Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues (ECTAD) : sommaire des résultats pour 2017

Tableau des matières

Introduction

L'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues (ECTAD) est une enquête bisannuelle auprès de la population générale sur la consommation de tabac, d'alcool et de drogues chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus. L'ECTAD est menée par Statistique Canada au nom de Santé Canada.

La compréhension des tendances canadiennes relatives à la consommation de tabac, d'alcool et de drogues est essentielle à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l'évaluation efficaces des stratégies, politiques et programmes nationaux et provinciaux.

Le sommaire qui suit présente les résultats du troisième cycle bisannuel de collecte de données de l'ECTAD, qui a commencé en février 2017 et s'est terminé en décembre 2017. Les résultats pour 2017 se fondent sur les entrevues téléphoniques avec 16 349 répondants des dix provinces, représentant un total pondéré de 30,3 millions de résidents canadiens âgés de 15 ans et plus. Un ensemble de tableaux détaillés et certaines définitions utilisées dans le présent rapport sont également fournis.

Toutes les augmentations, diminutions et « différences » observées dans le texte ci-après représentent des variations statistiquement significatives. L'expression « statistiquement significatif » ne sera pas utilisée afin d'alléger le texte. Le terme « inchangé » s'applique aux différences qui ne sont pas statistiquement significatives.

L'un des principaux facteurs ayant une incidence sur les tests de signification statistique est la taille de l'échantillon ou du sous-groupe. Cela signifie que pour les sous-groupes de plus petite taille, comme les jeunes (de 15 à 19 ans) ou les jeunes adultes (de 20 à 24 ans), la différence nécessaire pour établir la signification statistique est beaucoup plus grande que celle dans un échantillon de plus grande taille, comme les adultes (25 ans et plus) ou la population canadienne (15 ans et plus).

Il convient de noter que là où est indiqué le nombre de personnes avec le taux de prévalence, il s'agit d'un estimé.

Consommation de produits du tabac et utilisation de cigarettes électroniques

Tabagisme actuel

La prévalence du tabagisme chez les fumeurs actuels en 2017 s'élevait à 15 % (4,6 millions de fumeurs), en hausse par rapport à 13 % (3,9 millions de fumeurs) en 2015. Un pourcentage plus élevé d'hommes (17 % ou 2,5 millions) que de femmes (13 % ou 2,1 millions) a déclaré être actuellement un fumeur. Onze pour cent (11 % ou 3,3 millions) des Canadiens ont indiqué fumer quotidiennement, tandis que 4 % (1,3 million) ont déclaré fumer occasionnellement. Les fumeurs quotidiens fumaient en moyenne 13,7 cigarettes par jour, inchangé par rapport à 2015 (13,8). Les fumeurs quotidiens fumaient en moyenne 14,9 cigarettes par jour, par rapport à 12,1 cigarettes par jour pour les fumeuses quotidiennes.

Tabagisme chez les jeunes (âgés de 15 à 19 ans)

En 2017, la prévalence du tabagisme chez les jeunes fumeurs actuels âgés de 15 à 19 ans s'élevait à 8 % (159 000), inchangé par rapport à 2015 (10 %). La prévalence de fumeurs actuels chez les jeunes hommes était de 10 %, soit un taux plus élevé que celui des jeunes femmes, qui s'élevait à 6 %. Trois pour cent (3 %) des jeunes ont déclaré fumer quotidiennement tandis que 5 % ont déclaré fumer à l'occasion. Les jeunes ayant déclaré fumer quotidiennement consommaient en moyenne 9,4 cigarettes par jour, inchangé par rapport à 2015. Il n'y avait aucune différence dans le nombre moyen de cigarettes que fumaient les jeunes hommes et les jeunes femmes fumant quotidiennement.

Tabagisme chez les jeunes adultes (âgés de 20 à 24 ans)

La prévalence du tabagisme actuel chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans s'élevait à 16 % (387 000) en 2017, inchangé par rapport à 2015 (18 %). La prévalence du tabagisme actuel chez les jeunes adultes de sexe masculin était de 20 %, ce qui est supérieur au taux de 11 % rapporté chez les femmes de ce groupe d'âge.

La prévalence de l'usage quotidien du tabac chez les jeunes adultes s'élevait à 9 %, alors que 7 % ont déclaré fumer occasionnellement. Le tabagisme quotidien chez les hommes (11 %) était plus élevé que chez les femmes (7 %). Les jeunes adultes ayant déclaré fumer quotidiennement consommaient en moyenne 10,7 cigarettes par jour, inchangé par rapport à 2015. Les jeunes adultes de sexe masculin ayant déclaré fumer quotidiennement consommaient en moyenne 12,1 cigarettes par jour, soit plus que les jeunes adultes de sexe féminin (8,2).

Tabagisme chez les adultes (âgés de 25 ans et plus)

Seize pour cent (16 %) des Canadiens âgés de 25 ans et plus étaient des fumeurs (4,0 millions), en hausse par rapport à 13 % (3,2 millions) en 2015. Il n'y avait aucune différence dans la prévalence du tabagisme actuel entre les hommes (17 %) et les femmes (14 %).

