Page 6 : Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada : document technique – le tétrachloroéthylène

5.0 Exposition

Les Canadiens peuvent être exposés au tétrachloroéthylène présent dans l'air, l'eau potable et, possiblement, les aliments. De plus, certains segments de la population peuvent y être exposés lors de l'utilisation de certains produits de consommation ou dans un contexte professionnel. Le nettoyage à sec et le dégraissage des métaux constituent les deux principales activités professionnelles pouvant occasionner une exposition au tétrachloroéthylène pour les humains; l'inhalation est la voie d'exposition la plus importante en milieu de travail (CIRC, 1995). On dispose de certaines données sur l'exposition, mais on les juge insuffisantes pour justifier la modification du facteur d'attribution par défaut relatif à l'eau potable de 20 %.

En se basant sur les données d'exposition utilisées pour l'évaluation du tétrachloroéthylène dans le cadre de la liste des substances d'intérêt prioritaire, l'apport quotidien total de tétrachloroéthylène est estimé se situer entre 1,22 et 2,67 μg/kg poids corporel (p.c.) pour chacun des groupes d'âge de la population générale au Canada. L'ingestion d'eau potable n'est à l'origine que d'une faible fraction de l'exposition globale, estimée comme étant entre 0,002 et 0,06 μg/kg p.c. par jour (<3 %). Les contributions estimées provenant des aliments sont entre 0,12 et 0,65 µg/kg p.c. par jour (entre 7 et 28 %). La contribution la plus élevée à l'exposition, soit >1,22 µg/kg p.c. par jour (>62 %) provient de l'air, en grande partie (1,21 à 1,88 µg/kg p.c. par jour) de l'air intérieur (Gouvernement du Canada, 1993).

5.1 Eau

Les concentrations de tétrachloroéthylène dans divers plans d'eau au Canada n'ont été mesurées que dans un nombre limité d'études. Comme on le mentionnait dans le rapport d'évaluation des substances d'intérêt prioritaire sur le tétrachloroéthylène, les concentrations de tétrachloroéthylène sont habituellement faibles dans les eaux de surface, sauf dans les cas où ce produit chimique est rejeté dans des plans d'eau à partir de sources industrielles ou d'autres sources ponctuelles (Gouvernement du Canada, 1993).

Tableau 1. Concentrations de tétrachloroéthylène dans les échantillons d'eau des provinces Note de bas de tableau 1 a
Province (type d'eau), année LDM (µg/L) Nombre d'éch. Nombre d'éch. (%) > LDM Conc. moyenne (µg/L) Conc. max. (µg/L)

Notes de bas de tableau 1

Définitions de tableau 1

LDM : limite de détection de la méthode; ND : non détecté; NP : non précisé.

Note de bas de tableau 1 a

Données provenant d'Alberta Environment (2007), du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec (2007), du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick (2007), du ministère de l'Environnement de l'Ontario (MEO, 2007) et du Saskatchewan Environment (2007).

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Note de bas de tableau 1 b

Les données ont été reçues sous forme de compilation liée à chaque type (c.-à-d. brute, traitée, distribuée)

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Note de bas de tableau 1 c

Moyenne dans les échantillons où on a détecté du tétrachloroéthylène exclusivement.

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AlbertaNote de bas de tableau 1 b, 2002 à 2007 NP 2 353 NP 0,41 4,04
Saskatchewan (eau distribuée), 2002 à 2005 NP 4 NP 1 1
Ontario (eau brute), 2002 à 2007 0,05 2 560 151 (5,9 %) 2,6Note de bas de tableau 1 c 23,1
Ontario (eau traitée), 2002 à 2007 0,05 2 100 51 (2,4 %) 0,33Note de bas de tableau 1 c 1,95
Ontario (eau distribuée), 2002 à 2007 0,05 2 104 77 (3,7 %) 0,28Note de bas de tableau 1 c 1,9
Québec (eau distribuée), 2001 à 2005 0,03 à 1 2 473 31 (1,3 %) 0,55Note de bas de tableau 1 c 3,4
Nouveau-Brunswick (sources municipales)Note de bas de tableau 1 b, 1994 à 2007 NP 2 532 9 (0,4 %) 1,2Note de bas de tableau 1 c 7
Nouveau-Brunswick (réseaux de distribution municipaux)Note de bas de tableau 1 b, 1994 à 2007 NP 3 294 12 (0,4 %) 6,1Note de bas de tableau 1 c 54
Nouveau-Brunswick (sources de la Couronne)Note de bas de tableau 1 b, 1994 à 2007 NP 4 304 4 (0,09 %) 1,02Note de bas de tableau 1 c 2
Nouveau-Brunswick (réseaux de distribution de la Couronne)Note de bas de tableau 1 b, 1994 à 2007 NP 359 0 (0 %) ND ND

