L’ancien pensionnat indien de Muscowequan - Lestock (Saskatchewan)   

Document d'information

L’ancien pensionnat indien Muscowequan Mérite : Allison Sarkar, Parcs Canada

REMARQUE : Nous reconnaissons que cela arrive à un moment difficile pour beaucoup et que nos efforts pour honorer les victimes et les familles peuvent servir de rappel importun à ceux qui ont subi des épreuves à travers des générations de politiques gouvernementales qui ont été nuisibles aux peuples autochtones. Une ligne d’écoute téléphonique de Résolution des questions de pensionnats indiens est disponible pour apporter du soutien aux anciens élèves des pensionnats indiens. Veuillez appeler la ligne de crise au 1-866-925-4419 si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes déclenché en lisant ceci. Nous encourageons tous ceux qui ont besoin de soutien en ce moment à tendre la main et sachez que le soutien est toujours là pour vous via la ligne d’écoute d’espoir au 1-855-242-3310 (sans frais) ou le service de counseling par clavardage à espoirpourlemieuxetre.ca, ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Vous pouvez également trouver des renseignements sur la façon d’obtenir d’autres soutiens en matière de santé sur le  site Web du gouvernement du Canada.

L’ancien pensionnat indien de Muscowequan est situé sur les terres de réserve de la Première Nation Muskowekwan, dans le territoire visé par le Traité n° 4 (le sud-est de la Saskatchewan). La demande de désignation du bâtiment a été soumise par la Première Nation Muskowekwan. Parcs Canada et la Première Nation Muskowekwan ont collaboré pour déterminer les valeurs historiques de cet ancien pensionnat puis ont développé conjointement un rapport à l’intention de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada sur l’histoire du pensionnat et les expériences des élèves.

Ce grand édifice de trois étages a été construit en 1930-1931 pour remplacer les bâtiments du pensionnat datant de la fin du XIXe siècle, et est demeuré ouvert jusqu’en 1997. Il a autrefois fait partie du grand domaine d’un pensionnat comprenant une ferme en activité, des dépendances, des cours de récréation et des patinoires. Au moins 35 tombes anonymes ont été trouvées sur l’ancien terrain de l’école depuis les années 1990. Il est le seul pensionnat encore debout en Saskatchewan et l’un des rares bâtiments de ce type qui subsistent au Canada.

Le pensionnat indien de Muscowequan fait partie du réseau de scolarisation en pensionnat au Canada qui est imposé aux Peuples autochtones par le gouvernement fédéral et certaines églises ou organisations religieuses, qui ont travaillé ensemble dans une tentative délibérée d’assimiler les enfants autochtones et de les convertir au christianisme en les isolant de leur famille, de leur culture, de leur langue et de leurs traditions. Jusqu’en 1969, ce pensionnat est géré par les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, une congrégation missionnaire catholique, et est exploité par les Sœurs de la Charité de Montréal (Sœurs grises) et les Sœurs Missionnaires Oblates du Sacré-Cœur et de Marie Immaculée. Dans les années 1980, il passe sous le contrôle administratif d’une organisation locale de Premières Nations et est l’un des derniers pensionnats à fermer ses portes au Canada.

Pendant plus d’un siècle, des enfants des Premières Nations et métis du territoire visé par le Traité n° 4, de toute la Saskatchewan et d’ailleurs au Canada ont été forcés à fréquenter ce pensionnat. Leurs années au pensionnat sont marquées par une discipline sévère, des punitions et des abus, des travaux pénibles, une alimentation inadéquate, de mauvaises conditions de vie, la séparation de leurs frères et de leurs sœurs ainsi que de leurs cousins fréquentant le pensionnat, la tentative de suppression de leur langue et de leur culture ainsi que l’isolement de leur famille et de leur communauté. De nombreux enfants se sont enfuis, dont certains ont été ramenés de force. Certains enfants sont morts pendant qu’ils fréquentaient le pensionnat. Devant les menaces d’amende ou d’emprisonnement proférées par les représentants du gouvernement, des familles autochtones se livrent à des actes de résistance, en refusant par exemple d’envoyer leurs enfants au pensionnat, en les retirant du pensionnat sans autorisation et en écrivant des lettres au gouvernement pour protester contre les mauvais traitements de leurs enfants. Les séquelles durables des expériences vécues dans les pensionnats ont encore aujourd’hui des répercussions importantes sur les anciens élèves, leur famille et leur communauté.

Ce bâtiment scolaire a été sauvé de la démolition par les survivants du pensionnat de Muscowequan et les membres de la communauté qui le considèrent comme un témoin important de l’histoire des pensionnats indiens et souhaitent réaménager le site pour en faire un lieu de commémoration, de guérison et d’apprentissage culturel ainsi qu’un lieu de mémoire pour tous les Canadiens.

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