Rapport annuel sur l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien de 2024–2025

Liste des figures

Avant-propos du ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles

L’honorable Marc Miller
Ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles

En tant que ministre, j’ai le privilège de mener la mise en œuvre du multiculturalisme au Canada. Avec ce rapport, je réaffirme l’engagement du gouvernement du Canada envers un pays qui célèbre sa diversité comme une source de force nationale, tout en bâtissant un véritable partenariat avec les peuples autochtones. Le multiculturalisme est un pilier de notre identité et un atout stratégique qui nous rend plus résilients et plus compétitifs dans un monde en constante évolution. Il est essentiel à la construction d’un Canada fort, où chacun et chacune ressent un profond sentiment d’appartenance.

Le Rapport annuel 2024-2025 sur l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien présente en détail comment le gouvernement du Canada obtient des résultats pour soutenir une société cohésive, dynamique et prospère. Il n’existe pas une seule façon d’être Canadien ou Canadienne. Notre capacité à unir des perspectives diverses autour de valeurs communes est une source de force qui alimente notre économie et notre souveraineté.

Le rapport de cette année met en lumière les efforts continus du gouvernement pour promouvoir et faire progresser le multiculturalisme au Canada afin de renforcer la cohésion sociale. Ce travail repose notamment sur la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028, le Plan d’action canadien de lutte contre la haine, ainsi que la promotion de dates commémoratives et d’initiatives clés qui continuent de rassembler les communautés partout au pays. Grâce à des programmes qui financent des événements et des projets nationaux, régionaux et communautaires, nous célébrons la mosaïque canadienne, favorisons la fierté nationale dans notre diversité et rendons hommage aux contributions des communautés qui ont bâti ce pays.

Nous nous engageons à faire en sorte que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes puissent participer pleinement à bâtir le tissu économique, social, culturel et politique du Canada.

J’ai le plaisir de vous présenter le Rapport annuel 2024-2025, qui démontre comment nos efforts collectifs contribuent à obtenir des résultats et à bâtir un Canada plus fort et unifié.

Signature de L’honorable Marc Miller

Marc Miller
Ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles

Introduction

Le rapport annuel sur l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien met en lumière le travail accompli par le gouvernement du Canada pour lutter contre le racisme, la haine et la discrimination, et fait connaître ses efforts visant à favoriser une société multiculturelle.

En mettant en œuvre des mesures pour lutter contre le racisme systémique, la haine et la discrimination religieuse, les institutions fédérales s’attaquent non seulement à des inégalités profondément enracinées, mais posent également les bases d’une société où l’équité et l’inclusion sont des valeurs fondamentales. Ces mesures immédiates contribuent à créer des conditions qui améliorent l’accès aux opportunités pour les communautés marginalisées en réduisant les obstacles systémiques et les préjugés institutionnels. Les institutions encouragent le dialogue et les échanges entre divers groupes, soutenant ainsi le développement de politiques représentatives qui reflètent les réalités des populations concernées. Les efforts qu’elles déploient sont aussi un levier important pour appuyer la compréhension mutuelle des réalités interculturelles et interconfessionnelles, contribuant ainsi à un climat de respect et de reconnaissance de la diversité. En fin de compte, ces avancées favorisent un sentiment d’appartenance plus fort à la société canadienne, où chacun se sent accepté, valorisé et activement inclus dans la vie collective, une vision promue par la Loi sur le multiculturalisme canadien.

Ce rapport se concentre sur les mesures prises pour faire progresser le multiculturalisme et la lutte contre le racisme entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025 :

Partie 1 : Ministère du Patrimoine canadien

Le ministère du Patrimoine canadien mène un large éventail de responsabilités en matière de culture au Canada. Son mandat englobe l’expression artistique et culturelle, la langue et le sport. Ces domaines portent collectivement sur le patrimoine culturel et les industries créatives, y compris les arts de la scène et les arts visuels et l’audiovisuel, l’édition et l’enregistrement sonore, le film, la vidéo et les lettres. Le Ministère joue également un rôle central dans l’encouragement et la promotion du sport, et de soutien des langues autochtones et des langues officielles du Canada.

Le Ministère s’engage à lutter contre le racisme systémique, la discrimination raciale et la haine sous toutes ses formes. Ce travail est réalisé dans le cadre des activités de la Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme, dont le rôle est de favoriser une société diversifiée et inclusive grâce à diverses initiatives et divers programmes, notamment la recherche, la mise en œuvre de politiques et l’administration du Programme de multiculturalisme et de lutte contre le racisme.

La Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme est chargée de l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien. Elle doit coordonner les rapports sur le multiculturalisme au Canada et fournir un financement aux initiatives visant le multiculturalisme partout au pays. Il s’agit notamment de soutenir les communautés et les organisations en offrant un soutien par l'entremise de subventions et de contributions.

Programme de subventions et de contributions visant le multiculturalisme et la lutte contre le racisme

Le Programme de multiculturalisme et de lutte contre le racisme (le Programme) est le mécanisme qui permet à Patrimoine canadien d’appuyer les communautés pour :

Avec cet objectif ambitieux en tête, le Programme a approuvé 14,1 millions de dollars sur deux ans pour soutenir 150 projets dans le cadre du volet Renforcement des capacités organisationnelles, ainsi que 10,8 millions de dollars pour soutenir 521 événements à travers le Canada dans le but de promouvoir la compréhension interculturelle ou interconfessionnelle, les discussions sur le multiculturalisme, la diversité, le racisme et la discrimination religieuse, ou pour célébrer l’histoire et la culture d’une communauté. Le financement versé par le Programme pour les événements a également permis de soutenir les efforts déployés par les communautés pour lutter contre la haine et la prévenir au Canada.

Un total de 5,5 millions de dollars a été approuvé en 2024-2025 pour soutenir 31 projets de lutte contre la haine. Le Programme national de commémoration de l’Holocauste a approuvé 3,5 millions de dollars visant 13 initiatives qui seront menées à partir de 2024-2025. Ces initiatives visent à préserver la mémoire de l’Holocauste et à permettre à la population canadienne de mieux comprendre l’antisémitisme dans un contexte historique et contemporain.

Ce soutien contribue à faire progresser le multiculturalisme et à renforcer notre unité nationale en mettant en valeur les multiples facettes de la population canadienne. Voici quelques exemples plus précis :

« Building Bridges: Anti-Hate and Conflict De-Escalation in Community », un projet élaboré par Camp Reset. Camp Reset est une organisation à but non lucratif établie à Toronto. Sa mission est de soutenir la croissance collective de la communauté et de réduire les expériences de bris de liens et de division. L’organisation a reçu 48 990 $ au cours de l’exercice 2024-2025 pour organiser un événement au Nia Centre for the Performing Arts à Toronto, afin de doter les participants de connaissances et d’outils pratiques pour lutter contre la haine et les conflits dans leurs communautés et ainsi favoriser une société plus sûre et plus inclusive. L’événement a attiré un total de deux cents participants représentant des organisations basées dans des communautés de la région du Grand Toronto et du sud et de l’est de l’Ontario. Divers ateliers, discours, panels et installations artistiques y ont été présentés. Cette activité était une initiative qui a uni les communautés pour qu’elles prennent des mesures collectives et renforcent leurs capacités pour traiter et prévenir la haine envers les individus et les groupes touchés, y compris à la suite d’incidents haineuxNote de bas de page 1.

L’Atlantic Filmmakers Co-operative Limited, un centre de ressources à but non lucratif au service des cinéastes indépendants basé à Halifax en Nouvelle-Écosse, a reçu 228  300 $ pour réaliser un projet intitulé «  Here/Now : African Nova Scotian Multi-generational  ». Dans le cadre de cette initiative qui s’est déroulée du 1er octobre 2023 au 31 mars 2025, de jeunes afro-Néo-Écossais ont été jumelés avec des aînés issus de communautés majoritairement noires de toute la province (East Preston, North Preston, North Halifax, Lucasville, New Glasgow et Membertou), afin de concevoir, de produire et de présenter des films documentaires ou des essais explorant leur histoire personnelle.

L’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society (AJFAS), un organisme à but non lucratif basé à Edmonton dont la mission est de faciliter l’intégration personnelle et socioprofessionnelle des familles et des jeunes francophones nouvellement arrivés dans la société albertaine, a reçu 240  000 $ pour mener à bien un projet intitulé «  Campagne : Agir Contre le Racisme – ACOR Je M’ENGAGE  ». Ce projet a été déployé à Edmonton, Calgary, Brooks, Cold Lake, Saint-Paul et Fort McMurray du 8 janvier 2024 au 31 mars 2025. Dans le cadre du projet, des ressources sur la lutte contre le racisme et des ateliers scolaires et communautaires ont été fournis, des outils pédagogiques ont également été distribués. Le projet était aussi l’occasion pour des élèves du primaire de discuter des droits de la personne au Canada et de la Loi sur le multiculturalisme canadien; en plus de participer activement à la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

Outre l’octroi de subventions et de contributions aux communautés, la Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme s’est efforcée d’élargir ses relations avec le Centre mondial du pluralisme, la chaire sur le multiculturalisme à l’Université McGill et la chaire Jean Augustine en matière d’éducation, de communauté et de diaspora. Ces organisations ont reçu des fonds fédéraux par le truchement de fonds de dotation établis dans des budgets fédéraux précédents pour contribuer à la collecte de données, à la production de connaissances et au partage d’informations, ce qui profite à la population canadienne. Leur travail permet d’obtenir des informations plus précises et de meilleure qualité sur les diverses communautés du Canada, et d’améliorer nos méthodes de sensibilisation et de lutte contre la désinformation.

Par exemple, en 2024, le Centre mondial du pluralisme a dispensé des formations, élaboré des programmes d’études et partagé des connaissances sur le pluralisme avec des gouvernements, des organisations et des institutions. Il a publié et partagé des analyses, y compris une série de rapports détaillés et de blogues ayant pour but de favoriser la compréhension et l’action en faveur du pluralisme. Le Centre a également créé des tribunes permettant aux gens de faire part de leurs histoires, de leurs besoins et de leurs désirs de paix et de justice. Il s’agissait notamment de discussions avec les responsables des secteurs et des régions sur la réconciliation avec les Autochtones et les moyens de faire progresser le pluralisme aux niveaux local et mondial. Le Centre a également soutenu ses partenariats et ses réseaux, notamment en amplifiant la portée et les répercussions qu’ont les lauréats du Prix mondial du pluralisme.

En 2025, la chaire Jean Augustine en matière d’éducation, de communauté et de diaspora a lancé le premier numéro de The Pulse, son bulletin d’information officiel. Il s’agit d’une étape clé qui permettra à la chaire de mieux diffuser ses travaux en matière d’éducation, de mobilisation communautaire et de recherche, en particulier dans les domaines de l’emploi, du logement, de la santé et de la lutte contre les inégalités sociales.

Initiatives de commémoration reconnaissant la diversité au Canada

Le ministère du Patrimoine canadien est responsable des célébrations et des événements qui mettent en valeur et reflètent le riche patrimoine du pays. Dans le cadre de ces célébrations, le Canada reconnaît les mois du patrimoine et les journées commémoratives du calendrier des célébrations annuelles.Note de bas de page 2

Figure 1 Chronologie des célébrations annuelles montrant les mois du patrimoine et les journées commémoratives reconnues au Canada

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 1 Chronologie des célébrations annuelles montrant les mois du patrimoine et les journées commémoratives reconnues au Canada - version texte
Chronologie Célébrations annuelles
Janvier
  • Mois du patrimoine tamoul
Février
  • Mois de l’histoire des Noirs
  • Journée internationale de la langue maternelle
Mars -
Avril
  • Mois du patrimoine sikh
Mai
  • Mois du patrimoine asiatique
  • Mois du patrimoine juif canadien
  • Mois du patrimoine polonais
  • Journée du patrimoine néerlandais
Juin
  • Mois du patrimoine philippin
  • Mois du patrimoine italien
  • Mois du patrimoine portugais
  • Journée canadienne du multiculturalisme
Juillet -
Août -
Septembre -
Octobre
  • Mois canadien de l’histoire islamique
  • Mois du patrimoine allemand
  • Mois du patrimoine latino-américain
  • Mois de l’histoire des femmes
Novembre
  • Mois du patrimoine hindou
  • Mois du patrimoine libanais
Décembre -
Mois de l’histoire des Noirs 2025

Figure 2 Affiche du Mois de l’histoire des Noirs 2025 – L’héritage et le leadership des personnes noires : célébrer l’histoire canadienne et inspirer les générations futures. canada.ca/mois-histoire-des-noirs.

Crédit : Patrimoine canadien

Pour 2025, le thème du Mois de l’histoire des Noirs au sein du gouvernement du Canada était «  L’excellence des personnes noires : un patrimoine à célébrer, un avenir à construire  ». Ce fut l’occasion de rendre hommage à l’héritage et aux réalisations des communautés noires canadiennes et de mettre l’accent sur les progrès et les opportunités en cours. C’est aussi sous ce thème qu’a été reconnue la deuxième Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, une proposition qui a été coparrainée par le Canada et adoptée par les Nations Unies le 17 décembre 2024.

En consultation avec les intervenants, la Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme :

  • a mis au point une trousse d’outils numériques pour promouvoir le Mois de l’histoire des Noirs;
  • a élaboré une nouvelle affiche pour le Mois de l’histoire des Noirs;
  • a partagé les biographies de personnes noires du Canada qui ont contribué à façonner le patrimoine et l’identité du Canada;
  • a fourni des liens vers des organisations et des ressources éducatives visant à mieux faire connaître l’histoire des Noirs canadiens.

Le 5 février 2025, Kamal Khera, alors ministre de la Diversité, de l’Inclusion et des Personnes en situation de handicap, a organisé l’événement annuel du Mois de l’histoire des Noirs tenu au Musée canadien de l’histoire à Gatineau (Québec). Des prestations, des hommages et une réflexion sur l’histoire et le patrimoine des Noirs canadiens ont eu lieu lors de l’événement. Parmi les invités figuraient des groupes d’intervenants non gouvernementaux, des particuliers, des parlementaires, des dignitaires étrangers, et d’autres représentants du gouvernement.

