4. Constatations

Cette section présente les constatations de l’évaluation, par enjeu d’évaluation (pertinence et rendement) ainsi que par question connexe de l’évaluation. Une note fondée sur l’analyse des constatations de l’évaluation a été accordée à chacune des questions d’évaluation. Les énoncés de notation et leur signification sont indiqués au tableau 1, et l’annexe E présente un sommaire des notes attribuées aux questions et aux enjeux de l’évaluation.

Tableau 1 : Définition des énoncés de notation normalisés

Énoncé Définition
Acceptable Le programme a démontré qu’il a répondu aux attentes concernant le secteur d’intérêt.
Possibilité d’amélioration Le programme a démontré qu’il a réalisé des progrès satisfaisants pour répondre aux attentes concernant le secteur d’intérêt, mais des améliorations pourraient encore être apportées.
Attention requise Le programme n’a pas démontré qu’il a réalisé des progrès satisfaisants pour répondre aux attentes concernant le secteur d’intérêt et une attention doit être accordée en priorité.
Sans objet Il n’y a pas d’attente voulant que le programme aborde l’enjeu d’évaluation.
Évaluation impossible On ne dispose pas de preuves suffisantes pour attribuer une note.

4.1. Pertinence

4.1.1. Nécessité de maintenir le programme

Enjeu d’évaluation : pertinence Note
1. Le programme est-il toujours nécessaire? Acceptable

Étant donné que les changements climatiques ont des répercussions à de nombreux niveaux, il est nécessaire sur les plans environnemental, sociétal et économique de maintenir en place les initiatives afin d’aider les Canadiens et les Canadiennes à s’adapter aux changements climatiques ainsi qu’aux risques et aux possibilités qui en découlent.

Besoins sur les plans environnemental, sociétal et économique

  • La température moyenne mondiale combinée (terrestre et océanique) a augmenté de 0,85°C entre 1880 et 2012, et le réchauffement au Canada se produit environ deux fois plus vite qu’ailleurs dans le monde. Selon un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2013, la plupart des aspects du changement climatique persisteront pendant plusieurs siècles, et ce, même si les émissions de CO2 étaient interrompues. Ainsi, les Canadiens et les Canadiennes auront besoin d’initiatives qui leur permettront de s’adapter aux répercussions d’une élévation du niveau de la mer, d’une réduction des glaces, de la fonte du pergélisol et de la fréquence accrue des événements météorologiques violents.
  • Bien que les données économiques soient limitées pour le Canada, « le changement climatique amène une accélération des coûts [au Canada], qui passent d’une valeur moyenne de cinq milliards de dollars par année en 2020 à une valeur moyenne se situant entre 21 et 43 milliards de dollars par année en 2050 ».Note de bas de page 1 
  • Les effets des changements climatiques ont des répercussions de grande portée. Ils peuvent interrompre les transports, provoquer la perte de ressources naturelles et constituer un risque pour les infrastructures névralgiques et même pour la santé :
    • Le secteur de la foresterie est une industrie de plusieurs milliards de dollars qui emploie des milliers de travailleurs et qui assure la prospérité de centaines de communautés. Les changements climatiques ont modifié les environnements écologiques qui affectent la croissance et la production forestière.
    • Dans la région du Nunatsiavut, située le long de la côte nord du Labrador, la température a augmenté rapidement depuis 1993, ce qui a entraîné une réduction sans précédent de la couverture de neige et de l’épaisseur des glaces marines. L’augmentation des températures a provoqué des changements rapides dans la région au niveau du paysage et des paramètres biophysiques, lesquels ont affecté l’infrastructure, les services communautaires et le bien-être des habitants.
    • La dégradation du pergélisol contribue à l’augmentation du nombre de nids de poule, de dolines et de problèmes de glissements et de tassements dans l’infrastructure de transport. L’omission d’éliminer les vulnérabilités de l’infrastructure de transport pourrait accroître les coûts d’entretien à l’avenir et nuire au développement économique dans le Nord.
    • Les changements climatiques pourraient affecter de nombreuses façons la santé des gens (par exemple, par les événements météorologiques extrêmes, les problèmes de la qualité de l’air et les maladies transmises par les aliments, l’eau et les rongeurs). À leur tour, ces changements peuvent avoir un certain nombre de répercussions économiques et sociales (par exemple, mortalité, modification du bien-être, coûts imputés au système de santé et incidence sur la productivité).
  • À l’instar des éléments documentaires, les informateurs clés ont eux aussi relevé des exemples de répercussions des changements climatiques sur la santé physique, la sécurité alimentaire et l’infrastructure. Par exemple, certaines maladies émergentes comme le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme affectent la santé physique; la sécurité alimentaire est elle aussi touchée par les effets des changements climatiques, notamment par les migrations tardives (par exemple, la montaison du saumon de l’Atlantique); et la modification de l’état du pergélisol a une incidence sur les infrastructures dans le Nord. Il a également été indiqué que l’industrie agroalimentaire est vulnérable aux changements climatiques puisque la température peut avoir une incidence sur la gestion des cultures et la capacité de récolter, notamment.
  • La majorité des informateurs clés a indiqué que les besoins liés aux changements climatiques ne pourraient être satisfaits de façon efficace sans la programmation du thème Adaptation. Certains informateurs clés ont souligné qu’ils avaient toujours besoin des initiatives et des outils de recherche spécifique, comme les outils de prévision climatiques, d’évaluation des risques et de développement des capacités, et des informations portant sur l’adaptation des infrastructures nordiques et côtières.
  • De plus, les lacunes documentaires comprennent les données sur la façon dont le climat a affecté la santé publique dans les communautés du Nord, les informations relatives aux répercussions des changements climatiques sur les infrastructures de transport dans le Nord et les informations destinées aux entreprises et à l’industrie sur les répercussions des changements climatiques et les réponses d’adaptation connexes.

Complémentarité

  • Bien que des travaux d’adaptation soient réalisés par un grand nombre de groupes aux échelles internationale, fédérale, provinciale, territoriale et locale, les informateurs clés étaient généralement d’avis que la programmation du thème visait à encourager la complémentarité des travaux, à cerner les enjeux transversaux et les besoins communs entre les intervenants et à fournir une tribune centrale pour le partage des préoccupations, des données et des outils afin de réduire le dédoublement des efforts entre les différentes instances.
  • Les informateurs clés ont identifié d’autres programmes clés spécifiques du gouvernement fédéral qui se penchent sur les enjeux liés à l’adaptation aux changements climatiques, au-delà de ceux compris dans la portée du thème. On estimait que ces programmes complétaient les éléments de programme du thème plutôt que de les reproduire. Voici quelques exemples :
    • Le Programme de protection de la santé publique des collectivités inuites et des Premières Nations de SC, qui propose de la recherche sur la santé environnementale et publique, des activités de surveillance et une analyse des risques dans les domaines des changements climatiques, de l’adaptation pour la santé et de la biosurveillance pour les membres des Premières Nations qui vivent dans des réserves, les Inuits et les membres des Premières Nations qui vivent au nord du 60e parallèle.
    • L’Initiative de la Station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique d’AANC, qui vise à améliorer nos connaissances sur l’Arctique afin d’améliorer l’intendance environnementale, les possibilités économiques et la qualité de vie des habitants du Nord par l’établissement de la station canadienne de recherche dans l’Extrême-Arctique.<
    • Le Programme de réglementation sur les changements climatiques et la qualité de l’air d’ECCC, qui a été conçu en vue d’élaborer des approches sectorielles à la réglementation des polluants atmosphériques et à la lutte aux émissions de gaz à effet de serre, et qui vise à promouvoir les approches scientifiques afin d’orienter l’élaboration de nouveaux règlements et de nouvelles normes.

