Pandémie

Mesures prises par le SCRS contre la COVID-19 - Transcription

Nous savons tous que la COVID-19 a eu de profondes répercussions au Canada et à l’étranger. Toutefois, saviez-vous que la pandémie a rendu le contexte de la menace plus facile à exploiter pour les auteurs de menace qui cherchent à promouvoir leurs intérêts?

Le Service canadien du renseignement de sécurité reconnaît ces circonstances exceptionnelles et travaille sans relâche pour protéger le Canada.

De Surrey à St. John’s, le SCRS a mené des activités de rapprochement pour informer les entreprises, les centres de recherche, les organismes de la chaîne d’approvisionnement et divers paliers de gouvernement de l’évolution du contexte de la menace et s’assurer qu’ils disposent des outils et des informations dont ils ont besoin pour se protéger.

Le SCRS communique avec des intervenants non traditionnels pour que les Canadiens demeurent en sécurité et que les intérêts économiques du Canada soient protégés.

Les auteurs de menace ont également utilisé la pandémie pour répandre de fausses informations en ligne. La désinformation peut avoir des conséquences graves. Elle peut menacer la sécurité des Canadiens, saper la confiance dans les institutions démocratiques du pays, et semer la confusion au sujet des politiques gouvernementales et d’informations importantes sur la pandémie de COVID-19.

Le SCRS travaille avec des partenaires pour combattre la désinformation et s’assurer que les Canadiens obtiennent des informations fiables provenant de sources crédibles.

Le SCRS a un mandat clair : faire enquête sur l’ingérence étrangère, l’espionnage et le sabotage. Le SCRS continuera d’utiliser les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi pour que le gouvernement du Canada obtienne des renseignements sur ces questions essentielles, ou le SCRS prendra des mesures pour réduire la menace au besoin.

Le SCRS travaille fort pour protéger le Canada.

Programme de sensibilisation à la menace liée à la COVID-19

Pendant que les entreprises et les chercheurs canadiens s’adaptaient et innovaient pour répondre à la pandémie de COVID-19, divers auteurs de menace – de l’étranger surtout – faisaient de même. Les secteurs canadiens de la recherche, de la biopharmaceutique et des sciences de la vie, auxquels des auteurs de menace étrangers s’intéressaient déjà, sont devenus des cibles encore plus intéressantes étant donné la course à laquelle tout le monde participait pour développer un vaccin, des traitements et d’autres mesures pour lutter contre la COVID-19. Le télétravail et la visibilité publique accrue des efforts de ces organismes ont exacerbé leur vulnérabilité aux activités d’espionnage et d’ingérence étrangère. Le SCRS et ses alliés ont constaté une forte augmentation tant de la portée que de l’ampleur des activités menées par des auteurs de menace contre ces secteurs. 

Le SCRS collabore avec le milieu universitaire et conseille le public canadien sur les menaces qui pèsent sur la sécurité nationale depuis des années, mais les enjeux importants associés à la protection des secteurs canadiens de la biopharmaceutique et des sciences de la vie pendant la pandémie l’ont incité à intervenir en amont et à jouer un rôle plus visible que jamais. Dès le début de la pandémie, le SCRS a mis sur pied un programme de sensibilisation et de mobilisation à l’échelle du pays axé sur le milieu universitaire, les centres de recherche et les entreprises privées actifs dans les secteurs de la biopharmaceutique, des sciences de la vie et de la science des données. Le 14 mai 2020, il a diffusé un communiqué sur ce programme de concert avec le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) afin d’informer la population canadienne du risque accru d’activités d’espionnage et d’ingérence étrangère. De même, le 14 septembre 2020, le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie et la ministre de la Santé ont publié un communiqué commun afin de rappeler aux organismes de santé canadiens, aux partenaires au gouvernement et aux intervenants de l’industrie d’être attentifs aux cybermenaces ainsi qu’aux activités d’espionnage et d’ingérence étrangère qui visent leurs institutions et leurs importants travaux.

