestres et des aéronefs dont l’armée et la force aérienne [avaient] besoin [étaient] en état de fonctionner. » Il a poursuivi en affirmant que les FAC ne disposaient pas des « outils nécessaires pour contrer les menaces croissantes ». En réponse, le ministre a souligné l’augmentation des investissements dans les projets de défense et d’approvisionnement, notamment les sous-marins et les navires de patrouilles extracôtiers et de l’Arctique.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2004, 2006, 2008, 2011, 2015, 2019, 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Éleveur de bétail; directeur général de la Manitoba Cattle Producers Association
  • Études : Production agricole, Olds College
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Simon-Pierre Savard-Tremblay

Simon-Pierre Savard-Tremblay

BQ – Saint-Hyacinthe-Bagot-Acton (Québec)

Profil

Rôle politique : Porte-parole, Défense nationale (de 2025 à aujourd’hui); porte-parole, Affaires mondiales Canada (Commerce international) [de 2021 à aujourd’hui]; ancien porte-parole, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (Aérospatiale et automobiles) [de 2021 à 2025]; premier membre de la nation huronne-wendat à être élu au parlement fédéral; ancien président du Forum jeunesse du Bloc québécois (de 2010 à 2012)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Coprésident (de 2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Le 6e Bataillon, Royal 22e Régiment, une unité d’infanterie de réserve, est située à Saint-Hyacinthe.

Principaux intérêts : Les principaux intérêts de M. Savard-Tremblay concernent l’objectif général du BQ visant à promouvoir la souveraineté du Québec. Il se concentre en particulier sur le soutien aux industries de la défense et de l’aérospatiale du Québec, ainsi qu’aux relations commerciales du Québec.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : M. Savard-Tremblay s’est informé sur le Dôme d’or et s’il complète les capacités du NORAD, soulignant certains problèmes liés à la rhétorique du président Trump concernant ce concept.
  • Octobre 2025 : Il s’est informé des capacités requises pour mettre en place et intégrer un système antimissile balistique d’ici 2030.
  • Octobre 2025 : Il a manifesté son intérêt pour le développement des technologies émergentes au Canada, en particulier celles liées aux missiles hypersoniques, et pour la volonté politique de soutenir l’innovation.
  • Septembre 2025 : Il a demandé à l’Ombudsman de la Défense nationale comment les enquêtes sont menées et quelles sont les mesures de protection mises en place pour empêcher toute ingérence et pression politiques.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur la Chine et les capacités militaires de l’Armée populaire de libération, ainsi que sur la position militaire du Canada en cas de conflit armé à Taïwan.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a reconnu le caractère sensible du changement culturel au sein des Forces armées canadiennes (FAC) et a critiqué les gouvernements du PCC et du PLC pour leur inaction pendant des années à la suite du rapport Deschamps de 2015, qui a révélé une culture de sexisme et d’inconduite au sein des FAC. Il a également fait part de ses préoccupations quant aux retards potentiels dans la mise en œuvre des réformes et le transfert des affaires vers le système judiciaire civil.
  • Juin 2025 : (QP) Il a encouragé le gouvernement à adopter une proposition du BQ visant à réinvestir dans les secteurs de l’aérospatiale, de la construction navale et de l’intelligence artificielle au Québec, y compris un seuil minimum de 22 % pour les investissements dans la défense. Le ministre a répondu en soulignant un investissement de 9,3 milliards de dollars qui permettra au Canada d’atteindre l’objectif de 2 % fixé par l’OTAN cette année financière.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2019, 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Auteur; journaliste; chargé de cours à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Chicoutimi
  • Études : Baccalauréat en sciences politiques, Université de Montréal; maîtrise en sociologie, Université du Québec à Montréal; doctorat en socio-économie du développement, École des hautes études en sciences sociales (Paris)
  • Autres comités : Vice-président du Comité permanent du commerce international
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Conseiller au sein de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe; Association législative Canada-Chine

Sherry Romanado

Sherry Romanado

PLC – Longueil-Charles-LeMoyne (Québec)

Profil

Rôle politique : Secrétaire parlementaire du ministre de la Défense nationale (de 2025 à aujourd’hui); ancienne secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associée de la Défense nationale (de 2017 à 2018)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (de 2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Ses deux fils sont membres des Forces armées canadiennes. Elle a été bénévole au sein du corps de cadets 1979 Centennial de Greenfield Park, The Canadian Grenadier Guards.

Principaux intérêts : Mme Romanado possède une expérience directe de la Défense, ayant grandi dans une famille militaire. Elle s’intéresse principalement à l’amélioration du soutien offert au personnel et aux vétérans, ainsi qu’aux stratégies plus générales de recrutement et de maintien en poste.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Elle a demandé si le mandat du NORAD devait être élargi, si les Canadiens étaient convaincus de l’importance de la modernisation du NORAD, et a demandé des exemples d’adversaires testant nos défenses pour déterminer ce qu’ils pouvaient « se permettre ».
  • Octobre 2025 : Elle a demandé si l’intégration de la Garde côtière était une bonne idée pour augmenter la surveillance maritime.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé pourquoi il était important pour la défense continentale du Canada d’augmenter les investissements et d’atteindre 2 %.
  • Septembre 2025 : Elle s’est informée de la manière dont l’augmentation de 2 milliards de dollars de l’aide militaire du Canada à l’Ukraine pourrait soutenir ce pays, ainsi que des répercussions du renouvellement de l’opération REASSURANCE sur le flanc est de l’OTAN et sur la dissuasion dans la région.
  • Septembre 2025 : Elle s’est informée des efforts de dissuasion contre les CRINK (la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord).

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Elle a souligné que ceux qui protègent les Canadiens méritent eux-mêmes d’être protégés et que les victimes d’inconduite doivent pouvoir signaler les abus sans crainte de représailles. Elle a également exhorté tous les députés à appuyer l’étude du projet de loi C-11 en comité afin d’assurer un avenir plus sûr et plus inclusif pour les FAC.
  • Juin 2025 : (PQ) Elle a répondu à une question du PCC sur les promesses non tenues au cours des quatre premières semaines du Parlement du premier ministre, soulignant que l’investissement de 9,3 milliards de dollars dans la défense du Canada ne permettait pas « seulement de mieux financer les Forces armées canadiennes, mais aussi de créer des emplois bien rémunérés, de favoriser les innovations canadiennes et de stimuler la croissance économique ». Elle a poursuivi en affirmant qu’avec « ce financement, le Canada pourra mieux jouer son rôle de partenaire commercial international solide et fiable, tout en reconstruisant et en réarmant ses forces armées ».
  • Juin 2025 : (Débat sur le bud
  • get principal et le budget supplémentaire des dépenses 2025-2026) Elle a mis en avant les investissements dans la défense nationale et leurs répercussions au pays et dans le monde, d’autant plus que le budget « fournit un financement essentiel alors que le Canada évolue dans un monde de plus en plus complexe et où les menaces sont en constante évolution ». Elle a souligné que « [c]’est [sa] famille de militaires qui [l’]a motivée à [se] présenter aux élections fédérales ».

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2015, 2019, 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Chargée de cours à l’Université McGill; membre de l’Institut agréé de la logistique et des transports – Amérique du Nord
  • Études : Relations publiques, Université McGill; MBA, Université Concordia
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Conseillère au sein de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN

Cheryl Gallant

Cheryl Gallant

PCC – Algonquin-Renfrew-Pembroke (Ontario)

Profil

Rôle politique : L’une des députées aux plus longs états de service, depuis 2000

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (de 2006 à aujourd’hui); ancienne coprésidente (de 2016 à 2017)

Lien avec la Défense nationale : La Base des Forces canadiennes Petawawa, Arnprior Aerospace et les Laboratoires nucléaires de Chalk River sont tous situés dans la circonscription d’Algonquin-Renfrew-Pembroke.

Principaux intérêts : Mme Gallant est membre de longue date du NDDN et, à ce titre, possède une solide connaissance du portefeuille de la Défense; elle recherche souvent de l’information sur les menaces émergentes. Elle s’intéresse notamment aux projets d’approvisionnement, à l’amélioration des infrastructures et du logement, aux sites contaminés, à l’équipement et à la disponibilité opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC), ainsi qu’au recrutement et au maintien en poste.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Elle a demandé quel serait le calendrier si le Canada décidait de participer au Dôme d’or dès aujourd’hui, quand le Canada pourrait être confronté à une menace imminente de missile, et quel type de menace hybride déclencherait une réponse du NORAD.
  • Octobre 2025 : Elle a demandé s’il existait des menaces pour le Canada liées au report de la décision sur les F35 et sur les capacités du NORAD à détruire les véhicules sans pilote dans notre espace aérien.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé à l’Ombudsman la manière dont il souhaitait remédier aux retards dans le traitement des demandes d’accès à l’information et de protection des renseignements personnels au sein du ministère de la Défense nationale et des FAC et aux retards dans le traitement des griefs déposés par les membres des FAC.
  • Septembre 2025 : Elle s’est informée auprès de l’Ombudsman sur l’intégration de la Garde côtière et a demandé si une décision a été prise concernant l’engagement de 2 % du gouvernement envers l’OTAN.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé comment le Canada répondrait si la Chine envahissait le territoire canadien, et si la Marine défendrait le Japon, les Philippines ou l’Australie en cas de telle attaque.
  • Septembre 2025 : Elle s’est enquis de la contribution militaire du Canada à la protection de l’Arctique, notamment sur la mise en place par les FAC des infrastructures nécessaires dans la région.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Elle a critiqué le projet de loi C-11 pour ne pas traiter pleinement les questions de culture, de transparence et de responsabilité, le qualifiant d’incomplet. Elle a également souligné que la police militaire ne disposait pas des ressources nécessaires pour mener des enquêtes appropriées et a demandé quand les enquêtes seraient reprises par des détectives civils équipés pour traiter ce type de situation, et s’ils disposaient des ressources adéquates pour le faire.
  • Juin 2025 : (Débat sur le budget principal des dépenses 2025-2026) Elle s’est enquis des augmentations salariales et de l’équipement.
  • Juin 2025 : (Déclarations des députés) Elle a exprimé son inquiétude quant à l’augmentation des coûts et aux retards supplémentaires pour les chasseurs à réaction F35, en se reportant au rapport du vérificateur général sur le sujet.
  • Juin 2025 : (Débat sur le discours du Trône) Elle s’est renseignée sur l’accès aux soins de santé pour les membres des familles des FAC.

