ARCHIVÉ : Introduction : Création d'un cadre mondial visant à tenir compte des besoins et des apports des aînés dans les situations d'urgence – Prévoir un plan d’action

 

Ce guide comportait un résumé des pensées, des idées et des suggestions prises en comptes relativement à ce qui constitue une collectivité amie des aînés et glanées de discussions qui ont eu lieu dans l’ensemble du Canada avec des citoyens âgés, des aidants naturels et des fournisseurs de services. Il vise à favoriser le dialogue et à mettre en œuvre des mesures qui permettront de soutenir les personnes âgées et de permettre à ces dernières de vieillir tout en restant actives – c’est-à-dire de vivre en sécurité, de jouir d’une bonne santé et de continuer à participer pleinement à la société.

Ce guide relate des discussions qui ont porté sur huit thèmes importants en matière de vieillissement actif et en santé. Les groupes de discussion ont fait ressortir un certain nombre de caractéristiques générales et spécifiques dont des planificateurs communautaires, des organismes et d’autres éléments pourront tenir compte lorsqu’ils examineront et élaboreront des services et des mesures de soutien pour les personnes âgées. Des obstacles aux mesures visant à accroître la convivialité à l’égard des aînés ont également été identifiés au cours des discussions – là encore, l’intention est de donner matière à penser aux collectivités dans l’ensemble du Canada pour qu’elles s’assurent que leurs politiques, leurs services et leurs structures tiennent compte des besoins et de la volonté des personnes âgées.

Comment une collectivité devient-elle amie des aînés? Ni le présent guide ni le guide Villes amies des aînés  de l’OMS, dont la méthodologie a servi de base à l'étude qualitative sous-jacente au présent guide, n’ont pour objet de fournir des conseils sur la meilleure manière de mettre en œuvre un plan de développement d’une collectivité amie des aînés. Les deux guides reconnaissent plutôt qu’une démarche originale des gouvernements locaux et des aînés est essentielle – et que chaque partie d’une collectivité (notamment les gouvernements provinciaux, les organismes de bénévolat, le secteur privé et les groupes de citoyens) peut jouer un rôle dans la création de collectivités amies des aînés. En ce qui concerne des façons de créer un environnement ami des aînés, les processus sont presque aussi variés que la nature et la composition des collectivités elles-mêmes. Nous laissons donc à ces dernières le soin de faire déterminer les meilleures façons de procéder.

En corollaire, des exemples issus de travaux de recherche et de la pratique peuvent donner un aperçu et des mesures à suivre pour aider les collectivités à démarrer et/ou à déployer des efforts13. L’approche graduelle indiquée ci-dessous est une fusion de processus, d’étapes et d’astuces pris en compte et/ou mis en place ailleurs. Cette approche vise à fournir des suggestions et non à s’imposer comme mesure normative.

1. Phase de création d'un comité – Former un comité/une équipe amie des aînés

Une façon de lancer le processus de création d’une collectivité amie des aînés consiste à faire participer divers intervenants, tant publics que privés, par exemple des représentants des gouvernements locaux, provinciaux et territoriaux qui sont bien placés pour favoriser une collaboration dans ce domaine. Les représentants peuvent d’abord fournir aux principaux participants l’occasion de s’impliquer. Les provinces et les territoires peuvent se révéler particulièrement utiles et permettent de recruter des intervenants pour des rôles stratégiques.

Ces intervenants peuvent comprendre, mais non de façon limitative, des responsables élus et des directeurs provenant du domaine communautaire ainsi que des représentants du secteur privé, du milieu des affaires et du milieu bénévole. Les personnes âgées et les organismes qui s’occupent des aînés sont également des acteurs essentiels dans la création d’un comité ami des aînés. Ils peuvent donner leur avis sur ce qui leur convient ou non. Ils peuvent en outre présenter des idées et des solutions novatrices selon leur propre point de vue. Bien entendu, les aînés ne constituent pas un groupe homogène et il convient de veiller à inclure des personnes d’âge, de sexe, de culture et de capacité variés – ce qui permettra d’avoir une perspective aussi globale qu’inclusive de leurs besoins, de leurs points de vue et de leurs suggestions.

2. Phase d’évaluation – Une évaluation communautaire

Une fois créé, une équipe/un comité local ami des aînés peut accomplir l’importante tâche qui consiste à évaluer la convivialité de la collectivité à l’égard des aînés au moyen de ce guide ou d’autres outils.