Afin de joindre un grand nombre d’organisations – le plus rapidement possible – pendant la pandémie, le SCRS a utilisé tous les outils à sa disposition. Il a offert des séances d’information virtuelles à grande échelle aux universitaires et aux chercheurs, auxquelles se sont ajoutées des séances d’information sur les menaces tenues, dans plusieurs cas, par le SCRS et le Centre canadien pour la cybersécurité. Afin de joindre des publics encore plus vastes, le SCRS a donné des séances d’information à de grands organismes, comme la Chambre de commerce du Canada, et a amplifié ses efforts en ligne et dans les médias. Ces séances ont fourni aux intervenants des informations claires sur la menace et les répercussions possibles des activités d’espionnage et d’ingérence étrangère sur leurs travaux ainsi que sur les mesures qu’ils devraient prendre pour se protéger. Pour transmettre ces informations, le SCRS a présenté au public le concept des « quatre portes de la sécurité économique », qui explique les risques pour la sécurité économique que représentent les activités d’espionnage et d’ingérence étrangère, notamment ce qui pourrait être pris pour cible et la façon dont ces activités liées à la menace peuvent être menées.

Les quatre portes de la sécurité économique

Les quatre portes de la sécurité économique
Description détaillée –infographie: Les quatre portes de la sécurité économique

Les quatre portes de la sécurité économique

Les auteurs de menace peuvent emprunter quatre portes pour avoir accès à de précieuses informations :

  1. Exportations :
    Des auteurs de menace peuvent simplement essayer d’acheter des technologies sensibles d’entreprises ou de chercheurs canadiens, pour les déployer immédiatement ou pour essayer de les désosser eux-mêmes. La diffusion ultérieure non autorisée de ces technologies peut nuire à la sécurité et à la prospérité économique (recherches ou ventes futures) du Canada.
  2. Investissements :
    Des auteurs de menace utilisent  diverses ententes financières (p. ex. investissement direct étranger, coentreprises) pour avoir accès à des technologies et à du savoir-faire canadiens. Ils acquièrent ainsi de nouvelles capacités, et le Canada perd de futures possibilités économiques.
  3. Connaissances :
    Des auteurs de menace ont déjà mené des opérations de renseignement tant technique qu’humain pour acquérir de la propriété intellectuelle ou obtenir l’accès nécessaire en vue d’atteindre leurs objectifs. Exemples : cyberespionnage, activités liées à la menace interne au sein d’entreprises canadiennes, accords de collaboration et collaborateurs (p. ex. programmes de développement de talents).
  4. Licences :
    Des auteurs de menace cherchent un accès privilégié aux technologies ou à la propriété intellectuelle en se  procurant des licences et des droits qu’ils violent pour acquérir de nouvelles capacités et dépouiller des entités canadiennes des avantages économiques de leur travail. Exemples : brevets, droits d’offrir un service ou permission d’entrer au Canada. Souvent, les licences ne sont pas elles-mêmes l’objectif, mais plutôt le moyen qui leur permet d’atteindre leur but ultime.

Les auteurs de menace peuvent emprunter quatre portes pour avoir accès à de précieuses informations : 1) les importations et exportations, 2) les investissements, 3) les connaissances et 4) les licences. Par exemple, les importations et les exportations canadiennes de fournitures médicales et d’équipement de protection sont indispensables pour protéger la population et peuvent servir d’accès aux auteurs de menace. L’investissement dans une entreprise peut être une autre façon d’accéder à la propriété intellectuelle ou aux travaux spécialisés de recherche et de développement d’un organisme liés aux vaccins et à de nouvelles technologies. Des services de renseignement étranger peuvent prendre pour cible l’innovation, la recherche et la propriété intellectuelle du Canada afin d’obtenir des connaissances et des données sensibles, ce qui peut se faire par le biais de cyberattaques, d’espions et de menaces internes. Enfin, des auteurs de menace peuvent même exploiter des brevets, des droits et d’autres licences pour avoir accès illégalement à des médicaments, à des technologies ou à de la propriété intellectuelle. Les auteurs de menace peuvent essayer de franchir les quatre portes, mais il ne leur en faut qu’une pour causer un préjudice grave.

