Réunion ministérielle sur l’action climatique : résumé des coprésidents 2018

20 et 21 juin, Bruxelles

Les 20 et 21 juin 2018, les ministres et représentants de 36 gouvernements de toutes les régions du monde, comprenant plusieurs des plus importantes économies mondiales, se sont rencontrés à Bruxelles pour la deuxième Réunion ministérielle sur l’action climatique, convoquée par l’Union européenne (UE), le Canada et la Chine, et organisée cette fois par l’UE. Faisant partie d’un processus informel qui ne remplace pas les négociations formelles de l’ONU ni n’en préjuge d’aucune manière, cette réunion vise à contribuer au succès de la 24e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24), tenue cette année à Katowice en Pologne.

Le commissaire Miguel Arias Cañete, le représentant spécial Xie Zhenhua et la ministre Catherine McKenna aimeraient exprimer leur profonde reconnaissance aux ministres et collègues pour leur engagement actif dans cette deuxième réunion. Ils sont aussi très reconnaissants pour la présence et le leadership de Son Excellence Laurent Fabius, président de la COP21, de Son Excellence le premier ministre Frank Bainimarama, du président de la COP23 et de Son Excellence le ministre Michał Kurtyka, prochain président de la COP24 ainsi que de la participation du Secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et des présidents d’assemblée.

Les ministres ont confirmé que l’Accord de Paris est irréversible et ne doit pas être renégocié, en plus de souligner l’importance du multilatéralisme. Ils ont réitéré leur engagement à conclure les négociations sur le programme de travail de l’Accord de Paris à la COP24/CMA1. Les ministres ont parlé passionnément de l’importance de créer un élan en faveur du soutien et de l’action climatiques, notamment en faisant le point sur l’ambition pré 2020, le Dialogue ministériel de haut niveau sur le financement climatique et le Dialogue de Talanoa.

Attentes générales pour la COP24

Il existe une reconnaissance générale du besoin d’élaborer à Katowice un ensemble de directives sur la mise en œuvre qui soit équilibré, complet, pragmatique, fort, opérationnel, et cohérent avec les principes et les dispositions établis à Paris. Les ministres demandent une accélération du rythme des négociations et ils ont donné aux négociateurs la consigne de profiter de la séance de Bangkok, avec l’aide des présidents d’assemblée, pour produire un texte qui serve de base à la conclusion des négociations. Les appels répétés des ministres à être fidèles à la lettre et à l’esprit de l’Accord de Paris contribuent à nous assurer que ces objectifs seront atteints.

Quant au Dialogue ministériel de haut niveau sur le financement climatique, les ministres ont constamment mis l’accent sur le besoin et la volonté de continuer à faire des progrès vers le but collectif d’amasser 100 milliards de dollars (US) par année d’ici 2020. Les ministres  ont également entendu la nécessité de placer cet objectifdans un contexte où des billions de dollars d’investissement public et privé seront nécessaires pour atteindre les cibles et les objectifs de Paris, sans compter l’engagement des entités non parties  pertinentes comme les entreprises, les philanthropes et autres investisseurs. Les ministres ont souligné l’importance de soutenir la mise en œuvre et l’ambition dans la période avant 2020 et celle d’après, et de respecter leurs engagements pour fournir un tel soutien.

Au sujet de l’ambition pré 2020, certains ministres ont mentionné les progrès réalisés et les défis qu’ils affrontent pour tenir les promesses faites à Paris. Ils ont pris note du besoin de fournir des garanties pour s’assurer que les pays agissent et respectent leurs engagements, par exemple en faisant appliquer l’amendement de Doha. À l’approche de 2020, les ministres ont noté qu’il sera essentiel d’apprendre du passé tout en continuant à bâtir la confiance et à se concentrer sur l’avenir.

Au sujet du Dialogue de Talanoa, de nombreux ministres ont illustré l’importance de préserver l’esprit constructif avec lequel le Dialogue a été lancé à Bonn, et de venir à Katowice pour se consacrer sur la façon dont ils peuvent mieux se préparer, individuellement et collectivement, à augmenter l’ambition d’une transition vers un développement à faible émission decarbone et résilient aux changements climatiques.

Les discussions plus détaillées portaient sur une partie des questions négociées dans le cadre du programme de travail de l’Accord de Paris. Dans ce contexte, les ministres ont eu l’occasion d’approfondir leur compréhension de certaines questions politiques et techniques non résolues ainsi que des points de convergence et de divergence sur l’orientation de l’action et du soutien.

Encore une fois, les ministres ont affirmé que leurs négociateurs devraient être en mesure de faire des progrès urgents s’ils respectent la lettre et l’esprit de l’Accord de Paris. Plusieurs solutions peuvent être trouvées par des discussions techniques en traitant un point à la fois.

En conclusion de la réunion, les trois ministres ayant convoqué les participants, ceux de l’UE, du Canada et de la Chine, ont demandé à tous leurs homologues :

  • de réaffirmer leur soutien à l’Accord de Paris, et d’attester que cet accord forme la base des directives sur la mise en œuvre à ratifier à la COP24, tout en conservant l’élan en faveur du soutien et de l’action climatique;
  • d’encourager le développement de solutions techniques partout où c’est possible, afin de garantir que le texte issu de la séance de Bangkok laisse aux ministres le minimum de questions d’importance politique à résoudre;
  • de diriger leurs négociateurs en vue d’atteindre l’objectif de s’entendre sur des lignes directrices complètes à la COP24.
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