En plus des événements organisés par le gouvernement du Canada, le Programme pour le multiculturalisme et la lutte contre le racisme a fourni 2,1 millions de dollars en 2025 pour 80 événements et activités communautaires soulignant le Mois de l’histoire des Noirs dans tout le Canada.

Dans le cadre des activités financées, le Programme a apporté son soutien à PRUDE Inc. pour l’organisation des Célébrations du Mois de l’histoire des Noirs 2025 du 1er au 28 février 2025 à Saint John (Nouveau-Brunswick). PRUDE Inc. est une organisation sans but lucratif basée à Saint John dont le mandat est de promouvoir la diversité, l’égalité, le respect et l’inclusion.

L’événement a reçu un financement de 76 898 $ pour offrir aux Néo-Brunswickois d’origine africaine l’occasion de présenter leurs cultures, de célébrer leurs réalisations avec la communauté et de tisser des liens entre les groupes minoritaires et le grand public. Les activités, qui ont duré un mois, ont attiré environ 4 000 personnes.

En Nouvelle-Écosse, l’Africa Festival of Arts and Culture Society (AFACS), une organisation sans but lucratif située à Dartmouth, a reçu 31 050 $ pour la tenue des « 2025 Black History Month Events and Activities » à Halifax, Truro et sur la côte sud de la province, du 10 au 15 février 2025. Lors de ces célébrations, il y a eu des activités mettant en lumière les expériences des Canadiens noirs en matière d’équité, de diversité, d’inclusion et de racisme, ainsi qu’un gala pour commémorer le Mois de l’histoire des Noirs. L’événement a attiré près de 6 000 participants et a permis à la communauté d’approfondir sa compréhension de l’histoire des Noirs et de renforcer les efforts de lutte contre le racisme grâce à diverses activités éducatives et de célébration.

Mois du patrimoine asiatique 2024

Figure 3 Affiche du Mois du patrimoine asiatique 2024 – Honorer le passé, accueillir l'avenir : mettre en valeur le patrimoine asiatique au Canada. Canada.ca/mois-patrimoine-asiatique.

Crédit : Patrimoine canadien

En mai 2024, le thème du Mois du patrimoine asiatique du gouvernement du Canada était « Honorer le passé, accueillir l’avenir : mettre en valeur le patrimoine asiatique au Canada ». Ce thème visait à rendre hommage aux contributions passées des Canadiens d’origine asiatique et à créer un dialogue sur la société canadienne qui est en constante évolution.

En consultation avec les intervenants, la Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme a élaboré : une trousse d’outils numériques pour le Mois du patrimoine asiatique; une affiche du Mois du patrimoine asiatique; des notices biographiques de personnes d’origine asiatique qui ont contribué à façonner le patrimoine et l’identité du Canada; des liens vers des organisations et des ressources éducatives visant à mieux faire connaître l’histoire et le patrimoine des Canadiens d’origine asiatique.

Le 8 mai 2024, la ministre a été l’hôte de la célébration annuelle du Mois du patrimoine asiatique au Centre national des arts à Ottawa (Ontario). La soirée a été marquée par des performances culturelles, des conférenciers invités et des possibilités de réseautage et de réflexion. Lors des discours, on a réfléchi à l’héritage durable et à l’avenir dynamique des individus et des communautés d’origines asiatiques. Parmi les invités, il y avait des groupes d’intervenants non gouvernementaux, des particuliers, des parlementaires, des dignitaires étrangers, et d’autres représentants du gouvernement.

Le Programme pour le multiculturalisme et la lutte contre le racisme a alloué plus de 282 000 $ à 11 événements et activités communautaires organisés dans le cadre du Mois du patrimoine asiatique dans l’ensemble du Canada. Parmi les activités, citons un soutien offert à la Asian Heritage Society of New Brunswick Inc., une organisation sans but lucratif située à Fredericton (Nouveau-Brunswick), et ayant des sections à Moncton, Miramichi, Bathurst et Saint John. L’organisation a reçu 31 550 $ pour soutenir l’organisation d’activités pour le Mois du patrimoine asiatique du 8 mai au 1er juin 2024 à Fredericton (Nouveau-Brunswick). Ont été organisés des cérémonies d’ouverture et un gala culturel; des ateliers artistiques et culinaires; ainsi que la projection d’un film, des débats d’experts et un programme, offerts dans les écoles intermédiaires de l’ensemble du Nouveau-Brunswick. Les activités ont permis de représenter une grande variété de groupes culturels asiatiques, notamment les communautés bangladaise, chinoise, philippine, indienne, libanaise, népalaise, iranienne, irakienne, syrienne, indonésienne et vietnamienne. Au total, il y a eu 2 500 participants.

Le financement versé à l’Asian Canadian Writers' Workshop Society (ACWW), une organisation sans but lucratif basée à Vancouver, est un autre exemple du soutien offert aux organisations communautaires. L’organisation a présenté le « LiterASIAN Festival 2024 », qui s’est tenu à différents endroits dans le quartier chinois de Vancouver, du 4 au 26 mai 2024. L’événement, qui a reçu un soutien financier de 18 500 $, a rassemblé des auteurs, des étudiants, des écrivains et des participants pour célébrer les écrivains racisés et d’origine asiatique à travers une série d’activités organisées sous le thème « Re-dress 2024 : Celebrating Racialized Writers and Anti-Racism ». L’événement a attiré plus de 2 500 participants.

La Fort Saskatchewan Multicultural Association, une organisation sans but lucratif basée à Fort Saskatchewan (Alberta), a pour mission de promouvoir la sensibilisation et l’appréciation de la diversité raciale et culturelle de la communauté. L’événement « Listen, Engage, and learn our Asian Heritage History », qui a bénéficié d’un soutien financier de 20 000 $ dans le cadre du volet Événements, a été présenté du 9 au 31 mai 2024 et a facilité la tenue d’ateliers éducatifs sur l’importance du Mois du patrimoine asiatique dans 20 écoles et garderies de toute la communauté. Ces séances ont permis aux élèves de découvrir les cultures et les traditions, la langue, la musique, la danse et l’artisanat des cultures asiatiques, ainsi que l’importance de favoriser la compréhension et la diversité au sein d’une communauté. Ces événements ont attiré directement plus de 4 300 participants.

Points saillants : Mise en œuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 et Plan d’action canadien de lutte contre la haine

Le multiculturalisme a des liens très étroits avec les lois et politiques canadiennes fondamentales, telles que la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi canadienne sur les droits de la personne. Toutes ces législations représentent nos valeurs en tant que Canadiens et Canadiennes, et nos engagements.

Des cadres stratégiques, comme la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 et le Plan d’action canadien de lutte contre la haine, viennent appuyer ces leviers législatifs pour renforcer les efforts du gouvernement du Canada en vue de créer une société inclusive. La mise en œuvre de ces cadres a permis à Patrimoine canadien d’établir de nombreux partenariats au sein du gouvernement fédéral et avec les communautés, afin d’aborder plus efficacement les différents aspects du racisme, de la discrimination raciale et de la haine.

Par conséquent, le rapport annuel est aussi l’occasion pour Patrimoine canadien de faire part aux intervenants et aux partenaires des progrès et des mises à jour concernant la mise en œuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 et du Plan d’action canadien de lutte contre la haine.

Figure 4 Page de couverture de Changer les systèmes pour transformer des vies : Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028.

Crédit : Patrimoine canadien

Le 8 juin 2024, le gouvernement a lancé Changer les systèmes pour transformer des vies : la stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 pour soutenir les peuples autochtones, les communautés noires, racisées et les minorités religieuses. Le 24 septembre 2024, le gouvernement a publié le Plan d’action canadien de lutte contre la haine pour faire face à la montée inquiétante de la haine dans tout le pays. Le Plan d’action regroupe les initiatives nouvelles et existantes afin de favoriser une meilleure coordination et collaboration entre les organisations fédérales en vue de prévenir et de combattre la haine. Par exemple, le Groupe de travail sur les crimes haineux réunit la Gendarmerie royale du Canada et la Fondation canadienne des relations raciales avec les services de police de tout le Canada pour renforcer la sensibilisation aux crimes haineux, développer la formation et fournir un soutien tenant compte des traumatismes aux communautés marginalisées. Plus largement, un volet du Plan d’action engage cinq organisations fédérales à « bâtir la confiance des communautés, les partenariats et la capacité institutionnelle » par le truchement de centres de ressources communautaires, d’une meilleure analyse des données, d’une coordination fédérale-provinciale-territoriale et d’un renforcement des capacités du système de justice.

Au cours de la première année de mise en œuvre de Changer les systèmes pour transformer des vies : la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028, le gouvernement fédéral a réalisé des progrès constants et a mobilisé les partenaires à l’échelle pangouvernementale. Les ministères ont déclaré avoir établi les bases essentielles d’un changement systémique à long terme grâce à des investissements stratégiques dans la formation et l’éducation, la recherche et l’analyse, et la distribution des fonds. Ainsi, ils ont renforcé la capacité et mis en place l’infrastructure nécessaire pour faire avancer les objectifs de transformation de la Stratégie tout au long de sa durée (2024-2028).

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028, Patrimoine canadien a signé des protocoles d’entente avec Statistique Canada (1,1 million $) et Justice Canada (600 000 $) pour renouveler des initiatives cruciales de recherche. Ces partenariats permettent d’obtenir un leadership et une expertise solide en matière de collecte, d’analyse et d’utilisation de données sur les communautés afin de comprendre les lacunes et de créer des solutions équitables.

L’amélioration de la collecte de données, le renforcement de la désagrégation des données et la génération de produits statistiques appuient les objectifs de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028. Par exemple, les portraits des groupes racialisés au Canada, réalisés par Statistique Canada, mettent l’accent sur les dimensions démographiques, économiques et sociales. Le premier article publié en octobre 2024 est un portrait des populations noires au Canada. On y conclut que les données sur les populations noires au Canada devraient être désagrégées pour considérer les différents profils comme de multiples communautés et groupes culturels, ayant chacun des caractéristiques diverses et distinctes. Ce document a fait avancer les discussions sur les politiques et les programmes, notamment pour ce qui est de la campagne du gouvernement du Canada visant le Mois de l’histoire des Noirs. La recherche et l’analyse sur des groupes racisés supplémentaires se sont poursuivies en 2024-2025.

Les fonds transférés à Justice Canada dans le cadre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 ont permis de faire progresser la mobilisation avec les experts de la communauté noire dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires. Justice Canada entreprend également des études qualitatives sur les problèmes juridiques rencontrés par les Canadiens d’origine chinoise, ainsi que par les Canadiens de confession musulmane et juive dans certaines régions. Les résultats de ces travaux sont attendus pour 2025-2026.

Figure 5 Page de couverture du Plan d’action canadien de lutte contre la haine.

Crédit : Patrimoine canadien

En 2024-2025, Patrimoine canadien a également transféré 9,9 millions de dollars à Statistique Canada dans le cadre du Plan d’action canadien de lutte contre la haine. Les initiatives de recherche et de collecte de données ont été financées pour améliorer l’accès et la disponibilité de données intersectionnelles désagrégées sur les crimes haineux et sur la race afin de mobiliser les connaissances et de fournir une compréhension plus complète du racisme et de la haine au Canada. Cela inclut de nouvelles initiatives en matière de données et des enquêtes visant à faire la collecte d’informations sur la haine, à la fois par le biais de l’expérience vécue et des dossiers de la police.

Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme

Parmi les principaux résultats obtenus, la Stratégie a contribué à dynamiser le Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme (le Secrétariat fédéral) et le rôle pangouvernemental qu’il joue dans la collaboration avec les institutions fédérales pour la mise en œuvre de leurs engagements de lutte contre le racisme; pour cerner les barrières et les lacunes systémiques; pour guider l’élaboration de politiques, de services et de programmes équitables; pour établir des partenariats internationaux et pour améliorer la capacité du gouvernement fédéral à éliminer le racisme systémique et la haine au Canada.

Deux excellents exemples de sensibilisation et de mobilisation des intervenants ont été menés en 2024 par le Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme, notamment un événement visant la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine des Nations Unies et l’engagement pris par le Secrétariat en vue de soutenir les quartiers chinois partout au Canada.

Le 8 juin 2024, le Secrétariat fédéral de lutte contre le racisme, en partenariat avec la Coalition mondiale contre le racisme systémique et pour les réparations et la Fondation pour les communautés noires (FPCN), a été l’hôte de l’événement « Canada’s Journey: Advancing UNDPAD’s Goal », tenu à Toronto (Ontario). Cet événement a été l’occasion de discuter du rôle et des réalisations du gouvernement du Canada par rapport à ses engagements dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine des Nations Unies.

Entre juin et juillet 2024, le Secrétariat fédéral a mobilisé environ 40 intervenants des communautés des divers quartiers chinois à travers le Canada. Ces séances, réalisées à la suite de la demande d’organisations dirigées par des personnes d’origine asiatique, ont été l’occasion de discuter des défis et des priorités dans six domaines clés : le développement social; la sécurité et le bien-être; les arts, la culture et la préservation du patrimoine; la vitalité économique; l’infrastructure; et la création de moyens pour lutter contre le racisme et protéger les droits. Les informations recueillies dans le cadre de ces séances de mobilisation ont été transmises aux partenaires fédéraux concernés afin d’améliorer leur compréhension des réalités et des défis auxquels sont confrontés les quartiers chinois dans l’ensemble du Canada.

Initiatives entreprises dans tous les secteurs de Patrimoine canadien

La Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme collabore avec les secteurs de Patrimoine canadien pour renforcer le soutien offert à la Loi sur le multiculturalisme canadien. Cela inclut les partenariats avec les secteurs (Communauté et identité; Sport, événements majeurs et commémorations; Affaires culturelles; et Affaires ministérielles) pour remplir son mandat et soutenir les objectifs ministériels. Voici quelques exemples d’initiatives menées par le Ministère :

Secteur de la communauté et de l’identité

Figure 6 Affiche du Plan d’action de réconciliation de Patrimoine canadien 2024/2025-2026/2027.

Crédit : Patrimoine canadien

La Direction générale de la réconciliation, des traités et de la mobilisation a lancé le Plan d’action de réconciliation de PCH 2024/2025-2026/2027. Le plan d’action fournit un cadre pour agir stratégiquement et durablement en matière de réconciliation, en se fondant sur le respect des droits, des cultures, des connaissances, de l’expérience et du patrimoine des Autochtones. Le plan d’action présente des engagements mesurables organisés en trois piliers : Établir des relations, ancrer la réconciliation dans tous les aspects du travail de PCH et renforcer les capacités afin d’amplifier les voix des Autochtones et de renforcer le recrutement, le maintien en poste et l’avancement des employés autochtones.