4.1.2. Harmonisation avec les priorités du gouvernement fédéral

Enjeu d’évaluation : pertinence Note
2. Le programme est-il harmonisé avec les priorités du gouvernement fédéral? Acceptable

Le thème Adaptation est harmonisé avec les priorités fédérales associées à la protection des Canadiens et des Canadiennes, à la promotion de la croissance et du développement économiques, à la durabilité des ressources naturelles et aux priorités en lien avec le Nord, y compris celles contenues dans la Stratégie du Canada pour le Nord. Le thème et les éléments de programme sont également harmonisés avec la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

  • Le Budget fédéral 2011 a accordé des fonds afin d’assurer la protection continue des milieux naturels canadiens et de lutter contre les risques environnementaux, et notamment de financer des projets visant à améliorer notre compréhension des répercussions des changements climatiques. La Stratégie du Canada pour le Nord définit également les priorités étroitement liées au thème Adaptation, particulièrement celles axées sur la promotion du développement social et économique et la protection du patrimoine environnemental du Nord. En outre, le discours du Trône de 2013 souligne que les investissements dans le Nord et les communautés et infrastructures nordiques constituaient une priorité.
  • La SFDD 2013-2016 comportait une cible en matière d’adaptation aux changements climatiques afin de « Faciliter la réduction de la vulnérabilité des particuliers, des collectivités, des régions et des secteurs économiques aux impacts des changements climatiques grâce à la création et à la distribution de renseignements et d’outils »Note de bas de page 2 
  • Les organisations partenaires du thème Adaptation reconnaissent la nécessité de se pencher sur l’adaptation aux changements climatiques dans leurs rapports sur les plans et les priorités. Dans le même ordre d’idées, les informateurs clés fédéraux ont également indiqué qu’il y avait une harmonisation entre le thème Adaptation et les politiques fédérales. Il a été fait mention de certains aspects liés à différents éléments du thème Adaptation, notamment la protection des communautés vulnérables, l’atténuation des répercussions des menaces pour la santé, l’appui au développement économique et à la prospérité, la préservation des parcs et des aires culturelles et naturelles, la contribution à l’exploitation durable des ressources naturelles, le développement de l’infrastructure du Nord et le soutien à la Stratégie pour le Nord.

4.1.3. Harmonisation avec les rôles et les responsabilités du gouvernement

Enjeu d’évaluation : pertinence Note
3. Le programme concorde-t-il avec les rôles et les responsabilités du gouvernement fédéral? Acceptable

Les activités entreprises dans le cadre du thème Adaptation concordent avec les rôles et les responsabilités du gouvernement fédéral, y compris ceux établis par les lois pertinentes et le Cadre stratégique fédéral sur l’adaptation. Le gouvernement fédéral est perçu comment étant favorablement positionné pour fournir un leadership et de l’information et comme étant capable de faciliter la collaboration sur l’adaptation face aux changements climatiques.

  • Les pouvoirs relatifs aux travaux entrepris par les partenaires fédéraux prenant part au thème Adaptation sont établis par plusieurs lois.ote de bas de page 3  La Loi sur les transports au Canada, la Loi sur le ministère de la Santé et la Loi sur le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, notamment, autorisent la participation à des activités qui favorisent la santé et les intérêts des Canadiens et des Canadiennes, et ce, en collaboration avec leurs partenaires fédéraux respectifs. Les activités de programme relevant du thème cadrent également avec les responsabilités fédérales associées aux régions géographiques (par exemple, les océans), aux peuples autochtones vivant dans des réserves et aux questions interprovinciales et internationales. Les éléments documentaires appuient également l’harmonisation entre les activités réalisées dans le cadre du thème Adaptation et les mandats ou les missions des partenaires fédéraux concernés.
  • Le thème Adaptation est également conforme avec les rôles du gouvernement fédéral énoncés dans le Cadre stratégique fédéral sur l’adaptation, lequel a été approuvé par le Cabinet en 2011. Le Cadre établit que « le gouvernement du Canada est idéalement placé pour mobiliser des économies d'échelle servant à créer et à diffuser des connaissances et de l'information fondamentales qui peuvent être utilisées partout au pays » et que « le gouvernement fédéral est particulièrement bien placé pour appuyer la conception et la diffusion d'information, de guides et d'outils sur les changements climatiques qui aideront les Canadiens à s'adapter »Note de bas de page 4 
  • De plus, le Canada est signataire de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), laquelle comprend des engagements en matière de surveillance et de recherche, qui sont définis aux articles 4 et 5.
  • Les constatations découlant des entrevues réalisées avec les intervenants clés étayent davantage la conclusion selon laquelle les travaux réalisés dans le cadre du thème Adaptation cadrent avec les rôles et les responsabilités du gouvernement fédéral. Par exemple, on considère, en général, que le thème :
    • est harmonisé avec le mandat et les missions des ministères;
    • exerce un leadership en matière d’adaptation aux changements climatiques et aux effets de ces derniers sur la santé et la sécurité à l’échelle du pays;
    • est bien positionné pour assurer l’uniformité à l’échelle nationale;
    • est une source fiable d’information puisqu’il emploie des experts des changements climatiques, qu’il a la capacité de mener des travaux de recherche crédibles et qu’il est un facilitateur de la recherche et du développement d’outils;
    • fournit des tribunes où les intervenants des provinces, des territoires, des municipalités, des communautés autochtones et de l’industrie peuvent collaborer pour s’attaquer à l’adaptation aux changements climatiques par le partage d’idées et de connaissances.

4.2. Rendement – efficience et économie

4.2.1. Conception du programme

Enjeu d’évaluation : rendement – efficience et économie Note
4. La conception du programme convient-elle à l’atteinte les résultats escomptés? Possibilité d’amélioration

Les 10 éléments de programme du thème Adaptation utilisent une multitude de mécanismes d’exécution de programme, et la conception de ces éléments de programme est généralement perçue comme étant appropriée pour l’atteinte des résultats escomptés. Le partage de connaissances avec les intervenants est perçu comme étant un aspect essentiel de la conception du programme. Bien que certains intervenants participent au thème, on pourrait en faire davantage pour encourager la mobilisation des intervenants actuels et potentiels et accroître l’efficacité.