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2000, 2004, 2006, 2008, 2011, 2015, 2019, 2021, 2025
  • Occupations antérieures : Assurances; gestion de bureau
  • Études : Chimie, Université de Western Ontario
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Jeff Kibble

Jeff Kibble

PCC – Cowichan-Malahat-Langford, (Colombie-Britannique)

Profil

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Jeff Kibble a été capitaine de corvette dans la Marine royale canadienne pendant 28 ans avant de prendre sa retraite. Il a été déployé au Timor-Oriental et dans le golfe Persique, a commandé le Centre régional d’opérations interarmées (Pacifique) et a commandé le NCSM ORIOLE, navire-école de la Marine, pendant cinq ans avant de prendre sa retraite en 2016. Son épouse est également une ancienne militaire et ses deux grands-pères ont servi dans l’Aviation royale canadienne.

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat de parlementaire, M. Kibble s’est intéressé à la modernisation, à l’approvisionnement, au recrutement et au maintien en poste des Forces armées canadiennes (FAC), ainsi qu’aux questions relatives aux vétérans.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est enquis de la manière dont le budget de la Garde côtière canadienne contribuerait aux dépenses de l’OTAN, de sa capacité à recueillir et à transmettre des données tactiques et de renseignement aux unités militaires, et de sa capacité hypothétique à se défendre contre des nations étrangères lors de patrouilles de sécurité.
  • Octobre 2025 : Il s’est enquis des menaces hybrides émanant de la Chine et de la Russie, y compris des bouées scientifiques, de la capacité d’un système de type « Dôme d’or » à faire face aux capacités avancées de défense antimissile balistique, et de ce que le Canada doit faire pour être perçu comme intensifiant sa contribution à la modernisation du NORAD.
  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur l’obsolescence du Système d’alerte du Nord, sur la capacité nucléaire des armes hypersoniques et sur la capacité des drones à assurer la défense contre ce type de menace, ainsi que sur l’acquisition de F35.
  • Septembre 2025 : Il a souligné les problèmes de santé mentale auxquels sont confrontés les membres des FAC et s’est renseigné sur la formation en santé mentale offerte aux membres avant leur déploiement.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé de la pénurie de logements militaires et sur son incidence sur le recrutement et le maintien en poste de nouveaux membres des FAC.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur la menace que représente la marine de l’Armée populaire de libération dans l’Arctique canadien et sur la capacité de la Garde côtière canadienne à contrer cette menace.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé sur la présence militaire des FAC en Lettonie et sur l’incidence que pourrait avoir le déploiement de troupes en Ukraine sur la présence du Canada en Lettonie.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) : Il a souligné la nécessité de mettre fin à toutes les formes de harcèlement dans les forces armées et a exprimé son soutien à l’essentiel du projet de loi C-11. Il a également exprimé sa crainte que la législation n’entraîne une ingérence politique accrue dans les nominations du gouverneur en conseil.
  • Juin 2025 : (Débat sur le discours du Trône) Il a souligné l’importance de moderniser les FAC et de veiller à ce que leurs membres disposent de l’équipement nécessaire.

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2025
  • Occupation antérieure : Marine royale canadienne, FAC
  • Études : Études anglaises, Université de la Colombie-Britannique
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : S.O.

Scott Anderson

Scott Anderson

PCC – Vernon-Lake Country-Monashee (Colombie-Britannique)

Profil

Rôle politique : Chef intérimaire du Parti conservateur de la Colombie-Britannique (2017-2019)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : Capitaine à la retraite des British Columbia Dragoons (2008-2017), régiment de reconnaissance blindée de la Première réserve faisant partie du 39e Groupe-brigade du Canada de la 3e Division du Canada.

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat de parlementaire, M. Anderson s’est intéressé à la préparation, à l’approvisionnement, aux opérations internationales et à l’intégration de la Garde côtière.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il a manifesté ses préoccupations quant à l’influence persistante de considérations politiques sur les achats et s’est enquis des nouvelles formes de guerre, en particulier concernant les drones, et de l’importance que le Canada devrait accorder au développement des drones et des systèmes anti-drones.
  • Septembre 2025 : Il a critiqué la contribution de 6,5 millions de dollars versée par le Canada à un pays non membre de l’OTAN (l’Ukraine), soulignant qu’il y avait des conflits ailleurs et s’interrogeant sur la manière dont le soutien à l’Ukraine servait les intérêts nationaux du Canada.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur l’instruction pour l’opération REASSURANCE en Lettonie, la redondance des équipements en Lettonie et la manière dont les forces armées adaptaient leur structure de forces pour tenir compte des leçons retenues des conflits symétriques modernes.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur l’intégration de la Garde côtière dans le cadre de sa contribution à l’objectif de dépenses de 2 % de l’OTAN, sur d’éventuels projets de modification des navires, ainsi que sur les capacités défensives, en soulignant que si les navires de la Garde côtière étaient désormais des navires de guerre, des navires étrangers les considéreraient comme des cibles légitimes.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il s’est informé des répercussions de la législation sur la justice militaire, notamment des préoccupations concernant la compétence pour les infractions commises à l’étranger, de l’autorité de commandement, des retards bureaucratiques et de la nécessité d’une surveillance continue pour garantir l’équité et l’efficacité opérationnelle.

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2025
  • Occupation antérieure : Conseiller municipal de Vernon; propriétaire de Dump Runz (entreprise de collecte de déchets); chroniqueur, Infotel.ca
  • Études : Relations internationales, Université du Manitoba; maîtrise en études stratégiques, Université de la Colombie-Britannique
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : S.O.

Viviane Lapointe

Viviane Lapointe

PLC – Sudbury (Ontario)

Profil

Rôle politique : Secrétaire parlementaire du ministre des Langues officielles et ministre associée de la Sécurité publique (de février à mars 2025)

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : [Présidente/coprésidente/membre]

Lien avec la Défense nationale : Le 2e Bataillon, Irish Regiment of Canada, est situé au Manège militaire de Sudbury dans la circonscription de Sudbury.

Principaux intérêts : Mme Lapointe est la seule députée libérale de retour au NDDN depuis la 44e législature. Ses principaux intérêts comprennent le soutien à l’Ukraine et à l’OTAN, les achats en matière de défense et l’état de préparation opérationnelle des Forces armées canadiennes (FAC).

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Elle s’est renseignée sur les outils de modernisation à prioriser pour protéger les infrastructures, ainsi que sur les technologies quantiques et leurs capacités, et a demandé où le Canada devrait s’aligner – ou faire preuve de prudence – concernant la modernisation du NORAD avec l’administration américaine actuelle.
  • Octobre 2025 : Elle s’est enquis de la modernisation du NORAD et des domaines dans lesquels le Canada devrait concentrer ses efforts, a demandé s’il y avait des préoccupations concernant le recours à des réseaux de satellites étrangers ou privés, et a demandé des suggestions de mesures de protection de la souveraineté canadienne en ce qui concerne ces réseaux.
  • Septembre 2025 : Elle a demandé comment le rapport « La gestion des comportements inappropriés au ministère de la Défense nationale » et d’autres rapports similaires pourraient être plus utiles aux survivants et à ceux qui travaillent à la prévention des inconduites sexuelles.
  • Septembre 2025 : Elle s’est renseignée sur l’importance stratégique de l’alignement trilatéral entre la Chine, la Russie et la Corée du Nord, et sur la manière dont le Canada et ses alliés devraient interpréter ses signaux pour la sécurité mondiale, en particulier dans les régions indo-pacifique et euro-atlantique.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Elle a souligné qu’un changement culturel est nécessaire pour soutenir les membres des FAC et garantir un environnement sûr, et que les modifications visent à augmenter la transparence et à répondre aux besoins des FAC. Elle a également déclaré que l’abrogation de l’obligation de signaler les incidents contribue à instaurer la confiance auprès des personnes concernées.
  • Juin 2025 : (Débat sur le projet de loi C-5, Loi sur l’unité de l’économie canadienne) Elle a fait valoir l’importance de la stratégie du gouvernement en matière de minéraux essentiels et a souligné la dépendance des États-Unis à l’égard du nickel provenant de l’Ontario, en particulier de Sudbury, pour leurs activités dans les domaines de l’aérospatiale et de la défense.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2021, 2025
  • Occupation antérieure : Ministère du Développement du Nord et des Mines de l’Ontario; directrice générale, Intégration communautaire du Grand Sudbury
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN; Délégation canadienne à l’assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Chris Malette

Chris Malette

PLC – Baie de Quinte (Ontario)

Profil

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Lien avec la Défense nationale : La Base des Forces canadiennes Trenton, qui est la plus grande base de l’Aviation royale canadienne et qui abrite la 8e Escadre, est située dans la circonscription de Baie de Quinte.