Les données récentes sur les concentrations de tétrachloroéthylène dans l'eau potable obtenues auprès de plusieurs provinces (voir le tableau 1) montrent que ces concentrations sont habituellement inférieures à la limite de détection dans les approvisionnements d'eau au Canada. Aucune province n'a détecté de tétrachloroéthylène dans plus de 4 % du total des échantillons d'eau traitée. Pour l'ensemble des provinces, seul un échantillon d'eau traitée renfermait une concentration de tétrachloroéthylène supérieure à 10 µg/L. Une faible proportion (10/2 560) des échantillons d'eau brute prélevés en Ontario contenaient des concentrations de tétrachloroéthylène supérieures à 10 µg/L, mais dans l'eau traitée et distribuée, toutes les concentrations de tétrachloroéthylène dans les échantillons recueillis dans la province étaient inférieures à 2 µg/L.

Dans les années 1960 et 1970, on employait du tétrachloroéthylène comme solvant lors de l'application de revêtements en vinyle sur les tuyaux en amiante-ciment pendant leur fabrication. L'utilisation de ce type de revêtement a été abandonnée dans les années 1980 après la découverte de relargage de tétrachloroéthylène dans l'eau potable (Larson et coll., 1983).

5.2 Aliments

On dispose de données limitées sur la concentration de tétrachloroéthylène dans les produits alimentaires au Canada, mais on considère que les aliments ne sont pas une voie d'exposition importante (Gouvernement du Canada, 1993). Selon des enquêtes sur les aliments menées aux États-Unis, on estime que les concentrations moyennes de tétrachloroéthylène dans les groupes d'aliments composites constitués par les produits laitiers, la viande, les céréales, les fruits, les légumes, les matières grasses et les huiles ainsi que les sucres sont respectivement de 6,6, 12,3, 14,7, 0,8, 0,4, 12,9 et 2,9 ng/g (Heikes, 1987; Daft, 1988). D'après ces enquêtes, l'apport quotidien moyen de tétrachloroéthylène attribuée aux aliments est évaluée à 8,4 µg.

La proximité de supermarchés aux établissements de nettoyage à sec peut avoir une incidence sur la concentration de tétrachloroéthylène dans les aliments. Cela a été démontré pour le beurre et la margarine provenant de magasins situés près d'établissements de nettoyage à sec, lesquels renfermaient des concentrations de tétrachloroéthylène plus élevées que les échantillons provenant de magasins ne se trouvant pas à proximité de tels établissements (Entz et Diachenko, 1988; Miller et Uhler, 1988). Les concentrations de tétrachloroéthylène dans le beurre provenant d'épiceries proches d'établissements de nettoyage à sec dépassaient 1 ppm dans certains échantillons, tandis que les concentrations dans le beurre provenant d'épiceries témoins étaient pour la plupart inférieures ou égales à 0,05 ppm (Entz et Diachenko, 1988; Miller et Uhler, 1988).

5.3 Air

Au Canada, la concentration de tétrachloroéthylène mesurée dans l'air ambiant (à l'extérieur) dans le cadre d'une enquête nationale portant sur 22 sites dans 11 villes canadiennes se situait entre 0,2 et 5 μg/m3 (Dann et Wang, 1992). Dans l'air intérieur, la concentration moyenne de tétrachloroéthylène mesurée dans le cadre d'une étude pilote menée dans 757 foyers canadiens choisis au hasard s'établissait à 5,1 μg/m3 (Otson et coll., 1992). Aux États-Unis, les concentrations de fond de tétrachloroéthylène sont de l'ordre de quelques parties par billion dans les régions rurales et éloignées et de l'ordre de quelques parties par milliard dans les zones urbaines et industrielles de même que dans les secteurs à proximité de sources ponctuelles de pollution (ATSDR, 1997). Selon la Commission européenne (2005), la majorité des concentrations de tétrachloroéthylène mesurées dans l'air en Europe sont inférieures à 10 μg/m3, et pour la plupart, inférieures à 1 μg/m3