  • Une majorité d’informateurs clés a indiqué que la conception des éléments de programme est appropriée. Ces informateurs ont cerné divers mécanismes pour l’atteinte des résultats escomptés. Parmi les exemples de différents modèles de programme, on retrouve des projets de financement visant l’élaboration d’extrants, la tenue de formations et de séances de partage d’informations avec les intervenants, et la réalisation d’activités de recherche et d’innovation, de développement de modèles et de projections ou de normes et d’outils en vue de l’adaptation aux changements climatiques, et ce, avec le concours d’experts.
  • Les résultats du sondage indiquent aussi que les éléments de programme sont généralement appropriés et qu’ils sont perçus comme étant de bonne qualité. La grande majorité des répondants aux sondages a attribué aux produits et aux activités de l’élément de programme les cotes très ou plutôt crédibles (97 %), à jour (91 %), complets (89 %), opportuns (84 %) et offert dans un format accessible (82 %). La qualité des activités a obtenu des notes similaires, les répondants cotant les activités qu’ils connaissaient le plus comme étant très ou plutôt instructives (95 %), bien organisées (94 %) et efficaces (94 %).
  • Les répondants ont également indiqué que les extrants du programme étaient très utiles. En moyenne, 92 % des répondants considèrent que l’information produite ou les connaissances acquises dans le cadre des activités du thème sont très utiles ou plutôt utiles pour leur organisation. Dans le même ordre d’idées, la quasi-totalité des produits du thème Adaptation a obtenu, en moyenne, la cote très utile ou plutôt utile pour leur organisation par plus de neuf (95 %) des 10 répondants. À l’échelle de tous les programmes, les communications avec le gouvernement fédéral au sujet des activités ou des produits du programme ont obtenu la cote plutôt ou très faciles par au moins 75 % des répondants. Toujours dans le sondage, 81 % des répondants ont mentionné que les communications avec le PCCASS de SC étaient très faciles.
  • Par opposition, les cotes relatives à la facilité avec laquelle on peut trouver les produits et les services étaient inférieures. Soixante pour cent (60 %) des répondants ont en effet indiqué que les produits et les services étaient très faciles ou assez faciles à trouver, ce qui laisse croire qu’il pourrait y avoir une possibilité d’accroître la visibilité des produits et des activités du programme.
  • L’un des éléments clés de ce thème est le partage de connaissances entre les intervenants afin de « comprendre quelle information est requise, comment fournir nos produits de connaissances et dans quel format » afin de répondre le mieux possible aux besoins des utilisateurs. La revue de la documentation et les études de cas ont identifié plusieurs exemples où les éléments de programme ont collaboré avec les intervenants afin de déterminer les besoins de ces derniers et cibler des activités.
    • Les comités de sélection pour le PCCASS de SC sont formés de représentants communautaires, gouvernementaux et non gouvernementaux. Les comités évaluent des propositions et font des recommandations sur le financement.
    • Le CCÉCNC de l’APC a organisé des ateliers auxquels ont pris part des intervenants afin de peaufiner les besoins en matière d’information.
    • Le PPSCC d’ECCC a organisé des ateliers avec des intervenants afin de mieux comprendre l’offre et la demande d’informations climatiques et d’améliorer la coordination pour que les décideurs aient accès à des informations accessibles et à jour. De façon plus générale, ECCC a travaillé à faire progresser le Cadre stratégique fédéral sur l’adaptation à l’échelle du gouvernement fédéral (par exemple, par le biais de présentations au Comité des sous‑ministres sur les changements climatiques, l’énergie et l’environnement), et il a dirigé la coordination stratégique interministérielle afin d’améliorer les communications et les liens entre les éléments du programme.
    • Des responsables de l’ININ du CCN et d’AANC ont mené des entrevues avec des experts locaux afin de définir les lacunes en matière d’information qui doivent être comblées. Le Comité consultatif du Nord sur les codes et les normes pour l’adaptation des infrastructures, formé de représentants du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et du Nunavik, a été mis sur pied afin d’orienter les travaux liés à cet élément de programme.
    • Des groupes de travail faisant partie de la plateforme d’adaptation, organisés par le Programme d’adaptation de RNCan, ont réuni des intervenants du gouvernement, de l’industrie nationale et d’organismes professionnels, des champions du secteur industriel et des intervenants du milieu universitaire afin de se pencher sur des sujets précis (par exemple, l’exploitation minière et la gestion des littoraux) afin de produire des rapports sur l’état des connaissances et de créer des programmes de travail. Ces travaux ont fait l’objet de discussions dans le cadre de réunions plénières semestrielles. Les membres de la plateforme ont également eu accès à un espace de travail en ligne partagé afin d’améliorer la collaboration.
  • Les travaux liés à l’IATN de TC comprenaient des projets financés et des discussions et des présentations connexes données par l’entremise de réseaux. Ces activités ont déterminé l’envergure des incidences possibles sur le réseau de transport dans le Nord et les vulnérabilités propres au réseau de transport.Note de bas de page 5 
    • L’étude de cas portant sur le projet d’Indice de vulnérabilité des infrastructures côtières du PSACCMA du MPO montre que les experts du MPO sur les ports pour petits bateaux ont reçu comme mandat d’élaborer un indice de la vulnérabilité des zones côtières à l’égard des changements climatiques, lequel indice servirait au Programme des ports pour petits bateaux. Dans le même ordre d’idées, l’étude de cas portant sur l’Initiative sur l’évolution des forêts de RNCan a conclu que le secteur forestier a contribué à la collecte d’informations sur les répercussions des changements climatiques sur les forêts canadiennes et qu’il a élaboré des stratégies d’atténuation de ces répercussions.
  • Malgré les exemples susmentionnés, environ la moitié des informateurs clés ont indiqué que, bien que des progrès aient été réalisés, davantage d’efforts sont requis pour améliorer le niveau de mobilisation des groupes existants d’intervenants externes et qu’il fallait rejoindre davantage d’intervenants. Parmi les groupes d’intervenants identifiés, on retrouvait les suivants :
    • d’autres ministères fédéraux, comme le MPO, RNCan, Agriculture et Agroalimentaire Canada et le Conseil national de recherche du Canada;
    • d’autres paliers de gouvernement, comme les provinces, les territoires, les municipalités et les communautés;
    • l’industrie, le milieu universitaire, des organisations non gouvernementales, des groupes de préparation aux situations d’urgence et des intervenants autochtones.
  • Selon les personnes interviewées, les avantages d’une mobilisation accrue de ces intervenants sont les suivants :
    • possibilité accrue de tirer profit de compétences externes et de capacités techniques;
    • développement accru des capacités;
    • amélioration des connaissances et de la compréhension des publics cibles afin de mieux comprendre leurs besoins et permettre le développement de produits livrables plus adaptés aux besoins;
    • utilisation élargie de l’information sur l’adaptation;
    • diffusion accrue de nouveaux outils d’adaptation et accroissement de leur utilisation.

4.2.2. Gouvernance et gestion du programme

Enjeu d’évaluation : rendement – efficience et économie Note
5. Dans quelle mesure la structure de gouvernance est-elle claire, appropriée et efficace pour l’atteinte des résultats escomptés? Possibilité d’amélioration

La gouvernance des éléments programmatiques individuels semble être transparente et efficace. Les comités relatifs au thème Adaptation gèrent et coordonnent collectivement le thème Adaptation à l’échelle du gouvernement fédéral et des diverses instances. Ces comités se réunissent régulièrement pour partager de l’information sur les résultats et les pratiques exemplaires. Malgré ceci, il a été déterminé qu’il fallait améliorer l’intégration et la coordination des éléments de programme et que les partenaires fédéraux et non fédéraux devraient promouvoir davantage les gains d’efficacité.

