Isolement social des aînés : un regard sur les nouveaux immigrants et réfugiés aînés au Canada

De : Emploi et Développement social Canada

Titre officiel : Isolement social des aînés : Supplément aux trousses sur l’isolement social des aînés Regard spécifique sur les nouveaux immigrants et réfugiés aînés au Canada

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Isolement social des aînés : Supplément aux trousses sur l’isolement social des aînés Regard spécifique sur les nouveaux immigrants et réfugiés aînés au Canada [PDF - 3.21 Mo]

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Gouvernements participants

  • Gouvernement de l’Alberta
  • Gouvernement de la Colombie-Britannique
  • Gouvernement du Manitoba
  • Gouvernement du Nouveau-Brunswick
  • Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador
  • Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
  • Gouvernement de la Nouvelle-Écosse
  • Gouvernement du Nunavut
  • Gouvernement de l’Ontario
  • Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard
  • Gouvernement de la Saskatchewan
  • Gouvernement du Yukon
  • Gouvernement du Canada

Remerciements

Le Groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur l’isolement social et l’innovation sociale aimerait remercier Mme Shanthi Johnson, qui a dirigé l’élaboration de ce document. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position officielle d’une administration en particulier.

Le Forum est un groupe intergouvernemental constitué pour échanger de l’information, discuter d’enjeux nouveaux et émergents relatifs aux aînés, et travailler en collaboration sur des projets clés.

Le Québec contribue au Forum fédéral, provincial et territorial des aînés par le partage d’expertise, d’information et de bonnes pratiques. Cependant, il n’adhère ni ne participe aux approches fédérale-provinciales-territoriales intégrées en ce qui concerne la question des aînés. Le gouvernement du Québec entend continuer d’assumer pleinement ses responsabilités auprès des aînés au Québec.

Contexte

Le présent supplément est une ressource complémentaire conçue pour permettre aux organismes et aux fournisseurs de services d’adopter des approches afin d’aider les nouveaux immigrants et réfugiés aînés à renforcer leurs liens sociaux. L’isolement social est un phénomène insidieux que vivent de nombreux aînés, particulièrement les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. Nous espérons que la présente ressource rehaussera la sensibilisation et la sensibilité dans le but d’aider les organismes, les amis, les familles et les communautés à combler les besoins particuliers liés à l’isolement social de ces aînés, dont beaucoup sont incapables de communiquer leurs préoccupations à autrui.

Il est recommandé de lire ce supplément conjointement avec les deux documents du Forum fédéral-provincial-territorial (FPT) des ministres responsables des aînés. Le rapport Isolement social des aînés – Volume I : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions donne un aperçu de l’isolement social chez les aînés au Canada. Le document Isolement social des aînés – Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées présente des idées et des ressources pratiques pour les groupes.

Le contenu de ce supplément s’appuie sur les travaux de recherche récents, la consultation d’intervenants (notamment un atelier), l’analyse des programmes et services existants, et les expériences de nouveaux immigrants et réfugiés aînés eux-mêmes. Le supplément comporte deux volets : la partie 1 étudie l’isolement social du point de vue des nouveaux immigrants et réfugiés aînés; la partie 2 propose des outils et des ressources pratiques pour encourager les contacts humains, afin d’atténuer l’isolement social.

Cette ressource sert de point de départ pour amorcer une discussion entre les groupes d’intervenants et les nouveaux immigrants et réfugiés aînés, dans le but d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes locaux innovateurs et de trouver des solutions pour resserrer les liens sociaux et réduire l’isolement social. Des mesures s’imposent à tous les échelons de planification et de prise de décisions, afin de promouvoir des stratégies visant à briser l’isolement social et de fournir des renseignements à ce sujet. Il existe une multitude de possibilités d’intervention en collaboration pour faciliter l’inclusion sociale des nouveaux immigrants et réfugiés aînés.

De nombreux fournisseurs de services et organismes travaillant auprès des nouveaux immigrants et réfugiés aînés ont apporté une contribution inestimable à l’élaboration de la ressource. La reproduction du présent document est autorisée, sous réserve de citation et de mention de source.

Introduction

Qu’est-ce que l’isolement social?

L’isolement social est un contexte dans lequel une personne a peu de contacts avec les autres, ou encore des contacts de qualité médiocre. Une personne qui est socialement isolée a généralement peu d’interactions sociales ou de rôles sociaux, et peu ou pas de relations enrichissantes avec d’autres personnes.

Si l’isolement social est souvent associé à la solitude, les deux réalités sont différentes. « La solitude se caractérise par une souffrance psychologique qui résulte de la discordance entre des relations sociales idéales et perçuesNote de bas de page 1. » En fait, la solitude survient lorsqu’une personne perçoit ses relations sociales comme étant moins satisfaisantes que ce qu’elle souhaiterait. On peut donc vivre de la solitude même lorsqu’on a des relations sociales adéquates. L’objet de ce document est l’isolement social, pas la solitude. Tendre la main aux nouveaux immigrants ou réfugiés aînés qui sont menacés par l’isolement social pourrait augmenter leurs chances de vivre en santé et de jouir d’une bonne qualité de vieNote de bas de page 2.

Toute personne peut se retrouver en situation d’isolement social, mais les aînés – particulièrement les nouveaux immigrants ou les réfugiés – courent un risque accru. Le rapport Isolement social des aînés – Volume I : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions, renferme un excellent résumé du phénomène de l’isolement social chez les aînés, ainsi que des risques et des conséquences qui s’y rattachent.

Utiliser les idées présentées dans ce supplément

Avant de mettre en œuvre les idées présentées dans ce rapport, il est important de bien comprendre le contexte local et régional. Ces connaissances sont de mise pour adapter le contenu des activités, se questionner sur le lieu où celles-ci auront lieu et prévoir des espaces de dialogue ouvert et inclusif.

Notre ressource vise à servir de point de départ pour amorcer un dialogue entre les groupes d’intervenants et les nouveaux immigrants et réfugiés aînés, afin d’atténuer l’isolement social.

Dans les deux sections, nous proposons :

  • un examen de l’isolement social du point de vue des nouveaux immigrants et réfugiés aînés;
  • des outils et ressources pratiques pour encourager l’établissement de relations humaines et prévenir l’isolement social.

Pour avoir des idées générales sur la façon de tenir des rencontres efficaces pour échanger des idées et aborder la question de l’isolement social des aînés, voir Isolement social des aînés - Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées.

L’isolement social chez les nouveaux immigrants ou réfugiés aînés

La compréhension des répercussions de l’isolement social qui touchent spécifiquement les nouveaux immigrants et réfugiés aînés aidera à favoriser l’inclusion et la participation sociales. Il importe de mieux comprendre l’impact de l’isolement social des immigrants et réfugiés aînés, les facteurs de risque, les liens entre l’isolement et le bien-être, de même que les conséquences financières pour le régime de soins de santé et les services sociaux.

Chen, qui est âgée de 83 ans, a immigré au Canada il y a deux ans pour s’occuper de ses 4 petits-enfants en bas âge. Elle est fonctionnellement analphabète en français et en anglais, et habite dans une grande ville du Québec. Le fait qu’elle soit arrivée au Canada à cet âge tardif et ses efforts d’établissement expliquent son sentiment de solitude et de dépression. Elle souffre de cataractes et d’hypertension. Elle ne conduit pas et a très peu de contacts sociaux à l’extérieur de sa famille immédiate. Elle reste seule à la maison lorsque ses enfants et petits-enfants sont au travail ou à l’école. Elle a essayé d’apprendre le français avec l’aide de ses proches, mais elle a éprouvé des difficultés. Elle n’est pas au courant des services communautaires disponibles.

Chen est privée de contacts humains en dehors de sa famille. Elle ne bénéficie pas des amitiés, des liens et des services communautaires que beaucoup d’entre nous tiennent pour acquis. Des problèmes de santé et des difficultés d’ordre culturel et linguistique compliquent encore plus sa vie. Afin d’aider Chen, les fournisseurs de service et sa communauté doivent comprendre son cheminement particulier et pratiquer une intervention d’inclusion sociale auprès d’elle pour l’aider à participer activement à la société. Cela améliorera sa santé émotionnelle, mentale et physique, et lui permettra de contribuer à sa collectivité.

Nizar, qui est âgé de 71 ans, a fui son pays d’origine déchiré par la guerre en compagnie de son épouse, après quoi ils ont séjourné dans un camp de réfugiés pendant 6 ans. Dans son pays, il était très respecté et occupait un poste de direction dans une coopérative agricole. Dans le camp de réfugiés, il se sentait coupé de sa ville natale, de son travail et de son quotidien. Il y a quatre ans, son épouse et lui sont venus au Canada à titre de réfugiés parrainés par le gouvernement. Ils habitent maintenant dans une petite ville rurale en Saskatchewan, où il fait froid. Nizar a tout perdu en venant au Canada : sa maison, ses amis et sa famille. Sa femme est décédée récemment, et il a reçu un diagnostic de diabète. Il est reconnaissant d’être au Canada, mais il se sent encore déraciné et compte très peu d’amis et de liens dans sa collectivité.

