ARCHIVÉ - Relevé Des maladies transmissibles au Canada

 

Volume 36 • DCC-9 septembre 2010

Déclaration sur le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle

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Déclaration sur le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle - Version PDF (723 kb- 22 pages)

Déclaration sur le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle

Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) donne à l'Agence de la santé publique du Canada des conseils constants et à jour liés à l'immunisation dans le domaine de la médecine, des sciences et de la santé publique. L'Agence de la santé publique du Canada reconnaît que les conseils et les recommandations figurant dans la présente déclaration reposent sur les connaissances scientifiques les plus récentes et diffuse le document à des fins d'information. Les personnes qui administrent le vaccin doivent également connaître le contenu de la ou des monographies de produit pertinentes. Les recommandations d'utilisation et les autres renseignements qui figurent dans le présent document peuvent différer du contenu des monographies de produit établies par les fabricants du vaccin au Canada. Les fabricants ont fait approuver le vaccin et démontré son innocuité et son efficacité uniquement lorsqu'il est utilisé conformément à la monographie du produit. Les membres du CCNI et les agents de liaison doivent se conformer à la politique de l'Agence de la santé publique du Canada régissant les conflits d'intérêts, notamment de déclarer chaque année les conflits d'intérêts possibles.

Table des matiéres

INTRODUCTION

Dans la présente déclaration, nous examinons le seul vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV) à avoir été homologué au Canada, Priorix-TetraMC, fabriqué par GlaxoSmithKline (GSK) Inc., et nous formulons des recommandations concernant son utilisation.

Le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) est offert au Canada depuis les années 1970 et il existe un vaccin monovalent contre la varicelle depuis 1998. Les vaccins RRO et contre la varicelle ne peuvent être administrés dans la même seringue et requièrent deux injections sous-cutanées à des points différents. L'accès à un vaccin RROV combiné permet aux vaccinateurs de réduire le nombre d'injections.

ÉPIDÉMIOLOGIE

Le lecteur est prié de se reporter aux chapitres respectifs sur la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle dans l'édition la plus récente du Guide canadien d'immunisation (GCI) pour connaître l'épidémiologie de chacune de ces maladiesNote de bas de page 1. Le CCNI a également publié une mise à jour sur le vaccin contre les oreillons à la suite des éclosions d'oreillons qui ont touché des adolescents et des adultes déjà vaccinés au Royaume-Uni (R.-U.), aux États-Unis (É.-U.) et au Canada entre 2004 et 2007Note de bas de page 2. Le CCNI recommande un calendrier systématique à deux doses pour la rougeole et a élargi en 2007 cette recommandation pour inclure les oreillons (y compris une deuxième dose de rattrapage pour les enfants dans les écoles et les établissements d'études postsecondaires)Note de bas de page 1Note de bas de page 2. Toutes les provinces et tous les territoires du Canada offrent actuellement deux doses de RRO aux enfants, la première dose étant administrée à l'âge de 12 mois et la deuxième soit à l'âge de 18 mois ou entre 4 et 6 ans. Cette pratique est conforme à la recommandation préconisant l'administration de deux doses contre la rougeole et les oreillons et pourrait également assurer une protection contre la rubéole.

Depuis 1999, la recommandation du CCNI concernant le vaccin contre la varicelle portait sur l'administration d'une seule dose aux enfants de 12 mois à 12 ans et de deux doses aux personnes ≥ 13 ansNote de bas de page 1Note de bas de page 3. L'ACIP aux É.-U. a recommandé en 1995 d'administrer une dose unique du vaccin contre la varicelle, puis a recommandé en 2006 que les enfants de 12 mois à 12 ans reçoivent dorénavant deux doses de la série primaire, soit du vaccin monovalent contre la varicelle soit du vaccin combiné RROVNote de bas de page 4. Dans le cadre de l'examen des données effectué pour la présente DCC, une recension des écrits sur l'épidémiologie de la varicelle au Canada a été réalisée pour le compte du CCNI et sera publiée sur le site Web du CCNI. Des recensions récentes sur l'épidémiologie de la varicelle au Canada et aux É.-U. ont été publiées et ont été passées en revue par le CCNINote de bas de page 4Note de bas de page 6. Les recommandations du CCNI en faveur de l'administration de deux doses pour la primovaccination contre la varicelle aux enfants de 12 mois à 12 ans sont incluses dans une déclaration distincte « Recommandations relatives à l'administration de deux doses du vaccin contre la varicelle »; nous ne les répéterons donc pas dans la présente déclarationNote de bas de page 7.

PRÉPARATIONS VACCINALES HOMOLOGUÉES

Le vaccin RROV fabriqué par GlaxoSmithKline (GSK) Inc., Priorix-TetraMC, a été approuvé au Canada le 30 juillet 2007. La dose minimale de virus infectant 50 % des cultures tissulaires (DICT50) ou la dose minimale de virus infectant 50 % des cultures cellulaires (DICC50) pour chaque antigène contenu dans le RROV est présentée au tableau 1. Comme le RROV peut remplacer les composants de chacun des autres vaccins, la DICT50 pour le RRO et le vaccin contre la varicelle offerts au Canada sont également présentés au tableau 1 à des fins de comparaison. Le RROV ne renferme pas de thimérosal ni d'autres agents de conservation, mais contient des traces infimes de sulfate de néomycine et de sorbitol. Le flacon de Priorix-TetraMC ainsi que la seringue ne contiennent pas de latex.

Il convient de noter que différents vaccins RROV sont vendus au Canada et aux États-Unis (tableau 1). Au Canada, le seul vaccin RROV offert est Priorix-TetraMC. Aux États-Unis, le vaccin RROV homologué, ProQuad™, est fabriqué par Merck Frosst Inc.

Sauf la discussion concernant le taux de convulsions fébriles observé après l'administration de la première dose du vaccin ProQuad™ de Merck Frosst dans la section portant sur les effets secondaires, la recommandation du CCNI portera sur le vaccin RROV de GSK (Priorix-TetraMC). Une déclaration distincte sera publiée ultérieurement, advenant l'homologation du vaccin ProQuad™ au Canada.

EFFICACITÉ ET IMMUNOGÉNICITÉ

Le vaccin RROV a été étudié chez des enfants de 9 mois à 6 ans. Toutes les études portant sur ce vaccin publiées à ce jour n'ont traité que de l'immunogénicité et de l'innocuité, sans présenter de données sur l'efficacité clinique.

Il existe différents tests permettant de détecter les anticorps dirigés contre la varicelle dans le sang, notamment la réaction de fixation du complément (FC), l'agglutination au latex (AL), l'immunofluorescence indirecte (IFI), le test de neutralisation (TN), le dosage immuno-enzymatique (ELISA) et la recherche par un anticorps fluorescent de l'antigène de la membrane (FAMA)Note de bas de page 3. Le TN et la FAMA sont les épreuves qui sont le mieux corrélées à la protection contre la maladie, mais ils sont difficiles à réaliser et à obtenir. Les trousses commerciales de détection des anticorps faisant appel à l'agglutination au latex et à la technique ELISA permettent généralement de détecter les titres plus élevés d'anticorps résultant d'une infection par le virus de type sauvage, mais peuvent ne pas être suffisamment sensibles pour déceler les titres plus faibles d'anticorps observés habituellement après une dose unique du vaccinNote de bas de page 3. En revanche, la FAMA et une méthode ELISA plus spécifique utilisant des glycoprotéines (gpELISA) sont considérées assez sensibles pour détecter les titres anticorps après la vaccination. Les études préalables à l'homologation de VarivaxMC et de ProQuad™ ont surtout eu recours à la technique brevetée de Merck Frosst (gpELISA), alors que celles qui portaient sur VarilrixMC et Priorix-TetraMC de GSK faisaient appel à la technique IFI et aux tests ELISANote de bas de page 8. Comme la corrélation entre les titres d'anticorps détectés par différents tests est en grande partie inconnue, il est impossible de comparer directement les produits de différents fabricants.

À l'exception d'une étude, la plupart des études ont défini la séropositivité de la façon suivante : titre d'anticorps antirougeoleux à l'ELISA ≥ 150 mUI/ml, titre d'anticorps antiourlien à l'ELISA ≥ 231 UI/ml, titre d'anticorps antirubéoleux à l'ELISA ≥ 4 UI/ml et titre d'anticorps antivaricelleux à l'IFI ≥ 4 (dilution). Une étude a utilisé le titre de séroneutralisation par réduction des plages (séropositif si le titre > 28DE50) au lieu de la méthode ELISANote de bas de page 9. La séroconversion était définie comme le passage d'un statut séronégatif à un statut séropositif après la vaccination. Les études peuvent être réparties selon le nombre de doses de RROV administrées à divers âges, le niveau de preuve étant présenté au tableau 2. Les données immunologiques tirées de ces études ont également été passées en revue dans une publication récenteNote de bas de page 10.