Il y a une augmentation de la prévalence du tabagisme quotidien chez les adultes, qui est passée de 10 % en 2015 à 12 % (3,0 millions) en 2017, alors que le tabagisme occasionnel est demeuré inchangé à 4 %. Il n'y avait aucune différence dans la prévalence du tabagisme quotidien entre les hommes adultes (13 %) et les femmes adultes (11 %). La prévalence du tabagisme quotidien est inchangée chez les hommes adultes (13 %) comparativement à 2015 (11 %), et elle a augmenté chez les femmes adultes (11 %) comparativement à 2015 (8 %).

Les adultes ayant déclaré fumer quotidiennement consommaient en moyenne 13,9 cigarettes par jour, inchangé par rapport à 2015. Les hommes adultes ayant déclaré fumer quotidiennement consommaient en moyenne 15,3 cigarettes par jour, soit plus que les femmes adultes (12,4).

Consommation de tout produit du tabac

L'enquête comportait des questions sur la consommation d'un certain nombre de produits du tabac au cours des 30 derniers jours, notamment : la cigarette (y compris au menthol), le cigare, le petit cigare ou cigarillo, le tabac sans fumée, le tabac à narguilé et la pipe.

En 2017, 18 % (5,3 millions) des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont dit avoir consommé au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours, en hausse par rapport à 15 % (4,6 millions) en 2015. La prévalence de la consommation d'au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours était de 9 % (185 000) chez les jeunes âgés de 15 à 19, en baisse par rapport à 13 % en 2015. Vingt et un pour cent (21 % ou 497 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont dit avoir consommé au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours, inchangé par rapport à 2015 (24 %). Chez les adultes de 25 ans et plus, la prévalence de la consommation d'au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours était de 18 % (4,6 millions), en hausse par rapport à 15 % en 2015. La consommation d'au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours était plus élevée chez les hommes (21 % ou 3,1 millions) que chez les femmes (14 % ou 2,2 millions).

Cigarettes au mentholNote de bas de page 1

Parmi les Canadiens âgés de 15 ans et plus, 1 % (434 000) ont déclaré avoir fumé des cigarettes au menthol au cours des 30 derniers jours, inchangé par rapport à 2015 (2 % ou 476 000). La consommation de cigarettes au menthol au cours des 30 derniers jours est est demeurée inchangée par rapport à 2015 chez les jeunes de 15 à 19 ans (1 % ou 18 000) et chez les adultes de 25 ans et plus (1 % ou 375 000). La prévalence de la consommation de cigarettes au menthol au cours des 30 derniers jours était de 2 % (41 000) chez les jeunes adultes de 20 à 24 ans, en baisse par rapport à 4 % en 2015. Il n'y avait aucune différence dans la prévalence de la consommation de cigarettes au menthol au cours des 30 derniers jours entre les hommes et les femmes.

Parmi les Canadiens âgés de 15 ans et plus ayant déclaré avoir fumé des cigarettes au menthol au cours des 30 derniers jours, près du tiers (29 % ou 126 000) ont dit qu'il s'agissait de leur marque de cigarettes habituelle.

Cigares

En 2017, 2 % (577 000) des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir fumé n'importe quel type de cigareNote de bas de page 2 au cours des 30 derniers jours, inchangé par rapport à 2015 (2 %). La prévalence de la consommation de n'importe quel type de cigare au cours des 30 derniers jours était de 3 % (55 000) chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans, de 5 % (119 000) chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans et de 2 % (403 000) chez les adultes âgés de 25 ans et plus; inchangé dans tous les cas par rapport à 2015.

En 2017, 1 % (414 000) des Canadiens de 15 ans et plus ont déclaré avoir consommé des petits cigares ou cigarillos au cours des 30 derniers jours, inchangé par rapport à 2015 (2 %). Deux pour cent (2 % ou 45 000) des jeunes Canadiens âgés de 15 à 19 ans, 4 % (89 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans et 1 % (280 000) des adultes âgés de 25 ans et plus ont déclaré avoir consommé des petits cigares ou des cigarillos au cours des 30 derniers jours; inchangé dans tous les cas par rapport à 2015.

Chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans ayant déclaré avoir fumé de petits cigares ou des cigarillos au cours des 30 derniers jours, 61 % (26 000) ont dit avoir fumé un petit cigare ou cigarillo aromatisé.

Tabac à narguilé

L'utilisation du tabac à narguilé au cours des 30 derniers jours a été déclarée par 1 % (208 000) des Canadiens âgés de 15 ans et plus, inchangé par rapport à 2015. Un pour cent (1 % ou 30 000) des jeunes âgés de 15 à 19 ans et 3 % (75 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont dit avoir consommé du tabac à narguilé au cours des 30 derniers jours. La prévalence de l'utilisation du tabac à narguilé au cours des 30 derniers jours chez les adultes âgés de 25 ans et plus n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon.

