Le gouvernement du Canada prend des mesures pour protéger les épaulards résidents du Sud

Communiqué de presse

Vancouver (Colombie-Britannique) – Les épaulards résidents du Sud de la Colombie-Britannique sont des créatures emblématiques et impressionnantes. Aimés des Canadiens et des visiteurs, ils ont aussi une valeur culturelle importante pour les peuples autochtones. Le Canada s’engage à protéger, aujourd’hui et pour les générations futures, les espèces en péril et les écosystèmes où elles vivent. C’est pourquoi le gouvernement du Canada prend des mesures supplémentaires pour protéger l’emblématique épaulard résident du Sud de la Colombie-Britannique, et qu’il appuie le rétablissement du saumon quinnat ─ une source de nourriture primordiale pour les baleines.

Aujourd’hui, l’honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, et l’honorable Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, ont annoncé qu’en vertu de la Loi sur les espèces en péril, le rétablissement et la survie de l’épaulard résident du Sud étaient considérés comme étant menacés. Les ministres sont arrivés à cette conclusion après avoir examiné une évaluation, qui tenait compte de la condition biologique de la population d’épaulards résidents du Sud, des menaces permanentes et des mesures d’atténuation.

En 2016, le gouvernement a lancé le Plan de protection des océans de 1,5 milliard de dollars, qui permet d’assurer que nos océans soient plus propres, plus sécuritaires et en meilleure santé pour les générations futures, et qui bénéficie directement aux épaulards résidents du Sud. En s’appuyant sur cet investissement historique, le gouvernement continuera à travailler en partenariat avec la Colombie-Britannique, l’industrie, la société civile et les communautés autochtones, en vue de prendre d’immédiates mesures visant à appuyer la stabilisation et le rétablissement de la population d’épaulards résidents du Sud.

Le manque de proies figure parmi les principaux facteurs ayant des répercussions négatives sur le rétablissement des épaulards résidents du Sud. Pour y remédier, le ministre LeBlanc a annoncé aujourd’hui des mesures visant à accroître la disponibilité des proies et à favoriser la conservation du saumon quinnat. Le total autorisé des captures de saumon quinnat sera réduit de 25 à 35 %, ce qui contribuera à la conservation de cette espèce importante et à un accroissement de la disponibilité des proies pour les épaulards résidents du Sud. La fermeture complète des pêches de saumon à des fins commerciales et des autres poissons à des fins récréatives dans le détroit de Juan de Fuca et les îles Gulf, ainsi que la fermeture partielle de ces pêches à l’embouchure du fleuve Fraser protégeront les principales zones d’alimentation de ces baleines. Les mesures supplémentaires ayant pour objectif d’aboutir aux réductions de pêche au saumon quinnat sur toute la côte de la Colombie-Britannique comprennent des limites de pêche réduite, des limites de taille et des restrictions du temps de pêche, de même que des fermetures de zones sélectionnées, en vue de protéger les stocks en déclin du saumon sauvage quinnat.

Le saumon quinnat est l’une des principales sources de nourriture des épaulards résidents du Sud, et la population de saumon quinnat à l’état sauvage a chuté de façon alarmante au cours des dernières années. La mise en œuvre de ces mesures de réduction aux fins de conservation permettra de rétablir les populations de saumon quinnat, et d’améliorer la disponibilité du saumon quinnat pour nourrir l’épaulard résident du Sud.

Plus tôt aujourd’hui, le ministre LeBlanc a également annoncé l’octroi de 9,5 millions de dollars dans le cadre du Plan de protection des océans, visant à financer huit projets en Colombie-Britannique, qui permettront de restaurer l’habitat du saumon quinnat dans plusieurs régions de la province. Ces projets contribueront à réhabiliter certaines de nos côtes les plus vulnérables grâce à notre collaboration avec les partenaires.

D’autres mesures à court et à long terme visant à appuyer le rétablissement de la population d’épaulards résidents du Sud seront annoncées dans un proche avenir.

Citations

« Les épaulards résidents du Sud ont besoin de notre aide pour survivre et se rétablir. Avec ma collègue la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, nous avons déterminé que cette espèce fait face à une menace imminente à sa survie et à son rétablissement, et que nous devons continuer à prendre des mesures concrètes. Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer de nouvelles mesures de gestion des pêches qui visent à accroître la disponibilité des proies de ces baleines, et à réduire les perturbations qu’elles subissent, et que nous continuons à travailler sans relâche pour que d’autres mesures soient mises en place très bientôt. »

L’honorable Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« Notre gouvernement prend des mesures immédiates aujourd’hui pour protéger les épaulards résidents du Sud et ses proies, et nous prendrons des mesures, supplémentaires et continues le cas échéant, pour faciliter leur rétablissement à long terme. Ces emblématiques et impressionnantes baleines émerveillent les Canadiens de tout le pays autant que les visiteurs, et leur protection est essentielle  pour assurer la santé et le dynamisme de nos océans, pas seulement pour aujourd’hui, mais également pour garantir que nous léguons à nos enfants et petits-enfants un riche patrimoine naturel. »

L’honorable Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

Faits en bref

  • Les épaulards résidents du Sud de la Colombie-Britannique évoluent dans les eaux de la côte centrale et de la côte Sud de l'île de Vancouver jusqu'au nord de la Californie, ce qui inclut le détroit de Georgie, la baie Puget et le détroit de Juan de Fuca.

  • Leur nombre a beaucoup diminué dans les années 1960 et au début des années 1970 lorsque près de 47 épaulards du clan des résidents du Sud ont été mis en captivité dans des aquariums.

  • Depuis, la population résidente du Sud a vacillé, et les 76 épaulards résidents du Sud qui restent sont menacés à cause du manque de proies, des perturbations acoustiques et physiques et de la pollution.

  • Les épaulards résidents du Sud figurent à la liste des espèces en voie de disparition au Canada et aux États-Unis, et un programme de rétablissement fédéral a été publié en 2011 en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

  • Le gouvernement du Canada investit également 1,5 milliard de dollars dans le Plan de protection des océans de calibre mondial et dans d'autres mesures visant à promouvoir la protection et le rétablissement de trois espèces de baleines. En 2017, Pêches et Océans Canada, dans le cadre du Plan, a mobilisé d'autres ordres de gouvernement, des groupes autochtones, des parties intéressées et le grand public sur la manière de mieux protéger les baleines noires de l'Atlantique Nord, les bélugas de l'estuaire du Saint-Laurent et les épaulards résidents du Sud. Les commentaires recueillis durant ces consultations ont permis de planifier et de prendre de meilleures mesures de rétablissement de ces populations de baleines.

  • Un investissement de 1,3 milliard de dollars est prévu dans le budget de 2018 pour la protection de la nature, la création de nouvelles aires protégées et le rétablissement des espèces en péril, de même qu'une somme de 167,4 millions de dollars sur cinq ans pour la protection et le rétablissement des espèces de baleines en voie de disparition au Canada. Des fonds sont destinés à des activités scientifiques pour aider à mieux comprendre les facteurs qui influent sur la santé des populations de baleines, et à des mesures contribuant à réduire les menaces découlant des activités humaines.

  • Le gouvernement du Canada envisage toutes les solutions visant à assurer que les protections nécessaires sont en place pour protéger les épaulards résidents du Sud le plus rapidement possible.

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