Allocution de la vice-première ministre au sujet des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI

Discours

Le texte prononcé fait foi

Il y a presque deux mois jour pour jour, la Russie a lancé sa guerre barbare contre l'Ukraine.

Mais il ne s'agit pas seulement d'une attaque contre l'Ukraine. C'est également une attaque contre le droit international – y compris la Charte des Nations Unies – ainsi que contre la démocratie, la liberté et les droits de la personne.

Je vais le dire très clairement : la Russie commet des crimes de guerre en ce moment, alors que nous sommes assis ici dans notre ambassade à Washington. Et en plus de tout détruire sur son passage et de causer la mort, la guerre de Poutine a de profondes répercussions sur l’économie mondiale. La guerre de Poutine cause une hausse du prix des aliments. Sa guerre est responsable d’une hausse des prix de l’énergie. Et elle fait grimper l’inflation partout dans le monde.  

Les conséquences économiques de la guerre de Poutine se font sentir le plus particulièrement sur les plus vulnérables.

Au cours des derniers jours, je me suis entretenue avec mes homologues étrangers pour trouver d’autres façons de soutenir l’Ukraine – et pour augmenter le coût de l’agression russe. Poutine et ses complices doivent ressentir les conséquences.

Le Canada est très heureux d’avoir participé de très près à la mise en place du compte administré pour l’Ukraine au Fonds monétaire international, plus tôt ce mois-ci, qui offre aux donateurs un moyen sûr d’acheminer de l’aide financière au gouvernement ukrainien. Le Canada a maintenant proposé une aide financière de 1 milliard de dollars canadiens par l’intermédiaire de ce compte. Nous l’avons annoncé dans notre plus récent budget.

Avec cette dernière contribution, le Canada a maintenant offert jusqu'à 1,6 milliard de dollars en prêts directement au gouvernement ukrainien, afin d'aider l'Ukraine et le gouvernement ukrainien à poursuivre leurs activités malgré cette guerre illégale. Nous avons également contribué à plus de 900 millions de dollars en aide militaire, dont 500 millions de dollars annoncés dans notre récent budget.

En partenariat avec nos alliés, le Canada a également formé le Groupe de travail multilatéral sur les élites, les mandataires et les oligarques russes. Nous avons déployé des ressources fédérales pour travailler avec nos partenaires, tant étrangers que nationaux, afin de cibler les actifs et les bénéfices engendrés scrupuleusement par les élites russes et leurs prête-noms. Nous travaillons également, tel qu’il a été annoncé dans le budget, à officialiser la capacité du gouvernement canadien à confisquer et à disposer des biens détenus par des personnes et des entités sanctionnées.

Gagner la guerre, et après cela, rebâtir l’Ukraine sera une tâche immense.

Ce sera, possiblement, la plus grande tâche pour toutes les démocraties fondées sur des règles. Le Canada y participera. 

En plus des défis importants que représente la guerre de la Russie contre l’Ukraine, j’ai eu la chance, cette semaine, de parler avec mes collègues de l’importance de continuer à aider les pays les plus vulnérables de la planète à se relever de la pandémie de COVID-19.

Le Canada a annoncé cette semaine qu'il fournira 2,4 milliards de dollars en nouveaux engagements de prêts et une subvention de 40 millions de dollars à la fiducie pour la résilience et la durabilité du FMI. Cette somme s'ajoute à la contribution antérieure du Canada de 984 millions de dollars à la fiducie pour la réduction de la pauvreté et la croissance du FMI. Ces contributions, ainsi que notre soutien à l'Ukraine par l'entremise du compte du FMI, signifient que le Canada a maintenant dépassé son engagement de canaliser 20 % de ses DTS [Droit de tirage spécial].

Cette semaine, j’ai plus précisément assisté :

  • aux réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20;
  • aux réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7;
  • aux réunions du Comité monétaire et financier international;
  • à la réunion de ministres du Groupe d’action financière;
  • et à la table ronde des ministres de la Banque mondiale en soutien à l’Ukraine, à laquelle j’ai participé en compagnie du ministre du Développement international, Harjit Sajjan.

J’ai aussi tenu un certain nombre de rencontres bilatérales avec :

  • la secrétaire du Trésor des États-Unis, Janet Yellen;
  • le ministre des finances fédéral de l’Allemagne, Christian Lindner;
  • la vice-première ministre et ministre des Finances des Pays-Bas, Sigrid Kaag;
  • le ministre des Finances de la Suède, Mikael Damberg;
  • La première vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre de l’Économie de l’Espagne, Nadia Calviño;
  • le vice-président exécutif de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis;
  • le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann;
  • le premier ministre de l’Ukraine, Denys Shmyhal;
  • et, bien sûr, le ministre des Finances de l’Ukraine Sergii Marchenko, qui est ici avec nous aujourd’hui, à notre ambassade.

Il sera donc le prochain à prendre la parole. Mais avant cela, et avec sa permission, je voulais partager quelque chose de personnel à son sujet.

Sergii vient de la ville de Makariv, qui est une petite ville à l'ouest de Kyïv. Makariv est au cœur de la région de Kyïv, qui était occupée par la Russie pendant la conquête de Kyïv. L'appartement où il est né a été détruit.

Sa maison familiale, la maison de son défunt grand-père, a été détruite. Sa famille était là pendant l'occupation. Et ils savent personnellement ce que c'est. Cela m'a beaucoup ému d'entendre Sergeii, qui est le ministre des Finances de l'Ukraine, me parler de cela. Mais il m'a dit que ses parents sont maintenant de retour dans leur village et qu'ils plantent des pommes de terre, car c'est ce que l'on fait en avril en Ukraine.

Je passe la parole à Sergeii Marchenko, le ministre des Finances de l'Ukraine.

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