Ligne directrice canadienne sur la biosécurité : La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Date publiée : 2020-09-11

Préface

La ligne directrice La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires a été élaborée par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans le cadre d’une série de publications électroniques qui s’étendent sur les concepts liés à la biosécurité et la biosûreté présentés dans l’édition actuelle du Guide canadien sur la biosécurité (GCB), soit le document complémentaire à la Norme canadienne sur la biosécurité (NCB). La ligne directrice La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires fournit des recommandations en matière de biosécurité en fonction des risques associés au travail avec de la matière biologique dans les classes.

Les microbes qui ne causent pas de maladie chez les humains ou les animaux (c.-à-d. les microorganismes du groupe de risque 1) ne sont pas réglementés par l’ASPC ou l’ACIA et les personnes qui manipulent ce type de matériel n’ont pas besoin de rencontrer les exigences énoncées dans la NCB. Néanmoins, certaines activités en classe peuvent entraîner la manipulation ou l’entreposage non intentionnel de microbes nuisibles et pourraient mettre les élèves et le personnel à risque d’une exposition. La ligne directrice La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires décrit les pratiques exemplaires pour réduire les risques de manipuler des microbes nuisibles qui sont règlementés par l’ASPC et l’ACIA.

Au Canada, les personnes qui manipulent ou entreposent des agents pathogènes humains (c.-à-d. des microbes nuisibles) ou des toxines doivent effectuer leurs activités conformément à un permis délivré par l’ASPC visant des agents pathogènes et des toxines. L’ASPC règlemente ces activités en vertu de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines (LAPHT) et du Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines (RAPHT). L’importation d’agents zoopathogènes, d’animaux infectés et de produits ou sous-produits d’animaux (p. ex. des tissus ou du sérum) ou autres substances qui pourraient être porteuses d’un agent zoopathogène, d’une toxine ou d’une partie de ceux-ci est aussi réglementée par l’ASPC ou l’ACIA en vertu de la Loi sur la santé des animaux et du Règlement sur la santé des animaux.

La figure suivante illustre la hiérarchie des documents qu’utilisent l’ASPC et l’ACIA pour surveiller les activités de biosécurité et de biosûreté. Chaque niveau de la pyramide correspond à un type de document et les documents sont placés en ordre de priorité du haut de la pyramide vers le bas. Les lois et les règlements se trouvent au sommet de la pyramide, car ce sont ces documents qui transmettent l’autorité légale de l’ASPC et de l’ACIA. Le matériel d’orientation et les documents techniques se trouvent au bas de la pyramide, car ils sont uniquement destinés à résumer les recommandations et les informations scientifiques.

Figure 1 : La hiérarchie des documents en matière de biosécurité et de biosûreté du Gouvernement du Canada

Figure 1 : Texte descriptif

Figure sous la forme d'une pyramide représentant la hiérarchie des documents utilisés par l'ASPC pour superviser les opérations de biosécurité et de biosûreté. Chacun des cinq niveaux de la pyramide correspond à un type de document, dont l'ordre de préséance augmente du bas vers le haut.

Au sommet se trouve la législation habilitante, c'est-à-dire la LAPHT, le RAPHT, la LSA et le RSA, qui transmet les autorités légales à l'ASPC. Au-dessous des lois et des règlements figurent les Instruments à l'appui de la législation, et ceux-ci sont les évaluations des risques liés aux agents pathogènes. La prochaine étape est intitulée les Exigences en matière de biosécurité, notamment la Norme canadienne sur la biosécurité, les Directives en matière de biosécurité et les Avis de biosécurité. Le deuxième niveau du bas est Documents de politique, soit la Politique de conformité et d'application de la loi. Le matériel d'orientation et les pièces techniques trouvés au bas de la pyramide, sous l'en-tête des Outils de communication des risques et documents techniques, visent seulement à résumer les recommandations et les informations scientifiques. Il s'agit notamment du Guide canadien sur la biosécurité, des Lignes directrices canadiennes sur la biosécurité et des Fiches techniques santé-sécurité : agents pathogènes.

La ligne directrice La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires est un document en constante évolution et fait l’objet d’une amélioration continue. L’ASPC et l’ACIA accueillent avec intérêt les questions, les commentaires, et les suggestions visant l’amélioration des prochaines versions de ce document. Veuillez envoyer toute information ou suggestion (accompagnée de ses références lorsqu’applicable) à l’adresse suivante :

Abréviations et sigles

ACIA
Agence canadienne d’inspection des aliments
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
EPI
Équipement de protection individuel
FTSSP
Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes
GCB
Guide canadien sur la biosécurité
GR
Groupe de risque (c.-à-d. GR1, GR2, GR3, GR4)
LAPHT
Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines
NC
Niveau de confinement (c.-à-d. NC1, NC2, NC3, NC4)
NCB
Norme canadienne sur la biosécurité
PIU
Plan d’intervention d’urgence
PON
Procédures opératoires normalisées
RAPHT
Règlement sur les agents pathogènes humains et les toxines

Chapitre 1. Introduction

Les mots en caractères gras sont définis dans le glossaire du chapitre 8.

Les ateliers pratiques de science sont importants pour la formation des élèves. Ils sont des outils d’apprentissage qui permettent aux élèves de mieux comprendre les théories enseignées en classeNote de bas de page 1. Les matières biologiques sont souvent utilisées pour démontrer une vaste gamme de processus et d’applications biologiques qui font partie du programme d’études. Les matières biologiques comprennent les microbes (c.-à-d. les microorganismes), les toxines, les protéines et les acides nucléiques ainsi que toutes les matières qui en contiennent. Par exemple, les matières biologiques comprennent le sol, l’eau, les aliments, les échantillons environnementaux et les écouvillons cutanés. Les bactéries, les virus et les mycètes (p. ex. champignons, moisissures, levures) sont des exemples de microbes. Bien que la plupart des microbes soient inoffensifs, certains d’entre eux peuvent infecter les humains et les animaux et les rendre malades lorsqu’ils réussissent à se faufiler sur eux ou à l’intérieur d’eux. Ces microbes nuisibles sont appelés « agents pathogènes ». Lorsqu’un microbe nuisible parvient à se faufiler dans une personne ou sur elle, ceci est appelé une « exposition ». Une exposition peut survenir si des microbes nuisibles sont mangés, respirés ou s’ils entrent en contact avec les yeux ou la peau d’une personne.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) effectuent des évaluations des risques associés aux microbes (appelées « évaluation des risques associés à l’agent pathogène ») pour déterminer à quel point les microbes peuvent être dangereux pour les humains et les animaux. Une fois l’évaluation terminée, les microbes sont classés dans l’un des quatre groupes de risque. Le groupe de risque permet de déterminer les mesures à prendre pour manipuler le microbe de façon sécuritaire, notamment le niveau de confinement. Pour travailler dans une zone de confinement, il faut suivre certaines règles (c.-à-d. des procédures opératoires) et il faut avoir accès à certains matériels et espaces de travail (c.-à-d. répondre à des exigences physiques en matière de confinement) pour que toutes les personnes dans l’espace de travail soient protégées des dangers associés au microbe.

Les pratiques de travail sécuritaires, comme les bonnes pratiques microbiologiques, permettent d’atteindre un haut niveau de sécurité et d’enseigner aux élèves comment manipuler les matières biologiquesNote de bas de page 2. Les microbes de groupe de risque 1 (GR1) sont le type de matière biologique idéal à manipuler dans les salles de classe étant donné le faible niveau de risque qui leur est associé. De plus, ni l’ASPC ni l’ACIA ne les réglemententNote de bas de page 3.

L’ASPC et l’ACIA réglementent les matières biologiques plus dangereuses, soit celles classées GR2, GR3 ou GR4. Les personnes qui manipulent de telles matières biologiques doivent suivre des règles particulières pour leur sécurité et celle de la communauté. Ces règles sont les exigences physiques en matière de confinement et les exigences opérationnelles énoncées dans la Norme canadienne sur la biosécurité (NCB). De plus, avant d’être autorisé à manipuler ces matières, il peut être nécessaire pour une personne d’obtenir un permis visant des agents pathogènes et des toxines délivré par l’ASPC, ou un permis pour l’importation d’agents zoopathogènes délivré par l’ACIA.

1.1. Portée

La ligne directrice La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires s’adresse aux enseignants et au personnel de soutien des écoles (p. ex. les démonstrateurs, les assistants d’enseignement, les étudiants enseignants, les parents) qui prévoient travailler avec un microbe identifié de GR1 ou avec des échantillons environnementaux (p. ex. sol, eau, écouvillons cutanés). Cette ligne directrice vise à promouvoir les pratiques exemplaires, la biosécurité en classe et la sensibilisation aux risques associés au travail avec des microbes. L’information présentée dans cette ligne directrice peut aider à protéger les élèves, les enseignants, le personnel et la communauté.

La présente ligne directrice décrit des recommandations générales et des éléments à considérer pour les activités menées en classe avec des microbes de GR1. Ces recommandations sont fondées sur le risque et sur des données probantes. L’information présentée dans ce document tient compte des principes de biosécurité et de biosûreté énoncés dans la Ligne directrice canadienne sur la biosécurité - Niveau de confinement 1 : Conception physique et pratiques opérationnellesNote de bas de page 4.

Les renseignements fournis dans cette ligne directrice ne sont présentés qu’à titre indicatif, afin d’améliorer la biosécurité en classe et ne devraient pas être interprétés comme des exigences.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les mesures décrites dans les boîtes bleues à travers le document sont fortement recommandées. Les recommandations peuvent être utilisées en conjonction avec les mesures actuelles de santé publique, tels que les outils d’atténuation des risques offerts par le Gouvernement du Canada pour les écoles de la maternelle à la 12e année et les établissements pour les enfants et les jeunesNote de bas de page 5Note de bas de page 6.

1.2. Aperçu de la Norme canadienne sur la biosécurité et du Guide canadien sur la biosécurité

La NCB est la norme nationale pour la manipulation ou l’entreposage des agents pathogènes humains, des agents pathogènes touchant les animaux terrestres (c.-à-d. des agents zoopathogènes) et des toxines au Canada. Le Guide canadien sur la biosécurité (GCB) fournit des renseignements et des conseils sur la façon de répondre aux exigences en matière de biosécurité et de biosûreté énoncées dans la NCB pour les installations réglementées par l’ASPC ou l’ACIA. Les enseignants et le personnel administratif d’écoles primaires, intermédiaires ou secondaires où sont seulement manipulés des microbes de GR1 n’ont pas besoin de se conformer aux exigences énoncées dans la NCB. Ils peuvent toutefois consulter la NCB pour comprendre ce qui est nécessaire pour travailler avec du matériel réglementé et le GCB pour obtenir des renseignements supplémentaires en matière de biosécurité.

1.3. Comment utiliser la ligne directrice La biosécurité dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires

Une liste détaillée des abréviations et des sigles qui sont utilisés dans cette ligne directrice se trouve au début du document. Chaque mot ou terme est épelé au long à sa première utilisation, suivi de l’abréviation entre parenthèses; après avoir été définie, l’abréviation est utilisée exclusivement dans le reste du document. Cette ligne directrice contient également, au chapitre 8, un glossaire complet des définitions des termes techniques. Les termes techniques définis dans le glossaire apparaissent en caractères gras lors de leur première utilisation dans le document. Une liste de références et d’autres ressources figure au chapitre 9.

Afin de faciliter la lecture du présent texte, nous avons employé le masculin comme genre neutre pour désigner aussi bien les femmes que les hommes.

Chapitre 2. Les principes de base en biosécurité et biosûreté

Le travail avec des microbes est essentiel à l’avancement de la recherche en santé publique puisqu’il permet d’en apprendre plus sur les microbes nuisibles, sur les façons de se protéger des infections et sur les façons de traiter et guérir les infections. Ce travail peut toutefois être dangereux puisque les microbes nuisibles peuvent rendre les humains malades (c.-à-d. causer une maladie). La manipulation de microbes nuisibles nécessite des précautions particulières pour éviter toute exposition ou libération. La façon dont l’exposition se produit peut différer selon le microbe; par exemple, certains microbes peuvent seulement s’introduire par une plaie ouverte alors que d’autres peuvent être absorbés par la peau ou inhalés. Une libération se produit lorsqu’un microbe s’échappe de la zone de travail où il est manipulé et peut se propager dans la communauté.

La biosécurité est l’ensemble des principes et des procédures qui décrivent comment utiliser les matières biologiques de façon sécuritaire. Ces principes et procédures de confinement protègent les gens, les animaux et l’environnement des microbes nuisiblesNote de bas de page 7. Les enseignants peuvent mettre en œuvre des pratiques opérationnelles de base (p. ex. de bonnes pratiques microbiologiques) et quelques éléments de conception physique (p. ex. un espace fonctionnel bien conçu où les élèves peuvent exécuter leurs expériences) pour maintenir la biosécurité en classe. En règle générale, les microbes de GR1 présentent un risque très faible.

2.1. Types de microbes

Les différents types de microbes qui peuvent être présents dans les classes sont décrits brièvement dans le tableau 2-1.

Tableau 2-1 : Brève description des microbesNote de bas de page 8Note de bas de page 9Note de bas de page 10Note de bas de page 11Note de bas de page 12Note de bas de page 13Note de bas de page 14Note de bas de page 15
TypeNote de bas de page 1 Caractéristiques Conditions de croissance dans un laboratoire en classe

Bactérie

  • Procaryote (organisme composé d’une seule cellule qui n’a pas de noyau ni d’organites complexes délimités par une membrane).
  • Taille varie entre 0,5 à 5,0 micromètres (µm).
  • Visible au microscope.
  • Classée en fonction de :
    • sa forme (p. ex. bâtonnet, sphérique, en spirale);
    • sa réaction à la coloration de Gram (positive ou négative), qui révèle la composition de sa paroi cellulaire;
    • son besoin en oxygène (p. ex. aérobie, anaérobie).

Sur une plaque dont le milieu de culture est solide (p. ex. gélose) ou liquide (p. ex. bouillon).

Virus

  • Organisme composé de matériel génétique, tel que de l’acide désoxyribonucléique (ADN) et de l’acide ribonucléique (ARN), enveloppé d’une couche de protéines.
  • Taille varie entre 0,02 à 0,40 µm.
  • N’est pas visible au microscope.
  • Ne peut pas se copier lui-même, peut seulement se copier s’il est dans une cellule hôte.

À l’intérieur d’une autre cellule (c.-à-d. culture cellulaire ou culture de tissus) dérivée de sources variées (p. ex. animaux, bactéries).

Mycète

  • Organisme composé d’une ou de plusieurs cellules eucaryotes (qui ont un noyau et des organites délimités par une membrane).
  • Taille entre 2 à 10 µmNote de bas de page 2.
  • Visible au microscope.
  • Peut facilement produire des spores en suspension dans l’air.

Sur une plaque dont le milieu de culture est solide ou liquide.

Parasite

  • Organisme composé d’une ou de plusieurs cellules eucaryotes.
  • Visible au microscope (certains parasites sont visibles à l’œil nu à l’âge adulte).
  • Vit à l’intérieur (endoparasite) ou à la surface (ectoparasite) d’un plus grand organisme, aux dépens de cet hôte.

Sur une plaque dont le milieu de culture est solide ou liquide, ou à l’intérieur d’une cellule hôte.

Footnotes

Footnote 1

On peut trouver ces types de microbes à la surface et à l’intérieur d’humains, d’animaux et d’échantillons environnementaux.

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Footnote 2

Bien qu’il existe des mycètes visibles à l’œil nu (p. ex. champignons), seuls les mycètes microscopiques sont abordés dans le contexte de cette ligne directrice.

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La majorité des microbes sont inoffensifs pour les humains. Plusieurs microbes sont même bénéfiques; par exemple, le Lactobacillus qui se trouve dans le yogourt peut être bénéfique pour le système digestif des humains (probiotique). Comme mentionné plus tôt dans ce document, les microbes nuisibles qui peuvent causer des maladies s’appellent « agents pathogènes ». Lorsqu’un microbe nuisible peut seulement causer une maladie dans des circonstances particulières, il s’agit d’un agent pathogène opportuniste. Par exemple, certains microbes nuisibles peuvent seulement rendre une personne ou un animal malade lorsqu’ils sont présents en très grande quantité ou lorsque l’humain ou l’animal a un système immunitaire faible. Dans cette ligne directrice, le terme « microbe nuisible » désigne tous les microbes qui peuvent causer une maladie chez les humains ou les animaux.

