Surveillance des tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus et de leurs agents pathogènes associés au Canada, 2021

RMTC

Volume 52-1/2, janvier/février 2026 : La surveillance des tiques et des moustiques au Canada

Surveillance

Surveillance des tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus et de leurs agents pathogènes associés au Canada, 2021

Safa Ahmad1, Gamal Wafy1, Christy Wilson1, Heather Coatsworth2, Camille Guillot3, Jade Savage4, Patrick Leighton3, Priya Goundar5, Muhammad Morshed6,7, Peter Buck1, Annie-Claude Bourgeois1, Salima Gasmi8

Affiliations

1 Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON

2 Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada, Winnipeg, MB

3 Réseau de recherche national sur la maladie de Lyme, Université de Guelph, Guelph, ON

4 eTick, Université Bishop’s, Sherbrooke, QC

5 Ministère de la Santé, Regina, SK

6 Laboratoire de santé publique, Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC

7 Département de pathologie et laboratoire de médecine, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC

8 Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique, Agence de la santé publique du Canada, Saint-Hyacinthe, QC

Correspondance

safa.ahmad@phac-aspc.gc.ca

Citation proposée

Ahmad S, Wafy G, Wilson CH, Coatsworth H, Guillot C, Savage J, Leighton P, Goundar P, Morshed MG, Buck PA, Bourgeois A-C, Gasmi S. Surveillance des tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus et de leurs agents pathogènes associés au Canada, 2021. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(1/2):16–26. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i0102a03f

Mots-clés : Ixodes scapularis, Ixodes pacificus, surveillance, Borrelia, Anaplasma, Babesia, virus de Powassan

Résumé

Contexte : Les tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus présentent un risque d’infection par des maladies transmises par les tiques dans l’Est et l’Ouest du Pacifique du Canada, respectivement.

Objectif : En 2021, les programmes de surveillance passive et active des tiques ont recueilli des tiques et des éléments de données associés, y compris la localisation, l’infection et d’autres caractéristiques, afin de surveiller leurs populations et d’éclairer les activités de prévention et d’atténuation de la santé publique.

Méthodes : Les données de surveillance des tiques ont été compilées par le Laboratoire national de microbiologie (Agence de la santé publique du Canada), les services de santé publique provinciaux, le Réseau de recherche national sur la maladie de Lyme et eTick (une plateforme en ligne basée sur l’imagerie). Une analyse descriptive des enregistrements de tiques et de la prévalence des infections par des agents pathogènes transmis par les tiques est présentée. Les tendances saisonnières sont décrites.

Résultats : En 2021, 6 892 tiques I. scapularis ont été identifiées dans les dix provinces grâce à la surveillance passive et 777 tiques I. pacificus ont été collectées en Colombie-Britannique. La plupart étaient des tiques femelles adultes collectées sur des hôtes humains au printemps (mars à mai) ou à l’automne (octobre et novembre). L’agent pathogène le plus courant, Borrelia burgdorferi, a été détecté dans 18,6 % (IC à 95 % : 17,2 %–20,1 %) des échantillons. La surveillance active a permis de collecter 1 929 tiques I. scapularis et 18 tiques I. pacificus dans six provinces. Parmi les I. scapularis, 22,3 % étaient infectées par B. burgdorferi, 11,8 % par Babesia odocoilei et 4,3 % par Anaplasma phagocytophilum. Moins de 1 % était infecté par Borrelia miyamotoi (0,7 %), Babesia microti (0,1 %) et le virus de Powassan (0,1 %).

Conclusion : Alors que le risque d’infection par des maladies transmises par les tiques continue d’augmenter dans de nombreuses régions du Canada, le suivi des tendances de la prévalence des infections et de l’expansion de l’aire de répartition géographique des tiques fournit des données essentielles pour éclairer les mesures et les messages de la santé publique.

Introduction

Les tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus peuvent transmettre plusieurs agents pathogènes bactériens, viraux et protozoaires aux humains dans l’Est, le Centre et l’Ouest du Canada, respectivement. Elles sont de plus en plus nombreuses et leur aire de répartition géographique s’est élargie en raison des changements climatiques et environnementaux Footnote 1Footnote 2Footnote 3Footnote 4Footnote 5. L’augmentation du risque de maladies transmises par les tiques au Canada, en particulier dans le Sud, le Centre et l’Est, a été soulignée dans les rapports précédents et dans la littérature de recherche, et nécessite une surveillance continue pour que les efforts de prévention soient couronnés de succès Footnote 1Footnote 6Footnote 7Footnote 8. Le nombre de cas de maladie de Lyme signalés au Canada en 2022 a été multiplié par plus de sept depuis 2012 Footnote 9. D’autres maladies transmises par les tiques I. scapularis ou I. pacificus, à savoir l’anaplasmose, la babésiose et la maladie à virus de Powassan, sont des maladies à déclaration obligatoire au Canada depuis le début de l’année 2024 Footnote 10Footnote 11Footnote 12Footnote 13.