Tabac sans fumée

En 2017, la prévalence de la consommation de tabac sans fumée au cours des 30 derniers jours s'élevait à 1 % (225 000) chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus. Deux pour cent (2 %) des jeunes âgés de 15 à 19 ans et 1 % des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont dit avoir consommé du tabac sans fumée au cours des 30 derniers jours. Ces résultats demeurent inchangés par rapport à 2015. La prévalence de l'utilisation du tabac sans fumée au cours des 30 derniers jours chez les adultes âgés de 25 ans et plus n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon.

Sources de cigarettes

En 2017, les fumeurs actuels devaient préciser l'endroit où ils achetaient habituellement leurs cigarettes La majorité (71%) ont déclaré les avoir achetés dans une petite épicerie ou un dépanneur, inchangé par rapport à 2015. Quatorze pour cent (14 %) des fumeurs actuels ont acheté leurs cigarettes au supermarché ou dans un autre commerce, 7 % ont été données leurs cigarettes auprès de membres de la famille, d'amis ou d'autres personnes, 3 % ont acheté dans une réserve des Premières Nations, et 1 % ont acheté auprès d'amis ou d'une autre personne connue; inchangé dans tous les cas par rapport à 2015.

Chez les Canadiens trop jeunes pour acheter des cigarettes légalement dans leur province de résidence, 50 % ont déclaré se procurer habituellement leurs cigarettes dans un point de vente au détail régulier et 44 % ont déclaré se les procurer habituellement auprès de leur réseau social par exemple gratuitement auprès d'un membre de la famille; inchangé dans les deux cas par rapport à 2015.

Neuf pour cent (9 % ou 401 000) des fumeurs actuels âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir acheté des cigarettes dans une réserve des Premières Nations au cours des six derniers mois; inchangé par rapport à 2015. Onze pour cent (11 %) des jeunes fumeurs âgés de 15 à 19 ans, 10 % des jeunes fumeurs adultes âgés de 20 à 24 ans et 9 % des fumeurs adultes âgés de 25 ans et plus ont déclaré avoir fait de tels achats.

Abandon du tabagisme

En 2017, 26 % (7,8 millions) des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont dit être d'anciens fumeurs. Six pour cent (6 % ou 462 000) des anciens fumeurs avaient renoncé au tabac au cours de la dernière année (abandon à court terme), alors que les 94 % restant (7,3 millions) avaient renoncé au tabac au moins un an plus tôt (abandon à long terme); inchangé dans les deux cas par rapport à 2015.

Chez les fumeurs quotidiens de cigarette âgés de 15 ans et plus, 44 % (1,4 million) avaient tenté avec succès de cesser de fumer pendant 24 heures à une reprise au cours de la dernière année, inchangé par rapport à 2015. Plus du quart des fumeurs quotidiens (28 %) avaient tenté de cesser de fumer à au moins deux reprises, aussi inchangé par rapport à 2015.

À la question de savoir s'ils envisageaient de cesser de fumer, 57 % (1,8 million) des fumeurs quotidiens ont déclaré qu'ils envisageaient de cesser de fumer au cours des six mois suivants, inchangé par rapport à 2015. Parmi ce groupe, 35 % (597 000) envisageaient de cesser de fumer au cours des 30 jours suivants, aussi inchangé par rapport à 2015.

Cigarettes électroniques

En 2017, 15 % (4,6 millions) des Canadiens âgés de 15 ans et plus avaient déjà essayé une cigarette électronique, en hausse par rapport à 13 % (3,9 millions) en 2015. Vingt-trois pour cent (23 % ou 460 000) des jeunes âgés de 15 à 19 ans, et 29 % (704 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ont déjà essayé une cigarette électronique, inchangé dans les deux cas par rapport à 2015. Treize pour cent (13 % ou 3,5 millions) des adultes âgés de 25 ans et plus avaient déjà essayé une cigarette électronique, en hausse par rapport à 2015 (11 %). Dix-neuf pour cent (19 % ou 2,2 millions) des hommes avaient déjà essayé une cigarette électronique, soit plus que les femmes (12 % ou 1,8 million).

Le taux d'utilisation des cigarettes électroniques au cours des 30 derniers jours s'élevait à 3 % (863 000) chez les Canadiens de 15 ans et plus, inchangé par rapport à 2015. Six pour cent (6 % ou 127 000) des jeunes âgés de 15 à 19 ans, 6 % (145 000) des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans et 2 % (590 000) des adultes âgés de 25 ans et plus ont utilisé la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours; inchangé dans tous les cas par rapport à 2015.

Parmi les utilisateurs de la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours, 65 % (557 000) étaient des fumeurs actuels, 20 % (173 000) d'anciens fumeurs et 15 % (133 000) n'avaient jamais fumé. Parmi les personnes n'ayant jamais fumé, 58 % (77 000) étaient des jeunes âgés de 15 à 19 ans, et 33 % (45 000) étaient de jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans. La prévalence de l'utilisation de la cigarette électronique au cours des 30 derniers jours chez les adultes âgés de 25 ans et plus n'ayant jamais fumé n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon.

Chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus qui ont utilisé une cigarette électronique au cours des 30 derniers jours, 43 % ont dit avoir opté pour une saveur de fruit la dernière fois qu'ils ont utilisé une cigarette électronique, 22 %, pour une saveur de tabac et 14 %, pour une saveur de bonbon/dessert. La plupart des jeunes âgés de 15 à 19 ans (69 %) et des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (62 %) ont déclaré avoir opté pour une saveur de fruit, tandis que chez les adultes de 25 ans et plus, 33 % ont déclaré avoir opté pour une saveur de fruit et 29 %, pour une saveur de tabac.

Parmi les Canadiens ayant déjà essayé une cigarette électronique, 64 % (3,0 millions) ont déclaré que la dernière cigarette électronique qu'ils avaient utilisée contenait de la nicotine, 24 % (1,1 million) ont déclaré avoir utilisé une cigarette électronique ne contenant pas de nicotine et 12 % (546 000) ont indiqué ne pas être certains.

Trente-deux pour cent (32 % ou 1,1 million) des fumeurs actuels ou des anciens fumeurs ont indiqué avoir déjà utilisé les cigarettes électroniques pour faciliter l'abandon du tabac au cours des deux dernières années. L'ECTAD ne contenait pas de questions au sujet du taux de réussite de l'abandon du tabac au moyen de cigarettes électroniques.

Sources de cigarettes électroniques et raisons de leur utilisation

Près de la moitié des personnes (49 % ou 2,2 millions) ayant déjà essayé une cigarette électronique ont déclaré qu'ils l'avaient empruntée à un ami ou à un membre de leur famille, qu'ils l'avaient partagée avec ceux-ci ou l'avaient achetée de ceux-ci. Vingt-trois pour cent (23 % ou 1,0 million) l'avaient achetée dans un magasin ou salon de vapotage et 12 % (546 000) l'avaient achetée dans un dépanneur ou une station-service.

Parmi les utilisateurs de cigarettes électroniques au cours des 30 derniers jours, les raisons les plus fréquemment invoquées pour utiliser des cigarettes électroniques étaient les suivantes : l'utilisation des cigarettes électroniques aide les personnes à cesser de fumer (69 %), les cigarettes électroniques peuvent être moins nuisibles que les cigarettes (58 %) et les cigarettes électroniques peuvent être moins nuisibles que les cigarettes pour les personnes autour d'eux (56 %). Les répondants pouvaient choisir plus d'une réponse.

Perception du risque des cigarettes et des cigarettes électroniques

Les Canadiens devaient indiquer à quel point ils pensent qu'une personne risque de nuire à sa santé lorsqu'elle fume des cigarettes ou utilise une cigarette électronique.

Le fait de fumer la cigarette de temps en temps était perçu comme un « risque modéré » ou un « risque important » par la plupart des Canadiens (64 %). La majorité (85 %) estimait que le fait de fumer la cigarette régulièrement présente un « risque important ».

Près de la moitié (48 %) des Canadiens pensaient que l'utilisation d'une cigarette électronique de temps en temps présentait un « risque modéré » ou un « risque important ». Soixante-cinq pour cent (65 %) des Canadiens estimaient que le fait d'utiliser la cigarette électronique régulièrement présentait un « risque modéré » ou un « risque important ». Près du quart des Canadiens ne connaissaient pas le risque pour la santé associé à l'utilisation de la cigarette électronique de temps en temps (23 %) ou régulièrement (24 %).

Provinces

La prévalence provinciale du tabagisme actuel chez les personnes âgées de 15 ans et plus variait d'une province à l'autre, le plus faible étant de 12 % à l'Île-du-Prince-Édouard, et le plus élevé, de 20 % à Terre-Neuve-et-Labrador. La consommation moyenne de cigarettes par jour chez les fumeurs quotidiens variait du taux le plus faible de 12,7 cigarettes par jour en Ontario au taux le plus élevé de 18,6 cigarettes à Terre-Neuve-et-Labrador.

La consommation d'au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours (cigarettes, cigares, petits cigares ou cigarillos, tabac sans fumée, tabac à narguilé et pipe) variait d'une province à l'autre, la plus faible étant de 16 % en Ontario et à l'Île-du-Prince-Édouard et la plus élevée, de 22 % à Terre-Neuve-et-Labrador et en Saskatchewan.

Le taux d'utilisation des cigarettes électroniques au cours des 30 derniers jours variait du taux le plus faible de 2 % à Terre-Neuve-et-Labrador et en Ontario au taux le plus élevé de 6 % au Nouveau-Brunswick.

Consommation de drogues

L'enquête comportait des questions sur la consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois, soit du cannabis, de la cocaïne ou du crack, de l'ecstasy, des amphétamines ou méthamphétamines, des hallucinogènes et de l'héroïne.

La prévalence de la consommation d'au moins une des six drogues illégales au cours des 12 derniers mois était de 15 % (4,5 millions), en hausse par rapport à 13 % (3,7 millions) en 2015. Cette augmentation résulte d'une hausse de la consommation du cannabis et de la cocaïne entre les deux cycles d'enquête.