Comme le centre des préoccupations est passé du développement de vaccins et de médicaments à l’acheminement et à la distribution des vaccins, le SCRS a entrepris de joindre le secteur des chaînes d’approvisionnement du Canada et d’autres intervenants de la chaîne de production, de distribution et de livraison des vaccins contre le COVID-19 et d’autres fournitures essentielles.

Au total, le SCRS a communiqué avec plus de 225 organismes à l’échelle du Canada et informé au moins 2 000 intervenants canadiens pendant la pandémie de COVID-19 en 2020. Comme la pandémie entrera dans de nouvelles phases critiques en 2021, le SCRS continuera de collaborer avec les secteurs canadiens vulnérables afin de faire en sorte qu’ils soient conscients des menaces d’espionnage et d’ingérence étrangère qui pèsent sur leur innovation et leur propriété intellectuelle. Ils pourront ainsi prendre des mesures en amont pour atténuer ces menaces et protéger leurs travaux ainsi que la sécurité économique et la prospérité future du Canada.

Les quatre portes de la sécurité économique - Transcription

Depuis plusieurs années, le SCRS informe les Canadiens des dangers de l’ingérence étrangère et de l’espionnage économique. Pendant la pandémie de COVID-19, le SCRS a constaté une augmentation des risques pour les entreprises et les chercheurs canadiens qui travaillent à la riposte mondiale contre la COVID-19.

Afin d’aider les entreprises et les chercheurs à comprendre et à déterminer les risques liés à l’ingérence étrangère et à l’espionnage et ceux pour la sécurité économique, le SCRS a établi un cadre lié au quatre portes de la sécurité économique dans lequel il précise ce qui pourrait être pris pour cible et comment des activités liées à la menace peuvent se produire.

Les auteurs de menace peuvent tenter d’accéder à des informations précieuses par les quatre portes de la sécurité économique : les importations et exportations, les investissements, les connaissances et les licences.

Les importations et exportations canadiennes de fournitures médicales et d’équipement de protection sont essentielles à la sécurité des Canadiens, mais constituent une porte à laquelle les auteurs de menace peuvent tenter d’avoir accès.

Les investissements dans une entreprise peuvent être un autre moyen d’accéder à la propriété intellectuelle ou au savoir-faire spécialisé d’une organisation en matière de vaccins et de nouvelles technologies.

L’innovation, la recherche et la propriété intellectuelle canadiennes pourraient être la cible d’opérations de renseignement étranger, dont des cyberattaques, de l’espionnage et des menaces internes, visant à obtenir des données sensibles et des connaissances.

Les auteurs de menace peuvent même exploiter des brevets, des droits ou des licences pour avoir accès de façon illicite à des médicaments, des technologies ou de la propriété intellectuelle. Ils peuvent essayer toutes les quatre portes, mais une seule leur suffit pour causer des dommages graves.

Le SCRS continuera de collaborer avec des chercheurs et des entreprises des secteurs essentiels pour protéger les intérêts canadiens contre l’ingérence étrangère et l’espionnage.

Le SCRS travaille fort pour protéger le Canada.

Contribution du SCRS à la réponse du gouvernement du Canada à la pandémie

Dès le début de la pandémie, le SCRS a surveillé la façon dont les auteurs de menace exploitaient la propagation de la COVID-19 à des fins géostratégiques, notamment les activités susceptibles de représenter une menace pour la réponse nationale du Canada à la pandémie, et il en a informé le gouvernement du Canada. Dans ce contexte, il a distribué des rapports de renseignement – parfois classifiés – aux décideurs haut placés afin qu’ils disposent de données à jour sur la situation et il a signalé à ses partenaires certaines menaces pour la sécurité nationale.

Comme la pandémie n’est pas encore terminée, le SCRS demeurera une source de conseils dignes de confiance pour ses partenaires au gouvernement, dont Services publics et Approvisionnement Canada, l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada et les Forces armées canadiennes, sur l’approvisionnement en vaccins, la logistique et d’autres activités menées par le gouvernement du Canada. Il continuera de collaborer étroitement avec les autres membres de l’appareil canadien de la sécurité et du renseignement ainsi qu’avec les partenaires des pays alliés, afin d’aider à protéger la réponse du Canada à la pandémie contre d’éventuelles menaces pour la sécurité nationale.

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