Honor, agente correctionnelle II

Faites la connaissance de Honor, une agente correctionnelle qui parle de l’importance du Programme d’aide aux employés et du Programme de gestion du stress à la suite d’un incident critique, particulièrement dans son secteur d’activité et le rôle de premier plan qu’elle joue.

      
Transcription du vidéo

J’aime aider les gens. C’est bien. Tout le monde traverse des moments difficiles un jour ou l’autre. C’est dans la nature humaine. Je veux juste faire une différence, surtout avec mes collègues et mes pairs, et être là pour eux, parce que ce n’est pas un travail facile. Ce n’est pas un travail facile mentalement. Ça change les gens.

Bonjour. Je m’appelle Honor. Je suis agente correctionnelle II à l’Établissement de Grande Cache. Je travaille au Service correctionnel du Canada depuis près de 16 ans. J’adore mon travail. J’aime travailler avec les gens, et j’ai l’impression que même quand on pense qu’on ne fait pas de différence, oui, j’ai vu une différence. On se serre vraiment les coudes dans l’équipe. Ce sont ces personnes en qui il faut avoir confiance et il faut savoir qu’elles seront là pour nous.

Salut encore tout le monde. Ici, c’est notre salle du PAE/programme de GSIC. Le PAE, c’est le Programme d’aide aux employés. Il s’adresse aux personnes qui éprouvent des difficultés dans leur vie, des problèmes, que ce soit dans leur vie personnelle ou professionnelle. Elles peuvent venir nous consulter et nous poser leurs questions sur le programme, son fonctionnement, qui appeler, bref, comment ça marche.

Les gens se sont toujours sentis à l’aise de se confier à moi et avec le PAE, en particulier, c’est confidentiel. Dès qu’une personne m’approche et me demande si on peut discuter, je lui réponds : « absolument, tu peux me parler de ce que tu veux, ça restera entre nous ». Ça peut parfois être difficile. Et je veux juste faire une différence, en particulier avec mes collègues et mes pairs, et être là pour eux, parce que ce n’est pas un travail facile.

À plus tard tout le monde, bonne journée. On a une belle salle d’entraînement bien équipée et beaucoup de gens la fréquentent. On a beaucoup d’utilisateurs. Les gens peuvent venir ici et s’entraîner pour se vider l’esprit, puis ils retournent travailler et se sentent revitalisés et bien. Je vois aussi des gens venir ici juste pour parler, parler de ce qui vient de se passer, ou si un incident vient de se produire, ils font un genre de compte rendu et c’est un excellent moyen de se calmer.

On a également le programme de GSIC, qui est un programme de gestion du stress à la suite d’un incident critique. Après chaque incident, le programme de GSIC est offert à toutes les personnes qui sont intervenues pendant la situation. J’ai dû y aller quelques fois, et je me promène d’une personne à l’autre en leur demandant « comment ça va? »

Tout le monde se connaît ici et tout le monde me connaît. Je travaille ici depuis si longtemps. Je vais dans la salle et je dis aux gens que je suis là simplement pour offrir la GSIC, et je leur demande s’ils ont le goût de parler. Je leur dis : « hey, si tu veux, on peut aller quelque part pour discuter, ou on peut rester ici et parler ». Parfois les gens disent « oui, je veux en parler », et d’autres fois, ils me disent « non ça va, je vais bien ». Et je leur réponds : « bien, vous savez où me trouver. » Et la GSIC est nécessaire, à mon avis. C’est un très bon programme, un programme nécessaire pour les gens. Je suis moi-même intervenue dans des incidents. On y va, on réagit, on fait notre travail et, après, on se demande : « ouf, mais qu’est-ce qui vient de se passer? » C’est juste une bonne façon d’en parler et de vider son sac.

Parce que, sinon, comme on l’a vu dans le passé, tellement de gens gardent leurs émotions à l’intérieur et ça empire les choses. Ça devient comme une maladie qui vous affectera réellement en fin de compte. Et c’est aussi pour ça que je fais ce que je fais. Je ne veux pas que ça se produise chez les autres non plus. Vous savez, on travaille fort. On fait du bon travail.

Je veux pouvoir prendre ma retraite et m’amuser, et ne pas être accablée ou stressée ou rongée de l’intérieur par des choses qui se sont passées et que je n’aurai pas réglées.

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2026-04-01