Dans l'ensemble, la prévalence de la consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les hommes (19 % ou 2,8 millions) que chez les femmes (11 % ou 1,7 million). La consommation d'au moins une des six drogues illégales au cours des 12 derniers mois était également plus élevée chez les jeunes de 15 à 19 ans (20 % ou 396 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (35 % ou 816 000), que chez les adultes de 25 ans et plus (13 % ou 3,3 millions).

Consommation de cannabis

Le cannabis a été la drogue illégale la plus consommée.

En 2017, la prévalence de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois était de 15 % (4,4 millions), en hausse par rapport à 2015 (12 % ou 3,6 millions) et à 2013 (3,1 millions). En 2017, la prévalence de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les hommes (19 % ou 2,7 millions) que chez les femmes (11 % ou 1,7 million); ces résultats correspondent à ceux qui ont été obtenus au cours des cycles précédents. La prévalence de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois chez les hommes a augmenté par rapport à 2015 (15 %), tandis que chez les femmes, elle est demeurée inchangée.

La prévalence de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les jeunes de 15 à 19 ans (19 % ou 390 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (33 % ou 780 000) que chez les adultes de 25 ans et plus (13 % ou 3,2 millions). La consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois chez les adultes de 25 ans et plus a augmenté par rapport à 2015 (10 %), tandis que chez les jeunes de 15 à 19 ans et les jeunes adultes de 20 à 24 ans, elle est demeurée inchangée. L'âge moyen pour commencer à consommer du cannabis était de 18 ans chez les hommes, inchangé par rapport à 2015, et de 19 ans chez les femmes, en hausse par rapport à 2015 (18 ans).

Parmi les gens qui ont consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, 37 % (1,6 million) ont déclaré en avoir consommé à des fins médicales, en hausse par rapport à 24 % (831 000) en 2015. L'enquête n'a recueilli aucune donnée sur la façon dont ces personnes se sont procuré le cannabis consommé à des fins médicales.

Parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois, la majorité l'avait fumé, soit 91 % ou 4 millions. Voici d'autres méthodes de consommation fréquentes : mélanger du cannabis avec du tabac (22 % ou 942 000), chasing (fumer un joint, puis tout de suite après fumer un produit du tabac - 34 % ou 1,5 million), consommer du cannabis dans un aliment (brownies, etc. - 38 % ou 1,6 million), et vaporiser le cannabis (29 % ou 1,3 million). Les personnes qui ont déclaré avoir consommé du cannabis pouvaient avoir essayé plus d'une méthode de consommation au cours des 12 derniers mois.

La majorité (75 % ou 3,3 millions) des personnes qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois a dit en avoir consommé au cours des trois derniers mois, en hausse par rapport à 2015 (72 % ou 2,6 millions). Parmi les personnes qui ont consommé du cannabis au cours des trois derniers mois, bon nombre ont déclaré en consommer chaque jour ou presque (32 % ou 1 million, inchangé par rapport à 33% ou 840 000 en 2015).

La prévalence provinciale de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois allait de 11 % (750 000) au Québec à 23 % (940 000) en Colombie-Britannique.

Consommation d'autres drogues illégales

On a demandé aux répondants s'ils avaient consommé des drogues illégales au cours des 12 derniers mois, soit de la cocaïne ou du crack, de l'ecstasy, des amphétamines ou méthamphétamines, des hallucinogènes et de l'héroïne. Cette section exclut le cannabis.

La consommation d'au moins une de ces cinq drogues illégales au cours des 12 derniers mois était de 3 % (987 000), en hausse comparativement à 2 % (678 000) en 2015 et à 2 % (458 000) en 2013. Cette augmentation est associée à une hausse de la consommation de cocaïne comparativement à 2015 et à 2013.

Dans l'ensemble, la prévalence de la consommation de ces drogues illégales au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les hommes (5 % ou 719 000) que chez les femmes (2 % ou 268 000). La consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois a augmenté à la fois chez les hommes et chez les femmes par rapport à 2015 (5 % par rapport à 3 % et 2 % par rapport à 1 %, respectivement).

La prévalence de la consommation d'au moins une de ces cinq drogues illégales était plus élevée chez les jeunes de 15 à 19 ans (4 % ou 81 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (10 % ou 241 000) que chez les adultes de 25 ans et plus (3 % ou 665 000).

Bien que la consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois soit demeurée faible, la prévalence de la consommation de cocaïne a connu une hausse; 2 % (730 000) des Canadiens ont dit avoir consommé de la cocaïne, en hausse par rapport à 1 % (353 000) en 2015 et à 1 % (259 000) en 2013. La consommation de cocaïne chez les adultes de 25 ans et plus était de 2 % en 2017, en hausse par rapport à 1 % en 2015 et à 1 % en 2013. Il n'y a eu aucun changement dans la prévalence de la consommation d'hallucinogènes (1 % ou 443 000) ou d'ecstasy (1 % ou 271 000). La prévalence de la consommation d'héroïne, d'amphétamines ou de méthamphétamines, ou de salvia n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon.

Au cours des 12 derniers mois, davantage d'hommes que de femmes ont consommé de la cocaïne (4 % d'hommes par rapport à 1 % de femmes) et des hallucinogènes (2 % d'hommes par rapport à 1 % de femmes).