Certains microbes nuisibles produisent une substance toxique appelée « toxine ». L’exposition à une toxine peut causer une maladie connue sous le nom d’intoxication. Des exemples de toxines produites par des microbes comprennent la toxine du syndrome du choc toxique (qui peut causer des symptômes variés, allant de la fièvre à plusieurs organes qui cessent de fonctionner) et la toxine botulique (qui peut causer des symptômes variés, allant de problèmes de la parole à des problèmes respiratoires). Dans cette ligne directrice, le terme « toxine » désigne uniquement les toxines produites par les microbes nuisibles.

2.2. Classification des microbes par groupe de risque

Des évaluations des risques permettent de classer les microbes parmi quatre groupes de risque. Cette évaluation examine les caractéristiques qui rendent un microbe dangereux pour les humains ou les animaux au niveau individuel, pour la santé publique et la population animale. Ces caractéristiques comprennent :

Comme l’indique le tableau 2-2, les groupes de risque sont déterminés en fonction du danger que pose le microbe pour les individus (humains ou animaux) et pour la communauté (santé publique ou population animale). Pour déterminer le risque pour les individus, il faut considérer la probabilité qu’une personne devienne malade après avoir été exposée et la gravité de la maladie. Pour évaluer le risque pour la communauté, il faut tenir compte de la facilité avec laquelle une maladie peut se propager à un autre humain ou à un animal.

Tableau 2-2 : Caractéristiques générales des groupes de risque pour les microbes
Groupe de risque Risque individuel Risque communautaire
GR1 Aucun ou faible Faible
GR2 Modéré Faible
GR3 Élevé Faible
GR4 Élevé Élevé

Les microbes sont assignés à un groupe de risque pour les humains et un autre pour les animaux puisque le risque qu’ils posent pour chacun peut être différent. Par exemple, le virus qui cause la variole ovine (chez les moutons) n’est pas dangereux pour les humains (microbe de GR1 pour les humains), mais est dangereux pour les animaux (microbe nuisible de GR3 pour les animaux). Des renseignements plus détaillés sur les groupes de risque figurent à l’annexe A. Des exemples de microbes nuisibles pour les humains figurent aux annexes 2 à 4 de la Loi sur les agents pathogènes humains et les toxines (LAPHT) en fonction de leur groupe de risque. Des exemples de microbes nuisibles pour les animaux se trouvent sur le site Web de l’ACIANote de bas de page 16.

Il est possible de trouver la classification de groupes de risque (de GR1 à GR4) de milliers de microbes et de toxines en ligne dans ePATHogène – la base de données sur les groupes de risqueNote de bas de page 17. Il est aussi possible de trouver le groupe de risque d’un microbe dans sa Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes (FTSSP), lorsqu’elle existeNote de bas de page 18. Les FTSSP contiennent beaucoup de renseignements sur les microbes; par exemple, comment les manipuler et les éliminer de façon sécuritaireNote de bas de page 18. D’autres types de renseignements offerts dans une FTSSP sont décrits dans le modèle qui se trouve à l’annexe B. Les FTSSP sont disponibles sur le site Web du Gouvernement du Canada et dans l’application FTSSP qui peut être téléchargée gratuitement sur des appareils à partir de boutiques en ligne (p. ex. Android, Amazon, Apple, Windows). S’il est impossible de trouver la FTSSP ou le groupe de risque pour un microbe, il est possible de communiquer avec l’ASPC pour obtenir des renseignements pertinents avant d’utiliser le microbe en classe.

2.3. Classification des laboratoires par niveau de confinement

Le niveau de confinement d’un laboratoire définit sa conception physique et les pratiques opérationnelles qui protègent les individus, la communauté et l’environnement des microbes qui y sont manipulés. Une zone de confinement est un espace physique fermé qui répond à des exigences particulières en matière de conception physique et de pratiques opérationnelles. Un niveau de confinement est attribué à une zone de confinement qui répond à toutes les exigences énoncées dans la NCB en ce qui concerne la conception physique et les pratiques opérationnelles.

Il existe quatre niveaux de confinement allant d’un niveau de confinement 1 (NC1) à NC4. Un laboratoire de base qui permet de travailler de manière sécuritaire avec des matières biologiques présentant le risque le plus faible est considéré comme étant d’un NC1. Les laboratoires très sophistiqués conçus pour travailler de manière sécuritaire avec les microbes les plus dangereux sont de NC4. Dans la plupart des cas, le groupe de risque des microbes est le même que le niveau de confinement requis pour le manipuler. Par exemple, les microbes nuisibles de GR2 sont habituellement manipulés dans un laboratoire de NC2.

L’ASPC et l’ACIA ont établi les exigences physiques en matière de confinement, les exigences opérationnelles et les exigences relatives aux essais de vérification et de performance minimales pour les laboratoires de NC2, de NC3 et de NC4. Ces exigences peuvent être propres à certaines activités effectuées dans les laboratoires NC2, NC3 et NC4, comme les activités qui impliquent de très gros volumes (c.-à-d. à grande échelle) ou des animaux. Ces exigences sont décrites dans la NCB. Le tableau 2-3 contient de courtes descriptions sur les quatre niveaux de confinement et plus de détails sont présentés dans l’annexe A. Étant donné le faible risque associé aux microbes de GR1, la NCB ne formule pas d’exigences pour le NC1. Toutefois, des recommandations sont disponibles dans la Ligne directrice canadienne - Niveau de confinement 1 : Conception physique et pratiques opérationnellesNote de bas de page 4.

Tableau 2-3 : Brève description des niveaux de confinement
Niveau de confinement Exigences minimales

NC1

  • Convient pour la manipulation de microbes de GR1, qui sont exclus de la LAPHT.
  • Aucune exigence dans la NCB.
  • La biosécurité est le résultat de bonnes pratiques microbiologiques et des éléments de conception physique de base (p. ex. présence de lavabos pour laver les mains).

NC2

  • Convient pour la manipulation de microbes nuisibles de GR2.
  • Un permis visant des agents pathogènes et des toxines et/ou un permis pour l’importation d’agents zoopathogènes est nécessaire.
  • Doit répondre aux exigences minimales énoncées dans la NCB incluant des :
    • exigences physiques en matière de confinement (p. ex. revêtement des surfaces, contrôles d’accès, matériel de biosécurité);
    • exigences opérationnelles (p. ex. formation, procédures opératoires normalisées [PON], utilisation d’équipement de protection individuel [EPI], décontamination);
    • exigences relatives aux essais de vérification et de performance.

NC3

  • Convient pour la manipulation de microbes nuisibles de GR3.
  • Un permis visant des agents pathogènes et des toxines et/ou un permis pour l’importation d’agents zoopathogènes est nécessaire.
  • Doit répondre aux exigences de NC3 énoncées dans la NCB qui comprennent une conception des installations plus complexe et des mesures d’ingénierie plus rigoureuses qu’au NC2, du matériel spécialisé en matière de biosécurité et des contrôles opérationnels.

NC4

  • Convient pour la manipulation de microbes nuisibles de GR4.
  • Un permis visant des agents pathogènes et des toxines et/ou un permis pour l’importation d’agents zoopathogènes est nécessaire.
  • Doit répondre aux exigences de NC4 énoncées dans la NCB, qui comprennent une conception des installations beaucoup plus complexe qu’au NC3 (p. ex. espace autonome à l’intérieur d’un édifice), des mesures d’ingénierie améliorées et des mécanismes de biosécurité redondants.

Des exemples de microbes pour chacun des groupes de risque et niveaux de confinement sont présentés dans le tableau 2-4. Toute personne qui manipule des microbes nuisibles de GR2, de GR3 ou de GR4 doit avoir un permis visant des agents pathogènes et des toxines et/ou un permis pour l’importation d’agents zoopathogènes et travailler dans un laboratoire de niveau de confinement approprié.

Tableau 2-4 : Aperçu des groupes de risque et des niveaux de confinement avec des exemples de microbes
Groupe de risque pour les humains Niveau de confinement Exemples
Type : Espèces (nom commun ou maladie associée)

GR1

NC1

Bactéries

Bacillus subtilis
Escherichia coli K-12Note de bas de page 1
Espèces de Lactobacillus
Espèces de Rhizobium
Staphylococcus epidermidis
Streptococcus oralis, Streptococcus salivarius, Streptococcus thermophilus et Streptococcus lactis
Acetobacter aceti

Mycètes

Aspergillus niger
Saccharomyces cerevisiae (levure de bière)

Virus

Bactériophage de bactéries lactiques

GR2

NC2

Bactéries

Escherichia coli O157:H7Note de bas de page 1
Clostridium tetani (tétanos)
Pseudomonas aeruginosa
Espèces de Salmonella
Staphylococcus aureus (staphylocoque)

Mycètes

Aspergillus flavus
Aspergillus fumigatus
Candida albicans (infection à levures)

Virus

Virus de la grippe (Influenza) type A H3N2Note de bas de page 1 (grippe saisonnière)
Rhinovirus (rhume)
Rotavirus

Parasite

Giardia intestinalis (lambliase)

GR3

NC3

Bactéries

Bacillus anthracis (anthrax)
Mycobacterium tuberculosis (tuberculose)
Yersinia pestis (peste)

Mycètes

Blastomyces dermatitidis
Histoplasma capsulatum

Virus

Virus de la grippe (Influenza) type A H5N1Note de bas de page 1 (grippe aviaire)
Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2)
Virus de la fièvre jaune

GR4

NC4

Virus

Ebolavirus (maladie à virus Ébola)

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Diverses souches d’une espèce peuvent présenter des caractéristiques et des risques différents. Par conséquent, il est important de connaître la souche d’un microbe avant de le manipuler. Cette information est habituellement fournie lors de l’achat de microbes auprès d’un fournisseur réputé. En règle générale, l’identification de la souche d’un microbe exige une technologie et une expertise qui ne sont pas disponibles en classe.

Retour à la référence de la note de bas de page 1

2.4. Caractéristiques physiques de l’espace en classe pour la manipulation des microbes

La plupart des classes conçues pour effectuer des expériences scientifiques possèdent les caractéristiques recommandées pour un laboratoire de NC1 et conviennent pour mener des activités avec des microbes de GR1. Très peu d’écoles primaires, intermédiaires ou secondaires sont en mesure de satisfaire aux exigences énoncées dans la NCB pour un laboratoire de NC2. Les caractéristiques de base suivantes peuvent rendre une classe utilisée comme laboratoire de NC1 sécuritaire et fonctionnelleNote de bas de page 2Note de bas de page 7Note de bas de page 19 :

La Ligne directrice canadienne sur la biosécurité - Niveau de confinement 1 : Conception physique et pratiques opérationnelles fournit d’autres renseignements pour travailler avec des microbes de GR1 dans un espace sécuritaire et fonctionnelNote de bas de page 4. Bien que certains aspects de la conception physique peuvent nécessiter des modernisations ou des rénovations coûteuses, il peut être possible d’améliorer la sécurité dans une salle de classe avec aucun ou peu de frais.

Chapitre 3. Encourager une culture de biosécurité en classe

La biosécurité est une responsabilité que les enseignants et les élèves partagent. La formation sur les pratiques et les procédures en matière de biosécurité permet de :

3.1. Responsabilités des enseignants

Les enseignants sont responsables de la sécurité de leurs élèves et du maintien d’un environnement sécuritaire en classe. L’utilisation de ressources et de stratégies pédagogiques qui font de la sécurité une priorité permet aussi d’améliorer d’autres facettes de l’enseignementNote de bas de page 20. Pour que la sécurité soit une priorité, les enseignants peuventNote de bas de page 7Note de bas de page 18Note de bas de page 21Note de bas de page 22Note de bas de page 23 :

3.1.1. Former les élèves

Les élèves ont besoin d’être conscients des dangers présents dans la classe. Ils ont aussi besoin de connaître les pratiques exemplaires (p. ex. porter l’EPI) et les outils qui leurs sont offerts pour se protéger de ces dangers. Les élèves ont tendance à travailler de façon plus sécuritaire et à mieux prévenir les accidents qui peuvent mener à une exposition et une libération de matières biologiques lorsqu’ils sont conscients des dangersNote de bas de page 19. Certains cours et vidéos éducatifs sur la biosécurité préparés par l’ASPC peuvent être des ressources utiles pour les enseignants et les élèvesNote de bas de page 24. Ces matériels de formation sont gratuits et sont offerts sur le site Web du gouvernement du Canada.

Il faut allouer suffisamment de temps à la formation sur la biosécurité pour qu’elle soit efficace. Il faut prendre le temps d’offrir la formation et de vérifier que les élèves l’ont bien comprise. La formation sur la biosécurité peut être donnée au début de chaque nouvelle année scolaire et être intégrée au plan de cours académique. De plus, les enseignants peuvent vérifier à quelques reprises durant l’année les connaissances de leurs élèves en matière de biosécurité pour déterminer si une formation d’appoint ou des rappels sont nécessaires. Les enseignants ont la responsabilité de rappeler aux élèves l’importance de la biosécurité pendant chaque expérience pour les garder en sécurité. Avant de commencer une expérience, les enseignants peuvent donner de l’information aux élèves surNote de bas de page 17Note de bas de page 18Note de bas de page 19 :

Pour renforcer ces concepts, des affiches accessibles portant sur la biosécurité peuvent être posées autour de la classe comme rappel visuel des pratiques de travail sécuritaires. Des exemples d’affiches préparées par l’ASPC figurent à l’annexe C.

3.1.2. Élèves ayant des problèmes de santé

Des élèves avec des problèmes de santé peuvent courir un plus grand risque de devenir malades pendant les activités avec des matières biologiques (p. ex. allergie ou anaphylaxie, système immunodéprimé ou système immunitaire affaibli, absence de vaccination, asthme, déficience visuelle, déficience auditive, immobilité, épilepsie, grossesse). Les enseignants doivent prendre connaissance de ces problèmes pour être en mesure d’évaluer les risques réels associés à chaque expérience et pouvoir planifier des activités sécuritaires pour leurs élèves. Pour ce faire, les enseignants peuvent demander aux élèves ayant des problèmes de santé de leur en parler au début de l’année scolaire ou lorsque de nouveaux problèmes de santé surgissent. Les élèves doivent disposer de suffisamment de temps pour informer leur enseignant en privé de leur condition, et les enseignants doivent s’assurer que cette information demeure privée lorsque possible. Les enseignants peuvent aussi remettre aux élèves une liste des microbes qui pourraient être manipulés en classe et demander aux élèves de consulter leur médecin (ou du moins un parent ou gardien légal). Selon les recommandations du médecin (ou du parent ou du gardien légal), l’enseignant peut empêcher les élèves qui sont à risque de devenir malades de participer à l’activité, ou planifier d’autres activités pour euxNote de bas de page 23.

3.2. Responsabilité des élèves

Chaque élève qui manipule des matières biologiques est responsable de sa propre sécurité et de celle des autres élèves, des enseignants, de la communauté et de l’environnementNote de bas de page 25. Pour garder tout le monde en sécurité, les élèves doiventNote de bas de page 2 :

Chapitre 4. Facteurs à considérer avant de manipuler des microbes

4.1. Évaluation des risques

L’évaluation des risques est une étape essentielle pendant la planification d’une expérience. Elle vise à identifier et à caractériser les dangers propres à une matière biologique, à une activité prévue, et les conséquences d’un incident. Par exemple, une évaluation des risques pourrait déterminer qu’une exposition à une matière biologique peut causer une maladie. L’évaluation des risques permet d’examiner tous les aspects de la manipulation de la matière biologique, qui incluent (mais sans s’y limiter)Note de bas de page 2Note de bas de page 26 :

Les évaluations des risques servent à déterminer si les mesures existantes sont suffisantes pour réduire les risques associés aux activités avec des matières biologiques. Les évaluations des risques servent aussi à identifier les mesures additionnelles qui réduiront les risques au minimum.

Des conseils sur comment effectuer une évaluation des risques pour des activités avec des microbes sont offerts dans la Ligne directrice canadienne sur la biosécurité - Évaluation locale des risquesNote de bas de page 26. Un modèle est aussi disponible à l’annexe D.