Une évaluation des atouts de la communauté, qui contribuent à la convivialité de la collectivité à l’égard des aînés ou qui y font obstacle, est souvent un bon point de départ et la liste de contrôle fournie dans ce guide peut servir à cette fin. Une évaluation détaillée permet idéalement de repérer les réalisations d’une collectivité, notamment la façon dont ses initiatives et ses programmes appuient la convivialité de la collectivité à l’égard des aînés. Les résultats de l’évaluation des services, des programmes et d’autres initiatives offerts dans la collectivité peuvent servir d’élément de discussion central et permettre à de nombreux groupes de participer au dialogue. De surcroît, les résultats peuvent contribuer à l’élaboration d’une « base de référence » permettant d’évaluer les progrès réalisés et d’aider à établir des priorités en matière de mesures à prendre et de changements à apporter.

Voici comment certaines collectivités ont utilisé les résultats de leur évaluation :

  • contribution des ministères locaux, provinciaux et territoriaux – peut permettre de déterminer l’état de préparation de la collectivité, les mesures déjà en cours, les plans stratégiques existants et les budgets disponibles;
  • contribution de la collectivité – peut aider à l’organisation de sondages, de séances de discussion ouverte ou de forums ainsi que de groupes de discussion, dont les résultats permettront aux planificateurs de comprendre la structure actuelle et celle qui est souhaitable dans la collectivité.

3. Phase de planification – Définition des défis et des opportunités

Les résultats d’une évaluation permettent au comité/à l’équipe d’identifier les atouts, les obstacles et les forces de la collectivité, de même que les problèmes à aborder au cours de la planification. L’équipe de planification, par exemple, pourra définir différentes méthodes afin de mettre à profit les points forts, de prioriser les problèmes relevés et d’élaborer des recommandations en matière de mesures qui pourront, à leur tour, permettre de guider l’élaboration de stratégies, de plans d’action et de calendriers ainsi qu’une analyse des ressources à mobiliser. L’implication des intervenants locaux permettra d’assurer un soutien continu de la collectivité tant pour les plans que pour les mesures. Idéalement, les forces et les rôles correspondants des divers intervenants doivent être articulés dans le plan.

Un ou plusieurs « champions » peuvent être désignés comme mécanismes utiles permettant de poursuivre sur la lancée en matière de planification et d’action. Les champions (personnes ou groupes) peuvent être des aînés, des membres des médias, des gens d’affaires ou d’autres membres de la collectivité bien placés pour influencer et promouvoir l’engagement.

4. Phase de mise en œuvre – Application du plan à l’action

La mise en œuvre d’un plan communautaire peut s’effectuer de diverses manières, selon les besoins de la collectivité, les priorités établies, les ressources financières et humaines disponibles ainsi que la portée et la nature de la participation des intervenants. Elle peut s’effectuer par petites étapes, menées par des membres de la communauté locale, ou au moyen d’initiatives d’envergure nécessitant des ressources et des contributions dans un domaine plus étendu (des gouvernements provinciaux et territoriaux, par exemple) et des efforts de collaboration de divers groupes.

5. Suivi des progrès

En fixant des buts et des objectifs clairs et mesurables dans les plans de mise en œuvre, les collectivités peuvent suivre les progrès réalisés en vue d’accroître la convivialité à l’égard des aînés. Un suivi peut aussi permettre aux planificateurs de réévaluer leurs plans et de revoir leurs priorités et leurs buts, à intervalles prédéterminés, et doit, de préférence, être assuré de manière continue.

Préparer l’avenir

En s’inspirant des travaux en cours, un certain nombre de partenaires fédéraux, provinciaux, territoriaux et internationaux (dont l’OMS) collaboreront à des évaluations, à des recherches et à un partage des connaissances afin d’appuyer le développement de collectivités amies des aînés. Les résultats de leurs travaux permettront, entre autres, de créer des possibilités d’échange d’apprentissage et d’outils pouvant être adaptés à d’autres collectivités. Il s’agira notamment de pratiques exemplaires et de conseils sur la manière de planifier et de mettre en œuvre des plans communautaires amis des aînés ainsi que d’outils permettant de mesurer des progrès et des réussites.

 

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