Nunavut : Profil d’environnement

Remarque

Ces informations étaient correctes à partir de novembre 2015.

Le drapeau du Nunavut

Nunavut en bref

Premier ministre :
L’hon. Peter Taptuna (indépendent)
Population :
36 600 (2014)
Territoire :
2 093 190 km 2
Terres :
1 936 113 km 2
Eaux douces :
157 077 km 2
PIB (produit intérieur brut) réel 2013 :
2 milliards (en dollars de 2007)
Pourcentage du PIB réel canadien en 2013 :
0,1 %

Budget du NU 2015-16

Dépenses budgétaire totales :
1,7 milliards de dollars
Fonds attribués au ministère de l’Environment :
25,8 millions de dollars
  • 1,5 % du budget total
  • Hausse de 7,3 % par rapport à 2014-15

Principaux accords fédéraux-provinciaux en matière d’environnement

  • Transfert des responsabilités au Nunavut (négociation d’une entente de principe)
  • Accord sur les revendications territoriales du Nunavut
  • Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits

Changements climatiques

Ministère responsable des changement climatiques :
Ministère de l’Environnement
Ministre responsable des changements climatiques :
L’hon. Johnny Mike
Lois et règlements :
Loi sur la protection de l’environnement du Nunavut; même si on ne fait mention d’aucun règlement, il existe plusieurs lignes directrices (notamment sur la qualité de l’air ambiant, les huiles usées et les combustibles résiduaires, l’utilisation des appareils de chauffage au bois et les substances appauvrissant la couche d’ozone) qui assurent la conformité à la Loi
Émissions de GES (gaz à effet de serre) des territoires

Graphique linéaire simple des émissions de GES des des territoires

Sources :

  • Rapport d’inventaire national, 2015
Description longue

La figure 1 inclut l’ensemble des émissions de GES pour les trois territoires (Nunavut, Yukon et Territoires du Nord-Ouest).  Elle présente un graphique linéaire chronologique dont l'axe horizontal couvre la période de 1995 à 2030, en pas de cinq ans. L’axe vertical représente les émissions de GES en kt d’équivalent CO2 sur une échelle allant de 1 000 à 3 000 en pas de 500. La ligne commence en 2001 à une valeur de 2 389 kt, puis passe à 2 472 kt en 2005. Elle baisse ensuite à 2 047 kt en 2011 et à 2 039 kt en 2013. Le graphique n’indique pas de cibles territoriales pour 2020 et 2030.

Cibles de réduction des émissions de GES du territoire

Le Nunavut n’a pas de plan officiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais il a établi des cibles en matière d’efficacité énergétique pour les édifices gouvernementaux et les édifices financés par le gouvernement.

Sources d'émissions de GES du Nunavut, 2013

Diagramme à secteurs pour les sources d'émissions de GES du Nunavut, 2013

Source : Rapport d'inventaire national, 2015

Description longue

La figure 2 présente les principales sources de gaz à effet de serre au Nunavut sous forme de diagramme circulaire.

  • Sources de combustion fixes : 33 %
  • Transport : 63 %
  • Sources fugitives : 0 %
  • Procédés industriels : 2 %
  • Agriculture : 0 %
  • Déchets : 2 %
  • Stratégies pour les changements climatiques : Stratégie sur les changements climatiques du Nunavut (2003) (Nunavut Climate Change Strategy)
  • Total des émissions du NU, 2013 : 221 Kt (Source: Rapport d’inventaire national d’Environnement Canada, 2015)
  • Contribution du NU au total des émissions de GES du Canada, 2013 : 0,03 %
  • Le plus faible émetteur de GES parmi les provinces et les territoires du Canada en 2013
  • GES par habitant, 2012 : 17,9 tonnes (pour tous les territoires combinés ); au 5e rang des plus grands émetteurs de GES par habitant, 2012
  • La stratégie d’adaptation intitulée Upagiaqtavut : La voie à suivre (Upagiaqtavut: Setting the Course) a été publiée en 2011; elle offre un cadre de référence et propose des objectifs stratégiques sur l’adaptation aux changements climatiques au Nunavut.
  • Un Centre sur les changements climatiques a été créé en 2012 pour aider le gouvernement à mettre en œuvre les recommandations énoncées dans la stratégie d’adaptation et pour fournir des renseignements aux résidents du Nunavut.
  • En 2011, le gouvernement du Nunavut et les gouvernements du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest ont publié conjointement la Stratégie d’adaptation panterritoriale, qui vise à établir des partenariats, à échanger des renseignements, à susciter l’innovation, à offrir des dispositifs technologiques et à assurer la coordination en ce qui concerne les mesures d’adaptation aux changements climatiques.
  • De 2001 à 2005, le gouvernement du Nunavut a mené le Qaujimajatuqangit inuit sur les changements climatiques au Nunavut (Inuit Qaujimajatuqangit of Climate Change in Nunavut), un examen à l’échelle de tout le territoire de l’application du savoir traditionnel inuit relatif aux changements climatiques, effectué au moyen d’entrevues auprès des Inuits.