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat en tant que parlementaire, M. Malette s’est intéressé aux opérations et aux relations internationales, aux infrastructures de défense et au soutien des Forces armées canadiennes (FAC).

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur les efforts visant à intégrer les connaissances autochtones à la modernisation du NORAD, sur la manière dont le Canada peut contribuer à garantir que le NORAD reste pertinent face aux menaces non traditionnelles pour la sécurité, et sur la manière dont les nouveaux systèmes de surveillance permettraient de mieux détecter et de déterminer les menaces pour l’Amérique du Nord dans une perspective pandomaine.
  • Octobre 2025 : Il s’est enquis des problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement qui touchent l’Arctique canadien et du rôle de la Défense nationale dans la recherche et le développement de technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et la cyberdéfense.
  • Septembre 2025 : Il a demandé à l’Ombudsman de présenter ses principales observations concernant le processus de règlement des griefs et la manière de raccourcir ce processus.
  • Septembre 2025 : Il s’est enquis des nouveaux partenariats établis avec les membres de l’Union européenne et de la manière dont ces relations contribueront à soutenir l’Ukraine. Il s’est également enquis du rôle du Canada dans l’instruction en Lettonie, du nombre de membres des FAC ayant participé à l’exercice TALISMAN SABRE et de la manière dont cet exercice a permis de tester la résilience.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Octobre 2025 : (Débat sur la Loi sur la modernisation du système de justice militaire) Il a souligné la nécessité de veiller à ce que les membres des FAC puissent signaler les cas d’inconduite sans crainte de représailles. Il a également souligné que le gouvernement « franchi[ssai]t une étape importante pour protéger nos courageux soldats contre le harcèlement et l’inconduite en milieu de travail » et que la mise en place d’une force de combat plus inclusive et plus solidaire, reflétant la diversité du Canada, était une priorité.
  • Septembre 2025 : (PQ) Il a demandé au ministre de la Défense nationale de faire le point à la Chambre sur le soutien apporté aux membres des FAC, alors que « [l]e gouvernement réalis[ait] des investissements générationnels dans nos forces armées ».

Antécédents professionnels :

  • Année d’élection : 2025
  • Occupation antérieure : Conseiller municipal de Belleville; journaliste, rédacteur et photographe du Belleville Intelligencer
  • Études : Journalisme, Collège Sheridan
  • Autres comités : Comité mixte permanent d’examen de la réglementation
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Conseiller au sein de l’Association parlementaire canadienne de l’OTAN

Tim Watchorn

Tim Watchorn

PLC – Les Pays-d’en-Haut (Québec)

Profil

Rôle au sein du Comité permanent de la défense nationale (NDDN) : Membre (2025 à aujourd’hui)

Principaux intérêts : Au cours de son bref mandat en tant que parlementaire, M. Watchorn s’est intéressé aux marchés publics, aux infrastructures essentielles dans le Nord et aux technologies nouvelles et émergentes.

Interventions récentes au sein du NDDN :

  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur les attaques et les cybermenaces que le Canada pourrait subir de la part de ses adversaires.
  • Octobre 2025 : Il s’est renseigné sur l’investissement dans les sites et les systèmes de lancement hypersoniques, ainsi que du nouvel organisme d’approvisionnement de la défense, en plus de la meilleure option pour les infrastructures énergétiques dans le Nord.
  • Septembre 2025 : Il a demandé si les francophones se heurtaient à des obstacles systémiques pour accéder aux services du Bureau de l’Ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes.
  • Septembre 2025 : Il s’est renseigné sur la contribution du Canada à l’OTAN en cas d’escalade continue de la part de la Russie ou d’autres adversaires, et sur les capacités du Canada en matière de drones en cas d’attaque.
  • Septembre 2025 : Il s’est informé des risques imminents dans la région indo-pacifique, des sous-marins et des possibilités de partenariat dans la région.

Interventions récentes à la Chambre des communes :

  • Septembre 2025 : (PQ) Il s’est informé sur la manière dont le Canada renforcera sa présence militaire tant au pays qu’à l’étranger.

Antécédents professionnels :

  • Années d’élection : 2025
  • Occupations antérieures : Maire de Morin-Heights (Québec); fonctionnaire municipal à Saint-Sauveur-des-Monts et à Sainte-Adèle
  • Études : Génie, École Polytechnique de Montréal
  • Autres comités : S.O.
  • Autres fonctions parlementaires liées à la défense : Association parlementaire canadienne de l’OTAN

Haut de page

Évolution de la culture

  • Le succès opérationnel des Forces armées canadiennes et de l’Équipe de la Défense en général repose sur un milieu de travail sûr, inclusif et diversifié.
  • À l’échelle de l’organisation, nous déployons des efforts importants pour instaurer un changement culturel durable.
  • Pour ceux qui entrent dans les Forces armées canadiennes, les périodes de probation sont prolongées.
  • Cela améliorera l’expérience d’intégration des nouveaux membres, mais permettra également à l’armée d’éliminer plus efficacement ceux qui ne respectent pas nos normes éthiques.
  • Au fur et à mesure que les militaires progressent dans leur carrière, les processus de promotion et de sélection comprennent une prise en compte accrue des comportements passés et des traits de caractère.
  • De plus, ceux qui occupent des postes de direction bénéficient désormais d’un soutien solide, y compris des documents d’instruction et des outils modernisés liés à la culture, des séances d’encadrement et des conseils en leadership.
  • De plus, nous nous efforçons également d’améliorer notre capacité à soutenir les personnes touchées par l’inconduite.
  • Cela comprend des progrès importants dans la prise en compte des recommandations de quatre rapports externes, y compris les rapports des anciens juges de la Cour suprême Fish et Arbour.
  • Nous renforçons le soutien aux survivants d’inconduite sexuelle grâce à l’expansion de notre Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS).
  • En fait, le CSRIS offre désormais gratuitement une assistance juridique indépendante et des conseils juridiques internes aux membres affectés.
  • De plus, nous améliorons la procédure de règlement des griefs afin de réduire les délais et de moderniser l’accès.
  • Ces importantes initiatives ont pour but de rétablir la confiance au sein de l’Équipe de la Défense et de la population canadienne.

En cas de questions sur l’extrémisme ou les comportements haineux :

  • Le gouvernement du Canada a déposé un projet de loi, le projet de loi C-9, la Loi visant à lutter contre la haine.
  • Le projet de loi C-9 ferait de la promotion volontaire de la haine par le terrorisme et les symboles haineux une infraction en vertu du Code criminel.
  • De plus, l’équipe de défense prend des mesures délibérées et coordonnées pour éliminer et prévenir l’extrémisme et les comportements haineux.
  • Tous les candidats aux Forces armées canadiennes font l’objet d’une évaluation approfondie de leurs antécédents, de leurs diplômes et titres professionnels, de leurs références personnelles et professionnelles et de leur casier judiciaire.
  • L’Équipe de la Défense a élaboré une gamme d’outils et de ressources pour repérer et prévenir l’extrémisme et les comportements haineux.
  • Ces outils comprennent le Spectre de la conduite haineuse, qui décrit clairement les comportements qui contribuent à un milieu de travail sécuritaire et inclusif, ainsi que ceux qui sont inappropriés ou criminels.
  • Des canaux de signalement confidentiels et des protections pour les plaignants sont également disponibles.
  • Les autres ressources comprennent des formations conçues pour bâtir des milieux de travail psychologiquement sécuritaires et inclusifs, ainsi que des agents de liaison avec les victimes qui fournissent information et assistance aux victimes d’infractions d’ordre militaire.

Évolution de la culture – Rapports externes :

  • Comprenant l'urgence d'un changement culturel, nous avons réalisé des progrès significatifs dans la mise en œuvre des recommandations issues de rapports externes clés.
  • Ces examens ont porté sur un large éventail de questions, notamment les fautes professionnelles, la justice militaire et le racisme.
  • C'est pourquoi l'équipe de défense a élaboré un Plan global de mise en œuvre (PGMO) qui fournit une feuille de route détaillée sur les mesures à prendre et les délais à respecter.
  • En effet, 114 des 194 recommandations du PGMO ont été prises en compte.
  • En examinant de plus près certaines critiques spécifiques, 75 % des recommandations de l'ancienne juge Arbour ont été prises en compte.
  • Nous prévoyons respecter les objectifs des 48 recommandations d'ici la fin de 2025 [la recommandation n° 5 dépend du Parlement].
  • Ces progrès ont été relevés par la contrôleuse externe dans son cinquième rapport d'étape.
  • De plus, les huit recommandations du Rapport du Comité consultatif national sur les excuses on été adressées.
  • Près de 80 % des recommandations exploitables (31 sur 39) formulées par le Groupe consultatif de la ministre de la Défense nationale sur le racisme systémique et la discrimination ont déjà été mises en œuvre.
  • Nous valorisons le travail des experts qui ont contribué et continuent de contribuer au changement durable au sein de la Défense.
Contexte

* Pour plus d'informations sur le Centre de soutien et de ressources en matière d'inconduite sexuelle, veuillez consulter l'onglet 09.

Examen externe indépendant et complet (EEIC)

  • L’EEIC a été présenté au ministre de la Défense nationale par l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour en mai 2022. Il contient 48 recommandations à l’intention du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces armées canadiennes (FAC) pour régler les problèmes liés à la culture au sein de l’organisation.
  • À ce jour, 36 recommandations ont été suivies.

