Discours de l’honorable Seamus O’Regan, ministre des Services aux Autochtones à l’occasion de la Rencontre de 2019 en Colombie-Britannique

Discours

23 janvier 2019
Hôtel Westin Bayshore
Vancouver (Colombie-Britannique)

Je tiens tout d’abord à remercier le grand chef Ed John de son aimable présentation et de son invitation à participer à cet événement. Je tiens également à remercier l’aîné Bob Baker pour sa fervente prière d’ouverture.

Je suis honoré d’être parmi vous aujourd’hui. Je vous suis reconnaissant de me donner l’occasion de vous rencontrer tous ici, sur le territoire des Salish du littoral de la bande indienne de Musqueam, de la Première Nation des Tsleil-Waututh et de la Nation des Squamish.

Je veux remercier le First Nations Leadership Council d’avoir collaboré avec le personnel de Services aux Autochtones Canada et de Relations Couronne-Autochtones à l’organisation conjointe de cette septième rencontre.

Je voudrais souligner la présence de :

  • Perry Bellegarde, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, que j’ai rencontré le premier jour où j'ai commencé à assumer ce nouveau rôle,
  • les membres du First Nations Leadership Council,
    • Félicitations au grand chef Stewart Phillip, qui célèbre son 20e anniversaire à titre de président de l’Union of British Columbia Indian Chiefs qui, quant à elle, célèbre son 50e anniversaire.

Je tiens à saluer :

  • Les chefs, les membres de conseil, les administrateurs des Premières Nations de partout en Colombie-Britannique et ceux qui ont parcouru de grandes distances pour être ici aujourd’hui;
  • Les représentants d’institutions et d’organisations des Premières Nations;
  • Les hauts fonctionnaires des gouvernements fédéral et provincial.

Je suis honoré et touché d’assumer ce portefeuille essentiel à titre de deuxième ministre des Services aux Autochtones. La ministre Jane Philpott a accompli un travail extraordinaire en peu de temps et s’est attiré le respect pour la confiance qu’elle a suscitée et les résultats qu’elle a obtenus.

Je tiens à vous assurer que je suis résolu à poursuivre sur la lancée formidable qui est déjà amorcée. Mon objectif est de me mettre à la tâche immédiatement et de continuer à produire des résultats.

Il était important pour moi de venir en Colombie-Britannique sans tarder dans le cadre de mes nouvelles fonctions. Le travail de transformation que vous accomplissez dans des domaines comme l’éducation et les soins de santé est exemplaire.

J’ai l’intention de continuer à travailler en partenariat avec vous pour tirer parti de ce qui a été accompli au cours de la dernière année et demie. Ce n’est pas le moment de ralentir. C’est le temps de démontrer que le gouvernement est résolu à tenir les promesses qu’il a faites aux Premières Nations.

Des progrès importants ont été réalisés dans nos cinq domaines prioritaires, en collaboration avec nos partenaires autochtones. Il s’agit des domaines suivants :

  • l’éducation;
  • les soins de santé;
  • les services à l’enfance et à la famille;
  • l’infrastructure;
  • la prospérité économique.

Cela dit, nous savons tous qu’il reste beaucoup à faire pour combler les écarts socioéconomiques, bonifier la prestation des services et améliorer la vie des Premières Nations au Canada.

Les Premières Nations en Colombie-Britannique sont réputées pour être novatrices, collaboratives, progressistes et axées sur les solutions. Vous ouvrez la voie dans des domaines comme :

  • la gestion des terres des Premières Nations;
  • l’exercice de la compétence des Premières Nations en matière de services à l’enfance et à la famille;
  • le contrôle par les Premières Nations de l’éducation des Premières Nations;
  • l’évolution vers des subventions décennales.

Permettez-moi de m’attarder sur la question du bien-être des enfants et des familles.

Il est tout simplement inacceptable que des enfants autochtones, partout au pays, continuent d’être retirés de leur famille et de leur communauté, privés de leur culture et placés en famille d’accueil dans des résidences privées.

