Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) : sommaire de 2013

Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD)

Introduction

L'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) est une enquête bisannuelle auprès de la population générale sur la consommation de tabac, d'alcool et de drogues chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus. Elle remplace l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC), qui a été menée de 1999 à 2012, et l'Enquête de surveillance canadienne de la consommation d'alcool et de drogues (ESCCAD), qui a été réalisée de 2008 à 2012. L'ECTAD regroupe le contenu principal sur le tabac de l'ESUTC et celui sur les drogues et l'alcool de l'ESCCAD, ce qui permet une collecte de données plus efficaces et offre un outil pour surveiller et comparer la consommation de divers produits et différentes substances ayant des propriétés toxicomanogènes. L'ECTAD est menée par Statistique Canada au nom de Santé Canada.

La compréhension des tendances canadiennes relatives à la consommation de tabac, d'alcool et de drogues est essentielle à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l'évaluation efficaces des stratégies, politiques et programmes nationaux et provinciaux.

Le présent rapport présente les résultats du premier cycle bisannuel de collecte de données de l'ECTAD, qui a commencé en février 2013 et s'est terminé en décembre 2013. Les résultats pour 2013 se fondent sur les entrevues téléphoniques avec 14 565 répondants des dix provinces, représentant 29 043 889 résidents canadiens âgés de 15 ans et plus. L'actuel sommaire des résultats pour 2013 présente des données tirées de la dernière ECTAD. Une discussion sur les résultats de l'ECTAD 2013, des tableaux détaillés et certaines définitions utilisées dans le présent rapport sont également fournis.

L'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) et l'Enquête de surveillance canadienne de la consommation d'alcool et de drogues (ESCCAD) produisent toutes deux des estimations des taux nationaux et provinciaux de consommation d'alcool et de drogues. Il existe des différences entre ces deux enquêtes et les comparaisons des estimations de la prévalence entre l'ECTAD 2013 et les cycles précédents de l'ESCCAD doivent être interprétées avec prudence.

L'interprétation des différences entre les estimations des taux de tabagisme de l'ECTAD et celles de l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC) doit également être réalisée avec prudence en raison de l'ajout de nouveau contenu sur les drogues et l'alcool dans le questionnaire de l'ECTAD.

Toutes les augmentations, diminutions et « différences » observées dans le texte ci après représentent des variations statistiquement significatives. L'expression « statistiquement significatif » ne sera pas utilisée afin d'alléger le texte. Le terme « inchangé » s'applique aux différences qui ne sont pas statistiquement significatives.

Consomamation de produits du tabac et utilisation de cigarettes électroniques

Selon l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD), la prévalence générale du tabagisme en 2013 s'élevait à 15 % (4,2 millions de fumeurs), inchangé par rapport à 2012 (16 %). Il s'agit toutefois du taux national de tabagisme le plus bas jamais observé. Onze pour cent (11 % ou 3,1 millions) des répondants ont indiqué fumer quotidiennement, tandis que 4 % (1,1 million) ont déclaré fumer occasionnellement. Un pourcentage plus élevé d'hommes (16 %) que de femmes (13 %) ont déclaré fumer. Les fumeurs quotidiens fumaient en moyenne 13,9 cigarettes par jour, soit un nombre plus bas que le nombre moyen de cigarettes fumées par jour en 2012 (15,0).

Tabagisme chez les jeunes (âgés de 15 à 19 ans)

En 2013, le taux de tabagisme chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans s'élevait à 11 % (environ 225 000 adolescents). Il s'agit du taux le plus faible de tabagisme observé chez ce groupe d'âge depuis que Santé Canada enquête sur la prévalence du tabagisme. Cinq pour cent (5 %) des jeunes ont indiqué fumer quotidiennement et consommer en moyenne 9,2 cigarettes par jour tandis que 6 % ont indiqué fumer occasionnellement. Un pourcentage plus élevé de jeunes hommes que de jeunes femmes ont indiqué être des fumeurs (13 et 8 % respectivement).

En 2013, le taux de tabagisme chez les jeunes âgés de 15 à 17 ans s'élevait à 6 % (82 000), soit le taux le plus bas jamais observé. Le taux de tabagisme en 2013 s'élevait à 8 % chez les jeunes hommes et à 5 % chez les jeunes femmes. Deux pour cent (2 %) des jeunes âgés de 15 à 17 ans fumaient quotidiennement, soit une diminution comparativement au taux déclaré en 2012 (4 %). Les fumeurs quotidiens de ce groupe d'âge fumaient en moyenne 8,5 cigarettes par jour.