Des études menées récemment par Santé Canada ont permis de recueillir des échantillons d'air intérieur et extérieur sur une période de 24 heures à Halifax, en Nouvelle-Écosse (Santé Canada, 2012), et sur des périodes de 24 heures pendant 5 jours consécutifs (pour deux différentes années) à Windsor, en Ontario (Santé Canada, 2010b), alors qu'à Regina, en Saskatchewan, on a procédé à des prélèvements selon ces deux plans d'échantillonnage (Santé Canada, 2010a). La moyenne géométrique des concentrations de tétrachloroéthylène dans l'air intérieur pendant l'été était de 0,853 et de 0,696 µg/m3 à Windsor, de 0,548 µg/m3 pour les échantillons recueillis sur 24 heures à Regina et de 0,257 µg/m3 à Halifax. L'hiver, cette même moyenne était respectivement de 0,431 et de 0,321 µg/m3, de 0,0426 µg/m3 et de 0,269 µg/m3. La moyenne géométrique des concentrations dans l'air extérieur pendant l'été était de 0,231 et de 0,137 µg/m3 à Windsor, de 0,051 µg/m3 pour les échantillons recueillis sur 24 heures à Regina et de 0,062 µg/m3 à Halifax. L'hiver, cette même moyenne était respectivement de 0,158 et de 0,119 µg/m3, de 0,069 µg/m3 et de 0,053 µg/m3. Un échantillonnage de l'air individuel effectué pendant l'été et l'hiver 2005 à Windsor a identifié un degré d'exposition légèrement plus élevé que les concentrations dans l'air intérieur (0,995 µg/m3 l'été et 0,584 µg/m3 l'hiver). L'étude menée à Regina a également examiné les différences possibles entre les fumeurs et les non-fumeurs, et obtenu des résultats similaires pour les deux groupes.

Certaines activités donnent lieu à une augmentation de l'exposition individuelle au tétrachloroéthylène bien au-dessus des concentrations dans l'air extérieur. Dans une étude sur l'exposition à divers composés organiques volatils (COV) pendant les activités quotidiennes habituelles, on a déterminé que l'exposition moyenne au tétrachloroéthylène dans l'air respiré par 7 volontaires (4 hommes et 3 femmes) de 4 foyers était de 8,5 μg/m3, alors que l'exposition moyenne au tétrachloroéthylène dans l'air extérieur était de 1,2 μg/m3. On a noté une augmentation de l'exposition au tétrachloroéthylène chez un sujet qui avait passé dix minutes dans un établissement de nettoyage à sec et rapporté des vêtements nettoyés chez lui. Une hausse d'exposition a également été observée chez sa femme (exposition moyenne pondérée sur 12 heures de 50 μg/m3 pour ces deux individus). On a également enregistré une exposition élevée chez un autre volontaire ayant utilisé un produit de nettoyage pour carburateur de moteur pendant deux heures (exposition moyenne pondérée sur 9 heures de 220 μg/m3) (Wallace et coll., 1989).

Les concentrations dans l'air intérieur peuvent devenir élevées dans les habitations situées dans le même édifice qu'un établissement de nettoyage à sec utilisant du tétrachloroéthylène, comme le montrent les mesures des concentrations dans l'air effectuées dans deux immeubles d'appartements de la ville de New York dont le rez-de-chaussée était occupé par un tel établissement. Les concentrations enregistrées dans l'air intérieur se situaient entre 50 et 6 100 μg/m3, la moyenne se chiffrant entre 358 et 2 408 μg/m3. Lorsque les activités de nettoyage à sec ont cessé, les concentrations dans les appartements ont considérablement diminué, mais variaient encore de 10 à 800 μg/m3 au bout d'un mois (Schreiber et coll., 2002).

L'intrusion de vapeurs est un phénomène par lequel le tétrachloroéthylène et d'autres COV provenant de sources souterraines (p. ex., les sols ou les eaux souterraines) s'introduisent à l'intérieur des bâtiments par les sols en terre battue ou les vides sanitaires, de même que par les fissures ou les ouvertures dans les dalles ou les fondations des bâtiments (U.S. EPA, 2012d). Il s'agit d'une autre source possible de tétrachloroéthylène dans l'air intérieur, surtout dans le cas des bâtiments construits sur des sites où le sol ou l'eau souterraine renferme de fortes concentrations de tétrachloroéthylène (McDonald et Wertz, 2007; U.S. EPA, 2012c).

On a examiné les données publiées de surveillance du tétrachloroéthylène dans l'air individuel afin d'étudier le degré d'exposition des travailleurs américains à ce produit chimique, cela dans différentes industries (nettoyage à sec, dégraissage de métaux et autres industries). L'exposition individuelle la plus élevée a été associée à l'industrie du nettoyage à sec avec une concentration moyenne de tétrachloroéthylène de 59 ppm (intervalle de valeurs : 0 à 4 636 ppm, n = 1 395) ainsi qu'à l'industrie du dégraissage des métaux et des plastiques avec une concentration moyenne de tétrachloroéthylène de 95 ppm (intervalle de valeurs : 0 à 1 800 ppm, n = 206). Des concentrations plus faibles ont été enregistrées pour d'autres industries. Par exemple, la concentration moyenne mesurée dans l'air était de 15 ppm (intervalle de valeurs non précisé, n = 71) pour la fabrication d'articles en cuir et de 6 ppm (intervalle de valeurs : 1,9 à 16 ppm, n = 22) pour l'industrie de l'imprimerie (Gold et coll., 2008).

