Notes d’allocution de l’honorable Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, à l’occasion de la Semaine UNESCO pour la paix et le développement durable

Discours

Le 8 mars 2017 – Ottawa (Ontario) – Environnement et Changement climatique Canada

Je vous remercie beaucoup, Madame Ruprecht.

  • Madame la directrice-générale,
  • Monsieur Peter Thomson,
  • Monsieur le Ministre Hunter,
  • Mesdames et messieurs,

Bonjour,                                                                                                             

J’aimerais d’abord souligner que nous nous trouvons sur le territoire traditionnel du peuple algonquin.

Deuxièmement, j’aimerais vous souhaiter une bonne Journée internationale de la femme. Il est important de reconnaître et de célébrer aujourd’hui – et tous les jours – les réalisations des femmes et des filles de partout dans le monde.

Je dois dire que je suis très fière de faire partie d’un Cabinet paritaire – et je peux vous assurer que, comme gouvernement, nous sommes déterminés à éliminer les barrières issues de l’inégalité entre les sexes.

C’est un honneur d’être ici afin de marquer l’ouverture officielle de la Semaine UNESCO pour la paix et le développement durable consacrée au rôle de l’éducation.

Nous sommes heureux et honorés que l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, que nous appelons habituellement UNESCO, ait décidé de tenir cette importante réunion à Ottawa.

Organisé avec l’aide de la Commission canadienne pour l’UNESCO, cet événement permettra de démontrer l’importance primordiale que nous accordons, dans notre pays, au développement durable.

Le gouvernement du Canada tient à être un chef de file, à l’échelle nationale et internationale, lorsqu’il s’agit de promouvoir le développement durable et d’aider à bâtir des sociétés résilientes et en santé.

Je suis vraiment ravie d’être ici dans le cadre de la Semaine UNESCO pour la paix et le développement durable. L’importance que vous accordez à l’éducation et la jeunesse est cruciale, parce que les jeunes ont un grand désir de partager leurs idées de solutions pour un avenir durable.

La génération actuelle a grandi à une époque de changement radical.

Internet et les médias sociaux ont transformé notre façon de travailler et d'échanger. Nos téléphones cellulaires sont plus puissants que les ordinateurs utilisés lors de la première mission sur la Lune. Et les nouvelles technologies offrent également des possibilités incroyables.

Une chose est sûre : les emplois que les jeunes auront à l’avenir seront complètement différents de ceux de leurs parents.

Je crois pourtant qu’aucun changement ne sera aussi monumental que les changements climatiques. Ils représentent le plus grand défi de notre époque.

Toutefois, c’est un enjeu qui nous offre une belle occasion, soit d’assurer un avenir plus durable et prospère à notre planète ainsi qu’à nos enfants et à nos petits‑enfants.

Surmonter ce problème ne sera pas facile. Cela exigera beaucoup de travail et de bonnes idées de la part de tous les Canadiens et, en fait, de tous les pays.  

Notre gouvernement le sait. Après presque une décennie de silence relativement à la lutte contre les changements climatiques, nous avons pris des mesures. Nous sommes conscients que le fardeau associé aux changements climatiques ne devrait pas être transféré aux générations futures.

Voilà pourquoi notre gouvernement a pris des mesures immédiates dès son élection.

  • Nous avons négocié, signé et ratifié l’Accord de Paris historique qui mettra le monde sur la voie de la création de l’économie à faibles émissions de carbone.
  • Nous avons annoncé une contribution historique de 2,65 milliards de dollars sur cinq ans aux pays en développement pour les aider à lutter contre les changements climatiques.
  • Nous avons également participé à la négociation d’une entente internationale visant à réduire les hydrofluorocarbones (ou HFC) dans les réfrigérateurs et les climatiseurs. Ces gaz à effet de serre destructeurs sont des milliers de fois plus puissants que le dioxyde de carbone.

Nous savons aussi que, pour que le Canada soit un chef de file, nous devons agir à l’échelle nationale.

Par conséquent, l’an dernier, notre gouvernement a décidé de mettre un prix sur ce que nous ne voulons pas : la pollution.

Au fur et à mesure que les effets des changements climatiques s’accentuent – en provoquant de graves sécheresses, tempêtes, inondations et incendies qui laissent sur notre territoire les traces de leur passage – nous savons qu’il est crucial de réduire la pollution par le carbone.

Nous savons également que c’est important parce que nos citoyens nous le disent.

L’été dernier, des milliers de Canadiens partout au pays se sont exprimés dans des sous‑sols d’église et lors d’assemblées générales et de consultations en ligne.

Des Canadiens, jeunes et moins jeunes, des entreprises et des organisations syndicales, des scientifiques, des environnementalistes et des Autochtones se sont manifestés.

Le message était clair et net : ils tiennent à ce que nous respections les engagements que nous avons pris à Paris.

Aujourd’hui, 80 % des Canadiens vivent déjà dans une province qui a fixé un prix sur la pollution par le carbone. D’ici 2018, toutes les provinces et tous les territoires feront de même.