Dix-huit pour cent (18 %) des jeunes âgés de 18 et de 19 ans (143 000) étaient des fumeurs en 2013. Dix pour cent (10 %) fumaient quotidiennement et 8 % fumaient occasionnellement. Les fumeurs quotidiens de ce groupe d'âge fumaient en moyenne 9,5 cigarettes par jour. Un pourcentage plus élevé de jeunes hommes (19 %) que de jeunes femmes (13 %) âgées de 18 et de 19 ans étaient des fumeurs.

Tabagisme chez les jeunes adultes (âgés de 20 à 24 ans)

La prévalence de jeunes adultes fumeurs âgés de 20 à 24 ans s'élevait à 18 % (435 000 jeunes adultes) en 2013. Le taux actuel de tabagisme chez les jeunes hommes s'élevait à 21 %, soit un taux plus élevé que chez les jeunes femmes, qui s'élevait à 15 %.

Le taux d'usage quotidien du tabac chez les jeunes adultes en 2013 s'élevait à 11 % avec un pourcentage plus élevé chez les hommes (13 %) que chez les femmes (8 %). Les jeunes adultes ayant déclaré fumer quotidiennement consommaient en moyenne 11,8 cigarettes par jour.

Tabagisme chez les adultes (âgés de 25 ans et plus)

Quinze pour cent (15 %) des Canadiens âgés de 25 ans et plus étaient des fumeurs (3,6 millions) en 2013. Aucune différence statistique entre les taux de tabagisme chez les hommes et les femmes (16 % comparativement à 14 %) n'a été observée. Le taux de tabagisme quotidien s'élevait à 11 % et aucune différence entre les hommes et les femmes (12 % chez les hommes et 11 % chez les femmes) n'a été observée. Les hommes qui fumaient quotidiennement consommaient en moyenne 15,8 cigarettes par jour, soit un nombre plus élevé que celui observé chez les femmes (12,7).

Consommation de cigarettes

Les fumeurs canadiens quotidiens âgés de 15 ans et plus fumaient en moyenne 13,9 cigarettes par jour en 2013, soit une diminution comparativement à la moyenne de 15,0 cigarettes par jour observée en 2012. Les hommes fumant quotidiennement consommaient plus de cigarettes par jour (15,2 en moyenne) que les femmes fumant quotidiennement (12,5 en moyenne).

Provinces

Les taux provinciaux de tabagisme chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus variaient d'une province à l'autre, le plus faible étant de 11 % en Colombie-Britannique et le plus élevé de 20 % au Nouveau-Brunswick. La consommation de cigarettes variait du taux le plus faible de 12,9 cigarettes par jour en Colombie-Britannique au taux le plus élevé de 15,6 cigarettes au Québec.

Cigares : réguliers et petits cigares/cigarillos

Environ 3 % (1,0 million) de tous les Canadiens âgés de 15 ans et plus, 5 % (104 000) des jeunes âgés de 15 à 19 ans et 7 % (172 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont déclaré avoir fumé n'importe quel type de cigaresNote de bas de page 1 au cours des 30 derniers jours en 2013.

Cinq pour cent (5 % ou 55 000) de tous les fumeurs de cigares n'avaient pas l'âge légal pour acheter du tabac dans leur province de résidence.

Environ 3 % (759 000) des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont indiqué avoir fumé de petits cigares ou des cigarillos au cours des 30 derniers jours. Quatre pour cent (4 % ou 91 000) des jeunes canadiens âgés de 15 à 19 ans et 6 % (147 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont indiqué avoir fumé de petits cigares ou des cigarillos au cours des 30 derniers jours.

La réduction de l'attrait des petits cigares pour les jeunes est l'un des objectifs importants de la Loi sur le tabac, tel qu'elle a été modifiée en 2009 par la Loi restreignant la commercialisation du tabac auprès des jeunes. Ces modifications sont entrées en vigueur en 2010. Bien qu'il ne soit pas possible d'évaluer pleinement l'incidence de ces modifications sur le taux de consommation de petits cigares chez les jeunes uniquement en fonction de la prévalence, il est bon de souligner que le pourcentage de jeunes âgés de 15 à 19 ans ayant indiqué avoir fumé de petits cigares au cours des 30 derniers jours a diminué, pour passer de 8 %(183 000) en 2009 à 6 % (141 000) en 2010 et, plus récemment à 4 % (91 000) en 2013. Chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans ayant fumé de petits cigares ou des cigarillos en 2013, 62 % (56 000) avaient fumé de petits cigares ou des cigarillos aromatisés tandis que 19 % (17 000) avaient fumé de petits cigares ou des cigarillos aromatisés et non aromatisés.

