Le Protocole de Montréal

Par James Riordan avec la contribution de la Division de la production de produits chimiques

La couche d’ozone est le bouclier atmosphérique de la Terre, qui empêche les rayons ultraviolets de nuire aux êtres humains et aux autres formes de vie. En 1985, la découverte d’un trou béant dans la couche d’ozone au-dessus du pôle Sud a suscité une inquiétude mondiale (figure 1). Les pays du monde entier ont alors compris qu’ils devaient prendre des mesures contre les « substances appauvrissant la couche d’ozone » qui étaient souvent utilisées dans la réfrigération, la climatisation, le soufflage de mousse, les aérosols, les extincteurs d’incendie et les solvants.

Adopté le 16 septembre 1987, le Protocole de Montréal a depuis été signé par les 198 États membres des Nations Unies. Conçu à l’origine afin de réduire certaines substances clés qui nuisent à la couche d’ozone, le Protocole a été modifié au cours des années suivantes pour englober l’élimination progressive totale de la production et de la consommation de plus de 100 substances appauvrissant la couche d’ozone.

Les parties au protocole ont progressivement éliminé 98 % des substances appauvrissant la couche d’ozone dans le monde par rapport aux niveaux de 1990. Les scientifiques qui surveillent l’atmosphère affirment que cela a permis de stopper la dégradation de la couche d’ozone, qui devrait se reconstituer d’ici le milieu du siècle. On estime que cette élimination progressive a évité à 2 millions de personnes de développer un cancer de la peau. Comme beaucoup de ces substances sont également de puissants gaz à effet de serre, l’entente a également permis au monde de faire un grand pas en avant dans la lutte contre les changements climatiques.

En 2016, le Canada a joué un rôle de premier plan dans les efforts à l’échelle internationale visant à intégrer l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui exige une élimination progressive des hydrofluorocarbones (HFC). Comme les HFC sont de puissants gaz à effet de serre servant de substituts à certaines substances appauvrissant la couche d’ozone, l’amendement de Kigali devrait contribuer à éviter une hausse des températures mondiales pouvant atteindre 0,5 degré Celsius d’ici 2100.

Les Nations Unies reconnaissent le Protocole de Montréal comme l’un des traités les plus fructueux de leur histoire. Il demeure un exemple inspirant de ce qu’il est possible de faire lorsque nous nous unissons tous pour nous attaquer aux problèmes mondiaux.

Nous vous invitons à vous renseigner davantage sur certains de nos anciens employés remarquables qui ont contribué au Protocole de Montréal :

Image composite satellite du trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique. Un ombrage bleu foncé permet de distinguer les zones les plus amincies de la couche d’ozone.

Figure 1 : Image composite du trou dans la couche d’ozone en 2009, qui se forme chaque année au-dessus du pôle Sud. La taille et la profondeur sont surveillées pour mesurer les effets de la réduction des substances appauvrissant la couche d’ozone par la voie d’initiatives telles que le Protocole de Montréal. Photographie de la NASA, tous droits réservés

Un instrument scientifique en or brillant. Il y a une forme conique en or fixée sur une plateforme cubique en or.
Figure 2 : Le spectromètre de Fourier : un instrument qui permet de prendre des mesures atmosphériques. Il se trouve à bord du satellite SCISAT, qui a été lancé en 2003, et fait partie de la mission Expérience sur la chimie atmosphérique. Il emploie la lumière du soleil pour identifier les gaz et les particules dans l’atmosphère moyenne de la Terre. Ces données nous aident à mieux comprendre la couche d’ozone. © Agence spatiale canadienne
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