Nolan et coll. ont comparé l'effet d'une seule dose du vaccin RROV et le RRO associé au vaccin contre la varicelle (RRO+V) et RRO seul chez 240 enfants (80 dans chaque groupe) âgés de 12 mois en Australie. Le taux de séroconversion (SC) contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle après le RROV était de 98 %, 97 %, 98 % et 93 %, respectivementNote de bas de page 11. Le taux de SC et les titres moyens géométriques (TMG présentés pour le groupe RROV au tableau 2) pour chacun des composants ne différaient pas significativement de ceux obtenus après le RRO+V ou le RRO seul.

Knuf et coll. ont choisi au hasard 371 enfants en Allemagne et en Autriche qui ont reçu deux doses du RROV, et 123 enfants à qui ils ont administré le RRO+V puis le RRO (groupe témoin)Note de bas de page 12. La première dose a été donnée après le premier anniversaire, et la deuxième dose 6 à 8 semaines plus tard. Le RROV possédait une concentration minimale (104,4) de la souche vaccinale du virus des oreillons similaire à celle du vaccin commercial homologué au Canada. Les tests sérologiques n'ont été effectués qu'après la seconde dose du vaccin. Le taux de séroconversion après deux doses de RROV s'élevait à 100 % contre la rougeole, la rubéole et la varicelle et à 98 % contre les oreillons. Les TMG après 2 doses de RROV sont illustrés au tableau 2. Le TMG contre la varicelle était significativement plus élevé dans le groupe RROV (4 932,1) que dans le groupe témoin (155,2), qui n'avait reçu qu'une seule dose du vaccin contre la varicelle. Le TMG contre la rougeole était aussi significativement plus élevé dans le groupe RROV (6 103,9 mUI/ml) que dans le groupe témoin (3 719,2 mUI/ml), qui ont également reçu deux doses de vaccin à composant antirougeoleux. Les intervalles de confiance à 95 % se superposaient pour les TMG contre les oreillons dans les deux groupes : deux doses de RROV (1 465,4 IU/ml) et une dose de RRO+V suivie du RRO (1 667,8 IU/ml).

Vesikari et coll. ont sélectionné au hasard 94 enfants en Finlande pour recevoir soit deux doses de RROV ou une dose de RRO suivie d'une dose de RROVNote de bas de page 13. La première dose administrée à l'âge de 1 à 2 ans était constituée d'un lot expérimental pour l'établissement de la dose du RROV de GSK ou du RRO-II de Merck Frosst. Des tests sérologiques ont été effectués avant et après la deuxième dose. Le taux de séroconversion pour la seconde dose de RROV s'élevait à 100 % contre la rougeole, la rubéole et la varicelle et à 98 % contre les oreillons. Dans cette étude, les TMG contre la rougeole, la rubéole et les oreillons étaient similaires dans les deux groupes de sujets. Comme prévu, le TMG contre la varicelle était plus élevé dans le groupe ayant reçu deux doses de RROV (1 585) que dans le groupe témoin RRO/RROV (172).

Goh et coll. ont sélectionné au hasard 300 enfants à Singapour pour recevoir 2 doses de RROV ou de RRO+V, la première dose à 9 mois et la seconde à 12 moisNote de bas de page 14. On pensait que les anticorps maternels contre la varicelle auraient disparu à l'âge de 9 mois; en effet, seulement 21 (0,0 7%) enfants étaient séropositifs pour la varicelle au départ avant la première dose et ont été exclus de l'analyse. Le taux de séroconversion contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle après la première dose de RROV s'établissait à 93 %, 85 %, 100 % et 100 %, respectivement, et à 100 % contre tous les composants du vaccin après la deuxième dose de RROV. Les TMG contre chaque antigène du vaccin ont nettement augmenté de la première à la seconde dose de RROV et ils étaient en général comparables dans les groupes RROV et RRO+V, à quelques exceptions près. Le TMG contre la rougeole était significativement plus élevé dans le groupe RROV après la première et la deuxième dose (2 907,7 mUI/ml et 4 199,7 mUI/ml, respectivement) que dans le groupe RRO+V (1 188,5 mUI/ml et 2 006,3 mUI/ml, respectivement). Le TMG contre la varicelle était similaire dans les deux groupes après la première dose, mais significativement plus élevé dans le groupe RROV après la seconde dose (4 074,6) que dans le groupe RRO+V (2 289,8). On ignore la raison de ces différences, car dans les deux produits, les DICT50 des composants étaient similaires.

Zepp et coll. ont classé au hasard 451 enfants allemands âgés de 12 à 23 mois en deux groupes, un recevant une seule dose de RRO et l'autre le RRO en même temps que la dose de rappel du DCaT-VPI-VHB-Hib (groupe covacciné)Note de bas de page 15. Les réponses à chacun des antigènes vaccinaux dans les deux groupes sont résumées au tableau 2 et sont analysées plus en profondeur et classées dans la section ci-dessous sur l'administration simultanée d'autres vaccins.

En 2005, Schuster et coll. ont classé au hasard des enfants en Allemagne âgés entre 10 et 21 mois en deux groupes : réception de deux doses du RROV à 42 jours d'intervalle (732 sujets) ou du RRO+V suivi 42 jours plus tard du RRO (238 sujets)Note de bas de page 9. Des tests sérologiques ont été effectués avant chaque dose et 42 jours après; à la différence des études antérieures, les auteurs ont utilisé le test de neutralisation plutôt que la méthode ELISA pour la sérologie des oreillons. Les taux de séroconversion et les TMG contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle après la première et la seconde dose étaient comparables d'un groupe à l'autre (tableau 2). En particulier, le taux de séroconversion contre la varicelle s'élevait à 95,5 % et le TMG à 80,4 après la première dose du RROV, et a grimpé à 99,7 % et à 1 903,3 après la seconde dose du RROV, respectivement. Par contre, le groupe de comparaison présentait un taux de séroconversion contre la varicelle de 95,6 % et un TMG de 84,0 après la première dose du RRO+V, et un taux de 97,5 % et un TMG de 80,3 après la seconde dose du RRO.

Dans une étude menée par Gillet et coll. en Allemagne, en France et en Italie, des enfants qui avaient déjà reçu une dose unique de RRO ont été répartis au hasard soit à l'âge de 15 à 23 mois ou de 2 à 6 ans (avec un intervalle de ≥ 6 semaines après la première dose de RRO) en deux groupes : réception d'une dose de RROV, suivie d'une dose du vaccin monovalent contre la varicelle 6 à 8 semaines plus tard (groupe RROV, N = 195) ou administration simultanée du RRO et du vaccin monovalent contre la varicelle, suivie d'une autre dose du vaccin monovalent contre la varicelle 6 à 8 semaines plus tard (groupe RRO+V, N = 197)Note de bas de page 16. Les taux de séropositivité après la première dose de RRO et avant l'administration du RROV oscillaient autour de 88 % pour la rougeole, 92 % pour les oreillons, 97 % pour la rubéole et 5 % pour la varicelle dans le sous-groupe des enfants de 15 à 23 mois et 95 %, 93 %, 99 % et 11 %, respectivement, dans le sous-groupe des 2 à 6 ans (voir le tableau 2). Après la dose de RROV, la séropositivité a atteint 100 % pour les oreillons et la rubéole, 99 % pour la rougeole et 98 % pour la varicelle. La séropositivité pour la varicelle est passée à 100 % après la dose subséquente du vaccin monovalent contre la varicelle administrée 6 à 8 semaines plus tard. On observait une augmentation significative du TMG contre la rougeole, les oreillons et la rubéole après le RROV dans les deux sous-groupes (tableau 2). Le TMG contre la varicelle était de 93,2 après le RROV, progressant par un facteur de 14 pour atteindre 1 312,4 après la dose subséquente du vaccin monovalent contre la varicelle dans le sous-groupe des enfants de 15 à 23 mois; dans le sous-groupe des 2 à 6 ans, le TMG contre la varicelle s'établissait à 88,2, augmentant par un facteur de presque 13 pour atteindre 1 109,6 après le vaccin monovalent contre la varicelle. Les hausses des taux de séropositivité à l'égard d'un antigène particulier dans les sous-groupes RROV et RRO+V (témoin) étaient comparables (données sur les témoins non présentées au tableau 2). De façon générale, les TMG au départ dans les sous-groupes témoins RRO+V étaient similaires ou légèrement supérieurs, comparativement à ceux des sous-groupes RROV; on notait cependant une amplification significative des TMG contre chaque antigène vaccinal dans les sous-groupes témoins, comme dans les sous-groupes RROV (données non présentées au tableau 2; se reporter à la publication originale).