Le 30 novembre, la ministre Philpott – de concert avec Perry Bellegarde, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Natan Obed, président de l’Inuit Tapiriit Kanatami, et Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis – a annoncé que le gouvernement du Canada a l’intention de déposer au début de 2019 un projet de loi élaboré conjointement sur les services aux enfants et aux familles autochtones.

Je tiens à vous assurer que cela demeure une priorité absolue. Nous prévoyons le déposer très bientôt à la Chambre des communes et avons à cet égard l’appui sans réserve du premier ministre. À l’heure actuelle, nous continuons de collaborer avec nos partenaires autochtones, ainsi qu’avec les provinces et les territoires, pour faire avancer ce dossier le plus rapidement possible.

Ce projet de loi marque un tournant dans la résolution de cette crise humanitaire au Canada. Le soutien des dirigeants et des experts techniques des Premières Nations en Colombie-Britannique a joué un rôle déterminant dans ce processus législatif élaboré conjointement. Je suis impatient de travailler en étroite collaboration avec vous pour aller de l’avant.

Nous savons que les enfants et les familles autochtones doivent rester ensemble. Nous savons aussi que les enfants des Premières Nations doivent avoir accès à une éducation de qualité pour réaliser leur plein potentiel. Plus tard aujourd’hui, je célébrerai la signature de l’Entente tripartite sur l’éducation en Colombie-Britannique, en compagnie du First Nations Education Steering Committee et du gouvernement provincial.
 
Le système d’éducation des Premières Nations de la Colombie-Britannique est le fruit de plus de 20 ans d’efforts soutenus et d’engagement de la part des Premières Nations en Colombie-Britannique. Il offre une éducation de qualité aux élèves des Premières Nations qui fréquentent des écoles administrées par les Premières Nations, gérées par la province ou indépendantes. C’est l’un des exemples les plus éloquents du contrôle des Premières Nations sur l’éducation de leurs enfants.

Le sénateur Murray Sinclair a dit : « L’éducation nous a mis dans ce pétrin, et l’éducation va nous en sortir. » Nous devons travailler ensemble pour donner effet au droit des enfants des Premières Nations d’avoir accès à une éducation de qualité et adaptée à leur culture, comme l’indiquent la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation.

Enfin, je m’en voudrais de passer sous silence le fait que 2018 a été une année difficile pour les Premières Nations, du fait des inondations, des glissements de terrain et des tempêtes de vent qui ont touché de nombreuses communautés en Colombie-Britannique.

La saison des feux de forêt dévastateurs a également été la pire jamais enregistrée – pire qu’en 2017 –, affectant de nombreuses Premières Nations. La Première Nation Tahltan a été l’une des plus durement frappées. Je remercie le chef McLean, ainsi que les chefs Nooski et Alphonse, d’avoir pris le temps de présenter leurs recommandations sur la gestion des urgences dans le cadre de cette rencontre.

Votre force et votre courage face à une adversité inouïe sont une source d’inspiration. Je tiens à ce que vous sachiez que le gouvernement du Canada est à vos côtés – et aux côtés des autres communautés des Premières Nations touchées par des situations d’urgence – dans vos efforts de reconstruction et de rétablissement.

Il reste encore beaucoup de travail à faire pour inclure pleinement les Premières Nations dans le système de gestion des urgences et pour veiller à ce que vous ayez les ressources nécessaires pour protéger et soutenir vos communautés.

Je sais que les travaux relatifs à un protocole d’entente tripartite sur la gestion des urgences vont bon train. Je ferai de mon mieux pour veiller à ce que vos communautés disposent des ressources dont vous aurez besoin à l’avenir.

Je suis ici, devant vous, prêt et décidé à écouter. J’espère établir des relations solides et respectueuses avec vous. Je me réjouis à l’idée de comprendre vos priorités et de travailler avec vous à la mise en œuvre de solutions qui profiteront à vos communautés.

Je vous invite maintenant à me partager vos commentaires. Comme je n’en suis qu’au dixième jour de mon mandat, je n’aurai peut-être pas toutes les réponses à vos questions. Catherine Lappe, directrice générale du bureau régional de la Colombie-Britannique, pourra m’aider. Je suis impatient d’écouter ce que vous avez à dire et d’apprendre.

Merci.

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2019-02-01