En plus de devoir composer avec le décès de son épouse, ses problèmes de santé, le climat froid de la Saskatchewan et son nouveau statut, Nizar est socialement isolé. Il a peu de contacts humains – ni famille ni amis. Sa situation est compliquée par son sentiment de déracinement et le choc des cultures.

Pour évaluer exactement les problèmes d’isolement social qui affectent les immigrants et les réfugiés, les fournisseurs de services et les organisations doivent connaître les antécédents culturels de leurs clients, d’où ils viennent et les circonstances entourant leur arrivée au Canada.

L’isolement social de nouveaux immigrants et réfugiés aînés est un enjeu complexe. Il y a beaucoup à faire pour que ce segment vulnérable de la population maintienne une qualité de vie. Les relations humaines comptent.

Partie 1 : Isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés

Diversité de la communauté des immigrants et des réfugiés

On décrit souvent le Canada comme une société multiculturelle, qui a une longue tradition d’immigration. Les premiers migrants originaires de France et d’Angleterre ont établi des colonies qui empiétaient sur les peuples autochtones et leur territoire traditionnel. Dans le milieu des années 1800, les esclaves afro-américains se sont également réfugiés au Canada. Au fil du temps, le profil des migrations a changé, les nouveaux arrivants provenant de diverses régions du globeNote de bas de page 3, Note de bas de page 4, Note de bas de page 5. À l’heure actuelle, les nouveaux immigrants viennent principalement d’Asie, mais la proportion d’immigrants en provenance de l’Afrique a aussi augmentéNote de bas de page 6. Au fil des vagues successives d’immigrants et de leurs descendants, le tissu social du Canada s’est diversifié sur les plans ethnique, linguistique et culturel.

La population d’immigrants et de réfugiés s’accroît. On prévoit que d’ici 2055 la proportion de Canadiens nés à l’étranger atteindra 40 %Note de bas de page 7. Les personnes qui ont immigré au Canada depuis moins de cinq ans sont considérées comme de « nouveaux » immigrants; cela comprend les résidents permanents et les réfugiésNote de bas de page 8, Note de bas de page 9. En 2015, les nouveaux immigrants représentaient 17,2 % de l’ensemble de la population d’immigrants et 3,5 % de la population canadienneNote de bas de page 10.

La population des immigrants admis et des réfugiés englobe les personnes qui sont nées à l’étranger et qui obtiennent le droit de résidence permanente au Canada (il s’agit des résidents permanents). Les immigrants admis obtiennent principalement ce statut dans les catégories de l’immigration économique ou de la réunification des familles, alors que les réfugiés sont des personnes qui trouvent refuge au Canada pour des motifs humanitaires ou de compassion. Bon an mal an, les immigrants admis représentent 90 % de l’ensemble des nouveaux arrivants au Canada (65 % dans la catégorie de l’immigration économique et 25 % dans la catégorie de la réunification des familles), contre 10 % de réfugiésNote de bas de page 11.

Les droits des résidents permanents sont garantis par la Charte canadienne des droits et libertés, mais ils n’ont pas le droit de vote. Les résidents permanents peuvent demander la citoyenneté après avoir vécu au Canada pendant au moins 1 460 jours dans les 6 années précédentes et 183 jours au cours de chaque année civile d’une période de 4 ans. Au Canada, 85,6 % de tous les résidents permanents admissibles accèdent à la citoyennetéNote de bas de page 12.

La population d’immigrants et de réfugiés du Canada

La population d’immigrants et de réfugiés du Canada se caractérise par la diversité des pays d’origine et des caractéristiques – ethnoculturelles, linguistiques, religieuses et autres – de ceux qui la composentNote de bas de page 13, Note de bas de page 14, Note de bas de page 15.

  • Les immigrants ont déclaré plus de 200 pays comme lieux de naissance et plus de 200 origines ethniques. En 2011, 13 groupes ethniques différents avaient franchi le cap d’un million de membres.
  • Les immigrants proviennent surtout d’Asie, et un nombre croissant de récents immigrants viennent d’Afrique, des Caraïbes et de l’Amérique centrale ou du Sud.
  • Un Canadien sur cinq est membre d’une minorité visible au sens de la Loi sur l’équité en matière d’emploi, c’est à dire une personne, autre qu’un Autochtone, qui n’est pas de race blanche ou qui n’a pas la peau blanche. Les trois plus importantes minorités visibles sont les Sud Asiatiques, les Chinois et les Noirs.
  • La diversité linguistique est marquée; plus de 200 langues sont déclarées comme langues maternelles. La plupart (plus de 70 %) des immigrants disent que leur langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais.
  • Le paysage religieux du Canada a évolué au fil du temps. Les deux tiers de la population canadienne sont de religion chrétienne et le quart n’a pas d’affiliation. Les communautés musulmane, hindoue, sikhe et bouddhiste ont connu une augmentation de leur proportion d’immigrants récents.
  • La grande majorité (95 %) des immigrants et des réfugiés habitent dans les quatre plus grandes provinces (Ontario, Colombie-Britannique, Québec et Alberta), et 91 % résident dans les plus grandes régions métropolitaines du pays (contre 64 % des personnes nées au Canada). On a récemment observé une tendance de répartition entre les provinces plus petites, dans la foulée des initiatives gouvernementales visant à attirer de nouveaux Canadiens et à favoriser leur résidence permanente.

Profil démographique : Portrait des immigrants et des réfugiés aînés

À l’image de la tendance générale à l’échelle du pays, la population d’immigrants et de réfugiés aînés est de plus en plus diversifiée.

  • Dans l’ensemble de la population d’aînés au Canada, 30 % sont nés à l’étranger, contre 21 % de la population globaleNote de bas de page 16.
  • On constate des variations interprovinciales; les immigrants et les réfugiés aînés en Colombie Britannique comptent pour près de 41 % de l’ensemble des aînés, et la plus petite population d’aînés se retrouve dans les territoires.
  • La proportion de membres de minorités visibles au sein de la population d’aînés du Canada est passée de 2 % en 1981 à 8,1 % en 2011.
  • Bien que la plupart des aînés parlent français ou anglais, environ 63 % des immigrants aînés (âgés de 65 ans et plus) arrivés au Canada au cours des 5 dernières années (2012-2016) ont déclaré ne parler ni l’une ni l’autre des langues officielles du CanadaNote de bas de page 17. Dans tous les groupes d’âge, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de ne pas parler l’une ou l’autre langue officielle. On associe le manque de maîtrise de l’une ou l’autre langue officielle aux femmes immigrantes mariées et plus âgées, et à celles qui ont un niveau de scolarité moins élevéNote de bas de page 18. Les femmes réfugiées ont rapporté avoir le plus de difficultés à apprendre une langue officielleNote de bas de page 19.
  • Parmi les nouveaux immigrants et réfugiés, la plupart sont plutôt jeunes et appartiennent aux catégories de l’immigration économique et des travailleurs qualifiés. Les aînés forment un groupe relativement modeste (3,3 %) et sont plus susceptibles d’être parrainés dans le cadre du programme de réunification familiale pour soutenir leur famille.
  • Les immigrants et les réfugiés aînés sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté, d’être en moins bonne santé (état de santé perçu et maladies chroniques) et d’avoir de la difficulté à obtenir des services.

Les immigrants ont alimenté la croissance démographique et économique du Canada, et ils ont apporté une contribution vitale à la prospérité du pays. La promotion de l’intégration des immigrants et de l’établissement de liens entre ces derniers et leurs hôtes canadiens, grâce à une plus grande compréhension réciproque, favorise le renforcement de notre société. Les infographies présentées à la partie 2 du présent supplément mettent en lumière d’importantes statistiques au sujet des immigrants et des réfugiés.

Parcours de migration, d’établissement et d’intégration

Outre la grande diversité démographique des immigrants et des réfugiés au Canada, chacune de ces personnes a vécu son propre parcours de migration, d’établissement et d’intégration. De nombreux facteurs interviennent dans le cheminement de chacune, notamment l’âge et d’autres caractéristiques socioéconomiques, le contexte préalable à la migration, les motifs de la réinstallation, la disponibilité et l’accessibilité de soutiens adéquats, de même que le niveau et la nature souhaités de l’intégration. Selon les spécialistes de la migration, le processus d’établissement est interconnecté - comportant un ajustement, une adaptation et une intégrationNote de bas de page 20 - et est largement influencé par le contexte préalable à la migration, qui peut avoir des répercussions à long terme. Ces processus peuvent se produire selon des séquences différentes et sur des périodes plus ou moins longues. Certaines personnes traverseront le processus d’intégration plus rapidement, alors que d’autres vivront plus de difficultés.

Processus d’établissement interconnecté

Pré-migration - vie et contexte précédant la migration
Ajustement – se familiariser avec une culture, une langue, des gens et un environnement nouveaux
Adaptation – apprendre au sujet du pays d’accueil et gérer la situation sans trop d’aide
Intégration – participer et contribuer au nouveau pays

L’ajustement et l’adaptation permettent aux nouveaux immigrants et réfugiés aînés de se familiariser avec tous les aspects de la vie et de la société dans leur pays d’accueil. Ces personnes doivent prendre des mesures pour apprendre les nouveaux aspects de la vie, avec toutes les possibilités et tous les défis propres au contexte canadien. L’intégration consiste à contribuer à la vie au Canada dans quatre domaines : économique, social, culturel et politiqueNote de bas de page 21.

