Allocution de la vice-première ministre et ministre des Finances sur l’économie verte et la prolongation des prestations et des mesures de soutien aux entreprises liées à la COVID-19 pour appuyer une relance économique plus forte

Discours

Le 30 juillet 2021 – Hamilton (Ontario) – Ministère des Finances Canada

Le texte prononcé fait foi

Bonjour à tous.

Je suis tellement heureuse d’être ici.

Permettez-moi d’abord de reconnaître que nous nous trouvons ici dans des territoires traditionnels des Ériés, des Neutres, des Hurons-Wendats, des Haudenosaunees et des Mississaugas.

J’aimerais également remercier mon collègue l’honorable François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, pour sa présentation, mais aussi, plus que toute autre chose, pour son travail très acharné. Il a vraiment poursuivi sans aucune relâche cette entente, et je lui en suis reconnaissante.

Je tiens aussi à remercier l’honorable Filomena Tassi, ministre du Travail, qui à mon avis a de l’acier de Hamilton dans les veines. Elle se bat énormément pour la région de Hamilton à la table du Cabinet et partout ailleurs!

Je suis ravie d’être ici en présence de ma collègue l’honorable Karina Gould, ministre du Développement international, qui est une voisine de Hamilton et une autre grande défenseure des intérêts de cette communauté.

Et, bien entendu, c’est un plaisir de voir ici mes collègues députés fédéraux Bob Bratina et Ali Ehsassi, secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie.

Je dois toutefois avouer que les personnes que je suis la plus heureuse de voir ici aujourd’hui sont les gens de  Dofasco et les autres métallurgistes.

Je crois vraiment que nous avons tissé des liens forts pendant la lutte contre les tarifs américains 232. Et je tiens à vous en remercier grandement.

Avec le recul, il semble évident que l’adoption d’une position ferme – l’imposition de contre-mesures tarifaires de représailles – était la bonne chose à faire, parce qu’elle a fonctionné et que nous avons gagné. Toutefois, à ce moment-là et en plein cœur de la crise, ce n’était pas nécessairement évident. Les personnes ici présentes savent que nous subissions tous une pression immense pour faire des compromis, une pression immense pour accepter un accord qui comportait des quotas. Je savais que ce n’était pas la chose à faire, car je ne voulais pas limiter vos avenues de façon permanente. Et je tiens à vous remercier de nous avoir fait confiance, d’avoir fait confiance à votre gouvernement, d’avoir travaillé et lutté avec nous pour l’avenir. Merci infiniment.

Je crois que nous pouvons aussi tous être fiers d’avoir tenu bon, d’avoir gagné. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous pouvons avancer aujourd’hui et faire une autre annonce, faire un autre investissement pour bâtir une industrie canadienne de l’acier qui sera solide et résiliente, et qui sera compétitive à l’échelle internationale dans l’économie à faibles émissions de carbone du XXIe siècle.

L’économie mondiale se trouve actuellement à un moment charnière.

La transition verte est bien réelle – elle est en cours.

Il convient donc à nous les Canadiens de nous poser la question suivante : Sommes-nous prêts à réaliser les investissements nécessaires pour être un gagnant dans cette économie verte mondiale du XXIe siècle? 

La réponse que nous donnons, ici, aujourd’hui, chez Dofasco, à Hamilton, est « oui, absolument ». Nous avons ce qu’il faut et nous sommes résolus à faire tout ce qu’il faut pour que le Canada soit à la fine pointe. Je suis très fière de vous et je vous en suis si reconnaissante.

Depuis octobre dernier, notre gouvernement a engagé 53 milliards de dollars dans la relance verte de notre pays, en investissant dans des technologies propres de calibre mondial et la réduction des émissions. Cet investissement comprend 8 milliards pour l’accélérateur net zéro, qui ne donne aucun répit à notre cher François-Philippe, et qui garantit que le Canada aura les moyens d’investir dans des projets susceptibles d’accélérer la transformation industrielle verte de notre pays.

L’investissement de 400 millions de dollars annoncé aujourd’hui est un exemple concret de l’impact de ce fonds. L’accélérateur net zéro vise à ce que le Canada se trouve à l’avant-garde de la vague mondiale d’investissements et de croissance verts.

Franchement, nous n’avons pas le choix. Nous devons écologiser nos activités, sinon nous ne serons pas compétitifs. Cet investissement vise donc à protéger de bons emplois actuels pour la classe moyenne et à être certain d’avoir chez nous les emplois de l’avenir.

Il s’agit de garantir que les biens produits par le Canada – comme l’acier fantastique que nous exportons – sont compétitifs dans l’économie mondiale. Il s’agit également de garantir que nous atteindrons notre objectif de zéro émission nette d’ici 2050 et que nous créerons un environnement sain offrant un air propre à tous les enfants.

Au cours du dernier mois, l’accélérateur net zéro a soutenu l’innovation propre chez deux géants de l’acier, ici à Dofasco et chez Algoma.

Ces investissements, comme François-Philippe l’a expliqué, entraîneront de grosses réductions des émissions – une réduction d’environ 1 % de l’ensemble des émissions du Canada. C’est donc un investissement qui aide toute la planète. C’est d’un investissement qui soutient la compétitivité internationale du Canada et qui vous aide, vous, nos excellents métallos.

C’est donc un véritable privilège et un moment assez émotif pour moi de me présenter ici aujourd’hui pour faire partie de l’annonce de cet investissement et de cette véritable garantie de votre avenir.

J’ai aussi d’autres nouvelles à vous annoncer au sujet de notre économie et de notre relance économique.