Plan global de mise en œuvre (PGMO)

  • Le PGMO établit une approche progressive sur cinq ans (de 2023 à 2028) pour établir l’ordre de priorité et donner suite à 194 recommandations externes formulées dans l’EEIC, le troisième examen indépendant de la Loi sur la défense nationale (EI3), le rapport du Comité consultatif national sur la présentation d’excuses relativement au 2e Bataillon de construction et par le Groupe consultatif sur le racisme systémique et la discrimination.
  • 114 des 194 recommandations ont été prises en compte.
  • Douze recommandations ont été classées après une analyse minutieuse et une comparaison croisée des recoupements entre les recommandations des quatre rapports suivis dans le cadre du PGMO, car elles seront traitées par d'autres recommandations externes ou initiatives plus larges, ou en tirant parti des processus et structures existants ou des modifications législatives.

Rapport de la Commission d’examen des collèges militaires canadiens (CMC)

  • Le 7 mars 2025, l’ancien ministre de la Défense nationale a publié le premier rapport de la Commission d’examen des CMC. Le rapport a souligné la valeur durable des collèges et contenait 49 recommandations pour une réforme systémique afin de s’attaquer aux problèmes de culture négative et d’inconduite précédemment relevés dans l’EEIC.
  • La Commission d’examen des CMC est composée de cinq experts externes en éducation et en culture, d’un cadre supérieur de la fonction publique de la Défense et d’un représentant militaire. Les membres de la Commission ont été choisis en fonction de la diversité de leurs points de vue, de leurs antécédents, de leur indépendance et de leur impartialité.
  • Les membres de la Commission ont consulté et mobilisé plus de 1 500 personnes, y compris des employés du ministère de la Défense nationale, des membres des FAC, des diplômés, des employés des CMC du milieu de l’enseignement et des fonds non publics, ainsi que des Canadiens. La consultation était un élément clé du mandat de la Commission et comprenait des visites dans les académies militaires des pays alliés et partenaires, ainsi que plusieurs visites dans les deux collèges militaires de Kingston, en Ontario, et de Saint-Jean, au Québec.

Cinquième rapport de surveillance externe (juin 2025)

  • Le rapport fournit une évaluation externe et indépendante des progrès réalisés par le MDN et les FAC dans la prise en compte des recommandations formulées par l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour dans le cadre de l’EEIC.
  • Dans ce cinquième rapport, Mme Therrien note que « les FAC sont en voie de respecter l’intention de toutes les recommandations de l’EEIC d’ici la fin de l’année ».

Systèmes de règlement des plaintes et des griefs

  • Les FAC ont lancé un examen de leurs systèmes de règlement des plaintes et des griefs en vue de mettre en œuvre une transformation complète de bout en bout, axée sur l’expérience du militaire et visant à réduire le temps nécessaire pour rendre une décision.
  • Le 5 février 2024, un nouveau formulaire numérique de dépôt des griefs a été lancé pour tous les membres des FAC, franchissant ainsi une étape importante dans la modernisation des processus de règlement des plaintes et des griefs.
  • Au début de septembre 2025, les FAC ont publié une version numérique du formulaire de Déclaration d’intention de déposer un grief, un formulaire qui permet aux membres des FAC de faire part plus facilement et plus rapidement de leurs préoccupations à la chaîne de commandement et de chercher des solutions le plus tôt possible. Cela a marqué une autre étape dans la modernisation de la procédure de règlement des griefs et permet aux membres de soumettre le formulaire numériquement de n’importe où, ce qui simplifie le processus, réduit les délais de traitement et offre un meilleur accès aux membres.

Extrémisme et comportement haineux

  • Le projet de loi C-9 (Loi visant à lutter contre la haine), a été présenté à la Chambre des communes le 19 septembre 2025. Il a pour objectif de renforcer la protection des lieux de culte, des écoles, des centres communautaires et d’autres sites désignés, ainsi que de mieux reconnaître et dénoncer les crimes motivés par la haine.
  • Le projet de loi C-9 crée une infraction de crime haineux en vertu du Code criminel ou de toute autre loi du Parlement, y compris la Loi sur la défense nationale, qui est motivée par la haine fondée sur certains facteurs.
  • Les FAC définissent un comportement haineux dans la DOAD 5019-0 comme un acte ou comportement, y compris l’affichage ou la communication de mots, de symboles ou d’images, par un membre des FAC, dont il savait ou aurait raisonnablement dû savoir qu’il constituerait, encouragerait, justifierait ou promouvrait la violence ou la haine à l’encontre d’une personne ou de personnes appartenant à un groupe identifiable, sur la base de motifs de distinction illicite en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne.
  • S’il s’avère qu’un militaire a eu un comportement haineux, les conséquences peuvent inclure la formation, la surveillance, le retrait de l’accès au matériel, une enquête et des mesures administratives ou disciplinaires.
  • Le spectre de la conduite haineuse, accessible à tous les membres de l’Équipe de la Défense, définit les comportements inappropriés comme le harcèlement, l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux et les affiliations avec des groupes haineux, ainsi que les actes criminels comme les crimes haineux, l’extrémisme violent et le terrorisme.
  • Il offre également aux membres de l’Équipe de la Défense des conseils et des exemples de comportements à l’extrémité opposée, comme l’alliance inclusive, l’antiracisme et le langage inclusif, qui peuvent contribuer à bâtir un milieu de travail plus sûr et plus inclusif. Les processus de recrutement et de sélection des FAC ont été modernisés et élargis afin d’évaluer à la fois l’admissibilité et l’aptitude au service. De plus, du personnel de recrutement spécialisé a été formé pour reconnaître les symboles, les affiliations et les indicateurs de radicalisation des extrémistes.

Principaux responsables : Chef – Conduite professionnelle et culture, Vice-Chef d’état-major de la défense, Juge-avocat général

Le 22 octobre 2025

Haut de page

Projet de loi C-11, Loi sur la modernisation du système de justice militaire

  • Le projet de loi C-11 marque une étape importante vers la promotion d’une culture de respect et de responsabilité au sein de l’Équipe de la Défense.
  • En fait, il propose une série de modifications ciblées visant à renforcer la confiance dans le système de justice militaire.
  • Ces modifications donnent suite aux principales recommandations formulées dans le cadre d’examens externes et indépendants réalisés par les anciens juges de la Cour suprême Arbour et Fish.
  • Notamment, la recommandation no 5 du rapport Arbour qui porte sur la suppression de la compétence militaire sur les infractions sexuelles visées par le Code criminel et commises au Canada.
  • Nous avons pris des mesures pour répondre aux besoins des personnes qui ont été affectées par des comportements répréhensibles, du harcèlement et des crimes à caractère sexuel et nous allons continuer de le faire.

Si l’on insiste sur le remboursement des frais juridiques :

  • Les services juridiques ne sont pas fournis aux membres qui sont jugés par le système civil de justice pénale.
  • Cela s’applique déjà aux affaires poursuivies dans le système de justice pénale civil, comme l’exploitation sexuelle et la traite des personnes à des fins sexuelles, entre autres exemples.
Faits en bref

Projet de loi C-11

  • Le 26 septembre 2025, le projet de loi C-11 — anciennement le projet de loi C-66 — a été présenté de nouveau afin de modifier la Loi sur la défense nationale (LDN).
  • Le projet de loi C-11 donnera suite à huit recommandations du rapport Fish et à une recommandation du rapport Arbour.
  • Les principaux objectifs du projet de loi sont les suivants :
    • retirer la compétence en matière d’enquêtes et de poursuites des Forces armées canadiennes (FAC) sur les infractions sexuelles visées par le Code criminel qui ont été commises au Canada (recommandation 5 du rapport Arbour);
    • modifier la Loi sur la défense nationale en fonction des huit recommandations du rapport Fish, qui comprennent, entre autres, la modification du processus de nomination du directeur des poursuites militaires, du directeur – Service d’avocats de la défense et du grand Prévôt des Forces canadiennes;
    • exclure les juges militaires du système d’audience sommaire et élargir l’accès aux agents et agentes de liaison avec les victimes;
    • modifier la Loi sur la défense nationale afin d’aligner les renseignements sur les délinquants sexuels et les dispositions sur l’interdiction de publication avec les modifications apportées par la Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants (anciennement le projet de loi S-12).
Contexte

Réintroduction de l’ancien projet de loi C-66

  • Le 26 septembre 2025, le ministre de la Défense nationale a présenté de nouveau un projet de loi visant à modifier la LDN, dans le cadre du projet de loi C-11, Loi modifiant la Loi sur la défense nationale et d’autres lois.
  • Ces modifications donnent suite à huit recommandations du troisième examen indépendant de la Loi sur la défense nationale (EI3), mené par l’ancien juge de la Cour suprême Morris J. Fish, et à une recommandation de l’Examen externe indépendant et complet (EEIC), mené par l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour.
  • Les recommandations visaient à améliorer et à moderniser le système de justice militaire.
  • Cette loi a été présentée pour la première fois en mars 2024 sous le nom de projet de loi C-66, mais a cessé d’exister après la prorogation du Parlement en janvier 2025.

Soutien aux personnes touchées

  • Depuis 2015, le Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS) veille à ce que les personnes touchées par l’inconduite sexuelle aient accès aux services de soutien et aux ressources fiables dont elles ont besoin.
  • Au cours de la dernière décennie, ses services, programmes et initiatives ont évolué pour répondre aux besoins de l’ensemble de la communauté de la Défense.