La Direction générale des langues autochtones a collaboré avec Inuit Tapiriit Kanatami pour traduire sa page web sur le modèle de financement des langues inuites en inuktitut (Baffin du Nord). Cette page est maintenant disponible en écriture syllabique et en alphabet latin. Cette traduction permet de faire tomber des barrières linguistiques et d’accroître l’utilisation de l’inuktitut. De même, la Loi sur les langues autochtones a été traduite en sept langues autochtones : dénésuline, innu-aimun, inuktitut, michif-cri, mi’kmaq, oji-cri et cri des plaines pour améliorer l’accès et promouvoir la sensibilisation aux droits linguistiques.

Secteur des Affaires culturelles

Le programme Échanges Canada a soutenu :

École nationale de ballet du Canada : Sommet Leadership, Émancipation, Action, Danse (6 au 11 août 2024). Ce sommet a permis d’explorer la culture nationale du Canada à travers le prisme de la danse, et la manière dont la danse peut conduire à des actions positives dans les domaines de la justice, de l’équité, de l’inclusion, de la réconciliation et du bien-être. Les participants étaient des jeunes représentant de diverses régions géographiques du Canada et d’expériences vécues et d’identités, y compris des jeunes autochtones, des jeunes racisés, des jeunes en situation de handicap, des jeunes des communautés rurales et des jeunes femmes. Menées par des artistes et des leaders issus de communautés racisées, les activités ont mis en lumière des parcours personnels et des expériences vécues, en abordant les obstacles au sentiment d’appartenance et le potentiel de leadership au sein du secteur de la danse et au-delà. Les participants sont repartis avec une meilleure compréhension des cultures et de l’histoire de la population canadienne. Ils ont pris conscience que la force collective du Canada réside dans la valorisation de la richesse d’identités diverses et croisées.

RCtv : diffusions en direct et festivals de films canadiens (format gala) dans les écoles (du 1er avril au 31 mars 2025). Grâce à des diffusions en direct interactives et à des discussions entre pairs, le projet a utilisé des films canadiens comme point de départ pour susciter des conversations avec des jeunes de partout au pays sur la diversité, l’inclusion et la réconciliation, et pour favoriser des échanges interculturels significatifs. Ce projet visait des jeunes de tout le Canada, y compris des jeunes issus de communautés racisées, des jeunes autochtones, ainsi que des jeunes 2ELGBTQIA+, des jeunes de genre non conforme et des jeunes en situation de handicap. Les participants ont exploré le rôle que les individus peuvent jouer pour favoriser la cohésion sociale et renforcer les liens communautaires en participant à un dialogue sur leurs expériences vécues et en trouvant un terrain d’entente malgré des perspectives à la fois partagées et divergentes. Cette expérience a permis aux participants d’approfondir leur connaissance des diverses réalités du Canada et de forger des liens plus étroits avec leurs pairs dans tout le pays.

En 2024-2025, le Fonds pour la diversité des voix (2,45 millions de dollars), un nouveau volet de financement au sein du Fonds des médias du Canada, a été lancé pour soutenir le perfectionnement professionnel et le renforcement des capacités des groupes racisés dans les industries de la télévision, des médias numériques et de la production audiovisuelle. La plus grande partie du financement approuvé (1,9 million de dollars) vise les communautés autochtones, les communautés noires et les communautés racisées.

Le Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts, qui soutient les organismes offrant une formation artistique professionnelle, a accordé une aide de 255 000 $ au Black Theatre Workshop de Montréal (Québec). Le Black Theatre Workshop est une compagnie de théâtre communautaire de langue officielle en situation minoritaire qui offre un programme de mentorat d’artistes en anglais ou en français et contribue à la vitalité du paysage théâtral bilingue du Canada. Vingt artistes de théâtre noirs émergents participent actuellement à divers ateliers, à des séances de mentorat individuel et à des occasions de réseautage dans les deux langues officielles.

En 2024-2025, le Fonds du Canada pour les espaces culturels a versé 10,9 millions de dollars à des organismes sans but lucratif du domaine du patrimoine ou dirigés par des membres de groupes méritant l’équité. Le processus de demande actualisé du Fonds du Canada pour les espaces culturels a mis en évidence la priorité accordée par le programme au financement d’organismes dans les régions rurales ou éloignées, les communautés et groupes autochtones, les organismes des groupes sous-représentés ou en quête d’équité, comme les communautés noires ou racisées, 2ELGBTQIA+, les personnes handicapées ou les communautés de langue officielle en situation minoritaire.

Secteur de la politique stratégique, de la planification et des affaires ministérielles

Par l’intermédiaire du Secrétariat général, le Secteur de la politique stratégique, de la planification et des affaires ministérielles assure le leadership au sein de Patrimoine canadien en matière d’accessibilité et d’inclusion. En collaboration avec le Secrétariat général et les réseaux œuvrant pour la diversité et l’équité en matière d’emploi à Patrimoine canadien, le Bureau d’inclusion, de diversité, d’équité et d’accessibilité (IDÉA) a encouragé les pratiques d’inclusion sur le lieu de travail en planifiant de manière respectueuse des réunions et des événements visant d’importantes activités culturelles, religieuses et commémoratives.

Les réseaux œuvrant pour la diversité et l’équité en matière d’emploi à Patrimoine canadien sont les suivants :

Secteur du sport, des événements majeurs et des commémorations

Le Secteur du sport, des événements majeurs et des commémorations encourage la participation et l’engagement dans des événements, des activités, des célébrations et des commémorations nationales et internationales. Il chapeaute Sport Canada et l’unité Événements majeurs, commémorations et cérémonial d’État. Les activités du secteur, dans le cadre de son mandat, contribuent à faire progresser le multiculturalisme en réunissant des personnes autour d’une passion commune pour un sport ou en rapprochant des individus qui ont des raisons similaires de commémorer un événement. La Loi sur le multiculturalisme canadien vise à aider les gens à se rapprocher malgré les obstacles, et le sport est pour des millions de personnes dans le monde entier un véhicule important pour tisser des liens.

Envoyée spéciale pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme

Le poste d’envoyée spéciale a été créé en 2020 en tant que conseillère spéciale auprès du gouvernement du Canada. L’envoyée spéciale agit comme championne pour soutenir et renforcer les efforts du gouvernement fédéral visant à lutter contre l’antisémitisme au Canada et à l’étranger, ainsi qu’à préserver la mémoire de l’Holocauste. Elle met en œuvre une stratégie nationale coordonnée pour renforcer la réponse du Canada à l’antisémitisme et assurer la commémoration de l’Holocauste dans divers secteurs.

Figure 7 Marquant le triste jalon des 100 jours de captivité des otages, Deborah Lyons a pris la parole lors d’un rassemblement de solidarité à la Congrégation Habonim de Toronto. Cet événement solennel a réuni des familles d’otages canadiennes, des survivants de l’Holocauste, des membres du public et des députés.

Crédit : Bureau de l’envoyée spéciale pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme

Ses priorités comprennent : élargir l’enseignement sur l’Holocauste et l’antisémitisme dans les écoles primaires et secondaires; soutenir les universités dans l’adoption de politiques claires, de formations et de pratiques en matière de données pour faire face à la montée de l’antisémitisme sur les campus; et collaborer avec les organismes chargés de l’application de la loi afin d’améliorer la reconnaissance, le signalement et l’enquête des incidents antisémites.

L’envoyée spéciale se concentre également sur la lutte contre l’antisémitisme au sein de la fonction publique fédérale en offrant des formations sur la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (AIMH) et sur l’antisémitisme contemporain. Un pilier central de son travail consiste à renforcer la collecte de données dans tous les secteurs afin de garantir des renseignements fiables, comparables et exploitables.

En parallèle à ces efforts institutionnels, l’envoyée spéciale mobilise les organisations de la société civile pour renforcer la résilience des communautés et soutenir des initiatives crédibles et fondées sur des données probantes afin de contrer l’antisémitisme sous toutes ses formes.

Enquête sur l’antisémitisme dans les écoles

L’envoyée spéciale a relevé une lacune importante dans les données probantes fiables sur la façon dont l’antisémitisme se répercute sur les élèves dans les écoles publiques de l’Ontario. Pour combler cette lacune, l’envoyée spéciale s’est associée au professeur Robert Brym, sociologue à l’Université de Toronto, pour mener une enquête sur les familles juives à l’échelle de l’Ontario, province qui accueille le plus grand nombre d’étudiants juifs au Canada. C’est la première étude de ce genre dans la province. L’étude a recensé 781 incidents antisémites d’octobre 2023 à janvier 2025, ce qui démontre que près de 10 % des enfants juifs d’âge scolaire ont subi au moins un incident et que près de la moitié des cas signalés n’ont jamais fait l’objet d’une enquête de la part des autorités scolaires.

Figure 8 L’ancienne envoyée spéciale Deborah Lyons s’adressant au Forum national sur la lutte contre l’antisémitisme le 6 mars 2025.

Crédit : Bureau de l’envoyée spéciale pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme

Guide canadien sur l’antisémitisme selon la définition opérationnelle de l’AIMH

En octobre 2024, l’envoyée spéciale a annoncé la publication du Guide canadien sur l’antisémitisme selon la définition opérationnelle de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (AIMH). Le Guide canadien vise à faire connaître cette définition à la population ainsi qu’à aider les éducateurs, les législateurs, les décideurs et la société canadienne dans son ensemble. En expliquant la définition de l’AIMH et en la mettant en contexte au moyen d’exemples concrets applicables au Canada, le Guide clarifie les expressions diverses et souvent complexes de l’antisémitisme dans la société contemporaine.

Représentante spéciale pour la lutte contre l’islamophobie

Le poste de représentante spéciale a été créé en 2023, en réponse au Sommet national sur l’islamophobie de juillet 2021, au cours duquel le gouvernement du Canada s’est engagé à nommer un responsable et un interlocuteur fédéral pour la lutte contre l’islamophobie. La représentante spéciale joue le rôle de conseillère experte et de championne (des communautés musulmanes canadiennes) pour orienter les efforts du gouvernement fédéral dans la lutte contre l’islamophobie, les préjugés systémiques à l’encontre des musulmans, la discrimination raciale et l’intolérance religieuse. Depuis sa nomination, la représentante spéciale a conseillé le gouvernement du Canada dans sa lutte contre l’islamophobie, a travaillé avec diverses parties prenantes pour élaborer des solutions adaptées aux communautés et a lancé le tout premier Guide canadien pour comprendre et combattre l’islamophobie en 2025. Ensemble, ces efforts contribuent à favoriser la création d’organisations qui valorisent le multiculturalisme, la diversité, l’équité et la cohésion sociale, pour bâtir un avenir auquel tous les Canadiens et toutes les Canadiennes peuvent participer pleinement.

Figure 9 La représentante spéciale Amira Elghawaby s’exprimant au siège des Nations Unies à New York lors d’un panel intitulé « Promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable grâce au dialogue interculturel et interreligieux ».

Crédit : Bureau de la représentante spéciale pour la lutte contre l’islamophobie.

Guide canadien pour comprendre et combattre l’islamophobie

En mars 2025, la représentante spéciale a publié le Guide pour comprendre et combattre l’islamophobie, élaboré en partenariat avec des experts, des membres des communautés musulmanes canadiennes, des organisations de la société civile et des partenaires gouvernementaux. Ce guide présente une définition détaillée de l’islamophobie, ses facteurs, ainsi que des exemples de ses manifestations, tout en examinant ses impacts sur les communautés et en offrant des outils et des ressources pratiques pour reconnaître et contrer l’islamophobie.

Partie 2 : Mise en œuvre de la Loi sur le multiculturalisme canadien dans les institutions fédérales

La Loi sur le multiculturalisme canadien reconnaît le rôle crucial que jouent les institutions fédérales dans la préservation et l’amélioration du multiculturalisme au Canada. La Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme dirige la mise en œuvre de la politique canadienne du multiculturalisme, y compris la promotion d’une approche coordonnée dans l’ensemble de la fonction publique. La Loi impose aux institutions fédérales de faire ce qui suit :

Figure 10 En avril 2024, le Pavillon de cérémonie Mikinàk, situé sur les terres de la Ferme expérimentale centrale à Ottawa, a dévoilé la pièce maîtresse de sa principale salle de réunion : une œuvre d’art collaborative installée au centre du plancher de la pièce circulaire. L’œuvre, composée de trois parties égales, a été créée par des artistes issus de trois cultures différentes : algonquine, inuite et métisse de la rivière Rouge.

Crédit : Agriculture et Agroalimentaire Canada

Les institutions fédérales continuent de démontrer leur capacité à évoluer en réalisant des progrès importants dans la mise en œuvre de la Loi sur le multiculturalisme canadien. Ces progrès sont démontrés par le vaste éventail d’activités mises en évidence dans le rapport annuel de cette année. Des travaux importants ont été entrepris dans les domaines suivants :

Par conséquent, les institutions fédérales ont réalisé des progrès importants en veillant à ce que les politiques, les actions et les programmes soient ciblés et efficaces, pour mieux servir les Canadiens et les Canadiennes. Pour ce faire, elles ont relevé et éliminé les obstacles à l’embauche et au maintien en poste et fait la promotion du perfectionnement professionnel; fait la promotion de la maîtrise des langues officielles; fourni des services de traduction et d’interprétation, et tiré parti de l’expertise multilingue et culturelle du personnel pour améliorer l’accès aux programmes; et la mise en œuvre de programmes de paiements de transfert pour lutter directement contre le racisme systémique ou les obstacles systémiques pour les communautés marginalisées. Les points saillants de ces activités sont décrits ci-après.

