Parc national Qausuittuq (île Bathurst, Nunavut)

Document d'information

Le parc national Qausuittuq sur l’île Bathurst, au Nunavut, fait partie de l’archipel de la Reine‑Élisabeth, situé au nord du passage du Nord‑Ouest canadien. Ce parc national représente la région naturelle de l'Extrême‑Arctique Ouest du réseau de parcs nationaux du Canada reconnu mondialement.

Qausuittuq (phonétique : Cow-su-ee-tuk) signifie « l'endroit où le soleil ne se lève pas » en inuktitut, en raison de la position du soleil sous la ligne d'horizon pendant plusieurs mois en hiver à cette latitude.

Les quelque 11 000 kilomètres carrés de terres et d'eaux arctiques protégées dans le parc national Qausuittuq englobent la partie nord de l'île Bathurst ainsi que les îles du Gouverneur général à l’ouest et de plus petites îles à l'ouest et au nord de l'île Bathurst. Le Refuge d’oiseaux migrateurs de l’île Seymour se trouve au nord, tandis que la limite sud du parc national de Qausuittuq touche la réserve nationale de faune de Polar Bear Pass.

Le parc national comprend les eaux des bras de mer May et Young ainsi que de majestueux promontoires qui surgissent de la mer. Le paysage comporte des zones humides, des plaines, des plateaux, des collines et des hautes terres pouvant atteindre 411 mètres d’altitude. Les traces de glaciations passées, comme des eskers, des moraines et des plages soulevées, reposent sur des roches sédimentaires comme le calcaire, le grès et la dolomie.

À 76˚ de latitude nord, l’île Bathurst se trouve dans l’une des régions les plus froides et les plus arides du monde, avec des températures moyennes de moins 32˚ C en janvier et de seulement 5˚ en juillet. Les précipitations annuelles sont inférieures à 130 mm. Ce climat rude limite le développement du sol sur lequel pousse une végétation clairsemée. Çà et là, on trouve de la saxifrage à feuilles opposées, des saules nains, du carex, des herbes, du lichen et de la mousse, qui constituent une source de nourriture précieuse pour la faune.

Malgré la haute latitude et les conditions difficiles, on y trouve un nombre étonnant d’espèces fauniques. Le parc national Qausuittuq protège des habitats essentiels pour la faune, y compris les voies de déplacement, des zones de mise bas et d’hivernage du caribou de Peary, une espèce en voie de disparition. Le parc est également une zone importante pour les bœufs musqués. Parmi les autres espèces qu’on retrouve dans cet environnement, il y a l’ours polaire, le loup arctique, le renard arctique et de nombreux oiseaux comme le harfang des neiges, l'oie des neiges, l'eider à tête grise, les labbes, des goélands et des oiseaux de rivage. Les espèces marines de la région comptent le phoque annelé, le phoque barbu, le morse, la baleine boréale, le béluga et le narval.

Des fouilles archéologiques ont permis d’établir la preuve de la présence de l’homme sur l'île Bathurst depuis 4 500 années. Les cultures inuites pré-Dorset, Dorset et Thulé ont fréquenté la région, bien que la plupart des sites se trouvent au sud ou à l'est du parc national. Dans le parc national Qausuittuq, il y a plusieurs sites archéologiques du Dorsétien récent (vers 500 à 1 200, après J.‑C.) près des eaux du passage Bracebridge.

À partir de 1819, une série d’expéditions navales britanniques à la recherche du passage du Nord‑Ouest ont exploré la région de l’île Bathurst. Plus tard, d’autres expéditions s’y sont aventurées à la recherche du HMS Erebus et du HMS Terror, les navires de sir John Franklin qui ont disparu après 1845. Entre 1850 et 1854, des expéditions de recherche maritimes ont mis en place des cairns et des dépôts de provisions sur les îles au nord de l’île Bathurst, dans le parc national Qausuittuq, dont un cairn impressionnant sur l’île Helena.

L’exploration de la région de l'île Bathurst a continué jusqu'au vingtième siècle. Le capitaine Joseph‑Elzéar Bernier a mené trois expéditions entre 1906 et 1911 dans le but d’établir la souveraineté canadienne dans les îles de l’Arctique. D’autres expéditions du gouvernement canadien ont suivi, y compris des patrouilles de la Gendarmerie royale du Canada, des vols effectués par l’Aviation royale canadienne pour étudier le pôle magnétique, faire de la photographie aérienne, ainsi que des études de la faune, des levés géologiques et des études hydrologiques. Des forages d’exploration ont été effectués dans les années 1960 et 1970 pour trouver du pétrole, du gaz et des minéraux dans la région. Divers projets de recherche se poursuivent à ce jour et beaucoup sont appuyés par le Programme du plateau continental polaire.

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