  • Même si la gouvernance à l’échelle des éléments de programme n’était pas spécifiquement visée par la présente évaluation, plusieurs exemples de structures programmatiques, comme des comités directeurs et techniques, ont été mis en évidence. En outre, la plupart des projets examinés dans le cadre des études de cas sont dotés de structures de gouvernance documentées et officielles. Dans la plupart des cas, les informateurs clés ont généralement indiqué qu’au sein des éléments de programme, les processus décisionnels sont transparents, les structures sont clairement documentées et les exigences relatives à la production de rapports, aux rôles et aux responsabilités sont bien comprises.
  • En matière de gouvernance au niveau du thème Adaptation, tel que décrit dans la section 2.2, trois comités relatifs au thème étaient axés sur la gestion et la coordination de la prestation des activités du thème à l’échelle fédérale et des diverses instances. Ces comités sont les suivants :
    • Le Comité directeur interministériel des politiques d’adaptation des directeurs généraux (CDPADG), qui propose une approche stratégique coordonnée à l’adaptation aux changements climatiques à l’échelle fédérale et qui est appuyé par une collaboration opérationnelle;
    • Le Comité FPT intergouvernemental sur la politique d’adaptation, qui fait la promotion d’une coordination améliorée de la politique d’adaptation à l’échelle des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux;
    • Le Comité interministériel de gestion des directeurs généraux (CGDG), qui coordonne les programmes du thème Adaptation.Note de bas de page 6 
  • Les trois comités du thème ont chacun un mandat distinct et ils se sont réunis sur une base régulière pendant la période visée par l’évaluation.Note de bas de page 7 
  • Un atelier du CGDG a été organisé en septembre 2014 afin de partager de l’information sur les résultats, les pratiques exemplaires et les leçons retenues. Cela a été perçu de façon positive par les personnes interviewées. Ces dernières ont jugé que cela constituait une méthode de collaboration et de partage de l’information. Toutefois, rien n’indiquait que d’autres mécanismes de moindre envergure visant à faciliter le partage d’informations entre les éléments de programme existaient. En outre, les répondants n’ont pas pu établir clairement dans quelle mesure le CGDG était un mécanisme efficace de collaboration et de partage de l’information.
  • Malgré l’existence de ces comités qui assurent la coordination horizontale des activités du thème, les opinions sont partagées quant à la mesure dans laquelle les comités ont l’effet souhaité. Même si plusieurs références positives aux réunions horizontales ont été faites, quelques cadres supérieurs, et environ la moitié des informateurs clés des groupes restants ont dit vouloir plus de collaboration et de partage d’information parmi les partenaires fédéraux et non fédéraux du programme. Les personnes interviewées et les répondants au sondage ont indiqué qu’une plus grande collaboration faciliterait la prestation efficace du programme et offrirait des possibilités de rendement accru, notamment :
    • une réduction potentielle du dédoublement des efforts grâce aux outils et aux pratiques élaborés ou utilisés par les autres éléments de programme;
    • l’adoption de pratiques communes utiles, comme une méthode de classification des écosystèmes, afin de normaliser les descriptions d’écosystèmes et la coordination des évaluations écologiques dans les secteurs d’intérêt des multiples éléments de programme;
    • des gains d’efficacité découlant de la coordination des communications entre les intervenants des divers éléments de programme qui travaillent à la réalisation de projets similaires (par exemple, organisation de réunions conjointes);
    • un partage des défis similaires et la tenue de discussions pour trouver des solutions potentielles.
  • Bien qu’elle soit structurée différemment du thème Adaptation dans son ensemble, la plateforme d’adaptation de RNCan, qui est une composante du Programme d’adaptation de RNCan, est perçue comme un bon exemple de mécanisme qui favorise la communication au niveau des opérations et de la haute direction en offrant un espace où il est possible de discuter d’idées et d’enjeux avec d’autres intervenants travaillant sur le thème Adaptation et des experts sur le terrain. La plateforme d’adaptation consiste en un organe plénier de représentants de la haute direction et une série de groupes de travail thématiques formés d’experts opérationnels du gouvernement, de l’industrie nationale, d’organismes professionnels, de champions du secteur industriel et du milieu universitaire.Note de bas de page 8  La participation aux groupes de travail est fondée sur des thèmes précis, comme le secteur des ressources naturelles (par exemple, l’exploitation minière), ou sur des thèmes intersectoriels ou régionaux (par exemple, les régions du Nord).

4.2.3. Efficience du programme et solutions de rechange

Enjeu d’évaluation : rendement – efficience et économie Note
6. Le programme est-il mis en œuvre de manière efficace et économique? Possibilité d’amélioration

Les résultats laissent croire que les ressources du programme sont utilisées efficacement et de manière économique. En guise d’exemple de pratique efficace de réduction des coûts de prestation du programme, citons l’utilisation régulière de technologies de l’information afin de faciliter les communications, la collaboration et la sensibilisation, et le recours aux réseaux pour promouvoir les activités et partager l’information. En raison des limites au niveau des données financières, il est impossible de brosser un portrait détaillé du financement total, y compris du financement nouveau et existant, ou des dépenses liées aux activités du thème Adaptation pour la période de quatre ans répartie entre 2011-2012 et 2014-2015.

  • Les données indiquent que les éléments du programme ont encouragé les gains d’efficacité opérationnelle en tirant profit des réseaux afin de faire la promotion des activités et de partager l’information. Par exemple :
    • L’élément programme SAIC de SC fait appel à des réseaux ou à des groupes de travail existants (lorsque cela est possible) et il a accru sa portée en nouant un partenariat avec Météomédia.
    • La plateforme d’adaptation de RNCan utilise les réseaux de ses membres afin de partager de l’information et publiciser ses séries de webinaires.
    • Des représentants inuits et des Premières Nations ont pris part au processus de sélection de l’initiative PCCASS de SC et ont mis à contribution les réseaux de leurs communautés et de leurs régions pour promouvoir le programme.
    • Le PPSCC d’ECCC a collaboré avec l'Initiative de recherche sur les changements climatiques et l'atmosphère (RCCA) du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie afin de fournir un soutien aux chercheurs de l’extérieur dont les projets ont contribué au développement ou à l’amélioration de la science des prévisions climatiques.
  • Les documents et les données sur le rendement indiquent que les éléments de programme ont pu tirer profit du financement par l’entremise de collaborations. Par exemple :
    • Les données sur le rendement tirées du CMR indiquent que pour chaque dollar investi par le PSACCMA du MPO dans des projets de recherche et des outils d’adaptation en 2013‑2014, 0,80 $ ont été fournis en contributions en espèce et en nature.
    • Entre 2011-2012 et 2014-2015, la composante Secteur des sciences de la Terre du programme Adaptation de RNCan a engendré 1,23 $ de sources non fédérales pour chaque dollar de subventions et contributions fédérales.
    • Douze des 37 projets examinés dans l’évaluation de l’IATN de TC comprenaient un soutien financier ou non financier de partenaires extérieurs à TC, ce qui a donné un financement estimé de 1,05 million de dollars en sources de financement non fédérales.
  • Les données indiquent également que les éléments de programme ont régulièrement recours aux technologies de l’information pour faciliter les communications, la collaboration et la sensibilisation, afin de contribuer à la réduction des coûts liés aux programmes. Par exemple :
    • Le PCCASS de SC et l’ININ du CCN et d’AANC ont mis sur pied des sites Web qui visent à informer les partenaires et les intervenants.
    • La composante Adaptation du Programme d’adaptation de RNCan a utilisé un espace de travail en ligne et des appels en téléconférence pour gérer et partager les connaissances. En outre, cette composante sert de mécanisme de collaboration entre les groupes de travail.
    • Le SAIC de SC et le Programme d’adaptation de RNCan ont eu recours à des webinaires pour partager de l’information et développer des capacités. Des représentants du programme de l’ASPC ont également pris note de l’utilisation des webinaires et de présentations lors de conférences.
    • Des informateurs clés ont souligné que l’IATN de TC avait parfois recours à des appels Web ou à des conférences téléphoniques au lieu de réunions en personne. Les économies ainsi engendrées étaient alors réaffectées à l’élaboration d’autres normes.
  • De façon générale, des informateurs clés ont indiqué que les opérations programmatiques sont efficientes, comme l’indiquent les rapports courants, les plans de travail, les processus, les documents de suivi et les réunions consultatives et de gouvernance. Les informateurs clés ont également cerné quelques-unes des pratiques exemplaires que les éléments de programme utilisent pour assurer une prestation efficiente et économique du programme, comme la mobilisation des intervenants pertinents afin de tirer profit de leurs capacités. Cela englobait le travail avec des organisations régionales intermédiaires ayant les connaissances, les compétences et les réseaux pour disséminer l’information à des utilisateurs ultimes locaux; le développement de capacités pertinentes dans les communautés du Nord; et l’adoption accrue du projet par le biais de partenariats et d’une approche participative.
  • Lorsque questionnés au sujet des leçons retenues, d’autres informateurs clés ont proposé des façons d’améliorer la prestation du programme. Les propositions étaient les suivantes :
    • interactions accrues entre ceux et celles qui réalisent les programmes;
    • mobilisation accrue des communautés et des experts locaux;
    • mobilisation précoce des intervenants dans leur ensemble;
    • concentration accrue ou améliorée des ressources sur les régions, les secteurs et les infrastructures les plus prioritaires (ou les plus vulnérables).
  • Une majorité d’informateurs clés n’a pas cerné de modèles de rechange qui permettraient d’obtenir des résultats similaires à un coût moindre, et la majorité des gestionnaires de programme a indiqué que le niveau de financement était suffisant pour permettre l’atteinte des objectifs du programme.
  • Le thème Adaptation est assujetti à la présentation coordonnée de rapports financiers horizontaux. Les données sont présentées dans un rapport de synthèse des dépenses dans le cadre du PQA, lequel est préparé par la Direction générale des services ministériels et des finances d’ECCC et est soumis au Secrétariat du Conseil du Trésor. Ce rapport financier cerne les dépenses planifiées et réelles approuvées par le dirigeant principal des finances de chacune des organisations qui participe au thème Adaptation. Toutefois, le rapport de synthèse des dépenses du PQA ne fournit des détails que sur les fonds nouveaux.
  • Comme indiqué à la section 2.3, le financement total attribué aux activités du thème Adaptation comprend des fonds à la fois nouveaux et existants. Les fonds nouveaux pour les neuf organisations représentaient la majorité du financement total (82 %). Les fonds existants comptaient pour 18 % du financement total et étaient répartis de façon équitable entre sept des neuf organisations. Les tableaux financiers sont présentés à l’annexe B.
  • Seulement trois des sept organisations disposant de fonds existants ont été en mesure de fournir des renseignements complets sur leurs dépenses liées au thème Adaptation; les quatre autres organisations ont eu de la difficulté à fournir des renseignements au sujet de leurs dépenses. Celles-ci n’ont fourni que des informations fragmentaires, voire même aucune information du tout, sur les fonds existants.Note de bas de page 9  De plus, toutes les organisations n’ont pas fourni des détails permettant de justifier suffisamment les écarts entre les budgets et les dépenses quant aux fonds nouveaux et existants. Ainsi, il a été impossible de présenter un portrait financier détaillé des dépenses totales encourues pour les activités du thème Adaptation.