Bien que la surveillance des tiques soit effectuée au Canada depuis les années 1990, le Centre des maladies infectieuses d’origine alimentaire, environnementale et zoonotique de l’Agence de la santé publique du Canada a commencé à résumer les données à l’échelle nationale tous les ans en 2019, et celles-ci servent de base de référence pour le risque de maladie transmise par les tiques qui aidera à déterminer les tendances au fil du temps Footnote 14.

L’objectif de ce rapport de surveillance annuel est de mettre à jour le résumé des caractéristiques des principaux vecteurs de la maladie de Lyme au Canada, I. scapularis et I. pacificus, collectées grâce à la surveillance passive et active en 2021. Cet article résume également la prévalence et la distribution spatiale de leurs agents pathogènes associés.

Méthodes

Sources de données

Ce rapport utilise deux types de données de surveillance provenant de plus de 20 fournisseurs différents. La Direction générale du Laboratoire national de microbiologie (LNM), le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, le ministère de la Santé de la Saskatchewan et eTick ont fourni les ensembles de données de surveillance passive. Le Réseau de recherche national sur la maladie de Lyme, 12 bureaux de santé de l’Ontario, le Laboratoire de santé publique du Québec, l’Université du Manitoba, le ministère de la Santé, des Aînés et des Soins de longue durée du Manitoba, le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick, l’Université du Nouveau-Brunswick et l’Université d’Ottawa ont fourni les ensembles de données de surveillance active.

Surveillance passive des tiques : Comme en 2020, cette analyse a été limitée aux tiques I. scapularis et I. pacificus collectées au Canada au cours de l’année pertinente Footnote 6. Les provinces où cinq tiques ou moins d’une espèce donnée ont été soumises aux fins d’identification de l’espèce et à des tests de laboratoire ont été exclues afin d’éviter toute interprétation erronée des résultats. Les tiques dont le lieu d’acquisition se situe en dehors de la province où elles ont été soumises n’ont pas été géocodées.

D’autres programmes régionaux de surveillance passive des tiques ont été interrompus depuis la publication du rapport précédent en raison des contraintes liées à la capacité des laboratoires et de l’établissement des populations d’I. scapularis. Comme auparavant, le public pouvait soumettre les tiques (ou leurs images) acquises dans ces administrations directement au LNM ou à eTick.

eTick est un projet de science communautaire sur le Web qui invite le public à participer à la surveillance des populations de tiques et qui est utilisé comme système de surveillance passive des tiques au Canada Footnote 15. Les personnes soumettent des images de tiques qu’elles rencontrent en ligne ou au moyen de l’application mobile, et celles-ci sont ensuite examinées par du personnel formé pour identifier l’espèce. Une seule tique peut être soumise par image.

Les tiques collectées et soumises en Alberta, au Manitoba, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse et testées pour Anaplasma phagocytophilum, Borrelia burgdorferi, Borrelia miyamotoi et Babesia microti au LNM à l’aide des méthodes décrites précédemment ont été incluses dans ce rapport Footnote 16Footnote 17. Parmi les tiques testées par le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, seuls les résultats concernant B. burgdorferi ont été inclus dans ce rapport. Des détails supplémentaires concernant la méthodologie sont disponibles dans le rapport annuel publié précédemment Footnote 6.

Surveillance active des tiques : Dans le cadre de la surveillance active, les tiques sont collectées dans l’environnement à l’aide d’un échantillonnage par traînée ou en capturant des mammifères hôtes qui sont ensuite examinés pour déterminer leur présence. Cette analyse s’est appuyée sur des données provenant de la collecte de tiques sur 10 sites en Colombie-Britannique, six en Alberta, au moins huit en Saskatchewan, neuf au Manitoba, plus de 60 en Ontario, 36 au Québec, 14 au Nouveau-Brunswick et 10 en Nouvelle-Écosse. L’échantillonnage par traînée a eu lieu à la fin du printemps, à l’été (mai à juillet) et à l’automne (septembre à novembre). Les tiques ont été testées pour certains ou tous les agents pathogènes suivants : A. phagocytophilum; B. microti; B. odocoilei; B. burgdorferi; B. miyamotoi et le virus de Powassan.

Analyse

Caractéristiques des tiques : Pour la surveillance passive, des statistiques descriptives ont été calculées pour le type de présentation (basé sur un échantillon ou l’image), les espèces de tiques, la province d’acquisition, le stade (larve, nymphe, femelle adulte ou mâle adulte), le niveau d’engorgement (non nourri ou engorgé), l’hôte (humain, chien, chat ou autre) et le mois de collecte. Pour la surveillance active, des statistiques descriptives ont été calculées pour la province de collecte et le stade (larve, nymphe, femelle adulte ou mâle adulte). Toutes les données ont été nettoyées et analysées avec R (version 4.0.2).