4.1.1. La propagation des microbes

Les microbes manipulés en classe peuvent contaminer les mains et être ainsi transférés sur des surfaces et des objets comme des poignées de porte, des stylos, des papiers et des téléphones. Cette propagation de microbes représente un risque d’exposition pour toute personne qui touche ces surfaces ou ces objets contaminés. Les microbes nuisibles présents sur les personnes et dans les environs peuvent aussi contaminer la matière biologique manipulée en classe et la rendre moins sécuritaire à manipuler.

Certaines procédures (p. ex. mélanger vigoureusement des liquides) peuvent produire des aérosols qui contiennent des microbes. Ces aérosols peuvent être inhalés ou peuvent flotter dans l’air avant de se déposer sur des surfaces. Plus une gouttelette d’aérosol est petite, plus elle peut voyager dans l’air longtemps. Les grosses gouttelettes d’aérosol peuvent se déposer sur les surfaces (p. ex. surfaces de travail, vêtements, mains)Note de bas de page 27. Les conditions environnementales comme la température, l’humidité, le revêtement des surfaces et la propreté peuvent influencer combien de temps un microbe peut survivre sur une surfaceNote de bas de page 28. Le temps de survie d’un microbe sur une surface (p. ex. toilette, poignée de porte) peut varier de 1 jour à 16 mois selon le microbeNote de bas de page 28. Des procédures qui sont peu susceptibles de produire des aérosols sont proposées dans l’annexe E.

De nombreux facteurs peuvent influencer le transfert de microbes d’une surface à l’autre. Ces facteurs comprennentNote de bas de page 29 :

Dans une étude, des chercheurs ont observé une réduction de 75 à 90 % de la contamination des surfaces fréquemment touchées lorsque celles-ci étaient nettoyées régulièrement et que des mesures améliorant l’hygiène des mains (p. ex. désinfectant pour les mains et lavage des mains) étaient mises en placeNote de bas de page 30. Pour prévenir la propagation des microbes, les enseignants et les élèves peuvent nettoyer les surfaces utilisées lors de la manipulation des matières biologiques aussitôt qu’ils ont terminé leurs activités. Une fois les surfaces nettoyées, les mains devraient être lavées avec du savon et de l’eau. Les enseignants peuvent aussi aviser le personnel d’entretien si des surfaces de la classe ont peut-être été contaminées par des microbes. Ceci permet au personnel d’entretien d’adapter, si nécessaire, leurs procédures de nettoyage. Par exemple, le personnel d’entretien peut utiliser un savon désinfectant pour nettoyer les surfaces où des matières biologiques ont été manipulées et sur les surfaces fréquemment touchées dans la classe (p. ex. les poignées de porte).

4.1.2. Les microbes nuisibles dans les échantillons environnementaux

Des microbes nuisibles peuvent se trouver dans la classe de façon involontaire (p. ex. un élève grippé a éternué sur une surface). Des microbes nuisibles de GR2 se retrouvent aussi très souvent en petite quantité dans le sol, l’eau et la nourriture ou sur la peau et les surfaces telles que les poignées de porte, les planchers et les toilettes. De ce fait, le risque d’exposition à des microbes nuisibles est plus élevé lorsque les matières biologiques manipulées proviennent de l’environnement (p. ex. prélèvements sur des surfaces dans la classe avec des écouvillons) puisqu’on ne peut pas prévoir les microbes qui s’y trouveront. Le tableau 4-1 présente des exemples de sources environnementales pour certains microbes de GR2.

Tableau 4-1 : Exemples de microbes de GR2 présents dans l’environnement ainsi que les maladies humaines et les symptômes connexes qu’ils peuvent causerNote de bas de page 28Note de bas de page 31
Microbe Source environnementale Maladie
(symptômes)

Aspergillus fumigatus

Sol, matières organiques en décomposition

Aspergillose pulmonaire
(fatigue, toux, essoufflement)

Bacillus cereus

Sol, denrées alimentaires

Gastroentérite
(diarrhée, nausées, vomissements)

Espèces de Campylobacter

Denrées alimentaires, surfaces

Gastroentérite
(diarrhée, nausées, vomissements)

Clostridium tetani

Sol

Tétanos
(spasmes musculaires sévères, difficulté à avaler, trismus)

Escherichia coli (O157:H7et autres souches produisant des shigatoxines)

Denrées alimentaires, surfaces

Syndrome hémolytique et urémique, gastroentérite
(diarrhée, crampes abdominales)

Espèces de Legionella

Eau, sol

Maladie du légionnaire
(pneumonie)

Listeria monocytogenes

Denrées alimentaires, surfaces

Listériose
(gastroentérite, méningite, avortements spontanés, septicémie néonatale)

Rotavirus

Surfaces

Gastroentérite
(diarrhée, nausées, vomissements)

Espèces de Salmonella

Denrées alimentaires, surfaces

Gastroentérite
(diarrhée, nausées, vomissements)

Staphylococcus aureus

Peau, surfaces

Infections de la peau et des tissus mous, méningite
(fièvre, furoncles, éruption cutanée)

Si des échantillons prélevés dans l’environnement sont mis en culture, il est possible que des microbes de GR2 se multiplient et deviennent présents en quantité suffisante pour causer une infection ou une maladieNote de bas de page 7Note de bas de page 32. Des méthodes couramment utilisées en classe pourraient d’ailleurs involontairement produire une culture de microbes de GR2. L’ASPC doit être avisée si des microbes nuisibles de GR2 (ou d’un groupe de risque plus élevé) sont identifiés dans une culture provenant d’échantillons environnementaux. Si une telle activité est effectuée fréquemment, il pourrait être nécessaire de faire une demande à l’ASPC pour un permis visant des agents pathogènes et des toxines.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, il est préférable d’éviter toutes les expériences impliquant des échantillons environnementaux et des écouvillons cutanés afin de limiter les risques de cultiver des microbes nuisibles (comme SRAS-CoV-2).

Chapitre 5. Stratégies pour manipuler des microbes de façon sécuritaire en classe

Lorsque les enseignants et les élèves sont conscients des dangers potentiels et prennent les précautions nécessaires pour atténuer les risques, les ateliers pratiques avec une matière biologique peuvent être réalisés de façon sécuritaire en classe. Dans de telles conditions, il n’est peut-être pas nécessaire d’éliminer tous les risques. L’objectif lorsqu’on aborde un risque est plutôt de le réduire à un niveau acceptable. Un niveau de risque acceptable est celui où il est raisonnable de s’attendre à ce qu’une activité puisse être exécutée de façon sécuritaire et sans incident. Un niveau de risque acceptable signifie également qu’en cas d’incident, les élèves, les enseignants et la communauté sont protégés contre l’exposition.

La plupart des matières biologiques utilisées en classe sont des microbes de GR1. En raison du faible niveau de risque associé aux microbes de GR1, la plupart des activités peuvent être menées de façon sécuritaire sur un pupitre. Il est tout de même important de traiter toutes les matières biologiques comme si elles contenaient des microbes nuisibles. Comme mentionné au chapitre précédent, des microbes nuisibles peuvent se trouver n’importe où et contaminer les matières biologiques de GR1. De plus, il existe de très rares circonstances dans lesquelles les microbes de GR1 peuvent causer des maladies (p. ex. chez les personnes immunodéprimées). Il est donc important d’avoir recours à des techniques et procédures optimisées pour la sécurité (p. ex. pratiques de travail sécuritaires, EPI). Il est aussi important d’avoir un espace de travail bien conçu qui permet de protéger les élèves, les enseignants, la communauté et l’environnement des risques potentielsNote de bas de page 3Note de bas de page 33.

5.1. Stratégies d’atténuation du risque en classe

5.1.1. Élimination et substitution

La façon la plus efficace de réduire les risques en classe est d’éliminer des procédures ou de la matière biologique, ou de les remplacer par quelque chose qui comporte moins de risques. L’élimination consiste à exclure complètement une matière biologique, une procédure ou un instrument qui entraîne un niveau de risque inacceptable. L’élimination peut vouloir dire annuler une expérience au complet si nécessaire. La substitution consiste à choisir une matière biologique, une procédure, ou un instrument différent qui comporte un risque moins élevé, mais qui permet d’atteindre le même objectifNote de bas de page 34. Lorsqu’une évaluation des risques révèle un niveau de risque inacceptable, sa substitution à des matières moins dangereuses ou l’élimination (si aucune solution de rechange n’est disponible) peut être envisagée comme mesure d’atténuation du risqueNote de bas de page 35.

Le tableau 5‑1 démontre un exemple d’une expérience qui présente un risque de mettre en culture des microbes nuisibles. Dans cet exemple, les risques associés à la matière biologique (un échantillon environnemental mis en culture) peuvent être éliminés en remplaçant l’expérience originale par une solution alternative.

Tableau 5-1 : Exemple d’élimination pour atténuer le risque de mettre en culture des microbes nuisibles
Objectif : Étudier les effets des bonnes techniques de lavage des mains
Plan Expérience Commentaire

Initial

Les élèves font un prélèvement avec écouvillon sur leurs mains avant et après les avoir lavées et font des stries sur une plaque de gélose d’agar. La croissance est comparée pour examiner les effets du lavage des mains.

Risque : Il est possible que des microbes nuisibles soient mis en culture.

Alternatif

Les élèves appliquent sur leurs mains un produit visible à la lumière ultraviolette et qui peut être lavé (ou tout autre produit qui permet d’effectuer le même genre d’observation). Les élèves examinent leurs mains (p. ex sous une lumière ultraviolette) avant et après les avoir lavées.

Pourquoi cette expérience est-elle plus sécuritaire? Les effets d’un lavage des mains adéquat sont démontrés sans la possibilité de mettre en culture des microbes nuisibles.

Un autre exemple de substitution consiste à remplacer l’échantillon environnemental qui peut contenir des microbes nuisibles par des microbes identifiés de GR1. En fait, toutes les expériences qui visent à introduire les élèves aux procédures et aux concepts de la microbiologie peuvent être effectuées avec des microbes de GR1. Des exemples d’activités alternatives pour démontrer des concepts de la microbiologie sont présentés au tableau 5-2. L’utilisation de microbes de GR1 peut donner les mêmes résultats que l’utilisation de microbes nuisibles, tout en réduisant les risques pour les élèves. De plus, la manipulation de microbes de GR1 ne nécessite pas le matériel spécial qui est requis pour travailler avec des microbes nuisiblesNote de bas de page 2. Des ressources en ligne offrent des exemples de plans d’enseignement et d’expériences pour explorer la microbiologie en classeNote de bas de page 3.

Tableau 5-2 : Concepts de microbiologie pouvant être démontrés avec des microbes de GR1Note de bas de page 3
Concept de microbiologie Expérience Microbe de GR1

Structure

Comparaison de la forme (c.-à-d. la morphologie) par microscopie

Bacillus subtilis (forme de bâtonnet)
Escherichia coli K12 (forme de bâtonnet)
Espèces de Leuconostoc (forme ovoïde)
Streptococcus thermophilus (forme ronde)

Classification

Coloration de Gram

Gram négatif : Escherichia coli K12
Gram positif : Bacillus subtilis, Streptococcus lactis, Streptococcus thermophilus, Lactobacillus casei, Lactobacillus rhamnosus

Isolement de bactéries

Prélèvement de nodosités de racines de trèfle

Espèces de Rhizobium

Sporulation

Modification des conditions de croissance

Bacillus subtilis

Production enzymatique

Dégradation de l’amidon

Dégradation des protéines laitières

Bacillus subtilis, Escherichia coli K12

Bacillus subtilis, Saccharomyces cerevisiae

Fermentation

Fabrication de fromage, de yogourt

Fabrication de choucroute

Fermentation dans un bouillon contenant du rouge de phénol

Espèces de Lactobacillus

Streptococcus thermophilus

Espèces de Lactobacillus, espèces de Saccharomyces de GR1

Biologie moléculaire

Conjugaison bactérienne, clonage, réaction en chaîne par polymérase

Escherichia coli K12

Quand des microbes sont isolés à partir d’un échantillon alimentaire (p. ex. yogourt, fromage), il est important de vérifier que les aliments ont été pasteurisés et gardés dans les conditions recommandées (p. ex. température, date d’expiration) pour réduire les risques que des microbes nuisibles se multiplient. Il est possible de se procurer des microbes bien caractérisés de GR1 auprès d’un fournisseur réputé et il peut d’ailleurs être préférable (c.‑à‑d. plus sécuritaire) d’obtenir les microbes de cette façon. Toutefois, il est possible que certains fournisseurs utilisent la classification de groupe de risque d’un autre pays plutôt que la classification canadienne. Les classifications des groupes de risque à l’échelle internationale ressemblent souvent à la classification canadienne. Néanmoins, il est important de vérifier la classification canadienne des groupes de risque avant de commander des microbes. Le groupe de risque d’un microbe peut être indiqué dans la FTSSP ou ePATHogène – la base de données sur les groupes de risqueNote de bas de page 17Note de bas de page 18. On peut également communiquer avec l’ASPC pour confirmer le groupe de risque s’il est impossible de le trouver.

5.1.2. Simulations, démonstrations et montage expérimental

Lorsqu’une expérience avec une matière biologique est présentée pour la première fois, il peut être utile d’introduire progressivement les différents concepts qui s’appliquent. Le tableau 5-3 fournit des exemples de stratégies d’enseignement pouvant être utilisées afin d’introduire de nouveaux concepts, tout en réduisant les risques d’exposition. Par exemple, les simulations et les démonstrations réduisent les risques de manière significative pour les élèves. Elles sont particulièrement utiles lorsque les activités comportent des risques élevés (p. ex. aérosols) ou nécessitent une surveillance vigilante (p. ex. étude de longue durée). Il est tout de même préférable que ces activités soient suivies d’ateliers pratiques (une expérience similaire comportant moins de risque si possible) pour donner aux élèves l’occasion de développer des pratiques de travail sécuritaires.

Tableau 5-3 : Stratégies d’enseignement pour atténuer les risques d’expositionNote de bas de page 36Note de bas de page 37
Stratégies et descriptions Avantages

Simulation
Présenter des simulations virtuelles (p. ex. des vidéos ou des activités en ligne) aux élèves.

  • Élimine les risques associés aux expériences dangereuses.
  • Permet aux élèves d’observer toutes les étapes.

Démonstration menée par l’enseignant
Montrer l’expérience en petits groupes ou devant toute la classe.

  • Seul l’enseignant manipule le microbe, ce qui réduit les risques pour les élèves.
  • Réduit la quantité de déchets produits.
  • Permet aux élèves d’observer toutes les étapes.

Pratique de l’expérience (essai à blanc)
Laisser les élèves effectuer l’expérience au complet, ou les parties plus difficiles, en utilisant une matière moins dangereuse (p. ex. avec de l’eau ou du colorant plutôt qu’avec un microbe).

  • Permet de mettre en pratique de nouvelles techniques (p. ex. pipettage, mise en culture) sans les risques associés à la manipulation de la matière biologique.

Station de « laboratoire »
Préparer des stations avec la matière biologique et le matériel approprié pour chacune des étapes d’une expérience.

  • Permet de contrôler l’utilisation de la matière biologique.
  • Limite les déchets produits, puisque tous les élèves utilisent le même ensemble de matériel.
  • Réduit le risque de déversements ou d’autres accidents puisque les élèves ne déplacent pas les matières biologiques d’un endroit à l’autre.

Expérience à petite échelle
Fournir aux élèves la quantité mesurée minimale de matière biologique ou de matériel nécessaire pour atteindre les objectifs de l’expérience (p. ex. une plaque de culture avec quelques colonies plutôt qu’un tapis de bactéries, ou la quantité exacte de liquide plutôt que de demander aux élèves de transférer le liquide d’une solution mère.) Il faut toutefois noter que même de petites quantités de microbes peuvent se multiplier rapidement.

  • Réduit les risques d’exposition ou de libération, qui, normalement, augmentent proportionnellement en fonction de la quantité de matière biologique manipulée.
  • Réduit la complexité et le coût de l’élimination.
  • Réduit le coût du matériel.
  • Réduit le potentiel de créer des aérosols, qui peuvent survenir lors du transfert de liquides d’un contenant à un autre.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les simulations et les démonstrations sont particulièrement utiles puisqu’elles sont compatibles avec la distanciation physique dans la classe et l’enseignement à distance. Lorsque des pratiques de l’expérience (essai à blanc) ou des expériences à petites échelles sont menées, les risques de contamination pour les enseignants et les étudiants sont réduits lorsque les expériences permettent de maintenir la distanciation physique. Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, les stations de laboratoires partagées peuvent être appropriées si le matériel partagé à chaque station est décontaminé entre chaque utilisateur ou si des pratiques d’hygiène des mains très strictes sont mises en œuvre avant de manipuler le matériel partagé.