4.2.4. Mesure du rendement

Enjeu d’évaluation : rendement – efficience et économie Note
7. Des données sur le rendement sont-elles recueillies et présentées dans des rapports? Dans l’affirmative, servent-elles à informer les décideurs de la haute direction ? Possibilité d’amélioration

Un modèle logique et un cadre de mesure du rendement (CMR) ont été mis en place pour le thème Adaptation; toutefois, le CMR visant le thème ne cerne pas adéquatement tous les résultats pertinents pour l’ensemble des éléments du programme. Bien que l’on recueille certaines données sur le rendement et qu’on présente celles-ci par éléments de programme dans des rapports organisationnels, un certain nombre d’enjeux ont été observés, ce qui indique que les données recueillies ne permettent pas la tenue d’une évaluation des résultats à l’échelle du thème.

Mesure du rendement

  • Bien qu’un CMR ait été mis en place à l’échelle du thème Adaptation, une analyse du document a révélé que ce dernier n’a pas permis d’identifier adéquatement tous les résultats escomptés pertinents pour chacun des éléments du programme. Les résultats immédiats ont été cernés pour tous les éléments de programme, mais seulement cinq des 10 éléments présentaient un résultat intermédiaire ou plus, et seulement deux éléments de programme comprenaient un résultat final.Note de bas de page 10  Des indicateurs et des cibles ont été précisés pour des extrants et la plupart des résultats cernés.Note de bas de page 11 
  • En décembre 2014, tous les éléments de programme avaient fourni certaines données sur le rendement afin de rendre compte des progrès relatifs aux indicateurs identifiés dans le CMR visant l’ensemble du thème. Toutefois, plusieurs enjeux ont été cernés avec les données de rendement, comme de mauvaises harmonisations entre les données déclarées et les cibles ou les résultats,Note de bas de page 12  les données manquantesNote de bas de page 13  et les données incomplètes.Note de bas de page 14  Seulement deux des cinq éléments de programme assortis de résultats intermédiaires ont déclaré des données à propos de ces résultats.Note de bas de page 15  Ainsi, il n’y a pas suffisamment de données pour déterminer le degré de progrès accomplis vers l’atteinte des cibles pour environ la moitié des indicateurs du CMR.
  • Un examen des données disponibles a indiqué que les éléments de programme utilisaient fréquemment l’approche qui consistait à rendre compte des données des extrants en qualité d’indicateur pour les données sur les résultats dans le CMR, et ce, malgré le fait que les extrants n’étaient pas toujours clairement liés aux résultats. Par exemple :
    • Le PPSCC d’ECCC a fourni des données sur le nombre de téléchargements de l’ensemble de données de sortie du modèle climatique pour le résultat « Les communautés et les secteurs visés reconnaissent qu’une adaptation est nécessaire ».
    • Le SPSPACC de l’ASPC a rendu compte de présentations offertes à des intervenants afin de démontrer que le résultat « Les communautés et les secteurs visés évaluent les risques et les possibilités découlant des changements climatiques » a été atteint.
    • L’ININ du CCN et d’AANC a indiqué le nombre de participants à l’atelier pour le résultat « Les individus, les communautés et les secteurs visés mettent en œuvre des mesures d’adaptation ».
  • Quelques personnes interviewées ont indiqué que des données sur le rendement sont recueillies dans une certaine mesure, tandis que d’autres ont cerné d’autres types de données sur le rendement qui pourraient être utiles. Voici quelques exemples de suggestions :
    • données sur les effets des activités à l’échelle de la communauté ou de la population;
    • collecte de données avant et après afin d’autoriser l’analyse des changements au niveau de la sensibilisation à l’échelle de la communauté ou du secteur et du grand public;
    • analyse de l’utilisation des extrants et de l’impact éventuel de l’utilisation sur l’adaptation aux changements climatiques (par exemple, application d’outils à l’échelle locale, modification des réponses aux événements extrêmes).

Établissement de rapports et utilisation des données sur le rendement

  • Bien qu’il n’y ait pas de mécanisme global pour faire rapport sur le rendement du thème, les rapports organisationnels de chacune des organisations fédérales fournissent des informations sur l’atteinte des résultats pour chacun des éléments de programme. Cependant, la structure et les détails de l’information du thème Adaptation fournis dans les rapports ne sont pas cohérents d’une organisation à l’autre. Par exemple, les rapports sur l’état d’avancement dans les rapports ministériels sur le rendement (RMR) comprennent des descriptions de programme, des résumés des progrès réalisés et des leçons retenues :
    • Le RMR de SC décrit sous forme narrative les progrès réalisés dans le cadre du SAIC; il indique le nombre de communautés partenaires et fournit des exemples de travaux qui ont été achevés.
    • Le RMR de RNCan résume les progrès associés à la Plateforme d’adaptation sous forme de description indiquant le nombre de membres, les nouveaux produits, l’ampleur du financement approuvé et les fonds obtenus au moyen de partenariats.
  • Le personnel du programme et les cadres supérieurs ont indiqué que les données sur le rendement sont utilisées pour produire des rapports. Ils ont aussi fourni des exemples d’utilisation de ces données pour l’élaboration de plans stratégiques et la prise de décisions à l’échelle des programmes.

