Objectif de conservation des zones terrestres et des eaux intérieures du Canada Comité consultatif national

Document d'information

Un plan stratégique pour la biodiversité a été adopté en 2010 lors de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB). Le Canada, la Communauté européenne et 195 États membres sont parties à la CBD. Le plan comprend 20 objectifs pour la biodiversité connus sous le nom d’objectifs d’Aichi, qui doivent être atteints d’ici 2020 afin de renverser le déclin de la biodiversité dans le monde. L’objectif 11 d’Aichi porte sur la conservation de la diversité biologique grâce à des aires protégées et à d’autres mesures :

  • D’ici à 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones marines et côtières, y compris les zones qui sont particulièrement importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes, sont conservées au moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées gérées efficacement et équitablement et d’autres mesures de conservation effectives par zone, et intégrées dans l’ensemble du paysage terrestre et marin.

On a incité les parties à définir leurs propres objectifs nationaux à l’appui du plan stratégique en utilisant les objectifs d’Aichi comme guide. En 2015, le Canada a adopté les « buts et objectifs canadiens pour la biodiversité d’ici 2020 », un ensemble de 19 objectifs portant sur des enjeux allant des espèces en péril à la foresterie durable et au rapprochement de la population canadienne avec la nature. L’objectif de conservation des zones terrestres et des eaux intérieures du Canada (ci-après appelé « objectif 1 du Canada »), qui s’harmonise à la composante numérique de l’objectif 11 d’Aichi, se lit comme suit :

  • « D’ici 2020, au moins 17 % des zones terrestres et d’eaux intérieures et 10 % des zones côtières et marines du Canada sont conservées au moyen de réseaux d’aires protégées et d’autres mesures de conservation efficaces dans des superficies clairement définies. »

Le 11 avril 2016, les sous-ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des parcs ont convenu de mettre sur pied, par l’entremise du Conseil canadien des parcs, un comité directeur qui établira une feuille de route pour atteindre l’objectif 1 du Canada.

En février 2017, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des aires protégées et de la conservation de la biodiversité se sont engagés à travailler ensemble à élargir le réseau des aires protégées et conservées du Canada dans le cadre de l’initiative En route vers l’objectif 1 du Canada. Pour sa part, le Québec, bien qu’il ne participe pas à la mise en œuvre de l’initiative « En route », contribuera à l’effort pancanadien par l’atteinte d’une cible identique en matière de création d’aires protégées sur son territoire terrestre et dans ses eaux intérieures d’ici 2020.

Il est bien entendu que de nombreux gouvernements, groupes autochtones, collectivités et organismes au Canada ont des intérêts importants dans les résultats du projet En route vers l’objectif 1 du Canada et que les solutions associées à l’atteinte de l’objectif 1 du Canada ne pourront être trouvées que par la collaboration et l’action collective entre et parmi ces groupes. Par conséquent, les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des parcs, de la faune, de la conservation et de la biodiversité sollicitent les conseils d’un Comité consultatif national (CCN) dont les membres représentent un large éventail de perspectives.

Le CCN est composé de personnes nommées par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada et la ministre de l’Environnement et des Parcs de l’Alberta. Ces personnes ont été sélectionnées selon des critères de mérite et représentent un vaste éventail de points de vue, notamment ceux de groupes autochtones, d’organismes de conservation non gouvernementaux, de l’industrie, du milieu universitaire et de la jeunesse. Les représentants ont été sélectionnés parmi les quelque 150 Canadiens et Canadiennes qui ont répondu à l’appel de candidatures lancé par les ministres le 23 décembre 2016.

Les membres du CCN en feront partie à titre individuel. Ils y apporteront leur expertise, leur savoir et leurs perspectives, plutôt que de faire uniquement fonction de représentants ou de défenseurs de leur organisme d’attache. Au besoin, les membres trouveront le juste équilibre entre le principe de la transparence et celui de la confidentialité des discussions.

Le Comité consultatif national a pour mission de formuler des recommandations concrètes et innovantes, qui tiennent compte d’un vaste éventail de perspectives et sont fondées sur les meilleures connaissances scientifiques et traditionnelles actuelles, sur la façon dont les gouvernements, les organismes non gouvernementaux et les Canadiens et Canadiennes pourraient, collectivement, atteindre l’objectif 1 du Canada grâce à l’établissement d’un réseau coordonné et intégré d’aires protégées et de conservation à l’échelle du pays, un réseau pouvant servir de pierre angulaire en matière de conservation de la biodiversité pour des générations à venir.

Le CCN produira un rapport qui sera présenté aux ministres responsables des parcs, des aires protégées et de la conservation de la biodiversité, et mis à la disposition du public. Le rapport contiendra des recommandations sur la façon dont le Canada peut réaliser les éléments quantitatifs et qualitatifs des composantes portant sur les terres et les eaux intérieures de l’objectif 1 du Canada. Ces recommandations seront centrées sur les éléments suivants :

  • Établissement de critères canadiens pour les catégories d’aires protégées et définition d’autres mesures de conservation par zone qui sont à la fois efficaces, crédibles, claires et conformes aux approches reconnues à l’échelle internationale, de sorte que nous puissions rendre compte des progrès vers l’atteinte de l’objectif 1;

  • Représentation de l’écologie diversifiée du Canada dans les aires protégées et autres mesures de conservation efficaces;

  • Gestion équitable des aires protégées du point de vue des collectivités locales;

  • Gestion efficace des aires protégées et autres mesures de conservation efficaces;

  • Aires importantes pour la biodiversité et les services écosystémiques;

  • Connexion des aires protégées et de conservation et intégration de ces aires dans l’ensemble du paysage.

Ces travaux sont appuyés, en partie, par le Cercle autochtone d’experts (CAE), lequel fournira des recommandations quant à la façon dont les aires protégées et de conservation autochtones pourraient prendre forme au Canada. Les travaux du CAE respecteront et reposeront sur les principes de l’initiative globale, notamment : la réconciliation, le respect, l’inclusivité et la collaboration, la transparence, l’innovation et la créativité, et la prise de décisions basées sur des faits fondés sur les meilleures connaissances scientifiques et les connaissances traditionnelles. Leurs recommandations concernant les aires de conservation autochtones seront basées sur les principes suivants, qui seront définis par les travaux du Cercle, et incorporées dans la version finale du rapport du CAE : solutions multisectorielles, renforcement des capacités, soutien financier et priorisation des questions d’importance pour les communautés autochtones comme les sites culturels et les espèces clés.

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