Tabac à narguilé

En 2013, 10 % ou 2,8 millions de Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir déjà essayé du tabac à narguilé. Quatorze pour cent (14 % ou 296 000) de Canadiens âgés de 15 à 19 ans et 29 % (694 000) de jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont indiqué avoir déjà essayé du tabac à narguilé.

Moins de 1 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus (229 000), 3 % des jeunes âgés de 15 à 19 ans (63 000) et 4 % (86 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont déclaré avoir fumé du tabac à narguilé au cours des 30 derniers jours. Ces résultats étaient les mêmes qu'en 2012 et en 2011, soit la première fois où la question sur la consommation de tabac à narguilé au cours des 30 derniers jours a été posée.

Lorsque les Canadiens ayant déclaré avoir consommé du tabac à narguilé au cours des 30 derniers jours étaient invités à faire part de leurs croyances au sujet des risques et des avantages associés à la consommation de tabac à narguilé comparativement à la consommation de cigarettes, 34 % croyaient que le fait de fumer du tabac au moyen d'une pipe à eau était plus dangereux, 28 % croyaient que ce n'était pas plus ou moins dangereux et 38 % croyaient que le tabac à narguilé était moins dommageable que les cigarettes.

Tabac sans fumée

En 2013, 8 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont indiqué avoir déjà essayé des produits du tabac sans fumée. Six pour cent (6 %) ou 126 000 jeunes âgés de 15 à 19 ans et 10 % (233 000) de jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont indiqué avoir déjà essayé des produits du tabac sans fumée. La prévalence de la consommation de tabac sans fumée au cours des 30 derniers jours s'élevait à moins de 1 % chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus et à 1 % chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans.

Sources de cigarettes

Selon l'ECTAD de 2013, la plupart (58 %) des fumeurs actuels achetaient leurs cigarettes dans une petite épicerie, un dépanneur et une station-service (18 %). Deux pour cent (2 %) des fumeurs ont indiqué que leurs cigarettes provenaient des réserves des Premières Nations.

Quarante-deux pour cent (42 %) des jeunes fumeurs âgés de 15 à 19 ans se procuraient leurs cigarettes dans une petite épicerie, alors que 11 % d'entre eux les achetaient dans une station-service. Trente-deux pour cent (32 %) des jeunes obtenaient gratuitement leurs cigarettes d'un membre de la famille, d'un ami ou de quelqu'un d'autre.

Chez les Canadiens trop jeunes pour se procurer des cigarettes légalement dans leur province de résidence, 34 % obtenaient leurs cigarettes dans un point de vente au détail en 2013.

Cigarettes bon marché

L'ECTAD contient des questions au sujet des efforts déployés au cours des six derniers mois par les fumeurs pour acheter des cigarettes à bas prix. Dix pour cent (10 % ou 420 000 Canadiens) achetaient leurs cigarettes dans une réserve des Premières Nations et 2 % (79 000) achetaient des cigarettes qui avaient peut-être été passées en contrebande. Certains fumeurs déclaraient plus d'une source d'approvisionnement. Par conséquent, ces chiffres ne doivent pas être additionnés. Quinze pour cent (15 % ou 33 000) des jeunes âgés de 15 à 19 ans et 16 % (70 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans avaient acheté des cigarettes dans une réserve des Premières Nations au cours des six derniers mois.

Cigarettes électroniques

L'ECTAD est la première enquête nationale au Canada contenant des questions au sujet de l'utilisation de cigarettes électroniques. Dans l'ensemble, 9 % (2,5 millions) des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déjà essayé une cigarette électronique. Vingt pour cent (20 % ou 417 000) des jeunes âgés de 15 à 19 ans et 20 % (488 000) des jeunes adultes de 20 à 24 ans ont déjà essayé une cigarette électronique.