5.2. Pratiques de travail sécuritaires

Le respect et l’application des mesures de sécurité générales et des bonnes pratiques microbiologiques contribuent à protéger les enseignants et les élèves contre la matière biologique manipulée. Ces mesures et ces pratiques réduisent aussi au minimum la propagation de la contamination à l’intérieur et à l’extérieur de la classe. Elles comprennent l’adoption de pratiques de travail sécuritaires et l’utilisation d’EPI.

5.2.1. Bonnes pratiques microbiologiques

Les bonnes pratiques microbiologiques (tableau 5-4) sont des pratiques et des techniques bien établies. Elles constituent la base de toute pratique de travail sécuritaire impliquant une matière biologique. Ces pratiques visent à protéger toute personne qui travaille avec une matière biologique, l’environnement, et même à prévenir la contamination de la matière biologique utiliséeNote de bas de page 19. Les enseignants peuvent appliquer ces pratiques dans n’importe quelle classe où est effectué un travail avec des microbes.

Tableau 5-4 : Bonnes pratiques microbiologiques - Choses à faire et à ne pas faire

Les bonnes pratiques microbiologiques à faire

  • Attacher ou recouvrir les cheveux et les vêtements (p. ex. attacher les cheveux longs, restreindre les articles de vêtements libres comme les ficelles d’un chandail à capuchon et les couvre-chefs) qui pourraient être contaminés par les mains, les échantillons, les contenants ou le matériel.
  • Recouvrir les plaies ouvertes, les coupures et les éraflures avec un pansement imperméable (bandages).
  • Garder les postes (p. ex. pupitres) et les espaces de travail (p. ex. les planchers) dégagés, pour éviter l’encombrement et pour faciliter le nettoyage et la désinfection.
  • Porter des chaussures qui couvrent tout le pied, sans talon ou à talon bas et des vêtements qui couvrent tout le bas du corps (p. ex. des pantalons longs).
  • Porter l’EPI requis, qui peut comprendre un sarrau, des gants et des lunettes de sécurité.
  • Ranger les effets personnels (p. ex. sacs à main, sacs à dos, appareils électroniques) et les vêtements extérieurs (p. ex. manteaux, foulards) à l’écart de l’EPI et des postes de travail.
  • Placer à chaque poste de travail des contenants à déchets qui sont résistants au bris (p. ex. béchers, bocaux) et adaptés au type de déchets produits (p. ex. embouts de pipettes).
  • Examiner tous les contenants et le matériel pour vérifier qu’ils n’ont pas de défauts avant de les utiliser (p. ex. verrerie craquée).
  • Utiliser des techniques pour prévenir la contamination des matières biologiques par des microbes nuisibles.
  • Nettoyer et désinfecter les surfaces de travail à l’aide d’un désinfectant adéquat avant de manipuler des matières biologiques.
  • Nettoyer et désinfecter les surfaces de travail à l’aide d’un désinfectant adéquat après tout déversement et une fois que le travail avec des matières biologiques est terminé.
  • Décontaminer tous les articles (y compris les déchets liquides et solides) qui sont entrés en contact avec une matière biologique après les avoir utilisés et avant de les éliminer.
  • Décontaminer tous les vêtements et tout l’EPI (y compris les gants) à la suite d’une exposition présumée ou confirmée.
  • Se laver les mains après avoir manipulé une matière biologique et immédiatement après avoir retiré les gants. S’il n’y a pas de lavabo disponible, utiliser du désinfectant pour les mains comme mesure provisoire jusqu’à ce qu’il soit possible de se laver les mains adéquatement avec de l’eau et du savon.
  • Suivre les procédures d’utilisation sécuritaire des objets pointus ou tranchants, comme l’utilisation de substituts sécuritaires, l’élimination des objets pointus ou tranchants utilisés dans un contenant à déchets résistant aux perforations et l’emplacement de ces contenants près du point d’utilisation.
  • Identifier clairement toutes les cultures, les désinfectants, les milieux de culture et autres matériels avec leur nom et la date.
  • Identifier tous les produits dangereux (y compris les déchets) avec la mise en garde appropriée et de l’information sur les dangers.

Les pratiques microbiologiques à ne pas faire

  • Pipetter avec la bouche (utiliser la bouche pour aspirer le liquide dans une pipette).
  • Mettre quelque chose (p. ex. mains, crayons, stylos) dans ou à proximité de la bouche, du nez ou des yeux.
  • Manger, boire, mâcher de la gomme, fumer, vapoter, entreposer de la nourriture ou des ustensiles, se maquiller ou manipuler des verres de contact.
  • Porter des bijoux, des vêtements ou des accessoires (p. ex. bague, collier long, foulard) qui pourraient entrer en contact avec une matière biologique ou perforer les gants de protection.
  • Porter des verres de contact. Si un élève doit absolument porter des verres de contact, il doit avertir son enseignant et porter les lunettes de sécurité appropriées.
  • Porter des pantalons courts ou des jupes.
  • Utiliser des objets pointus ou tranchants (p. ex. aiguilles, seringues, objets en verre) lorsque cela peut être évité.
  • Plier, couper ou briser une aiguille, ou remettre le couvre-aiguille sur une aiguille utilisée.
  • Toucher des objets personnels (p. ex. téléphone cellulaire, sac à dos, cahier de notes) pendant le travail avec des matières biologiques ou pendant que des gants sont portés.
  • Provoquer un brouillard de pulvérisation ou des éclaboussures.
  • Courir ou agir en bouffon près d’une station de laboratoire.
5.2.1.1. Techniques aseptiques (pour garder le matériel exempt de microbes nuisibles)

Les techniques aseptiques sont des procédures qui gardent le matériel exempt de microbes nuisibles. Ceci prévient la contamination des matières biologiques et protège les personnes et leur environnement de la matière biologique manipulée. Les techniques aseptiques varient en fonction du travail prévu et certaines pratiques peuvent ne pas être recommandées en classe (p. ex. utilisation de flammes nues). Voici quelques éléments-clés des techniques aseptiques :

Les flammes ne sont pas recommandées dans la majorité des laboratoires en classe, mais elles peuvent parfois être utilisées de façon sécuritaire par des élèves ayant déjà de l’expérience dans des cours plus avancés. Dans ce cas, les techniques aseptiques suivantes devraient être exécutées :

5.2.2. Prévenir les déversements et les éclaboussures

Les déversements et les éclaboussures sont les incidents qui se produisent le plus souvent avec des matières biologiques. Ils peuvent contaminer des surfaces, le matériel, des échantillons et des personnes. Les déversements et les éclaboussures surviennent souvent parce qu’un contenant (p. ex. fiole, bécher, flacon) a été renversé, échappé ou brisé. Ils peuvent aussi survenir pendant un mélange vigoureux (c.-à-d. mélange avec un agitateur vortex), lorsqu’un liquide est expulsé avec force ou est échappé pendant un transfert. Des procédures qui peuvent être mises en place pour réduire au minimum le risque de déversements et d’éclaboussures incluent celles qui suiventNote de bas de page 38Note de bas de page 39 :

L’annexe F propose des mesures d’intervention et une procédure générale de nettoyage en cas de déversement.

5.2.3. Hygiène des mains

En laboratoire, le lavage fréquent des mains est l’une des mesures de sécurité de base les plus efficaces. Le lavage des mains réduit le nombre de microbes qui peuvent être présents sur les mains. Ceci prévient à son tour la propagation de la contamination sur les mains aux surfaces environnantes. Même lorsque des gants sont portés, ils s’usent et peuvent devenir poreux. Ceci explique pourquoi il est si important de se laver les mains immédiatement après que les gants aient été retirés; ceci permet d’éliminer toute contamination qui pourrait être présente sur les mains. L’annexe G fournit des consignes pour une bonne technique de lavage des mainsNote de bas de page 40Note de bas de page 41. Les enseignants peuvent souligner l’importance de se laver les mains en :

Un désinfectant pour les mains peut être utilisé en attendant qu’un lavage des mains adéquat puisse être effectué. L’annexe G décrit certains facteurs à prendre en considération lors de l’utilisation de désinfectants pour les mains.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, l’hygiène des mains est particulièrement importante puisqu’elle réduit le risque de propager des microbes nuisibles sur des surfaces partagées (p. ex. poignées de porte).

5.2.4. Pratiques exemplaires pour la culture d’échantillons en classe

Dès que des microbes sont mis en culture, il y a un risque que les échantillons deviennent contaminés avec d’autres microbes (y compris des microbes nuisibles) présents dans l’espace environnant. Les pratiques exemplaires suivantes peuvent être mises en place afin de réduire le risque de cultiver des contaminantsNote de bas de page 32Note de bas de page 42 :

5.3. Équipement de protection individuel

L’EPI désigne l’équipement et les vêtements portés par une personne pour la protéger contre divers dangers. Par exemple, il crée une barrière entre la personne et la matière manipulée et représente la dernière ligne de défense contre une exposition. Le besoin de porter un EPI est basé sur une évaluation des risques et doit tenir compte de la possibilité que des microbes nuisibles inconnus soient manipulésNote de bas de page 2. L’évaluation peut déterminer que certains (ou tout) EPI ne soient pas nécessaires pour travailler avec certains organismes de GR1. Lorsqu’un EPI est requis, il est important que les enseignants fournissent aux élèves un EPI qui est approprié pour l’activité et vérifient qu’il est porté correctement. Dans la mesure du possible, des tailles différentes d’EPI devraient être disponibles pour accommoder plusieurs types de silhouette corporelle.

Quelques exemples d’EPI couramment utilisés sont proposés ci-dessous et dans la figure 5‑1Note de bas de page 7Note de bas de page 19.

Figure 5-1 : Exemples d’EPI

Figure 5-1 : Texte descriptif
  1. Figure illustrant un sarrau ajusté fermé à l’avant à l’aide de boutons, comportant également deux boutons aux poignets.
  2. Figure illustrant cinq différents gants jetables de couleurs et de tailles différentes.
  3. Figure illustrant des lunettes de sécurité traditionnelles avec panneaux latéraux qui sont bien ajustées derrière les oreilles.
  4. Figure illustrant des lunettes de sécurité étanches, qui couvrent la région autour des yeux et dont l’attache qui fait le tour de la tête d’un panneau latéral à l’autre permet un ajustement plus serré.

(A) Sarrau bien ajusté qui se ferme à l’avant. (B) Gants jetables. (C) Lunettes de sécurité traditionnelles faites en matériel résistant aux chocs, avec panneaux latéraux. (D) Lunettes de sécurité étanches qui peuvent être ajustées plus serrées que les lunettes de sécurité traditionnelles.

5.3.1. Protection du corps

Le sarrau est le type d’EPI le plus couramment utilisé. Il protège le corps et les vêtements personnels de l’individu qui le porte contre la contamination. Les sarraus doivent toujours être portés complètement fermés. Des boutons-pression sont préférables aux boutons ordinaires, car ils permettent de retirer rapidement le sarrau en cas d’urgence. Il est aussi important que les sarraus soient ajustés au corps et pourvus de manches à poignets élastiques. Ceci empêche les sarraus de traîner et de s’accrocher sur du matériel pendant les expériences. Les matériaux avec lesquels sont confectionnés les sarraus déterminent s’ils sont des sarraus à usage unique (c.-à-d. jetables) ou réutilisables.

Des vêtements personnels qui réduisent au minimum la surface de peau exposée et des chaussures qui couvrent tout le pied peuvent aussi servir de protection appropriée contre une exposition. Par exemple, les sandales et les pantalons courts n’offrent pas une protection suffisante pendant le travail avec une matière biologique, même si un sarrau est porté par-dessus. Selon l’expérience prévue, le port de sandales ou de pantalons courts peut être interditNote de bas de page 2Note de bas de page 46.

5.3.2. Protection des mains

Les gants offrent une barrière de protection entre la peau et les matières biologiques manipulées. Les gants imperméables réduisent les risques d’une exposition associée à l’absorption par la peau (surtout si elle est éraflée ou blessée). Les gants imperméables protègent aussi les mains contre la contamination

L’ASPC recommande que les élèves portent des gants lorsqu’ils manipulent des microbes de GR1, des cultures inconnues ou des échantillons contenant possiblement des microbes nuisibles. Cependant, la décision de porter des gants devrait être basée sur une évaluation des risques. Par exemple, le port des gants pourrait être déconseillé lorsqu’un bec Bunsen est utilisé en même temps si le risque d’une blessure causée par des gants fondus est supérieur au risque d’exposition à la matière biologique.

Les gants sont faits de différents matériaux. Le choix du type de gant dépend de l’activité particulière qui est réalisée et des dangers qui y sont associés. Par exemple, le latex est incompatible avec de nombreux produits chimiques couramment utilisés. Les gants en latex sont aussi généralement évités en raison du nombre croissant de personnes ayant des allergies au latex. Les gants en nitrile offrent une excellente résistance aux produits chimiques et ils ont tendance à se déchirer lorsqu’ils sont perforés. Ceci est une bonne qualité à avoir puisque l’utilisateur peut repérer facilement un gant dont l’intégrité a été compromise. Peu importe de quel matériau ils sont faits, les gants jetables ne doivent jamais être réutilisés, car ils deviennent perméables après une utilisation prolongée. Il est aussi important de ne pas décontaminer des gants jetables pendant qu’ils sont portés, puisque ceci peut entraîner la formation de micro-perforations qui laissent passer des microbes.

Les gants doivent être retirés avant de toucher tout objet commun ou personnel comme une poignée de porte, un clavier d’ordinateur, un stylo, un cahier de notes, le visage et les cheveux. Les gants doivent être retirés et jetés correctement avant le lavage des mains et la sortie de l’espace de travailNote de bas de page 46. Il est important que les enseignants donnent des consignes sur la bonne façon d’utiliser et de retirer les gants afin de réduire la propagation de la contamination (voir l’annexe H).

5.3.3. Protection oculaire

La protection oculaire protège les yeux contre les matières dangereuses susceptibles de causer une lésion aux yeux ou d’exposer la muqueuse des yeux à une matière biologiqueNote de bas de page 21. Les lunettes de sécurité étanches offrent un degré de protection supérieur aux lunettes de sécurité traditionnelles en raison de leur ajustement serré au-dessus et autour des yeux. Cet ajustement permet de former une barrière contre les liquides dangereux et les éclaboussures. Le choix de protection oculaire dépend de la tâche à accomplir. En règle générale, les lunettes de sécurité traditionnelles avec panneaux latéraux offrent une protection suffisante pour les activités réalisées dans les classes primaires, intermédiaires et secondaires. La norme CSA Z94.3 de l’Association canadienne de normalisation (CSA Z94.3 – Protecteurs oculaires et faciaux) décrit les exigences de performance de base pour les protecteurs oculairesNote de bas de page 47.

Il est préférable de ne pas porter de verres de contact s’il y a des risques d’éclaboussures ou d’aérosols dans la classe. Le port de verres de contact peut nuire aux procédures de premiers soins et de rinçage des yeux après un incident. Si des verres de contact sont portés, il est nécessaire de porter des lunettes de sécurité étanches bien ajustées pour protéger les yeux contre les expositions. Une meilleure option est de demander aux élèves de porter leurs lunettes de prescription en dessous d’une protection oculaire.

Les enseignants devraient prendre l’habitude de rappeler aux élèves de ne jamais se frotter les yeux ou se toucher le visage durant toute activité avec une matière biologique. En cas de contact accidentel des yeux avec une matière biologique, les yeux doivent immédiatement être rincés avec de l’eau propre afin de réduire le risque d’infection.

5.4. Mesures de sécurité à considérer pour les instruments utilisés en classe

Il existe une panoplie d’instruments pouvant être utilisés lors de la manipulation de matières biologiques (figure 5-2). Une utilisation et un entretien adéquats des instruments réduisent au minimum le risque d’exposition et empêchent la libération de matières biologiques dans l’environnement. Pour prévenir les déversements, les éclaboussures, les inoculations et les aérosols, les élèves doivent être formés pour utiliser les instruments correctement. La présente section fournit des conseils sur l’utilisation sécuritaire de certains instruments qui peuvent être présents en classe.