Remboursement des frais juridiques

  • L’article 249.17 de la LDN stipule que « Tout justiciable du code de discipline militaire a le droit d’être représenté dans les cas et de la manière prévus par règlement du gouverneur en conseil ».
  • L’article 249.19 de la LDN stipule que « Le directeur du service d’avocats de la défense dirige la prestation des services juridiques prévus par règlement du gouverneur en conseil aux justiciables du code de discipline militaire et fournit lui-même de tels services ».
  • L’article 101.11 des Ordonnances et règlements royaux applicables aux Forces canadiennes (ORFC) indique quels types de services juridiques peuvent être fournis par le directeur du service d’avocats de la défense.
  • À ce titre, les ORFC n’imposent pas la prestation de services juridiques aux personnes qui font l’objet d’enquêtes, d’arrestations, de détentions ou de procès qui ne se rapportent pas à une infraction d’ordre militaire, y compris toutes les infractions jugées dans le système civil de justice pénale.

Principaux responsables : Juge-avocat général, Chef – Conduite professionnelle et culture, Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle

Le 22 octobre 2025

Haut de page

Retirer la compétence militaire en matière d’infractions sexuelles au Canada

  • Nous nous engageons à donner suite à la recommandation no 5 de l’Examen externe indépendant et complet de la juge Arbour.
  • Le ministère de la Défense nationale a commencé le travail sur la recommandation no 5 lorsqu’elle était une recommandation provisoire, vers la fin de 2021, avant la publication de l’examen indépendant de la juge Arbour.
  • Je suis reconnaissant des commentaires formulés par nos partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux, qui ont participé à l’élaboration de la loi et qui continueront d’orienter sa mise en œuvre.
  • La loi accordera ainsi une compétence exclusive au système de justice civile pour mener des enquêtes et entamer des poursuites relativement aux infractions sexuelles visées par le Code criminel commises au Canada.
  • Le respect de cette recommandation est la pierre angulaire du projet de loi C-11 et un élément essentiel des efforts d’évolution de la culture plus vastes du ministère de la Défense nationale.

Si l’on insiste sur la confiance envers le système de justice militaire

  • Je garde confiance dans le travail essentiel réalisé par la police militaire.
  • Cette modification à la Loi sur la défense nationale renforcera la confiance envers les autorités en matière de justice militaire qui travaillent indépendamment de la chaîne de commandement.
  • Elle va également renforcer la confiance des Canadiens et des Canadiennes envers le système de justice militaire.

Si l’on insiste sur les infractions commises à l’extérieur du Canada

  • Nous respectons l’expertise d’anciens juges de la Cour suprême quant à la modernisation du système de justice militaire.
  • Les Forces armées canadiennes conservent le pouvoir d'enquêter, poursuivre et juger les infractions commises à l’extérieur du Canada.
  • Modifier cette disposition entraînerait d’importantes difficultés judiciaires, juridictionnelles, politiques et opérationnelles.

Si l’on insiste sur la mobilisation des provinces et des territoires

  • Le ministère de la Défense nationale a déployé de vastes efforts de consultation fédéraux, provinciaux et territoriaux.
  • Parmi ces efforts, notons la mise sur pied d’un comité au niveau du sous-ministre, la conclusion d’un protocole d’entente bilatéral avec l’Ontario et la tenue d’un dialogue sur le plan opérationnel entre le système de justice militaire et le système de justice civile.
  • Je suis reconnaissant des commentaires formulés par nos partenaires, qui ont participé à l’élaboration de la loi et qui continueront à orienter sa mise en œuvre.
  • Nous sommes résolus à poursuivre une collaboration étroite pendant cette période transitoire.
Contexte
  • Le retrait de la compétence en matière d’enquêtes et de poursuites des Forces armées canadiennes (FAC) concernant les infractions sexuelles visées par le Code criminel commises au Canada donnera suite en partie à la recommandation no 5 formulée dans l’Examen externe indépendant et complet de l’honorable Louise Arbour, selon laquelle :
    • « Les infractions sexuelles visées par le Code criminel devraient être retirées de la compétence des FAC. Elles devraient faire l’objet de poursuites exclusivement devant les tribunaux criminels civils dans tous les cas. Lorsqu’une infraction a lieu au Canada, elle devrait faire l’objet d’une enquête par les forces de police civiles dans les plus brefs délais. »
    • « Lorsque l’infraction a lieu à l’extérieur du Canada, la PM [police militaire] peut agir en premier lieu pour sauvegarder les preuves et commencer une enquête, mais elle doit se mettre en rapport avec les autorités civiles chargées de l’application de la loi le plus tôt possible. » La loi proposée accordera une compétence exclusive aux autorités civiles pour mener des enquêtes et entamer des poursuites sur ce type d’infractions commises au Canada.
    • Bien que le rapport de la juge Arbour effectue un examen holistique plus vaste de la culture, des pratiques, des politiques et des activités de l’Équipe de la Défense, la recommandation no 5 peut seulement être mise en œuvre au moyen d’une loi.

Mobilisation fédérale, provinciale et territoriale (FPT)

  • Dans le cadre du comité FPT au niveau du sous-ministre et de consultations connexes, les provinces et les territoires ont fait ressortir le besoin d’avoir des protocoles de niveau opérationnel pour appuyer la transition et l’importance d’adopter une approche axée sur la victime et ont soulevé des préoccupations concernant des problèmes potentiels de mise en œuvre liés à la capacité (par exemple, la charge de travail, les pressions sur les ressources et les besoins en matière de connaissance et d’instruction des militaires).
  • Après le premier dépôt du projet de loi C-11, certaines provinces et certains territoires ont préconisé un délai d’entrée en vigueur plus long afin de permettre aux protocoles opérationnels de progresser (présentement, l’entrée en vigueur se fait dans un délai de 60 jours).
  • Le ministère de la Défense nationale a conclu un protocole d’entente avec l’Ontario afin d’orienter la collaboration, la communication et l’échange de renseignements. Le protocole d’entente permet également la tenue de dialogues sur le plan opérationnel et de discussions potentielles sur le ressourcement.
  • À ce jour, aucune autre administration n’a demandé un protocole d’entente.
  • Les acteurs des services de police, de poursuite et de services aux victimes au sein du système de justice militaire continuent également de travailler avec leurs homologues opérationnels au sein du système de justice civile afin d’appuyer la mise en œuvre.

Principaux responsables : Juge-avocat général, Chef – Conduite professionnelle et culture

Le 22 octobre 2025

Haut de page

Donner suite à huit recommandations (juge Fish)

  • Dans le cadre du projet de loi C-11, nous donnons suite à huit recommandations clés formulées par l’ancien juge Fish dans son troisième examen indépendant.
  • Notamment, ce projet de loi vise à élargir les critères d’admissibilité à la nomination des juges militaires afin de tenir compte des militaires du rang.
  • De plus, nous proposons de réviser le processus de nomination du grand prévôt des Forces canadiennes, qui sera renommé le grand prévôt général, du titulaire du poste au sein du Directeur – Poursuites militaires et du titulaire du poste au sein du Directeur – Service d’avocats de la défense.
  • Les modifications proposées élargissent également la catégorie des personnes qui peut déposer une plainte pour ingérence afin de tenir compte, entre autres, des victimes ou des personnes qui agissent en leur nom.
  • Ce projet de loi énonce clairement notre engagement à donner suite aux recommandations des rapports d’examen externes indépendants, notamment le troisième examen indépendant du juge Fish et l’examen externe indépendant et complet de la juge Arbour.
  • Les militaires doivent avoir confiance dans le système de justice militaire et être convaincus qu’il est transparent et exempt d’influence réelle ou perçue par la chaîne de commandement.
Contexte
  • Le 5 novembre 2020, le ministre de la Défense nationale a procédé à la nomination de l’honorable Morris J. Fish, ancien juge de la Cour suprême du Canada, pour mener un examen indépendant de certaines dispositions de la Loi sur la défense nationale et de leur application.
  • Le juge Fish a fait état de 107 recommandations de grande envergure, principalement liées au système de justice militaire, notamment le traitement des incidents d’inconduite sexuelle, ainsi que la police militaire et la supervision de la police.
  • Le projet de loi C-11 vise à donner suite à huit de ces recommandations (2, 7, 8, 10, 13, 14, 15, 16), plus précisément :
    1. Élargir la catégorie des personnes admissibles à une nomination à titre de juge militaire afin de tenir compte des militaires du rang qui sont avocats ou procureurs depuis au moins dix ans au barreau d’une province, et qui sont membres des Forces armées canadiennes depuis au moins dix ans.
    2. Modifier le processus de nomination et la durée du mandat des titulaires du poste au sein du Directeur – Poursuites militaires et du Directeur – Service d’avocats de la défense.
    3. Autoriser le ministre de la Défense nationale, plutôt que le juge-avocat général, à donner des instructions ou des lignes directrices au Directeur - Poursuites militaires concernant une poursuite particulière.
    4. Confirmer le respect du juge-avocat général pour l’indépendance des autorités du système de justice militaire dans l’exercice de sa supervision de l’administration de la justice militaire.
    5. Modifier le processus et l’autorité pour la nomination du grand prévôt des Forces canadiennes afin qu’il soit nommé par le gouverneur en conseil.
    6. Remplacer le titre de grand prévôt des Forces canadiennes par celui de grand prévôt général afin de l’harmoniser avec les titres d’autres cadres supérieurs des Forces armées canadiennes, comme le médecin général, l’aumônier général et le juge-avocat général.
    7. Faire en sorte que le grand prévôt général relève du ministre de la Défense nationale, plutôt que du vice-chef d’état-major de la défense, et interdire au ministre de la Défense nationale de donner des directives en matière d’application de la loi dans les dossiers individuels.
    8. Élargir la catégorie des personnes qui peuvent déposer une plainte pour ingérence et exiger que les personnes qui exercent des fonctions ou des tâches policières soumettent une plainte dans certaines circonstances.