Consommation et usage problématique de produits pharmaceutiques psychoactifs

L'ECTAD contient des questions liées à la consommation et à l'usage problématique de trois classes de produits pharmaceutiques psychoactifs : les analgésiques opiacés, les stimulants (comme les médicaments prescrits pour traiter le trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention) et les tranquillisants et sédatifs. Même si ces produits pharmaceutiques sont prescrits à des fins thérapeutiques, les gens sont susceptibles d'en faire un usage problématique en raison de leurs propriétés psychoactives.

Parmi les répondants qui ont dit avoir consommé des produits pharmaceutiques psychoactifs, d'autres questions ont été posées pour déterminer si les médicaments avaient été utilisés à des fins autres que l'usage thérapeutique prescrit, c'est-à-dire pour l'expérience, l'effet qu'il cause, pour se « geler », pour se sentir mieux (améliorer son humeur) ou pour composer avec le stress ou les problèmes. Dans le texte ci-dessous, cet usage non thérapeutique sera désigné par l'expression « usage problématique ».

Dans l'ensemble, la prévalence de l'usage de produits pharmaceutiques psychoactifs chez les Canadiens de 15 ans et plus s'élevait à 22 % (6,5 millions), inchangé par rapport à 2013 (22 % ou 6,2 millions). En 2017, la prévalence de la consommation de produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les femmes (24 % ou 3,6 millions) que chez les hommes (20 % ou 2,9 millions). Cette prévalence était plus faible chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (17 % ou 332 000) que chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (21 % ou 492 000) et les adultes âgés de 25 ans et plus (23 % ou 5,7 millions). La prévalence de la consommation de produits pharmaceutiques psychoactifs chez les hommes et les femmes était inchangée par rapport à 2015 (18 % ou 2,6 millions d'hommes et 25 % ou 3,6 millions de femmes). La prévalence de la consommation pour chaque catégorie d'âge était inchangée par rapport à 2015 : 15 % (311 000) de jeunes de 15 à 19 ans; 19 % (455 000) de jeunes adultes de 20 à 24 ans; et 22 % (5,5 millions) d'adultes de 25 ans et plus.

En 2017, parmi les personnes ayant indiqué avoir consommé des produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois, 5 % (302 000) ont déclaré avoir fait un usage problématique d'un tel médicament (c'est-à-dire l'avoir consommé pour l'expérience, l'effet qu'il cause, pour « geler » ou pour d'autres raisons). La prévalence de l'usage problématique de produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois chez les personnes en ayant consommé en 2017 n'a pu être rapportée chez les femmes et les adultes âgés de 25 ans et plus en raison de la petite taille de l'échantillon. Un pour cent (1 % ou 336 000) de la population de 15 ans et plus a fait un usage problématique de produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois, en hausse par rapport à 2015 (0,6 % ou 173 000Note de bas de page 3).

Analgésiques opioïdes

Parmi les trois catégories de produits pharmaceutiques psychoactifs, les analgésiques opioïdes ont été les produits le plus souvent consommés; 12 % (3,5 millions) des Canadiens de 15 ans et plus ont déclaré en avoir consommé au cours des 12 derniers mois, inchangé par rapport à 2015 (13 % ou 3,8 millions). Il n'y avait aucune différence dans la prévalence de la consommation d'analgésiques opioïdes au cours des 12 derniers mois entre les femmes (12 % ou 1,8 million) et les hommes (11 % ou 1,6 million) ni de différence par rapport aux résultats de 2015 (14 % ou 2 millions et 12 % ou 1,7 million, respectivement).

Sur les 12 % de Canadiens ayant consommé des analgésiques opioïdes au cours des 12 derniers mois, 3 % (100 000) ont déclaré en avoir fait un usage problématique. Parmi tous les Canadiens âgés de 15 ans et plus, la prévalence de l'usage problématique d'opioïdes n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon. La prévalence de l'usage problématique d'opioïdes n'a pas non plus être rapportée chez les femmes, les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans et les adultes âgés de 25 ans et plus dans l'ensemble de la population en raison de la petite taille de l'échantillon.

Stimulants

Les stimulants sont définis comme des produits qui peuvent être obtenus auprès d'un médecin, notamment Ritalin, Concerta, Adderall, Dexedrine ou d'autres produits, et qui sont prescrits pour le traitement des problèmes d'attention ou de concentration (comme le trouble d'hyperactivité avec trouble déficitaire de l'attention).

En 2017, 2 % (714 000) des Canadiens de 15 ans et plus ont dit avoir consommé un stimulant au cours des 12 derniers mois, en hausse par rapport à 2015 (1 % ou 338 000) et à 2013 (1 % ou 256 000). Il n'y avait aucune différence entre les hommes et les femmes (3 % ou 418 000 hommes et 2 % ou 296 000 femmes). La consommation de stimulants au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les jeunes de 15 à 19 ans (5 % ou 108 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (6 % ou 128 000) que chez les adultes de 25 ans et plus (2 % ou 478 000).

Parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé des stimulants au cours des 12 derniers mois, 19 % (103 000) ont déclaré en avoir fait un usage problématique, ce qui représente moins de 1 % (0,3 %) des Canadiens de 15 ans et plus. L'usage problématique des stimulants est plus élevé chez les hommes que chez les femmes (0,6 % ou 81 000 comparativement à 0,1 % ou 21 000, respectivementNote de bas de page 4). La prévalence de l'usage problématique de stimulants chez les personnes en ayant consommé au cours des 12 derniers mois était de 18 % (19 000) chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans et de 41 % (43 000) les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans. Ces statistiques demeurent inchangées comparativement à 2015 pour les jeunes âgés de 15 à 19 ans (22 % ou 20 000) et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (41 % ou 37 000). La prévalence chez les adultes âgés de 25 ans et plus n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon.

Sédatifs

En 2017, 12 % (3,5 millions) des Canadiens de 15 ans et plus ont déclaré avoir consommé des sédatifs au cours des 12 derniers mois, inchangé par rapport à 2015 (11 % ou 3,1 millions). La prévalence de cette consommation déclarée était plus élevée chez les femmes (14 % ou 2,1 millions) que chez les hommes (9 % ou 1,3 million), inchangé dans les deux cas par rapport à 2015 (14 % ou 2 millions et 7 % ou 176 000, respectivement). La consommation de sédatifs au cours des 12 derniers mois était plus élevée chez les adultes de 25 ans et plus (13 % ou 3,2 millions) que chez les jeunes de 15 à 19 ans (5 % ou 101 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (8 % ou 176 000).

En 2017, parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé des sédatifs au cours des 12 derniers mois, 1 % (49 000) ont dit en avoir consommé pour se « geler ». Cela représente moins de 1 % (0,2 %) de la population de 15 ans et plus, inchangé par rapport à 2015 (0,3 %). La prévalence de la consommation de sédatifs pour se « geler » chez les femmes et les adultes de 25 ans et plus n'a pu être rapportée en raison de la petite taille de l'échantillon. Parmi les personnes ayant déclaré avoir consommé des sédatifs, les jeunes âgés de 15 à 19 ans (15 % ou 15 000) ont rapporté le taux de prévalence le plus élevé de la consommation de sédatifs pour se « geler », et sont suivis des jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans (11 % ou 19 000).

Méfaits causés par la consommation de drogues illégales

On a demandé aux répondants s'il y a déjà eu un moment où ils ont eu l'impression que leur consommation de drogues illégales avait un effet néfaste sur un des huit facteurs suivants : santé physique, relations amicales et vie sociale, situation financière, vie familiale ou conjugale, travail, études ou possibilités d'emploi, problèmes juridiques, problèmes d'apprentissage ou problèmes de logement.

Dans l'ensemble, 4 % (820 000) des Canadiens de 15 ans et plus ont dit avoir vécu au moins un méfait causé par leur consommation de drogues illégales au cours des 12 derniers mois, en hausse par rapport à 2015 (3 % ou 819 000). La prévalence de méfaits déclarés qui sont attribuables à leur propre consommation de drogue illégale était plus élevée chez les hommes (6 % ou 518 000) que chez les femmes (3 % ou 302 000), hausse dans les deux cas par rapport à 2015 (4 % ou 540 000 et 2 % ou 278 000, respectivement). Les jeunes âgés de 15 à 19 ans (5 % ou 100 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (10 % ou 192 000) ont dit avoir vécu des méfaits dus à leur propre consommation de drogue dans une proportion plus élevée que les adultes de 25 ans et plus (3 % ou 527 000). La prévalence chez les adultes âgés de 25 ans et plus a augmenté par rapport à 2015 (2 % ou 498 000).

La prévalence des méfaits déclarés était plus élevée chez les personnes ayant à la fois consommé l'une ou l'autre des drogues illégales et fait un usage problématique de produits pharmaceutiques psychoactifs. Parmi les personnes qui ont consommé des drogues illégales au cours des 12 derniers mois et qui ont déclaré avoir fait un usage problématique de produits pharmaceutiques psychoactifs au cours des 12 derniers mois, 18 % (820 000) ont déclaré avoir vécu certains méfaits liés à leur consommation de drogues au cours des 12 derniers mois. Chez les femmes qui avaient consommé des drogues illégales et fait un usage problématique de produits pharmaceutiques psychotropes au cours des 12 derniers mois, la prévalence des méfaits qu'elles ont déclaré avoir vécus au cours des 12 derniers mois a augmenté (18 % ou 302 000 en 2017 comparativement à 11 % ou 164 000 en 2015).

Alcool

L'enquête comportait des questions sur la consommation d'alcool, notamment sur la quantité d'alcool consommée.