Figure 5-2 : Instruments utilisés en laboratoire

Figure 5-2 : Texte descriptif
  1. Figure illustrant un pipeteur muni d’un embout jetable.
  2. Figure illustrant deux pipettes, une contenant un liquide et l’autre non.
  3. Figure illustrant une poire de pipetage.
  4. Figure illustrant un pipeteur électrique avec deux boutons, un qui permet d’aspirer le liquide et l’autre qui permet de l’expulser.
  5. Figure illustrant une anse d’ensemencement qui est chauffée par la flamme d’un bec Bunsen, avec des tubes de culture dans un support en arrière-plan.
  6. Figure illustrant une main gantée qui élimine une aiguille dans un contenant résistant à la perforation qui est étiqueté avec le symbole de danger biologique.

(A) Un pipeteur est un dispositif calibré qui prélève une quantité déterminée de liquide dans un embout jetable. (B) Les pipettes sont de simples tubes gradués dans lesquels les liquides peuvent être aspirés et redistribués grâce à des dispositifs de pipetage qui comprennent (C) une poire de pipetage et (D) un pipeteur électrique. (E) Un bec Bunsen est un appareil qui produit une flamme nue à partir d’une source d’alimentation (p. ex. gaz naturel, propane, butane). (F) Un article pointu (aiguille) est éliminé dans un contenant étiqueté et résistant à la perforation.

5.4.1. Pipettes et pipeteurs

Les recommandations suivantes peuvent être envisagées pour l’utilisation sécuritaire des pipettes et des pipeteursNote de bas de page 38 :

5.4.2. Objets pointus et tranchants

Les objets pointus ou tranchants sont des objets capables de perforer ou couper la peau, par exemple les scalpels, les aiguilles, les seringues, les lames et le verre brisé. Les objets pointus ou tranchants qui sont contaminés augmentent les risques de piqûres ou de coupures, lesquelles peuvent créer une voie d’entrée (c.-à-d. inoculation) pour les microbes. Les objets pointus ou tranchants contaminés représentent un risque pour n’importe quel individu qui les manipule avant leur décontamination et leur élimination.

Les éléments suivants sont des pratiques exemplaires générales associées à l’utilisation d’objets pointus ou tranchantsNote de bas de page 32Note de bas de page 48 :

En raison du risque élevé associé aux aiguilles, il est préférable d’éviter complètement leur utilisation en classe. Le fait de communiquer aux élèves les pratiques exemplaires liées à l’utilisation des objets pointus et tranchants, ainsi que de vérifier que ces pratiques sont suivies, contribuera à réduire le risque de blessure.

5.4.3. Becs Bunsen

Un bec Bunsen est un dispositif qui produit une flamme unique à l’aide d’une source (p. ex. gaz naturel, propane, butane). En plus du risque de brûlure associé à une flamme nue, le chauffage rapide de liquides avec un bec Bunsen peut créer des aérosols contenant des microbes. Les becs Bunsen sont utilisés pour le chauffage et pour la stérilisation (p. ex. d’une anse d’ensemencement). L’utilisation d’un bec Bunsen peut être évitée en le remplaçant par des systèmes de stérilisation électrique ou en utilisant des anses d’ensemencement jetables. Les enseignants doivent donner aux élèves des consignes sur l’utilisation appropriée d’un bec Bunsen avant de leur permettre d’en utiliser un. La sensibilisation aux dangers potentiels contribuera à réduire les risques associés à leur utilisation. Les enseignants et les élèves doivent suivre les pratiques sécuritaires suivantes pendant le travail avec un bec BunsenNote de bas de page 49 :

Chapitre 6. Décontamination et gestion des déchets

6.1. Facteurs à considérer pour les microbes de Groupe de risque 1

La décontamination est un procédé qui rend les matières et les surfaces sécuritaires à manipuler en retirant tous les microbes qui peuvent être présents. En règle générale, les microbes de GR1 bien caractérisés n’ont pas besoin d’être décontaminés avant d’être jetés avec les déchets normaux, puisque les microbes de GR1 ne présentent aucun risque pour le grand public, les populations animales ou l’environnement. Les contenants et le matériel non jetables ou réutilisables (p. ex. articles de verrerie) et les surfaces (p. ex. pupitres, tables, table de travail) qui ont pu être exposés aux microbes de GR1 peuvent simplement être nettoyés avec de l’eau et du savon. Tant qu’il n’y a pas d’objets pointus ou tranchants, le matériel peut être jeté à la poubelle comme les déchets normaux. En cas de doute, il serait préférable de consulter les autorités pour savoir s’il y a des exigences concernant l’élimination des déchets contenant des microbes de GR1. Les déchets sont réglementés au niveau provincial, territorial et municipal.

6.2. Facteurs à considérer pour les microbes nuisibles

S’il y a un risque que les déchets aient été contaminés par des microbes nuisibles, tous les déchets doivent être décontaminés avant d’être jetés ou réutilisés. Les déchets comprennent les cultures, les bouillons de culture, les échantillons de microbes ainsi que tout matériel qui a pu entrer en contact avec ces derniers. Si des microbes nuisibles sont présents, des procédures de décontamination sont nécessaires pour protéger les élèves, les enseignants et la communauté contre toute exposition. Des procédures de décontamination qui sont ratées peuvent entraîner une exposition à des microbes nuisibles ou la propagation de ceux-ci dans d’autres espacesNote de bas de page 50Note de bas de page 51Note de bas de page 52.

Il est important de nettoyer les items avant qu’ils soient décontaminés afin d’enlever le plus de contamination grossière possible. Une contamination grossière, par exemple par des matières organiques (p. ex. sol, saleté, sang), peut rendre la décontamination moins efficace. Les facteurs à prendre en considération avant de commencer la décontamination d’un item qui a potentiellement été contaminé par des microbes nuisibles sont :

Si les déchets contiennent des microbes nuisibles et qu’ils ne peuvent pas être décontaminés sur place, des mesures peuvent être prises avec une entreprise commerciale spécialisée dans l’élimination des déchets dangereux. Ces ententes doivent être établies à l’avance pour récupérer les déchets emballés et les décontaminer hors site.

6.2.1. Désinfectants chimiques

Lorsque des microbes nuisibles peuvent être présents, les désinfectants chimiques (p. ex. eau de Javel) sont le plus souvent utilisés en classe pour la décontamination du matériel, des surfaces, des liquides et des déversements de matières biologiques. Il est important d’utiliser les désinfectants chimiques selon le mode d’emploi, puisque ce sont souvent des produits chimiques dangereux. Les directives recommandées peuvent inclure la façon de l’appliquer, la concentration nécessaire, le temps de contact, l’EPI, les premiers soins et l’élimination. Il est également important de connaître les caractéristiques chimiques du désinfectant telles que sa toxicité, sa stabilité à l’entreposage, sa compatibilité chimique, ses ingrédients actifs et la concentration de sa solution-mère. Les nettoyants tout usage, y compris ceux qui contiennent des microbicides, ne peuvent être utilisés comme désinfectants chimiques à moins qu’il n’ait été démontré qu’ils sont efficaces contre les microbes manipulésNote de bas de page 53. L’utilisation d’un désinfectant chimique inapproprié ou l’utilisation incorrecte d’un désinfectant chimique approprié peut entraîner une exposition à des microbes nuisibles.

6.2.1.1. Décontamination par l’eau de Javel

Le désinfectant le plus couramment utilisé pour le travail avec de la matière biologique est l’hypochlorite de sodium de concentration 0,5-1 % (c.-à-d. eau de Javel diluée). Ce désinfectant peut être préparé en mélangeant 1 partie d’eau de Javel commerciale (qui contient normalement entre 5 % et 8 % d’hypochlorite de sodium) avec 9 parties d’eau. L’eau de Javel diluée doit être fraîchement préparée (p. ex. hebdomadairement), car elle perd ses propriétés désinfectantes rapidement. Les autres désinfectants pouvant être utilisés sont l’éthanol à 70 % et l’isopropanol à 70 % ainsi que les autres désinfectants présentés à l’annexe I. Il faut faire particulièrement attention au temps de contact de certains désinfectants, surtout quand ils s’évaporent rapidement (p. ex. alcools).

Les procédures suivantes peuvent convenir à la désinfection ou à la décontamination du matériel en classeNote de bas de page 54 :

Le temps nécessaire pour décontaminer efficacement un matériel avec l’hypochlorite de sodium à 0,5 % peut varier considérablement en fonction de la matière biologique présente et de la surface qui doit être décontaminée. Un temps de contact de quelques minutes avec de l’hypochlorite de sodium à 0,5 % peut être suffisant pour la décontamination de certains microbes nuisibles, tandis que pour d’autres microbes nuisibles, un temps de contact de 30 minutes est nécessaireNote de bas de page 19. Lorsqu’un matériel est contaminé par des microbes inconnus (p. ex. des échantillons environnementaux), il est préférable d’avoir 30 minutes de temps de contact avec de l’hypochlorite de sodium à 0,5 % au cas où des microbes nuisibles résistants soient présents. Lorsque la décontamination est terminée, la solution chimique peut être diluée avec de l’eau et versée de façon sécuritaire dans un drain tout-usage (p. ex. dans le lavabo pour laver les mains).

6.2.2. Décontamination physique

Quelques microbes nuisibles peuvent être décontaminés de manière appropriée avec de la vapeur à haute pression qui est maintenue à une température élevée (p. ex. 121 oC) pour une longue période de temps (p. ex. 60 minutes). Les autoclaves sont les seuls appareils qui peuvent créer ces conditions de façon sécuritaire. Les fours à micro-ondes, les autocuiseurs et les autres outils que l’on trouve dans les maisons ne peuvent pas remplacer les autoclaves. Ces dispositifs peuvent même créer des aérosols infectieux pouvant être libérés dans la pièceNote de bas de page 37Note de bas de page 55. Dans une classe où il n’y a pas d’autoclave, la décontamination chimique est la méthode de décontamination la plus sécuritaire et la plus efficace.

6.3. Gestion des déchets

Les déchets retirés de la classe peuvent être :

N.B. : Il est possible que les déchets qui sont décontaminés avant d’être retirés de la classe ne soient pas acceptables pour les procédures normales d’élimination des déchets qui mènent à un site d’enfouissement local ou le réseau d’égouts sanitaires. D’autres facteurs à considérer ou exigences en matière de gestion des déchets établies par les autorités provinciales, territoriales ou locales (c.-à-d. municipales) peuvent aussi s’appliquerNote de bas de page 56.

La liste suivante décrit des pratiques exemplaires en matière de gestion des déchets :

Si un microbe nuisible est mis en culture (de manière accidentelle ou intentionnelle) dans la classe, il est nécessaire d’apposer le symbole de danger biologique (voir la figure 6-1) à l’extérieur des sacs de déchets ou des contenants d’élimination des déchets. En effet, selon la LAPHT et le RAPHT, toutes les exigences applicables de la NCB doivent être respectées pour les activités réglementées avec les microbes nuisibles, et ce, à titre de condition d’un permis visant des agents pathogènes et des toxines. Les exigences pour l’entreposage, la décontamination et l’élimination des microbes nuisibles comprennent de conserver les microbes nuisibles dans un contenant fermé, étiqueté et étanche (qui ne permet aucune fuite). Le symbole de danger biologique est une façon appropriée d’étiqueter un sac ou un contenant qui contient des déchets biologiques dangereux et non des déchets ordinaires.

Figure 6-1 : Symbole de danger biologique

Figure 6-1 : Texte descriptif

Figure illustrant le symbole de danger biologique.

Suite à la décontamination, les déchets sont rendus non infectieux. Comme il est maintenant sécuritaire de les manipuler, le symbole de danger biologique sur les sacs à déchets ou les contenants d’entreposage doit être enlevé ou rendu illisible.

6.3.1. Entreposage des déchets

Lorsqu’il est possible que des microbes nuisibles y soient présents, il est recommandé de décontaminer les déchets aussitôt que l’expérience se termine. Les déchets contenant des microbes peuvent être entreposés temporairement, à condition qu’ils soient entreposés dans un espace désigné distinct des autres espaces d’entreposage. Les déchets peuvent être entreposés, congelés ou réfrigérés pour ralentir la croissance de microbes. Les déchets qui n’ont pas été décontaminés ne peuvent être entreposés que dans des congélateurs ou des réfrigérateurs bien identifiés et réservés à cette fin (c.-à-d. qui ne sont pas utilisés pour entreposer des aliments ou des boissons).

Chapitre 7. Facteurs à considérer pour les projets destinés aux expos-sciences

Les programmes scolaires recommandent souvent que les élèves effectuent des travaux de recherche scientifique sous forme de tâches progressives ou de projets. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la classe, les activités scientifiques menées par les élèves augmentent le risque que des problèmes liés à la biosécurité surviennent.

Idéalement, les projets d’expos-sciences sont menés en classe sous la supervision d’un enseignant ou dans un laboratoire sous la supervision d’un scientifique. Il est beaucoup plus facile de surveiller les projets d’expos-sciences lorsqu’ils sont réalisés dans ces types d’environnement que lorsqu’ils sont réalisés à la maison ou dans un autre environnement non structuré. Lorsque les élèves travaillent à l’extérieur de la classe sur des projets scolaires ou approuvés par l’école, les enseignants peuvent interdire l’utilisation d’appareils dangereux et de microbes nuisibles. Souvent, ceci est déjà une exigence des compétitions expos-sciences.

7.1. Examen des expériences prévues

Les enseignants peuvent mettre en œuvre un processus pour évaluer et approuver toutes les expériences avant que les élèves commencent leur projet. Par exemple, les élèves pourraient devoir soumettre un plan détaillé de leur projet et des expérience planifiées. Certains concours scientifiques exigent que les élèves soumettent les aspects de leur travail qui sont liés à la sécurité lorsque le travail implique l’utilisation de microbes. Les enseignants peuvent également évaluer la planification de la sécurité comme une partie du projet de l’élève. L’importance de la biosécurité est soulignée lorsque celle-ci est incluse dans l’évaluation globale de l’expérience. Pour les aider à développer une pensée critique sur les aspects sécuritaires de leur travail, les enseignants peuvent :

Il s’agit d’un bon exercice pour les élèves. Toutefois, les enseignants ou le comité de sécurité du concours scientifique demeurent responsables de décider si les risques sont suffisamment atténués et si le travail peut être effectué de façon sécuritaire. En cas de doute, les enseignants peuvent consulter l’ASPC ou une personne experte en la matière.

7.2. Mesures de sécurité préalables à l’expérience

Après avoir approuvé l’expérience d’un élève, un enseignant peut mettre en place les mesures suivantes pour contribuer à la sécurité des élèves et de la communautéNote de bas de page 57 :

7.3. Où mener des projets scientifiques

Lorsque la réalisation des projets est seulement permise aux endroits approuvés par un enseignant, ceci contribue à protéger la santé et la sécurité des élèves, des enseignants et de l’environnement. Certaines compétitions expos-sciences peuvent avoir leurs propres lignes directrices quant aux endroits où les projets peuvent être réalisés. Les élèves doivent vérifier ces lignes directrices avant de commencer une expérience. Au final, c’est le niveau de risque associé à l’activité et le groupe de risque de la matière biologique qui déterminent l’endroit où le projet peut être réalisé de façon sécuritaireNote de bas de page 57. Par exemple, une activité qui implique potentiellement la manipulation d’une matière biologique dangereuse de GR2 peut nécessiter un laboratoire de NC2.

Si le travail de l’élève est effectué dans un laboratoire où des activités sont menées avec des microbes nuisibles ou des toxines (p. ex. une installation avec un permis visant des agents pathogènes et des toxines où des microbes nuisibles de GR2 sont manipulés), les enseignants doivent confirmer que l’élève sera supervisé par une personne qualifiée (p. ex. un technicien de laboratoire). Ces installations titulaires d’un permis visant des agents pathogènes et des toxines sont habituellement des laboratoires de NC2 qui, tel que décrit précédemment, sont tenus de respecter des exigences précises de la NCB en fonction de leurs activités. L’une des exigences est que l’accès aux laboratoires de NC2 soit limité aux personnes autorisées qui sont supervisées ou qui ont suivi la formation requise (matrice 4.3 de la NCB). Même lorsque les élèves sont supervisés, il peut leur être demandé de suivre une formation de base (p. ex. prendre connaissance de l’EPI qui est requis) avant d’être autorisés à accéder à un laboratoire de NC2. Les élèves pourraient également recevoir une formation propre à certaines activités en fonction de l’expérience qu’ils prévoient exécuter (p. ex. manipulation de microbes nuisibles de GR2 dans une enceinte de sécurité biologique). Les organisations qui possèdent des installations de NC2 peuvent avoir des politiques additionnelles concernant l’accès à leurs installations. Ces politiques doivent être consultées puisqu’elles peuvent contenir des informations comme l’âge minimum pour avoir accès au laboratoire et les droits et les responsabilités en matière de propriété intellectuelle qui peuvent avoir une incidence sur la présentation au public ou la publication des données.