Principal responsable : Juge-avocat général

22 octobre 2025

Haut de page

Opérationnalisation supplémentaire du projet de loi C-77

  • La législation actuelle s’appuie sur les travaux importants entrepris par la Défense nationale dans le cadre de l’ancien projet de loi C-77 (2019), que le Comité a étudié en 2018.
  • Il est important de noter que le projet de loi C-77 a introduit la Déclaration des droits des victimes dans le Code de discipline militaire, consacrant ainsi les droits des victimes d’infractions commises dans le cadre du service au sein du système de justice militaire.
  • C’est aussi dans le cadre du projet de loi C-77 qu’on a créé le système d’audience sommaire.

Si on insiste sur l’accès aux agents de liaison avec les victimes :

  • Afin d’apporter un soutien supplémentaire aux victimes, le projet de loi C-11 vise à élargir l’accès aux agents de liaison avec les victimes, également appelés ALV, en vertu de la Déclaration des droits des victimes.
  • De cette manière, une personne agissant au nom d’une victime peut bénéficier du soutien d’un agent de liaison désigné.
  • Cette modification étendrait l’accès à un ALV à toute personne agissant au nom d’une victime.
  • L’aide apportée par un ALV consiste à expliquer à la victime ou à la personne agissant en son nom la manière dont les infractions au service sont poursuivies, traitées et jugées en vertu du Code de discipline militaire.

Si on insiste sur le système d’audience sommaire :

  • Le projet de loi C-11 exclurait les juges militaires du système d’audience sommaire.
  • Cette mesure vise à éviter toute perception d'influence, réelle ou supposée, de la part de la chaîne de commandement qui pourrait exercer une influence sur les juges militaires dans le cadre d'une procédure sommaire.
Contexte

Projet de loi C-77

  • L’ancien projet de loi C-77 (Loi modifiant la Loi sur la défense nationale et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois, L.C. 2019, ch. 15) a reçu la sanction royale le 19 juin 2019.

Agents de liaison avec les victimes

  • L’article 9 du projet de loi modifie la Loi sur la défense nationale afin qu’une personne agissant au nom d’une victime puisse demander la nomination d’un agent de liaison avec les victimes (ALV), dans les mêmes conditions que celles auxquelles une victime aurait accès.
  • Il convient de noter qu’une victime peut demander la désignation d’un ALV en s’adressant à son commandant ou en contactant le Chef – Conduite professionnelle et culture, qui se chargera de lui en désigner un.

Audiences sommaires

  • Le système de justice militaire canadien comprend deux types de procédures disciplinaires pour traiter les cas d’inconduite : les audiences sommaires et les cours martiales.
  • Alors qu’une cour martiale est un procès militaire officiel destiné à traiter les infractions graves, les audiences sommaires sont des procédures disciplinaires non pénales fondées sur les principes du droit administratif et destinées à traiter les infractions mineures à la discipline militaire au niveau de l’unité, appelées « manquements d’ordre militaire ».
  • Le Code de discipline militaire stipule que les audiences sommaires peuvent être présidées par un commandant supérieur, un commandant ou un officier délégué. L’officier qui préside l’audience doit déterminer si l’accusé a commis une infraction d’ordre militaire et, le cas échéant, peut imposer une ou plusieurs sanctions.
  • Les sanctions pouvant être imposées pour des infractions au service sont la rétrogradation, la réprimande sévère, la réprimande, la privation de salaire et de toute allocation pendant une période maximale de 18 jours, ainsi que les sanctions mineures prévues par la réglementation.
  • Le projet de loi C-11 empêcherait les juges militaires de participer à ce processus, que ce soit en tant qu’officiers menant des audiences sommaires ou en tant que personnes accusées.

Principal responsable : Juge-avocate générale

22 octobre 2025

Haut de page

Harmonisation avec la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels

  • Le projet de loi C-11 harmonisera le système de justice militaire avec les changements récents apportés au système de justice pénale civile.
  • Ces changements portent sur l’enregistrement des renseignements concernant les délinquants sexuels et sur la possibilité de prononcer des interdictions de publication.
  • En vertu du projet de loi, la Loi sur la défense nationale serait mise à jour afin de refléter les changements récents apportés au régime d'enregistrement des délinquants sexuels.
  • Cela fera en sorte que l'enregistrement restera un outil efficace pour prévenir et enquêter les crimes sexuels dans le contexte militaire.
  • Les délinquants sexuels devront se conformer à la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels, selon les exigences.
  • Le projet de loi propose également plusieurs modifications à la Loi sur la défense nationale concernant les interdictions de publication, conformément aux changements apportés au Code criminel.
  • L’objectif est de permettre aux victimes et aux témoins de participer au système de justice sans subir de conséquences négatives liées à la divulgation de renseignements les concernant.
  • Ces modifications sont nécessaires pour assurer la conformité de notre système de justice militaire à la Charte canadienne des droits et libertés, et l’harmonisation avec le système civil de justice pénale.
Contexte

Ordonnance en vertu de la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels (LERDS)

  • Le Projet de loi C-11 prévoit la modification de la définition d’« infraction désignée » dans la Loi sur la défense nationale, aux termes de laquelle une ordonnance en vertu de la LERDS peut être rendue. Voici les modifications en question :
    • Distinction entre les « infractions primaires », qui sont intrinsèquement de nature sexuelle, et les « infractions secondaires », qui ne sont pas des infractions sexuelles mais qui peuvent être commises à des fins d’ordre sexuel. Le projet de loi intégrerait les définitions d’infraction primaires et d’infraction secondaire qui ont été ajoutées au Code criminel dans le cadre de l’ancien projet de loi S-12 (Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants, L.C. 2023, ch. 28).
    • Afin d’harmoniser le système de justice militaire avec le système civil de justice pénale, le projet de loi modifierait les pratiques concernant l'enregistrement obligatoire et les ordonnances d'enregistrement obligatoire à perpétuité en vertu de la LERDS. Le projet de loi limiterait l’application des ordonnances d’enregistrement obligatoire à deux types de situations impliquant des infractions sexuelles particulièrement graves ou des récidives.
      • Premièrement, l’enregistrement en vertu de la LERDS serait requis en cas d’infraction sexuelle visant une personne de moins de 18 ans si une peine d’emprisonnement de deux ans ou plus a été imposée.
      • Deuxièmement, l’enregistrement serait requis pour les délinquants sexuels récidivistes qui ont déjà été déclarés coupables d’une infraction primaire, ou qui ont déjà fait l’objet d’une ordonnance en vertu de la LERDS.
    • Dans tous les autres cas, un enregistrement imposé est requis, à moins que la personne puisse démontrer devant la cour martiale que l’ordonnance aurait des effets totalement disproportionnés sur elle, ou que l’ordonnance n’aurait aucun lien avec l’objectif d’aider les services policiers à prévenir les infractions sexuelles ou à enquêter en la matière.

Interdictions de publication

  • Le projet de loi prévoit plusieurs modifications aux dispositions de la LDN relatives aux interdictions de publication, conformément aux changements apportés au Code criminel dans le cadre de l’ancien projet de loi S-12.
  • Les affaires jugées dans le cadre du système civil de justice pénale se dérouleraient conformément aux dispositions du Code criminel, même lorsque l’accusé est un membre des Forces armées canadiennes.
  • Voici les changements importants :
    • Mise à jour de la liste des infractions pour lesquelles une interdiction de publication peut être rendue — ajout de la distribution non consensuelle d’images intimes, article 162.1 du Code criminel;
    • Imposition d’obligations au juge militaire et au procureur afin que les victimes et les témoins concernés par l’interdiction de publication soient informés et consultés, pour qu’ils puissent connaître leurs droits de révoquer ou de modifier l’interdiction;
    • Précision selon laquelle l’interdiction de publication ne s’applique pas lorsque la divulgation est faite par une personne protégée par l'interdiction, à condition que cette personne ne révèle pas, intentionnellement ou avec insouciance, l’identité de toute autre personne protégée par l’interdiction ni des détails qui pourraient permettre d’établir cette identité.
    • Précision selon laquelle les victimes et les témoins concernés par une interdiction de publication ont le droit de divulguer des renseignements en privé, y compris lorsqu’ils parlent à des professionnels du droit, à des professionnels de la santé et à d’autres personnes en qui ils ont confiance;
    • Codification de la procédure permettant de demander la révocation ou la modification d’une interdiction de publication.