Le taux d'utilisation des cigarettes électroniques au cours des 30 derniers jours s'élevait à 2 % (521 000) chez les Canadiens de 15 ans et plus, à 3 % (54 000) chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans et à 4 % (95 000) chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans.

Parmi les Canadiens qui avaient déjà essayé une cigarette électronique, la majorité (55 % ou 1,3 million) ont déclaré que la dernière cigarette électronique qu'ils avaient utilisée ne contenait pas de nicotine, comparativement à 26 % (ou 650 000) qui ont déclaré avoir utilisé une cigarette électronique contenant de la nicotine. Dix-neuf pour cent (19 % ou 466 000) ont indiqué ne pas être certains.

Environ la moitié (51 % ou 696 000) des fumeurs actuels ou des anciens fumeurs qui ont déjà utilisé une cigarette électronique ont indiqué l'avoir utilisée pour faciliter l'abandon du tabac au cours des deux dernières années. L'ECTAD ne contenait pas de questions au sujet du taux de réussite de l'abandon du tabac au moyen de cigarettes électroniques.

Consommation et abus de drogues

En 2013, 11 % (3,1 millions) des Canadiens indiquaient avoir consommé au moins une des six drogues illicites au cours des 12 derniers mois (cannabis, cocaïne ou crack, amphétamines, ecstasy, hallucinogènes et héroïne). Ce chiffre est semblable à celui déclaré en 2012 (11 % ou 2.9 millions). Le taux de consommation chez les hommes (14 % ou 2,0 millions) était plus élevé que chez les femmes (8 % ou 1,0 million), tandis que le taux de consommation chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (23 % ou 473 000) et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (27 % ou 651 000) était environ trois fois plus élevé que celui déclaré chez les adultes (8 % ou 2,0 millions).

Deux pour cent (2 % ou 458 000) des Canadiens ont indiqué avoir consommé au moins une des cinq drogues illicites, à l'exception du cannabis, au cours des 12 derniers mois (cocaïne ou crack, amphétamines, ecstasy, hallucinogènes et héroïne) au cours des 12 derniers mois, soit un taux semblable à celui de 2012 (2 % ou 561 000). Le taux de consommation chez les hommes (2 % ou 342 000) était, environ, deux fois plus élevé que celui déclaré chez les femmes (1 % ou 116 000), tandis que le taux chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (5 % ou 86 000) et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (6 % ou 156 000) était considérablement plus élevé chez les adultes (1 % ou 216 000).

Consommation de cannabis

Le taux de prévalence de consommation de cannabis au cours de la dernière année chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus s'élevait à 11 % (3,1 millions) en 2013, soit le même taux que celui de 2012 (10 % ou 2.8 millions). Le taux de prévalence en 2013 chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (22 % ou 469 000) et chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (26 % ou 635 000) était plus élevé que chez les adultes de 25 ans et plus (8 % ou 1,9 million). Les jeunes ont commencé à consommer du cannabis à un plus jeune âge (15,1 ans) que les jeunes adultes (16,6 ans) et les adultes (18,3 ans).

Le taux de prévalence de consommation de cannabis au cours de la dernière année chez les hommes (14 % ou 2.0 millions) était plus élevé que chez les femmes (7 % ou 1,1 million). Il n'existait aucune différence entre les sexes en ce qui a trait à l'âge du début de la consommation (17,8 ans chez les hommes et 18,1 ans chez les femmes).

Le taux de prévalence de consommation de cannabis au cours de la dernière année variait entre les provinces, avec un taux le plus faible de 8 % en Saskatchewan et un taux le plus élevé de 13 % en Colombie-Britannique. Le taux de prévalence de consommation de cannabis au cours de la dernière année de chaque province a été comparé avec le taux de prévalence moyen des neuf autres provinces. Parmi les différentes provinces, le taux de prévalence en Saskatchewan était plus faible que le taux de prévalence moyen, tandis que celui de la Colombie-Britannique était plus élevé que la moyenne.

Consommation d'autres drogues illicites

En 2013, le taux de consommation des drogues les plus fréquemment mentionnées, après le cannabis, était estimé à moins de 1 % pour chacune des drogues (cocaïne ou crack [0,9 % ou 259 000], hallucinogènes [0,6 % ou 163 000], ecstasy [0,4 % ou 111 000], amphétamines et méthamphétamines [0,2 % ou 48 000]). Le taux de consommation de l'héroïne au cours de la dernière année était trop bas pour être mentionné. Il n'y a eu aucun changement dans la prévalence de la consommation de chacune de ces drogues entre 2013 et 2012.