Intégration

Économique – acquérir des compétences, obtenir un emploi, progresser dans la carrière et parvenir à l’indépendance financière
Sociale – établir des réseaux sociaux, obtenir des services et diversifier les réseaux sociaux
Culturelle – s’adapter à un nouveau style de vie, repenser les valeurs et redéfinir l’identité culturelle
Politique – participer à la vie civique, exercer son droit de vote et obtenir la citoyenneté

L’établissement est un processus bidirectionnel qui comporte des changements tant pour la société d’accueil que pour le nouvel arrivant. L’ampleur et la nature de l’ajustement, de l’adaptation et de l’intégration peuvent varier selon l’étape de vie et d’autres facteurs. Par exemple, les immigrants et les réfugiés aînés peuvent rechercher non pas l’intégration économique, mais plutôt l’intégration socioculturelle.

Au-delà de ces quatre domaines d’intégration, d’autres aspects, comme les croyances et pratiques spirituelles, pourraient être importants pour assurer l’unité et favoriser un sentiment d’appartenance dans une société diversifiée. La résilience vécue par les aînés dans le parcours d’établissement leur donne l’occasion de partager la richesse de leur sagesse et de leurs connaissances avec la structure familiale et la société canadienne. Un sentiment d’appartenance entretenu par une collectivité accueillante est déterminant pour que les immigrants et réfugiés aînés participent à la société de façon intégrée, dans toute la mesure de leur potentiel.

Les obstacles culturels, linguistiques, sociaux et économiques que doivent surmonter les immigrants et les réfugiés récents durant le processus d’établissement et d’intégration sont bien documentésNote de bas de page 22. Ces facteurs augmentent le risque de résultats négatifs, notamment les problèmes de santé, l’isolement social, les difficultés financières et les problèmes de mobilitéNote de bas de page 23. Les outils proposés dans la partie 2 comprennent un résumé du parcours de trois nouveaux immigrants et réfugiés aînés, afin d’amorcer une discussion pour mieux comprendre et mettre en lumière les besoins particuliers de ce groupe d’aînés.

Quels sont les risques?

L’inclusion sociale est considérée comme un indicateur de vieillissement sain, mais de plus en plus d’aînés, particulièrement les nouveaux immigrants et réfugiés aînés, risquent l’isolement social. Le document Isolement social des aînés – Volume I : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions trace un portrait détaillé des facteurs de risque associés à l’isolement social chez les aînés au Canada. Les facteurs de risque identifiés par le Rapport sur l’isolement social des aînés du Conseil national des aînésNote de bas de page 24, Note de bas de page 25) sont indiqués ci-dessous:

Facteurs de risque pour les aînés

  • Démographie
    • Être âgé de 80 ans ou plus
    • Vivre seul
    • Faible revenu
    • Lesbienne, gai, bisexuel ou transgenre
    • Aidant
  • Santé
    • État de santé précaire
    • Multiples problèmes de santé chroniques
    • Problèmes de santé mentale incluant le contexte préalable à la migration (par exemple SSPT découlant de la torture ou autres violations)
  • Social
    • Aucun enfant ou aucun contact avec la famille
    • Accès limité au transport
    • Structure familiale changeante
    • Seul à la maison (ou une fois les enfants/petits-enfants au travail/à l’école)
    • Lieu de résidence
    • Transitions critiques de la vie : retraite, décès du conjoint, révocation du permis de conduire
    • Méconnaissance des programmes communautaires
    • Dépendance à l’égard de la famille pour les besoins sociaux
    • Peu de contacts à l’extérieur de la famille

Bien que chacun de ces facteurs soit lié à l’isolement social, il existe souvent une relation complexe entre bon nombre d’entre euxNote de bas de page 26, Note de bas de page 27. Ce n’est pas uniquement à cause de ces facteurs généraux (par exemple, un niveau accru de pauvreté, l’accès limité au transport, le fait d’être un aidant, la méconnaissance des programmes sociaux, etc.) que les nouveaux immigrants et réfugiés aînés courent plus de risque de vivre de l’isolement social. À cela s’ajoute une foule de risques propres à ce groupe d’aînés Note de bas de page 28, Note de bas de page 29, Note de bas de page 30.

Selon l’enquête nationale auprès des ménages de 2011, 15,1 % des immigrants de 65 ans ou plus au Canada ne parlent pas le français ou anglais. Pour les immigrants de plus de 65 ans qui sont arrivés au pays dans les 10 dernières années, cette proportion grimpe à 50,1 %Note de bas de page 31. Le niveau de compréhension et d’aise requis pour parler une langue étrangère peut constituer un défi beaucoup plus grand pour les nouveaux immigrants et réfugiés aînés, et un obstacle important à l’intégration sociale.

De nombreux nouveaux immigrants et réfugiés aînés vivent dans des ménages intergénérationnelsNote de bas de page 32, Note de bas de page 33. Alors que cela est avantageux à certains égards puisque les liens familiaux sont importants pour l’intégration, la dynamique et les responsabilités liées au parrainage familial et à la garde d’enfants posent également un risque d’isolement social. Dans certains cas, les grands-parents viennent au Canada pour s’occuper de jeunes enfants afin de permettre aux parents de travailler. La garde d’enfants dans un contexte non familier (par exemple, langue, fossé et différences entre les générations, la vie dans un pays étranger sans accès aux réseaux sociaux et aux soutiens connus, etc.) peut présenter des difficultés au chapitre tant des différences intergénérationnelles que des différences culturelles au sein même de la famille.

La dynamique du parrainage peut également exposer les aînés au risque d’isolement social. Les immigrants et les réfugiés aînés sont souvent parrainés par leurs enfants adultes et dépendent parfois entièrement de ceux-ci sur le plan financier. Ces derniers peuvent devenir responsables et contrôler l’accès de leurs parents au monde extérieur, laissant leurs aînés à eux-mêmes, sans réseau social au-delà de la famille immédiate. La réglementation sur le parrainage (la responsabilité financière pendant 20 ans, par exemple,) exerce des pressions sur le répondantNote de bas de page 34, Note de bas de page 35, en plus d’exacerber les conflits intrafamiliaux, les mauvais traitements envers les aînés et l’isolement socialNote de bas de page 36. Compte tenu des obstacles linguistiques et culturels, il peut arriver que les nouveaux immigrants et réfugiés aînés comptent beaucoup sur leurs répondants et leur famille. De plus, les aînés qui obtiennent un visa pour visiter leur famille peuvent être plus à risque de vivre l’isolement social, car ils ne sont pas admissibles aux programmes sociaux offerts exclusivement aux résidents permanents et aux citoyens.

De leur côté, les familles peuvent ne pas déceler clairement l’isolement social ou ne pas vouloir le constater, surtout lorsque de mauvais traitements sont infligés aux aînés (y compris leur exploitation financière)Note de bas de page 37. Il se peut que les immigrants âgés ne se perçoivent pas comme des victimes d’abus ou ne connaissent pas leurs droits juridiques ou les ressources communautaires à leur disposition. La sous déclaration des mauvais traitements envers les aînés peut être attribuable à la réticence à signaler ce problème, au sentiment de honte et au déshonneur qui en résulterait pour la famille.

Les nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui font partie de minorités visibles affichent des taux plus élevés d’isolement social que ceux non issus de groupes minoritaires Note de bas de page 38, Note de bas de page 39, Note de bas de page 40. Cette situation est exacerbée par les attitudes discriminatoires (par exemple, l’exclusion d’individus ou de groupes qui ne peuvent participer pleinement à la société en raison de préjugés) et racistes (par exemple, la croyance qu’une race est inférieure à une autre) à l’endroit de certains groupes d’immigrantsNote de bas de page 41, Note de bas de page 42.

Pour la plupart des aînés, le vieillissement chez soi (par exemple, vivre aussi longtemps que possible dans la résidence de leur choix à mesure qu’ils vieillissent) compte pour beaucoup. Le vieillissement ailleurs que chez soi ou à l’étranger est ce que vivent certains immigrants et réfugiés aînés, et cette réalité peut contribuer au risque d’isolement socialNote de bas de page 43, Note de bas de page 44. Les nouveaux immigrants et réfugiés aînés peuvent être plus attachés à leur propre culture, méconnaître les nouvelles normes culturelles et sociales de leur pays d’accueil, et se sentir perdus ou déracinés par rapport aux quatre domaines d’intégration (par exemple, économique, sociale, culturelle et politique). Le parcours de migration vers un nouveau pays et les facteurs associés, agissant individuellement ou collectivement, peuvent contribuer à l’isolement socialNote de bas de page 45.

On observe une nouvelle tendance au Canada, celle de la réinstallation des populations d’immigrants et de réfugiés à l’extérieur des grands centres urbains, dans la foulée des initiatives gouvernementales visant à attirer de nouveaux Canadiens et à favoriser leur résidence permanenteNote de bas de page 46, Note de bas de page 47. Ces centres plus petits peuvent ne pas être en mesure d’offrir une aide à l’établissement et des activités sociales adéquates pour atténuer le risque d’isolement social.

En résumé, la migration s’accompagne de nombreux changements de vie et de stress, que peuvent exacerber les obstacles linguistiques, les différences culturelles, la dynamique changeante des ménages multigénérationnels, la perte de statut dans la famille et la communauté, les obligations à titre d’aidant, les conflits de valeurs familiales et la discrimination.