Chapitre 8. Glossaire

Il est important de souligner que, bien que certaines des définitions fournies dans le glossaire soient universellement reconnues, beaucoup d’entre elles ont été établies expressément pour la NCB ou le GCB. Par conséquent, certaines définitions pourraient ne pas s’appliquer aux installations non visées par la NCB.

Accident
Événement imprévu ayant causé des blessures, un préjudice ou des dommages.
Aérobie
Nécessite de l’oxygène pour survivre.
Aérosol
Fines particules solides ou gouttelettes en suspension dans un milieu gazeux (p. ex. l’air) qui peuvent se former lors de toute activité provoquant un transfert d’énergie dans une matière liquide ou semi-liquide.
Agent pathogène
Microbe, acide nucléique ou protéine ayant la capacité de causer une maladie ou une infection chez l’humain ou l’animal. Des exemples d’agents pathogènes humains figurent aux annexes 2 à 4 de la LAPHT, mais ces listes ne sont pas exhaustives.
Agent pathogène opportuniste
Microbe nuisible qui ne cause normalement pas de maladie chez un hôte en santé, mais qui peut causer une maladie lorsque les mécanismes de défense d’un hôte sont faibles (p. ex. système immunitaire affaibli).
Agent zoopathogène
Tout microbe causant des maladies chez les animaux, qu’il soit issu de la biotechnologie ou non. Dans la NCB et le GCB, le terme « agent zoopathogène » ne réfère qu’aux microbes nuisibles qui causent des maladies chez les animaux terrestres, y compris chez les oiseaux et les amphibiens, mais excluant ceux qui causent des maladies chez les animaux aquatiques ou les invertébrés.
Anaérobie
Ne nécessite pas d’oxygène pour survivre. Pour certains microbes anaérobies, l’oxygène est poison.
Biosécurité
Ensemble des principes, des technologies et des pratiques liés au confinement qui sont mis en œuvre pour prévenir l’exposition involontaire à des matières biologiques ou leur libération accidentelle. La biosécurité sert à protéger les gens contre la matière biologique.
Biosûreté
Ensemble des mesures visant à prévenir la perte, le vol, le mésusage, le détournement ou la libération intentionnelle de microbes nuisibles, de toxines ou d’autres biens liés à l’installation (p. ex. le personnel, le matériel, les matières non infectieuses, les animaux). La biosûreté protège la matière biologique contre les gens.
Bonnes pratiques microbiologiques
Pratiques bien établies pour toutes les activités avec des matières biologiques qui servent à protéger les employés et à prévenir la contamination de l’environnement et des échantillons utilisés.
Confinement
Ensemble de paramètres de conception physique et de pratiques opérationnelles visant à protéger le personnel, le milieu de travail immédiat et la communauté contre toute exposition à une matière biologique. Le terme « bioconfinement » est aussi utilisé dans le même contexte.
Contamination
Présence non désirée de matières biologiques sur une surface (p. ex. table de travail, mains, gants) ou dans d’autres matières (p. ex. échantillons de laboratoire, cultures cellulaires).
Déchet
Matière solide ou liquide produite par une installation et destinée à être éliminée.
Décontamination
Procédé qui consiste à traiter des matières et des surfaces pour que leur manipulation soit sécuritaire et qu’elles soient relativement exemptes de microbes, de toxines ou de prions. La décontamination s’effectue par désinfection, inactivation ou stérilisation.
Désinfection
Procédé qui élimine la plupart des formes de microbes vivants; la désinfection est beaucoup moins efficace pour éliminer les matières biologiques que la stérilisation.
Échantillon environnemental
Échantillon prélevé dans le milieu environnant pouvant inclure de gros volumes (p. ex. de terre, d’eau) ou des écouvillons prélevés sur des surfaces d’objets inanimés (p. ex. une poignée de porte) ou d’être vivants (p. ex. la peau ou les muqueuses d’une personne ou d’un animal).
Enceinte de sécurité biologique
Dispositif de confinement primaire qui assure la protection du personnel, de l’environnement et des produits (selon la catégorie d’enceinte de sécurité biologique) lors de travaux avec des matières biologiques.
Équipement de protection individuel (EPI)
Équipement ou vêtement porté par le personnel à titre de barrière contre les matières biologiques afin de réduire le risque d’exposition à celles-ci. Les sarraus, blouses, vêtements de protection couvrant toutes les parties du corps, gants, chaussures de sécurité, lunettes de sécurité, lunettes de sécurité étanches, masques et appareils de protection respiratoire sont tous des exemples d’EPI.
Évaluation des risques
Approche normalisée visant à évaluer le risque potentiel associé à une activité prévue.
Exigences opérationnelles
Mesures ou procédures administratives appliquées dans une zone de confinement pour protéger le personnel, l’environnement et, ultimement, la communauté contre les matières biologiques.
Exigences physiques en matière de confinement
Mesures d’ingénierie et exigences relatives à la conception de l’installation visant à créer une barrière physique pour protéger le personnel, l’environnement et, ultimement, la communauté contre les microbes nuisibles et les toxines, tel qu’énoncé dans la NCB.
Exigences relatives aux essais de vérification et de performance
Essais de vérification et de performance demandés pour satisfaire aux exigences physiques en matière de confinement et, dans certains cas, aux exigences opérationnelles énoncées dans la NCB.
Exposition
Contact ou proximité étroite avec des matières biologiques pouvant causer une infection ou une intoxication. Les voies d’exposition sont l’inhalation, l’ingestion, l’inoculation et l’absorption.
Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes (FTSSP)
Document technique qui décrit les propriétés dangereuses des microbes nuisibles et qui fournit des recommandations pour leur manipulation sécuritaire. Les FTSSP peuvent contenir divers renseignements, notamment la pathogénicité, la sensibilité aux médicaments, la classification selon les groupes de risque, l’EPI requis et les traitements de premiers soins. Avant, les FTSSP s’appelaient les « Fiches techniques santé/sécurité – matières infectieuses ».
Groupe de risque (GR)
Groupe dans lequel les matières biologiques sont classées en fonction de leurs caractéristiques inhérentes, comme la pathogénicité, la virulence, le risque de propagation et l’existence d’un traitement prophylactique ou thérapeutique efficace. Le groupe de risque énonce le risque pour la santé des personnes et du public et la santé des animaux et des populations animales.
Incident
Événement ou situation pouvant causer une blessure, du mal, une infection, une intoxication, une maladie ou un dommage. Des matières biologiques, des animaux infectés ou des toxines peuvent être impliqués dans des incidents, comme un déversement, une exposition, la libération et la perte d’une matière biologique, la fuite d’un animal, un employé qui se blesse ou qui développe une maladie, un accès non autorisé à la zone de confinement, une panne de courant, un incendie, une explosion, une inondation ainsi que toutes les autres situations de crise (p. ex. séisme, ouragan). Les accidents et ceux évités de justesse sont considérés comme des incidents.
Inoculation
L’introduction d’un microbe dans un être vivant par la peau (p. ex. par injection).
Intoxication
Trouble ou maladie causé par une substance qui peut être symptomatique ou asymptomatique, ou entraîner un dérèglement physiologique suite à une exposition (c.-à-d. ingestion, inhalation, inoculation, absorption) à une toxine produite par un microbe ou isolée de celui-ci, ou une toxine microbienne produite de manière synthétique.
Laboratoire
Un espace à l’intérieur d’une installation ou l’installation elle-même où une matière biologique est manipulée à des fins scientifiques ou médicales.
Libération
Rejet de matières biologiques hors du système de confinement.
Maladie
Trouble structural ou fonctionnel touchant un humain ou un animal vivant, ou une partie du corps de ceux-ci. Les maladies sont causées par une infection ou une intoxication et se manifestent généralement par des signes et des symptômes caractéristiques.
Manipulation ou entreposage
La possession, la manipulation, l’utilisation, la production, l’entreposage, le transfert, l’importation, l’exportation, la libération, l’élimination ou l’abandon de microbes nuisibles, de toxines ou de matières biologiques, ainsi que le fait de permettre l’accès à de telles substances. La « manipulation et l’entreposage » englobe donc toutes les activités réglementées comportant des agents pathogènes humains ou des toxines spécifiés au paragraphe 7(1) de la LAPHT.
Matière biologique
Microbes, protéines ou acides nucléiques qui peuvent ou ne peuvent pas causer une maladie, ou toute autre substance biologique pouvant contenir un de ces éléments, en partie ou en entier. Des exemples de matières biologiques comprennent, sans s’y limiter : les bactéries, les virus, les mycètes, les prions, les toxines, les organismes génétiquement modifiés, les acides nucléiques, les échantillons de tissus, les échantillons de diagnostic, les vaccins vivants et les isolats d’un agent pathogène (p. ex. les cultures pures, les suspensions, les spores purifiées).
Matière infectieuse
Tout isolat d’un agent pathogène ou toute matière biologique qui contient des agents pathogènes humains ou des agents zoopathogènes, et donc qui représente un risque pour la santé humaine ou animale.
Microbe (Microorganisme)
Entité microbiologique cellulaire ou non cellulaire capable de se répliquer ou de transférer son matériel génétique et ne pouvant pas être raisonnablement décelé à l’œil nu. Cela comprend les bactéries, les mycètes, les virus et les parasites, qu’ils soient pathogènes ou non.
Niveau de confinement (NC)
Exigences minimales liées au confinement physique et aux pratiques opérationnelles visant la manipulation sécuritaire de matières biologiques dans les laboratoires, les zones de production à grande échelle et les environnements de travail avec des animaux. Il existe quatre niveaux de confinement, allant d’un laboratoire de base (NC1) au niveau de confinement le plus élevé (NC4).
Permis visant des agents pathogènes et des toxines
Autorisation délivrée par l’ASPC en vertu de l’article 18 de la LAPHT permettant de mener une ou plusieurs activités réglementées comportant des agents pathogènes humains ou des toxines.
Plan d’intervention d’urgence (PIU)
Document énonçant les mesures à prendre et les personnes responsables en cas d’urgence, par exemple en cas de déversement, d’exposition, de libération de matières biologiques, de fuite d’un animal, de blessure ou de maladie chez un membre du personnel, de panne de courant, d’incendie, d’explosion, ou de toute autre situation d’urgence (p. ex. inondation, tremblement de terre, ouragan).
Procédure opératoire normalisée (PON)
Document qui normalise les procédures utilisées dans le cadre d’activités.
Risque
Probabilité qu’un événement indésirable (p. ex. accident, incident, bris de confinement) survienne et les conséquences de cet événement.
Stérilisation
Procédé qui élimine tous les microbes vivants, y compris les spores bactériennes.
Zone de confinement
Espace physique qui répond aux exigences liées à un niveau de confinement donné. Il peut s’agir d’une salle unique (p. ex. laboratoire de NC2), d’une série de salles situées dans un même endroit (p. ex. plusieurs espaces de travail en laboratoire de NC2 non adjacents qui peuvent être verrouillés) ou d’une série de salles adjacentes (p. ex. salles de NC3 comprenant des aires réservées au travail de laboratoire et des salles animalières ou des box séparés). Les zones de soutien dédiées, notamment des sas (équipés de douches et de vestiaires « propres » et de vestiaires « sales » lorsqu’ils sont requis), font aussi partie de la zone de confinement.

Chapitre 9. Références et ressources

Sites Web de l’Agence de la santé publique du Canada

Affiches sur la biosécurité (accessible gratuitement; compte requis)
https://training-formation.phac-aspc.gc.ca/course/index.php?categoryid=30&lang=fr

ePATHogène – la base de données sur les groupes de risque
https://health.canada.ca/fr/epathogene

FTSSP : Agents pathogènes (nom des espèces en ordre alphabétique)
https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/fiches-techniques-sante-securite-agents-pathogenes-evaluation-risques.html

Guide canadien sur la biosécurité, 2e édition
https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/guide-deuxieme-edition.html

Modèle d’évaluation des risques associés à l’agent pathogène des FTSSP
https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/fiches-techniques-sante-securite-agents-pathogenes-evaluation-risques/modele-evaluation-risques-agent-pathogene.html

Norme canadienne sur la biosécurité, 2e édition
https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/deuxieme-edition.html

Portail de formation sur la biosécurité (accessible gratuitement; compte requis)
https://training-formation.phac-aspc.gc.ca/course/index.php?categoryid=2&lang=fr

Plans d’enseignement (à titre d’exemples, pourraient devoir être adaptés pour suivre les recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada)

Australian Science Teachers Association. (2017). Australian school science information support for teachers and technicians: Guidelines for best practice for microbiology in Australian schools. Consulté le 7 octobre 2017 à l’adresse https://assist.asta.edu.au/resource/4196/guidelines-best-practice-microbiology-australian-schools

Microbiology Society, Microbiology in Schools Advisory Committee (MiSAC). (2016). Practical Microbiology for Secondary Schools. Consulté le 25 mai 2018 à l’adresse http://microbiologyonline.org/file/c89f015377ba698f508f2cbcd3db6abf.pdf

Références

Agence canadienne d’inspection des aliments. (2019). Confinement des biorisques et sécurité. Consulté le 2 janvier 2019 à l’adresse http://www.inspection.gc.ca/animaux/confinement-des-biorisques-et-securite/fra/1300121579431/1315776600051

Agence de la santé publique du Canada. (2012). Pratiques en matière d’hygiène des mains dans les milieux de soins, ON, Canada : Agence de la santé publique du Canada.

American Chemical Society. (2015). Fundamentals of Hazard Assessment: Control Measures. Consulté le 18 août 2017 à l’adresse https://www.acs.org/content/acs/en/about/governance/committees/chemicalsafety/hazard-assessment/fundamentals/control-measures.html

American Chemical Society. (1995). Guide for Chemical Spill Response Planning in Laboratories. Consulté le 21 juillet 2017 à l’adresse https://www.acs.org/content/acs/en/about/governance/committees/chemicalsafety/publications/guide-for-chemical-spill-response.html

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Annexe A. Groupes de risque et niveaux de confinement

Les sections qui suivent décrivent les groupes de risque dans lesquels les microbes nuisibles et les agents zoopathogènes sont classés en fonction du risque qu’ils posent pour une personne ou un animal individuellement et pour la santé de la communautéNote de bas de page 19. Les niveaux de confinement pour manipuler ou entreposer les microbes sont aussi décrits.

A.1. Groupe de risque 1 (GR1; risque faible pour l’individu et la communauté)

Les matières biologiques de GR1 comprennent les microbes, les acides nucléiques et les protéines qui sont incapables ou peu susceptibles de causer une maladie chez l’humain ou l’animal; de manière générale, ils ne sont donc pas considérés comme des microbes nuisibles et ne sont pas réglementés par l’ASPC ou l’ACIA. En raison du faible risque que les matières biologiques de GR1 présentent pour la santé des individus et des animaux, les matières biologiques de GR1 constituent le meilleur choix dans les écoles primaires, intermédiaires et secondaires. Toutefois, les matières de GR1 peuvent menacer la santé des personnes dont le système immunitaire est affaibli ou inhibé (immunodéprimé).

A.2. Groupe de risque 2 (GR2; risque modéré pour l’individu, risque faible pour la communauté)

Les microbes nuisibles de GR2 présentent un risque modéré pour la santé des individus ou des animaux et un risque faible pour la santé publique et la population animale. Ces microbes nuisibles ont la capacité de causer des maladies graves chez l’être humain ou les animaux, mais sont peu susceptibles de le faire. Il existe des traitements efficaces (p. ex. antibiotiques) et des mesures préventives (p. ex. vaccins), et le risque de propagation des maladies causées par ces microbes nuisibles est faible.