4.3. Rendement – efficacité

8. Dans quelle mesure le programme a-t-il permis l’atteinte des résultats escomptés?

Résultats immédiats

Enjeu d’évaluation : rendement – efficacité Note
1. Les communautés et les secteurs visés reconnaissent qu’une adaptation est nécessaire Acceptable
2. Les communautés et les secteurs visés évaluent les risques et les possibilités découlant des changements climatiques Acceptable
3. Des mesures d’adaptation ont été cernées pour atténuer les risques et saisir les occasions découlant des changements climatiques Acceptable
4. Les communautés et les secteurs visés connaissent les mesures d’adaptation pertinentes Acceptable
5. Collaboration accrue en matière d’adaptation aux changements climatiques Acceptable

Résultats intermédiaires

Enjeu d’évaluation : rendement – efficacité Note
1. Les communautés et les secteurs visés intègrent l’adaptation dans leur planification Acceptable
2. Les individus, les communautés et les secteurs visés mettent en œuvre des mesures d’adaptation Évaluation impossible

Résultats finaux

Enjeu d’évaluation : rendement – efficacité Note
1. Vulnérabilité réduite des personnes, des communautés, des régions et des secteurs économiques aux conséquences des changements climatiques Évaluation impossible
2. Capacité accrue des individus, des communautés et des secteurs économiques à s’adapter aux changements climatiques Acceptable

La nature et la portée des répercussions de l’adaptation sont vastes et diversifiées, et les preuves de progrès sont largement constituées d’exemples scientifiques liés à différents éléments de programme. Dans l’ensemble, les éléments de programme montrent des progrès vers l’atteinte des résultats immédiats du thème Adaptation. Les données tendent à indiquer que les communautés et les secteurs visés ont commencé à réaliser la nécessité de s’adapter, d’évaluer les risques et les possibilités découlant des changements climatiques et de cerner les mesures d’adaptation, et ce, pendant que leur degré de sensibilisation aux mesures d’adaptation et à la collaboration sur l’adaptation aux changements climatiques augmente.

Malgré certaines données qui démontrent la réalisation de progrès vers l’atteinte des résultats intermédiaires et finaux, il est trop tôt pour tirer des conclusions sur les progrès réalisés au niveau de la mise en œuvre de mesures d’adaptation ou de la réduction de la vulnérabilité des personnes, des communautés, des régions et des secteurs économiques.

Cette section présente les constatations de l’évaluation pour chaque résultat escompté. Un énoncé de cote résumant les progrès observés vers l’atteinte de chaque résultat est compris au début de chacune des sous-sections. Les cotes reposaient sur les données sur le rendement disponibles, ainsi que sur toute autre méthode de collecte de données comme les entrevues, les sondages et les analyses documentaires. Le sondage et les instruments de collecte de données utilisés pour recueillir des données lors des entrevues menées auprès des informateurs clés ont été conçus de façon à ce que les répondants ne soient questionnés que sur les éléments de programme avec lesquelles ils étaient familiers.

Résultat immédiat 1 : Les communautés et les secteurs visés reconnaissent qu’une adaptation est nécessaireNote de bas de page 16  – Acceptable

Les activités et les extrants de l’élément de programme ont contribué à ce que les communautés et les secteurs visés reconnaissent qu’une adaptation est nécessaire. Les progrès réalisés vers l’atteinte de ce résultat ont découlé de la sensibilisation au programme et au partage avec les intervenants d’informations portant sur la nécessité de l’adaptation aux changements climatiques.

  • La documentation, les données sur le rendement et les études de cas indiquent que des progrès sont réalisés pour que les communautés et les secteurs visés reconnaissent qu’une adaptation est nécessaire. Voici des exemples d’activités et d’extrants :
    • Le SPSPACC de l’ASPC a indiqué avoir fait 53 présentations sur la santé publique et le changement environnemental auprès d’intervenants entre 2011-2012 et 2013-2014.
    • Les études de cas indiquent que le projet du SPSPACC sur les changements climatiques, l’adaptation et les maladies gastro-intestinales aiguës dans le Nord du Canada a mesuré et partagé les facteurs de risque autodéclarés de maladies gastro-intestinales à Rigolet.
    • Les données sur le rendement du PCCASS de SC pour les exercices 2012-2013 et 2013-2014 indiquent que la totalité des 27 projets financés (15 en 2012-2013 et 12 en 2013-2014) a déterminé qu’il fallait mettre en place des plans d’adaptation.
    • Le PPSCC d’ECCC, qui assure le suivi des demandes directes de données et de l’accès des utilisateurs en ligne à ses informations, a indiqué avoir reçu, sur une période de trois ans, 61 demandes directes individuelles provenant de toutes les régions du Canada et d’institutions internationales pour l’obtention de données de température.  Les données sur le rendement pour l’exercice 2012-2013 indiquent que les ensembles de données de sortie du modèle climatique ont été téléchargés 21 298 fois depuis le site Web du Centre canadien de la modélisation et de l'analyse climatique.
    • Le PARCCCAN d’AANC a indiqué que trois ateliers régionaux (Yukon, Territoires du Nord-Ouest et régions inuites) ont été organisés afin de mettre en vitrine des projets antérieurs, de générer de l’intérêt et de planifier un nouveau programme. Avec le soutien du PARCCCAN, plusieurs méthodes de partage de l’information et de sensibilisation ont été utilisées pour promouvoir la nécessité de s’adapter. Ces méthodes comprennent notamment des réunions périodiques visant à informer les membres de la communauté des enjeux d’intérêt, l’élaboration d’un site Internet axé sur l’adaptation par rapport aux risques cernés et l’organisation d’ateliers correspondants.
  • Une majorité d’informateurs clés convient que les éléments de programme contribuent à l’atteinte de ce résultat grâce aux activités de partage des informations sur l’incidence des changements climatiques (par exemple, au moyen d’ateliers, d’une formation ou de discussions régionales) et aux données et travaux de recherche liés aux effets des changements climatiques. De plus, la majorité des intervenants externes sondés a indiqué que les produits (86 %) et les activités (81 %) de l’élément de programme ont contribué en grande partie au fait que les communautés et les secteurs reconnaissent la nécessité de s’adapter.

Résultat immédiat 2: Les communautés et les secteurs visés évaluent les risques et les possibilités découlant des changements climatiquesNote de bas de page 17  – Acceptable

Par le biais de l’élaboration de modèles, de projections et de scénarios, les éléments de programme ont aidé les communautés et les secteurs visés à évaluer les risques et les possibilités découlant des changements climatiques.