De plus, une mauvaise santé et les problèmes d’accessibilité, de disponibilité et d’adaptation culturelle relativement aux services ajoutent au risque d’isolement social. Le fait de vieillir hors de son élément (à l’étranger, par exemple) avec des réseaux sociaux limités en dehors de la famille immédiate complique la pleine participation à la vie communautaire. Même si d’une personne immigrante à l’autre le parcours est différent et qu’il existe une grande diversité de cheminements, les facteurs de risque qui contribuent à l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés sont nombreux. Voici des exemples de tels facteurs :

Facteurs de risque pour les nouveaux immigrants et réfugiés aînés

  • Différences culturelles
  • Difficultés d’ordre linguistique
  • Minorité visible
  • Degré d’attachement élevé à la culture/langue d’origine
  • Méconnaissance de la culture ou des normes du pays d’accueil
  • Collectivité de même origine ethnique de petite taille
  • Nombre limité d’activités religieuses et culturelles
  • Racisme
  • Discrimination
  • Relations avec le répondant et attentes à l’égard de ce dernier
  • Famille multigénérationnelle dysfonctionnelle
  • Pénurie de services d’établissement
  • Réduction des revenus ou de la situation socioéconomique
  • Perte de statut social ou de valeur sociale
  • Manque de connaissances chez les fournisseurs de services, organismes de soutien, amis et familles concernant l’impact du parcours d’immigration et de l’admissibilité des personnes aînées aux services

Pour pouvoir agir, il est essentiel de comprendre comment les nouveaux immigrants et réfugiés aînés deviennent ou demeurent socialement isolés. Tous les aînés en situation d’isolement social ont en commun un risque d’exclusion sociale sur de nombreux plans, et cette situation est souvent plus complexe pour les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. La liste de contrôle des facteurs de risque proposée à la partie 2 de ce supplément peut aider à comprendre l’isolement social que vivent les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. En général, plus les facteurs de risque sont nombreux, plus le risque d’isolement social est élevé.

Conséquences de l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés

Cette section offre un résumé des conséquences de l’isolement social pour les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. Une évaluation plus exhaustive est présentée dans le document Isolement social des aînés – Volume I : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions.

Problèmes de santé

Les immigrants et les réfugiés aînés qui sont socialement isolés présentent habituellement des taux plus élevés de dépression, d’anxiété sociale et d’autres problèmes de santé mentaleNote de bas de page 48, Note de bas de page 49, Note de bas de page 50. Les liens sociaux d’un aîné peuvent influencer positivement les comportements favorables à la santé, comme le fait de rester actif et engagé. Inversement, les aînés isolés socialement risquent davantage d’adopter des comportements néfastes pour la santé, comme la sédentarité et une mauvaise alimentation. Ils sont aussi moins susceptibles d’obtenir des soins de santé en temps opportun s’ils sont isolés socialement, en particulier s’ils sont limités par la barrière de la langue et autres obstacles, ou s’ils ont des points de vue culturels différents sur la santé. Cela pourrait se traduire par des taux plus élevés de dépendance aux services de santé, notamment un risque d’hospitalisation beaucoup plus élevéNote de bas de page 51.

L’isolement social est également un prédicteur de mortalité imputable à une maladie coronarienne ou à un accident vasculaire cérébralNote de bas de page 52. Les aînés isolés socialement sont plus susceptibles de boire de l’alcool, de fumer, d’être physiquement inactifs et d’avoir un mauvais régime alimentaire. Ils sont plus susceptibles d’attendre que leur état de santé s’aggrave avant d’obtenir des soins de santé. Ainsi, les aînés qui vivent plus d’isolement social sont plus susceptibles d’utiliser plus régulièrement les soins de santé, ce qui risque d’alourdir le fardeau financier du régime de soins de santé, de même que leur propre fardeau financier et celui de leur famille.

Coûts sociaux

L’isolement social peut entraîner une détérioration des compétences sociales, en partie à cause de leur inutilisation et en partie à cause de la façon dont les symptômes associés à l’isolement peuvent perturber le comportement social. L’isolement social peut mener à de mauvais traitements envers les aînés, y compris l’exploitation financière. Les aînés isolés socialement sont moins enclins à participer et à contribuer à leur collectivité. Les aînés peuvent profiter du bénévolat et de la participation à leur collectivité, ce qui leur procure un sentiment de satisfaction et d’efficacité, et les collectivités peuvent bénéficier des services et du capital social que fournissent les aînésNote de bas de page 53, Note de bas de page 54.

Coûts économiques

Même s’ils ont plus de 65 ans, certains nouveaux immigrants et réfugiés aînés pourraient devoir rester sur marché du travail. Toutefois, l’isolement social fait qu’il est plus difficile pour les aînés de participer au marché du travail et nuit à leur intégration économiqueNote de bas de page 55, Note de bas de page 56.

Les adultes plus âgés seront aux prises avec des obstacles à l’emploi s’ils ne parlent pas couramment une langue officielle et n’ont aucune expérience de travail au Canada. L’exercice d’un emploi rémunéré peut atténuer l’isolement social, augmenter le revenu, favoriser l’apprentissage intergénérationnel, aider au maintien des compétences techniques, offrir des occasions de leadership et améliorer les expériences de vieNote de bas de page 57, Note de bas de page 58. Des difficultés à participer au marché du travail pourraient contribuer à perpétuer la pauvreté et à renforcer l’isolement social.

La population des nouveaux immigrants et réfugiés aînés au Canada continuera de croître. Il importe de plus en plus de trouver des façons innovatrices de surmonter l’isolement social, qui limite la participation efficace à la vie économique, sociale, politique et culturelle. En l’absence de rapports humains, la perte de contribution des nouveaux immigrants et réfugiés aînés sera considérable.

Stratégies en cours pour contrer l’isolement social

L’isolement social des aînés est considéré comme un problème de taille au Canada et dans d’autres pays à revenu élevé, comme le Royaume-Uni, l’Irlande, les États Unis et l’Australie. Le Canada est un chef de file mondial qui a désigné l’isolement social comme une priorité nationale, qui prend appui sur des interventions pratiquées à plusieurs niveaux : gouvernements, organismes et collectivités.

Le gouvernement du Canada s’intéresse activement à la question de l’isolement social. Un rapport commandé paru en 2006, intitulé Rapport sur l’isolement social des aînés, évaluait les caractéristiques des aînés à risque d’isolement socialNote de bas de page 59. En 2013-2014, le Conseil national des aînés a produit des rapports sur cette question et a recommandé des mesures, puis un examen de la littérature en 2017Note de bas de page 60, Note de bas de page 61, Note de bas de page 62. De plus, en 2017, le Groupe de travail fédéral/provincial/territorial sur l’isolement social a mis au point des trousses d’outils à l’intention des fournisseurs de services, des organisations et des réseaux sociaux travaillant auprès des aînésNote de bas de page 63. Par l’entremise du Programme Nouveaux Horizons pour les aînésNote de bas de page 64, le gouvernement du Canada a aussi financé plusieurs projets pancanadiens visant à s’attaquer à l’isolement social des aînés, notamment en identifiant les nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui sont plus à risque d’être isolés socialement. Vous trouverez une analyse contextuelle de ces programmes dans la liste des ressources disponiblesNote de bas de page 65.

Les gouvernements provinciaux ont aussi pris des mesures afin de comprendre et de corriger le problème de l’isolement social des aînés. Par exemple, le plan d’action VIRAGE pour la population vieillissante de la Nouvelle-ÉcosseNote de bas de page 66 énonce l’engagement de favoriser le vieillissement chez soi et branché sur la vie communautaire pour tous les aînés, y compris les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. De même, dans Se tenir ensemble : une stratégie sur le vieillissement pour le Nouveau-BrunswickNote de bas de page 67, l’inclusion sociale constitue une composante essentielle des collectivités amies des aînés. A Better Yukon for All: Government of Yukon’s Social Inclusion and Poverty Reduction StrategyNote de bas de page 68 (en anglais seulement) aborde aussi l’inclusion sociale des aînés, présentant un certain nombre d’initiatives respectueuses des aînés, comme un guide des entreprises adapté aux aînés.

À l’échelle municipale, des efforts de collaboration sont déployés pour tenter de comprendre le problème de l’isolement social chez les aînés et de mettre en œuvre des plans d’action, en organisant une série de conversations et de stratégies communautaires faisant intervenir plusieurs organismes, comme des associations interculturelles, les autorités sanitaires et d’autres organismes communautairesNote de bas de page 69, Note de bas de page 70. Par exemple, les villes de Nanaimo, Vancouver et Ottawa ont mis sur pied des coalitions communautaires afin d’établir et de développer des stratégies locales visant à contrer l’isolement social des aînés.

À l’échelle communautaire, plusieurs organismes et groupes s’emploient à offrir des programmes et des services aux aînés isolés socialement ou courant ce risqueNote de bas de page 71. La liste de ressources présente certains exemples de ces programmes et services. Au nombre des démarches communautaires, mentionnons les campagnes de sensibilisation, les activités de groupe, les interventions individuelles, l’offre de soutiens, les activités artistiques et culturelles, les loisirs, les activités intergénérationnelles et éducatives, les programmes d’accueil et de soutien téléphonique, les programmes de contrôle, les groupes sur Internet et de soutien, ainsi que les activités religieuses et autres occasions de participer et d’apporter sa contribution à la société civile.