Les microbes nuisibles de GR2 sont réglementés par l’ASPC et/ou l’ACIA; à l’exception de certaines activités (p. ex. certaines analyses en laboratoire de diagnostic), la manipulation ou l’entreposage de microbes nuisibles de GR2 exige un permis visant des agents pathogènes et des toxines délivré par l’ASPC et/ou un permis d’importation d’agents zoopathogènes délivré par l’ASPC ou l’ACIA.

A.3. Groupe de risque 3 (GR3; risque élevé pour l’individu, risque faible pour la communauté)

Les microbes nuisibles de GR3 présentent un risque élevé pour la santé des individus ou des animaux et un risque faible pour la santé publique. Ces microbes nuisibles sont susceptibles de causer des maladies graves chez l’humain ou l’animal. Il existe généralement des traitements efficaces et des mesures préventives, et le risque de propagation de ces maladies dans la communauté est faible. Le risque de propagation dans la population animale, quant à lui, varie de faible à élevé selon le microbe nuisible.

Les microbes nuisibles de GR3 sont réglementés par l’ASPC et/ou l’ACIA; la manipulation ou l’entreposage de microbes nuisibles de GR3 nécessite un permis visant des agents pathogènes et des toxines délivré par l’ASPC et/ou un permis d’importation d’agents zoopathogènes délivré par l’ASPC ou l’ACIA.

A.4. Groupe de risque 4 (GR4; risque élevé pour l’individu, risque élevé pour la communauté)

Les microbes nuisibles de GR4 présentent un risque élevé pour la santé des individus ou des animaux et un risque élevé pour la santé publique. Ces microbes nuisibles ont la capacité de causer des maladies graves chez l’être humain ou les animaux, qui peuvent même entraîner la mort. Il n’existe généralement pas de traitements efficaces ni de mesures préventives et le risque de propagation des maladies causées par ces microbes nuisibles dans la communauté est élevé. Le risque de propagation de la maladie dans la population animale, quant à lui, varie de faible à élevé selon le microbe nuisible.

Les microbes nuisibles de GR4 sont réglementés par l’ASPC et/ou l’ACIA; la manipulation ou l’entreposage de microbes nuisibles de GR4 nécessite un permis visant des agents pathogènes et des toxines délivré par l’ASPC et/ou un permis d’importation d’agents zoopathogènes délivré par l’ACIA.

A.5. Niveau de confinement 1

Le travail mené avec des matières biologiques de GR1 peut être réalisé de façon sécuritaire dans un espace de travail de laboratoire de base, souvent appelé NC1, et peut inclure une salle de classe. Il n’y a aucune exigence physique en matière de confinement ou exigence opérationnelle qui s’applique aux installations de NC1 en raison du faible risque associé aux matières biologiques de GR1. La biosécurité est atteinte principalement grâce à l’utilisation de bonnes pratiques microbiologiques et aux éléments de conception physique de base (p. ex. présence de lavabos pour le lavage des mains) qui servent à protéger les personnes et l’environnement des matières biologiques qui sont manipulées. Ces pratiques comprennent les principes de base de la biosécurité, sur lesquelles sont basées les exigences requises dans les niveaux de confinement supérieurs.

A.6. Niveau de confinement 2

La biosécurité et la biosûreté au NC2 sont atteintes en satisfaisant aux exigences physiques en matière de confinement, aux exigences opérationnelles et aux exigences relatives aux essais de vérification et de performance énoncées dans la NCB. Les exigences relatives à la conception physique touchent notamment l’emplacement du laboratoire, le revêtement des surfaces, le contrôle de l’accès et la disponibilité du matériel de biosécurité, selon les activités réalisées. Les pratiques opérationnelles pour le NC2 comprennent des mesures administratives (p. ex. la formation des personnes, la présence de PON qui décrivent en détail les procédures de routine pour avoir des pratiques de travail sécuritaires), l’utilisation d’EPI et la décontamination.

A.7. Niveau de confinement 3

Dans les installations de NC3, la biosécurité et la biosûreté sont le résultat d’un ensemble complet d’exigences physiques en matière de confinement, d’exigences opérationnelles et d’exigences relatives aux essais de vérification et de performance énoncées dans la NCB. Le NC3 exige une conception des installations et des mesures d’ingénierie rigoureuses, ainsi que du matériel de biosécurité spécialisé afin d’empêcher la libération de matières biologiques dangereuses dans les pièces avoisinantes et dans l’environnement. Les pratiques opérationnelles au NC3 sont basées sur celles du NC2, en plus de tenir compte des risques accrus associés aux matières biologiques et aux activités de laboratoire menées avec des microbes nuisibles de GR3.

A.8. Niveau de confinement 4

Le NC4 est le niveau de confinement le plus élevé. Un laboratoire NC4 nécessite une conception d’installation très complexe, soit un espace autonome à l’intérieur de l’édifice, ou un édifice séparé lorsque nécessaire, qui répond aux exigences minimales énoncées dans la NCB. Celles-ci comprennent des mesures d’ingénierie accrues, l’utilisation de matériel de biosécurité spécialisé et des dispositifs de biosécurité redondants. Le NC4 requiert des pratiques opérationnelles de niveau maximal basées sur celles exigées au NC3.

Annexe B. Modèle de fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes

Le modèle suivant peut servir à élaborer une FTSSP pour une matière biologique manipulée en classe. Un modèle modifiable de FTSSP peut être téléchargé à l’adresse suivante : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/fiches-techniques-sante-securite-agents-pathogenes-evaluation-risques/modele-fiche-technique-sante-securite.html

Un modèle pour l’évaluation des risques associés à l’agent pathogène est disponible à l’adresse suivante : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/fiches-techniques-sante-securite-agents-pathogenes-evaluation-risques/modele-evaluation-risques-agent-pathogene.html

La ligne directrice canadienne sur la biosécurité Évaluation des risques associés à l’agent pathogène est disponible à l’adresse suivante : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/normes-lignes-directrices-canadiennes-biosecurite/directrices/evaluation-risques-pathogene.html

Section II. Identification des dangers

Pathogénicité / toxicité

Durée de la maladie associée à l’agent infectieux chez les humains et les animaux.
Symptômes de la maladie, y compris la gravité et la fréquence.

Taux de mortalité de la maladie.

Variations de la maladie et tableaux cliniques. Autres affections liées à la maladie. Effets aigus et chroniques potentiels.

Facteurs prédisposants : Conditions ou cofacteurs qui peuvent causer une prédisposition à une infection, à une maladie ou à une maladie plus grave (p. ex. grossesse, état immunitaire).

Épidémiologie

La possibilité que la maladie soit présente dans une population humaine ou animale et, si oui, où elle se trouve.

Région géographique où la maladie est trouvée.
Éclosions particulières de la maladie et l’ampleur de celles-ci.

Gamme d’hôtes

Hôtes naturels : Hôtes primaires (définitifs), secondaires (intermédiaires) et les culs-de-sac épidémiologiques.

Autres hôtes : Autres hôtes, y compris les hôtes infectés en laboratoire, si applicable.

Dose infectieuse

Le nombre ou la concentration d’organismes nécessaires pour causer une maladie (habituellement DI50) chez le ou les hôtes naturels.

Période d’incubation

La durée entre le contact avec l’agent infectieux et l’apparition des premiers signes cliniques de la maladie chez le ou les hôtes naturels (généralement mesurée en jours).

Transmissibilité

Les différentes méthodes par lesquelles l’agent infectieux peut être transmis d’un hôte à l’autre (p. ex. ingestion, injection, contact avec les muqueuses ou la peau, inhalation).

Probabilité d’une transmission par contact direct (intime ou occasionnel) ou indirect (matière contaminée ou vecteurs). Principal mode de transmission.

Section III. Dissémination

Réservoir

Organismes (la plupart du temps, une espèce de petit mammifère ou d’oiseau) dans lesquels l’agent infectieux est présent sans causer des symptômes cliniques évidents.

Zoonose / Zoonose inversée

La possibilité de propagation de la maladie entre animaux et humains; la direction de la propagation et entre quelles espèces.

Vecteurs

Espèces d’invertébrés pouvant véhiculer et transmettre l’agent pathogène aux humains ou aux animaux. Il s’agit habituellement d’arthropodes qui transmettent l’agent pathogène par morsure ou par la ponte d’œufs, mais il peut aussi s’agir d’un « vecteur mécanique ».

Section IV. Stabilité et viabilité

Sensibilité aux médicaments

Médicaments ou produits pharmaceutiques efficaces et disponibles pour traiter l’infection ou la maladie.

Résistance aux médicaments

Résistance connue aux médicaments ou résistance à de multiples médicaments.

Sensibilité aux désinfectants

Désinfectants capables de détruire l’agent pathogène (y compris ses toxines et/ou ses spores, si applicable) et, si elles sont connues, les conditions nécessaires pour réaliser la désinfection (concentration, durée de contact, température). Si celles-ci sont inconnues, les désinfectants qui sont efficaces contre la catégorie d’agents pathogènes (p. ex. contre les bactéries Gram positif).

Désinfectants ou catégories de désinfectants auxquels l’agent pathogène est résistant.

Inactivation physique

Autres méthodes d’inactivation de la matière infectieuse (p. ex. l’irradiation aux ultraviolets, l’irradiation aux rayons gamma, la chaleur sèche ou humide, le pH) et, s’ils sont connus, les paramètres efficaces (méthode, durée, conditions environnementales). Si ceux-ci sont inconnus, les méthodes d’inactivation physique efficaces contre la catégorie d’agents pathogènes.

Survie à l’extérieur de l’hôte

Durée de survie de l’agent infectieux en dehors de son hôte (p. ex. dans le sang séché, sur des surfaces, sous forme d’aérosols).

Section V. Premiers soins et aspects médicaux

Surveillance

Comment détecter l’agent pathogène ou diagnostiquer la maladie chez une personne infectée.

Symptômes à identifier. Recommandations de surveillance.

Premiers soins / traitement

Moyens de traiter l’infection ou la maladie chez une personne infectée. Si un traitement est habituellement utilisé sur les animaux infectés.

Premiers soins ou traitements particuliers recommandés.

Immunisation

Immunisations préventives et/ou post-exposition recommandées pour les personnes menant des activités avec l’agent pathogène. Si ces recommandations sont universelles ou déterminées en fonction des activités menées ou d’autres facteurs.

Les cofacteurs particuliers (p. ex. une grossesse) qui peuvent changer les recommandations. Si les animaux sont habituellement vaccinés contre cet agent pathogène.

Prophylaxie

Mesures prophylactiques de préexposition et de post-exposition recommandées. Si ces recommandations sont universelles ou déterminées en fonction des activités menées ou d’autres facteurs. Les cofacteurs particuliers (p. ex. une grossesse) qui peuvent changer les recommandations.

Section VI. Dangers en laboratoire

Infections contractées en laboratoire

Cas recensés d’infections contractées en laboratoire (laboratoire de recherche, de diagnostic, d’un établissement de soins de santé) associés à l’agent infectieux, y compris le nombre et les circonstances de ces infections.

Sources / échantillons

Échantillons et prélèvements les plus susceptibles de contenir l’agent infectieux (p. ex. le sang, l’urine, le sperme, les muqueuses, les matières fécales, les tissus prélevés à la fin d’une nécropsie).

Dangers primaires

La principale voie d’exposition aux matières infectieuses (p. ex. ingestion, exposition de muqueuses et de la peau, auto-inoculation, inhalation de la matière infectieuse en suspension dans l’air ou en aérosol, exposition dans les déchets ou les carcasses d’animaux, ou morsures ou griffures par un animal infecté).

Dangers particuliers

Autres dangers qu’une personne doit considérer lors d’activités menées avec l’agent pathogène.

Section VII. Contrôle de l’exposition et protection personnelle

Classification par groupe de risque

Classification du groupe de risque de l’agent pathogène pour les humains et les animaux.

Confinement

Exigences en matière de confinement pour mener des activités avec l’agent pathogène (c.-à-d. le niveau de confinement).

Exigences particulières pour certaines activités (p. ex. utilisation d’une enceinte de sécurité biologique).

Vêtements de protection

Si un EPI particulier doit être utilisé pour les activités menées avec l’agent pathogène (p. ex. appareil de protection respiratoire, gants, sarrau), lequel et à quel moment.

Autres précautions

Autres précautions, mis à part l’EPI, qui doivent être considérées pour les activités menées avec l’agent pathogène.

Section VIII. Manipulation et entreposage

Déversements

Procédures à suivre après un déversement impliquant un agent pathogène, y compris le type et la quantité de désinfectant à utiliser (selon la Section IV – Viabilité et stabilité).

Élimination

Comment la matière infectieuse ou potentiellement infectieuse devrait être éliminée.

Procédure(s) de décontamination particulière(s) à suivre avant l’élimination.

Entreposage

Comment entreposer la matière infectieuse.

Section IX. Information sur la réglementation et autres

Information sur la réglementation

Les autorités responsables de la réglementation pour l’utilisation, l’entreposage, l’importation, l’exportation, le transport, le transfert, l’élimination ou toute autre activité impliquant un agent pathogène (p. ex. ASPC, ACIA, Santé Canada, Environnement Canada, Transports Canada, le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement). Les utilisateurs sont responsables de veiller à ce qu’ils respectent tous les règlements et toutes les lois, lignes directrices et normes applicables, y compris au niveau fédéral, provincial, territorial ou municipal.

Mise à jour

Date de la dernière mise à jour

Préparée par

Nom de l’individu et de son institution

Références

Liste des références dans l’ordre qu’elles ont été citées dans le document.

Annexe C. Affiches de l’Agence de la santé publique du Canada sur la biosécurité

La version pleine grandeur des affiches de l’Agence de la santé publique du Canada sur la biosécurité ci-dessous est disponible en ligne gratuitement.

Les utilisateurs doivent s’enregistrer avec un compte gratuit pour avoir accès aux ressources.

Affiche 1 : La biosécurité en action

Affiche 1 : Texte descriptif

L’exposition aux biorisques peut avoir lieu par :

  • absorption (par les yeux ou la peau)
  • ingestion (par la bouche)
  • inhalation (par le nez ou la bouche)
  • injection ou perforation de la peau

Comment se protéger et protéger les autres lors de l’utilisation de biorisques :

À faire :

  • attacher les cheveux longs
  • porter des lunettes de sécurité (sans verres de contact)
  • porter des gants
  • porter un sarrau
  • porter des chaussures fermées (qui n’exposent pas les orteils)

À éviter :

  • toucher vos objets personnels avec des gants contaminés
  • produire des pulvérisateurs avec les biorisques
  • apporter de la nourriture dans le local
  • courber, cisailler ou recouvrir des aiguilles usées

N’oubliez pas de toujours vous laver les mains et de décontaminer les lieux de travail après toutes les activités de laboratoire.

Apprenez-en davantage : Pour en savoir plus, visitez santepublique.gc.ca/pathogenes pour accéder gratuitement à des cours, des vidéos et d’autres ressources.

Affiche 2 : Biosécurité dans le laboratoire

Affiche 2 : Texte descriptif

Équipements de protection individuelle 

  • Sarrau de laboratoire : Le port d’un sarrau de laboratoire attaché est obligatoire pendant toute la durée des expériences. Les vêtements de laboratoire ne doivent pas être portés à l’extérieur du laboratoire.
  • Gants : Le port de gants est obligatoire lorsque des matières infectieuses sont manipulées. Les gants doivent être enlevés et éliminés de façon appropriée avant de quitter le laboratoire.
  • Protection oculaire et faciale : Le port d’une protection oculaire est requis lorsqu’il existe un risque d’éclaboussure ou de projection d’objets.
  • Chaussures : Le port de chaussures adéquates à bouts fermés (talons et orteils), est obligatoire dans le laboratoire.    

Mesures d’hygiène

  • Le port de bijoux n’est pas recommandé dans le laboratoire.
  • Toutes plaies, coupures ou égratignures doivent être recouvertes de gaze ou de pansements hydrofuges.
  • Les cheveux longs doivent être retenus.

Aire de travail du laboratoire

Un certain nombre d’actions sont en tout temps interdites dans l’aire de travail du laboratoire.

  • Il est interdit de se maquiller.
  • Il est interdit de fumer.
  • It est interdit de mettre ou d’enlever des verres de contact.
  • Il est interdit de manger.
  • Il est interdit d’entreposer des aliments, boissons, objets personnels ou ustensiles.
  • Il est interdit de boire.
  • Il est interdit de pipeter à la bouche quelque substance que ce soit.