Prévalence de la consommation d'alcool

En 2017, 78 % (23,3 millions) des Canadiens ont indiqué avoir consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, inchangé par rapport à 2015 (77 % ou 22,7 millions). Il n'y avait aucune différence dans la prévalence de la consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois entre les hommes et les femmes (79 % ou 11,6 millions et 77 % ou 11,6 millions, respectivement). La consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois a augmenté chez les femmes par rapport à 2015 (73 % ou 10,9 millions). La prévalence de la consommation d'alcool chez les jeunes adultes de 20 à 24 ans (83 %) était plus élevée que chez les jeunes de 15 à 19 ans (57 %) et les adultes de 25 ans et plus (79 %). La prévalence de la consommation d'alcool pour chaque catégorie d'âge (c.-à-d. jeunes âgés de 15 à 19 ans, jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans et adultes de 25 ans et plus) était inchangée par rapport à 2015.

La prévalence provinciale de la consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois allait de 68 % (85 000) à l'Île-du-Prince-Édouard à 84 % au Québec (5,8 millions). Dans toutes les provinces, la prévalence de la consommation d'alcool est demeurée inchangée par rapport à 2015.

Consommation d'alcool à faible risque

Les Directives de consommation d'alcool à faible risque du CanadaNote de bas de page 5 (DCAFR) se composent de cinq directives et d'une série de conseils. Les directives 1 et 2 et les effets aigus et à long terme sont expliqués dans la section des définitions. Les personnes qui respectent les directives concernant la consommation d'alcool à faible risque ne dépassent pas la quantité d'alcool recommandée pendant le nombre de jours prescrit, tandis que les personnes qui excèdent les limites des directives consomment une quantité d'alcool supérieure à la quantité recommandée pendant la période définie. Les DCAFR se fondent sur la consommation d'alcool déclarée au cours des sept jours précédant l'étude.

Parmi les Canadiens qui ont consommé de l'alcool au cours des 12 derniers mois, 21 % (soit 16 % de la population de 15 ans et plus ou 4,7 millions) ont dépassé les limites de la directive 1 concernant les effets chroniques et 15 % (soit 11 % de la population de 15 ans et plus ou 3,3 millions) ont dépassé les limites de la directive 2 concernant les effets aigus. Un pourcentage plus élevé d'hommes que de femmes affichaient des habitudes de consommation qui dépassaient les limites des deux directives. La limite de la directive concernant les risques d'effets chroniques a été dépassée par 22 % (2,5 millions) des hommes qui boivent et par 19 % (2,1 millions) des femmes qui boivent, tandis que la directive concernant les effets aigus a été dépassée par 17 % (1,9 million) des hommes qui boivent et par 13 % (1,5 million) des femmes qui boivent.

Les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans avaient un comportement lié à la consommation d'alcool plus risqué que celui des jeunes âgés de 15 à 19 ans et des adultes âgés de plus de 25 ans. Vingt-neuf pour cent (29 % ou 552 000) des jeunes adultes qui boivent ont dépassé les limites de la directive concernant les effets chroniques. À titre comparatif, 18 % (203 000) des jeunes qui boivent et 20 % (3,9 millions) des adultes qui boivent ont dépassé cette directive. La directive concernant les effets aigus a été dépassée par 24 % (450 000) des jeunes adultes qui boivent comparativement à 12 % (130 000) des jeunes qui boivent et à 14 % (2,7 millions) des adultes qui boivent.

La prévalence de la consommation d'alcool à risque est inchangée par rapport à 2015.

Renseignements de référence

Statistique Canada a mené l'ECTAD au nom de Santé Canada. L'Enquête visait toutes les personnes âgées de 15 ans et plus vivant au Canada, à l'exception des résidents du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut et des résidents institutionnalisés à temps plein.

Un échantillon d'environ 16 000 répondants (la taille approximative d'un échantillon pour une année entière de données) se compose d'environ 10 000 personnes âgées de 15 à 24 ans et de 6 000 personnes âgées de 25 ans et plus dans tout le Canada.

L'ECTAD est une enquête téléphonique, et l'échantillon a été obtenu au moyen du Service de la base de sondage pour les enquêtes auprès des ménages. L'avantage de cette base de sondage est l'inclusion des numéros de téléphone cellulaire. Le taux de réponse du ménage a été de 50,7 % et le taux de réponse de la personne, de 70,4 %, ce qui donne un taux de réponse global de 35,7 % pour le cycle de l'ECTAD de 2017. Aux fins du rapport, seules des analyses unidimensionnelles et bidimensionnelles ont été réalisées, ainsi qu'un test-t statistique pour déterminer si les résultats sont statistiquement significatifs l'un par rapport à l'autre. Les données présentées dans ce rapport ont été pondérées afin de permettre de généraliser les résultats à la population canadienne en utilisant le Recensement du Canada de 2011.

Pour en apprendre davantage au sujet de l'Enquête, veuillez communiquer avec le Bureau de la recherche et de la surveillance sur les drogues, Direction des substances contrôlées, Santé Canada, indice de l'adresse 0302A, Ottawa, Ontario K1A 0K9, ou envoyer un courriel à odss.bssd@hc-sc.gc.ca.

Pour en apprendre davantage au sujet des fichiers de microdonnées à grande diffusion, veuillez communiquer avec le service à la clientèle de Statistique Canada, Division des enquêtes spéciales, par courriel (de-ssd-clientservices@canada.ca) ou en composant le numéro de téléphone sans frais (1-800-461-9050).

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