5.4 Produits de consommation

On dispose de renseignements limités sur les concentrations de tétrachloroéthylène dans les produits de consommation au Canada, et il n'existe aucune donnée quantitative sur l'exposition découlant de l'utilisation de ces produits. Cependant, en général, on peut trouver du tétrachloroéthylène dans certains produits de consommation, comme les détachants, les protecteurs pour le suède, les cirages pour le cuir et les chaussures, les adhésifs, les produits destinés aux automobiles, les encres d'imprimerie et les décapants (CAREX Canada, 2010).

5.5 Sol

On dispose de renseignements limités sur les concentrations de tétrachloroéthylène dans les sols au Canada.

En Ontario, on a déterminé que le 98e centile des concentrations de tétrachloroéthylène dans le sol des parcs non touchés par la pollution en milieu rural (n = 102) et en milieu urbain (n = 59) se chiffrait respectivement à 1,1 et 0,87 ng/g (MEEO, 1994). Les concentrations moyennes étaient respectivement de 0,2 et 0,18 ng/g.

Dans les sols touchés par des sources ponctuelles de pollution, les concentrations de tétrachloroéthylène peuvent être plus élevées. Dans un site industriel se trouvant à Vancouver, en Colombie-Britannique, les concentrations de tétrachloroéthylène dans le sol allaient de 0,006 à plus de 10 mg/kg (Golder Associates, 1989).

On a également mesuré les concentrations de tétrachloroéthylène dans les sédiments de plans d'eau touchés par des sources ponctuelles de tétrachloroéthylène. Les échantillons de sédiments prélevés dans la rivière Sainte-Claire, qui a été choisie comme lieu d'échantillonnage à cause de sa proximité aux sources, renfermaient des concentrations de tétrachloroéthylène allant de 0,006 à 0,029 mg/kg (MEO, 1987). On a enregistré des concentrations de tétrachloroéthylène de 5,9 à 29 μg/kg dans 2 des 5 échantillons de sédiments prélevés en milieu urbain à Sarnia, en Ontario (Marsalek, 1986). On n'a répertorié aucune mesure de tétrachloroéthylène dans des sédiments provenant de plans d'eau non pollués au Canada.

5.6 Exposition par voies multiples associée à l'eau potable

Étant donné les propriétés physicochimiques du tétrachloroéthylène, l'inhalation et l'absorption cutanée lors d'un bain ou d'une douche peuvent constituer des voies d'exposition importantes.

Pour évaluer l'exposition globale au tétrachloroéthylène qui est associée à l'eau potable, on peut établir la contribution relative de chaque voie d'exposition à l'aide d'une méthode d'évaluation de l'exposition par voies multiples (Krishnan et Carrier, 2008). Selon cette méthode, on exprime les contributions respectives en litres équivalents (L-eq) par jour. Les voies d'exposition par absorption cutanée et par inhalation d'un composé organique volatil sont considérées comme significatives si elles contribuent à au moins 10 % de la quantité d'eau potable consommée (Krishnan, 2004; Krishnan et Carrier, 2008).

Un modèle pharmacocinétique à base physiologique (PBPK) chez l'humain - d'après Gearhart et coll. (1993), avec une composante de douche établie d'après Reitz et col. (1996) et Rao et Brown (1993) - a été utilisé pour estimer la contribution en L-eq de l'exposition par voie cutanée et par inhalation au tétrachloroéthylène pendant la douche ou le bain, cela d'une manière cohérente avec la méthode de Krishnan et Carrier (2008). Le modèle de Rao et Brown (1993) est fondé sur les concentrations sanguines de tétrachloroéthylène mesurées chez des sujets exposés au produit pendant la douche, et il exprime donc l'exposition tant au tétrachloroéthylène dissous dans l'eau qu'à celui vaporisé dans l'air. À partir des doses externes générées par le modèle PBPK chez l'humain (voir les sections 8.5 et 10), on a estimé la contribution en L-eq de l'exposition par voie cutanée et par inhalation lors de la douche ou du bain en appliquant le modèle PBPK à un scénario correspondant à un bain de 30 minutes. En comparant les doses internes produites par l'exposition par voie cutanée et par inhalation avec les estimations des doses internes quotidiennes associées à l'ingestion, on a déterminé que les contributions des expositions par voie cutanée et par inhalation étaient respectivement de 1,21 et de 3,45 L-eq. Lorsque l'on additionne ces valeurs à la consommation d'eau potable normalisée au Canada de 1,5 L/jour, on trouve que l'exposition quotidienne totale au tétrachloroéthylène présent dans l'eau potable est de 6,2 L-eq (valeur arrondie).

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