Le taux de consommation de chacune des drogues illicites au cours de la dernière année était deux fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes (cocaïne ou crack [1,3 % chez les hommes et 0,5 % chez les femmes], hallucinogènes [0,9 % chez les hommes et 0,3 % chez les femmes], ecstasy [0,6 % chez les hommes et 0,1 % chez les femmes], amphétamines et méthamphétamines [0,2 % chez les hommes et 0,1 % chez les femmes]).

Consommation et abus de produits pharmaceutiques psychotropes

L'ECTAD contient des questions liées à l'abus de trois classes de produits pharmaceutiques psychoactifs, soit : analgésiques opiacés, stimulants (comme les médicaments prescrits pour traiter le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention) et tranquillisants et sédatifs. Même si ces médicaments sont prescrits à des fins thérapeutiques, les gens sont susceptibles d'en abuser en raison de leurs propriétés psychoactives. Afin d'établir un point de référence global pour la consommation de ces produits pharmaceutiques (dont l'usage thérapeutique et l'abus), les répondants devaient indiquer s'ils avaient utilisé des antidouleurs opioïdes, des stimulants ou des sédatifs. Chez les personnes qui avaient consommé ces types de médicaments, d'autres questions ont été posées pour déterminer si les médicaments avaient été utilisés à des fins autres que l'usage thérapeutique prescrit.

Le taux général de consommation de produits pharmaceutiques psychotropes chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus s'élevait à 22 % (6,4 millions), soit un taux inchangé par rapport  à celui de 2012 (24 % ou 6.6 millions). Le taux de consommation de ces produits chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans et les adultes âgés de 20 à 24 ans (18 % ou 383 000 et 20 % ou 476 000, respectivement) était plus bas que celui des adultes âgés de 25 ans et plus (23 % ou 5,5 millions). Le taux de prévalence chez les femmes (25 % ou 3,7 millions) était plus élevé que chez les hommes (19 % ou 2,7 millions).

En 2013, chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus ayant indiqué avoir consommé un médicament psychoactif au cours de la dernière année, 2 % (146 000 Canadiens, soit 0,5 % de la population) ont déclaré avoir abusé d'un tel médicament (c'est-à-dire pour l'expérience, l'effet qu'il cause, pour se « geler » ou pour d'autres raisons). Ces taux d'abus sont plus faibles que ceux de 2012 alors que 6,3 % des consommateurs (ce qui correspond à 1,5 % de la population) ont déclaré avoir abusé d'un tel médicament. Il n'y avait pas de différence entre les taux d'abus chez les hommes (3 % ou 75 000) et les femmes (2 % ou 71 000) qui avaient consommé ces produits au cours de la dernière année. Ces taux d'abus étaient plus élevés chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (10 % ou 36 000) et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (9 % ou 40 000) comparativement à ceux observés chez les adultes âgés de 25 ans et plus (1 % ou 70 000).

Analgésiques opioïdes

Parmi les trois catégories de produits pharmaceutiques, les analgésiques opioïdes ont été les produits les plus souvent consommés en 2013 avec un Canadien âgé de 15 et plus sur sept (15 % ou 4,3 millions) ayant déclaré en avoir consommé au cours des 12 mois précédant l'Enquête. Une diminution de la prévalence de la consommation d'analgésiques opioïdes au cours de la dernière année comparativement à celle de 2012 (17 %) a été observée.

Parmi les consommateurs d'analgésiques opioïdes, 2 % (99 000 Canadiens, ce qui représente 0,3 % de la population totale) ont déclaré avoir abusé de ces produits. Il s'agit d'une diminution comparativement au taux de 2012 (5 % des consommateurs ou 0,9 % de la population totale). Le taux taux d'abus chez les consommateurs d'analgésiques opioïdes s'élevait à 3 % (52 000) chez les hommes, tandis que le taux chez les femmes était trop bas pour être mentionné. Le taux d'abus chez les jeunes (âgés de 15 à 19 ans) qui avaient consommé des opioïdes s'élevait à 6 % (16 000), tandis que le taux d'abus chez les jeunes adultes (âgés de 20 à 24 ans) et les adultes (âgés de 25 ans et plus) ayant consommé des opioïdes était supprimée en raison de la forte variabilité d'échantillonnage.