Halperin et coll. ont effectué une étude au Canada, en Italie et en Belgique, dans le cadre de laquelle 390 enfants ayant déjà reçu le RRO et le vaccin monovalent contre la varicelle après leur premier anniversaire ont été choisis au hasard pour recevoir soit le RROV ou le RRO+V comme seconde dose à l'âge de 15 à 75 mois (médiane de 54 mois)Note de bas de page 17. Avant la dose de RROV, 96 %, 94 %, 99 % et 98 % des sujets étaient séropositifs pour la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle, respectivement. Six à 8 semaines après le RROV, le taux de séropositivité à l'égard de chacun des composants est passé à 100 %, le TMG contre la varicelle étant notamment 27 fois plus élevé (progression de 93,2 à 2 532,7, voir le tableau 2). Le groupe témoin RRO+V a également obtenu un taux de séropositivité de 99 à 100 %, les TMG étant comparables à ceux du groupe RROV. Le TMG contre la varicelle a atteint 2 532,7 après le RROV et 2 555,1 après le RRO+V.

Comme le montrent les résultats des études résumées ci-dessus, la réponse à tous les composants du vaccin est amplifiée de manière significative, que la seconde dose du RROV soit administrée 6 semaines après la première à l'âge de 12 mois, ou entre l'âge de 15 mois et de 5-6 ans.

Persistance des anticorps et maladie des vaccinés pendant une période de suivi de trois ans après la vaccination

La persistance des anticorps contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle a été évaluée chaque année, jusqu'à 3 ans suivant l'administration de deux doses du RROV au cours de la deuxième année de vieNote de bas de page 10Note de bas de page 12Note de bas de page 18-Note de bas de page 21. Dans l'étude de Knuf et coll., parmi les enfants choisis au hasard pour recevoir deux doses de RROV ou de RRO+V (371 et 123 sujets, respectivement) 296 et 105 sujets ont été suivis après 1 an, 273, et 101 après 2 ans, et 225 et 79 trois ans après la vaccination, respectivementNote de bas de page 10Note de bas de page 21. Trois années après la vaccination, le taux de séropositivité pour la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle s'établissait à 99 %, 97,4 %, 100 % et 99,4 % dans le groupe RROV, respectivement (selon le test ELISA pour la rougeole, les oreillons et la rubéole et l'IFI pour la varicelle)Note de bas de page 10. Le taux de séropositivité pour chaque antigène vaccinal après 3 ans était légèrement plus élevé dans le groupe RROV que dans le groupe témoin RRO+V ou était identique (rubéole seulement). Le TMG des anticorps contre la varicelle était sensiblement plus élevé dans le groupe RROV (225,5) que dans le groupe RRO+V (105,8) après 3 ans de suivi, mais on ignore la signification clinique de ces résultatsNote de bas de page 10.

Les cas de varicelle des vaccinés étaient relativement rares à la fin des 3 années de suivi : seulement 2 cas bénins chez les 225 sujets qui ont terminé le suivi dans le groupe RROV et 5 cas chez les 79 sujets (4 d'intensité légère et 1 d'intensité modérée) suivis dans le groupe RRO+VNote de bas de page 10.

INDICATIONS

Dans une déclaration distincte, le CCNI recommande que les enfants de 12 mois à 12 ans reçoivent deux doses du vaccin à composant antivaricelleux pour la primovaccination, car des études ont démontré que cela réduirait le risque de maladie des vaccinés (modifiée par le vaccin). Comme le RROV a été homologué pour un calendrier primaire à deux doses et permet de réduire le nombre d'injections, le RROV peut être utilisé au lieu du vaccin RRO et du vaccin contre la varicelle. Pour le moment, le CCNI n'indique pas de préférence pour l'une ou l'autre option : RROV ou RRO et vaccin monovalent contre la varicelle séparément. La limite d'âge de 12 ans est basée sur une expérience antérieure sur l'immunogénicité et l'innocuité avec chacun des composants vaccinaux du fabricant (PriorixMC et VarilrixMC) et demeurera la limite d'âge recommandée jusqu'à ce qu'on dispose de données concernant l'utilisation du RROV chez les adolescents et les adultes. Recommandation du CCNI de catégorie A.

On ne dispose pour le moment d'aucune donnée sur l'utilisation du RROV chez les enfants ou les adultes réceptifs après une exposition ou lors d'éclosions d'infections dues aux virus de la rougeole, des oreillons, de la rubéole et de la varicelle de type sauvage; l'administration du RROV ne serait pas cependant requise lors d'éclosions ou d'expositions impliquant un seul virus pathogène, le RRO ou le vaccin monovalent contre la varicelle pouvant alors être employé. Comme nous l'avons indiqué dans la section « Contre-indications » ci-dessous, les personnes souffrant d'un déficit immunitaire, notamment d'une immunodéficience primitive ou secondaire, ne devraient pas recevoir le RROV. Pour la prévention de la maladie chez des enfants ou des adultes immunodéprimés qui ont été exposés, il convient d'utiliser les immunoglobulines contre la varicelle et le zona (VariZIGMC ) pour prévenir la varicelle et des immunoglobulines sériques (IgS) pour prévenir la rougeole (se reporter au GCI 2006, pp. 389-399)(1;22). Recommandation du CCNI de catégorie A.

CALENDRIER ET POSOLOGIE

Le RROV est distribué en fioles unidoses contenant de la poudre lyophilisée. Il doit être mélangé avec le diluant, qui est offert en ampoules, dans des fioles ou des seringues préremplies. La dose reconstituée est de 0,5 ml et renferme la DICT50 de puissance minimum indiquée au tableau 1 pour les virus de la rougeole, des oreillons, de la rubéole et de la varicelle.

Primovaccination

Le CCNI recommande que la première dose du RROV soit administrée à l'âge de 12 à 15 mois et la seconde dose à l'âge de 18 mois ou de 4 à 6 ans (avant l'entrée à l'école). Comme il est indiqué dans la monographie de produit, les doses peuvent être plus rapprochées, l'intervalle minimum préférentiel étant de 6 semaines entre les doses. Recommandation du CCNI de catégorie A.

Comme on ne connaît pas actuellement l'âge auquel il est plus efficace d'administrer la seconde dose du vaccin, la plage temporelle autorisée pour l'administration de la seconde dose permet aux provinces et aux territoires qui disposent de programmes comportant deux doses de RRO d'offrir la deuxième dose de RROV à l'âge de 18 mois ou entre 4 et 6 ans. Les vaccinateurs ont également le choix de donner la seconde dose à n'importe quel moment entre ces deux âges, lorsque des parents ne veulent pas attendre jusqu'à l'entrée à l'école de leur enfant pour terminer la série de deux doses. Un des avantages associés à l'administration de la deuxième dose à l'âge de 18 mois est qu'elle stimule la réponse immunitaire contre la varicelle, qui peut être sous-optimale après la première dose reçue à l'âge de 12 mois, et qu'elle corrige l'échec de la primovaccination (voir la déclaration du CCNI « Recommandations relatives à l'administration de deux doses du vaccin contre la varicelle »)Note de bas de page 7. Les études décrites dans la section sur l'immunogénicité ci-dessus ont mis en évidence une augmentation significative des concentrations d'anticorps contre la varicelle lorsque la seconde dose du RROV était administrée dans un délai aussi rapproché que 6 semaines après la première dose (tableau 2). L'ACIP aux É.-U. recommande d'administrer la seconde dose du RROV à l'âge de 4 à 6 ans, ce qui stimulerait l'immunité avant l'entrée à l'école. Cependant, vu que des cas de maladie des vaccinés et des éclosions sont survenus chez des enfants d'âge préscolaire (garderies), une deuxième dose devrait être offerte plus tôt qu'à l'âge de 4 à 6 ans pour protéger les enfants d'âge préscolaireNote de bas de page 4Note de bas de page 23.

Vaccination de rattrapage

Deux doses du RROV peuvent également être administrées à un intervalle minimal de 6 semaines jusqu'à l'âge de 12 ans comme vaccination de rattrapage dans le cas de ceux qui n'ont pas déjà reçu le vaccin RRO et celui contre la varicelle et qui sont donc réceptifs à ces maladies évitables par la vaccination. Recommandation du CCNI de catégorie B.

On devrait généralement offrir une seconde dose comme mesure de rattrapage aux enfants de moins de 12 ans qui n'ont reçu qu'une seule dose d'un vaccin à composant antivaricelleux.  Si un enfant a déjà reçu deux doses du RRO, la seconde dose contre la varicelle devrait être offerte sous la forme d'un vaccin monovalent contre la varicelle. Si un enfant n'a reçu qu'une seule dose du RRO et une dose du vaccin contre la varicelle, on peut alors administrer comme seconde dose le RROV, ou encore le RRO et le vaccin contre la varicelle séparément.  Pour le calendrier précis de la vaccination de rattrapage, voir les tableaux de la déclaration concurrente du CCNI,  « Recommandations relatives à l'administration de deux doses du vaccin contre la varicelle ».  Recommandation du CCNI de catégorie B.