Ce n’est pas tout. En investissant de façon intelligente et stratégique, notre gouvernement veille au succès du Canada pendant le siècle de la croissance propre. 

Aujourd’hui, les économies effectuent une transition vers une croissance propre et durable. Le Canada doit en faire autant.

Dans l’ensemble du pays, nous devons renouveler nos infrastructures, renforcer nos réseaux routiers, et investir dans de nouvelles technologies pour stimuler l’innovation et l’entrepreneuriat.

Pour que le Canada atteigne ses objectifs établis dans l’Accord de Paris – avec les pays du monde entier – nous devons réduire la pollution par le carbone dans notre économie.

Et nous avons déjà pris de grandes mesures.

  • L’an dernier, nous avons consacré plus de 60 millions de dollars en transport propre.
  • Nous investirons deux milliards de dollars afin d’améliorer l’infrastructure d’approvisionnement en eau et de rendre les bâtiments plus éconergétiques dans les collectivités.
  • Nous nous sommes également engagés à verser plus d’un milliard de dollars dans les projets de technologies propres.

L’automne dernier, nous avons également proposé notre Stratégie fédérale de développement durable. Je peux vous dire qu’il s’agit d’un plan détaillé qui vise à assurer aux Canadiens un avenir fort et en santé.

Elle décrit comment nous envisageons de faire du Canada l’un des pays les plus écologiques de la planète grâce aux mesures suivantes :

  • faire en sorte que les immeubles du gouvernement utilisent de l’énergie renouvelable;
  • améliorer nos évaluations environnementales de sorte que les Canadiens aient confiance dans les futurs projets énergétiques;
  • rapprocher de la nature une nouvelle génération de Canadiens;
  • protéger la santé de nos lacs, de nos rivières et de nos cours d’eau.

Naturellement, nos objectifs s’inscrivent dans une transformation mondiale étendue.

Aujourd’hui, nous voyons des pays adopter des formes d’énergie propre, non seulement parce que c’est la bonne chose à faire, mais aussi parce qu’elles représentent un avantage concurrentiel clair.

En 2015, plus de 300 milliards de dollars ont été investis à l’échelle mondiale dans la capacité d’énergie renouvelable, soit environ le double de la somme investie dans les combustibles fossiles.

Du Texas au Danemark, en passant par la Chine, les gouvernements favorisent la croissance propre. La Chine, à elle seule, fait des investissements incroyables. En fait, elle envisage d'investir un montant extraordinaire de 360 milliards de dollars d’ici 2020 pour la production d’énergie renouvelable uniquement, ce qui permettrait de créer jusqu’à 13 millions d’emplois.

En outre, qui aurait cru qu’au Texas l’énergie éolienne remplacerait le pétrole? Le Texas est l’état américain qui produit le plus d’énergie éolienne : trois fois plus que l’Iowa qui arrive en deuxième position.

Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre, a récemment indiqué que les investissements dans l’énergie renouvelable constituent un marché futur d’une valeur de quelque mille milliards de dollars.

Lorsque les pays ont forgé un accord lors des pourparlers sur le climat à Paris, il était entendu qu’en agissant dès maintenant, nous pourrions non seulement combattre les pires effets des changements climatiques, mais que cela stimulerait l’innovation et la croissance dans tous les secteurs de l’économie.

Voilà ce que le Canada souhaite accomplir.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, la Semaine UNESCO pour la paix et le développement durable nous rappelle le rôle important qu’auront les jeunes dans les étapes à franchir vers le développement durable.

De nos jours, bon nombre de personnes qualifient la transition énergétique de révolution de l’énergie propre. Et, comme la révolution numérique qui a changé à jamais nos façons de communiquer et de faire des affaires, la révolution de l’énergie propre changera tout, des transports à l’environnement bâti, en passant par les types d’emploi que nous occupons.

Les jeunes d’aujourd’hui seront des leaders dans ce monde nouveau. Et c’est exactement la raison pour laquelle nous devons être réceptifs à leurs idées.

Notre gouvernement a fait de cette question une priorité. Nous avons maintenant le Conseil jeunesse du premier ministre, qui fournit des conseils au premier ministre sur des questions nationales, comme l’emploi, l’accès à l’éducation, le renforcement des collectivités et la lutte contre les changements climatiques. De plus, l’automne dernier, nous avons tenu un Sommet de la jeunesse à Ottawa pour discuter du plan canadien de lutte contre les changements climatiques.

Grâce à la sensibilisation, nous pouvons encourager les jeunes à participer à l’élaboration d’une vision d’avenir. La sensibilisation prépare les leaders et les créateurs de demain.

Nous nous devons de créer une économie forte et durable, et de léguer à nos enfants et à nos petits-enfants un environnement propre. Et nous n’y parviendrons pas sans la participation de nos jeunes.

  • Nous avons besoin de leur énergie et de leur enthousiasme.
  • Nous avons besoin de leur dévouement et de leur inventivité.
  • Nous avons également besoin de leurs idées créatives pour résoudre les problèmes de demain.

Je vous remercie.


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