L’ancien pensionnat indien de Shingwauk -  Sault Ste. Marie, Ontario

Document d'information

REMARQUE : Nous reconnaissons que cela arrive à un moment difficile pour beaucoup et que nos efforts pour honorer les victimes et les familles peuvent servir de rappel importun à ceux qui ont subi des épreuves à travers des générations de politiques gouvernementales qui ont été nuisibles aux peuples autochtones. Une ligne d’écoute téléphonique de Résolution des questions de pensionnats indiens est disponible pour apporter du soutien aux anciens élèves des pensionnats indiens.

Veuillez appeler la ligne de crise au 1-866-925-4419 si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes déclenché en lisant ceci.

Nous encourageons tous ceux qui ont besoin de soutien en ce moment à tendre la main et sachez que le soutien est toujours là pour vous via la ligne d’écoute d’espoir au 1-855-242-3310 (sans frais) ou le service de counseling par clavardage à espoirpourlemieuxetre.ca, ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Vous pouvez également trouver des renseignements sur la façon d’obtenir d’autres soutiens en matière de santé sur le site Web du gouvernement du Canada.

L’ancien pensionnat indien de Shingwauk se situe à Sault Ste. Marie (Ontario) sur le territoire visé par le traité Robinson-Huron, territoire traditionnel des Anishinaabe et des Métis, à l’emplacement du campus actuel de l’Université Algoma et de la Shingwauk Kinnomaagee Gamig (l’Université Shingwauk). La demande de désignation pour ce site a été présentée à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada par le Shingwauk Residential Schools Centre (SRSC). Parcs Canada, la Children of Shingwauk Alumni Association et le SRSC ont collaboré pour déterminer les valeurs historiques de cet ancien pensionnat puis ont co-développé un rapport à l’intention de la Commission portant sur les expériences des élèves et l’histoire du pensionnat.

Établi en 1875 par l’Église anglicane, le pensionnat de Shingwauk fait partie du système de pensionnats indiens soutenu par le gouvernement canadien et certaines églises et organisations religieuses qui, dans un effort concerté et délibéré, visent à assimiler les enfants autochtones, les convertir au christianisme et les isoler de leurs familles, de leur culture, de leur langue et de leurs traditions. Le pensionnat est administré par le gouvernement fédéral à partir de 1935, mais demeure sous la gestion de l’Église anglicane jusqu’en 1969. Le gouvernement fédéral en aura l’entière responsabilité jusqu’à sa fermeture en 1970.

Le pensionnat doit son nom à l’éminent chef anishinaabe Shingwaukonse dont la vision d’une école où les élèves anishinaabe pourraient acquérir des connaissances et habiletés qui leur permettraient de s’épanouir dans une société évoluant rapidement tout en préservant leur culture et leur langue. Au cours de ses 96 années d’existence, le pensionnat de Shingwauk ne conserve toutefois du chef Shingwaukonse que son nom, car sa véritable vision est perdue.

Construit en 1934-1935 pour remplacer le bâtiment d’origine datant de la fin du XIXe siècle, Shingwauk Hall, est l’un des derniers édifices ayant servi de pensionnat indien qui subsiste toujours au Canada. De plus, le site du pensionnat est l’un des rares qui existent encore aujourd’hui. Ce dernier se compose d’un ensemble notable d’éléments bâtis et de paysages préservés qui témoigne de la longue histoire des pensionnats au Canada, notamment le cimetière commémoratif Shingwauk (1876), la chapelle commémorative de l’évêque Fauquier (1883), l’ancienne résidence du directeur (1935), l’ancien atelier de menuiserie (1951) et l’école publique Anna McCrea (1956). Le cimetière Shingwaulk compte 109 sépultures, dont 72 étudiants décédés entre 1875 et 1956.

Plus de mille enfants autochtones de l’Ontario, du Québec, des Prairies et des Territoires du Nord-Ouest fréquentent ce pensionnat. Les élèves sont soumis chaque jour à un emploi du temps très strict marqué par des tâches d’entretien, une discipline sévère et des abus, du travail pénible et de la négligence émotionnelle. Les frères et sœurs sont séparés selon leur sexe et leur âge, et les langues autochtones sont interdites. De nombreux élèves y passent toute leur enfance, et certains ne sont jamais rentrés à la maison. Les séquelles durables des expériences vécues dans les pensionnats ont encore aujourd’hui des répercussions importantes sur les anciens élèves, leurs familles et leur communauté.

Depuis la fermeture du pensionnat de Shingwauk en 1970, le site est utilisé à des fins de réappropriation culturelle et d’éducation. Depuis plusieurs décennies, l’Université Algoma, la Shingwauk Kinnomaagee Gamig, la Children of Shingwauk Alumni Association et leurs partenaires travaillent à restaurer la véritable intention du chef Shingwaukonse et l’essence de sa vision, c’est-à-dire l’éducation et l’apprentissage interculturels, et à réinterpréter le site comme un lieu de guérison et de réconciliation.

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