En règle générale, il n'est pas nécessaire que les personnes qui ont souffert de la maladie des vaccinés confirmée en laboratoire reçoivent la seconde dose du vaccin à composant antivaricelleux. Avant de décider à quel moment administrer la seconde dose, les vaccinateurs devraient prendre en compte certains facteurs comme l'âge actuel de l'enfant, la fréquentation d'une garderie ou d'une école (en particulier lors de l'apparition d'une grappe de cas de varicelle) et le nombre antérieur de doses de RRO reçues.

VOIE D'ADMINISTRATION

Le vaccin Priorix-TetraMC devrait être injecté par voie sous-cutanée (SC) ou intramusculaire (IM), de préférence dans la région du deltoïde. Une étude, portant sur des enfants en santé choisis au hasard pour l'administration sous-cutanée ou intramusculaire du RROV, a démontré que le vaccin était bien toléré et que l'immunogénicité était élevée en utilisant soit l'une ou l'autre des voies d'administrationNote de bas de page 24.

Pour les personnes souffrant de troubles de saignement, (c.-à-d. trombocytopénie ou tout trouble de coagulation), le vaccin devrait être administré par voir sous-cutanée; le vaccin ne devrait pas être administré par voie intra-vasculaire ou intradermique.

DOSES DE RAPPEL ET REVACCINATION

D'après les données disponibles, il n'est pas recommandé d'administrer des doses de rappel du RROV après la série primaire de deux doses.

TESTS SÉROLOGIQUES

Les tests sérologiques pour détecter les anticorps contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle après l'administration du RROV ne sont pas nécessaires ni recommandés avant, entre ou après les deux doses de la série primaire. Les épreuves courantes de laboratoire (p. ex. ELISA, IFI) utilisées pour documenter l'immunité après une infection par le virus de la varicelle de type sauvage peuvent ne pas être assez sensibles pour détecter les titres d'anticorps protecteurs, en particulier après l'administration d'une seule dose d'un vaccin à composant antivaricelleux (on ignore toujours si les titres plus élevés d'anticorps après 2 doses d'un vaccin à composant antivaricelleux sont décelables à l'aide de ces tests)Note de bas de page 3.

CONDITIONS D'ENTREPOSAGE

Le produit lyophilisé doit être conservé à l'abri de la lumière. Le vaccin ne devrait être reconstitué qu'avec le diluant fourni à cette fin par le fabricant. Le produit lyophilisé de même que le diluant devraient être conservés au réfrigérateur à une température de 2 à 8 °C. Ils ne devraient pas être congelés. La date de péremption du vaccin est indiquée sur l'étiquette et l'emballage.

Une fois reconstitué, le vaccin devrait être administré le plus rapidement possible; au besoin, le vaccin reconstitué peut être conservé au réfrigérateur à une température de 2 à 8 °C pendant une période maximale de 8 heures.

ADMINISTRATION SIMULTANÉE D'AUTRES VACCINS

Le RROV peut être administré en même temps (mais à des points d'injection distincts) que le DCaT, les vaccins contre l'hépatite B, contre le Hib et le vaccin antipneumococcique conjugué 10 (VPI).

Dans une étude menée par Zepp et coll., des enfants de 12 à 23 mois vivant en Allemagne ont reçu au hasard soit une seule dose du RROV (137 sujets), du DCaT-VHB-VPI/Hib (135 sujets) ou du RROV en plus du DCaT-VHB-VPI/Hib (groupe covacciné, 134 sujets)Note de bas de page 15. Le RROV utilisé contenait une DICT50 légèrement plus faible (103.7) que le produit vendu au Canada (104,4). Une séroconversion contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle a été observée chez 95 %, 80 %, 99 % et 98 % des sujets dans le groupe covacciné, comparativement à 97 %, 80 %, 100 % et 100 % dans le groupe ayant reçu le RROV seulementNote de bas de page 15. Les TMG contre les oreillons et la rubéole étaient comparables d'un groupe à l'autre, mais étaient légèrement plus faibles contre la rougeole (3 441,8 mUI/ml contre 4 419,2 mUI/ml) et la varicelle (288,6 versus 316,0) dans le groupe covacciné comparativement au groupe RROV-seulement. Les taux de séroconversion et les TMG des anticorps contre la diphtérie, le tétanos, l'hépatite B (AcHBs), l'anatoxine coquelucheuse, l'hémagglutinine filamenteuse et la pertactine coquelucheuses, la polio 1, la polio 2, la polio 3 et le PRP (Hib) étaient élevés (93 %-100 %) et comparables dans le groupe DCaT-VHB-VPI/Hib et le groupe covacciné. Le TMG contre les AcHBs était plus élevé dans le groupe covacciné (6 017 mUI/ml) que dans le groupe DCaT-VHB-VPI/Hib (4 602,4 mUI/ml).

Dans une étude ouverte comparative, Vesikari et coll. ont examiné l'innocuité, la réactogénicité et l'immunogénicité d'une dose de rappel du vaccin antipneumococcique conjugué 10-valent qui utilise une protéine D d'une souche non typable de Haemophilus influenzae (PHiD-CV) lorsqu'elle est coadministrée avec le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV). Dans le cadre de cette étude, 325 enfants en santé, âgés de 12 à 14 mois, ont été randomisés en 3 groupes (groupe 1 : administration des vaccins PHiD-CV et RROV suivie, 6 à 8 semaines plus tard, de l'administration des vaccins RROV et DCaT-HB-VPI/Hib; groupe 2 : administration des vaccins DCaT-HB-VPI/Hib et RROV suivie, 6 à 8 semaines plus tard, de l'administration des vaccins PHiD-CV et RROV; groupe 3 : administration des vaccins PHiD-CV et DCaT-HB-VPI/Hib pendant la même consultation). On a constaté que les vaccins PHiD-CV et RROV peuvent être coadministrés sans compromettre l'innocuité et l'immunogénicité de l'un ou l'autre des vaccins. L'administration concomitante a entraîné un effet additif pour ce qui est de la réactogénicité des vaccins, mais n'a pas exacerbé la réactogénicité propre à chaque vaccin(25).

On ne dispose pour le moment d'aucune donnée sur l'immunogénicité du RROV lorsqu'il est administré en même temps que le vaccin conjugué contre le méningocoque C, le vaccin conjugué quadrivalent contre le méningocoque, le vaccin conjugué heptavalent contre le pneumocoque, le vaccin polysaccharidique 23-valent contre le pneumocoque ou le vaccin antigrippal. En théorie, rien ne donne à penser que l'administration simultanée d'autres vaccins pourrait altérer la réponse au RROV.

En dehors de l'étude de Vesikari et coll., dans laquelle un groupe de sujets a reçu le RRO puis le RROV de deux fabricants différents, il existe peu d'information sur l'interchangeabilité du RRO et du RROVNote de bas de page 13.

EFFETS SECONDAIRES

Les données provenant d'études publiées et de la base de données du fabricant sur plus de 6 700 doses administrées ont montré que le RROV est bien toléré. Une surveillance des effets secondaires a été effectuée pendant les 42 jours qui ont suivi la vaccination. Lorsqu'une seule dose du RRO avait été administrée à des enfants après le premier anniversaire, les effets secondaires suivants ont été observés : douleur chez 11 %, érythème chez 52 %, œdème chez 17 %, fièvre quelconque chez 29 % (mais seulement 10 % ont présenté une fièvre ≥ 39,5 °C) et éruption vésiculaire chez environ 4 %Note de bas de page 11. Des observations comparables ont été faites dans le groupe RRO+V ou RRO.

Lorsque deux doses de la série primaire du RROV ont été administrées à un intervalle de 6 à 8 semaines après l'âge de 12 mois, la première dose a été associée à un taux plus élevé d'effets secondaires : douleur chez 8 à 12 %, érythème chez 30 %, œdème chez 10 %, fièvre chez 60 à 68 % (10 % ≥ 39,5 °C) et éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole/rubéole ou de la varicelle chez 3 à 5 %(9;12). Ces taux sont comparables à ceux dans le groupe RRO+V, sauf dans le cas de la fièvre, dont l'incidence est significativement plus faible dans le groupe RRO+V, soit 50 % (10 % ≥ 39,5 °C). Les taux étaient plus bas après la deuxième dose du RROV : douleur chez 9 à 14 %, érythème chez 33 %, œdème chez 14 %, fièvre chez 36 à 43 % (5 % ≥ 39,5 °C) et éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole/rubéole chez 1 %(9;12).

