Allocution de la vice-première ministre et ministre des Finances sur les mesures incitatives en matière de captage, d’utilisation et de stockage du carbone

Discours

Le 14 avril 2022

Le texte prononcé fait foi

Je constate ce matin le formidable travail innovant qui a été accompli, juste ici, derrière nous, et je trouve cela passionnant et inspirant. Je vois cela comme une preuve tangible que le Canada est en mesure de saisir les occasions que nous offre la transition verte, et il le fera. Une grande partie de ces occasions seront mises à profit à Calgary, en Alberta.

Lorsque j’ai déposé le budget, la semaine dernière, j’ai notamment souligné le fait que la transition verte se passait ici. L’économie mondiale et nos partenaires commerciaux ont décidé de passer à la transition verte, et c’est une énorme transformation. Il s’agit de la plus grande transformation de l’économie mondiale depuis la révolution industrielle. Nous avons une occasion unique au Canada – et en Alberta – d’être des chefs de file de cette transition verte. On m’en a donné la preuve dans la dernière heure que je viens de passer ici, aujourd’hui.

Les gouvernements et les entreprises du monde entier investissent dans les industries et les emplois de demain. Il est absolument essentiel que le Canada ne manque pas le bateau.

C’est pourquoi l’un des trois principaux piliers sur lesquels nous avons mis l’accent dans notre budget est la transition verte.

Dans le cadre du budget, nous avons lancé un nouveau fonds de croissance du Canada, qui contribuera à attirer des milliards de dollars en capital privé dont nous avons besoin pour transformer notre économie à grande vitesse et à grande échelle.

Nous investissons dans l’énergie propre et la fabrication de véhicules zéro émission plus abordables et plus fiables pour les Canadiens et les entreprises canadiennes.

L’instauration d’un crédit d’impôt remboursable pour les entreprises qui investissent dans le captage, l’utilisation et le stockage du carbone constitue un élément important du budget, qui a été déposé il y a à peine une semaine. Cela aidera les innovateurs formidables que j’ai rencontrés aujourd’hui.

Le crédit d’impôt pour le captage, l’utilisation et le stockage du carbone sera réparti de la façon suivante : 60 % pour l’investissement dans l’équipement de captage du CO2 dans le cadre de projets d’extraction directe dans l’air, 50 % pour l’investissement dans l’équipement de captage du CO2 dans le cadre de tous les autres projets de captage, d’utilisation et de stockage du carbone et 37,5 % pour l’investissement dans l’équipement de transport, de stockage et d’utilisation.

Regardons du côté des technologies, comme l’extraction du carbone dans l’air ou le captage et l’injection du carbone dans le béton. Ces technologies peuvent sembler futuristes. Je suis aussi de cet avis, mais en fait, c’est le genre de travail qu’on effectue déjà ici même, en Alberta.

Il va de soi que le captage, l’utilisation et le stockage du carbone sont importants pour le secteur pétrolier et gazier, car ils permettent à ce secteur de réduire ses émissions. Toutefois, ils sont aussi importants pour d’autres secteurs, comme ceux de l’acier, du ciment et de la production d’électricité. Toutes ces industries ont elles aussi leur importance pour notre économie et elles doivent réduire leurs émissions.

Le captage, l’utilisation et le stockage du carbone nous aideront à atteindre cet objectif. Comme au cours des sept prochaines années les taux du crédit pour le captage, l’utilisation et le stockage du carbone seront plus élevés que ceux des années qui suivront, ce crédit d’impôt est assorti d’une mesure incitative intrinsèque qui encourage ces entreprises et les investisseurs à investir dès maintenant. Il s’agit d’un crédit d’impôt à prendre ou à laisser, et nous espérons que l’industrie s’en servira pour réduire ces émissions et créer des mesures incitatives en vue de développer davantage les nouvelles technologies extraordinaires que j’ai pu constater ici aujourd’hui.

Nous avons tendance à parler de la transition verte comme d’une obligation morale, d’un défi existentiel auquel nous devons faire face, quelque chose dont nous devons tenir compte lorsque nous songeons à l’état dans lequel sera la planète pour la prochaine génération. C’est vrai, mais la transition verte constitue également une nécessité économique. Il s’agit de l’orientation que prend l’économie mondiale, et le Canada doit lui aussi adopter cette orientation.

La bonne nouvelle, c’est que des billions de dollars en capital, de partout sur la planète, peuvent être investis dans la transition verte pour créer de nouvelles industries et les bons emplois de demain.

Le captage, l’utilisation et le stockage du carbone constitueront un élément très important de cette transition. Et je sais que grâce à la collaboration entre l’industrie, les chercheurs, les scientifiques et les innovateurs comme les gens formidables que j’ai rencontrés aujourd’hui, le gouvernement provincial, les municipalités et le gouvernement fédéral, nous pouvons bâtir une économie plus propre et plus forte en Alberta pour les générations à venir.

Merci beaucoup.

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