Notes pour une allocution prononcée par l’honorable Randy Boissonnault, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et des Langues officielles
Comparution devant le Comité permanent des langues officielles (LANG) ‒ financement des établissements postsecondaires en milieu minoritaire
Ottawa (Ontario) – Le 9 mai 2024 de 8 h 15 à 10 h 15
Durée : 5 minutes
La version prononcée fait foi.
Ce discours sera traduit durant le processus d’approbation dans une proportion de 90 % en français et de 10 % en anglais.
Contexte
- Les sommes historiques investies dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire dans le cadre du plan d’action;
- Le temps que le ministre a passé au Campus Saint-Jean;
- Montant alloué au financement du postsecondaire;
- Les ententes publiques en éducation entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires;
- Mentionner que la majorité des recherches académiques est en anglais qu’on devrait favoriser les revues académiques en français.
Le bureau du ministre pourrait soumettre des points supplémentaires.
Motion :
Il est convenu que, conformément à l’article 108(3)(f) du Règlement, le Comité entreprenne une étude concernant le financement de source fédérale des établissements postsecondaires desservant les communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada et que, dans le cadre de cette étude, le Comité :
- invite le ministre des Langues officielles, des experts sur les fonds de recherche fédéraux, des spécialistes et autres intervenants pour faire le suivi de cet enjeu;
- évalue l’impact de la fréquentation des établissements postsecondaires francophones et anglophones sur la dynamique des langues officielles;
- étudie l’influence de l’accueil des étudiants internationaux dans ces universités sur la dynamique linguistique; dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada;
- évalue la capacité des réseaux postsecondaires canadiens à répondre adéquatement aux besoins de formation en français et en anglais.
Monsieur le Président, chers membres du comité, bonjour.
J’aimerais d’abord souligner que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel des Algonquins Anishinabés.
Je vous remercie de m’inviter à comparaître devant vous. C’est un plaisir de vous retrouver pour parler du financement fédéral destiné aux établissements postsecondaires des communautés de langue officielle en situation minoritaire.
On sait qu’il s’agit d’un enjeu crucial pour nos communautés.
Garantir l’accès à une éducation postsecondaire de qualité dans la langue de la minorité, c’est un atout majeur pour : développer les communautés; améliorer les perspectives d’emploi; et pallier la pénurie de main-d’œuvre.
Un des aspects que je préfère dans mon travail, c’est d’annoncer du financement pour un collège ou une université.
Ce sont toujours de bonnes nouvelles.
On sait que l’argent va faire une vraie différence dans la vie des étudiants et des enseignants.
Et quand on revient deux ou trois ans plus tard, les bienfaits sont palpables, tangibles : les nouveaux programmes éducatifs sont en place; les nouveaux espaces sont aménagés et on ressent le dynamisme de l’établissement tout autour de nous.
Je l’ai vécu des deux côtés : en tant qu’élu qui annonce du financement; et en tant qu’étudiant et chargé de cours qui espère du financement pour son université.
Je suis diplômé du Campus Saint-Jean à Edmonton.
Mes études m’ont donné de l’assurance en français.
Je suis député et ministre des langues officielles grâce à une formation du Campus Saint-Jean.
Je ne serais pas le francophone que je suis aujourd’hui si je n’avais pas eu la chance de profiter d’un milieu universitaire stimulant et complet en français.
Je le dis souvent, parce j’en suis très fier.
En fait, 2015 n’était pas la première fois que je me suis porté candidat à des élections. Au Campus Saint-Jean, je me suis joint à la chorale, et le professeur qui l’organisait m’a encouragé à participer à une pièce de théâtre dans laquelle j’étais un mafioso qui se présentait aux élections… Je les ai perdues, mais en 2015, j’ai remporté mon élection, et là je suis devant vous comme ministre des Langues officielles.
Nos établissements postsecondaires de langue minoritaire sont tellement importants pour le succès de notre pays.
C’est pourquoi ça m’attriste qu’un établissement aussi important que le Campus Saint-Jean pour l’Ouest canadien doive composer avec des enjeux de financement depuis des années.
C’est difficile pour les étudiants qui voient des cours essentiels à leur diplôme annulés faute de financement adéquat dans leur programme.
C’est une source d’anxiété pour les professeurs qui s’inquiètent de voir leur charge d’enseignement diminuer.
En mars dernier, j’ai justement annoncé de nouveaux investissements importants en Alberta, dont certains spécifiquement pour le Campus Saint-Jean.
Je parle du Campus Saint-Jean, parce que je le connais bien. Mais il n’est pas seul dans cette situation.
Many post-secondary institutions in Canada's minority communities are experiencing funding challenges. Vous le savez autant que moi.
C’est ce que nous constatons dans l’actualité des langues officielles.
C’est ce que les intervenants sur le terrain me disent.
C’est ce que les Consultations pancanadiennes sur les langues officielles 2022 ont révélé.
C’est aussi un des constats des États généraux sur le postsecondaire francophone.
Et l’étude que vous entreprenez va certainement jeter un éclairage encore plus précis sur la situation.
Communication among all players is vital because it helps us to identify needs and tailor our activities.
One of the best tools we have at our disposal to strengthen minority institutions is the 2023-2028 Action Plan.
Ce nouveau plan bat un record d’investissements en langues officielles.
Il totalise 4,1 milliards de dollars.
Il nous permet de continuer notre soutien pour les communautés à travers le pays.
Notamment : il prévoit jusqu’à 128 millions de dollars sur 4 ans, à compter de cette année, pour soutenir l’enseignement postsecondaire dans la langue de la minorité.
This is in addition to the $30.4 million announced in Budget 2021 for the 2023-2024 period.
Et pour faire face à la prédominance des revues scientifiques en anglais, nous débloquons 8,5 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir la création et la diffusion des savoirs scientifiques en français, partout au pays.
Nous continuons de déployer les mesures du plan d’action. Les décaissements progressent comme prévu.
Lorsque je rencontre les intervenants dans les communautés, ce qui m’impressionne toujours, c’est leur engagement envers leurs institutions.
Les investissements financiers sont des leviers puissants pour les appuyer dans cet engagement. Mais l’argent seul ne suffit pas.
Pour réussir à faire une différence, il faut que l’ensemble des partenaires se mobilisent.
Nous reconnaissons que les gouvernements provinciaux et territoriaux sont des acteurs de premier plan pour la création de milieux de vie épanouissants dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Nous continuons de renforcer nos relations avec les provinces et territoires pour appuyer l’enseignement postsecondaire directement dans les communautés.
C’est ce que nous faisons par l’entremise d’ententes bilatérales et d’un Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde.
Nous avons engagé des négociations afin de renouveler ce protocole avec les gouvernements des provinces et territoires, par l’entremise du Conseil des ministres de l’Éducation (Canada).
Les négociations se poursuivent. J’ai bien hâte d’annoncer les ententes qui en découleront.
Monsieur le Président, le renforcement des institutions en milieu minoritaire s’inscrit au cœur du plan d’action et de mon mandat.
L’atteinte des objectifs fixés est une priorité pour moi et notre gouvernement.
Je vous remercie de mener cette étude. Elle servira de boussole pour orienter encore mieux nos interventions.
Je suis maintenant prêt à répondre à vos questions.
Merci.