Ross, maître-chien
Faites la connaissance de Ross, un maître-chien à l’Établissement de Springhill. Il nous parle du travail d’équipe qu’il accomplit avec Whiskey, son chien détecteur, pour détecter des objets interdits, effectuer des fouilles courantes et donner suite à des renseignements de sécurité.
Transcription du vidéo
Comme agent correctionnel, nous travaillons par quarts. Donc, si je travaillais quatre jours et que j’avais quatre jours de congé, je pouvais passer mes quatre jours de congé à voyager comme arbitre. J’ai donc en quelque sorte eu la chance de mener une double vie jusqu’à maintenant dans ma carrière.
Bonjour, je m’appelle Ross. Je suis maître-chien à l’Établissement de Springhill. Depuis mon retour de formation, j’ai été accueilli à bras ouverts non seulement par les deux autres maîtres-chiens de l’Établissement de Springhill, mais aussi à l’échelle régionale; nous nous entraînons très souvent en groupe.
Whiskey était un chien détecteur … il fait partie du programme depuis plus longtemps que moi. Il a travaillé dans un autre établissement avant que je le reçoive. Il a assurément plus d’expérience que moi, et la plupart du temps, c’est lui qui me dit où aller et quoi faire. C’est lui qui mène. Nous avons un rôle différent à jouer, alors nous travaillons souvent seuls. Il faut avoir l’initiative de nous mettre au travail et de collaborer avec tout le monde. Il faut aussi mettre les efforts nécessaires pour maintenir le chien en bonne condition de travail.
Selon le jour de la semaine, il y a des livraisons de nourriture, d’autres livraisons, le courrier et autres qui entrent dans l’établissement. Nous fouillons donc ces articles; cela fait partie de notre routine. S’il y a une demande pour une fouille fondée sur des renseignements de sécurité, nous l’effectuons bien sûr avec plaisir.
J’étais en 12e année à l’époque et j’ai eu l’occasion de participer à un programme coop. J’ai sauté sur l’occasion, et une fois sur place, j’ai rencontré beaucoup d’agents correctionnels que j’admirais vraiment. Après mon programme coop, je me suis dit que je pourrais trouver ma place là-bas et que c’était un bon endroit pour commencer une carrière. Puis, une fois que j’ai commencé à y travailler, j’ai décidé de rester.
M’adapter au travail en milieu carcéral n’a pas été très difficile pour moi. J’ai grandi en arbitrant au hockey. Évidemment, j’étais nerveux la première fois que je me suis retrouvé dans un milieu correctionnel, mais gérer les conflits, c’est quelque chose que je fais depuis longtemps.
J’ai commencé à arbitrer au hockey à l’âge de 10 ans. J’étais jeune, et j’ai commencé à avoir l’occasion d’arbitrer devant des superviseurs qui encadraient la Ligue de hockey junior majeur du Québec. J’ai eu beaucoup de chance d’être embauché comme juge de lignes à 19 ans, et j’ai travaillé dans cette ligue comme juge de lignes pendant quelques années. Puis j’ai été embauché par le Service correctionnel du Canada comme agent correctionnel. Cela m’a toutefois amené en Alberta, alors j’ai été embauché comme juge de lignes dans la Ligue de hockey de l’Ouest. Après une saison comme juge de lignes, je suis passé à l’arbitrage dans la Ligue de hockey de l’Ouest. Encore une fois, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir revenir dans les Maritimes avec le Service correctionnel du Canada, ce qui m’a ramené à la Ligue de hockey junior majeur du Québec, où j’ai poursuivi ma carrière comme arbitre.
Au total, j’ai travaillé pour la Ligue canadienne de hockey pendant 15 saisons, et j’ai pris ma retraite en février de cette année. Ce fut tout simplement une expérience merveilleuse que d’arbitrer au hockey. Je trouve que cela va de pair avec le travail d’agent correctionnel.