Les tiques soumises dans le cadre d’une surveillance passive qui ont été acquises au Canada et qui ne sont pas associées à des antécédents de voyage dans d’autres provinces ou pays ont été cartographiées à l’aide du logiciel QGIS (version 3.34.7) en fonction de leur localité d’acquisition. Les tiques soumises avec un historique de voyage dans les 14 jours précédents dans la même province que la localité d’acquisition ont été géocodées en fonction du lieu d’exposition au cours du voyage fourni par le déclarant. Dans le cadre de la surveillance active, l’emplacement de l’échantillonnage par traînée des tiques a été géocodé à partir des données obtenues du LNM et cartographié pour toutes les données.

Prévalence de l’infection : Pour tenir compte des analyses groupées des tiques collectées par la surveillance passive dans certaines administrations, l’estimations du maximum de vraisemblance de la prévalence a été calculé avec des intervalles de confiance (IC) à 95 % en utilisant le progicielPooledInfRate de R (version 1.6) Footnote 18Footnote 19. Cela permet d’estimer la probabilité d’infection pour une tique individuelle dans la population à l’aide des résultats de l’analyse des échantillons groupés (c.-à-d. un groupe d’une ou plusieurs tiques soumises et testées ensemble). Ce progiciel a été élaboré par les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis Footnote 19. La prévalence de la co-infection a été calculée pour les soumissions uniques uniquement pour déterminer les co-infections réelles, c’est-à-dire deux agents pathogènes ou plus dans une même tique. Lorsque les tiques n’ont pas été testées en groupes, la prévalence était le nombre de tiques positives divisé par le nombre de tiques testées.

Résultats

Caractéristiques des tiques collectées par la surveillance passive

En 2021, les provinces partout au Canada ont soumis 7 669 tiques I. scapularis (n = 6 892) et I. pacificus (n = 777); il y avait au moins 14 soumissions par province (tableau 1, figure 1). Les soumissions basées sur les images représentaient 54,9 % des tiques soumises (n = 4 210), le reste étant des soumissions basées sur les échantillons (n = 3 459). Les tiques de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse représentaient 83,5 % de l’ensemble des tiques soumises. La majorité (98,3 %) des tiques provenaient de soumissions uniques.

Tableau 1 : Nombre de tiques Ixodes pacificus et Ixodes scapularis et de soumissions recueillies dans le cadre de la surveillance passive, par province, Canada, 2021Footnote a
Province Espèces de tiques
(nombre de tiques)
Type de surveillance
(nombre de tiques)
Type de soumissionFootnote b
(nombre de soumissions)
Ixodes pacificus Ixodes scapularis Total Basée sur l’échantillon Basée sur l’imageFootnote c Soumissions uniques Soumissions multiples
Colombie-BritanniqueFootnote d 777 2 779 696 83 743 12
Alberta 0 78 78 16 62 63 1
Saskatchewan 0 15 15 9 6 13 1
ManitobaFootnote d 0 90 90 5 85 90 0
OntarioFootnote e 0 4 415 4 415 1 973 2 442 4 365 23
QuébecFootnote e 0 1 377 1 377 659 718 1 356 9
Terre-Neuve-et-Labrador 0 18 18 0 18 18 0
Nouveau-Brunswick 0 214 214 69 145 214 0
Nouvelle-ÉcosseeFootnote e 0 610 610 32 578 602 4
Île-du-Prince-Édouard 0 73 73 0 73 73 0
Total 777 6 892 7 669 3 459 4 210 7 537 50
Figure 1 : Tiques Ixodes pacificus et Ixodes scapularis soumises par surveillance passive des tiques, Canada, 2021Footnote a
Figure 1. La version textuelle suit
Figure 1 : Équivalent textuel

Cette carte montre l’emplacement probable de l’acquisition des tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus soumises par la surveillance passive. Les tiques Ixodes pacificus sont présentes en Colombie-Britannique. Les tiques Ixodes scapularis étaient présentes dans toutes les provinces à des degrés divers.

 

Le stade de la tique, le niveau d’engorgement et l’hôte étaient disponibles pour 98,2 %, 89,3 % et 100 % des tiques I. pacificus et pour 80,3 %, 40,0 % et 99,9 % des tiques I. scapularis, respectivement (données non présentées dans le tableau). Les tiques soumises uniquement via eTick ne comportaient pas d’informations sur le niveau d’engorgement. La majorité des tiques soumises dans les soumissions basées sur des échantillons étaient des tiques femelles adultes (I. pacificus : 96,2 %; I. scapularis : 86,8 %) (tableau 2).