L'ECTAD de 2013 contenait une question afin de déterminer si les consommateurs d'analgésiques opioïdes avaient modifié le médicament avant de le consommer : « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous modifié un analgésique avant de l'utiliser, par exemple avez-vous écrasé des comprimés en vue de les avaler, de les inhaler ou de les injecter? ». Même lorsque la question de « modification » était ajoutée à la définition d'abus, le taux d'abus d'analgésiques opioïdes demeurait inchangé.

Stimulants

En 2013, 1 % (256 000) des Canadiens âgés de 15 ans et plus avaient consommé un stimulant au cours des 12 derniers mois, ce qui représente une diminution comparativement au taux de 2012 (2 %). Le taux de prévalence chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (3 % ou 73 000) et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (2 % ou 45 000) était plus élevé que chez les adultes âgés de 25 ans et plus (1 % ou 138 000). Le taux de prévalence chez les hommes et les femmes était toutefois semblable (1 % ou 139 000 chez les hommes et 1 % ou 117 000 chez les femmes).

Seize pour cent (16 %) des gens qui ont consommé des stimulants (ou 39 000 des Canadiens, ce qui représente 0,1 % de la population totale) ont déclaré avoir abusé de ces produits, soit une diminution comparativement au taux de 2012 (40 % des consommateurs ou 168 000 des Canadiens ce qui représente 0,6 % de la population totale). Le taux d'abus chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans s'élevait à 32 % (20 000) et à 40 % (14 000) chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans, alors que le taux chez les adultes âgés de 25 ans et plus était trop bas pour être mentionné.

Sédatifs

Le taux de prévalence de consommation de sédatifs au cours de la dernière année chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus s'élevait à 10 % (3,0 millions), soit un taux semblable au taux déclaré en 2012 (10 % ou 2.8 millions). Le taux de prévalence d'une telle consommation est plus élevé chez les femmes (13 % ou 2,0 millions) que chez les hommes (7 % ou 1,0 million). Le taux de prévalence de consommation de sédatifs au cours de la dernière année était de deux à trois fois plus élevé chez les adultes âgés de 25 ans et plus (12 % ou 2,8 millions) que chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (4 % ou 75 000) et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (5 % ou 114 000). Trop peu de Canadiens ont déclaré avoir abusé de sédatifs, que ce soit pour l'expérience, l'effet que ces produits entraînent ou pour se « geler », pour que ce taux soit mentionné.

Méfaits causés par la consommation de drogues illicites

En 2013, 3 % (821 000) des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir vécu au moins un méfait causé par leur consommation de drogues illicites au cours de la dernière année, soit une augmentation par rapport au taux déclaré en 2012 (2 %). La prévalence de méfaits signalés dus à la consommation de drogue était deux fois plus élevée chez les hommes (4 % ou 544 000) que chez les femmes (2 % ou 277 000). La prévalence de méfaits signalés dus à leur consommation de drogue chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (8 % ou 170 000) et  chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (8 % ou 204 000) était quatre fois plus élevé par rapport aux adultes âgés de 25 ans et plus (2 % ou 447 000) ayant fait une déclaration semblable. Chez les utilisateurs actuels de drogues illicites et chez les personnes ayant déclaré avoir abusé de médicaments psychoactifs, une personne sur cinq (20 % ou 636 000) a déclaré avoir vécu des méfaits liés à leur consommation de drogues au cours de la dernière année, soit un taux inchangé par rapport à celui de 2012 (17 %).

Alcool

Prévalence de la consommation d'alcool

En 2013, 76 % (21,9 millions) des Canadiens ont indiqué avoir consommé de l'alcool au cours de la dernière année, soit un taux semblable à celui déclaré en 2012 (78 %). Un pourcentage plus élevé d'hommes que de femmes a déclaré avoir consommé de l'alcool au cours de la dernière année (81 % ou 11,5 millions comparativement à 71 % ou 10,4 millions, respectivement). Soixante pour cent (60 % ou 1,3 million) des jeunes âgés de 15 à 19 ans, 83 % (2,0 millions) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans et 77 % (18,6 millions) des adultes âgés de 25 ans et plus ont déclaré avoir consommé de l'alcool au cours de la dernière année.

