Réunion ministérielle sur l’action climatique : résumé des présidents 2020

7 juillet 2020

Des ministres et des représentants de 34 gouvernements de toutes les régions ont participé à la 4e réunion ministérielle sur l’action climatique, convoquée par l’Union européenne, le Canada et la Chine, et organisée virtuellement par l’UE.

Les ministres ont reconnu que la pandémie de COVID-19 en cours et la crise économique qui en découle imposent un fardeau sans précédent à nos citoyens et à nos sociétés, ce qui se répercute sur la vie et les moyens de subsistance des gens. Ils ont également admis que de nombreux défis persistent, car les régions en sont à différentes étapes de la reprise. Dans le contexte actuel, les ministres ont réitéré l’importance du multilatéralisme et de la solidarité, en soulignant qu’un effort mondial concerté est nécessaire pour veiller à ce qu’aucune région ni aucun pays ne soit laissé pour compte.

Conscients du fait que les changements climatiques demeurent une menace mondiale qui exige des efforts urgents et ambitieux à l’échelle mondiale, les ministres ont reconnu l’occasion sans précédent qui s’offre à eux pour relancer leur économie de manière à bâtir des sociétés plus durables, plus inclusives et plus résilientes, conformément aux objectifs de développement durable des Nations Unies, à la CCNUCC et à l’Accord de Paris. En plus de protéger leurs citoyens contre les bouleversements externes comme la COVID-19, tous les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer dans la défense du multilatéralisme, la promotion de l’action climatique et la lutte contre les effets négatifs des changements climatiques. Les ministres ont envoyé un signal politique clair qu’il est maintenant temps de veiller à ce que la reprise post-COVID-19 aille de pair avec la transition vers des économies à faibles émissions de carbone et résilientes aux changements climatiques.

Les ministres ont donné des exemples précis de la façon dont leurs gouvernements harmonisent leurs plans de reprise économique avec leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) et leurs stratégies à long terme. Bon nombre de ministres ont expliqué la façon dont leurs plans accorderont la priorité à la création d’emplois et à la croissance inclusive, notamment grâce à des investissements à long terme dans la mobilité électrique, les solutions basées sur la nature, l’infrastructure et les technologies propres qui réduisent les émissions et favorisent la transition vers une économie durable et à faibles émissions de carbone. Beaucoup ont souligné l’importance d’accroître les énergies renouvelables et d’éliminer progressivement les émissions provenant de l’électricité produite à partir du charbon comme élément essentiel de la transition mondiale vers un modèle à faibles émissions de carbone. D’autres prévoyaient déjà des effets positifs sur la vie des citoyens et les écosystèmes grâce aux synergies entre le renforcement de la résilience et la réponse à la COVID-19 en ce qui a trait à la gestion de la biodiversité, des déchets et de l’eau dans le cadre de leurs efforts de reprise.

Les ministres ont appuyé une reprise qui permet de mieux reconstruire, grâce à des investissements à faibles émissions de carbone et résilients aux changements climatiques. Ils ont également insisté sur l’importance de mobiliser les acteurs non étatiques, y compris les intervenants des secteurs publics et privés, afin de s’assurer qu’aucune contribution potentielle n’est négligée et que personne n’est laissé pour compte.

Les pays en développement, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, sont confrontés à certains des pires effets des changements climatiques, qui, combinés aux crises de santé publique et économique déclenchées par la pandémie, peuvent entraîner des conséquences encore plus graves. Les ministres ont appelé à la solidarité mondiale et souligné l’importance du financement, du transfert de technologies et du renforcement des capacités pour faire en sorte que le programme de reprise permette une transition équitable vers des sociétés à faibles émissions de carbone et résilientes aux changements climatiques, tout en s’attaquant à la pauvreté et aux inégalités.

La coopération bilatérale et internationale, tant par des initiatives actuelles que de nouvelles initiatives, continuera d’aider les acteurs à apprendre les uns des autres, à mobiliser les ressources et à maximiser les avantages collectifs découlant d’une reprise verte. De nombreux ministres ont insisté sur l’importance du soutien des pays développés et d’un dialogue continu entre les pays bénéficiaires, les institutions financières internationales, les institutions financières de développement et les autres intervenants.

Afin d’assurer une reprise verte et durable, il faut faire preuve de détermination et adopter une vision à long terme qui soit inclusive, qui réponde à l’urgence mise en évidence par les données scientifiques et qui s’attaque de façon concertée aux défis en matière d’action climatique, de croissance économique et de développement social, de manière à ce que les intervenants s’aident mutuellement. Cette détermination et cette vision doivent se refléter dans les efforts déployés pour mettre en œuvre les engagements actuels, dans la communication ou la mise à jour des CDN, et dans la formulation de stratégies à long terme d’ici 2020, conformément à l’Accord de Paris. L’aide offerte aux pays en développement demeure un élément important de la mise en œuvre d’une action mondiale ambitieuse.

Conscients de la valeur des échanges francs permis par les réunions ministérielles sur l’action climatique, les ministres se sont réjouis à l’idée de poursuivre le dialogue dans le cadre de ces réunions afin de contribuer à façonner et à renforcer nos engagements collectifs à l’égard de l’action climatique.

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