  • Dans l’ensemble, les données laissent croire que d’importants progrès ont été réalisés à l’égard de l’atteinte de cet objectif, comme le démontrent les quelques exemples qui suivent :
    • Le PCCASS de SC a indiqué avoir financé plusieurs projets inuits et des Premières Nations portant sur l’évaluation des changements climatiques et de leurs risques pour la santé (16 projets en 2012-2013 et 12 projets en 2013-2014).
    • Le SAIC de SC a indiqué avoir mené des évaluations de la vulnérabilité pour deux communautés entre 2011-2012 et 2013-2014.
    • Le Programme d’adaptation de RNCan a appuyé huit évaluations des risques visant des communautés côtières et cinq autres pour le compte de l’industrie de l’énergie depuis 2013.
    • L’Initiative sur l’évolution des forêts du Programme d’adaptation de RNCan a mis au point une trousse d’outils pour l’adaptation afin de permettre aux intervenants d’identifier les risques et les possibilités et de mettre en œuvre des stratégies d’adaptation.
    • Le PARCCCAN d’AANC a appuyé des projets d’évaluation des risques et de la vulnérabilité afin de cerner les secteurs à privilégier pour l’application des mesures d’adaptation (par exemple, parmi ces projets, on retrouvait l’Évaluation de la vulnérabilité de l’eau potable et des eaux usées d’Unama’ki : Première Nation d’Eskasoni).
    • L’IATN de TC a financé des études d’établissement de la portée, des études de la vulnérabilité et des études de surveillance et de base par l’attribution de subventions, de contributions et de contrats. Cela comprenait, par exemple, des projets liés à l’évaluation de l’adaptation aux changements climatiques pour le transport dans les eaux de l’Arctique, l’évaluation de la vulnérabilité de l’infrastructure et des opérations dans le port de Churchill et les routes de navigation afférentes, la détermination des répercussions potentielles des changements climatiques sur l’écoulement fluvial et les niveaux d’eau futurs du fleuve Mackenzie et l’évaluation de la réponse du pergélisol au réchauffement climatique le long de la route de Dempster.
    • Le projet d’Indice de vulnérabilité des infrastructures côtières du PSACCMA du MPO est en cours d’élaboration afin de permettre aux gestionnaires d’identifier les risques et les stratégies d’adaptation liés aux infrastructures dans les ports côtiers pour petits bateaux du MPO.
    • En 2013, ECCC a élaboré un document ministériel d’orientation pour l’évaluation des risques associés aux changements climatiques. Un atelier portant sur cet enjeu a eu lieu en mars 2013. Des représentants de 15 ministères et organismes fédéraux y ont pris part.
  • La plupart des informateurs clés sont d’avis que les éléments de programme ont contribué à l’atteinte de ce résultat par la tenue d’évaluations des risques communautaires et la participation des communautés aux projets. Ils ont notamment cité en exemple le projet CCÉCNC de l’APC et PCCASS de SC. Les informateurs clés ont également souligné que les éléments de programme ont contribué à l’atteinte de ce résultat par l’élaboration de modèles, de projections et de scénarios qui démontraient dans quelle mesure les changements climatiques affecteraient certaines régions ou certains types d’infrastructures. De plus, ces informateurs clés ont mentionné qu’un appui a été fourni aux communautés et aux secteurs afin qu’ils puissent interpréter les modèles et appliquer l’information à la satisfaction des besoins locaux. Par exemple :
    • Le PPSCC d’ECCC fournit des scénarios et des outils de réduction de la portée par l’entremise du site Web de Données et scénarios climatiques canadiens (anciennement le Réseau canadien des scénarios des changements climatiques). Le PPSCC a reçu plus de 500 000 demandes de données de scénarios climatiques entre juillet 2012 et mars 2013.
    • Le CCÉCNC de l’APC a réalisé une cartographie des écotypes dans cinq parcs nationaux du Nord en appui au projet d’évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques.
  • En moyenne, environ les trois quarts des répondants au sondage ont indiqué que, dans une grande mesure, les produits et les services ont permis aux communautés et aux secteurs d’évaluer leurs risques et les possibilités découlant des changements climatiques.

Résultat immédiat 3 : Des mesures d’adaptation ont été cernées pour atténuer les risques et saisir les occasions découlant des changements climatiquesNote de bas de page 18  – Acceptable

Les données révèlent de nombreux exemples précis de mesures d’adaptation mises en œuvre dans une majorité d’éléments de programmes pertinents du thème.

  • Les documents du programme et les données de rendement fournissent de nombreux exemples de progrès vers la réalisation de ce résultat. Par exemple :
    • Selon les données sur le rendement du projet CCÉCNC de l’APC pour 2013-2014, de nouvelles mesures de surveillance pour tous les parcs nationaux du Nord ont été cernées. Ces nouvelles mesures ont été incorporées aux plans opérationnels à long terme de chacun des parcs, et ce, afin d’assurer le suivi de l’intégrité écologique. Les données acquises visent à appuyer la planification future de l’adaptation aux changements climatiques.
    • Les documents et les données sur le rendement pour l’exercice 2013-2014 montrent que tous les projets du PCCASS de SC ont identifié des mesures d’adaptation. Parmi les projets financés qui ont cerné des mesures d’adaptation pertinentes, on retrouve, par exemple, des projets de développement des capacités et de transfert de connaissances, ainsi que des projets axés sur le maintien des activités traditionnelles et de sécurité alimentaire.
    • Le PSACCMA du MPO a indiqué en 2014 que des outils d’adaptation ont été élaborés pour les gestionnaires de programme dans 40 % des secteurs programmatiques pertinents du MPO. De plus, des connaissances ont été acquises afin d’appuyer la mise en place de mesures futures d’adaptation dans 50 % des secteurs programmatiques pertinents du MPO.
    • Au cours de la période couverte par l’évaluation, l’ININ du CCN et d’AANC a travaillé à l’élaboration de quatre nouvelles normes visant à orienter l’adaptation des infrastructures; une cinquième norme est toujours en cours de développement.
    • Les projets relevant du Programme d’adaptation de RNCan ont mené des analyses coûts-bénéfices de mesures d’adaptation mises en œuvre pour la gestion des côtes et le secteur minier.
    • L’étude de cas portant sur le sous-projet sur les eaux municipales du PARCCCAN d’AANC a déterminé que le projet a cerné des mesures d’adaptation et des possibilités d’amélioration des infrastructures de traitement de l’eau potable et des eaux usées dans les communautés du Nunatsiavut.
    • Le PARCCCAN a indiqué en 2013-2014 que pour les sept projets ayant terminé un plan d’adaptation, 14 communautés ont défini des mesures d’adaptation. Un de ces projets est la Planification de l’adaptation aux changements climatiques dans la réserve de la Première Nation des Chippewas de l’île Georgina.
  • La plupart des informateurs clés conviennent que les éléments du programme contribuent à la détermination des mesures d’adaptation. Au nombre des exemples, on retrouve des outils qui se penchent sur les changements chimiques au niveau des pêcheries; des systèmes d’alerte et d’intervention en cas de chaleur dans les municipalités et les provinces; des méthodes de lutte contre les maladies à transmission vectorielle; des plans d’adaptation propres à la communauté; le Guide du propriétaire sur le pergélisol; des stratégies locales de sécurité alimentaire; des normes relatives aux infrastructures; et des guides sur la gestion de la ventilation et de la surcharge due à la neige.
  • En outre, une majorité de répondants au sondage a indiqué que les produits et les activités de l’élément de programme ont contribué dans une large mesure à la détermination de mesures d’atténuation des risques liés aux changements climatiques (86 % chacun pour les produits et les activités) et des possibilités découlant des changements climatiques (65 % et 69 % pour les produits et les activités, respectivement).

Résultat immédiat 4 : Les communautés et les secteurs visés connaissent les mesures d’adaptation pertinentesNote de bas de page 19  – Acceptable

Les éléments de programme sont généralement perçus par les informateurs clés et les répondants au sondage comme ayant contribué à la sensibilisation des secteurs et des communautés ciblés aux mesures d’adaptation pertinentes. De nombreux exemples de sensibilisation des intervenants et d’activité de transfert des connaissances sont disponibles pour appuyer ce point de vue.