Méthodologie et méthode d’analyse

Pour recueillir des renseignements pour le rapport annuel, le ministère du Patrimoine canadien a invité des institutions fédérales de toutes tailles avec différents mandats à remplir un questionnaire sur les mesures prises pour mettre en œuvre la Loi sur le multiculturalisme canadien, du 1er avril 2024 au 31 mars 2025. La Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme a apporté des améliorations au questionnaire visant à renforcer les données désagrégées, à soutenir le suivi des progrès, à éclairer la prise de décision et à promouvoir la responsabilité, afin de garantir que les politiques, les programmes et les services répondent aux besoins des Canadiens et des Canadiennes.Note de bas de page 3 En réponse aux commentaires des institutions fédérales, les responsables du programme ont également apporté des modifications importantes à son approche en matière d’enquête, notamment en élargissant la portée aux petits ministères et organismes et en mettant à l’essai un questionnaire simplifié.

Sur les 161 institutions sondées en 2024-2025, 119 ont répondu, soit un taux de réponse de 74 %. Cette année, parmi les répondants, on compte 70 petites institutions, 40 grandes institutions et 9 autres entités, telles que les agents du Parlement et les sociétés d’État.Note de bas de page 4 Patrimoine canadien continuera d’affiner ses processus pour veiller à ce que les institutions fédérales puissent apporter une contribution significative et pratique. La liste des institutions participantes figure à l’annexe A.

Les réponses à l’enquête ont été classées en quatre catégories principales :

Initiatives globales

Dans le cadre d’une question générale, les institutions fédérales ont été invitées à indiquer si elles avaient des initiatives ou des projets principalement consacrés à certains thèmes de la Loi sur le multiculturalisme canadien, de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 ou du Plan d’action canadien de lutte contre la haine. Ces trois initiatives visent à préserver, à améliorer et à valoriser le patrimoine multiculturel des Canadiens et à éliminer les obstacles à une participation pleine et équitable dans la société canadienne.

La plupart des institutions fédérales ont indiqué avoir mis en place des initiatives consacrées à la lutte contre le racisme, à la lutte contre la discrimination et au multiculturalisme, et une plus petite proportion a indiqué avoir mis en place des initiatives consacrées à la lutte contre la haine, l’antisémitisme et l’islamophobie. Par rapport à l’année précédente, le nombre d’initiatives pertinentes consacrées à la plupart des thèmes a connu une baisse importante. La baisse la plus importante concerne les initiatives touchant le multiculturalisme (de 84 % à 68 %).

Figure 11 Mise en œuvre d’initiatives pertinentes

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 11 : Mise en œuvre d’initiatives pertinentes – version texte
  • 2023-2024
    • Lutte contre le racisme : 77 %
    • Lutte contre la discrimination : 75 %
    • Multiculturalisme : 84 %
    • Lutte contre la haine : 40 %
    • Lutte contre l’antisémitisme : 28 %
    • Lutte contre l’islamophobie : 29 %
    • Aucune initiative : 8 %
  • 2024-2025
    • Lutte contre le racisme : 71 %
    • Lutte contre la discrimination : 70 %
    • Multiculturalisme : 71 %
    • Lutte contre la haine : 42 %
    • Lutte contre l’antisémitisme : 30 %
    • Lutte contre l’islamophobie : 28 %
    • Aucune initiative : 17 %

Il a également été demandé aux institutions fédérales si elles prenaient en considération, de manière prioritaire, certains groupes en particulier pour éliminer les obstacles systémiques, promouvoir l’équité et veiller à ce que les communautés sous-représentées ou marginalisées bénéficient des initiatives. Cela permet de s’assurer que les groupes qui doivent faire face à des désavantages historiques ou structurels bénéficient d’un soutien ciblé, ce qui comprend, sans s’y limiter, les programmes de financement, les services sociaux et communautaires, l’emploi et la formation, ainsi que la conception des politiques et des programmes. Selon la tendance générale, les Autochtones, les Noirs et les personnes racialisées sont le plus souvent considérés comme prioritaires, dans une proportion allant de 64 % à 47 % pour les Autochtones, les Noirs et les autres communautés racialisées, tandis que les minorités religieuses reçoivent moins d’attention, dans une proportion allant de 14 % à 21 %, ce qui représente toutefois une légère augmentation par rapport à l’année précédente (4 % en moyenne).

Figure 12 Considérations prioritaires

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 12 : Considérations prioritaires – version texte
  • 2023-2024
    • Personnes des Premières Nations : 84 %
    • Inuits : 84 %
    • Personnes métisses : 83 %
    • Personnes noires : 71 %
    • Personnes asiatiques : 54 %
    • Personnes latino-américaines : 52 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 51 %
    • Autres groupes racisés : 61 %
    • Personnes musulmanes : 14 %
    • Personnes juives : 16 %
    • Personnes hindoues : 14 %
    • Personnes sikhes : 14 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 10 %
  • 2024-2025
    • Personnes des Premières Nations : 64 %
    • Inuits : 60 %
    • Personnes métisses : 61 %
    • Personnes noires : 55 %
    • Personnes asiatiques : 45 %
    • Personnes latino-américaines : 41 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 40 %
    • Autres groupes racisés : 27 %
    • Personnes musulmanes : 21 %
    • Personnes juives : 22 %
    • Personnes hindoues : 16 %
    • Personnes sikhes : 16 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 14 %
    • Sans objet : 27 %

Si on compare les années 2023-2024 et 2024-2025, ces tendances témoignent des contraintes de capacité des petites organisations, étant donné que l’année dernière, une plus grande proportion des répondants étaient des petites organisations.

Données et éléments d’information

La Loi sur le multiculturalisme canadien exige des institutions fédérales qu’elles recueillent des données statistiques permettant l’élaboration de politiques, de programmes et d’actions qui tiennent dûment compte de la réalité multiculturelle du Canada. Les données de qualité fournissent une base solide pour concevoir de meilleures politiques et pratiques et de meilleurs programmes. Elles renforcent aussi en général la prise de décision fondée sur des données probantes dans l’ensemble du gouvernement fédéral. La classification des individus selon des attributs, par exemple le sexe, la langue, l’origine ethnique, l’âge et d’autres facteurs d’identité, permet une compréhension plus complète des expériences et des réussites de groupes de population donnés. Cette approche est essentielle pour déterminer les obstacles systémiques, remédier aux inégalités et veiller à ce que les initiatives fédérales soient inclusives et adaptées à la diversité de la société canadienne.

Les données désagrégées jouent un rôle essentiel dans la mise en évidence des disparités qui, autrement, resteraient cachées. Elles soutiennent une approche qui tient compte des particularités, reconnaissant que les défis et les possibilités des différentes communautés sont uniques. Note de bas de page 5 En comprenant ces particularités, les institutions fédérales peuvent adapter leurs programmes et leurs services pour mieux répondre aux besoins de toutes les personnes au Canada, en garantissant l’équité et la justice en ce qui a trait à l’accès et aux résultats.

Au-delà de la conception des programmes, les données désagrégées permettent aux institutions de suivre les progrès au fil du temps, de mesurer l’incidence des interventions et d’affiner les stratégies pour accroître l’efficacité. Ce processus itératif renforce la responsabilité et fait en sorte que les mesures prises par le gouvernement demeurent arrimées aux réalités démographiques et aux priorités communautaires en constante évolution. Sous ce thème, les institutions fédérales ont été sondées sur leur collecte et leur utilisation de données statistiques désagrégées, y compris les sources de données, les groupes cibles et les domaines auxquels les données ont contribué.

Sources de données

En 2024-2025, plus de la moitié des institutions fédérales ont déclaré recueillir des données statistiques désagrégées sur les communautés racialisées, les communautés religieuses minoritaires ou les peuples autochtones (autres que les données obligatoires sur l’équité en matière d’emploi) afin de concevoir des politiques, des pratiques ou des programmes fondés sur des données probantes tenant dûment compte de la réalité multiculturelle du Canada.

Interrogées sur la méthode de collecte, les institutions fédérales qui ont répondu au questionnaire complet ont indiqué qu’elles recueillaient le plus souvent les données directement, que ce soit sur papier, par téléphone, en personne ou en ligne (81 %). Les autres méthodes les plus populaires sont l’utilisation de leurs données administratives (67 %) et l’utilisation de renseignements accessibles au public, comme les données de Statistique Canada. Enfin, certaines institutions fédérales ont indiqué qu’elles procédaient au couplage de données (42 %) afin de créer des ensembles de données plus complets, et qu’elles avaient recours à d’autres sources pour la collecte de données (30 %).

Figure 13 Provenance et source des données

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 13 : Provenance et source des données – version texte
  • 2023-2024
    • Collecte directe de données : 81 %
    • Données administratives : 61 %
    • Données accessibles au public : 46 %
    • Couplage des données : 29 %
    • Autres sources : 20 %
  • 2024-2025
    • Collecte directe de données : 81 %
    • Données administratives : 67 %
    • Données accessibles au public : 63 %
    • Couplage des données : 42 %
    • Autres sources : 30 %

De nombreuses institutions fédérales ont précisé leurs réponses, décrivant des efforts déployés pour compléter les sources de données habituelles, par exemple, en tirant souvent parti des systèmes administratifs internes, des demandes liées aux programmes et des dossiers des ressources humaines; en réalisant des sondages à déclaration volontaire et des études ministérielles ciblées; en établissant des liens entre les ensembles de données et les données de Statistique Canada. Plusieurs institutions ont également mentionné des projets de recherche personnalisés avec des organisations tierces pour recueillir des données. Par rapport à 2023-2024, les résultats de cette année indiquent un renforcement des efforts de collecte de données pour obtenir des données plus détaillées et désagrégées grâce à une combinaison de rapports internes, d’enquêtes spécialisées et d’approches collaboratives au-delà des sources publiques ou administratives habituelles. Ces résultats indiquent que les grandes institutions fédérales cherchent continuellement à améliorer leurs efforts de collecte de données.

Figure 14 Cet arrière-plan de Microsoft Teams fait la promotion pour la campagne de déclaration volontaire de 2024-2025. La déclaration volontaire permet de recueillir des données pour élaborer des politiques, des pratiques et des programmes inclusifs qui tiennent compte de la réalité multiculturelle du Canada.

Crédit : Services publics et Approvisionnement Canada

Figure 14 Arrière-plan de Microsoft Teams – version texte
  • Faites partie du compte
  • L’auto-identification est simple et facile : connectez-vous á MesRHGC dès aujourd’hui pour remplir ou mettre à jour le formulaire
  • Services publics et Approvisionnement Canada

Collecte de données

En ce qui concerne les groupes cibles de la collecte de données, les institutions fédérales de toutes tailles ont indiqué des résultats similaires à ceux de l’année précédente : l’accent a été mis sur les communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, et une attention particulière a été accordée aux Noirs, aux asiatiques, aux Latino-Américains, aux personnes originaires du Moyen-Orient et à d’autres groupes racialisés.

Les groupes religieux minoritaires, musulmans, juifs, hindous, sikhs et autres groupes religieux minoritaires, ont reçu moins d’attention. Toutefois, les résultats indiquent notamment que l’accent a été mis davantage sur les groupes religieux minoritaires en 2024-2025 qu’en 2023-2024, ce qui pourrait être le signe d’une reconnaissance croissante des problèmes touchant plus largement ces communautés au cours des dernières années.

Figure 15 Collecte de données : Groupes cibles

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 15 : Collecte de données : Groupes cibles – version texte
  • 2023-2024
    • Personnes des Premières Nations : 99 %
    • Inuits : 96 %
    • Personnes métisses : 96 %
    • Personnes noires : 91 %
    • Personnes asiatiques : 78 %
    • Personnes latino-américaines : 74 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 74 %
    • Autres groupes racisés : 84 %
    • Personnes musulmanes : 22 %
    • Personnes juives : 23 %
    • Personnes hindoues : 20 %
    • Personnes sikhes : 20 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 16 %
  • 2024-2025
    • Personnes des Premières Nations : 97 %
    • Inuits : 91 %
    • Personnes métisses : 91 %
    • Personnes noires : 93 %
    • Personnes asiatiques : 78 %
    • Personnes latino-américaines : 78 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 77 %
    • Autres groupes racisés : 87 %
    • Personnes musulmanes : 25 %
    • Personnes juives : 25 %
    • Personnes hindoues : 25 %
    • Personnes sikhes : 25 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 23 %

Utilisation des données et domaines dans lesquels sont utilisées les données

En ce qui concerne l’objectif de leur collecte de données, les institutions fédérales qui ont répondu au questionnaire complet ont utilisé leurs données pour orienter, élaborer ou améliorer leurs politiques (93 %), leurs pratiques (84 %), leurs programmes (84 %), leurs services (67 %), qui affichent dans l’ensemble un taux nettement plus élevé en 2024-2025 par rapport à 2023-2024, et la recherche (58 %).Note de bas de page 6

Figure 16 Utilisation des données

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 16 : Utilisation des données – version texte
  • 2023-2024 :
    • Politiques : 84 %
    • Programmes : 78 %
    • Pratiques : 70 %
    • Services : 70 %
  • 2024-2025 :
    • Politiques : 93 %
    • Programmes : 84 %
    • Pratiques : 84 %
    • Services : 67 %
    • Recherche : 58 %

Lorsqu’on leur a demandé quels étaient les domaines concernés par ces efforts, les institutions fédérales qui ont répondu au questionnaire complet ont indiqué des domaines similaires à ceux de 2023-2024, mais à un taux plus élevé pour tous les domaines : multiculturalisme (86 %), lutte contre la discrimination (74 %), lutte contre le racisme (72 %), lutte contre la haine (51 %), lutte contre l’antisémitisme (19 %) et lutte contre l’islamophobie (19 %).Note de bas de page 7 Seuls 7 % des institutions n’ont pas utilisé leurs données pour contribuer à l’un ou l’autre de ces domaines.

Figure 17 Domaines d'intérêts

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 17 : Domaines d'intérêts – version texte
  • 2023–2024 :
    • Multiculturalisme : 81 %
    • Lutte contre la discrimination : 74 %
    • Lutte contre le racisme : 64 %
    • Lutte contre la haine : 35 %
    • Lutte contre l’antisémitisme : 19 %
    • Lutte contre l’islamophobie : 19 %
    • N’a pas contribué aux domaines pertinents : 13 %
  • 2024–2025 :
    • Multiculturalisme : 86 %
    • Lutte contre la discrimination : 86 %
    • Lutte contre le racisme : 72 %
    • Lutte contre la haine : 51 %
    • Lutte contre l’antisémitisme : 19 %
    • Lutte contre l’islamophobie : 19 %
    • N’a pas contribué aux domaines pertinents : 7 %

Les résultats témoignent des efforts déployés par les grandes institutions pour faire de leurs données un outil stratégique d’amélioration continue, en tirant parti des données probantes pour définir des cadres politiques, perfectionner les pratiques opérationnelles, améliorer la conception des programmes et adapter les services afin de répondre à divers besoins.