Le gouvernement et les collectivités vont de l’avant avec des stratégies pour lutter contre l’isolement social des aînésNote de bas de page 72. Les travaux en cours témoignent du besoin de multiplier les partenariats multisectoriels et de préciser les programmes et les services communautaires existants. On pourrait envisager des moyens de collaboration novateurs afin d’élaborer des programmes et des politiques visant à améliorer la santé des aînés et leur participation à la société.

Trouver des solutions et des possibilités d’action

L’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés découle de facteurs personnels, individuels, sociaux, économiques, environnementaux et politiques complexes. Alors que des interventions ont été mises en œuvre pour encourager et favoriser l’inclusion sociale des aînésNote de bas de page 73, Note de bas de page 74, Note de bas de page 75, l’isolement social est un problème qui continue d’affecter les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. De nouvelles façons de penser pourraient apporter des connaissances et des idées précieuses, et permettre de trouver des solutions durables. Il faudra intégrer des partenariats multisectoriels et intersectoriels qui facilitent la participation des nouveaux immigrants et réfugiés aînés à la planification, à la mise en œuvre et à l’évaluation des suggestions, afin que soient pris en compte leurs expériences, leurs connaissances, leurs difficultés, leurs atouts, leurs idées et leurs aspirations. Le rapport Isolement social des aînés – Volume I : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions propose maintes possibilités d’action. Ce supplément s’appuie sur les idées présentées dans le volume I et met l’accent sur les outils qui concernent directement les nouveaux immigrants et réfugiés aînés.

Les principes qui orienteront la création de mesures visant à réduire l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés pourraient consister à :

  • Faire participer les nouveaux immigrants et réfugiés aînés à la planification, à la création et à l’évaluation des idées;
  • Coordonner, parmi les aînés et autres intervenants (par exemple, fournisseurs de services, gouvernements), les efforts propres aux besoins des nouveaux immigrants et réfugiés aînés;
  • Encourager de nouveaux partenariats multisectoriels pour créer des interventions communautaires;
  • Adapter les activités, les services et les programmes existants pour répondre aux nouveaux besoins des collectivités;
  • Faire participer les immigrants et réfugiés aînés aux processus de prise de décisions;
  • Tirer parti de l’expertise et des ressources des différents secteurs (familles, entreprises, collectivités, particuliers et gouvernements);
  • Adopter des approches viables et souples;
  • Relier les solutions aux attitudes et comportements évolutifs (fournisseurs de services, familles et collectivités);
  • Créer des partenariats pour encourager le changement;
  • Utiliser les nouvelles technologies.

Même si les interventions ciblant l’isolement social ont augmenté au cours de la dernière décennie, le nombre d’évaluations de grande qualité demeure relativement faible, ce qui limite les données probantes disponibles pour évaluer pleinement leur incidenceNote de bas de page 76. Une intervention efficace auprès des nouveaux immigrants et réfugiés aînés comporterait les principaux éléments suivantsNote de bas de page 77, Note de bas de page 78, Note de bas de page 79 :

  • Des stratégies multidimensionnelles axées sur plusieurs facteurs de risque (par exemple, une formation linguistique jumelée à une sensibilisation aux programmes et services de soutien);
  • Des stratégies ciblant spécifiquement les nouveaux immigrants et réfugiés aînés plutôt que l’ensemble des aînés;
  • Des approches participatives de préférence à d’autres approches;
  • Des activités de groupe (éducation, formation, arts, culture, activités sociales);
  • Dans certaines circonstances, comme un deuil récent ou un congé de l’hôpital, les initiatives individuelles (bénévoles, programmes de visites, navigateurs communautaires) peuvent s’avérer utiles;
  • Le recours à la technologie (bien que la recherche ne soit pas concluante à ce sujetNote de bas de page 80, on a relevé des avantages liés à la formation sur l’utilisation de l’ordinateur, d’Internet et des médias sociaux).

Réduire l’isolement social nécessite divers types d’interventions (individuelles, familiales, communautaires, publiques et bénévoles). Ces interventions doivent être équilibrées en fonction des besoins de chaque immigrant ou réfugié aîné récent.

Interventions collectives

  • Soutien social en groupe
  • Activités éducatives
  • Clubs sociaux
  • Centres d’accueil
  • Bénévolat
  • Clubs de marche

Interventions individuelles

  • Soutien ou résolution de problème dirigés
  • Visites à domicile
  • Soutien social
  • Services de création de liens d’amitié
  • Services téléphoniques
  • Formation technologique et soutien continu (Skype, Internet)

Étant donné la diversité des nouveaux immigrants et réfugiés aînés, les interventions peuvent ne pas être efficaces dans tous les contextes. Par conséquent, il faut poursuivre la recherche et l’évaluation relatives aux interventions, en recourant activement à un vaste éventail d’approches de recherche propres aux nouveaux immigrants et réfugiés aînésNote de bas de page 81.

Recommandations pour des interventions de recherche et d’évaluation

  1. Impliquer les aînés dans le processus de conception, de mise en œuvre et d’évaluation des programmes et des services.
  2. Renforcer la sensibilisation au besoin d’inclusion sociale des nouveaux immigrants et réfugiés aînés.
  3. Créer des partenariats et utiliser les organisations et ressources communautaires existantes, notamment les technologies et les ressources non conventionnelles.
  4. Favoriser l’accès aux informations, programmes et services entre et au sein des secteurs (c'est-à-dire santé, services sociaux, immigration et justice), en s’assurant qu’un langage accessible est utilisé, ou encore des formes alternatives de langage, comme une forme picturale, le braille ou langage des signes, la traduction en d’autres langues, la disponibilité en ligne et une stratégie d’impression.
  5. Tirer profit des pratiques exemplaires pour les interventions en groupe et individuelles.
  6. Renforcer la capacité des fournisseurs de services et des familles.
  7. Mener des recherches portant particulièrement sur l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés pour appuyer les services, les politiques et les programmes élaborés.
  8. Créer et maintenir une base de données complète des initiatives entreprises pour permettre aux gouvernements de cerner les chevauchements et les lacunes en matière de services, afin de répondre aux nouveaux besoins.

Un dialogue entre les groupes d’intervenants et les immigrants et réfugiés aînés récents s’impose si l’on veut élaborer des programmes locaux novateurs et trouver des solutions collaboratives visant à réduire l’isolement social. Il faut agir à tous les échelons de planification et de prise de décisions afin de promouvoir la sensibilisation et de fournir des renseignements sur l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés. Il existe une foule de possibilités d’action collaborative propices à la réalisation de l’inclusion sociale. Les relations humaines comptent.

La partie 2 de ce supplément présente une liste de contrôle pour la sensibilisation organisationnelle, un diaporama et d’autres ressources pour aider à améliorer la sensibilisation.

Partie 2 : Outils et exemples pour des activités d’échange d’idées sur l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés

Comment utiliser la trousse

En partenariat, les aînés, les familles, les organismes, les entreprises, les collectivités et les gouvernements peuvent aider à prévenir ou à réduire l’isolement social de nouveaux immigrants et réfugiés aînés. Les aînés ou tout groupe intéressé peuvent diriger une conversation et une stratégie pour trouver des solutions. La durée des rencontres, la composition des groupes, le nombre de participants et la forme de dialogue peuvent varier. Le présent supplément, qui traite expressément de l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés, est fondé sur les stratégies détaillées proposées par le rapport Isolement social des aînés - Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées.

La présente section renferme de l’information pour diriger les rencontres afin d’échanger des idées et d’élaborer des stratégies visant à remédier à l’isolement social de nouveaux immigrants et réfugiés aînés dans votre collectivité. L’objectif des activités d’échange d’idées est de sensibiliser, de partager l’information, de nouer des partenariats et de créer des occasions de travailler ensemble pour s’attaquer à l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés.

Les événements organisés peuvent être propres à un organisme ou encore réunir des organismes de différents secteurs pour collaborer à des solutions à l’échelle de la collectivité. Ils peuvent prendre des formes diverses – conférences, ateliers ou groupes de discussion. La trousse résume les approches de dialogue possibles et propose des questions précises pour susciter la réflexion et formuler des solutions.

Comment tenir une activité

Isolement social des aînés - Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées présente des outils et des techniques en vue de la tenue d’activités. On y trouvera des ressources destinées aux animateurs pour trois types de rencontres : des activités d’une journée partielle, d’une journée ou de deux jours. Les outils proposés comportent des modèles de programme et des suggestions d’activités.

Ressources

Les ressources énumérées peuvent être utilisées seules ou jumelées dans le cadre des divers événements ou activités d’échange d’idées.