Principal responsable : Juge-avocat général

22 octobre 2025

Haut de page

Soutien et ressources aux survivants et survivantes

  • Je m’engage à veiller à ce que les membres de l’Équipe de la Défense affectés par l’inconduite sexuelle aient accès au soutien, aux soins et aux ressources dont ils et elles ont besoin.
  • Le Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS) offre du soutien aux anciens et actuels membres des FAC et aux employés de la fonction publique du MDN.
  • Ces mesures de soutien et ces ressources s’étendent désormais également aux nouveaux membres de la communauté de la défense, à savoir les employés de la Garde côtière canadienne.
  • Le CSRIS, qui fonctionne indépendamment de la chaîne de commandement militaire, offre une gamme de mécanismes de soutien aux militaires affectés.
  • Il s’agit notamment d’une ligne d’assistance accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et du Programme de coordination de l’intervention et du soutien, dans le cadre duquel on offre des services permanents de soutien, de défense des droits et de gestion de cas personnalisée partout au pays.
  • Comme l’a recommandé la juge Arbour, le Programme d’aide juridique indépendante a élargi son champ d’application.
  • Le Programme comprend maintenant l’aide juridique directe, les renseignements juridiques, les conseils et la représentation, tout en continuant d’offrir le remboursement des frais juridiques admissibles.
Faits en bref

Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS)

  • Le numéro de la ligne d’assistance du CSRIS est le 1-844-750-1648.
  • Créé en 2015, le CSRIS fonctionne indépendamment de la chaîne de commandement militaire et fournit un soutien confidentiel, adapté aux traumatismes et centré sur les survivants et survivantes aux membres militaires et civils de l’Équipe de la Défense et à leurs familles affectées par l’inconduite sexuelle.
  • De plus, les services du CSRIS sont également offerts aux cadets, aux Rangers juniors canadiens et aux membres de leur famille âgés de 16 ans et plus qui ont vécu une inconduite sexuelle.
  • Ces mesures de soutien et ressources sont maintenant également offertes aux nouveaux membres de la communauté de la défense, à savoir la Garde côtière canadienne.
  • Le CSRIS offre des programmes clés, y compris la ligne d’assistance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Programme de coordination de l’intervention et du soutien, le Programme de soutien par les pairs, le Programme d’assistance juridique indépendante et le Programme de subventions pour le soutien communautaire pour les personnes survivantes d’inconduite sexuelle.
  • Au cours de l’exercice 2024-2025, le CSRIS a répondu à 1 461 appels, dont 588 étaient liés aux traumatismes sexuels militaires. De ce nombre, environ 59 % étaient de nouveaux appelants, tandis que 41 % d’entre eux revenaient pour demander un soutien continu.
  • Grâce à l’Initiative de recherche en prévention, le CSRIS fait progresser la recherche afin de mieux comprendre l’inconduite sexuelle dans les Forces armées canadiennes (FAC) et d’appuyer les efforts de prévention de l’inconduite sexuelle dans les FAC.

Agents et agentes de liaison avec les victimes

  • Une victime peut demander que l’on désigne un agent ou une agente de liaison avec les victimes (ALV) pour l’aider pour tout problème qui relève du Code de discipline militaire.
  • Les ALV sont chargés de fournir des renseignements sur le système de justice militaire et la Déclaration des droits des victimes, d’expliquer à la victime la façon dont les infractions d’ordre militaire sont inculpées, traitées et jugées en vertu du Code de discipline militaire; obtenir et transmettre à la victime les renseignements relatifs à une infraction d’ordre militaire que celle-ci a demandée et à laquelle elle a droit en vertu de ce paragraphe.
  • Au 10 octobre 2025, 136 ALV formés sont disponibles. Depuis que le Programme a été lancé en juin 2022, 37 dossiers ont été gérés.
Contexte

Ligne d’assistance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

  • La ligne d’assistance téléphonique sans frais du CSRIS, accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le 1-844-750-1648, a été mise sur pied en 2015 et est le principal point de contact pour les membres de la communauté de la Défense affectés par l’inconduite sexuelle qui cherchent une aide immédiate et confidentielle.
  • Ce service téléphonique est offert 24 heures par jour, 7 jours par semaine, et est assuré par des conseillers et conseillères d’assistance formés et sensibilisés aux traumatismes.

Programme d’assistance juridique indépendante (AJI)

  • Créé dans le cadre de l’initiative liée aux options juridiques adaptées (OJA), le programme d’AJI offre un accès gratuit au soutien juridique indépendant aux personnes affectées par l’inconduite sexuelle dans le contexte du ministère de la Défense nationale (MDN) ou des FAC. Il contribue à minimiser les préjudices supplémentaires et favorise la prise de décisions éclairées en offrant gratuitement des renseignements juridiques confidentiels, des conseils et une représentation aux personnes admissibles.
  • En 2024, 1,5 million de dollars ont été reçus pour soutenir le fonctionnement et le développement continus du programme, ainsi que l'initiative de recherche sur la prévention, renforçant la réponse de la Défense nationale en matière de la violence fondée sur le genre.

Initiative de recherche sur la prévention

  • L’Initiative de recherche sur la prévention est un programme qui vise à éclairer les efforts de prévention de l’inconduite sexuelle en examinant la perpétration d’inconduites dans les FAC. Les résultats permettront d’élaborer des cadres d’intervention, des formations et des mesures d’intervention pour les sous-groupes à haut risque et de soutenir les personnes chargées de gérer les incidents d’inconduite sexuelle.

Programme de coordination des interventions et du soutien

  • Lancé en 2019, ce programme offre un soutien continu, des services de défense des droits et une gestion de cas personnalisée dans l’ensemble du pays.

Programme de subventions pour le soutien communautaire aux survivants et survivantes d’inconduite sexuelle

  • Le programme de subventions élargit la gamme de services de soutien offerts aux membres de la grande communauté de la Défense affectés par l’inconduite sexuelle et favorise la collaboration entre le MDN/les FAC et les organisations communautaires. Les projets financés sont diversifiés et souvent adaptés aux besoins de populations précises, y compris les femmes, les hommes, les peuples autochtones et les personnes 2ELGBTQI+.
  • Le CSRIS administre le Programme de subventions, qui finance actuellement 28 projets communautaires partout au Canada et accepte les demandes pour son quatrième appel de propositions. La portée du Programme de subventions permet à un plus grand nombre de personnes de recevoir des conseils et d’autres formes de soutien, en particulier dans les régions traditionnellement mal desservies.

Programme de soutien par les pairs

  • En partenariat avec Anciens Combattants Canada (ACC), le CSRIS offre des services virtuels de soutien par les pairs aux personnes victimes d’inconduite sexuelle pendant leur service ou sur leur lieu de travail et qui sont âgées de 18 ans et plus.
  • En 2024, le Programme de soutien par les pairs a élargi ses services pour inclure de nouvelles initiatives, telles que les cafés-causeries, le groupe informel 2ELGBTQI+, le groupe informel réservé aux hommes et le yoga adapté aux traumatismes, offerts sur une base continue.

Équipe de liaison militaire (ELM)

  • L’ELM est composée d’un officier de liaison (OL), des officiers de liaison de la police militaire (OLPM) et d’un officier de planification (OP). Ces trois postes contribuent à l'efficacité des services d'intervention et de soutien fournis aux membres des FAC, y compris les chaînes de commandement.
  • ALM et les ALPM offrent un soutien et des conseils stratégiques tenant compte des traumatismes aux membres de l’Équipe de la Défense affectés par l’inconduite sexuelle, en les aidant à comprendre les options de signalement et à s’y retrouver dans les politiques et procédures des FAC.
  • Les ALM aident également les Chaînes de commandement à gérer les situations délicates et à interpréter les politiques. Bien qu’ils travaillent en étroite collaboration avec le CSRIS et contribuent à la sensibilisation et à la prise de conscience culturelle, ils n’ont pas accès aux renseignements confidentiels des clients et n’agissent pas comme enquêteurs ou enquêtrices. Leur rôle est strictement consultatif et fondé sur le consentement.

Principaux responsables : Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle et Chef – Conduite professionnelle et culture

22 octobre 2025

Haut de page

Recours collectif pour inconduite sexuelle

  • Nous reconnaissons que l’inconduite sexuelle et la discrimination peuvent avoir des effets néfastes sur les membres de l’Équipe de la Défense.
  • Le règlement du recours collectif FAC-MDN pour inconduite sexuelle a permis d’indemniser les personnes qui ont subi des effets négatifs directs de l’inconduite sexuelle.
  • L’objectif est d’aider à tourner la page et à reconnaître les personnes qui ont été victimes d’inconduite sexuelle ou de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.
  • À la date limite de soumission finale, l’administrateur nommé par le tribunal, Services d’actions collectives Epiq Canada Inc., a reçu les demandes de plus de 25 000 demandeurs.
  • À ce jour, près de 24 000 demandes d’indemnisation ont été approuvées pour le paiement initial ou ont été payées.
  • Les évaluateurs nommés par le tribunal, en collaboration avec l’Administrateur et le Canada, traitent les demandes restantes.
  • Nous reconnaissons nos membres — anciens et actuels — qui se sont manifestés pour signaler leurs expériences, et nous travaillerons avec diligence pour favoriser un environnement de travail où tous les membres se sentent protégés, soutenus et respectés.
Faits en bref
  • L’entente de règlement du recours collectif FAC-MDN pour inconduite sexuelle prévoit jusqu’à 900 millions de dollars pour indemniser les membres du groupe qui ont été victimes d’inconduite sexuelle dans le cadre de leur travail.
  • L’entente prévoit ce qui suit :
    • l’indemnisation des demandeurs;
    • des paiements au titre de l’administration du processus de revendication;
    • l’option de participer au programme de Démarches réparatrices;
    • plusieurs autres mesures visant le changement culturel et s’attaquant à l’inconduite sexuelle dans les FAC.
Contexte

Programme de Démarches réparatrices liées à l’inconduite sexuelle

  • Le programme de Démarches réparatrices du Centre de soutien et de ressources sur l’inconduite sexuelle (CSRIS) a été lancé en novembre 2021.
  • Dans le cadre du programme, on offre des possibilités de justice réparatrice et du soutien aux membres du recours collectif sur l’inconduite sexuelle des Forces armées canadiennes (FAC) et du Ministère de la Défense nationale (MDN) pour leur permettre de faire entendre et reconnaître leurs expériences. Le programme donne également l’occasion aux représentants de la Défense d’apprendre, de comprendre, d’établir des plans, de prendre des mesures et d’être des leaders du changement en appuyant l’institution afin de lutter contre l’inconduite sexuelle.
  • La participation au programme est volontaire et l’engagement est assuré par les praticiens de la justice réparatrice.
  • On a communiqué avec tous les membres du recours qui ont manifesté leur intérêt à participer au programme de Démarches réparatrices. Tous ceux qui ont répondu à la communication en indiquant qu’ils souhaitaient participer ont été mis en contact avec des praticiens de la justice réparatrice.
  • Le programme de Démarches réparatrices liées à l’inconduite sexuelle est en train de soutenir avec succès la participation de tous les membres du recours intéressés aux processus de justice réparatrice et se prépare à prendre fin en mars 2026.
  • Grâce à la mise en œuvre du programme de Démarches réparatrices liées à l’inconduite sexuelle, il est devenu évident que les initiatives réparatrices offrent aux personnes lésées par des systèmes, des institutions ou des personnes des occasions valorisantes d’être entendues et reconnues et de contribuer au changement institutionnel de manière significative.
  • Le programme de Démarches réparatrices liées à l’inconduite sexuelle était une initiative unique en son genre, et sa nature novatrice présentait plusieurs défis de conception et de mise en œuvre, comme la gestion des obligations de signalement et des priorités institutionnelles concurrentes.
  • Ces défis ont généré des informations précieuses qui seront documentées dans le rapport final du programme, qui sera rendu public après sa conclusion à l’automne 2026, et qui éclaireront l’élaboration de futures initiatives de Démarches réparatrices.