Figure 18 Page couverture d’un rapport intitulé Atāmitowin : déterminer et surmonter les défis auxquels les exportateurs autochtones doivent faire face, qui a été lancé en 2024, et qui concernait la collecte de nouvelles données et la recherche pour soutenir l’élaboration de politiques.

Crédit : Affaires mondiales Canada

Les résultats de 2024-2025 démontrent que les données désagrégées continuent d’être la pierre angulaire de l’élaboration de politiques et de programmes fondés sur des données probantes dans l’ensemble des institutions fédérales. Même si la participation globale à la collecte de données reste stable, le perfectionnement et l’ampleur des approches progressent nettement, allant d’enquêtes directes et des données administratives à l’établissement de liens avec des ensembles de données externes et des partenariats de recherche personnalisés. Les grandes institutions, en particulier, exploitent les données de manière stratégique pour orienter les politiques, affiner les pratiques et améliorer les programmes et les services. Une poursuite de la transition vers des mesures fondées sur les données probantes contribuera à renforcer la responsabilité et à faire en sorte que les institutions fédérales restent inclusives, équitables et adaptées aux réalités démographiques et sociales en constante évolution du Canada.

Réussites et défis

La pratique la plus répandue est la surveillance de la représentation, dans le cadre de laquelle les institutions fédérales comparent la composition des effectifs à des points de référence sur la disponibilité de la main-d’œuvre et aux tendances en matière de promotion, d’affectation intérimaire et d’attrition. Plusieurs institutions fédérales ont également mis en place des tableaux de bord analytiques trimestriels qui mettent en évidence les lacunes, les taux de promotion et les tendances en ce qui concerne les départs. Il est essentiel que ces tableaux de bord soient intégrés aux mécanismes de gouvernance supérieurs pour que les dirigeants puissent prendre des décisions en temps opportun et rendre des comptes.

Une autre pratique mentionnée à plusieurs reprises est la recherche fondée sur des sondages pour enrichir les données administratives. Les institutions fédérales ont déployé des sondages auprès des employés et des clients afin d’évaluer l’expérience vécue, l’équité perçue et la satisfaction par rapport au service. Ces résultats sont pris en considération dans les modifications apportées aux programmes et les améliorations apportées aux politiques, ce qui permet de resserrer le lien entre les données probantes et la conception. Des campagnes parallèles de déclaration volontaire, réalisées au moyen de formulaires plus clairs et de campagnes de sensibilisation internes, améliorent les taux d’achèvement, permettant une analyse plus approfondie des facteurs qui interagissent entre eux et des rapports plus précis sur l’équité.

Enfin, plusieurs institutions fédérales renforcent la rigueur méthodologique en établissant un lien entre les dossiers administratifs et les ensembles de données de Statistique Canada, y compris le recensement. Ces efforts créent des possibilités pour les clients et les employés et permettent une analyse des facteurs qui interagissent entre eux, comme l’ethnie, l’identité autochtone, le genre, le handicap, la langue et la région. Dans la pratique, cela a permis d’affiner les stratégies de recrutement, de cibler les investissements en matière de développement et de concevoir des services plus accessibles.

Cependant, des défis persistent. Le point le plus souvent mentionné est que les petites institutions fédérales se heurtent à des restrictions dans la publication de données désagrégées en raison des risques liés à la protection de la vie privée et de la petite taille des échantillons. Certains ministères ont également signalé des formulaires et des systèmes de déclaration volontaire obsolètes qui ne prennent pas en considération l’ensemble des dimensions de l’identité, comme le statut 2ELGBTQIA+ ou l’appartenance religieuse. Ces lacunes limitent leur capacité à utiliser les données pour éclairer l’élaboration de programmes adaptés. De plus, même si les données sont de plus en plus accessibles, leur intégration dans la prise de décision opérationnelle est inégale au sein du gouvernement fédéral. Cette situation crée des disparités dans la manière dont les institutions peuvent adapter leurs services à la réalité multiculturelle du Canada.

Éducation et sensibilisation

Figure 19 Un portrait de Nancy Oakley façonnant une pièce d’argile à la main dans son atelier. Photo by Corey Katz (2024).

Crédit : Conseil des Arts du Canada

En appui à la loi, le gouvernement du Canada joue un rôle essentiel pour faire comprendre que le multiculturalisme est une caractéristique fondamentale du patrimoine et de l’identité du Canada, et qu’il constitue une ressource inestimable pour façonner l’avenir du pays. Le gouvernement cherche continuellement à favoriser un dialogue constructif sur le multiculturalisme, la lutte contre le racisme, l’équité, la diversité et l’inclusion, par l’entremise d’initiatives d’éducation et de sensibilisation. Ces efforts visent à doter les institutions fédérales et le grand public des connaissances, des outils et des ressources nécessaires pour prendre des décisions éclairées et des mesures efficaces.

Patrimoine canadien joue un rôle essentiel dans l’avancement de ce travail en soutenant la célébration des dates commémoratives et en créant des documents d’information. Il s’agit notamment de soutenir des initiatives de longue date, comme le Mois du patrimoine asiatique et le Mois de l’histoire des Noirs au moyen d’événements, de campagnes et de ressources d’apprentissage visant à promouvoir le fait de tenir compte des différentes cultures et l’évolution des expressions de celles-ci.

Pour ce thème, les institutions fédérales ont été interrogées sur leur participation à la formation; aux initiatives de sensibilisation; aux comités, aux groupes ou aux forums pour représenter les employés; et à la mobilisation des communautés pour recueillir des commentaires. La Stratégie canadienne de lutte contre le racisme souligne l’importance des efforts du gouvernement du Canada déployés en vue d’éliminer le racisme au Canada tout en améliorant ses propres systèmes. Il est donc essentiel de recueillir des données pour comprendre et améliorer l’éducation et la sensibilisation dans la fonction publique.

Ce type d’efforts en matière d’éducation et de sensibilisation renforce collectivement la capacité des institutions fédérales à déterminer et à éliminer les obstacles systémiques et à lutter contre le racisme et la discrimination, en appui des objectifs de la Loi sur le multiculturalisme canadien visant à encourager et à aider les institutions sociales, culturelles, économiques et politiques du Canada à se montrer à la fois respectueuses et inclusives du caractère multiculturel du Canada, et à promouvoir des politiques, des programmes et des actions qui permettent au public de mieux comprendre et de respecter la diversité des membres de la société canadienne.

Formation

Les institutions fédérales ont continué à accorder de l’importance au fait d’offrir des formations pertinentes aux employés sur la lutte contre le racisme et la discrimination à un taux plus élevé en 2024-2025 (en hausse de 4 % pour atteindre 92 %). En ce qui concerne les sujets précis abordés, sur lesquels portaient des questions posées aux institutions fédérales de toutes tailles, de manière similaire à l’année précédente, les sujets les plus fréquemment abordés sont le racisme envers les Autochtones et le racisme envers les Noirs, ainsi que le racisme envers les asiatiques, l’antisémitisme, l’islamophobie et la haine.Note de bas de page 8 Il convient de noter que, même si le nombre de formations portant sur le racisme envers les Autochtones et le racisme envers les Noirs a légèrement augmenté, le nombre de formations portant sur le racisme envers les asiatiques, l’antisémitisme et l’islamophobie a connu une hausse importante de plus de 15 %.

Figure 20 Une séance de formation d’une demi-journée destinée à l’ensemble des membres de l’équipe, tenue en novembre 2024, avec Rob Everson, chef héréditaire des Gigal’ga̱m ‘Walas Kwagu’ł et ancien chef élu de la Première Nation K’omoks, afin d’approfondir les connaissances et la compréhension des enjeux autochtones au Canada.

Crédit : La Corporation de développement des investissements du Canada

En outre, plus de la moitié des institutions fédérales sondées ont indiqué que leur formation abordait d’autres sujets, et choisissaient souvent cette option pour préciser leur réponse. Elles ont le plus souvent mentionné les modules généraux de lutte contre le racisme et la discrimination, les préjugés inconscients, la formation sur le passage des préjugés à l’inclusion et la formation sur la lutte contre les microagressions et faisant souvent référence à l’École de la fonction publique du Canada et à d’autres cours donnés par des partenaires. Certains établissements ont également mis l’accent sur la réconciliation et l’apprentissage sur les questions autochtones, ainsi que sur la convergence de facteurs de discrimination et le cadre de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus) pour situer l’apprentissage selon les facteurs d’identité. Beaucoup ont également cité un milieu de travail respectueux, la prévention du harcèlement et de la violence, la formation sur la sécurité psychologique, l’humilité culturelle et la compétence culturelle, qui sont pertinents dans un contexte plus général. Ces réponses indiquent la façon dont les institutions fédérales ont choisi d’adapter les programmes de base de lutte contre le racisme et les préjugés à l’aide de modules propres à des facteurs d’identités et propres au contexte, tout en tirant parti des offres habituelles et du matériel interne pour approfondir la compétence culturelle et appliquer l’analyse des facteurs qui interagissent entre eux dans la pratique quotidienne.

Figure 21 Sujets des formations

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 21 : Sujets des formations – version texte
  • 2023–2024 :
    • Lutte contre le racisme envers les Autochtones : 81 %
    • Lutte contre le racisme envers les personnes noires : 64 %
    • Lutte contre le racisme envers les personnes asiatiques : 35 %
    • Lutte contre l’antisémitisme : 31 %
    • Lutte contre l’islamophobie : 29 %
    • Autres enjeux : 40 %
  • 2024–2025 :
    • Lutte contre le racisme envers les Autochtones : 84 %
    • Lutte contre le racisme envers les personnes noires : 69 %
    • Lutte contre le racisme envers les personnes asiatiques : 51 %
    • Lutte contre l’antisémitisme : 48 %
    • Lutte contre l’islamophobie : 45 %
    • Lutte contre la haine : 42 %
    • Autres enjeux : 55 %

Un grand nombre des institutions fédérales qui ont rempli le questionnaire complet ont indiqué que le contenu de leur formation répondait aux attentes (79 %), tandis qu’un petit pourcentage a déclaré que le contenu dépassait les attentes (6 %), et le reste a indiqué « sans objet, n’a pas fait l’objet d’un suivi » (15 %). Aucune institution fédérale n’a indiqué que le contenu des formations ne répondait pas aux attentes.

Activités et produits de communication

Les activités et les produits de communication sont des compléments précieux à l’apprentissage formel. Ces initiatives visent principalement à accroître la sensibilisation et à échanger des ressources pratiques, comme des webinaires, des balados, des documents de recherche, des articles et des boîtes à outils, qui aident les employés à approfondir leur compréhension des questions ayant une incidence sur les communautés racialisées et leur histoire. En 2024-2025, les institutions fédérales de toutes tailles ont indiqué qu’elles avaient mis en place de telles initiatives à un taux élevé (88 %). Il s’agit d’initiatives internes destinées aux employés (85 %) et d’initiatives externes destinées au public (43 %).

Figure 22 « Eighty Thousand Steps », une application unique en son genre qui permet d’écouter un balado tout en faisant une balade… un pas à la fois. Avec l’autorisation de Crystal Chan.

Crédit : Conseil des arts du Canada

Figure 23 Le 5 février 2025, l’Office de la propriété intellectuelle du Canada a organisé un événement phare dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, à Ottawa et en ligne, dont l’objectif était de donner aux entrepreneurs noirs des renseignements utiles sur la propriété intellectuelle et les stratégies commerciales. L’événement a réuni des experts du secteur, des entrepreneurs prospères et des fournisseurs de ressources pour aider les participants à s’y retrouver en toute confiance dans le monde de la propriété intellectuelle et de l’entrepreneuriat. (Affiche disponible en anglais seulement)

Crédit : Innovation, Science et Développement économique Canada

Comités, groupes et forums

Les institutions fédérales ont continué à participer aux activités de comités, de groupes et de forums à des fins multiples, comme la création d’espaces sûrs pour le dialogue, la coordination d’événements commémoratifs et d’apprentissage pour les employés, et la contribution à l’élaboration de politiques, de programmes et de pratiques. En 2024-2025, presque toutes les institutions fédérales ayant répondu au questionnaire complet ont indiqué disposer de telles entités pour exprimer les préoccupations et les idées des employés issus des communautés autochtones, noires et racialisées ou des minorités religieuses. Interrogées sur leur représentation au sein de ces entités, les institutions fédérales qui ont répondu au questionnaire complet ont indiqué des taux de représentation élevés pour plusieurs groupes, à savoir les Autochtones, les Noirs et les autres groupes racialisés, et des taux nettement inférieurs pour les groupes religieux minoritaires.

Visuels promotionnels célébrant la diversité et l’inclusion, utilisant principalement une palette de couleurs violette avec des motifs floraux et des illustrations.

Figure 24 Concepts créatifs visant à promouvoir le Réseau des femmes noires du SCRS, le Mois de l’histoire des Noirs et le réseau HOLA (Hôte des Latino-Américain·e·s).

Crédit : Service canadien du renseignement de sécurité

Figure 25 Représentation au sein des comités, groupes et forums

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 25 : Représentation au sein des comités, groupes et forums – version texte
  • 2023–2024 :
    • Personnes des Premières Nations : 90 %
    • Inuits : 86 %
    • Personnes métisses : 86 %
    • Personnes noires : 88 %
    • Personnes asiatiques : 80 %
    • Personnes latino-américaines : 69 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 73 %
    • Autres groupes racisés : 80 %
    • Personnes musulmanes : 48 %
    • Personnes juives : 43 %
    • Personnes hindoues : 33 %
    • Personnes sikhes : 33 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 27 %
  • 2024–2025 :
    • Personnes des Premières Nations : 92 %
    • Inuits : 92 %
    • Personnes métisses : 94 %
    • Personnes noires : 96 %
    • Personnes asiatiques : 94 %
    • Personnes latino-américaines : 90 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 88 %
    • Autres groupes racisés : 88 %
    • Personnes musulmanes : 50 %
    • Personnes juives : 52 %
    • Personnes hindoues : 40 %
    • Personnes sikhes : 38 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 24 %

Figure 26 Cérémonie de signature du protocole d’entente du Comité interconfessionnelle de l’aumônerie.