Quand le RROV a été utilisé pour la deuxième dose à l'âge de 15 à 75 mois chez des sujets qui avaient reçu une dose de RRO+V après leur premier anniversaire, les effets secondaires suivants ont été recensés : douleur chez 33 % (douleur à la mobilisation du membre chez 1 %), érythème chez 37 % (> 20 mm chez 14 %), œdème chez 22 % (> 20 mm chez 5 %), fièvre chez 19 % (2 % ≥ 39,5 °C)Note de bas de page 7. Il n'y avait pas de différence significative entre ces taux et ceux du groupe témoin qui avait reçu le RRO+V comme deuxième dose, sauf en ce qui concerne la douleur, dont l'incidence était plus faible dans le groupe RRO+V (24 %). Une observation similaire a été faite dans l'étude de Vesikari et coll. : 73 % des sujets dans le groupe ayant reçu la deuxième dose de RROV (après une première dose de RROV) et 58 % dans le groupe RROV (après une première dose de RRO) ont signalé une douleurNote de bas de page 13.

Lorsque le RROV a été administré au moins 6 semaines après une première dose de RRO chez des enfants de 15 à 23 mois et de 2 à 6 ans dans l'étude de Gillet et coll., les taux d'éruption généralisée, d'éruption varicelliforme, d'éruption ressemblant à celle de la rougeole ou de la rubéole, de douleur locale et d'œdème étaient tous comparables aux taux dans les sous-groupes témoins correspondants, qui avaient reçu le RRO+V(16). L'érythème localisé (toute taille) était significativement plus fréquent dans le groupe RROV (28 %) que dans le groupe RRO+V (12-13 %) chez les enfants de 15 à 23 mois mais non par rapport à ceux de 2 à 6 ans. Le taux d'érythème de > 20 mm ne différait pas significativement du groupe d'étude au groupe témoin quel que soit le groupe d'âge. L'apparition d'une fièvre ≥ 38,0 °C dans les 14 jours suivant la vaccination chez les enfants de 15 à 23 mois était plus fréquente dans le sous-groupe RROV (41 %) que dans le sous-groupe RRO+V (32 %). La proportion d'enfants de 2 à 6 ans qui ont signalé une fièvre ≥ 38,0 °C était similaire dans les deux sous-groupes (16 % et 21 %, respectivement). Les taux de fièvre ≥ 38,0 °C étaient également significativement plus élevés chez les enfants de 15 à 23 mois que chez ceux de 2 à 6 ans dans le groupe à l'étude et le groupe témoin. Le taux de fièvre de grade 3 (≥ 39,5 °C) après la vaccination n'était pas significativement différent d'un groupe à l'autre (2 à 3 % chacun). Une fièvre ≥ 38,0 °C a également été observée jusqu'à 42 jours après la vaccination; les taux étaient toujours plus élevés dans les sous-groupes RROV (53 % et 30 % chez les 15 à 23 mois et 2 à 6 ans, respectivement, que dans les sous-groupes RRO+V (44 % et 30 %, respectivement).

Dans l'étude où le RROV a été administré en même temps que le DCaT-VHB-VPI/Hib, le taux d'érythème localisé, d'œdème et d'éruption cutanée aux points d'injection du RROV et du DCaT-HBV-IPV/Hib dans le groupe covacciné était comparable au taux dans les groupes ayant reçu un des deux vaccins séparémentNote de bas de page 15. Le taux de fièvre dans le groupe covacciné était comparable à celui dans le groupe RROV (76 % contre 74 %, respectivement) et était dans les deux cas plus élevé que dans le groupe DCaT-VHB-VPI/Hib (48 %), ce qui donne à penser qu'il est plus probable que le RROV soit responsable de la fièvre dans le groupe covacciné.

Convulsions fébriles après la première dose de ProQuadMC aux É.-U. (non homologué actuellement au Canada)

Des convulsions fébriles sont signalées chez 2 à 5 % des enfants entre l'âge de 3 mois et de 5 ansNote de bas de page 26. Elles sont fréquemment associées à des infections virales sous-jacentes et peuvent survenir après des vaccinations chez les enfants. Les convulsions fébriles qui sont généralisées mais de courte durée (< 15 minutes), qui apparaissent au plus fort de la fièvre et qui ne réapparaissent pas après le traitement de la fièvre sont généralement considérées comme bénignes, et le pronostic neurologique est excellentNote de bas de page 27. Des convulsions fébriles bénignes survenant après la vaccination ne sont pas considérées comme une contre-indication de l'administration future du même vaccin ou d'un autre vaccin destiné aux enfants (GCI 2006, p. 84)Note de bas de page 1.

Il convient d'étudier de plus près les convulsions fébriles qui peuvent se produire après l'administration du RROV, car une association a été récemment signalée aux É.-U.Note de bas de page 28 Le taux de convulsions fébriles chez les enfants qui avaient reçu la première dose de ProQuad™, de Merck Frosst Inc. (actuellement non homologué au Canada), était plus élevé que chez les enfants qui avaient reçu le RRO et le vaccin contre la varicelle séparément. Dans une étude post-homologation basée sur le Vaccine Safety Datalink ou VSD [43 353 enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu le vaccin RROV et 314 599 enfants ayant reçu le RRO et le vaccin contre la varicelle (RRO+V) séparément], le taux de convulsions fébriles 7 à 10 jours après la vaccination s'élevait à 9 pour 10 000 vaccinations dans le groupe RROV, comparativement à 4/10 000 vaccinations dans le groupe RRO+V (rapport de cotes ajusté = 2,3; intervalle de confiance à 95 % [IC] = 1,6-3,2; p < 0,0001)(28). Les auteurs de l'étude ont estimé qu'un épisode additionnel de convulsions fébriles surviendrait chez 2 000 enfants ayant reçu le RROV, comparativement aux enfants vaccinés au moyen du RRO+V. Des 166 enfants qui ont présenté des convulsions fébriles après la vaccination, 26 (16 %) ont été hospitalisés, mais aucun n'est décédé.

Dans une étude post-commercialisation distincte effectuée par Merck Frosst auprès d'enfants de 12 à 60 mois (99 % d'entre eux étant âgés de 12 à 23 mois), le risque relatif de convulsions fébriles était 2,3 fois plus élevé (IC à 95 % = 0,6-9,0) 5 à 12 jours après l'administration du RROV (n = 14 263 enfants; taux = 5 pour 10 000 vaccinations) que le taux relevé dans un groupe témoin historique d'enfants ayant reçu les vaccins RRO+V lors de la même consultation (n = 14 263 enfants; taux = 2 pour 10 000 vaccinations)Note de bas de page 29. Cette étude de Merck Frosst a été par la suite élargie pour inclure un plus grand nombre de sujets, n = 31 298 enfants dans chacun des deux groupes, et a abouti à des résultats similaires. Le taux de convulsions fébriles 5 à 12 jours après la première vaccination par le RROV était de 0,7/1 000 doses comparativement à 0,32/1 000 doses dans le groupe RRO+V (RR = 2,2, IC à 95 % = 1,04-4,65).

L'incidence de convulsions fébriles après une deuxième dose de ProQuad™ administrée à l'âge de 4 à 6 ans aux É.-U. n'a pas été évaluée dans les études du VSD et de Merck FrosstNote de bas de page 28. Toutefois, la deuxième dose de ProQuad™  risque moins de causer une fièvre que la première dose, et le risque de convulsions fébriles est plus faible chez les enfants de 4 à 6 ans que chez les nourrissons. En février 2008, l'ACIP a modifié ses recommandations de 2007, en disant ne plus préférer le RROV à des injections séparées du RRO et du vaccin contre la varicelle (sous-entendant que le RROV ou le RRO+V peuvent être utilisés pour la première dose)Note de bas de page 28.

Convulsions fébriles après l'administration de Priorix-TetraMC

Le taux de convulsions fébriles après l'administration du vaccin RROV de GSK, Priorix-TetraMC, ne semble pas plus élevé que celui associé aux vaccins RRO+V injectés séparément, même si les taux de fièvre (≥ 38,0 °C, mais non de fièvre ≥ 39,5 °C) sont plus élevés après la première dose de RROV chez les enfants de moins de 2 ans. On ignore si la survenue moins fréquente de convulsions fébriles peut être attribuée à la plus faible puissance du composant antivaricelleux dans Priorix-TetraMC que dans ProQuad™ (tableau 1) ou si les études effectuées à ce jour sur Priorix-TetraMC ont été trop petites pour détecter une différence véritable dans le taux de convulsions fébriles. Dans l'étude de Schuster et coll., 2 doses du RROV ou une dose du RROV suivie d'une dose de RRO ont été administrées à 6 semaines d'intervalle chez des enfants âgés de 10 à 21 mois : les convulsions fébriles étaient peu fréquentes et les taux étaient comparables dans les groupes RROV [3/732 (0,4 %); seulement un des trois cas semble être associé à la vaccination] et RRO+V [1/232 (0,4 %)](9). Gillet et coll. ont également relevé des convulsions fébriles dans leur cohorte de 458 enfants âgés de 15 mois à 6 ans qui avaient déjà été vaccinés par le RRO et qui ont été sélectionnés au hasard pour recevoir soit le RROV soit le RRO+V suivi d'une dose du vaccin V 6 à 8 semaines plus tard. Seul 1 patient dans le groupe témoin a présenté des convulsions fébriles après le RRO+V, et après le vaccin V(16). Des études post-homologation de plus grande envergure devront donc être effectuées pour confirmer s'il y a une augmentation des taux de convulsions fébriles après l'administration de Priorix-TetraMC.