L’économie canadienne affiche des signes très solides de relance. Les projections de croissance économique, y compris celles présentées cette semaine par le Fonds monétaire international, ne cessent d’être revues à la hausse. Le Canada est premier à l’échelle mondiale en ce qui concerne la vaccination. Je vous remercie beaucoup, Dofasco, pour les efforts que vous avez déployés à ce chapitre. J’en suis très reconnaissante. Nous avons maintenant suffisamment de vaccins au pays pour permettre à tous les Canadiens admissibles d’obtenir deux doses.

Je tiens réellement à insister sur ce point. Je vois les choses comme une mère dont les enfants retourneront à l’école en septembre – pour réaliser la rentrée en toute sécurité, tous ceux qui peuvent se faire vacciner devront déjà être vaccinés. Tous les membres de ma famille ont reçu leurs deux doses, sauf mon fils âgé de 11 ans, qui aura 12 ans cette fin de semaine. Sa première dose de vaccin sera son cadeau de fête.

Et je vous parle aussi à tous les gens ici chez Dofasco, et à l’échelle du pays, de ma perspective de ministre des Finances.

La politique économique la plus importante du Canada aujourd’hui est de voir à ce que tous ceux qui peuvent se faire vacciner le fassent.

Nous avons très bien fait, mais il nous reste encore du chemin à faire. J’encourage tous les gens ici aujourd’hui à en parler à leurs proches, amis et voisins. Si un membre de votre communauté, ou de votre cercle rapproché, n’a pas encore été vacciné, allez l’encourager à le faire. C’est ainsi que nous pourrons nous aider les uns les autres, et c’est réellement le meilleur investissement national que le Canada puisse faire. Menons les choses à bien, je vous en prie.

Dans le budget présenté en avril, notre gouvernement a reconnu que la situation économique et la situation de santé publique fluctuaient beaucoup et étaient, franchement, imprévisibles. Nous nous sommes donc assurés d’avoir la marge de manœuvre requise pour prolonger au besoin les mesures de soutien aux entreprises et de soutien au revenu à l’automne. Dans le budget, nous nous sommes engagés à prolonger ces soutiens jusqu’au 25 septembre et à surveiller la situation.

Nous savons tous maintenant qu’il nous a fallu un peu plus de temps que prévu pour contrer la troisième vague de la COVID.

Ici, en Ontario, nous sommes arrivés à la troisième phase de la réouverture le 16 juillet. En vertu des directives de santé publique, de nombreuses entreprises doivent toujours mener leurs activités avec une capacité réduite, et les petites entreprises durement touchées, comme les restaurants, les salles de spectacles, les organisateurs de voyages et les travailleurs qui comptent sur ces emplois commencent à peine à se remettre. Et nous surveillons tous attentivement le variant delta, qui nous préoccupe.

Du point de vue du gouvernement, il est essentiel de faire tout en ce qui est possible pour assurer une relance économique rapide et robuste du pays, et pour que personne ne soit laissé pour compte. J’annonce donc aujourd’hui que nous prolongeons la subvention salariale et la subvention pour le loyer, ainsi que la mesure de soutien en cas de confinement, jusqu’au 23 octobre prochain.

Nous augmentons aussi les taux prévus de la subvention salariale et de la subvention pour le loyer qui s’appliquent à la période du 29 août au 25 septembre.

Ces mesures de soutien ont été une bouée de sauvetage pour des millions de travailleurs et d’entreprises à l’échelle du pays. J’ai voyagé récemment, depuis que nous avons la permission de le faire, et j’ai été très émue d’entendre des personnes qui exploitent un petit restaurant dans une petite communauté me dire que sans ce soutien, elles auraient dû fermer leurs portes et mettre à pied tous leurs employés. Et j’ai entendu ce genre d’histoire des douzaines de fois. 

Avec cette prolongation des programmes, nous nous assurons que les entreprises canadiennes, en particulier les petites entreprises, ont le soutien dont elles ont besoin pour être certaines que nous connaîtrons une relance solide, complète et robuste.

Nous savons aussi que le rétablissement de ce qui s’est avéré, comme mon collègue François-Philippe l’a dit, la pire récession depuis la Grande Dépression, s’accompagne du fait que la COVID demeure présente, ce qui signifie que certains travailleurs n’ont pas encore pu retourner au travail.

Nous prolongeons donc la Prestation canadienne de la relance économique, la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants et la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique jusqu’au 23 octobre, aux taux actuels, et nous augmentons de quatre semaines la période maximale d’admissibilité à la Prestation canadienne de la relance économique, soit jusqu’à 54 semaines. Ces semaines supplémentaires seront aussi offertes à ceux qui ont épuisé leurs prestations d’assurance-emploi.

Je ne cesse d’être impressionnée par l’ingéniosité et par la résilience des travailleurs canadiens.

Quand vous avez été aux prises avec des tarifs douaniers illégaux, vous, les métallurgistes de Hamilton, vous êtes tenus droits comme des chênes.

Pendant la pandémie, vous avez continué d’avancer. Tout comme les travailleurs de première ligne, les travailleurs essentiels et les travailleurs de la santé d’un bout à l’autre du pays, qui ont continué de travailler avec acharnement.

Tous ces travailleurs ont permis au pays de tenir bon et de tenir la COVID à distance. Je suis très reconnaissante aux Canadiens pour leur résilience face à la COVID et à la récession qu’elle a causée.

Alors que notre pays revient en force, ces mesures supplémentaires contribueront à assurer une relance solide, rapide et robuste.

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