Tableau 2 : Le stade, le niveau d’engorgement et l’hôte des tiques Ixodes pacificus et Ixodes scapularis soumises par surveillance passive, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Caractéristiques Espèces de tiques
Ixodes pacificus Ixodes scapularis
n % n %
Stade
Larve 0 0 24 0,46
Nymphe 16 2,09 284 5,48
Femelle adulte 735 96,20 4 501 86,84
Mâle adulte 13 1,70 374 7,22
Total 764 100 5 183 100
Niveau de congestion
Engorgé 77 11,10 1 144 41,80
Non nourri 617 88,90 1 593 58,20
Total 694 100 2 737 100
Hôte
Humain 711 91,50 4 809 69,81
Chien 49 6,31 1 670 24,24
Chat 1 0,13 271 3,93
AutreFootnote c 16 2,06 139 2,02
Total 777 100 6 889 100

Une plus grande proportion d’I. scapularis était engorgée lors de la soumission que d’I. pacificus (41,8 % contre 11,1 %, respectivement) (tableau 2). La plupart des soumissions d’I. pacificus ont été obtenues d’hôtes humains (91,4 %) tandis qu’une majorité d’I. scapularis a été obtenue d’hôtes humains et chiens (69,8 % et 24,2 %, respectivement).

Les soumissions comprenant à la fois le mois d’acquisition et le stade de la tique représentaient 98,2 % des soumissions d’I. pacificus et 80,2 % de celles d’I. scapularis (figure 2). Toutes les soumissions pour lesquelles il manquait des informations sur le stade de la tique étaient des soumissions basées sur l’image, soit 32,6 % de ces soumissions (n = 1 374/4 210).

Figure 2 : Nombre de tiques Ixodes pacificus et Ixodes scapularis soumises par surveillance passive, par mois et par stade de la tique, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Figure 2. La version textuelle suit
Figure 2 : Équivalent textuel
2A)
Mois de la collecte Adulte Larve Nymphe
Janvier 4 0 0
Février 1 0 0
Mars 201 0 2
Avril 1 281 1 7
Mai 1 004 1 75
Juin 417 0 280
Juillet 122 19 198
Août 19 3 47
Septembre 77 0 15
Octobre 1 205 0 9
Novembre 520 0 0
Décembre 23 0 0
Inconnu 1 0 0
Total 4 875 24 633
2B)
Mois de la collecte Adulte Nymphe Total
Janvier 40 0 40
Février 39 0 39
Mars 126 0 126
Avril 131 0 131
Mai 212 5 217
Juin 110 10 120
Juillet 14 1 15
Août 5 0 5
Septembre 3 0 3
Octobre 26 0 26
Novembre 33 0 33
Décembre 9 0 9
Total 764 16 764

 

Les soumissions d’I. scapularis adultes, qui représentent 80,2 % du nombre total d’I. scapularis soumis dans le cadre de la surveillance passive, ont atteint un pic en avril, puis en octobre, et les soumissions de nymphes, qui représentent 11,4 %, ont atteint un pic en juin. Pour les I. pacificus adultes, les soumissions ont atteint un pic en mai, suivi d’un pic marginal en novembre.

Prévalence des infections dans le cadre de la surveillance passive

Des données sur les tests de laboratoire étaient disponibles pour 98,6 % d’I. pacificus et 99,4 % à 99,8 % d’I. scapularis à partir de soumissions basées sur des échantillons, en fonction de l’agent pathogène. On estime que près d’une tique I. scapularis sur cinq au Canada est infectée par au moins un agent pathogène transmis par les tiques (A. phagocytophilum, B. burgdorferi, B. miyamotoi ou B. microti) (IC à 95 % : 18,3 %–21,3 %). L’agent pathogène le plus prévalent était B. burgdorferi, détecté 18,6 % d’I. scapularis (IC à 95 % : 17,2 %–20,1 %). Anaplasma phagocytophilum a été détecté chez 1,1 % des I. scapularis (IC à 95 % : 0,8 %–1,6 %). On a estimé que la prévalence des autres agents pathogènes transmis par les tiques était inférieure à 1 % dans chaque cas (0,04 % positif pour B. microti [IC à 95 % : 0,00 %–0,18 %] et 0,4 % positif pour B. miyamotoi [IC à 95 % : 0,2 %–0,7 %]) (tableau 3).

Tableau 3 : Prévalence de l’infection par Anaplasma phagocytophilum, Babesia microti, Borrelia burgdorferi et Borrelia miyamotoi dans les tiques Ixodes scapularis soumises par surveillance passive, Canada, 2021Footnote a
Agent pathogène Prévalence de l’infection
Agent unique Estimation du maximum de vraisemblance
% IC à 95 %
A. phagocytophilum 1,13 0,78–1,57
B. microti 0,04 0,00–0,18
B. burgdorferi 18,60 17,18–20,09
B. miyamotoi 0,36 0,19–0,65
Total de l’agent unique 19,79 18,33–21,31
Co-infection Taux de co-infection
% Nombre de tiques co-infectéesFootnote b/nombre de tiques testées
A. phagocytophilum + B. microti 0 0/2 655
A. phagocytophilum + B. burgdorferi 0,30 8/2 664
A. phagocytophilum + B. miyamotoi 0,04 1/2 655
B. microti + B. burgdorferi 0 0/2 655
B. microti + B. miyamotoi 0 0/2 655
B. burgdorferi + B. miyamotoi 0,08 3/2 655
Nombre de tiques co-infectéesFootnote c 0,38 10/2 664

Parmi les 684 tiques I. pacificus, 0,9 % indiquaient la présence de B. burgdorferi (IC à 95 % : 0,4 %–1,8 %) (tableau 4). La prévalence des co-infections chez les tiques I. scapularis a également été estimée à moins de 1,0 % chacune (tableau 3).

