Le gouvernement du Canada annonce une nouvelle approche en matière de gestion de l’aquaculture et de protection du saumon sauvage

Communiqué de presse

Ottawa (Ontario) — La demande mondiale de poissons et de fruits de mer comme source alimentaire à haute teneur en protéines a  considérablement augmenté, et elle devrait continuer d’augmenter tandis que la population mondiale continue de croître. En combinant la situation avec les pressions sans précédent auxquelles sont soumis plusieurs stocks mondiaux de poissons dans nos océans, il est clair que la planète a besoin d’aquaculture.

L’industrie aquacole canadienne génère des milliers de bons emplois de la classe moyenne, principalement au sein des collectivités côtières, rurales et autochtones. Le secteur fournit des produits canadiens de qualité élevée aux marchés du monde entier. 

Comme le Canada s’apprête à saisir les occasions économiques qu’offre le secteur de l’aquaculture, le gouvernement du Canada, en partenariat avec les provinces et les territoires, l’industrie, les peuples autochtones, les groupes environnementaux et d’autres intervenants, doit travailler en pleine collaboration pour assurer une voie à suivre qui soit viable sur le plan économique et durable sur le plan environnemental.

Aujourd’hui, le gouvernement du Canada annonce que nous allons de l’avant avec une série d’initiatives qui feront en sorte que notre secteur de l’aquaculture sera prospère sur le plan économique et durable sur le plan environnemental. Parmi les initiatives clés de notre démarche renouvelée figurent les suivantes :

  • Étude sur les technologies de remplacement pour l’aquaculture, y compris les technologies de confinement en milieu terrestre et en milieu marin. Une telle étude nous permettra de relever les lacunes susceptibles de toucher l’état de préparation commerciale et nous aidera à étayer les efforts de développement qui pourraient être nécessaires. Cette évaluation technique sera réalisée et financée en partenariat avec la fondation Technologies du développement durable Canada et la Province de la Colombie-Britannique.
  • Adoption d’une approche de la gestion de l’aquaculture globale, collaborative, axée sur des zones, qui assurera que l’on prenne en considération les facteurs environnementaux, sociaux et économiques lorsque vient le temps de délimiter des zones potentielles pour le développement de l’aquaculture, notamment toute considération liée aux voies migratoires du saumon sauvage.
  • Élaboration d’un cadre de gestion du risque lié à l’aquaculture qui renforcera une gestion durable du secteur à l’échelle nationale, et qui constituera le cadre général des politiques, décisions et outils futurs liés à une gestion de l’aquaculture reposant sur des travaux scientifiques, conformément au mandat législatif du MPO. Tandis que nous mettrons au point cette ébauche de cadre, nous mobiliserons les provinces et les territoires, les peuples autochtones, les intervenants et la communauté scientifique.
  • Établissement d’un seul régime réglementaire exhaustif ─ une réglementation générale en matière d’aquaculture. Cela offrira plus de clarté à l’industrie, aux intervenants et à la population canadienne sur la manière dont l’aquaculture est gérée en vue d’une croissance responsable au Canada.  

Ces mesures permettront de changer la manière dont sont effectuées les activités aquacoles au Canada — en mettant en place une approche plus holistique à la gestion de l’aquaculture, créant plus d’emplois et protégeant notre environnement.

Au début de cette année, notre gouvernement a demandé à la conseillère scientifique en chef du Canada, Mona Nemer, d’examiner, à la tête d’un groupe d’experts, les diverses manières dont nous pouvons renforcer les travaux scientifiques en matière d’aquaculture, et comment la science éclaire notre processus décisionnel.

Les initiatives annoncées aujourd’hui résultent de la réunion du Conseil canadien des ministres des Pêches et de l’aquaculture (CCMPA), qui a eu lieu la semaine dernière, à St. John’s (Terre-Neuve), et où les ministres sont convenus d’élaborer une loi fédérale sur l’aquaculture, qui visera à améliorer la transparence du secteur, faciliter l’adhésion à de meilleures pratiques, et offrir à l’industrie une plus grande cohérence et une certitude plus importante.  

Le gouvernement du Canada continuera de travailler en étroite collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux sur la gestion de l’aquaculture au fur et à mesure que nous nous efforçons de favoriser la croissance du secteur dans tout le pays d’une façon durable sur le plan environnemental.  

Le gouvernement du Canada s’est engagé à garantir que les Canadiens puissent continuellement avoir confiance dans la durabilité environnementale de notre secteur aquacole, alors que nous poursuivons les énormes possibilités économiques offertes par ce secteur. 

Citations

« Le gouvernement du Canada s’engage à faire en sorte que l’aquaculture soit plus efficace, rentable et durable sur le plan environnemental. Ensemble, avec nos partenaires autochtones et nos partenaires en environnement et de l’industrie, nous ouvrirons la voie vers une industrie aquacole plus prospère et durable. »

L’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne

« L’élaboration de politiques en matière d’aquaculture, qui inclut les points de vue des peuples autochtones, de la communauté scientifique et des producteurs de fruits de mer, s’avère une importante étape pour garantir que les gens qui travaillent dans nos collectivités côtières aient des opportunités économiques à long terme dans le domaine de la production aquacole durable, et que notre milieu naturel ainsi que les espèces sauvages ne soient pas mis en péril. Je soutiens l’approche collaborative qui est adoptée, et je suis convaincue que les technologies de remplacement ont un rôle à jouer dans la croissance d’une aquaculture durable en Colombie-Britannique. »

L’honorable Lana Popham, ministre de l’Agriculture du gouvernement de la Colombie-Britannique

« La fondation Technologies du développement durable Canada est impatiente de travailler avec le ministère de Pêches et Océans Canada et la Province de la Colombie-Britannique pour approfondir notre compréhension des nouvelles technologies en matière de production aquacole, y compris les technologies des détecteurs et des données, qui favoriseront la croissance durable de l’industrie aquacole du Canada. » 

Leah Lawrence, présidente-directrice générale de Technologies du développement durable Canada

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