Lettre au commandant de la base : visite à la BFC Wainwright

Le 6 avril 2022

 

Colonel R.W. McBride
Commandant
3e Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton (Wainwright)
C.P. 10500, succursale Forces
Edmonton (Alberta) T5J 4J5

 

Colonel McBride,

Je tiens à vous remercier personnellement, ainsi que le lieutenant-colonel Ugo Leblond-Fortin et le major Dustin MacLeod, pour l’accueil chaleureux que vous nous avez réservé et la coordination que vous avez assurée lors de notre visite virtuelle du 31 janvier au 4 février 2022. Les membres de mon personnel et moi sommes reconnaissants de l’opportunité qui nous a été offerte de renseigner vos membres sur le bureau de l’Ombudsman et ses services, et de prendre le pouls de vos militaires, employés civils et membres des familles.

Pour donner suite à notre discussion de départ qui a eu lieu le 4 février 2022, j’aimerais dire que je suis très reconnaissant d’avoir pu recevoir les commentaires d’un échantillon de votre communauté et avoir un aperçu des difficultés rencontrées par les gens qui vivent, servent et travaillent à Wainwright. La présente vise à réitérer les préoccupations et commentaires positifs que nous avons entendus lors de notre visite. Vous et votre personnel connaissez probablement déjà certains de ces enjeux, mais j’ai tout de même cru bon de les détailler ici et de vous offrir notre assistance si vous souhaitez faire un suivi de ces sujets. Je crois fermement que la collaboration peut mener à des changements positifs durables pour la communauté de la défense.

Les points de vue entendus font écho à ceux d’autres bases rurales et éloignées, c.-à-d. les taux désuets de l’indemnité de vie chère en région, la dépendance plus grande envers les services et installations de la base, les services moindres pour les familles militaires, les possibilités de socialisation moindres surtout pour les militaires célibataires et, bien sûr, l’accès des familles aux soins de santé et aux spécialistes, une source de frustrations continue pour les familles militaires qui déménagent.

Les services de garde demeurent un important facteur de stress pour les familles ayant de jeunes enfants. Les places limitées en service de garde créent un obstacle additionnel à l’emploi des conjointes et conjoints de militaires. Notre organisation prête attention à ces préoccupations. Cela est un des principaux sujets de l’initiative Canada sans faille, à laquelle nous participons et transmettons ces préoccupations importantes.

Je sais aussi que les politiques nationales ne sont pas toujours adaptées aux petites bases rurales ou éloignées. Lors de nos discussions avec les divers responsables des politiques, je continuerai de marteler qu’il n’est pas toujours approprié de simplement mettre en œuvre les politiques dans les régions éloignées sans tenir compte des enjeux qui leur sont propres.

Je m’en voudrais de ne pas souligner certaines des observations locales qu’on nous a transmises.

Services de la Financière SISIP

On nous a dit que les services de la SISIP sont fournis depuis Edmonton. Il semble que les demandes à la SISIP émanent en vaste majorité de Wainwright, et il convient de se demander si on pourrait prévoir davantage de journées consacrées aux services de la SISIP à Wainwright.

Cours de langue seconde

L’offre absente de cours de langue seconde (CLS) pour les enfants à charge nous a aussi été mentionnée. En réponse à cette discussion, le personnel du Centre de ressources pour les familles des militaires a indiqué que le financement national prévoit seulement des CLS pour les conjoints, mais que des méthodes de rechange et des collaborations créatives peuvent être trouvées si ces services sont demandés.

En conclusion, je tiens à dire que beaucoup de ces problèmes font écho à ce que nous entendons dans l’ensemble de la communauté de la Défense. Certains de ces enjeux trouveront une place dans nos enquêtes systémiques et sont abordés lors de mes échanges avec les hauts dirigeants du MDN et des FAC.

Je reconnais que certains de ces enjeux et difficultés auxquels vous faites face sont hors de votre contrôle. Je vous invite à continuer comme vous l’avez fait pour aborder ces préoccupations locales. N’hésitez surtout pas à me contacter, ou une autre personne de mon bureau, si vous avez besoin d’assistance.

Veuillez agréer, Colonel McBride, mes salutations distinguées.

L’ombudsman,

 

Gregory A. Lick

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2023-12-20