  • L’annexe A présente une infographie donnant des statistiques permettant de mieux comprendre les tendances qui caractérisent les nouveaux immigrants et réfugiés aînés au Canada.
  • L’annexe B décrit trois parcours sommaires mettant en lumière les facteurs de risque et permettant d’orienter la discussion sur les solutions possibles.
  • L’annexe C présente une liste de contrôle des risques d’isolement social, qui peut être utilisée pour mieux comprendre les circonstances particulières de l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés.
  • L’annexe D offre un diaporama qui donne une vue d’ensemble du contexte, des risques et des conséquences de l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés. Il peut être utilisé seul dans un but de sensibilisation ou pour orienter les échanges lors d’un événement d’échange d’idées.
  • L’annexe E constitue une liste de contrôle de la sensibilité pour aider les organismes et les associations à évaluer leur état de préparation à déployer des stratégies appropriées pour ce segment de population vulnérable.
  • L’annexe F présente quelques approches pour la tenue d’activités d’échange d’idées, incluant des conseils pour l’animation de groupes de discussion ou d’ateliers.
  • L’annexe G propose une liste de ressources complémentaires.

Annexe A : Infographie de la population d’immigrants et de réfugiés au Canada

Veuillez consulter le site Web de Statistique Canada pour les infographies suivantes :

Annexe B : Parcours

Ces parcours sommaires peuvent être utilisés à des fins de discussion et d’apprentissage. Ils sont conçus pour illustrer le contexte réel d’une situation ou d’un problème, et pour en cerner la cause ainsi que la solution. On peut les employer dans le cadre de diverses activités d’échange d’idées.

Chen

Chen, qui est âgée de 83 ans, a immigré au Canada il y a deux ans pour s’occuper de ses quatre petits enfants en bas âge. Elle est fonctionnellement analphabète en français et en anglais, et habite dans une grande ville du Québec. Le fait qu’elle soit arrivée au Canada à cet âge tardif et ses efforts d’établissement expliquent son sentiment de solitude et de dépression. Elle souffre de cataractes et d’hypertension. Elle ne conduit pas et a très peu de contacts sociaux à l’extérieur de sa famille immédiate. Elle reste seule à la maison lorsque ses enfants et petits-enfants sont au travail ou à l’école. Elle a essayé d’apprendre le français avec l’aide de ses proches, mais elle a éprouvé des difficultés. Elle n’est pas au courant des services communautaires disponibles.

Nizar

Nizar, qui a 71 ans, a fui son pays d’origine déchiré par la guerre en compagnie de son épouse, après quoi ils ont séjourné dans un camp de réfugiés pendant 6 ans. Dans son pays, il était très respecté et occupait un poste de direction dans une coopérative agricole. Dans le camp de réfugiés, il se sentait coupé de sa ville natale, de son travail et de son quotidien. Il y a quatre ans, son épouse et lui sont venus au Canada à titre de réfugiés parrainés par le gouvernement. Ils habitent maintenant dans une petite ville rurale en Saskatchewan, où il fait froid. Il a tout perdu en venant au Canada : sa maison, ses amis et sa famille. Sa femme est décédée récemment et il a reçu un diagnostic de diabète. Il est reconnaissant d’être au Canada, mais il se sent encore déraciné et compte très peu d’amis et de liens dans sa collectivité.

Maria

Maria, qui est âgée de 65 ans, était heureuse et menait une vie confortable jusqu’à ce que son mari décède subitement. Il y a cinq ans, sa fille mariée, Eska, qui subissait de la violence physique, émotionnelle et financière aux mains de son conjoint, Alexander, lui a demandé de venir au Canada. Maria n’avait jamais été exposée à une attitude irrespectueuse et ne savait pas trop comment réagir. Elle habitait avec sa fille et son gendre depuis quatre semaines quand elle a été témoin de la violence verbale de son gendre à l’endroit d’Eska, pendant une dispute à propos de l’argent. Au cours de cette dispute, Alexander a aussi frappé Maria. Maria et sa fille ont quitté la maison et se sont rendues dans un refuge pour femmes. Par la suite, elles ont loué une chambre sans lit dans un sous-sol. Elles dorment maintenant toutes les deux sur le plancher froid. Eska est sans emploi; Maria souffre d’arthrite dans les genoux et de malnutrition, et son indice de masse corporelle est bas. Elle ne participe à aucune activité communautaire, car elle n’a pas les moyens de payer les frais, et n’a pas de moyen de transport pour se rendre aux activités gratuites. Maria est gênée de leur situation économique et ne se sent pas à l’aise de demander de l’aide.

Annexe C : Liste de contrôle des facteurs de risque d’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés

La liste de contrôle qui suit résume les facteurs de risque relevés dans la documentation et peut servir à lancer les conversations et les plans d’action pour les nouveaux immigrants et réfugiés aînés.

Facteurs de risques :

Démographie

  • Être âgé de 80 ans ou plus [oui, non ou incertain]
  • Vivre seul [oui, non ou incertain]
  • Faible revenu [oui, non ou incertain]
  • Lesbienne, gai, bisexuel ou transgenre [oui, non ou incertain]
  • Aidant [oui, non ou incertain]
  • Minorité visible [oui, non ou incertain]

Santé

  • État de santé précaire [oui, non ou incertain]
  • Multiples problèmes de santé chroniques [oui, non ou incertain]
  • Problèmes de santé mentale, y compris la situation préalable à la migration (par exemple, TSPT à la suite de torture et d’autres sévices) [oui, non ou incertain]

Social

  • Aucun enfant ou aucun contact avec la famille [oui, non ou incertain]
  • Accès limité au transport [oui, non ou incertain]
  • Structure familiale changeante (par exemple, devenir veuf ou veuve, voir un de ses enfants adultes déménager dans une autre ville) [oui, non ou incertain]
  • Vivre seul à la maison (ou se retrouver seul une fois les enfants ou petits-enfants au travail ou à l’école) [oui, non ou incertain]
  • Transitions critiques de la vie – retraite, décès du conjoint, révocation du permis de conduire [oui, non ou incertain]
  • Méconnaissance des programmes communautaires [oui, non ou incertain]
  • Dépendance à l’égard de la famille pour les besoins sociaux [oui, non ou incertain]
  • Peu de contacts à l’extérieur de la famille [oui, non ou incertain]
  • Famille multigénérationnelle dysfonctionnelle [oui, non ou incertain]

Culturel

  • Différences culturelles [oui, non ou incertain]
  • Difficultés d’ordre linguistique [oui, non ou incertain]
  • Degré d’attachement élevé à la culture ou à la langue d’origine [oui, non ou incertain]
  • Méconnaissance de la culture ou des normes du pays d’accueil [oui, non ou incertain]
  • Collectivité de même origine ethnique de petite taille [oui, non ou incertain]
  • Nombre limité d’activités religieuses et culturelles [oui, non ou incertain]
  • Racisme [oui, non ou incertain]
  • Discrimination [oui, non ou incertain]
  • Relations avec le répondant et attentes à l’égard de ce dernier [oui, non ou incertain]
  • Pénurie de services d’établissement dans les régions rurales et éloignées [oui, non ou incertain]
  • Baisse du revenu ou de la situation socioéconomique [oui, non ou incertain]
  • Perte de statut social ou de valeur sociale [oui, non ou incertain]
  • Méconnaissance de la part des fournisseurs de services et des organismes concernant les répercussions des parcours d’immigration et l’admissibilité des aînés aux services offerts [oui, non ou incertain]

Annexe D : Diaporama – Les relations humaines comptent

Le diaporama compte 14 diapositives qui donnent une vue d’ensemble du contexte, des facteurs de risque et des conséquences de l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés.

Diapositive 1—Objectifs

Nouveaux arrivants et réfugiés aînés au Canada

  • Qui sont-ils?
  • Quels sont les risques de l’isolement social?
  • Quelles sont les conséquences de l’isolement social?
  • Que pouvons-nous faire?
  • Comment faire pour commencer à partager des idées?

Diapositive 2—Chen

Chen a 83 ans. Elle a immigré au Canada pour prendre soin de ses quatre petits-enfants en bas âge. Elle n’est pas en mesure de communiquer en anglais ni en français, et habite dans une petite ville du Québec. Arrivée au Canada à un âge avancé, elle se sent seule et déprimée. Elle ne sait pas conduire et a très peu de relations sociales. Elle a tenté d’apprendre le français, mais trouve cela difficile. Elle n’est pas au courant des services communautaires offerts.

Diapositive 3—Isolement social

« contacts avec les autres peu nombreux et de piètre qualité »

  • L’isolement social de Chen est une réalité partagée par plusieurs.
  • Les obstacles culturels, linguistiques, sociaux et économiques auxquels se heurtent les immigrants et les réfugiés intensifient les risques d’isolement social.
  • L’isolement social contribue à des taux plus élevés de dépression, d’anxiété, de mortalité et d’hospitalisation.

Diapositive 4—Un groupe diversifié

  • La population d’immigrants et de réfugiés aînés est de plus en plus diversifiée.
  • On appelle « nouveaux » immigrants ou réfugiés les personnes arrivées au Canada au cours des cinq dernières années.
  • Parmi tous les aînés canadiens, 30 % étaient nés à l’étranger.
  • 63 % des aînés (65 ans et +) immigrants arrivés au Canada entre 2012 et 2016 étaient incapable de parler l’une des langues officielles.
  • Les aînés représentent 3,3 % des nouveaux immigrants et réfugiés et sont plus susceptibles d’être parrainés dans le cadre du programme de réunification des familles.
  • Les immigrants et réfugiés aînés sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté, d’être en moins bonne santé et de souffrir de maladies chroniques, et ils ont des difficultés à accéder aux services.