Le système de surveillance IMPACT, présent dans 12 centres pédiatriques de soins tertiaires au Canada, fournit des données de surveillance sur les enfants qui ont été hospitalisés pour des convulsions fébriles après avoir reçu un vaccin destiné aux enfants (ce qui inclurait le RROV). On encourage également les vaccinateurs à signaler tout cas de convulsions fébriles survenu dans les 30 jours suivant l'administration du RROV au Système canadien de surveillance des effets secondaires suivant l'immunisation (SCSESSI), de l'ASPC. En avril 2008, le Québec a remplacé la vaccination distincte par le RRO et le vaccin monovalent contre la varicelle par l'administration d'une seule dose de Priorix-TetraMC pour la vaccination systématique des enfants à l'âge de 12 mois. L'Institut national de santé publique du Québec exerce une surveillance continue des effets secondaires suivant l'immunisation et peut être en mesure de déterminer le taux de convulsions fébriles chez les enfants après la réception de Priorix-TetraMC.

Risque de zona après l'administration du RROV

Le risque de zona suivant l'administration soit d'une ou de deux doses du RROV demeure incertain, car les périodes de suivi dans les études examinées n'étaient pas assez longues pour qu'on puisse déterminer la fréquence de cette complication.

CONTRE-INDICATIONS

Le RROV est contre-indiqué chez les sujets suivants :

  • Les personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique au vaccin RROV ou aux vaccins RRO ou monovalent contre la varicelle correspondants (hypersensibilité soupçonnée ou démontrée à l'un des antigènes vaccinaux, à la néomycine ou à tout autre composant du vaccin). Il convient de noter que Priorix-TetraMC de GSK et VarilrixMC ne contiennent pas de gélatine (à la différence des vaccins correspondants de Merck Frosst, ProQuad™ et Varivax-IIIMC). Priorix-TetraMC n'est donc pas contre-indiqué chez les personnes hypersensibles à la gélatine.
  • Les personnes présentant un déficit immunitaire, notamment une immunodéficience primitive ou secondaire.
  • La grossesse ne devrait pas être un problème majeur dans le cas du RROV vu que le vaccin n'est pas recommandé pour les enfants de plus de 12 ans; nous répétons cependant les points suivants à titre de rappel. Il faut éviter de tomber enceinte pendant au moins 4 semaines (le fabricant recommande trois mois) après la réception du RROV. Les données limitées dont on dispose jusqu'à maintenant n'indiquent pas que le risque d'infection congénitale serait accru après l'exposition accidentelle aux vaccins contre la rubéole ou la varicelle (voir le GCI 2006, p. 118)(1). L'administration par inadvertance du vaccin RROV durant la grossesse ne constitue donc pas un motif suffisant pour recommander l'interruption de la grossesse.

PRÉCAUTIONS

  • Les composants antirougeoleux et antiourliens sont produits dans une culture de fibroblastes de poulet, alors que les composants antirubéoleux et antivaricelleux sont cultivés sur des cellules MRC-5. Bien que le RROV puisse contenir des traces de protéines d'œuf, la situation devrait être la même que dans le cas du RRO, qui contient des protéines d'œuf en quantité insuffisante pour causer une réaction allergique chez les personnes allergiques aux œufs (se reporter au GCI 2006, pp. 94-95 pour plus de détails)Note de bas de page 1. Les tests cutanés pour évaluer les réactions au RROV ne sont pas recommandés avant la vaccination. Comme pour tous les vaccins, l'immunisation devrait être effectuée par du personnel ayant la capacité et les ressources pour gérer les événements indésirables après la vaccination.
  • Il n'existe pas de cas documenté de transmission des souches vaccinales des virus de la rougeole, des oreillons et de la rubéole par des vaccinés à des contacts réceptifs même si l'excrétion pharyngée du virus de la rubéole peut survenir 7 à 28 jours après la vaccination. La transmission de la souche vaccinale du virus de la varicelle est rare entre les vaccinés qui présentent une éruption varicelliforme et les contacts étroits réceptifsNote de bas de page 3.
  • Tout comme pour les vaccins RRO et contre la varicelle, il faut attendre de 3 à 11 mois après l'administration d'immunoglobulines (Ig) ou de produits sanguins avant d'injecter le RROV (prière de se reporter au Guide canadien d'immunisation 2006, p. 56 pour les intervalles recommandés après l'administration de chaque produit)Note de bas de page 1. Il n'est pas nécessaire de reporter le RROV si l'on n'utilise que des globules rouges lavés ou du palivizumab (anticorps monoclonal contre le VRS).
  • Le fabricant recommande d'éviter de prendre des salicylates pendant 6 semaines après la vaccination par le RROV à cause d'une association entre la varicelle de type sauvage, le traitement par les salicylates et le syndrome de Reye. Les médecins devraient soupeser les risques théoriques associés au vaccin contre la varicelle et les risques connus liés à la varicelle de type sauvage. Aucun événement indésirable n'a encore été signalé en rapport avec l'usage de salicylates après l'immunisation contre la varicelle. Les enfants et les adolescents souffrant de troubles nécessitant un traitement prolongé par les salicylates devraient donc être considérés comme des candidats à l'immunisation, à la condition qu'ils soient suivis de près par la suite.
  • L'administration du RROV devrait être reportée chez les personnes présentant une maladie fébrile aiguë sévère. La présence d'une infection mineure telle qu'une infection des voies respiratoires supérieures accompagnée de rhinorrhée ne devrait pas entraîner le report de la vaccination.

AUTRES CONSIDÉRATIONS

La rentabilité d'un programme de vaccination comportant une et deux doses du vaccin contre la varicelle (vaccin monovalent) à l'intention des enfants canadiens a été étudiée au moyen de modèles mathématiques de la varicelle et du zona (pour plus de détails, voir la déclaration du CCNI « Recommandations relatives à l'administration de deux doses du vaccin contre la varicelle »)Note de bas de page 7. On ne dispose pas encore de données sur la rentabilité au Canada de l'administration de deux doses du RROV au lieu du vaccin monovalent contre la varicelle.

PRIORITÉS DE RECHERCHE POUR LE VACCIN RROV

  • Déterminer les âges où il est le plus efficace d'administrer une série de deux doses du RROV, et évaluer la durée de la protection à long terme conférée par l'administration de deux doses du RROV aux enfants.
  • Établir une surveillance post-commercialisation afin de mesurer les taux de convulsions fébriles et de zona après la vaccination par le RROV au Canada.
  • Déterminer si le RROV est efficace et sûr chez les adolescents et adultes réceptifs, de même que chez les enfants souffrant de certains déficits immunitaires (cas où le vaccin monovalent contre la varicelle est actuellement autorisé si certaines conditions cliniques préalables sont respectées).

Tableaux

Tableau 1 – Comparaison des vaccins RROV, RRO et contre la varicelle (Var) selon le fabricant

Fabricant

GlaxoSmithKline (GSK) Inc.

Merck Frosst Inc.

Vaccins

RRO
(PriorixMC)

Var
(VarilrixMC)

RROV
(Priorix-TetraMC)

RRO
(RRO-IIMC)

Var
(Varivax-IIIMC)

RROV-É.-U. (ProQuad™)

Usage autorisé au Canada

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Non **

Souche du virus de la rougeole

Schwarz
≥ 3,3 log10 DICC50

Aucune

Schwarz
≥ 3,0 log10 DICC50

Enders (Edmondston)
≥ 3,0 log10 DICC50

Aucune

Enders (Edmondston)
≥ 3,0 log10 DICT50

Souche du virus des oreillons

RIT4385JL*
≥ 3,7 log10 DICC50

Aucune

RIT 4385 JL
≥ 4,4 log10 DICC50

JL (niveau B)
≥ 3,7 log10 DICC50

Aucune

JL
≥ 4,3 log10 DICT50

Souche du virus de la rubéole

Wistar RA 27/3
≥ 3,0 log10 DICC50

Aucune

Wistar RA 27/3
≥ 3,0 log10 DICC50

Wistar RA 27/3
≥ 3,0 log10 DICC50

Aucune

Wistar RA 27/3
≥ 3,0 log10 DICT50

Souche du virus de la varicelle

Aucune

Oka
≥ 3,3 log10 UFP

Oka
≥ 3,3 log10 UFP

Aucune

Oka-Merck
≥ 3,13 log10 UFP

Oka-Merck
≥ 3,99 log10 UFP

Groupe d'âge

≥ 12 mois

≥ 12 mois

≥ 9 mois*** – 6 ans****

≥ 12 mois

≥ 12 mois

12 mois – 12 ans

Conservation

Réfrigérateur

Réfrigérateur

Réfrigérateur

Réfrigérateur

Réfrigérateur

Congélateur

* JL = Souche vaccinale Jeryl Lynn contre les oreillons

** ProQuad™ n'était pas autorisé au Canada en date de septembre 2009 (présenté ici pour permettre une comparaison des concentrations minimales des antigènes vaccinaux)