Lavage des mains

  • Le lavage des mains est la pratique la plus importante.
  • Les mains doivent être lavées après le retrait de gants.
  • Le lavage des mains doit durer le temps de fredonner la chanson « Bonne fête » 2 fois!

Procédures de nettoyage et d’élimination

  • Les surfaces de travail doivent être nettoyées à fond avec un désinfectant approprié, à la fin de chaque expérience et après tout déversement.
  • La plupart des articles de verres, instruments et vêtements de laboratoire peuvent être réutilisés ou recyclés une fois décontaminés.
  • L’équipement devrait être décontaminé quand le travail est terminé.
  • Le verre brisé doit être déposé dans un contenant pour objets acérés et tranchants, résistant aux perforations.   

Procédures d’urgence

  • Signaler sans délai tout incident au gestionnaire du laboratoire.

Annexe D. Modèle d’évaluation des risques

Le modèle ci-dessous, avec l’exemple présenté, peut être utilisé pour aider à compléter l’évaluation des risques. Les sections et le niveau d’information peuvent être ajustés pour répondre aux besoins de la classe.

Étape 1 : Identification des dangers

Dangers

Décrire le danger identifié (p. ex. la culture potentielle d’un organisme de GR2 par la culture d’un échantillon de sol).

Étape 2 : Identification et évaluation des risques

Scénarios de risque

Décrire les conséquences potentielles causées par ce danger (p. ex. élèves exposés ou infectés à un organisme de GR2).

Évaluation des risques

Indiquer le niveau de risque associé à l’activité (p. ex. faible, modéré, élevé).

Étape 3 : Développement et mise en œuvre de mesures d’atténuation des risques

Type(s) de stratégies

Élimination

(p. ex. stériliser l’échantillon de sol avant d’ajouter un organisme connu de GR1)

Réduction ou substitution

(p. ex. mettre en culture un échantillon de yogourt plutôt que de sol)

Procédure

(p. ex. garder les milieux de culture fermés)

Contrôles administratifs

(p. ex. prévenir les aérosols, éviter de porter les mains à la bouche, au nez ou aux yeux)

EPI

(p. ex. gants, sarrau)

Étape 4 : Révision de l’évaluation des risques

Révision des stratégies

Annexe E. Procédures visant à réduire au minimum le risque de formation d’aérosols

Une version pleine grandeur de l’affiche de procédures visant à réduire au minimum le risque de formation d’aérosols ci-dessous est disponible en ligne gratuitement.

Les utilisateurs doivent s’enregistrer avec un compte gratuit pour avoir accès aux ressources.

Affiche 3 : Procédures visant à réduire au minimum le risque de formation d’aérosols

Affiche 3 : Texte descriptif

Ouverture des tubes :

  • Manipuler les matières infectieuses à l’intérieur d’une enceinte de sécurité biologique.
  • Au moment d’ouvrir un tube, dévisser partiellement son bouchon et attendre quelques secondes avant de l’enlever complètement.

Anse de transfert :

  • Utiliser un micro-incinérateur ou une anse à usage unique plutôt qu’un bec Bunsen.
  • Permettre à l’anse de transfert de refroidir avant toute autre procédure.

Seringue et aiguilles :

  • Retirer les aiguilles des flacons en utilisant un tampon imbibé de désinfectant enveloppant le bouchon du flacon.
  • Utiliser des seringues à aiguille verrouillable.

Pipetage :

  • Utiliser des pipettes volumétriques, calibrées pour retenir la dernière goutte.
  • Utiliser des pipettes cotonnées.
  • Vider les pipettes en les positionnant juste au-dessus du niveau du liquide et en laissant le contenu s’écouler le long de la paroi du contenant.  
  • Ne jamais tenter d’expulser de force des matières infectieuses d’une pipette.

Centrifugation :

  • Centrifuger les matières infectieuses dans des récipients fermés, placés dans des godets de sécurité ou des rotors scellés.
  • Ouvrir les godets dans une enceinte de sécurité biologique.
  • Entretenir la centrifugeuse pour s’assurer qu’elle est propre et que les joints d’étanchéité et les joints toriques sont en bon état. 
  • Attendre cinq minutes avant d’ouvrir la centrifugeuse, le temps que les aérosols se déposent.

Bris de matériel :

  • Éviter les articles de verre, lorsque c’est possible.
  • Utiliser des tubes, flacons et contenants en plastique.
  • Utiliser des tubes dotés de bouchons à vis plutôt que des capuchons clipsables ou des bouchons à enfoncement.

Mélange et homogénéisation :

  • S’assurer que le mélangeur de laboratoire est muni d’un couvercle hermétique et de roulements à billes étanches.
  • Attendre quelques secondes avant de soulever le couvercle une fois le mélange terminé.
  • Utiliser un vortex au lieu de retourner les cultures.

Transvasement de matières infectieuses :

  • Travailler sur du matériel absorbant à endos recouvert d’un plastique.
  • Essuyer le pourtour du tube avec un papier absorbant imbibé de désinfectant pour éliminer tout contaminant potentiel sur la face externe du tube.

Annexe F. Procédure générale de nettoyage des déversements

Intervention en cas de déversement

Les procédures à suivre en cas de déversement peuvent être décrites dans le PIU. Elles devraient être enseignées aux élèves dans le cadre de la formation sur la sécurité au début de chaque année scolaire et rappelées aux élèves avant le début de toute expérienceNote de bas de page 42.

Le fait d’avoir une trousse d’intervention en cas de déversement biologique, soit une trousse préassemblée qui contient tous les articles nécessaires pour restreindre, nettoyer et décontaminer un déversement, permet une intervention rapide et efficace en cas de déversement. Le protocole de décontamination à suivre après un déversement dépend de l’endroit où il s’est produit, de son ampleur et de la nature du matériel contaminé. Néanmoins, une trousse d’intervention en cas de déversement biologique contient généralement :

Toutes les procédures de décontamination doivent être préparées en fonction des résultats d’une évaluation des risques. Il est important de déterminer si des aérosols contenant des matières biologiques potentiellement infectieuses ont été produits. Dans de telles situations, le risque d’exposition peut être réduit en faisant évacuer la classe, en fermant la porte et en décontaminant tous les EPI portés par les personnes évacuées de la classe. Le fait d’attendre suffisamment longtemps avant de réintégrer la classe (généralement 30 minutes) permet aux gouttelettes de se déposer et aux aérosols de se dissiperNote de bas de page 58. La décontamination de toutes les surfaces est importante pour prévenir le transfert de microbes déposés sur ces surfaces.

Les déversements majeurs et ceux impliquant des matières biologiques potentiellement dangereuses peuvent nécessiter une plus grande expertise et du matériel spécialisé. Dans de telles situations, il est préférable que la classe soit évacuée et que l’enseignant signale le déversement aux autorités internes compétentes qui peuvent coordonner le nettoyage.

Procédures générales de nettoyage en cas de déversement

Les étapes ci-dessous peuvent être suivies pour restreindre un déversement d’une matière biologique, nettoyer et décontaminer l’espace touchéNote de bas de page 58 :

  1. Utiliser un EPI approprié pour le risque, ce qui peut comprendre des gants, des vêtements de protection, une protection respiratoire et une protection oculaire.
  2. Rassembler tout le matériel de nettoyage requis (p. ex. trousse d’intervention en cas de déversement biologique) et l’apporter sur les lieux du déversement.
  3. Recouvrir le déversement avec des serviettes en tissu ou en papier pour le restreindre.
  4. En commençant avec les bords de la zone de déversement, puis en se dirigeant vers le centre de façon concentrique, verser un désinfectant approprié (c.-à-d. suffisamment concentré et efficace contre la matière biologique déversée) par-dessus les serviettes en tissu ou en papier et sur la surface avoisinante immédiate. L’utilisation de l’alcool (comme désinfectant) n’est pas recommandée en raison du risque d’incendie ou d’explosion avec de grands volumes.
  5. Après un temps de contact suffisant, retirer les serviettes absorbantes et les débris. S’il y a des débris de verre ou d’autres objets pointus ou tranchants, les ramasser à l’aide d’un porte-poussière ou d’un morceau de carton rigide et les déposer dans un contenant résistant aux perforations en vue de leur élimination. Manipuler les fragments de verre avec des pinces seulement. Le porte-poussière doit être autoclavé ou décontaminé avec un produit désinfectant efficace.
  6. Nettoyer et désinfecter la zone de déversement et toute autre surface où des éclaboussures pourraient s’être rendues.
  7. Jeter tout le matériel contaminé dans un contenant d’élimination des déchets qui est résistant aux fuites et aux perforations, et décontaminer le contenant avant de l’éliminer.
  8. Retirer et décontaminer l’EPI.

Annexe G. Technique efficace de lavage des mains

Le lavage des mains est la méthode la plus courante pour la décontamination des mains et le moyen le plus efficace pour prévenir la transmission d’infections. Lorsque le lavage des mains est bien effectué avec du savon et de l’eau courante propre, il est un moyen efficace pour enlever la saleté et les matières organiques visibles de même que les microbes nuisibles de la surface des mains.

Lavage des mains adéquat (savon et eau)Note de bas de page 40

  1. Les mains sont mouillées avec de l’eau courante.
  2. Suffisamment de savon est utilisé pour faire mousser toutes les surfaces des mains, y compris les doigts, le bout des doigts, les surfaces entre les doigts, les paumes, le dos des mains et les pouces, la base des pouces et, en cas de port de bague, sur et sous la bague.
  3. La paume et le dos de chaque main sont frottés vigoureusement, en croisant et en remuant les doigts de façon à ce que les doigts et le pouce soient frottés environ 15 à 30 secondes, soit le temps qu’il faut pour chanter la chanson « bonne fête » deux fois.
  4. Les mains sont rincées complètement sous l’eau courante en les pointant vers le bas.
  5. Les mains sont séchées entièrement en les tapotant sur une serviette à usage unique.
  6. Les robinets manuels sont fermés en utilisant une serviette de papier, afin que les mains ne soient pas contaminées à nouveau.
  7. Des produits de soins pour la peau peuvent être appliqués régulièrement pour maintenir une peau saine.
  8. La procédure complète pour le lavage des mains (se mouiller les mains, les savonner, les mousser, les rincer et les sécher) devrait prendre de 40 à 80 secondes.

Figure G : Lavage des mains adéquat

Figure G : Texte descriptif

Figure illustrant une technique efficace de lavage des mains avec du savon et de l’eau en six images.

  1. Figure illustrant deux mains étant mouillées sous l’eau courante dans un lavabo.
  2. Figure illustrant une main droite dispensant du savon à partir d’une pompe de savon liquide.
  3. Figure illustrant deux mains frottées ensemble pour faire mousser toute la surface des mains. La paume de la main gauche frotte le dos de la main droite avec du savon. De l’eau coule du robinet du lavabo en arrière-plan.
  4. Figure illustrant deux mains avec les doigts entrelacés pour faire mousser le savon entre les doigts, avec une pompe de savon liquide et de l’eau coulant du robinet du lavabo en arrière-plan.
  5. Figure illustrant deux mains étant séchées avec une serviette de papier brun après avoir été rincées, avec une pompe de savon liquide et de l’eau coulant du robinet du lavabo en arrière-plan.
  6. Figure illustrant une main gauche fermant le robinet d’eau chaude avec une serviette de papier brun.

Pour réduire le risque de contaminer les mains à nouveau, les options mains libres suivantes peuvent être envisagées :

Réflexion sur l’utilisation de désinfectants pour les mains à base d’alcool

Annexe H. Comment retirer les gants jetables de façon sécuritaire

Les gants sont enlevés en utilisant une technique « gant à gant » et « peau à peau ».

  1. Saisir l’extérieur du gant près du poignet (mais loin du bord) et le décoller.
  2. Retirer le gant à l’envers jusqu’au bout des doigts.
  3. Laisser le bout des doigts en place dans le gant.
  4. À l’aide des doigts gantés (et du pouce), saisir l’extérieur du deuxième gant près du poignet; s’assurer que la peau n’est exposée qu’à l’intérieur des gants.
  5. Retirer jusqu’au bout des doigts.
  6. Jeter les deux gants dans la poubelle et laver les mains.

Figure H : Comment retirer les gants jetables de façon sécuritaire

Figure H : Texte descriptif

Figure illustrant comment retirer des gants jetables de façon sécuritaire en six étapes.

  1. Figure illustrant deux mains gantées. La main droite saisit l’extérieur du gant gauche près du poignet (mais loin du bord).
  2. Figure illustrant deux mains gantées. La main droite retire le gant gauche à l’envers pour exposer la paume de la main gauche.
  3. Figure illustrant une main droite gantée retirant un gant d’une main gauche jusqu’au bout des doigts, en laissant le bout des doigts en place dans le gant.
  4. Figure illustrant une main gauche avec un gant couvrant le bout des doigts saisissant l’extérieur d’un gant sur une main droite près du poignet.
  5. Figure illustrant une main gauche avec un gant couvrant le bout des doigts retirant un gant sur une main droite jusqu’au bout des doigts.
  6. Figure illustrant une main gauche tenant deux gants à l’envers.

Annexe I. Efficacité des désinfectants chimiques

Tableau I-1 : Efficacité des désinfectants chimiquesNote de bas de page 19Note de bas de page 54
Désinfectant chimique Efficacité Inconvénients

Chlore
(p. ex. eau de Javel)

Efficace contre la plupart des microbes; peut être utilisé pour désinfecter des liquides contaminés et du matériel qui n’est pas visiblement souillé.

  • Faible stabilité lorsque dilué, donc doit être fraîchement préparé et conservé dans des contenants qui protègent de la lumière.
  • Assez corrosif envers les métaux, donc devrait être rincé à l’eau après un temps de contact approprié.
  • Neutralisé par la matière organique.
  • Les solutions concentrées peuvent être toxiques pour les humains.
  • Irritant et toxique pour la peau et les muqueuses.
  • Des réactions du chlore avec certaines molécules organiques peuvent produire des agents cancérogènes.
  • Ne peut pas être autoclavé.

Alcool
(p. ex. alcool éthylique ou isopropylique à 70 %)

Efficace contre les bactéries et certains virus et mycètes; efficacité limitée ou nulle contre les spores de bactéries et de mycètes.

  • En règle générale, ne devrait pas être utilisé pour désinfecter de grandes surfaces de laboratoire, car cela représente un danger d’incendie.
  • Les temps de contact prolongés sont difficiles à respecter en raison de l’évaporation.
  • Compatibilité variable avec certains matériaux (p. ex. peut faire durcir le caoutchouc et détériorer les colles et certains plastiques).

Composés d’ammonium quaternaire 
(CAQ)
(p. ex.
désinfectants commerciaux)

Inefficaces contre les microbes produisant des spores. Utiles pour nettoyer des surfaces lisses et des planchers.

  • Activité diminuée dans l’eau dure.
  • Efficacité réduite en présence de matières organiques.
  • Peuvent rendre les surfaces glissantes (notamment les planchers) en raison de leurs propriétés semblables à celles des détergents, ce qui peut représenter un danger pour le personnel.

Composés phénoliques

Efficacité variable contre les bactéries, les virus et les mycètes.

  • Toxique.
  • Odeur forte et désagréable.
  • Neutralisés par l’eau dure.

Glutaraldéhyde (solution acide à 2 %)

Efficace contre la plupart des microbes.

  • Durée de conservation limitée.
  • Très irritant et toxique pour la peau et les muqueuses.
  • Nécessite une longue durée de contact pour être efficace.

Formaldéhyde

Efficace contre la plupart des microbes.

  • Plus sensible que le glutaraldéhyde à une inactivation par la matière organique.
  • Odeur forte.
  • Extrêmement toxique.
  • Cancérogène connu.

Peroxyde d’hydrogène (H2O2) (solution à 30 %)

Efficace contre la plupart des microbes.

  • Peut être instable lorsqu’il est exposé à la chaleur et à la lumière (certains produits stabilisés sont maintenant offerts sur le marché).
  • En fortes concentrations, peut causer des brûlures cutanées, une irritation ou des lésions aux muqueuses (s’il y a une exposition directe) et peut présenter un risque d’explosion.

Références

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Gage, N. L. (éd.). (1963). Handbook of Research on Teaching. Chicago, IL, États-Unis : Rand McNally & Co.

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Note de bas de page 2

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