La deuxième bataille d’Ypres (22 avril au 25 mai 1915

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La deuxième bataille d’Ypres a été le premier engagement majeur du Canada pendant la Première Guerre mondiale. La bataille a été livrée dans les Flandres, au saillant d’Ypres – une partie de la ligne de front qui entourait Ypres, en Belgique séparant les Allemands des Alliés. Durant les quatre premiers jours de bataille (du 22 au 25 avril 1915) les hommes de la 1re Division du Canada se sont battus avec beaucoup de détermination et de courage afin d’enrayer une offensive des Allemands. La ténacité et la fougue intrépide qu’ils ont montrées pour défendre les positions alliées ont fait foi de leur courage sur le champ de bataille et leur ont valu une reconnaissance internationale. Les Canadiens ont dû affronter des conditions extrêmes, incluant les premières attaques à grande échelle au moyen de chlore gazeux de la guerre. Leur sacrifice a été lourd, avec quelque 6000 pertes subies; bon nombre des soldats morts au combat reposent d’ailleurs dans des cimetières voisins. Au pays, les Canadiennes et les Canadiens ont éprouvé une immense fierté pour les exploits de leurs compatriotes sur le front, alors qu’en même temps des collectivités pleuraient la mort de leurs fils d’un océan à l’autre. Au lendemain de la bataille, le lieutenant-colonel John McCrae écrira le poème In Flanders Fields (plus tard traduit et connu sous le nom de Au champ d’honneur), qui continuera de résonner longtemps encore après la guerre.

En 1915, le front occidental forme une ligne relativement statique, défendue de part et d’autre par des soldats cachés dans des tranchées. Afin de briser la ligne au saillant d’Ypres, les Allemands décident d’utiliser un gaz toxique. Le 22 avril, les Allemands ouvrent les valves des cylindres à gaz situés en face de la partie du front occupée par les troupes françaises territoriales et algériennes, laissant échapper plus de 160 tonnes de chlore dans l’air.

Arrivée en France seulement quelque temps auparavant, la 1re Division canadienne occupe la ligne immédiatement à gauche de l’endroit où le gaz a été dégagé. Au cours des 24 heures qui suivent, les Canadiens s’engagent dans une bataille sanglante et acharnée pour colmater la brèche qui a été créée quand les troupes françaises et algériennes meurent ou s’enfuient sous l’effet de ce gaz asphyxiant. Le 24 avril, au petit matin, les Allemands lancent une deuxième attaque au gaz, ciblant cette fois une partie du front occupée par les soldats canadiens. Certains d’entre eux réussissent à poursuivre le combat sous la contrainte, alors que d’autres succombent à l’attaque chimique. Le 25 avril, la 1re Division canadienne réussit enfin à battre en retraite grâce aux soldats britanniques envoyés en renfort. Plus tard, la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI), qui faisait partie de la 27e Division britannique, livre une bataille sanglante dans la défense de la crête Bellewaarde le 8 mai (connue comme la Bataille de Frezenberg). La PPCLI réussit à contenir l’avancée des Allemands, à un coût énorme avec des centaines de pertes. La deuxième bataille d’Ypres s’est terminée le 25 mai.

Après la bataille, les Canadiens ont fait l’objet d’éloges à l’échelle internationale et ont acquis une réputation de soldats courageux et tenaces. Quatre Canadiens se sont vus décerner la Croix de Victoria, alors que d’autres membres de la Division ont accompli d’innombrables actes de bravoure. Les Canadiens ont fait preuve d’une grande résilience en combattant l’ennemi dans des conditions extrêmement désavantageuses. Ils ont subi des pertes considérables, et les événements horribles survenus lors de la deuxième bataille d’Ypres ont inspiré le poème de guerre le plus connu au Canada.

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