Sommaire du débat à la 2e lecture et feuillet d’information

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Sommaire

Le projet de loi C-6, Loi modifiant le Code criminel (thérapie de conversion), sera étudié par le Comité permanent de la justice et des droits de la personne (JUST). Cette fiche d’information résume les questions examinées par les parlementaires à l’étape de la deuxième lecture et celles qui pourraient être soulevées par des membres de l’opposition lors des réunions.

Contexte parlementaire

Le projet de loi C-6 est un nouveau dépôt de l’ancien projet de loi C-8 (43-1), qui est mort au Feuilleton lors de la prorogation du Parlement, sans qu’il n’y ait débat.

Le projet de loi C-6 a été étudié durant deux jours à l’étape de la deuxième lecture. Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique (NPD) l’appuyaient en général. Le NPD a toutefois indiqué qu’il faudrait étudier davantage quelques points et peut-être penser à des amendements possibles lors de réunions du Comité. Le Parti conservateur du Canada (PCC) a convenu qu’il fallait interdire la thérapie de conversion, mais a indiqué qu’il désapprouvait le libellé du projet de loi. À son avis, la définition de la thérapie de conversion laisse à désirer, il craint que d’autres activités puissent être criminalisées à tort, comme les conversations privées.

Il y a eu un vote livre pour les députés du PCC. D’autres groupes ont critiqué cette décision, laissant entendre que les conservateurs auraient dû respecter la ligne de parti à ce sujet.

Le vote à l’étape de la deuxième lecture a eu lieu le 28 octobre. Le projet de loi a été adopté : 305 voix étaient « pour » et 7 voix, « contre ». Seuls des députés conservateurs ont voté contre, mais la plupart des députés de ce parti ont voté « pour » ou se sont abstenus. Tous les députés du Comité permanent ont voté en faveur du projet de loi. L’étude en comité devrait débuter au cours des prochaines semaines.

Questions possibles

Voici des questions qui pourraient être posées à la suite des débats à l’étape de la deuxième lecture.

Définition de la thérapie de conversion

Criminalisation des conversations

Pas une interdiction totale de la thérapie de conversion

Comité de la Justice et des droits de la personne : enjeux d’intérêt des membres des partis d’opposition

L’honorable Rob Moore (porte-parole du PCC en matière de justice; vice-président du Comité)

M. Moore a parlé du projet de loi C-6 à l’étape de la deuxième lecture. Il ne l’a pas appuyé ouvertement, mais il a voté en sa faveur. Il a demandé une définition plus restrictive et plus précise de la thérapie de conversion. Il veut « collaborer de bonne foi avec le gouvernement pour concevoir un projet de loi qui traite de façon adéquate des mesures coercitives, tout en garantissant de ne pas criminaliser les discussions menées de bonne foi », et il proposera des amendements à cet effet ou en appuiera.

M. Moore a demandé au ministre de la Justice de commenter la question des nominations à la magistrature, accusant le Cabinet du premier ministre de s’ingérer dans le processus de nomination. Il n’y a actuellement au Feuilleton aucun projet de loi d’initiative parlementaire.

Michael Cooper (PCC)

M. Cooper a parlé du projet de loi C-6 à l’étape de la deuxième lecture. Il ne l’a pas appuyé ouvertement, mais il a voté en sa faveur à l’étape de la deuxième lecture. Il a demandé une définition plus restrictive et plus précise de la thérapie de conversion. Il craint que les parents, les chefs religieux et les professionnels de la santé ne puissent tenir des conversations privées ni exprimer des opinions personnelles sur l’identité sexuelle, des sentiments, etc. Il aimerait que le contenu du communiqué du ministère de la Justice figure dans le projet de loi.

M. Cooper n’a abordé aucun sujet lié à la justice pendant la période des questions. Il n’y a actuellement au Feuilleton aucun projet de loi d’initiative parlementaire.

L’honorable Kerry-Lynne Findlay (PCC)

Mme Findlay n’a pas parlé du projet de loi C-6 à l’étape de la deuxième lecture. Elle a voté en faveur de ce dernier à l’étape de la deuxième lecture. Elle n’a posé aucune question.

Mme Findlay n’a abordé aucun sujet lié à la justice pendant la période des questions. Il n’y a actuellement au Feuilleton aucun projet de loi d’initiative parlementaire.

Chris Lewis (PCC)

M. Lewis n’a pas parlé du projet de loi C-6 à l’étape de la deuxième lecture. Il a voté en faveur de ce dernier. Il n’a posé aucune question.

M. Lewis n’a abordé aucun sujet lié à la justice pendant la période des questions. Il n’y a actuellement au Feuilleton aucun projet de loi d’initiative parlementaire.

Rhéal Fortin (porte-parole du Bloc québécois en matière de justice; vice-président du Comité)

M. Fortin a parlé du projet de loi C-6 à l’étape de la deuxième lecture. Il l’a appuyé et a voté en sa faveur à l’étape de la deuxième lecture. Il a tenté de dissiper la crainte du PCC au sujet d’une possible criminalisation des conversations privées.

M. Fortin a fait part de ses inquiétudes concernant l’ingérence du gouvernement fédéral dans les champs de compétence du Québec, comme celui de la santé. Il a demandé au ministre de la Justice de commenter les nominations à la magistrature, accusant le gouvernement de copinage et faisant allusion aux contrats accordés à WE Charity et à FTI Professional Grade. Il n’y a actuellement au Feuilleton aucun projet de loi d’initiative parlementaire.

Randall Garrison (porte-parole du NPD en matière de justice)

M. Garrison a parlé du projet de loi C-6 à l’étape de la deuxième lecture. Il l’a appuyé et a voté en sa faveur à l’étape de la deuxième lecture. Il aimerait des amendements visant à :

  1. interdire complètement la thérapie de conversion; et
  2. mieux définir les pratiques destinées aux personnes transgenres et non binaires.

M. Garrison n’a abordé aucun sujet lié à la justice pendant la période des questions. Trois projets de loi d’initiative parlementaire sont inscrits au Feuilleton, à savoir le projet de loi C-227, la Loi modifiant la Loi sur l’équité en matière d’emploi, le projet de loi C-203, la Loi modifiant la Loi sur la défense nationale (mutilation ou blessure) et le projet de loi C-247, la Loi modifiant le Code criminel (conduite contrôlante ou coercitive). Il a aussi présenté une motion, la motion M-51, qui créerait un comité spécial chargé d’étudier des enjeux plus vastes entourant l’aide médicale à mourir.

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2021-03-24