*** Autorisé pour les enfants âgés de 9 à 11 mois; non recommandé par le CCNI

**** Peut être utilisé chez les sujets jusqu'à 12 ans selon l'expérience antécédente avec les composantes individuelles des vaccins PriorixMC et VarilrixMC

Tableau 2 – Résumé des taux de séroconversion (SC) et des titres moyens géométriques (TMG) après une ou deux doses du vaccin RROV dans les études publiées

Auteurs de l'étude et revue
[niveau de preuve]

Pays

Nbre de doses, N reçu RROV

RRO, V antérieurs

Calendrier RROV* , N

Moment des tests

Rougeole

Oreillons

Rubéole

Varicelle

% SC

TMG

% SC

TMG

% SC

TMG

% SC

TMG

Nolan et coll. Vaccine Déc. 2002Note de bas de page 11
[II-2 (assez bonne)]

Australie

1 dose
N=79

Aucune

12 m

Post

98

2 964

97

1 212

98

57,3

93

53,9

Knuf et coll.   Pediatr Infect Dis J Janv. 2006Note de bas de page 12
[II-2 (bonne)]

Allemagne Autriche

2 doses
N=311

Aucune

12 m et 6 sem plus tard

Post-2 seule-ment

100

6 103,9

98

1 465,4

100

101,5

100

4 932,1

Vesikari et coll. Pediatr Infect Dis J     Févr. 2007Note de bas de page 13
[II-2 (bonne)]

Finlande

2 doses
N=48

Aucune

1-2 ans et 5-6 ans

Pré-2
Post-2

98
100

1 694
2 091

83
98

676
1 534

100
100

30
100

85
100

161
1 585

Goh et coll. Infection Mai 2007Note de bas de page 14
[II-2 (bonne)]

Singapour

2 doses
N=134

Aucune

9 m et

Post-1

93

2907,7

85

977,8

100

64

100

406,4

12 m

Post-2

100

4 199,7

100

2 140,7

100

98

100

4 074,7

Zepp et coll.  Eur J Pediatr Août 2007Note de bas de page 15
[II-2 (bonne)]

Allemagne

1 dose N=451

Aucune

12-23 m

Post-RROV
Covacciné**

97,1
95,1

4 419,2
3 441,8

80,1
80,3

916,4
923,3

100
99,3

53,5
48,1

100
98,5

316,0
288,6

Schuster et coll. Pediatr Infect Dis J Août 2008Note de bas de page 9
[II-2 (bonne)]

Allemagne

2 doses
N=732

Aucune

10-21 m et 6 sem plus tard

Pré-2
Post-2

94,5
98,3

2 584,7
3,755,9

96,1
99,4

157,9
589,4

99,7
99,7

62,9
122,6

95,5
99,7

80,4
1903,3

Gillet et coll. Vaccine Janv. 2009Note de bas de page 16
[II-2 (bonne)]

France  Allemagne  Italie

1 dose suivie par 1 dose V 6-8 sem plus tard
Total N=197

RRO ≥ 6 sem auparavant (âge exact non précisé)

15 m–2 ans
N=88 (varie selon l'Ag vaccinal)

Pré-RROV
Post-RROV
Post-Var

87,5
98,9
-

1 485,5
2 428,1
-

92
100
-

927,2
5 662,7
-

96,6
100
-

92,7
122,9
 -

4,6
97,6
100

-
93,2
1312,4

2-6 ans
N=107 (varie selon l'Ag vaccinal)

Pré-RROV
Post-RROV
Post-Var

95,3
100
-

1 811,5
2 833,0
-

92,5
100
-

1 348,5
6 603,7
-

99,1
100
-

90,4
165,7
-

11,2
97,9
100

-
88,2
1109,6

Halperin et coll. Vaccine   Mai 2009Note de bas de page 17
[II-2 (bonne)]

Canada  Italie  Belgique

1 dose
N=195

RRO+V à 12 m

15-75 m (méd.=54 m)

Pré
Post

96,4
100

1 872,2
2 375,3

94,3
100

1381,4
3940,9

99,5
100

86,0
159,4

97,9
100

93,2
2532,7

* Seuls les groupes ayant reçu le RROV sont inclus dans ce tableau; prière de se reporter aux études originales pour connaître les résultats obtenus dans les groupes témoins. ** Groupe covacciné = RROV et DCaT-VPI-VHB-Hib administrés simultanément. La séroconversion (ou la séropositivité d'après le titre d'anticorps avant la vaccination) est conforme à la définition donnée par les auteurs. Prière de se reporter aux publications originales pour les intervalles de confiance à 95 % pour la SC et les TMG ainsi que les comparaisons avec les groupes témoins respectifs. Il convient de noter que les TMG sont comparables à l'intérieur de chaque étude et ne devraient pas être comparés d'une étude à l'autre.

m = âge en mois, ans = âge en ans, sem = semaines entre les doses. V = vaccin monovalent contre la varicelle.

Tableau 3. Qualité des données et fermeté des recommandationsNote de bas de page 30-Note de bas de page 32

Niveaux de preuve fondés sur la méthodologie de la recherche

I
Données obtenues dans le cadre d'au moins un essai comparatif convenablement randomisé.
II-1
Données obtenues dans le cadre d'essais comparatifs bien conçus, sans randomisation.
II-2
Données obtenues dans le cadre d'études analytiques de cohortes ou cas témoins bien conçues, réalisées de préférence dans plus d'un centre ou par plus d'un groupe de recherche (y compris les études d'immunogénicité).
II-3
Données obtenues à partir de comparaisons entre des périodes ou des endroits, avec ou sans intervention. Les résultats spectaculaires d'expériences non comparatives pourraient figurer dans cette catégorie.
III
Opinions exprimées par des sommités dans le domaine et reposant sur l'expérience clinique, des études descriptives ou des rapports de comités d'experts.

Cote de qualité (validité interne)

Bonne
Étude (notamment les méta-analyses ou les études systématiques) répondant bien à tous les critères propres à la méthodologie*.
Assez bonne
Étude (notamment les méta-analyses ou les études systématiques) ne répondant pas (ou du moins pas clairement) à au moins un critère propre à la méthodologie*, mais n'ayant pas de lacune majeure connue.
Médiocre
Étude (notamment les méta-analyses ou les études systématiques) ayant au moins une lacune majeure propre à la méthodologie* ou une accumulation de lacunes moins importantes ne permettant pas de formuler des recommandations à partir des résultats obtenus.

* Les critères généraux propres à la méthodologie sont décrits dans l'article de Harris et coll., 2001Note de bas de page 32

Recommandations du CCNI concernant l'immunisation – Catégories

A
Les données probantes sont suffisantes pour recommander l'immunisation.
B
Les données probantes sont acceptables pour recommander l'immunisation.
C
Les données probantes sont contradictoires et ne permettent pas de faire une recommandation pour ou contre l'immunisation; cependant, d'autres facteurs peuvent influencer la prise de décision.
D
Les données probantes sont acceptables pour déconseiller l'immunisation.
E
Les données probantes sont suffisantes pour déconseiller l'immunisation.
I
Les données probantes sont insuffisantes (en quantité ou en qualité) pour formuler une recommandation; cependant, d'autres facteurs peuvent influencer la prise de décision.

La présente déclaration a été rédigée par Dr B. Tan et Dre S. Ismail et approuvée par le CCNI.
Membres : Dre J. Langley (présidente), Dre B. Warshawsky (vice présidente), Dre S. Ismail (secrétaire exécutive), Dre N. Crowcroft, Mme A. Hanrahan, Dre B. Henry, Dre D. Kumar, Dre S. McNeil, Dre C. Quach-Thanh, Dr B. Seifert, Dre D. Skowronski, Dr C. Cooper  

Représentants de liaison : Dre B. Bell (Center for Disease Control and Prevention des États-Unis), Mme K. Pielak (Coalition canadienne des infirmières et infirmiers pour l'immunisation), Dre S. Rechner (Collège des médecins de famille du Canada), Dre M. Salvadori (Société canadienne de pédiatrie), S. Pelletier (Association pour la prévention des infections à l'hôpital et dans la communauté), Dre N. Sicard (Association canadienne de santé publique), Dre V. Senikas (Société des obstétriciens et gynécologues du Canada), Dr P. Plourde (Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages), Dr P.Van Buynder (Conseil des médecins hygiénistes en chef)
Représentants d'office : Mme M. FarhangMehr (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), Dre S. Desai (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), lcol (Dr) James Anderson (ministère de la Défense nationale), Dre Ezzat Farzad (Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits – Bureau de la médecine communautaire), Dre J. Xiong (Direction des produits biologiques et des thérapies génétiques), Dre D. Elliott (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses), Dr P. Varughese (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses, Dr R. Pless (Centre de l'immunisation et des maladies respiratoires infectieuses)

Références

Note de bas de page 1

Comité consultatif national de l'immunisation. Guide canadien d'immunisation 2006. 7e Édition.  Agence de la santé publique du Canada, 2006.