Eau

Ministère responsable de l'eau :
Ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC)
Ministre responsable de l'eau :
L’hon. Johnny Mike
Lois et règlements :
Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, Loi sur les eaux du Nunavut et le Tribunal des droits de surface du Nunavut
  • Stratégies relatives à l’eau : Politique sur l’interdiction d’enlever de grandes quantités d’eau des principaux bassins hydrographiques du Nunavut (politique d’AADNC)
  • Au Nunavut, la gestion de l’eau relève d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) et de l’Office des eaux du Nunavut.
  • AADNC participe aux activités de gestion et de planification relatives à l’eau. Le Ministère participe également aux activités réglementaires, notamment aux évaluations environnementales et à la délivrance de permis d’utilisation des eaux, en examinant les demandes, en surveillant la conformité et en offrant des recommandations et des conseils techniques à l’Office des eaux du Nunavut et à la Commission du Nunavut chargée de l’examen des répercussions.
  • L’Office des eaux du Nunavut a été créé dans le cadre de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, en 1996. Il s’occupe de l’utilisation, de la gestion et de la réglementation des eaux douces intérieures du Nunavut, sauf celles des parcs nationaux. L’Office participe à l’élaboration de plans d’aménagement du territoire liés à l’eau dans la région du Nunavut. Il joue un rôle consultatif en ce qui concerne les zones maritimes et il est aussi membre du Conseil du milieu marin du Nunavut.
  • Parmi les principales priorités liées à l’eau, on compte la surveillance hydrométrique, la planification de l’aménagement du territoire, les projets d’infrastructure ainsi que les répercussions des changements climatiques et l’adaptation à ceux-ci.

Collaboration entre EC et Nunavut relativement sur l’eau

  • Programme de surveillance hydrométrique
  • Commission du Nunavut chargée de l’examen des répercussions
  • Études intégrées d’impact régional du réseau ArcticNet
  • Recherche en matière d’effluents des eaux usées municipales

Biodiversité et faune

Ministères responsables de la biodiversité et de la faune :
Ministère de l’Environnement
Ministre responsable de la biodiversité et de la faune :
L’hon. Johnny Mike
Lois :
Loi sur la faune du Nunavut, Loi sur la protection de l’environnement, Loi sur l’aménagement des forêts, Loi sur la protection des forêts, Loi sur les parcs territoriaux
  • Stratégies relatives à la biodiversité et à la conservation : Programme de gestion de la faune (Wildlife Management Program), Programme sur les parcs et les endroits spéciaux (Parks and Special Places Program)
Espèces en péril au Nunavut
(État à l’annexe 1 de la LEP ( Loi sur les espèces en péril))
  Disparues En voie de disparition Menacées Préoccupantes
Total : 14
Source : Registre public des espèces en péril, janvier 2015
0 4 2 8
  • Le Nunavut n’a pas de stratégie spécifique sur la biodiversité.
  • Le Programme sur les parcs et les endroits spéciaux désigne et gère les parcs territoriaux et les endroits spéciaux du Nunavut; entre autres, il protège la biodiversité et l’intégrité du paysage et du patrimoine naturel et culturel du Nunavut.
  • Le Programme de gestion de la faune du ministère de l’Environnement du Nunavut s’occupe de la gestion de la faune terrestre, et il élabore des plans de gestion en se fondant sur les données scientifiques et le savoir traditionnel inuit. Conformément à l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, la faune est gérée conjointement par le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut, le gouvernement territorial (faune terrestre et son habitat) et le gouvernement fédéral (poissons, mammifères marins et leur habitat et oiseaux migrateurs).
  • Pourcentage des eaux douces et des terres protégées au Nunavut: 10,0 % (source : Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement, 2013)
  • Environnement Canada s’occupe de 16 aires protégées au Nunavut, dont 5 réserves fauniques nationales et 8 refuges d’oiseaux migrateurs, pour un total de plus de 10 millions d’hectares de terres et d’eaux protégées.
  • C’est au Nunavut que l’on retrouve la plus grande aire protégée au Canada, soit le Refuge d’oiseaux migrateurs du golfe de la Reine Maud, qui s’étend sur plus de six millions d’hectares d’habitat marin et terrestre.
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