Nicole, agente correctionnelle II

Transcription de la vidéo

On finit par connaître le comportement des détenus, alors on sait s’ils passent une mauvaise journée ou non.
Parfois, ce peut être par un geste aussi simple que de ne pas dire bonjour.
Au fond, on le sait.
On apprend à connaître les détenus et leurs comportements.

Bonjour, je m’appelle Nicole.
Je suis une CX-02 et je travaille à l’Établissement de Drumheller.
En ce moment, nous sommes dans l’unité résidentielle et voici le poste de sécurité des CX.
Nous sommes donc trois agents qui travaillent ici durant la journée et nous contrôlons les déplacements des détenus.
Nous surveillons les caméras ; voici les moniteurs qui contrôlent les portes des cellules.
Nous ouvrons les portes des cellules pour le travail, l’école et les programmes.

Habituellement, du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h, c’est très occupé, et les téléphones ne cessent de sonner.
Des membres du personnel de soutien se présentent au poste de sécurité.
À 16 h, le personnel de soutien rentre à la maison.
C’est comme une accalmie pour nous.
Ensuite, de 16 h à 22 h, on effectue des vérifications de sécurité toutes les heures, on regarde les caméras, on s’assure que tout va bien.

Dans une unité, on peut intervenir auprès de détenus qui se battent ou qui sortent dans la rangée.
On le constate sur la caméra, et on peut courir vers eux et essayer de désamorcer la situation et de les calmer.

On noue des relations avec eux, on établit des liens avec eux.
Ce ne sont pas des liens d’amitié, mais c’est une question d’équité et de simplement être justes et cohérents tous les jours avec eux.
Les détenus aiment la routine et le fait de respecter cette routine et d’être cohérents avec eux aide beaucoup.
On le sait lorsque la routine bat son plein.
C’est la même chose tous les jours, et lorsque quelque chose change, alors plusieurs questions se posent et ils veulent savoir pourquoi.
Tant qu’on leur précise la raison, ils sont satisfaits.

Je crois que mon aspect préféré du travail est le travail d’équipe.
Je trouve que l’Établissement de Drumheller est très unique, où tout le monde forme une équipe et où il y a une camaraderie.
Même si on ne s’entend pas bien avec quelqu’un, on sait qu’on peut tout de même compter sur cette personne et qu’elle interviendra en temps voulu.

Il s’agit généralement d’un environnement à prédominance masculine.
Toutefois, je trouve qu’en tant que femme, les détenus me respectent un peu plus.
Il y a des cas où les échanges entre hommes sont assortis de beaucoup de testostérone, et puis une femme arrive et essaie de désamorcer la situation, car on a une relation avec le détenu et on est en mesure de désamorcer la situation.

Je crois que je défends quelque chose de plus grand que moi.
J’aide à protéger la société et je donne aux gens la chance de changer aussi.
On établit des liens avec certaines personnes et on entretient une communication avec elles.
On leur parle tous les jours et on essaie de les aider à suivre leur plan correctionnel.
Et je crois que beaucoup d’entre eux essaient de le suivre et d’éviter les ennuis.

Détails de la page

2026-02-06