Réintroduction du bison

Document d'information

L’histoire du bison dans le parc national Banff

  • Pendant des millénaires, d’immenses hardes de bisons habitèrent les grandes plaines et les versants est de la ligne continentale de partage des eaux. Bien que le bison sauvage errant librement soit absent du paysage depuis plus d’un siècle, cet animal était autrefois le brouteur dominant qui a façonné les écosystèmes montagnards et subalpins du territoire formant aujourd’hui le parc national Banff.
  • Les récits des explorateurs, les vestiges archéologiques, le savoir traditionnel autochtone et les registres des commerçants de fourrure locaux donnent à entendre que les bisons étaient présents dans la région, dans ce qui constituait la limite ouest de leur aire de répartition. Leurs effectifs et leurs habitudes de déplacement dans le paysage ont été grandement influencés par les peuples autochtones qui, outre la chasse au bison, brûlaient activement les forêts et les prés pour préserver un habitat attrayant pour le bison et d’autres animaux.

L’histoire du bison de Parcs Canada

  • Parcs Canada joue un rôle de chef de fil de la conservation du bison depuis 1897 lorsque le parc national Banff (qui s’appelait alors le parc des montagnes Rocheuses) a protégé certains des derniers bisons sauvages à subsister en Amérique du Nord en tant que harde d’exposition (l’enclos et les bisons ont été retirés en 1997 pour faciliter la circulation des animaux sauvages autour du lotissement urbain de Banff).
  • Le gouvernement du Canada a acheté quelque 700 autres bisons des plaines appartenant aux dernières hardes sauvages (1907) et les a expédiés au parc national Elk Island. Ils constituent aujourd’hui la principale source d’animaux pour les projets de réintroduction réalisés dans le monde entier. Ce sera de cette même population de bisons des plaines que proviendront les bisons réintroduits à Banff.
  • Parcs Canada gère le bison dans six autres parcs nationaux du Canada : les parcs nationaux Elk Island et Wood Buffalo et les parcs nationaux des Prairies, de Prince Albert, du Mont-Riding et des Lacs-Waterton.

Résumé du processus de transplantation

  • Au début de 2017, Parcs Canada a choisi 16 bisons en santé (surtout des femelles enceintes âgées de deux ans) à transférer dans le parc national Banff. Avant leur transfert, les animaux ont été mis en quarantaine pendant trois semaines et ont subi des examens médicaux pour veiller à ce qu’ils soient exempts de maladies préoccupantes (p. ex. la tuberculose bovine et la brucellose).
  • Avant leur départ à la fin janvier, les animaux ont été installés dans des contenants d’expédition, adaptés pour assurer le transport en toute sécurité des bisons. Ils ont été transportés en camion durant la nuit sur une distance d’environ 400 km jusqu’au ranch Ya Ha Tinda que possède le gouvernement près de la limite du parc national Banff.
  • Les contenants d’expédition ont été transportés par hélicoptère jusqu’à un pâturage de mise en liberté progressive situé dans la vallée de la Panther, dans le parc national Banff, où les animaux ont été relâchés. Le personnel de Parcs Canada continuera de surveiller la santé de la harde et veillera à ce que les nouveaux arrivants aient accès à de la nourriture et à de l’eau.
  • Les bisons resteront dans le pâturage de mise en liberté progressive pendant environ 16 mois et à partir de 2018, ils pourront errer librement dans la zone de réintroduction située dans les limites du parc national Banff.
  • Parcs Canada surveillera de près la harde grâce à des colliers émetteurs et évaluera l’influence qu’elle exerce sur le paysage afin d’orienter les décisions de gestion. Le brûlage des prés pour créer un habitat attrayant, des techniques de rassemblement douces et de courtes sections de clôtures perméables à la faune (environ 8 km) encourageront les animaux à demeurer dans la zone de réintroduction.

Pourquoi ramener le bison dans le parc national Banff?

Parcs Canada procède à la réintroduction du bison dans le parc national Banff pour les raisons suivantes.

  • Restauration écologique

             « Ingénieur de l’écosystème », le bison modèle le paysage par des moyens qui profitent à diverses communautés végétales et animales.

  • Rétablissement des liens culturels

             Le bison est un emblème de notre histoire. L’espèce a fait partie intégrante de l’existence et du mode de vie des peuples autochtones et
             des pionniers du Canada, et elle joue encore un rôle important dans la culture des Autochtones.  Sa réintroduction nous donne l’occasion
             de rétablir des liens culturels et historiques.