Diapositive 5—Processus d’établissement

Le processus d’établissement est composé de divers volets – ajustement, adaptation et intégration – qui sont interreliés

  • Ajustement – se familiariser avec une nouvelle culture, une nouvelle langue, de nouvelles personnes et un nouvel environnement.
  • Adaptation – apprendre à gérer des situations sans beaucoup d’aide.
  • Intégration – participer et contribuer à un nouveau pays.

Diapositive 6—Parcours d’établissement

  • Le parcours de la migration, de l’établissement et de l’intégration de chaque personne est unique.
  • Il est influencé par l’âge et d’autres facteurs sociodémographiques, par le contexte qui a précédé la migration, par les motifs de l’immigration, ainsi que par la disponibilité du soutien et l’accès à ces services.
  • Les défis culturels, linguistiques, sociaux et économiques contribuent à aggraver les risques d’isolement social.

Diapositive 7—Risques liés à l’isolement social des aînés

  • Vivre seul
  • 80 ans ou plus
  • Pas d’enfants ni de famille
  • Moyens de transport limités
  • Lieu de résidence
  • Mauvaise santé
  • Services inadéquats
    • sensibilisation et disponibilité
  • Aidants
  • Transitions de vie
    • retraite, décès du conjoint ou de la conjointe, déménagement, perte de mobilité ou du permis de conduire

Diapositive 8—Risques liés à l’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés

  • Disparités culturelles
  • Barrières linguistiques
  • Degré d’attachement élevé à la culture et à la langue d’origine
  • Nombre limité d’activités religieuses et culturelles
  • Racisme
  • Discrimination
  • Relations avec le répondant et attentes à l’égard de ce dernier
  • Pénurie de services d’établissement
  • Réduction des revenus ou de la situation socioéconomique
  • Perte de statut social ou de valeur sociale
  • Collectivité de même origine ethnique de petite taille
  • Méconnaissance de la culture ou des normes du pays d’accueil
  • Manque de connaissances chez les fournisseurs de services, organismes de soutien, amis et famille concernant l’impact du parcours d’immigration et de l’admissibilité des personnes aînées aux services

Diapositive 9—Quelles sont les conséquences de l’isolement social sur la santé?

  • Taux plus élevés de dépression, d’anxiété sociale et autres problèmes de santé mentale
  • Prédicteur de mortalité associée aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux
  • Probabilité moindre d’accéder aux services de santé
  • Taux plus élevé de dépendance envers les services de santé et risque accru d’hospitalisation

Diapositive 10—Quelles sont les conséquences sociales et économiques de l’isolement social?

Sociales

  • Occasions limitées d’engagement, de participation et de bénévolat
  • Perte à l’échelle des quartiers, des familles et des collectivités

Économiques

  • Augmentation du coût des soins de santé
  • Perte de main d’œuvre
  • Perte sur le plan des revenus, de l’apprentissage intergénérationnel, du leadership et des expériences

Diapositive 11—Qu’est-ce qui a été fait à ce jour?

Niveau fédéral

  • Conseil national des aînés – Rapport sur l’isolement social, 2013-2014; Examen de la littérature, 2017
  • Forum fédéral, provincial et territorial des ministres responsables des aînés – Trousse d’outils pour l’isolement social et l’innovation sociale (volumes I et II)
  • Programme Nouveaux Horizons pour les aînés

Niveau provincial

Niveau municipal

  • Ville de Nanaimo, ville de Vancouver – Social Isolation and Loneliness Among Seniors (SILAS)

Diapositive 12—Qu’est-ce qui a été fait à ce jour?

À l’échelle des collectivités et des organisations

  • Campagnes de sensibilisation (par exemple, Manitoba)
  • Activités de groupe (par exemple, activités récréatives, intergénérationnelles, axées sur les arts et la culture, groupes de soutien)
  • Interventions individualisées (par exemple, programme d’amitié, soutien téléphonique, etc.)
  • Aide technologique (p, utilisation d’un ordinateur, médias sociaux, etc.)

Diapositive 13— Qu’est-ce qui est efficace?

  • Implication des immigrants et réfugiés aînés dans le processus
  • Stratégies multidimensionnelles axées sur de multiples risques
  • Stratégies visant spécifiquement des groupes à risque
  • Approches participatives
  • Activités de groupe par rapport aux activités individualisées
  • Initiatives individualisées ciblées dans certaines circonstances
  • Recours à la technologie – nouveaux éléments de preuve

Diapositive 14—Mesures possibles

  • Susciter l’implication des immigrants et réfugiés aînés
  • Augmenter la sensibilisation
  • Créer des partenariats
  • Favoriser l’accès à l’information, aux programmes et aux services
  • Apprendre des pratiques exemplaires et prometteuses
  • Mener des recherches axées sur des groupes à risque particuliers
  • Renforcer les capacités et créer des occasions à l’intention des fournisseurs de services

Annexe E : Nouveaux immigrants et réfugiés aînés – Liste de contrôle de la sensibilité organisationnelle

Vous pouvez utiliser la liste de contrôle suivante pour évaluer votre organisme ou comme outil dans le cadre d’initiatives collaboratives pour les organismes et petits groupes.

Votre organisme ou programme comprend-il :

  • Des politiques et des procédures assorties de principes, de justifications et de valeurs pour la prestation de services culturellement adaptés? [oui ou non]
  • Une participation significative des nouveaux immigrants et réfugiés aînés à la planification, à la prestation et à l’évaluation des services? [oui ou non]
  • Des pratiques de recrutement, d’embauche et de maintien en poste qui assurent un effectif compétent et diversifié sur les plans culturel et linguistique, ou qui possède de l’expérience des interventions auprès des populations de nouveaux immigrants et réfugiés aînés? [oui ou non]
  • Un soutien des initiatives de sensibilisation de la collectivité pour les personnes dont la connaissance du français ou de l’anglais est limitée ou pour les populations dont le niveau d’alphabétisation est restreint? [oui ou non]
  • Des politiques et des ressources pour traiter les cas de langage ou de comportements inappropriés qui peuvent être perçus comme de la discrimination ou du racisme? [oui ou non]
  • Un soutien du perfectionnement professionnel continu et de la formation en cours d’emploi pour le renforcement de la sensibilisation, des connaissances et des habiletés liées à la compétence culturelle et aux politiques d’immigration? [oui ou non]
  • Un examen des tendances démographiques actuelles et émergentes pour la région géographique desservie? [oui ou non]
  • Des méthodes pour relever et acquérir une connaissance des croyances et des pratiques des populations émergentes ou nouvelles dans les secteurs de prestation des services? [oui ou non]
  • Des politiques et des ressources affectées à la prestation de services de traduction et d’interprétation, et à la communication en formats substituts? [oui ou non]

Annexe F : Approches pour tenir une activité d’échange d’idées

Cette section présente des suggestions sur la façon de planifier votre activité en partenariat avec les aînés, les familles, les organismes, les entreprises, les collectivités et les gouvernements, afin d’aider à prévenir ou à réduire l’isolement social chez les nouveaux immigrants et réfugiés aînés. La forme dépendra du temps disponible, du budget, de la composition du groupe, du nombre de participants et du format du dialogue. Le document Isolement social des aînés - Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées propose des stratégies détaillées pour des événements d’échange d’idées qui servent de fondement à la présente section.

Les événements peuvent être propres à un organisme ou réunir des organismes partenaires de différents secteurs pour collaborer à des solutions à l’échelle de la collectivité. Ils peuvent prendre diverses formes, comme des conférences, des ateliers ou des groupes de discussion. On encourage les responsables de la planification à faire appel à des immigrants ou réfugiés aînés. Les animateurs doivent être conscients que les immigrants et réfugiés aînés pourraient avoir besoin d’aide pour exprimer leurs idées et leurs points de vue. La trousse résume quelques-unes de ces approches et présente des questions et des objectifs précis pour susciter la réflexion afin de formuler des solutions.

Groupes de discussion

Les groupes de discussion favorisent les échanges, au moyen du dialogue et de la participation. Les séries de discussions où les participants changent de groupe à chaque tour constituent une activité qui permet de stimuler les discussions et les remue-méninges. Au début de l’activité, les participants sont placés en groupes de quatre ou cinq; l’animateur donne une question sur laquelle les équipes échangeront. Après 20 minutes de discussion, tous les participants se déplacent et s’assoient à une autre table; on donne une autre question sur laquelle les groupes échangent pendant 20 minutes.

  • Le cadre : créez un cadre sécurisant et invitant, qui encouragera les participants à s’exprimer et à écouter les autres. Disposez des tables autour desquelles quatre ou cinq personnes pourront prendre place; ce nombre favorise les conversations, tout en permettant à chacun de participer. Il est utile de recouvrir les tables de papier grand format et de fournir des marqueurs de couleur.
  • L’introduction : l’animateur décrit le déroulement de l’atelier et présente le contexte.
  • Questions : utiliser des questions pertinentes à la prévention et aux interventions en matière d’isolement social des nouveaux immigrants et réfugiés aînés. Commencez par la question la plus simple, puis passez progressivement aux questions plus complexes. Encouragez les participants à exprimer leurs réflexions et leurs idées, mais soulignez également que le fait d’écouter simplement est aussi une forme de participation.
  • Bilan : après quelques rondes de discussion en équipes, les participants sont invités à partager avec le groupe les points de vue ou d’autres résultats de leurs conversations. On peut leur demander de cerner des schémas et des possibilités d’actions à mettre en œuvre.