Crédit : Service correctionnel Canada

Ces mécanismes témoignent d’une forte volonté des grandes institutions fédérales à collaborer concrètement avec les employés racialisés et à créer des espaces où divers points de vue peuvent influencer la culture organisationnelle et la prise de décision. Ils sont une nécessité stratégique pour favoriser l’inclusion, améliorer le bien-être en milieu de travail et éclairer les politiques et les programmes en fonction de l’expérience vécue. Ils servent également de plateformes de dialogue, d’apprentissage culturel et de résolution de problèmes en collaboration, ce qui renforce l’engagement du gouvernement visant à créer des milieux de travail qui tiennent compte de la réalité multiculturelle du Canada et la respectent.

Mécanismes externes de collecte de données et de mobilisation des communautés

Interrogées sur leurs mécanismes externes pour obtenir des commentaires concernant leurs initiatives, presque toutes les institutions fédérales qui ont répondu au questionnaire complet ont indiqué disposer d’au moins un mécanisme pour recueillir des commentaires. Les institutions fédérales ont le plus souvent eu recours à des consultations (94 %), à des réseaux (92 %), à des conseils consultatifs (78 %), à des partenariats (78 %) et à d’autres mécanismes de sensibilisation (55 %). Les autres mécanismes de sensibilisation les plus fréquents sont les sondages, les groupes de discussion, les entrevues, les réseaux d’employés, les groupes de ressources pour les employés, les organes consultatifs, les tables rondes et les communautés de pratique. Plusieurs institutions fédérales ont également profité de l’occasion pour mentionner des canaux consacrés aux commentaires (boîtes aux lettres de l’unité de mobilisation, boîtes de réception, questionnaires) et ont mis l’accent sur les conversations menées par la communauté (cercles de partage ou de conversation, coordinateurs de la mobilisation communautaire) et les mécanismes interministériels ou bilatéraux. Encore une fois, il est important de noter que ces résultats pour 2024-2025 font principalement ressortir le fait que les grandes institutions fédérales ont souvent une plus grande capacité et des ressources plus importantes pour établir et maintenir de tels mécanismes par rapport aux petites institutions fédérales.

Figure 27 Mécanismes de collecte des avis

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 27 : Mécanismes de collecte des avis – version texte
  • 2023–2024 :
    • Consultations : 79 %
    • Réseaux : 76 %
    • Comités consultatifs : 55 %
    • Partenariats : 65 %
    • Autres mécanismes de sensibilisation : 55 %
    • Aucun mécanisme : 8 %
  • 2024–2025 :
    • Consultations : 94 %
    • Réseaux : 92 %
    • Comités consultatifs : 78 %
    • Partenariats : 78 %
    • Autres mécanismes de sensibilisation : 55 %
    • Aucun mécanisme : 2 %

Les institutions fédérales de toutes tailles ont été expressément invitées à indiquer si, en 2024-2025, elles ont consulté les peuples autochtones, les communautés noires, les communautés racialisées ou les communautés religieuses minoritaires, afin de recueillir leurs commentaires. Les institutions fédérales se sont le plus souvent mobilisées pour améliorer les pratiques internes, ainsi que la conception, l’élaboration ou la prestation de politiques, de programmes, de pratiques et de services, et, dans une moindre mesure, pour réduire les obstacles systémiques pour les communautés, à des taux relativement similaires à ceux de 2023-2024.Note de bas de page 9 Notamment, le pourcentage d’institutions fédérales ayant déclaré ne pas avoir consulté ces communautés était plus faible en 2024-2025 (13 %), ce qui indique que les institutions fédérales ressentent le besoin de communiquer directement avec les communautés pour éclairer leur travail.

Figure 28 Engagements auprès des communautés

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 28 : Engagements auprès des communautés – version texte
  • 2023–2024 :
    • Pour améliorer les pratiques internes : 73 %
    • Pour améliorer la conception, l’élaboration et/ou la prestation des politiques, programmes, pratiques et/ou services : 74 %
    • Pour réduire les obstacles systémiques pour les communautés : 65 %
    • N’a pas interagi avec les peuples autochtones, les personnes noires, les communautés racisées ou les minorités religieuses : 19 %
  • 2024–2025 :
    • Pour améliorer les pratiques internes : 79 %
    • Pour améliorer la conception, l’élaboration et/ou la prestation des politiques, programmes, pratiques et/ou services : 78 %
    • Pour réduire les obstacles systémiques pour les communautés : 64 %
    • N’a pas interagi avec les peuples autochtones, les personnes noires, les communautés racisées ou les minorités religieuses : 13 %

En outre, lorsqu’on leur demande dans quelle mesure leurs consultations ont influencé leur travail en tant qu’institutions pour mieux tenir compte des besoins de ces communautés, 39 % ont indiqué avoir été influencé dans une grande mesure et 45 % dans une mesure modérée. Ces résultats indiquent une tendance croissante vers l’élaboration de politiques et de programmes plus collaboratifs et inclusifs, où la contribution des communautés racialisées joue un rôle essentiel dans l’élimination des obstacles systémiques et l’amélioration des résultats.

Figure 29 En 2024-2025, l’Office de la propriété intellectuelle du Canada a mené des activités de sensibilisation et de mobilisation ciblées auprès des entrepreneurs noirs sous diverses formes. Ces efforts ont contribué à un soutien mieux adapté et à une meilleure compréhension des défis et des possibilités liés à la propriété intellectuelle auxquels les entrepreneurs noirs doivent faire face au Canada. Sur cette image, on peut voir les experts d’un groupe de discussion de l’un des événements.

Crédit : Innovation, Science et Développement économique Canada

Réussites et défis

L’éducation et la sensibilisation demeurent le fondement du changement culturel. L’approche la plus courante est la formation obligatoire sur les préjugés inconscients, le racisme et la compétence culturelle, souvent offerte par l’École de la fonction publique du Canada en parallèle avec des parcours d’apprentissage propres à l’organisation. Le fait de rendre la participation obligatoire fait en sorte que la formation atteigne un plus grand nombre de personnes et aide à ancrer les principes d’équité dans les normes organisationnelles.

Figure 30 Discussion entre experts lors de l’édition 2025 du Sommet pancanadien des communautés noires. Photo de Lamarphotographer.

Crédit : Fondation canadienne des relations raciales

En s’appuyant sur ce fondement, de nombreuses institutions enrichissent la formation de base au moyen d’activités d’apprentissage adaptées à la culture, le plus souvent axées sur les Autochtones : exercices des couvertures de KAIROS, ateliers de réconciliation, protocoles sur la reconnaissance des terres, et séances animées par des Aînés et des gardiens du savoir, entre autres. Ces activités comprennent des expériences immersives qui établissent un contexte historique et favorisent la compréhension culturelle, ce qui renforce l’engagement en faveur de la réconciliation dans le travail quotidien.

Figure 31 Des employés autochtones et non autochtones ont travaillé ensemble pour ériger un tipi au campus principal du Collège de l’Agence des services frontaliers du Canada à Rigaud (Québec) le 5 juin 2024.

Crédit : Agence des services frontaliers du Canada

Les dates commémoratives (p. ex., la Journée nationale des peuples autochtones, le Mois de l’histoire des Noirs, le Mois du patrimoine asiatique) sont généralement mises en valeur dans les communications internes, les publications sur l’intranet et les messages de la direction. Ces campagnes orientent systématiquement le personnel vers des activités d’apprentissage et présentent la cohésion sociale comme une priorité permanente de l’organisation. Enfin, les comités, les groupes et les forums conçoivent de plus en plus souvent le contenu de façon collaborative, ce qui permet de fonder les programmes sur des expériences vécues et d’instaurer un climat de confiance entre les communautés racisées.

Malgré ces succès, il reste des défis à relever. Les formations axées sur l’identité sont souvent moins suivies que les modules généraux, ce qui laisse entendre la nécessité de renforcer les incitatifs ou d’intégrer ces formations dans les parcours d’apprentissage obligatoire. De plus, certaines institutions fédérales comptent sur des groupes d’employés pour l’offre de programmes d’éducation et de sensibilisation. Sans personnel et financement réservés, cette dépendance peut mener à l’épuisement professionnel et à une apathie découlant de sollicitations fréquentes, ce qui menace la pérennité de ces programmes. L’éducation doit continuer à aller au-delà de la sensibilisation : elle doit changer les comportements et influencer la culture organisationnelle. Pour ce faire, des investissements continus, l’intégration de l’apprentissage dans les processus courants et l’évaluation des programmes sont requis.

Promotion et célébration

La célébration et la promotion du patrimoine et des contributions des communautés de toutes origines sont essentielles pour approfondir la compréhension mutuelle de la diversité du Canada et accueillir cette dernière. Dans cet ordre d’idée, on a interrogé les institutions fédérales sur les initiatives visant à promouvoir et à célébrer la contribution historique et le patrimoine des communautés. Ce genre de célébration enrichit notre savoir collectif, inspire les générations futures et correspond aux grandes valeurs canadiennes du multiculturalisme et de l’équité.

Figure 32 Calendrier ethnoculturel 2025 « La diversité est une force ». La collection d’œuvres d’art préparée par des détenus.

Crédit : Service correctionnel Canada

En 2024-2025 les institutions fédérales ont indiqué un taux élevé de promotion et de célébration des contributions historiques et du patrimoine des communautés de toutes origines. Un des aspects fondamentaux de la Loi sur le multiculturalisme canadien met l’accent sur la reconnaissance et la valorisation des contributions de toutes les communautés à la société canadienne et démontre que les institutions continuent de donner la priorité à la sensibilisation culturelle et à l’inclusion dans leur milieu de travail. Plus de 90 % des institutions ont mis en œuvre des initiatives de célébration au sein de leur organisation, et plus de la moitié ont mis en œuvre des initiatives externes visant à favoriser la compréhension interculturelle du grand public.

Figure 33 De gauche à droite : la pièce de circulation commémorative de 2 $ avec couleur de 2024, Célébrons l’Inuit Nunangat est le fruit d’une collaboration entre quatre artistes inuit qui représentent les quatre régions de l’Inuit Nunangat visées par un traité (ᐃᓄᐃᑦ ᓄᓇᖓᑦ) Nunatsiavut (ᓄᓇᑦᓯᐊᕗᑦ), Nunavik (ᓄᓇᕕᒃ), Nunavut (ᓄᓇᕗᑦ) et la région désignée des Inuvialuit (ᐃᓄᕕᐊᓗᐃᑦ ᓄᓇᖓ); Pièce de 20 $ sur le thème du Nunavut de 2024. Cette pièce de 1 oz en argent pur à 99,99 % célèbre le Nunavut « notre terre » en inuktitut. Au revers, le motif est imprégné de l’esprit du territoire et encadré de tatouages inuits (kakiniit, en inuktitut); Pièce commémorative de 20 $ de 2025. Le quartier Hogan’s Alley est disparu, mais certainement pas oublié; la pièce de la série Commémoration de l’histoire des Noirs 2025 honore sa magnifique mosaïque culturelle et le riche apport de sa population : travailleuses et travailleurs, activistes, artistes, athlètes, propriétaires d’entreprises et bâtisseuses et bâtisseurs communautaires.

Crédit : Monnaie royale canadienne

Les visées des initiatives de promotion et de célébration des institutions fédérales sont restées semblables à celles de l’année précédente. Les taux sont restés stables ou ont augmenté dans presque tous les groupes, mais ces résultats découlent principalement des mesures prises par les grandes institutions fédérales, qui étaient plus susceptibles d’avoir la capacité nécessaire et d’avoir des politiques, des programmes et des services destinés au public. Bien qu’il y ait des progrès, il est encore possible d’élargir la portée des initiatives de multiculturalisme afin de représenter pleinement la réalité pluraliste du Canada. Non seulement ces initiatives célèbrent le patrimoine, mais elles servent aussi d’outils pratiques pour asseoir la cohésion sociale, réduire les préjugés et faire progresser l’adoption des principes d’équité et d’inclusion inscrits dans la loi.

Figure 34 Artistes et mannequins du défilé d’art capillaire de Crépu : Our DNA 2025, un événement et une exposition artistique de plusieurs jours à Ottawa où ont été célébrée la culture capillaire des Noirs et où ont été mises en vedette les œuvres de Monheira, Drs Anointed Hair Spa et Empress Charifa. Photo prise par Curtis Perry.

Crédit : Ingenium – Musées des sciences et de l’innovation du Canada

Figure 35 Initiatives internes pour les employés

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 35 : Initiatives internes pour les employés – version texte
  • 2023–2024 :
    • Personnes des Premières Nations : 99 %
    • Inuits : 89 %
    • Personnes métisses : 91 %
    • Personnes noires : 92 %
    • Personnes asiatiques : 78 %
    • Personnes latino-américaines : 48 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 53 %
    • Autres groupes racisés : 61 %
    • Personnes musulmanes : 56 %
    • Personnes juives : 55 %
    • Personnes hindoues : 32 %
    • Personnes sikhes : 32 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 22 %
  • 2024–2025 :
    • Personnes des Premières Nations : 98 %
    • Inuits : 96 %
    • Personnes métisses : 96 %
    • Personnes noires : 100 %
    • Personnes asiatiques : 92 %
    • Personnes latino-américaines : 75 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 67 %
    • Autres groupes racisés : 73 %
    • Personnes musulmanes : 69 %
    • Personnes juives : 65 %
    • Personnes hindoues : 41 %
    • Personnes sikhes : 45 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 24 %
Figure 36 Initiatives externes pour le public

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 36 : Initiatives externes pour le public – version texte
  • 2023–2024 :
    • Personnes des Premières Nations : 93 %
    • Inuits : 82 %
    • Personnes métisses : 81 %
    • Personnes noires : 72 %
    • Personnes asiatiques : 49 %
    • Personnes latino-américaines : 23 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 18 %
    • Autres groupes racisés : 28 %
    • Personnes musulmanes : 21 %
    • Personnes juives : 21 %
    • Personnes hindoues : 12 %
    • Personnes sikhes : 12 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 12 %
  • 2024–2025 :
    • Personnes des Premières Nations : 100 %
    • Inuits : 97 %
    • Personnes métisses : 93 %
    • Personnes noires : 77 %
    • Personnes asiatiques : 60 %
    • Personnes latino-américaines : 37 %
    • Personnes originaires du Moyen-Orient : 30 %
    • Autres groupes racisés : 27 %
    • Personnes musulmanes : 23 %
    • Personnes juives : 23 %
    • Personnes hindoues : 17 %
    • Personnes sikhes : 17 %
    • Autres groupes religieux minoritaires : 13 %

Réussites et défis

Les initiatives de promotion et de célébration combinaient souvent la mobilisation interne et la diffusion à l’intention du public. Les pratiques les plus fréquentes sont les commémorations et les célébrations culturelles, souvent dirigées par les employés et de nature participative (p. ex., récits, vitrines culturelles, repas-partage), qui créent des espaces peu restrictifs propices au dialogue et aux rapports humains. Parallèlement, l’adoption de programmes officiels pour la commémoration d’événements comme la Journée canadienne du multiculturalisme, le Mois de l’histoire des Noirs et la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation est largement répandue. Ces initiatives sont souvent conçues en collaboration avec des partenaires autochtones et ethnoculturels pour en assurer l’authenticité et la sensibilité.