Tableau 4 : Prévalence de l’infection à Anaplasma phagocytophilum, Babesia microti, Borrelia burgdorferi et Borrelia miyamotoi dans les tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus soumises dans le cadre de la surveillance passive, par province, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Province Prévalence de l’infection
Estimation du maximum de vraisemblance
A. phagocytophilum B. microti B. burgdorferi B. miyamotoi
% IC à 95 % % IC à 95 % % IC à 95 % % IC à 95 %
Ixodes pacificus
Colombie-Britannique

s.o.

s.o.

s.o.

s.o.

0,73

0,31–1,70

s.o.

s.o.

Ixodes scapularis

Alberta

0

0–19,36

0

0–19,36

0

0–19,36

0

0–19,36

Saskatchewan

22,22

6,32–54,74

s.o.

s.o.

0,00

0,00–29,91

s.o.

s.o.

Ontario

0,86

0,52–1,35

0

0-0,19

19,20

17,50–20,99

0,30

0,12–0,63

Québec

1,67

0,88–2,88

0,15

0,01–0,73

17,72

14,94–20,80

0,30

0,05–0,99

Nouveau-Brunswick

1,45

0,26–7,76

0

0–5,27

11,59

5,99–21,25

1,45

0,26–7,76

Nouvelle-Écosse

6,23

1,14–18,77

0

0–10,72

28,55

15,14–45,71

3,16

0,18–14,45

Total

1,13

0,78–1,57

0,04

0–0,18

18,60

17,18–20,09

0,36

0,19–0,65

Les tiques infectées par des agents pathogènes transmis par les tiques ont été principalement trouvées dans le Sud et l’Est de l’Ontario, dans le Sud du Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse (figure 3, figure 4). Sur les sept provinces où des soumissions basées sur des échantillons ont été incluses dans notre analyse, on a trouvé des spécimens de tiques infectées par B. burgdorferi dans cinq provinces : Colombie-Britannique, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse (tableau 4).

Figure 3 : Tiques Ixodes scapularis et Ixodes pacificus soumises par surveillance passive et infectées par Borrelia burgdorferi, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Figure 3. La version textuelle suit
Figure 3 : Équivalent textuel

Cette carte montre l’emplacement probable de l’acquisition des tiques Ixodes scapularis infectées par Borrelia burgdorferi soumises par surveillance passive. La carte montre également les zones à risque pour la maladie de Lyme. Des tiques infectées ont été trouvées en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse à des degrés divers. La plupart des tiques infectées se trouvent dans le Sud de l’Ontario et du Québec.

 

Figure 4 : Tiques Ixodes scapularis avec des pathogènes associés (Anaplasma phagocytophilum, Borrelia miyamotoi, Babesia microti) et co-infections soumises par surveillance passive, Canada, 2021Footnote a
Figure 4. La version textuelle suit
Figure 4 : Équivalent textuel

Cette carte montre l’emplacement probable d’acquisition des tiques Ixodes scapularis soumises à la surveillance passive qui étaient infectées par Anaplasma phagocytophilum, Borrelia miyamotoi ou une co-infection par deux ou trois des agents suivants : A. phagocytophilum, Borrelia burgdorferi, B. miyamotoi et B. microti. Des tiques infectées par A. phagocytophilum ont été trouvées en Saskatchewan, en Ontario et au Québec. Une tique infectée par B. microti a été trouvée au Québec. Des tiques infectées par B. miyamotoi ont été trouvées en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Des tiques présentant des co-infections ont été trouvées en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

 

Anaplasma phagocytophilum a été trouvée dans les tiques I. scapularis dans toutes les provinces où les tiques ont été testées, à l’exception de l’Alberta; B. burgdorferi dans toutes les provinces, à l’exception de l’Alberta et de la Saskatchewan (prévalence de l’infection de 1,1 % et 18,6 %, respectivement) (figure 3, figure 4, tableau 4). Borrelia miyamotoi a été trouvée en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, tandis qu’une seule tique infectée par Babesia microti a été trouvée au Québec.