Principaux responsables : Chef – Conduite professionnelle et culture, Juge-avocat général, Conseiller juridique des Forces canadiennes

Le 22 octobre 2025

Haut de page

Santé mentale et suicide

  • Nous reconnaissons que le service militaire impose des exigences uniques à nos militaires et à leurs familles, et nous leur sommes reconnaissants de leur service.
  • C’est pourquoi nous avons une vaste gamme de programmes et de services pour répondre aux besoins des militaires et de leurs familles.
  • Cette gamme comprend les services de professionnels spécialisés dans les Centres des services de santé des Forces canadiennes, un service d’aiguillage téléphonique ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour avoir accès à des services de counseling et à un soutien par les pairs pour les personnes aux prises avec le stress opérationnel.
  • Le programme En route vers la préparation mentale a par ailleurs élargi son offre pour certains groupes professionnels à risque élevé comme les techniciens et techniciennes en recherche et sauvetage, le personnel de la police militaire et le personnel des services de santé.
  • Le service d’aumônerie des Forces armées canadiennes offre également un soutien personnel et peut aiguiller les militaires vers des travailleurs sociaux, des psychologues ou d’autres services médicaux.
  • Nous continuerons de veiller à ce que nos militaires aient accès aux soins et aux services en santé mentale qu’ils méritent.

Si l’on insiste sur la prévention du suicide

  • Nous reconnaissons l’effet persistant et tragique que la perte d’un militaire par suicide a sur sa famille, ses amis, ses collègues et toute l’Équipe de la Défense.
  • C’est pourquoi nous offrons des programmes et des services qui visent à encourager la résilience, au moyen de la spiritualité, du conditionnement physique, du soutien financier, du counseling, de la sensibilisation et des services particuliers pour le personnel en déploiement.
  • Par exemple, le Plan d’action des Forces armées canadiennes en prévention du suicide est axé sur l’offre de programmes et de services de formation et de soutien adaptés.
  • Tout ce travail est également effectué de manière adaptée au genre pour s’assurer que nous sommes à l’écoute des défis particuliers auxquels font face nos femmes membres.

Si l’on insiste sur le paragraphe 98c) de la Loi sur la défense nationale :

  • Soutenir la santé mentale des militaires et s’assurer qu’ils reçoivent le soutien dont ils ont besoin est une priorité clé pour moi et pour les Forces armées canadiennes.
  • Le paragraphe 98c) de la Loi sur la défense nationale ne sert pas de mesure punitive contre les personnes qui souffrent de problèmes de santé mentale.
Faits en bref

Soins de santé mentale à l’interne

  • 29 des 36 cliniques de soins de santé des Forces armées canadiennes offrent des soins de santé mentale spécialisés à l’interne.
  • Sept centres de soutien pour trauma et stress opérationnels offrent de l’aide aux membres actifs et à leurs familles qui doivent composer avec le stress ou les blessures liés aux opérations militaires.
  • Les Services de santé des Forces canadiennes ont récemment embauché un psychologue qui se consacre à la prévention du suicide.
  • Le numéro de téléphone du Programme d’aide aux membres des FAC :
    • 1-800-268-7708
  • Le numéro de téléphone de la ligne d’aide en cas de crise de suicide : 9-8-8
  • Cette ligne d’aide offre un soutien bilingue, adapté aux traumatismes, culturellement approprié et accessible à toute personne au Canada.
  • Numéro de téléphone pour les services de soutien du CSRIS :
    • 1-844-750-1648
Contexte

Composants du Programme de santé mentale des Forces armées canadiennes (FAC)

  • Services psychosociaux Les travailleurs sociaux, les infirmières en santé mentale et les conseillers en toxicomanie composent normalement le personnel des programmes psychosociaux. Les types de services varient du counseling à court terme (qui peut inclure la famille) lié aux problèmes relatifs au milieu de travail, à la famille ou au mariage. D’autres exemples comprennent les consultations sur la toxicomanie et les examens avant et après les déploiements.
  • Services généraux en santé mentale. Les services de santé mentale spécialisés qui sont fournis par des psychiatres, des psychologues, des travailleurs sociaux, des infirmières en santé mentale, des conseillers en toxicomanie et des aumôniers. Cette catégorie de soins englobe le traitement individuel et collectif pour les personnes souffrant d’un large éventail de problèmes de santé mentale.
  • Centres de soutien pour trauma et stress opérationnels (CSTSO). Les programmes du CSTSO sont des programmes spécialisés au sein des services de santé mentale des FAC qui assurent une évaluation et un traitement très complets et cohérents des patients souffrant de tous types de maladies et de blessures liées aux traumatismes et au stress.
  • Les membres des FAC peuvent être aiguillés vers des spécialistes de la santé civils lorsqu’un fournisseur interne approprié n’est pas disponible en temps opportun.

Programme En route vers la préparation mentale (RVPM)

  • Lancé en 2008 et élargi en 2017 par l’introduction d’une application mobile, le programme RVPM est un programme d’éducation et de formation en santé mentale pour les membres des FAC et leurs familles. Il vise à améliorer le bien-être, la résilience, le rendement à court terme et la conscience de sa propre santé mentale. Il encourage également les membres à demander de l’aide au besoin.

Stratégie de santé globale et de mieux-être

  • En mars 2022, la Défense nationale a publié la Stratégie de santé globale et de mieux-être, qui soutient la santé et la résilience au sein de l’effectif et favorise une culture axée sur les comportements sains.
  • En 2022, le Programme des services aux familles des militaires (PSFM) a augmenté les programmes et les services de santé mentale à l’échelle nationale et locale, afin d’inclure des services aux familles en mode virtuel. Ces améliorations ont permis d’élargir les services de counseling en santé mentale, le soutien aux familles et aux partenaires intimes victimes de violence, la sensibilisation des familles éloignées et le soutien social non clinique.

Mortalité par suicide dans les FAC

  • Les FAC surveillent de près les taux et les tendances du suicide dans leur population afin de mieux comprendre les problèmes sous-jacents et d’atténuer les risques.
  • Le rapport de 2024 sur la mortalité par suicide dans les FAC a fait état de 17 décès par suicide dans la Force régulière en 2023.
  • Les différences entre les taux de suicide annuels moyens consécutifs sur cinq ans entre 1995 et 2023 pour le personnel de la Force régulière n’étaient pas statistiquement significatives.

Prévention du suicide

  • Le Plan d’action des Forces armées canadiennes pour la prévention du suicide est axé sur les programmes et les services de formation et de soutien visant à promouvoir la résilience au moyen de la spiritualité, du conditionnement physique, du soutien financier, du counseling, de la sensibilisation et des services particuliers pour le personnel déployé.
  • Les Services de santé des Forces canadiennes considèrent la prévention du suicide comme une priorité absolue. Ils travaillent en partenariat avec d’autres ministères et organismes non gouvernementaux pour créer des politiques, des programmes d’éducation et des pratiques cliniques. La Direction de la santé mentale dispose également de ressources et de processus d’experts internes pour étudier le suicide et mettre en œuvre des changements pratiques afin d’aider à réduire le risque de suicide.

Soutien social aux blessés de stress opérationnel (SSBSO)

  • Le SSBSO est un programme conjoint entre la Défense nationale et Anciens Combattants Canada (ACC), créé par le personnel des FAC et les membres de leur famille qui ont subi les effets directs d’une blessure de stress opérationnel.
  • Il s’agit d’un programme de soutien social confidentiel, non clinique et axé sur les pairs qui aide les personnes à retrouver une qualité de vie plus saine.

Paragraphe 98c)

  • Le paragraphe 98c) de la Loi sur la défense nationale crée une infraction pour tout membre qui volontairement se mutile ou se blesse ou mutile ou blesse une autre personne dans l’intention de se rendre inapte ou de rendre l’autre personne inapte au service dans les FAC.
  • La Défense nationale soutient que ce paragraphe n’est pas utilisé comme une mesure punitive contre les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et que le système de justice militaire offre des protections aux accusés qui souffrent de maladie mentale.
  • Le paragraphe 98c) est plutôt un outil disciplinaire important, en particulier pendant les conflits armés et dans des circonstances qui impliquent la mobilisation d’un grand nombre de forces. Cette disposition agit de concert avec d’autres infractions d’ordre militaire du Code de discipline pour maintenir la discipline et l’intégrité dans les FAC.

Principaux responsables : Chef du personnel militaire, juge avocat général

Le 22 octobre 2025

Haut de page

Détails de la page

2026-02-23