Figure 37 Le 7 février 2025, l'Office national du film a organisé un événement dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs à son siège social de Montréal, mettant en vedette Rythmes et résistance : le voyage du reggae au Canada, une série documentaire sur les racines canadiennes du reggae. En partenariat avec CKUT et Afrosonic Lab, la soirée a mêlé cinéma, photographie, musique live et dialogue pour célébrer l'héritage culturel du reggae. Sur la photo : DJ Butcher T, Pat Dillon, DJ Johnny Black, Graeme Mathieson, Chris Flanagan et Jahsun. Photo prise par Yvette (photographe).

Crédit : Office national du film du Canada

Les institutions culturelles et les équipes de communication diffusent ces initiatives dans la sphère publique à l’aide d’expositions, de balados et de récits numériques qui mettent en lumière différentes histoires et contributions. De nombreuses institutions fédérales incorporent des éléments multilingues et du contenu adapté sur le plan culturel à leurs activités de sensibilisation, ce qui démontre que la reconnaissance fait partie intégrante de leurs services et de leurs communications avec le public.

Figure 38 Autel créé en partenariat avec l’ambassade du Mexique pour l’événement Nature Nocturne : renaissance.

Crédit : Musée canadien de la nature

Or, la nécessité d’établir des indicateurs permettant de mesurer efficacement l’incidence de ces activités, comme les changements dans la participation des employés, le sentiment d’appartenance et la perception du public, constitue un défi constant. Les institutions fédérales de petite taille sont aussi souvent limitées par un manque de ressources qui les obligent à organiser ou à maintenir ces programmes à plus petite échelle. Les institutions fédérales devraient continuer à trouver des occasions de collaborer et d’échanger des ressources pour favoriser efficacement la reconnaissance et l’estime réciproque des diverses cultures de la société canadienne et en mesurer les effets.

Prévention et solutions

Conformément à la Loi sur le multiculturalisme canadien, les institutions fédérales ont continué à mettre en œuvre un large éventail d’initiatives visant à garantir que les personnes et les communautés de toutes origines puissent participer équitablement à la société canadienne, notamment en veillant à ce qu’elles aient des chances égales d’obtenir un emploi et de progresser au sein de ces institutions. La présente partie est largement axée sur les initiatives qui permettent aux institutions fédérales d’améliorer leurs propres manières de faire, de sorte que la population canadienne ait un meilleur accès aux programmes et aux services et qu’elle soit mieux servie.

Pour rendre compte de ces efforts, les institutions fédérales ont été interrogées sur la mise en place de processus visant à reconnaître et à éliminer le racisme systémique et les obstacles liés au recrutement et à l’avancement professionnel; à la promotion de la maîtrise des langues officielles; à la traduction de documents dans des langues autres que l’anglais et le français; à la mise à contribution de la compétence et de l’expertise culturelles; et à l’administration des programmes de paiement de transfert. Ces mesures comblent les lacunes immédiates en matière d’accès et de représentation, tout en préparant le terrain pour la réalisation des objectifs à long terme de cohésion sociale, de justice et d’équité. Les mesures prises en fonction de ce thème témoignent de l’engagement à l’égard de la Loi sur le multiculturalisme canadien dans la prestation des services et les opérations dans le but de promouvoir la participation entière et équitable des personnes et des communautés de toutes origines à l’évolution de la nation et au façonnement de tous les secteurs de la société, et à les aider à éliminer tout obstacle à une telle participation.

Figure 39 Carte postale de recrutement 2024 des Autochtones.

Crédit : Service correctionnel Canada

Figure 39 : Carte postale de recrutement 2024 des Autochtones – version texte
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  • Pour postuler : emplois.gc.ca
  • Service correctionnel Canada | Canada

Recrutement et perfectionnement professionnel

Les institutions fédérales ont continué à promouvoir une participation équitable et à éliminer les obstacles systémiques à l’emploi. Ce travail fait en sorte que les institutions évoluent au même rythme que la société canadienne et continuent de représenter la diversité multiculturelle du pays. Les mesures prises visaient l’élimination du racisme et des obstacles au recrutement, à maintien en poste et à l’avancement professionnel auxquels font face les peuples autochtones, les Noirs et les autres communautés racisées, ainsi que les groupes religieux minoritaires. Les institutions fédérales de toutes tailles ont déclaré des taux d’intervention légèrement plus élevés ou identiques dans tous les domaines par rapport à 2023-2024 : recrutement (88 %), maintien en poste (63 %) et promotion (68 %). Les institutions fédérales qui ont rempli le questionnaire au complet ont également été invitées à préciser, parmi les groupes désignés, ceux dont la représentation avait augmenté au sein de leur organisation.Note de bas de page 10 Grâce à leurs efforts, les institutions fédérales ont constaté une augmentation de la représentation des quatre groupes désignés, à savoir les personnes racisées (94 %), suivies des personnes handicapées (84 %), des Autochtones (68 %) et des femmes (68 %). Ces tendances semblent indiquer une détermination de plus en plus forte de la part des institutions à éliminer les obstacles en veillant à ce que les Canadiens et Canadiennes de toutes origines, y compris ceux issus de communautés racisées, aient des chances égales d’obtenir un emploi et de progresser dans leur organisation.

Figure 40 Lutte contre le racisme systémique et obstacles

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 40 : Lutte contre le racisme systémique et obstacles – version texte
  • 2023–2024 :
    • Recrutement : 87 %
    • Rétention : 61 %
    • Promotion : 68 %
    • Aucun processus en place : 12 %
  • 2024–2025 :
    • Recrutement : 88 %
    • Rétention : 63 %
    • Promotion : 68 %
    • Aucun processus en place : 10 %

Figure 41 Prix de réalisation pour l’équité en emploi.

Crédit : Société canadienne des postes

Promotion des langues et de la culture

La Loi sur le multiculturalisme canadien concilie activement l’objectif de préserver et de promouvoir l’utilisation des langues autres que l’anglais et le français, tout en affirmant le statut des langues officielles du Canada et, ce faisant, fait progresser le multiculturalisme en harmonie avec cet engagement national. La promotion de l’utilisation des langues officielles garantit que les citoyens et citoyennes peuvent interagir avec les politiques, les programmes et les services du gouvernement dans la langue de leur choix, ce qui réduit les obstacles et favorise une participation équitable, tout en renforçant la cohésion sociale et en augmentant la confiance de la population canadienne à l’égard des institutions fédérales. Par ailleurs, la promotion du bilinguisme dans les institutions fédérales favorise le perfectionnement et la mobilité des employés entre les régions, ce qui donne une main-d’œuvre capable de servir efficacement les Canadiens et Canadiennes dans les deux langues.

Pour ce qui est de l’accès aux perspectives de carrière, les institutions fédérales de toutes tailles ont continué à offrir aux membres des communautés autochtones, noires et racisées la possibilité d’apprendre les langues officielles et de maintenir leur niveau de compétence au moyen de plusieurs différentes méthodes, notamment la dotation bilingue non impérative, l’autoapprentissage de la langue et la formation linguistique. Les institutions fédérales ont également pourvu des postes unilingues au besoin et ont revu périodiquement les profils linguistiques des postes pour s’assurer qu’ils étaient adaptés au travail. De manière moins fréquente, les institutions fédérales ont mis à la disposition de leurs employés un encadrement linguistique, en plus d’autres méthodes. Lorsqu’elles ont eu l’occasion de donner plus de détails sur les autres méthodes, les institutions fédérales ont indiqué avoir déployé des outils d’apprentissage autodirigé, offert des programmes linguistiques ciblés aux employés autochtones et racisés afin de réduire les obstacles systémiques, et intégré l’apprentissage des langues dans les initiatives de développement du leadership. Dans l’ensemble, ces mesures représentent un engagement en faveur de solutions personnalisées, inclusives et fondées sur la technologie, qui complètent la formation linguistique traditionnelle et favorisent un accès plus équitable aux postes bilingues, en plus de l’examen et de la dotation de postes unilingues au besoin.

Figure 42 Promotion et maîtrise des langues officielles

Crédit : Patrimoine canadien

Figure 42 : Promotion et maîtrise des langues officielles – version texte
  • 2023–2024 :
    • Dotation bilingue non impérative : 76 %
    • Formation linguistique : 61 %
    • Examens des profils linguistiques : 70 %
    • Apprentissage autodirigé : 82 %
    • Postes unilingues : 81 %
    • Accès à un coach linguistique : 31 %
    • Autres méthodes : 28 %
  • 2024–2025 :
    • Dotation bilingue non impérative : 82 %
    • Formation linguistique : 73 %
    • Examens des profils linguistiques : 69 %
    • Apprentissage autodirigé : 80 %
    • Postes unilingues : 77 %
    • Accès à un coach linguistique : 45 %
    • Autres méthodes : 39 %

Figure 43 Le Cadre de réconciliation de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) (le Cadre) est un document d’orientation général à l’intention de l’AEIC pour qu’elle axe ses efforts sur la promotion de la réconciliation avec les peuples autochtones. Le Cadre a été élaboré avec la contribution des partenaires autochtones, du Comité consultatif autochtone de l’AEIC et du personnel de l’AEIC, y compris le personnel autochtone. L’Assemblée des Premières Nations, le Ralliement national des Métis et l’Association des femmes autochtones du Canada figurent parmi les partenaires autochtones qui ont apporté leur contribution initiale au Cadre. Il s’agit d’un document « évolutif », qui sera mis à jour au fur et à mesure que de nouveaux renseignements, telles les rétroactions des peuples autochtones, apparaîtront. Le Cadre a été traduit en neuf langues autochtones : l’Inuktitut Nord de l’île de Baffin, l’Inuktitut Sud de l’île de Baffin, le Michif-cri, l’Ojibway de l’Ouest, le Cri-des-Plaines, l’Oji-Cri, l’Innu-aimun, le Mi’kmaq et le Déné. On voit ici la page couverture du Cadre en Innu-aimun.

Crédit : Agence d’évaluation d’impact du Canada

Pour améliorer l’accès de la population canadienne aux politiques, programmes, pratiques et services, il est important de promouvoir l’utilisation de langues autres que l’anglais et le français, compte tenu du fait que le Canada devient de plus en plus diversifié. On réduit ainsi les barrières linguistiques qui peuvent empêcher les individus de comprendre leurs droits, d’accéder à des prestations ou de participer pleinement à la vie civique, et c’est particulièrement important pour les personnes qui maîtrisent moins bien l’une des langues officielles. À cette fin, il a été demandé aux institutions fédérales de toutes tailles si elles traduisaient leurs documents dans d’autres langues. L’inuktitut est la langue qui a été mentionnée le plus souvent, suivie du pendjabi, de l’espagnol et de l’arabe. Le coréen, le tagalog, l’hindi, le cantonais, le mandarin, le farsi, l’italien, le vietnamien et le portugais ont également été fréquemment cités. Parmi les autres langues autochtones couramment mentionnées, il y a l’ojibwé, le cri des plaines, le mi’kmaq, l’oji-cri et l’inuinnaqtun. La langue des signes américaine (ASL) et la langue des signes québécoise (LSQ) témoignent de la considération à l’égard de l’accessibilité. Dans l’ensemble, la tendance souligne l’attention soutenue accordée à l’inclusion des langues autochtones, aux langues très demandées par les communautés racisées et aux langues des signes.

Les institutions fédérales de toutes tailles ont également affirmé avoir mis à contribution la capacité d’expression multilingue, la compétence culturelle et l’expertise culturelle des employés pour orienter et améliorer les politiques, les programmes, les pratiques et les services, à un taux légèrement plus élevé en 2024-2025 (79 %) qu’en 2023-2024 (76 %). Elles ont eu recours le plus souvent à la compétence culturelle, c’est-à-dire la capacité à comprendre les personnes issues de milieux culturels différents, à les respecter et à interagir efficacement avec eux (70 %), suivi de l’expertise culturelle, soit une connaissance approfondie de pratiques culturelles, d’histoires et de contextes sociaux particuliers (59 %), puis de la capacité d’expression multilingue, c’est-à-dire la capacité de communiquer dans plusieurs langues autres que l’anglais et le français pour améliorer l’accessibilité et la participation (51 %).

Lorsqu’on leur a demandé de préciser leur réponse concernant la mise à contribution de la capacité d’expression multilingue, les organisations ont souvent indiqué que cette capacité était démontrée par le personnel de première ligne, lors d’interactions quotidiennes avec le public. De nombreuses réponses décrivent également le recours à des services officiels de traduction ou d’interprétation (notamment pour l’ASL et la LSQ ainsi que le sous-titrage) et le fait d’encourager les employés à utiliser leurs compétences linguistiques dans leur correspondance et les activités de sensibilisation. Plusieurs institutions ont mentionné des tactiques de recrutement visant à tenir compte des langues locales, et quelques réponses ont mentionné des documents multilingues papier et sur le Web. En reconnaissant la valeur des personnes qui parlent les langues couramment utilisées dans les communautés qu’elles servent, les institutions peuvent réduire les obstacles à la communication et rendre les services plus inclusifs, de sorte à favoriser la confiance à l’égard des institutions fédérales et l’interaction avec elles, en particulier parmi les nouveaux arrivants et les groupes linguistiques minoritaires, en vue d’adapter les politiques, les programmes, les pratiques et les services pour répondre à des besoins diversifiés.