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Note de bas de page 2

Comité consultatif national de l'immunisation. Déclaration sur le vaccin contre les oreillons. RMTC 2007 août 1. 33 (DCC-8):1-9.

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Note de bas de page 3

Comité consultatif national de l'immunisation.  Mise à jour sur la varicelle. RMTC 2004 fev 1. 30:1-26.

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Note de bas de page 4

Marin M, Guris D, Chaves SS et coll. Prevention of varicella: recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP). MMWR Recomm Rep. 2007 Jun 22. 56(RR-4):1-40.

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Note de bas de page 5

Campbell A, Tan B, Ismail S. Revue de la littérature sur la vaccination contre la varicelle à l'aide d'une ou de deux doses  Agence de la santé publique du Canada. RMTC Sous presse 2010. http://www.phac-aspc.gc.ca/naci-ccni/index-fra.php

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Note de bas de page 6

Marin M, Meissner HC, Seward JF. Varicella prevention in the United States: A review of successes and challenges. Pediatrics. 2008 Sep. 122(3):e744-e751.

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Comité consultatif national de l'immunisation  Une déclaration d'un comité consultatif (DCC). Recommandations relatives à l'administration de deux doses du vaccin contre la varicelle. RMTC  Sous presse 2010.

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Kreth HW, Lee BW, Kosuwon P et coll. Sixteen years of global experience with the first refrigerator-stable varicella vaccine (Varilrix). BioDrugs. 2008. 22(6):387-402.

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Schuster V, Otto W, Maurer L et coll. Immunogenicity and safety assessments after one and two doses of a refrigerator-stable tetravalent measles-mumps-rubella-varicella vaccine in healthy children during the second year of life. Pediatr Infect Dis J. 2008 Aug. 27(8):724-30.

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Czajka H, Schuster V, Zepp F et coll. A combined measles, mumps, rubella and varicella vaccine (Priorix-Tetra): Immunogenicity and safety profile. Vaccine. 2009 Nov 5. 27(47):6504-11.

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Nolan T, McIntyre P, Roberton D et coll. Reactogenicity and immunogenicity of a live attenuated tetravalent measles-mumps-rubella-varicella (MMRV) vaccine. Vaccine. 2002 Dec 13. 21(3-4):281-9.

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Knuf M, Habermehl P, Zepp F et coll. Immunogenicity and safety of two doses of tetravalent measles-mumps-rubella-varicella vaccine in healthy children. Pediatr Infect Dis J. 2006 Jan. 25(1):12-8.

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Vesikari T, Baer M, Willems P. Immunogenicity and Safety of a Second Dose of Measles-Mumps-Rubella-Varicella Vaccine in Healthy Children Aged 5 to 6 Years. Pediatr Infect Dis J. 2007 Feb. 26(2):153-8.

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Goh P, Lim FS, Han HH et coll. Safety and immunogenicity of early vaccination with two doses of tetravalent measles-mumps-rubella-varicella (MMRV) vaccine in healthy children from 9 months of age. Infection. 2007 Oct. 35(5):326-33.

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Zepp F, Behre U, Kindler K et coll. Immunogenicity and safety of a tetravalent measles-mumps-rubella-varicella vaccine co-administered with a booster dose of a combined diphtheria-tetanus-acellular pertussis-hepatitis B-inactivated poliovirus-Haemophilus influenzae type b conjugate vaccine in healthy children aged 12-23 months. Eur J Pediatr. 2007 Aug. 166(8):857-64.

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Gillet Y, Steri GC, Behre U et coll. Immunogenicity and safety of measles-mumps-rubella-varicella (MMRV) vaccine followed by one dose of varicella vaccine in children aged 15 months-2 years or 2-6 years primed with measles-mumps-rubella (MMR) vaccine. Vaccine. 2009 Jan 14. 27(3):446-53.

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Note de bas de page 17

Halperin SA, Ferrera G, Scheifele D et coll. Safety and immunogenicity of a measles-mumps-rubella-varicella vaccine given as a second dose in children up to six years of age. Vaccine. 2009 May 5. 27(20):2701-6.

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Note de bas de page 18

Habermehl P, Zepp F, Sanger R et coll. Assessment of varicella breakthorugh cases one year after administration of two doses of measles, mumps, rubella, varicella vaccine in the second year of life.

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Note de bas de page 19

Zepp F, Otto W, Helm K et coll. Antibody persistence and varicella breakthrough case assessment two years aafter administration of a measles-mumps-rubella-varicella (MMRV) vaccine in children aged 11-23 months (abstract). 25th Annual Meeting of the European Society for Paediatric Infectious Diseases (ESPID). Porto, Portugal. 2007 May 2.

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Note de bas de page 20

Zepp F, Manegold-Randel D, Helm K et coll. Antibody persistence and varicella breakthrough case assessment three years after administration of two doses of measles, mumps, rubella, varicella (MMRV) vaccine in children aged 11-23 months (abstract). 26th Annual Meeting of the European Society for Paediatric Infectious Diseases (ESPID). Graz, Austria. 2008 May 13.

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Note de bas de page 21

Zepp F, Sanger R, Otto W et coll. Persistence of functional antibodies against mumps remains high one year after administration of two doses of a measles, mumps, rubella, varicella (MMRV) in the second year of life (abstract). 24th Annual Meeting of the European Society for Paediatric Infectious Diseases (ESPID). Basel, Switzerland. 2006 May 5.

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Note de bas de page 22

Comité consultatif national de l'immunisation. VariZIGMC qu'on utilise comme immunoglobuline contre la varicelle pour la prévention chez les patients à risque. RMTC. 2006 Oct 15. 32 (DCC-8):1-7

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Note de bas de page 23

Gould PL, Leung J, Scott C et coll. An outbreak of varicella in elementary school children with two-dose varicella vaccine recipients--Arkansas, 2006. Pediatr Infect Dis J. 2009 Aug. 28(8):678-81.

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Note de bas de page 24

Knuf M, Zepp F, Meyer CU et coll. Safety, immunogenicity and immediate pain of intramuscular versus subcutaneous administration of a measles-mumps-rubella-varicella vaccine to children aged 11–21 months. Eur J Pediatr. 2010;169(8):925–33.

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Note de bas de page 25

Vesikari T,  Karvonen A, Lindblad N et coll. Safety and immunogenicity of a booster dose of the 10-valent pneumococcal nontypeable haemophilus influenzae protein D conjugate vaccine coadministered with measles-mumps-rubella-varicella vaccine in children aged 12 to 16 months. Pediatr Infect Dis J. 2010;29(6):e47–56.

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Note de bas de page 26

Jones T, Jacobsen SJ. Childhood febrile seizures: overview and implications. Int J Med Sci. 2007. 4(2):110-4.

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Note de bas de page 27

Warden CR, Zibulewsky J, Mace S et coll. Evaluation and management of febrile seizures in the out-of-hospital and emergency department settings. Ann Emerg Med. 2003 Feb. 41(2):215-22.

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Note de bas de page 28

Advisory Committee on Immunization Practices. Update: recommendations from the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) regarding administration of combination MMRV vaccine. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2008 Mar 14. 57(10):258-60.

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Note de bas de page 29

Jacobsen SJ, Ackerson BK, Sy LS et coll. Observational safety study of febrile convulsion following first dose MMRV vaccination in a managed care setting. Vaccine. 2009 Jul 23. 27(34):4656-61.

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Note de bas de page 30

Canadian Task Force on the Periodic Health Examination. The Canadian guide to clinical preventive health care. Ottawa: Minister of Supply and Services Canada. 1994. Report No.: Report and Cat. No. H21-117/1994E.

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Note de bas de page 31

New grades for recommendations from the Canadian Task Force on Preventive Health Care. CMAJ. 2003 Aug 5. 169(3):207-8.

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Note de bas de page 32

Harris RP, Helfand M, Woolf SH et coll. Current methods of the US Preventive Services Task Force: a review of the process. Am J Prev Med. 2001 Apr. 20(3 Suppl):21-35.

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