Le triomphe d’une femme dans le milieu du génie
« Êtes-vous ici pour prendre des notes? »
Cette remarque a été adressée à Ivana Arambasic, ingénieure en mécanique, lors d'une réunion de projet où elle était la seule femme présente. Des commentaires de ce genre mettent en lumière les difficultés que peuvent vivre les femmes ingénieures en milieu de travail.
Mme Arambasic a découvert un monde différent et un rôle très valorisant lorsqu'elle est entrée en fonction à Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) en 2022. Elle fait maintenant partie d'une équipe diversifiée et talentueuse de SPAC qui change l'expérience des femmes ingénieures tout en transformant les immeubles du gouvernement du Canada afin de respecter les engagements du Canada en matière de changements climatiques.
D'étudiante à spécialiste
Mme Arambasic et sa famille ont immigré de Bosnie-Herzégovine à Ottawa en 1997. Bien qu'elle ait dû apprendre l'anglais et s'adapter à sa nouvelle vie au Canada, elle excellait à l'école et elle a ensuite étudié en génie mécanique à l'Université Carleton. Au début des années 2000, il n'y avait pas beaucoup de femmes dans le programme. « De façon générale, on n'incitait pas les jeunes filles à faire des études en génie ou en sciences, et on essayait même d'en dissuader certaines, dont moi », fait remarquer Mme Arambasic. Elle a certainement prouvé aux sceptiques qu'ils avaient tort.
Elle est devenue ingénieure professionnelle agréée de la province de l'Ontario, où les femmes représentent actuellement moins de 20 % des membres agréés. Mme Arambasic ne s'est pas arrêtée là. Elle a continué de perfectionner ses compétences et a obtenu une certification en gestion du risque ainsi que le titre de professionnelle en gestion de projet.
Sa carrière l'a amenée dans les secteurs privé et public, où elle a appuyé et dirigé des projets d'envergure. Lorsqu'elle a accepté un poste à SPAC, un ministère qui gère l'un des portefeuilles immobiliers les plus importants et les plus diversifiés au pays, elle se réjouissait à l'idée de relever des défis encore plus passionnants.
En effet, le poste à SPAC présentait offrait une rare occasion. Mme Arambasic, gestionnaire de projet principale, allait participer à la mise en œuvre du Programme d'acquisition de services énergétiques (PASE) à Ottawa, qui contribuera à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre du gouvernement fédéral. Dans le cadre du PASE, nous modernisons 4 centrales et les systèmes de chauffage et de refroidissement de nombreux édifices fédéraux de la région de la capitale nationale, qui sont reliés ensemble par 14 kilomètres de tuyaux souterrains. Ces édifices comprennent des lieux emblématiques comme le Centre national des Arts.
Plus précisément, 61 installations du gouvernement du Canada dans la région de la capitale nationale ont des composants de chauffage et de refroidissement qui doivent être remplacés afin de permettre aux systèmes mécaniques de se raccorder aux infrastructures modernisées des centrales à l'avenir. Mme Arambasic fait partie de l'équipe chargée du Plan de conversion des immeubles utilisateurs (PCIU), dont la direction est surtout composée de femmes et qui compte de nombreuses ingénieures chargées de la mise en œuvre sur le terrain.
En tant que chef d'équipe dans le cadre du projet du PCIU, Mme Arambasic effectue du travail essentiel à la mise en œuvre du programme. Son équipe pluridisciplinaire est responsable de l'intégration de tous les projets dans les immeubles qui sont convertis, afin d'assurer une approche cohérente qui cadre avec les objectifs généraux du PASE. Plus précisément, le rôle de l'équipe consiste à fournir des conseils et des lignes directrices techniques, et à gérer les exigences et les risques liés aux projets.
« Dans l'industrie, il y a encore une fausse perception selon laquelle les ingénieures ne sont pas talentueuses sur le plan technique », déclare Mme Arambasic. « Mais, jour après jour, mon équipe prouve que ces croyances sont fausses, car nous excellons à la fois dans les postes techniques et dans les postes de direction. Tout au long de ma carrière, j'ai parfois eu l'impression de mener un combat difficile pour que mes compétences et mon expérience soient reconnues et respectées », ajoute-t-elle. Il y a eu des inégalités notables, comme de ne pas être prise en considération pour les promotions. Bien qu'elle ait trouvé des défenseurs de la cause et des collègues compréhensifs dans tous ses milieux de travail, Mme Arambasic se sent particulièrement bien à SPAC. « Ici, j'ai l'impression que mon expertise est reconnue et valorisée, et que je suis traitée de façon juste et respectueuse. »
Servir de modèle et de mentore
Grâce à la détermination et au travail sans relâche de dirigeantes et d'ingénieures comme Mme Arambasic, des carrières enrichissantes pour les jeunes femmes dans les disciplines techniques sont tout à fait possibles à SPAC. L'aide et les conseils fournis, le mentorat et le changement de culture au travail sont quelques-uns des moyens utilisés par les ingénieures afin que SPAC soit un endroit accueillant et ouvert, non seulement aujourd'hui, mais aussi à l'avenir. « Je suis fière de travailler avec les membres de notre équipe diversifiée, de les encadrer et de contribuer de manière positive à leur carrière », souligne Mme Arambasic.
Il y a encore des obstacles, et il reste du travail à faire. Mme Arambasic invite tout le monde, y compris les parents et les enseignants, à inciter les filles à explorer les vastes possibilités qu'offrent les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques (STIM). Les femmes peuvent apporter beaucoup dans ces domaines tout en se bâtissant des carrières passionnantes et enrichissantes.
Le gouvernement du Canada s'efforce de montrer la voie en créant des milieux de travail inclusifs pour ces professionnelles et d'autres encore. Pour en savoir plus sur les employés et les projets intéressants de SPAC, consultez Nos histoires.