Comment le Canada se prépare aux urgences radiologiques et nucléaires

Canada se prépare aux urgences radiologiques et nucléaires visent tout d'abord à protéger le public contre les effets sur la santé, immédiats et retardés, d'une exposition à des sources de rayonnements ionisants non contrôlés, et à atténuer les répercussions d'une urgence nucléaire sur les biens et l'environnement.

Sur cette page :

Plan fédéral en cas d'urgence nucléaire

Le Plan fédéral en cas d'urgence nucléaire (PFUN) fournit une structure pour la préparation et l'intervention aux urgences nucléaires. Santé Canada coordonne les interventions en cas d'urgence nucléaire de plus de 18 organismes fédéraux qui appuient les provinces et les territoires touchés.

Au sujet du Plan fédéral en cas d’urgence nucléaire

Un cadre structuré est nécessaire pour faciliter la coordination étant donné que ces organismes ont des rôles et des responsabilités distincts. Le PFUN fournit cette structure de coordination pour la planification et les interventions en cas d'urgence nucléaire survenant en temps de paix et touchant les Canadiens à leur domicile et ailleurs afin de :

Contenu du PFUN

Le PFUN décrit la préparation et l'intervention coordonnée aux urgences nucléaires du gouvernement fédéral. En particulier, le PFUN :

Le PFUN et les Provinces

Santé Canada coordonne au besoin les opérations fédérales avec les opérations provinciales et territoriales. Le PFUN comprend des annexes provinciales pour l'Ontario, le Québec et le Nouveau Brunswick puisqu'ils possèdent des centrales nucléaires, ainsi que pour la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique, puisqu'elles possèdent des ports où des navires à propulsion nucléaire accostent. Le PFUN assiste également au besoin les provinces et territoires sans annexe particulière.

Champ d'Application du PFUN

Le PFUN pourrait être mis en ouvre en cas d'urgences nucléaires ou radiologiques concernant :

Préparation aux urgences nucléaires

La préparation aux urgences nucléaires comprend toutes les activités entreprises avant qu'une urgence ne se produise, pour veiller à ce que chaque personne ou chaque groupe soit capable de réagir rapidement et de manière appropriée en situation d'urgence. En voici des exemples :

Au Canada, la responsabilité de la préparation et de l'intervention aux urgences nucléaires incombe à chaque palier de gouvernement : local, municipal, provincial et fédéral. Des obligations et des exigences sur la communauté internationale existent également à travers Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)(disponible uniquement en anglais) conventions, les normes de sécurité et les examens.

Exercices en cas d'urgences nucléaires

Un exercice est une situation simulée créée afin de permettre aux organismes d'intervention en cas d'urgence d'évaluer l'efficacité de leurs plans, de leurs procédures et de leurs capacités en cas d'urgence. Les exercices servent à cerner tous les problèmes ou toutes les insuffisances ou lacunes des plans de préparation et d'intervention, de sorte qu'on puisse régler ces problèmes avant une urgence réelle. Ils sont aussi l'occasion de bien former le personnel et de le préparer à intervenir rapidement et efficacement.

Au Sujet des exercices d'urgence

Les exercices d'urgence sont conçus afin d'évaluer une partie précise d'un plan, la fonction d'urgence ou le lien au sein des organisations d'intervention en cas d'urgence, ou entre ces organisations. Bien entendu, les scénarios d'exercice ne peuvent pas simuler tous les aspects d'une urgence réelle. Cependant, les planificateurs et les concepteurs d'exercices s'efforcent de rendre les scénarios aussi réalistes que possible en tenant compte de leurs limites. L'exercice commence par un événement déclencheur fictif et les « participants » interviennent comme si la situation était réelle. Le « jeu » se déroule dans le cadre de limites prédéfinies de sorte que les participants se concentrent sur les composants à évaluer. La sécurité des participants est toujours primordiale.

Exercices en cas d'urgence nucléaire en Canada

Au Canada, les exercices en cas d'urgence nucléaire peuvent faire intervenir de nombreuses installations, de nombreux organismes et paliers de gouvernement. Un exercice peut être conçu pour former un petit groupe de personnes sur l'un des aspects de leurs fonctions d'intervention ou il peut être conçu à grande échelle en faisant intervenir bon nombre de pays, de la technologie d'avant garde et des ressources considérables.

En tant que ministère responsable de la coordination de l'intervention fédérale en cas d'urgence nucléaire, Santé Canada offre une formation et des exercices réguliers à son personnel d'intervention, planifie et exécute des exercices et participe régulièrement à des exercices d'urgence nucléaire au niveau local, provincial et international. Parmi les partenaires ayant participé à ces exercices, citons l'industrie électronucléaire; les provinces, d'autres ministères et organismes gouvernementaux, les États-Unis et d'autres pays, comme la France.

L'iodure de potassium

L'iodure de potassium peut être utilisé pour protéger la glande thyroïde contre l'iode radioactif rejeté dans l'air lors d'une urgence radiologique. Cette glande est la seule partie de l'organisme sur laquelle l'iodure de potassium a un effet. Il ne protège pas contre des substances radioactives autres que l'iode radioactif.

L'efficacité de l'iodure de potassium est plus grande lorsqu'il est pris environ 30 minutes avant ou peu après l'exposition. Il ne devrait être utilisé que lorsque les responsables de la santé publique le recommandent. Ce ne sont pas toutes les urgences radiologiques qui mettent en cause l'iode radioactif, et la prise d'iodure de potassium n'est requise que lorsque l'iode radioactif est présent en quantités importantes.

Il est déconseillé de prendre de l'iodure de potassium sans recommandation claire de la part des autorités de santé publiques.

La consommation d'iodure de potassium par voie orale peut provoquer des réactions allergiques telles que de l'urticaire, de la difficulté à respirer, de l'enflure autour des yeux, l'enflure de la gorge ou des douleurs articulaires. Elle peut aussi causer l'iodisme chez certaines personnes, qui peut se manifester par une salivation exagérée, un écoulement nasal, des maux de tête, de la fièvre, une laryngite, une bronchite et des éruptions cutanées, voire parfois des nausées et des vomissements.

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