L’atelier pourrait cibler les objectifs suivants :

  • Élaborer des stratégies pour resserrer les liens sociaux des nouveaux immigrants et réfugiés aînés isolés;
  • Trouver des façons d’identifier les nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui sont isolés socialement;
  • Mieux comprendre les obstacles et les besoins spécifiques des nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui vivent l’isolement social;
  • Favoriser le renforcement des capacités pour résoudre les problèmes d’isolement et de solitude chez les nouveaux immigrants et réfugiés aînés;
  • Formuler des idées et définir les étapes potentielles à venir (c.-à-d. les actions à entreprendre).

Les questions suivantes pourraient être soulevées lors des discussions en équipes :

  • Que savons-nous au sujet des nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui sont isolés socialement?
  • Comment pouvons-nous les identifier et les joindre?
  • Comment pouvons-nous aider les nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui sont isolés socialement à obtenir des services qui leur seront utiles?
  • Comment pouvons-nous surmonter les obstacles qui empêchent tous les aînés de recevoir le soutien dont ils ont besoin?
  • Que pouvons-nous faire pour sensibiliser le public aux enjeux touchant l’isolement social et les nouveaux immigrants et réfugiés aînés?

En tenant compte de l’objectif visé et à l’aide des ressources décrites à la partie A, des groupes de discussion et des ateliers employant les modèles décrits dans le document Isolement social des aînés - Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées pourraient se pencher sur les questions suivantes :

  1. À votre avis, quelles sont les causes de l’isolement social de Chen, Nizar et Maria? Quelles sont les différences? Les similitudes?
  2. À votre avis, que devons-nous faire pour changer sensiblement la situation de Chen, Nizar et Maria à long terme? Que pouvons-nous faire dès maintenant?
  3. Que peuvent faire les personnes, la collectivité, les organismes de service et le gouvernement pour aider Chen, Nizar et Maria?
  4. Que devrions-nous faire dès maintenant pour résoudre le problème de l’isolement social de nouveaux immigrants et réfugiés aînés? Quel est le rôle des personnes, de la collectivité, des organismes de service et du gouvernement?
  5. Avez-vous décelé des cas d’isolement social et de solitude chez les nouveaux immigrants et réfugiés aînés dans votre collectivité? Dans quelles circonstances?
  6. À votre avis, quels sont les principaux risques d’isolement social que courent les nouveaux immigrants et réfugiés aînés?
  7. Quel engagement pouvez-vous prendre pour aider à atténuer le problème de l’isolement social de nouveaux immigrants et réfugiés aînés?
  8. Dans votre collectivité, que pourriez-vous faire pour identifier et mobiliser les nouveaux immigrants et les réfugiés aînés isolés socialement?

Ateliers : forum ouvert

Un forum ouvert est une rencontre dont l’ordre du jour est établi par les participants. Les personnes engagées et passionnées convoquent des séances pour explorer conjointement des questions ou des enjeux; elles animent ces séances. Les autres participants décident des modalités de leur participation. Voici des exemples de questions :

  1. Que fait-on actuellement pour réduire les risques d’isolement social chez les nouveaux immigrants et réfugiés aînés? Quelles sont les lacunes?
  2. Quelles mesures doivent être prises pour identifier, joindre et soutenir les aînés aux prises avec l’isolement et la solitude?
  3. Quelles sont les occasions de promouvoir l’inclusion sociale chez les nouveaux immigrants et réfugiés aînés?
  4. Que savons-nous jusqu’ici et que faut-il encore apprendre pour aider les nouveaux immigrants et réfugiés aînés aux prises avec l’isolement et la solitude?
  5. Que faudrait-il pour changer la situation?
  6. Quels premiers pas pouvons-nous faire ensemble aujourd’hui qui pourraient faire la plus grande différence dans la vie des nouveaux immigrants et réfugiés aînés qui sont socialement isolés?
  7. Quels défis pouvons-nous anticiper et comment pouvons-nous les surmonter?
  8. Si nous pouvions régler définitivement ce problème, quelles mesures novatrices choisirions-nous? Qu’est-ce qui est possible?

Annexe G : Ressources complémentaires

Établissement et intégration des immigrants et des réfugiés au Canada

  1. Pratiques exemplaires pour les services d’établissement (rapport)
    Ce rapport traite des défis et des soutiens liés aux services d’établissement pour les nouveaux arrivants au Canada.  
    Source : Gouvernement du Canada, 2010
  2. Pratiques exemplaires en matière de services d’établissement (site Web)
    Ce site Web propose des exemples de pratiques exemplaires provenant d’organismes qui offrent des services d’établissement portant sur une vaste gamme de sujets, comme les collectivités accueillantes et l’élaboration de politiques.
    Source : Gouvernement du Canada, 2016
  3. Services et renseignements pour les nouveaux immigrants
    Ce site Web offre aux nouveaux arrivants de l’information pour les aider à entreprendre leur nouvelle vie au Canada. Il comprend un moteur de recherche pour trouver des services, comme la formation linguistique et la recherche d’emploi, offerts par les collectivités.
    Source : Gouvernement du Canada, 2017
  4. Services aux nouveaux arrivant
    Oriente les nouveaux arrivants vers des fournisseurs de services d’établissement dans leur région. Offre un outil de recherche pour trouver des organismes qui desservent des groupes précis, comme les nouveaux arrivants aînés.
    Source : Gouvernement du Canada, 2017
  5. Pratiques innovatrices et prometteuses du secteur de l’établissement des immigrants (rapport) (en anglais seulement)
    Ce document traite d’une étude pancanadienne des pratiques prometteuses relatives aux services d’établissement.
    Source : Alliance canadienne du secteur de l’établissement des immigrants, 2012

Ressources pour les immigrants et réfugiés aînés

Mesures destinées aux aînés
Ce rapport fournit des renseignements sur le vieillissement actif, la sécurité financière, les mauvais traitements à l’endroit des aînés et les services.
Source : Gouvernement du Canada, 2014

Chercheur de prestations du canada
Ce site offre de l’information sur les différents types de prestations et de pensions. Son moteur de recherche comporte des options personnalisables (âge, nouvel arrivant, etc.) pour s’informer des prestations offertes.
Source : Site Web du gouvernement du Canada

Immigrants et réfugiés aînés, Cultures West (en anglais seulement)
Ce numéro de la revue Cultures West traite des immigrants et réfugiés aînés. Il renferme des renseignements sur divers sujets, comme l’accès aux soutiens en santé.
Source : Cultures West, 2012

Pratiques exemplaires : Contrez l’isolement social des aînés (en anglais seulement)
Ce site Web propose des pratiques exemplaires déployées au Canada et ailleurs pour venir en aide aux aînés isolés socialement.
Source : Site Web de l’organisme Contrez l’isolement social des aînés (CISA)

Rapport sur l’isolement social des aînés, 2013-2014
Ce rapport fait état des conclusions de consultations sur des façons de prévenir l’isolement social des aînés.
Source : Conseil national des aînés, gouvernement du Canada, 2014

Isolement social des aînés – Volume I : Comprendre l’enjeu et trouver des solutions
Ce rapport traite du vieillissement et du risque d’isolement social ainsi que de ses conséquences et fournit des exemples de solutions.
Source : Gouvernement of Canada

Isolement social des aînés – Volume II : Trousse d’outils pour soutenir les activités d’échange d’idées
Cette trousse propose des stratégies et des modèles pour échanger des idées et prévenir l’isolement social.
Source : Gouvernement du Canada

Addressing social isolation among immigrant and refugee seniors: Environmental scan of programs and services in Canada(en anglais seulement)
Source : Saskatchewan Population Health and Evaluation Research Unit, University of Regina and University of Saskatchewan, 2017

Qui est à risque et que peut-on faire à cet égard?
Ce rapport passe en revue la littérature sur l’isolement social des aînés, y compris les immigrants aînés. Il examine des interventions prometteuses et offre des conclusions pour favoriser l’inclusion sociale.
Source : Conseil national des aînés, gouvernement du Canada, 2017

Ressources internationales

Isolement social (en anglais seulement)
Site Web australien proposant des articles sur le vieillissement et l’isolement social, y compris des pratiques exemplaires.
Source : Site Web de l’Australian Ageing Agenda

Social Isolation and Loneliness among Older Australians (en anglais seulement)
Ce rapport traite des aspects liés au vieillissement et à l’isolement, dont les risques, la prévention et les implications stratégiques.
Source : Aged and Community Services Australia, 2015

Ressources relatives aux mauvais traitements infligés aux aînés

Réseau canadien pour la prévention du mauvais traitement des aînés

Ressources sur les mauvais traitements envers les aînés

Sensibilisation aux mauvais traitements envers les aînés

Ressources relatives aux problèmes de santé mentale chez les immigrants et réfugiés aînés

Santé mentale et réfugiés : exposé de position
Source : Conseil canadien pour les réfugiés

Santé mentale (en anglais seulement)
Source : Centre canadien pour victimes de torture

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