Un collage de plusieurs couvertures de publications dans différentes langues. La rangée du haut présente des couvertures bleues intitulées « L’ingérence étrangère et vous » en anglais, chinois simplifié, chinois traditionnel, français, russe, hindi, pendjabi et farsi / persane. La rangée du bas présente des couvertures vertes intitulées « Protéger la sécurité nationale en partenariat avec tous les Canadiens » en anglais, français, pilipino, espagnol, pendjabi, farsi / persane, hindi, chinois traditionnel, chinois simplifié, coréen et arabe. Chaque couverture comporte le logo du gouvernement du Canada.

Figure 44 Les publications « L’ingérence étrangère et vous » et « Protéger la sécurité nationale en partenariat avec tous les Canadiens » sont disponibles en plusieurs langues sur le site Web du Service canadien du renseignement de sécurité et en version papier.

Crédit : Service canadien du renseignement de sécurité

Les institutions fédérales tirent de plus en plus parti de la compétence culturelle et de l’expertise culturelle en les intégrant dans la conception, la mise en œuvre et l’amélioration des politiques, des programmes et des services. Ce processus comprend un apprentissage structuré et une conception conjointe avec les communautés, soutenus par des pratiques adaptées à la culture et des partenariats avec les Aînés, les gardiens du savoir et les organisations communautaires pour veiller à ce que les décisions soient fondées sur l’expérience vécue. Les réseaux d’employés, les groupes de ressources et les organes consultatifs jouent un rôle essentiel en révisant le contenu, en conseillant les dirigeants et en définissant la démarche de sensibilisation, les critères des programmes et les processus d’évaluation. Les institutions utilisent également des boucles de rétroaction, comme les sondages et les évaluations, en plus d’analyses intersectionnelles, comme l’ACS Plus, pour que les initiatives restent pertinentes et inclusives. L’expertise culturelle se manifeste aussi dans la capacité d’expression multilingue, les formations dirigées par des experts et les séances d’échange de connaissances qui procurent des conseils opportuns et propres au contexte. Ensemble, ces démarches mènent vers l’atteinte des objectifs de la Loi sur le multiculturalisme canadien en favorisant l’égalité des chances, en stimulant la participation de tous les Canadiens et Canadiennes et en veillant à ce que les institutions fédérales représentent et respectent la diversité linguistique et culturelle du Canada.

Programmes de paiements de transfert

Les programmes de paiements de transfert dans l’ensemble du paysage fédéral sont des instruments importants par lesquels le gouvernement du Canada progresse vers l’atteinte des objectifs de la Loi sur le multiculturalisme canadien, notamment la promotion de l’égalité des chances, la promotion de la participation entière et équitable de tous les Canadiens et Canadiennes à la société, et l’élimination des obstacles à cette participation. En apportant un soutien direct aux Canadiens et Canadiennes et aux organisations communautaires, ces programmes contribuent à lutter contre le racisme et la discrimination systémiques, à améliorer l’accès aux politiques et aux services fédéraux et à créer des conditions propices à l’épanouissement des Canadiens et Canadiennes de toutes origines. Ce travail s’harmonise étroitement avec les objectifs de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 et du Plan d’action canadien de lutte contre la haine. La Stratégie vise le renforcement du pouvoir économique, social et culturel; l’équité entre les groupes ethniques dans les systèmes d’immigration, de santé et de logement, la réforme des systèmes de justice, d’application de la loi, du renseignement et de la sécurité publique; la mise à profit de la mobilisation internationale pour orienter la progression de l’équité entre les groupes ethniques et leur inclusion à l’échelle nationale. Le Plan d’action vise à donner aux communautés les moyens de reconnaître et de prévenir la haine; de soutenir les victimes et les survivants et survivantes, et de se protéger; de bâtir un climat de confiance, d’établir des partenariats et de renforcer leur capacité organisationnelle.

Parmi les institutions fédérales qui ont présenté un rapport en 2024-2025, près de la moitié ont déclaré avoir administré des programmes de paiements de transfert conçus pour éliminer le racisme systémique ou les obstacles auxquels font face les peuples autochtones, les communautés noires et d’autres communautés racisées, et les minorités religieuses. Les institutions fédérales ont indiqué avoir un large portefeuille de programmes de transfert de paiements qui contribuent à éliminer les obstacles systémiques dans des domaines comme la réconciliation et la sécurité communautaire, l’établissement des nouveaux arrivants et l’inclusion sociale, les systèmes de santé et la lutte contre le racisme, le logement et l’infrastructure communautaire, la science, l’innovation et les compétences, ainsi que les arts et la culture. Ces fonds ont été versés au moyen de subventions aux communautés et d’importants programmes sectoriels et d’infrastructure fédéraux comportant des exigences inclusives en matière de conception et de mesure.

Figure 45 Initiative du Fonds national de lutte contre le racisme – Créer pour la libération collective par Learning Loop. Photo d’Elsa Mondesir Villefort.

Crédit : Fondation canadienne des relations raciales

Pour ce qui est des domaines prioritaires du programme, il s’agissait généralement de la participation sociale, suivie de l’emploi et de la justice. Il convient de noter qu’une grande majorité (72 %) a indiqué avoir des priorités dans d’autres domaines. Plus précisément, les institutions fédérales financent en grande partie des catalyseurs sociaux qui transcendent les cloisonnements et favorisent la participation équitable des communautés confrontées à des obstacles persistants. Plusieurs institutions fédérales ont également profité de l’occasion pour mettre en valeur la consultation et l’élaboration conjointe avec les partenaires autochtones, le financement fondé sur l’équité, les investissements inclusifs et la conception de programmes éclairés par l’ACS Plus et la lutte contre le racisme.

Les programmes de paiements de transfert sont un mécanisme essentiel pour progresser vers l’atteinte des objectifs de la Loi sur le multiculturalisme canadien. En finançant des initiatives qui ciblent le racisme systémique, éliminent les obstacles et favorisent une participation équitable, ces programmes mettent en pratique les engagements de la loi, ce qui favorise l’égalité des chances et la création d’une société inclusive. En outre, l’étendue des domaines soutenus montre que les institutions fédérales intègrent les principes du multiculturalisme dans différents secteurs de la société canadienne. Enfin, la consultation, l’élaboration conjointe et la conception de programmes fondés sur l’équité, notamment, fortifient le tissu multiculturel du Canada et veillent à ce que les politiques, les programmes et les services représentent et respectent la diversité linguistique et culturelle du pays. En fin de compte, les programmes de paiements de transfert sont des leviers stratégiques qui contribuent à une société à laquelle l’ensemble de la population canadienne peut participer pleinement et équitablement.

Réussites et défis

L’examen des systèmes d’emploi et les outils d’atténuation des préjugés qui renforcent l’équité en matière de dotation et d’évaluation comptent parmi les réussites les plus déterminantes en ce qui a trait à l’évolution des systèmes au sein des institutions fédérales. Ces conclusions conduisent à des interventions ciblées, comme la révision des descriptions de poste, la simplification des étapes de sélection, la normalisation des évaluations à obstacles réduits, et la précision des critères de sélection, en vue d’un système fondé sur le mérite et la résilience. Les institutions fédérales déploient également des démarches de recrutement inclusives, comme la dotation bilingue non impérative dans la mesure du possible et des répertoires ciblés pour les groupes autochtones et racisés, afin d’élargir l’accès aux possibilités d’emploi. Le mentorat et le parrainage des groupes sous-représentés émergent comme des modèles d’avancement audacieux qui associent des cadres supérieurs à des talents à fort potentiel pour ouvrir des voies que d’autres processus ont négligées.

En ce qui concerne plus particulièrement les programmes de paiements de transfert, le gouvernement du Canada offre des avantages concrets aux Canadiens et Canadiennes en intégrant les valeurs multiculturelles dans les programmes et les partenariats qui rendent les communautés plus fortes. Par exemple, les investissements dans des initiatives économiques inclusives renforcent la position d’entrepreneurs d’origines diverses, tandis que les stratégies de santé et de bien-être adaptées à la culture améliorent les résultats pour les populations autochtones et racisées. Les projets de sensibilisation et les programmes muséaux préservent et célèbrent le riche patrimoine culturel du Canada, ce qui favorise la compréhension et la cohésion sociale. Le financement ciblé des systèmes alimentaires locaux et du tourisme inclusif améliore la pérennité et la résilience économique, tandis que la recherche sur les préjugés dans les technologies numériques assure l’équité dans les outils émergents. Ces efforts collectifs font progresser l’équité, créent des débouchés et consolident l’identité du Canada en tant que nation unie par la diversité.

Voici quelques exemples de programmes de financement précis :

Le graphique du haut présente un fond aquarelle et un oiseau Sankofa stylisé en noir, jaune, vert et orange. Texte : « Plan de mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires ». En bas : « justice.gc.ca » et le logo du gouvernement du Canada. Le graphique du bas présente un fond rouge foncé avec des lignes courbes orange et des éléments décoratifs, dont une fleur perlée, un ulu (couteau traditionnel) et un aigle. Texte : « Stratégie en matière de justice autochtone. Le plan fédéral pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice canadien ». En bas : « justice.gc.ca » et le logo du gouvernement du Canada.

Figure 46 Images utilisées pour les médias sociaux à l’occasion du lancement du plan de mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires et de la Stratégie en matière de justice autochtone.

Crédit : Ministère de la Justice

Cependant, plusieurs contraintes persistent. Les exigences linguistiques, les procédures strictes d’attestation de sécurité et les marchés du travail spécialisés limitent l’accès de certains groupes, en particulier les nouveaux arrivants et les Autochtones. La représentation aux échelons supérieurs reste inégale, avec des écarts notables pour les cadres autochtones et noirs et les professionnels racisés, en particulier dans les postes scientifiques et techniques. En outre, les structures de responsabilité fragmentées, dans lesquelles plusieurs unités gèrent les plaintes, les mesures d’adaptation et le bien-être, créent une complexité inutile pour les employés qui cherchent à obtenir de l’aide.

Les communautés partout au Canada doivent également composer avec des obstacles qui les empêchent d’accéder équitablement aux programmes et aux services. La complexité administrative liée au financement et aux rapports peut mettre à rude épreuve les capacités locales, en particulier dans les petites organisations et les communautés autochtones. Les exigences linguistiques et les différences culturelles limitent parfois l’accès des nouveaux arrivants et des Autochtones, tandis que le manque de ressources dans les régions éloignées rend plus difficile l’exécution continue des programmes. Les limites des données entravent également les efforts visant à concevoir des solutions qui correspondent à des réalités diverses, et des consultations répétées sans résultats clairs peuvent éroder la confiance.

Pour obtenir de meilleurs résultats et respecter l’esprit de la loi, les institutions fédérales doivent simplifier les processus et supprimer le chevauchement tout en continuant à intégrer des mesures d’équité directement dans les systèmes en milieu de travail, à mettre en œuvre des politiques, des programmes et des services, à améliorer la sensibilité culturelle et à établir des partenariats avec les communautés. En agissant ainsi, elles deviendront plus fortes, défendront les valeurs qui nous unissent et veilleront à ce que les Canadiens et Canadiennes de toutes origines puissent participer à la croissance et à la résilience du pays.

Conclusion

Le présent rapport brosse le tableau de ce qu’ont fait les institutions fédérales pour démontrer leur détermination à mettre en œuvre des politiques et des programmes qui illustrent les principes du multiculturalisme, de la diversité et de l’inclusion. La partie 1 du rapport décrit les mesures prises par Patrimoine canadien, et par la Direction générale du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme en particulier, dont le financement des communautés et les campagnes de commémoration et de célébration de différentes communautés. On y fait aussi le point sur la mise en œuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 et du Plan d’action canadien de lutte contre la haine pour aider les communautés autochtones, racisées et religieuses minoritaires à accéder aux possibilités de financement et au soutien du gouvernement fédéral. La partie 1 décrit également l’important travail fait par l’envoyée spéciale pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme et la représentante spéciale chargée de la lutte contre l’islamophobie.

La partie 2 du rapport présente une vue d’ensemble, selon quatre grands thèmes, des activités menées par les institutions fédérales pour renforcer le mandat du gouvernement du Canada en matière de multiculturalisme, de lutte contre le racisme et de lutte contre la haine : données et éléments d’information, éducation et sensibilisation, promotion et célébration, et prévention et solutions. Les institutions fédérales ont recueilli et utilisé des données pour parfaire les politiques, les pratiques, les programmes et les services destinés aux communautés autochtones, noires et racisées ainsi qu’aux minorités religieuses. Elles ont aussi mis en œuvre des initiatives pour sensibiliser les gens aux défis que doivent surmonter différentes communautés afin de pouvoir mieux servir la population canadienne; fourni des outils d’apprentissage; sollicité des commentaires sur les initiatives auprès des membres de leur organisation et en dehors de celle-ci; et célébré les communautés dynamiques du Canada avec optimisme quant à la création d’un avenir meilleur. Les institutions fédérales ont également travaillé à rendre leur organisation plus équitable en accordant la priorité aux communautés marginalisées, en éliminant les obstacles internes à l’emploi, en encourageant la maîtrise des langues officielles, en veillant à ce que les connaissances et les compétences du personnel soient utilisées efficacement et en finançant directement les communautés.

Le travail des institutions fédérales est vaste et interrelié; il touche tous les secteurs et fait appel à différents partenaires. Le présent rapport souligne les progrès réguliers réalisés dans la promotion du multiculturalisme et le renforcement de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, et dans l’élimination du racisme systémique et de la haine. Il s’agit là de défis complexes qui nécessitent une collaboration soutenue et des mesures rigoureuses qui mèneront à des résultats durables pour les Canadiens et Canadiennes. Le gouvernement du Canada reste déterminé à poursuivre ce travail afin de bâtir un pays juste et inclusif qui représente la richesse de sa diversité et offre des possibilités à tous.

Annexe A : Liste des institutions fédérales participantes

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2026-03-06