Caractéristiques des tiques collectées par la surveillance active

En 2021, des I. scapularis (n = 1 935) ont été collectées et testées dans cinq provinces : Nouveau-Brunswick (n = 475), Ontario (n = 850), Québec (n = 393), Manitoba (n = 119) et Nouvelle-Écosse (n = 98). Parmi celles-ci, la majorité des spécimens étaient des adultes et des nymphes, suivis par des larves (14; 0,7 %). En outre, 18 tiques I. pacificus ont été collectées en Colombie-Britannique.

Prévalence des infections dans le cadre de la surveillance active

Les résultats des tests de laboratoire pour au moins un agent pathogène étaient disponibles pour 99,5 % des infections I. scapularis. L’agent pathogène le plus répandu était B. burgdorferi, présent dans les cinq provinces où I. scapularis a été prélevée dans le cadre d’une surveillance active : Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse (tableau 5). Borrelia burgdorferi a été détectée dans 22,3 % des tiques testées, contre 29,3 % en 2020 Footnote 6.

Tableau 5 : Prévalence de l’infection à Anaplasma phagocytophilum, Babesia microti, Babesia odocoilei, Borrelia burgdorferi, Borrelia miyamotoi et au virus de Powassan dans les tiques Ixodes scapularis soumises par surveillance active, par province, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Province Prévalence de l’infection
A. phagocytophilum B. microti B. odocoilei B. burgdorferi B. miyamotoi Powassan virus
Proportion de tiques positivesFootnote c % Proportion de tiques positivesFootnote c % Proportion de tiques positivesFootnote c % Proportion de tiques positivesFootnote c % Proportion de tiques positivesFootnote c % Proportion de tiques positivesFootnote c %

Manitoba

6/119

5,04

1/119

0,84

6/119

5,04

36/119

30,25

1/119

0

1/119

0,84

Ontario

36/834

4,32

0/641

0,00

60/641

9,36

247/843

29,30

4/648

0,62

0/641

0,00

Québec

7/391

1,79

0/391

0,00

57/391

14,58

62/391

15,86

2/391

0,51

0/391

0,00

Nouveau-Brunswick

29/475

6,11

1/475

0,21

64/475

13,47

68/475

14,32

5/475

1,05

1/475

0,21

Nouvelle-Écosse

5/98

5,10

0/98

0,00

16/98

16,33

17/98

17,35

0/98

0

0/98

0,00

Total

83/1 917

4,33

2/1 724

0,12

203/1 724

11,7

430/1 926

22,33

12/1 733

0,69

2/1 724

0,12

Des tiques I. scapularis infectées par Babesia odocoilei et A. phagocytophilum ont été trouvées dans les cinq mêmes provinces, avec des prévalences globales de 11,8 % et 4,3 %, respectivement (tableau 5, figure 5, figure 6). La prévalence globale de l’infection par les agents pathogènes restants était inférieure à 1,0 % dans les tiques I. scapularis : Douze tiques B. miyamotoi positives ont été collectées au Manitoba (n = 1), en Ontario (n = 4), au Québec (n = 2) et au Nouveau-Brunswick (n = 5) (tableau 5, figure 6). Des tiques positives pour Babesia microti (n = 2) et des tiques positives pour le virus de Powassan (n = 2) ont été trouvées au Manitoba et au Nouveau-Brunswick (tableau 5, figure 6). Aucun agent pathogène n’a été détecté parmi 18 tiques I. pacificus prélevées sur six sites en Colombie-Britannique.

Figure 5 : Tiques Ixodes scapularis et leurs agents pathogènes associés (Anaplasma phagocytophilum et Borrelia burgdorferi) collectées dans le cadre de la surveillance active, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Figure 5. La version textuelle suit
Figure 5 : Équivalent textuel

Cette carte montre les emplacements où des tiques Ixodes scapularis infectées par Borrelia burgdorferi ou Anaplasma phagocytophilum ont été trouvées au moyen de la surveillance active. Les deux ont été trouvées dans des tiques en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

 

Figure 6 : Tiques Ixodes scapularis et leurs agents pathogènes associés (virus de Powassan, Borrelia miyamotoi, Babesia microti et Babesia odocoilei) collectées dans le cadre de la surveillance active, Canada, 2021Footnote aFootnote b
Figure 6. La version textuelle suit
Figure 6 : Équivalent textuel

Cette carte montre les emplacements où des tiques Ixodes scapularis infectées par le virus Powassan, Borrelia miyamotoi, Babesia microti ou Babesia odocoilei ont été trouvées au moyen de la surveillance active. Le virus Powassan et B. microti ont été détectés chez des tiques au Manitoba et au Nouveau-Brunswick. Babesia odocoilei et B. miyamotoi ont été détectés au Manitoba, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick, tandis que B. odocoilei a également été détecté chez des tiques en Nouvelle-Écosse.

Discussion

Ce rapport présente une mise à jour de l’épidémiologie nationale des tiques I. scapularis et I. pacificus, précédemment publiée en 2019 et en 2020 Footnote 6Footnote 16. En 2021, 6 892 tiques I. scapularis et 777 tiques I. pacificus ont été soumises dans le cadre de la surveillance passive dans dix provinces.