Le taux de consommation dans les provinces varie de 73 % à Terre-Neuve-et-Labrador et en Ontario à 83 % au Québec. La prévalence de la consommation d'alcool au cours de la dernière année pour chaque province a été comparée à la prévalence moyenne des neuf autres provinces. Deux provinces (Terre-Neuve-et-Labrador et Ontario) avaient un taux de prévalence plus faible, tandis que le taux de consommation d'alcool au cours de la dernière année au Québec était plus élevé que la moyenne.

Consommation d'alcool à faible risque

Les Directives de consommation d'alcool à faible risque du CanadaNote de bas de page 2 (DCAFR) se composent de cinq directives et d'une série de conseils. Les directives 1 et 2 et les effets aigus et à long terme sont expliqués dans la section des définitions ci-après. Les personnes qui respectent les directives concernant la consommation d'alcool à faible risque ne dépassent pas la quantité d'alcool recommandée pendant le nombre de jours prescrit, tandis que les personnes qui excèdent les limites des directives consomment une quantité d'alcool supérieure à la quantité recommandée pendant la période définie. Les DCAFR se fondent sur la consommation d'alcool déclarée au cours des sept jours précédant l'étude.

Parmi les personnes qui ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, 21 % (soit 16 % de la population totale ou 4,4 millions de Canadiens) ont dépassé les limites de la directive 1 concernant les effets chroniques et 15 % (11 % de la population totale ou 3,1 millions de Canadiens) ont dépassé les limites de la directive 2 concernant les effets aigus. Un pourcentage plus élevé d'hommes que de femmes affichait des habitudes de consommation qui dépassaient les limites des deux directives. La limite de la directive concernant les risques d'effets chroniques a été dépassée par 23 % (2,6 millions) d'hommes consommateurs et par 18 % (1,8 million) de femmes consommatrices, tandis que la limite de la directive concernant les risques d'effet aigus a été dépassée par 18 % (2,0 millions) de buveurs et par 11 % (1,1 million) de buveuses. Les directives ont davantage été dépassées par les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans que par les jeunes âgés de 15 à 19 ans et les adultes âgés de 25 ans et plus. Vingt-neuf pour cent (29 % ou 575 000) de jeunes adultes buvant de l'alcool comparativement à 20 % de jeunes buveurs (245 000) et d'adultes buveurs (3,5 millions) dépassaient les limites de la directive concernant les effets chroniques, tandis que 23 % (457 000) jeunes adultes comparativement à 15 % (185 000) de jeunes buveurs et à 14 % (2,5 millions) d'adultes buveurs dépassaient les limites de la directive concernant les effets aigus.

Renseignements de référence

Statistique Canada a mené l'ECTAD au nom de Santé Canada. L'Enquête visait toutes les personnes âgées de 15 ans et plus vivant au Canada, à l'exception des résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

En vue de permettre des comparaisons provinciales d'une fiabilité relativement égale, la taille globale de l'échantillon de l'Enquête est répartie également entre les dix provinces canadiennes. Un échantillon d'environ 14 000 répondants (la taille approximative d'un échantillon pour une année entière de données) se compose de 7 000 personnes âgées de 15 à 24 ans et de 7 000 personnes âgées de 25 ans et plus, avec une répartition de 700 personnes dans chacun des deux groupes d'âge par province.

L'ECTAD est une enquête par composition aléatoire, où les numéros de téléphone sont générés de façon aléatoire et des entrevues sont menées par téléphone. Le taux de réponse à l'ECTAD de 2013 a été de 81,8 %. Aux fins du rapport, seules des analyses unidimensionnelles et bidimensionnelles ont été réalisées, ainsi que des tests-t statistiques aux fins de comparaison. Les données présentées dans le rapport ont été pondérées afin de permettre de généraliser les résultats à la population canadienne en utilisant le Recensement du Canada de 2011.

Pour en apprendre davantage au sujet de l'Enquête et de ses résultats, veuillez communiquer avec le Bureau de la recherche et de la surveillance, Direction des substances contrôlées et de la lutte au tabagisme, Santé Canada, indice de l'adresse 0301A, Ottawa (Ontario), K1A 0K9, ou envoyer un courriel à ORS_BRS@hc-sc.gc.ca.

Pour en apprendre davantage au sujet des fichiers de microdonnées à grande diffusion, veuillez communiquer avec le service à la clientèle de Statistique Canada, Division des enquêtes spéciales, (1-800-461-9050; 613-951-3321; télécopieur : 613-951-4527; ssd@statcan.gc.ca).

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