  • Découvertes évocatrices

             En réintroduisant le bison, Parcs Canada créera de nouvelles possibilités pour les visiteurs, ses voisins et le public de découvrir
             l’importance écologique et culturelle du bison.

  • Cohérence avec le mandat de Parcs Canada

             Parcs Canada gère l'un des plus beaux et des plus vastes réseaux d'aires protégées du patrimoine naturel et culturel dans le monde. Dans
             le cadre de sa gestion des parcs nationaux, Parcs Canada y protège ou y restaure l’intégrité écologique et y offre au bénéfice de la 
             population canadienne des possibilités d’expériences et de découvertes. Pour ce faire, il importe notamment de rétablir la gamme
             complète d’espèces indigènes des terres et des eaux qui forment le réseau de parcs nationaux. Cette mesure permettra à Parcs Canada de
             veiller à ce que ces fleurons de notre patrimoine restent intacts dans l’intérêt des générations d’aujourd’hui et de demain.

Contexte de la réintroduction

  • Le Plan directeur du parc national Banff de 2010 stipule que Parcs Canada devra s’attacher à « réintroduire une population de bisons des plaines en âge de reproduction (le bison est une espèce clé qui est absente du parc depuis sa création) » ainsi qu’à « travailler avec les intervenants et les administrations voisines pour répondre aux préoccupations éventuelles au moyen de stratégies de gestion conjointes ».
  • L’Agence Parcs Canada s’est engagée à investir 6,4 millions de dollars dans la réintroduction d’une harde de bisons des plaines au parc national Banff dans le cadre d’un projet pilote réversible qui s’échelonnera sur cinq ans afin d’évaluer la possibilité d’y gérer une harde de bisons sauvages.
  • Pour mettre au point une méthode de réintroduction, Parcs Canada a passé en revue les pratiques exemplaires adoptées dans des projets de réintroduction fructueux et les expériences d’autres parcs nationaux dans la gestion plurigouvernementale de bisons errant librement, et a consulté des spécialistes techniques et des groupes d’intervenants.

Santé des bisons

  • Parcs Canada gère depuis longtemps des hardes de bisons des plaines en santé dans des aires protégées disséminées aux quatre coins du pays, notamment dans le parc national Elk Island, le parc national des Prairies et le parc national du Mont-Riding.
  • En 2012, à l’issue d’une évaluation des risques de maladies, le Réseau canadien de la santé de la faune a évalué que le risque qu’un bison introduise ou contracte une maladie comme la tuberculose bovine, la brucellose ou la fièvre charbonneuse dans le parc national Banff était « négligeable-faible ».
  • Pour atténuer tout risque possible, Parcs Canada a élaboré un plan de surveillance de la santé du bison et d’intervention en cas de maladie en coordination avec les autorités provinciales.

Participation du public

  • La réintroduction du bison dans le parc national Banff se déroule grâce à la collaboration et à la coopération, et elle continuera en ce sens, et son succès futur repose sur la participation de la population canadienne, des intervenants et des peuples autochtones.
  • Le projet de réintroduction d’une population de bisons des plaines en âge de reproduction dans le parc national Banff a été présenté pour la première fois aux Canadiens et Canadiennes dans le Plan directeur du parc national Banff de 2010; il avait reçu un appui massif.
  • En 2012, Parcs Canada a annoncé le lancement d’un processus de consultation par étapes au sujet de la réintroduction du bison des plaines dans le parc national Banff.
  • Tout au long du processus de consultation, le projet de réintroduction a bénéficié de niveaux élevés de soutien.
  • Aux premiers stades de l’élaboration du projet, l’Agence Parcs Canada s’est engagée à effectuer une analyse d’impact environnemental détaillée (AIED) du projet de réintroduction; qui serait soumise à l’examen et à la rétroaction du public. L’AIED a permis à Parcs Canada de bien comprendre les impacts possibles du projet, qu’ils soient positifs, négatifs ou neutres, et de se préparer adéquatement pour contrer les risques et les incidences néfastes.
  • Dans le cadre de l’AIED, des consultations publiques se sont tenues en novembre 2016. Le public a été invité à faire part de ses réflexions et de ses préoccupations concernant la réintroduction possible du bison. Nous remercions toutes les personnes qui y ont pris part.
  • À la fin des consultations, Parcs Canada a examiné et analysé soigneusement tous les commentaires reçus. L’information recueillie a servi à procéder à plusieurs changements et améliorations au projet et de finaliser le rapport d’AIED.

 

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