Dans le cadre de la surveillance active, 1 929 tiques I. scapularis et 18 tiques I. pacificus ont été collectées dans six provinces : Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse. Les tests ont permis de déterminer la présence d’A. phagocytophilum, de B. burgdorferi, de B. miyamotoi, de B. microti, de B. odocoilei et du virus de Powassan dans les tiques I. scapularis.

Dans le cadre de la surveillance passive, 3 459 tiques étaient des soumissions basées sur des échantillons, soit 41 % de moins que les 5 899 tiques basées sur des échantillons soumises en 2020 Footnote 6. Cela est probablement dû à l’arrêt des programmes de surveillance passive. Comme il est indiqué dans le rapport de surveillance des tiques de 2020, cela pourrait également être attribuable aux effets continus des restrictions liées à la pandémie de COVID-19 sur la surveillance passive traditionnelle, car les bureaux de santé et les cliniques médicales et vétérinaires pourraient accepter moins d’échantillons de tiques physiques. En 2021, 54 % de toutes les données de surveillance passive provenaient d’eTick, comparativement à 29 % l’année précédente Footnote 6. La surveillance active a également été touchée par les restrictions liées à la pandémie, car les activités en personne, comme la surveillance sur le terrain, étaient limitées à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Les tiques soumises dans le cadre de la surveillance passive ont suivi des schémas temporels distincts propres à chaque espèce Footnote 6. Les pics bimodaux observés des adultes de tiques I. scapularis observés entre mai et novembre correspondaient à ceux observés historiquement dans le Centre et l’Est du Canada Footnote 21Footnote 22Footnote 23 aet pour I. pacificus, comme on l’a observé par le passé en Colombie-Britannique Footnote 16 et dans l’Ouest des États-Unis Footnote 24.

Cependant, le stade de développement des tiques semble se produire plus tôt dans la saison que les années précédentes. Il semble également y avoir une prolongation de la saison des tiques; les personnes déclarent leur exposition tout au long de l’année dans les données de surveillance passive. Ainsi, le risque global de maladies transmises par les tiques augmente en raison de l’expansion temporelle et spatiale de l’activité des tiques, bien que cela dépende également de la prévalence de l’infection par les tiques dans une région donnée et du recours individuel à des mesures préventives. Ces tendances devraient être surveillées au cours des prochaines années pour déterminer si le changement dans les soumissions des tiques est attribuable aux conditions météorologiques ou à d’autres facteurs, ou s’il reflète un biais de sélection par rapport aux méthodes de surveillance actuelles.

La proportion de tiques soumises provenant de chiens ou de chats a continué d’augmenter, doublant presque, passant de 15,1 % en 2020 à 26,0 % en 2021 Footnote 6. Comme pour 2020, cela est dû en partie à l’inclusion de données provenant d’eTick, qui n’a pas de restrictions basées sur l’hôte. L’inclusion des données d’eTick pourrait également avoir contribué à un changement dans la répartition de l’étape du cycle de vie des tiques prélevées; par exemple, près de trois fois le nombre de nymphes a été recueilli en surveillance passive en 2021 comparativement à 2020 Footnote 6.

Les estimations nationales de la prévalence de chaque agent pathogène dans le cadre de la surveillance passive, à l’exception de B. miyamotoi chez I. scapularis, étaient légèrement plus élevées que les résultats pour 2020 Footnote 6. Borrelia burgdorferi a été détecté dans 18,6 % des tiques I. scapularis comparativement à 17,2 % en 2020, A. phagocytophilum dans 1,1 % comparativement à 0,9 %, B. microti dans 0,04 % comparativement à 0,02 % et B. miyamotoi dans 0,4 % comparativement à 0,5 % en 2020 Footnote 6. Parmi les tiques I. pacificus, 0,9 % étaient positives pour B. burgdorferi, contre aucune en 2020.

Pour la surveillance active, les résultats de prévalence des infections étaient semblables à ceux obtenus en 2020 pour tous les agents pathogènes, sauf B. burgdorferi, qui était moins prévalent en 2021 en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick Footnote 6. Cela peut s’expliquer en partie par le plus grand nombre de tiques prélevées en 2021; 3,5 fois pour le Québec et 6,5 fois pour l’Ontario en 2021 par rapport à 2020 Footnote 6. OLes autres facteurs qui influent sur les estimations de la prévalence de l’infection d’une année à l’autre ou entre les provinces comprennent la variation des sites sélectionnés et leurs caractéristiques écologiques et liées à l’hôtel Footnote 25.

Nos résultats comprennent également la prévalence de l’infection par B. odocoilei, ce qui indique une prévalence de près de 15 % dans les échantillons analysés au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Il était également présent dans d’autres provinces où il a été testé, notamment au Manitoba et en Ontario.

Points forts et limites

Bien que plusieurs programmes traditionnels de surveillance passive aient été éliminés progressivement, l’intégration des données d’eTick nous permet de continuer à surveiller la présence géographique de ces vecteurs partout au pays. La combinaison des informations sur la surveillance passive et active permet aux forces et aux faiblesses des systèmes de se compléter mutuellement. Bien que la surveillance active soit limitée dans sa portée géographique et temporelle, les programmes de surveillance passive ne se limitent pas à des emplacements précis du site afin que les données puissent être recueillies sur de grandes zones tout au long de l’année.

Comme il a été mentionné en 2020, les restrictions liées à la pandémie de COVID-19 ont eu une incidence sur les efforts de surveillance de la santé publique en 2021. Deuxièmement, les échantillons de tiques collectés à l’aide d’eTick, bien qu’ils soient utiles pour une surveillance géographique uniforme, ne sont pas régulièrement demandés aux fins des tests sur les agents pathogènes transmis par les tiques Footnote 15. Le biais de rappel dans la déclaration des antécédents de voyage et d’autres variables dans la surveillance passive peut créer de l’incertitude. Pour la surveillance active, il est probable que d’autres programmes ont été menés en 2021 et ils n’ont pas soumis de tiques aux fins d’analyse des agents pathogènes au LNM et qui n’ont pas été inclus dans ce résumé.

Conclusion

Malgré les limites des données et les contraintes de ressources, les efforts de surveillance des tiques ont permis de déterminer la prévalence croissante et l’émergence des agents pathogènes des maladies transmises par les tiques au Canada. Il convient de rappeler aux professionnels de la santé et au public qu’il y a un risque d’exposition à des tiques infectées en dehors des zones à risque pour la maladie de Lyme, même si le risque y est faible. Les données de surveillance des tiques constituent une source d’information importante pour les autorités de santé publique qui s’efforcent de déterminer les zones à risque et de cibler les efforts de prévention et de sensibilisation.

Déclaration des auteurs

  • S. A. — Analyse formelle, visualisation, rédaction de la version originale, rédaction–révision et édition
    G. W. — Rédaction–révision et édition
    C. W. — Rédaction–révision et édition
    H. C. — Rédaction–révision et édition
    C. G. — Rédaction–révision et édition
    J. S. — Rédaction–révision et édition
    P. L. — Rédaction–révision et édition
    P. G. — Rédaction–révision et édition
    M. M. — Rédaction–révision et édition
    P. B. — Rédaction–révision et édition
    A. C. B. — Conceptualisation, méthodologie, supervision, rédaction–révision et édition
    S. G. — Conceptualisation, méthodologie, supervision, rédaction–révision et édition

Intérêts concurrents

Aucun.

Identifiants ORCID

Aucun.

Remerciements

Nous remercions tous ceux qui ont participé à la collecte et à l’analyse des tiques aux niveaux régional, provincial et national, les membres du public et M. Kulkarni (Université d’Ottawa) pour avoir soumis des tiques. Nous remercions M. Stefopulos (Agence de la santé publique du Canada) pour son aide dans la création de la figure 3. Outre le co-auteur J. Savage, l’équipe impliquée dans la collecte et le traitement des données d’eTick comprenait plusieurs étudiants ainsi que les personnes suivantes : C. Jardine (Département de pathobiologie, Université de Guelph, Guelph [Ontario]); K. Clow (Département de médecine des populations, Université de Guelph, Guelph [Ontario]); M. Kulkarni (École d’épidémiologie et de santé publique, Université d’Ottawa, Ottawa [Ontario]); J. Nocera (Faculté de foresterie et de gestion de l’environnement, Université du Nouveau-Brunswick, Fredericton [Nouveau-Brunswick]); K. Rochon (Département d’entomologie, Université du Manitoba, Winnipeg [Manitoba]); S. Heard (Département de biologie, Université du Nouveau-Brunswick, Fredericton [Nouveau-Brunswick]); E. Jenkins, M. Voordouw (Département de microbiologie vétérinaire, Université de la Saskatchewan, Saskatoon [Saskatchewan]); D. Shutler, K. Hillier (Département de biologie, Université Acadia, Wolfville [Nouvelle-Écosse]); J. Bowden (Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Centre de foresterie de l’Atlantique, Corner Brook [Terre-Neuve-et-Labrador]); P. Chuard, J. Bouffard (Département de biologie et de biochimie, Université Bishop’s, Sherbrooke [Québec]).

Financement

Cette étude a été soutenue par l’Agence de la santé publique du Canada. La surveillance passive en Colombie-Britannique a été soutenue par le BC Centre for Disease Control Foundation. La surveillance passive en Saskatchewan est partiellement financée par le gouvernement de la province. La surveillance passive et active au Québec a été soutenue par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Le Réseau de recherche national sur la maladie de Lyme est financé par les Instituts de recherche en santé du Canada et l’Agence de la santé publique du Canada.

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2026-02-19