  • Une majorité d’informateurs clés convient que les éléments du programme contribuent à l’atteinte de ce résultat. Ce point de vue s’appuyait généralement sur une participation aux événements ou aux activités qui partageaient directement des outils avec les communautés et les secteurs industriels. Les informateurs clés qui ne partageaient pas ce point de vue avaient tendance à bien connaître les éléments de programme qui élaboraient encore des outils, ou qui en avaient élaboré récemment.
  • D’après les résultats des entrevues avec les informateurs clés, parmi les efforts visant à accroître la sensibilisation, on retrouvait les communications et la publication de messages dans les médias sociaux, les ateliers, les webinaires, les partenariats et les comités et les publications. Voici quelques exemples spécifiques :
    • Le PCCASS de SC a distribué des rapports sur les mesures d’adaptation à des communautés ciblées et il a organisé des ateliers sur l’adaptation au changement climatique et la santé ainsi que des séances de partage des connaissances pour plus de 100 chefs et membres des communautés inuites et des Premières Nations dans l’Arctique à l’automne 2013.
    • Le Programme d’adaptation de RNCan a tenu de nombreuses réunions et discussions avec des intervenants du Nord et du gouvernement au sujet de la recherche continue liée au secteur minier.
    • Des ateliers ont été organisés dans le cadre des travaux du projet CCÉCNC de PC dans huit communautés nordiques pour quatre parcs nationaux du Nord.
    • Un cours d’accréditation sur la chaleur et la santé destiné aux professionnels de la santé a été élaboré par le SAIC de SC, lequel a accueilli quelque 200 participants et mis en œuvre une stratégie de distribution visant à améliorer la portée du matériel pour les intervenants concernés.
  • On dénote également plusieurs exemples d’efforts continus visant à sensibiliser davantage les publics cibles qui en sont aux étapes préliminaires de développement ou de mise en œuvre :
    • Les constatations de l’étude de cas indiquaient que le projet du SPSPACC sur les changements climatiques, l’adaptation et les maladies gastro-intestinales aiguës dans le Nord du Canada travaille à cerner des mesures d’adaptation spécifiques pour les communautés du Nord.
    • En réponse aux résultats de l’évaluation de l’IATN, TC s’est engagé à finaliser un plan de transfert des connaissances afin de communiquer aux publics cibles le savoir acquis dans le cadre des investissements dans l’IATN.
    • L’étude de cas de l’Initiative sur l’évolution des forêts du Programme d’adaptation de RNCan a révélé que l’on estimait que des efforts supplémentaires de sensibilisation sont nécessaires pour porter les modèles et les données élaborés à l’attention des partenaires régionaux. Des fonds ont été alloués à la réalisation de tels efforts en 2015-2016.Note de bas de page 20 
  • Une majorité de répondants au sondage a indiqué que les produits (87 %) et les activités (85 %) de l’élément de programme ont contribué, dans une large mesure, à l’accroissement de la sensibilisation aux mesures d’adaptation.
  • Comme il est mentionné à la section 4.2.1, des travaux supplémentaires sont requis pour accroître la sensibilisation et la mobilisation des intervenants en lien avec les activités d’adaptation, pour aider davantage les communautés et les secteurs à intégrer les plans et les activités d’adaptation et réduire les vulnérabilités. Toutefois, dans le contexte des résultats immédiats du programme, des progrès acceptables ont été réalisés quant à la sensibilisation des communautés et des secteurs visés aux mesures d’adaptation pertinentes.

Résultat immédiat 5 : Augmentation de la collaboration en matière d’adaptation aux changements climatiquesNote de bas de page 21  – Acceptable

De façon générale, les informateurs clés sont d’avis que les éléments de programme ont contribué à accroître la collaboration entre les partenaires gouvernementaux, communautaires et sectoriels quant à l’adaptation aux changements climatiques. Les progrès réalisés dans ce secteur sont davantage appuyés par des exemples documentés, des données sur le rendement et des résultats du sondage.

  • Une majorité d’informateurs clés estime que les éléments de programme ont permis d’accroître efficacement la collaboration sur l'adaptation aux changements climatiques. Les informateurs clés ont indiqué que des collaborations ont eu lieu entre une panoplie de partenaires et d’intervenants, y compris des représentants d’autres organisations gouvernementales (ministères fédéraux, provinces, territoires et municipalités), industries, organisations vouées à la recherche sur le climat, universités et communautés inuites et des Premières Nations. De telles collaborations varient sur le plan de la complexité, du partage de l’information à la collaboration active sur la conception du programme, de l’établissement des priorités, des évaluations des besoins et de la recherche-développement portant sur les outils.
  • Selon certains informateurs clés, la plateforme d’adaptation de RNcan constitue une pratique exemplaire qui encourage la collaboration. Cette plateforme a réuni plus de 200 membres représentants toutes les provinces et les territoires, huit ministères fédéraux, quatre industries, de nombreuses universités et plusieurs autres organisations pour développer des outils et mener des travaux de recherche. Au moins 16 nouvelles collaborations ont été établies entre 2011-2012 et 2013-2014, y compris quatre nouveaux groupes de travail en 2013-2014.
  • L’IATN de TC a mis sur pied deux réseaux d’expertise formés d’intervenants des provinces, des territoires, d’universités, de collèges et, dans une moindre mesure, du secteur privé. Ces réseaux sont le Réseau d'expertise sur les infrastructures de transport dans les régions à pergélisol et le Réseau d'experts en transport dans les eaux arctiques. La récente évaluation de l’IATN a déterminé que ces réseaux sont des outils efficaces de stimulation de la collaboration entre les gouvernements territoriaux et les chercheurs.
  • Le PPSCC d’ECCC appuie la participation à des collaborations nationales et internationales sur la science du climat, ainsi que les contributions aux évaluations portant sur la science du climat et sur les répercussions des changements climatiques et l’adaptation à ces derniers (aux échelles nationale et internationale). Les représentants du PPSCC ont rencontré les membres de consortiums régionaux sur le climat afin de discuter de la production et de la fourniture d’informations climatiques.
  • Par l’entremise de son SAIC, SC collabore avec le Service météorologique du Canada d’ECCC, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, Santé publique Ontario et des directions de santé publique afin d’harmoniser le SAIC à l’échelle de la province.
  • Les résultats de l’étude de cas portants sur le PSACCMA du MPO montrent que la collaboration sur l’Indice de vulnérabilité des infrastructures côtières a permis de réduire les obstacles entre les experts scientifiques, techniques, stratégiques et économiques au sein du MPO. Cette collaboration interne est jugée avoir facilité les communications et le partage de l’information et des données.
  • Les résultats de l’étude de cas montrent que cinq des 23 collaborations officielles rapportées par le SPSPACC de l’ASPC en 2014 découlaient directement du projet de sondage sur le fardeau de la maladie (FM).Note de bas de page 22  Des gouvernements locaux et des intervenants communautaires consultés tout au long du projet ont fourni des conseils quant à la conception du sondage. Une discussion continue avec les membres de la communauté a été entamée afin de les sensibiliser davantage au but du projet et aux événements de partage des résultats organisés dans les communautés locales.
  • Outre les exemples de collaboration susmentionnés à l’échelle des éléments de programme, ECCC a facilité la collaboration entre les partenaires fédéraux prenant part aux activités d’adaptation aux changements climatiques par le biais de ses travaux liés à la présidence des comités de gouvernance (par exemple, le CDPADG et le Comité FPT sur la politique d’adaptation, qui sont décrits à la section 2.2).
  • Une majorité de répondants au sondage a indiqué que les produits (83 %) et les activités (82 %) de l’élément de programme ont contribué dans une grande mesure à l’accroissement de la collaboration sur l’adaptation aux changements climatiques.
  • Comme discuté à la section 4.2.1, il faudra travailler davantage à l’amélioration du concept du thème Adaptation afin de maximiser la collaboration avec les intervenants existants et potentiels en lien avec les activités d’adaptation, et ce, afin de permettre davantage, au final, aux communautés et aux secteurs d’intégrer les mesures d’adaptation à leurs plans et activités et réduire ainsi les vulnérabilités. Toutefois, dans le contexte de la façon dont le thème fonctionnait lors de la période visée par l’évaluation, des progrès acceptables ont été réalisés quant à l’accroissement de la collaboration sur l’adaptation aux changements climatiques.

Résultat intermédiaire 1 : Les communautés et les secteurs visés intègrent l’adaptation dans leur planificationNote de bas de page 23  – Acceptable

Certaines communautés et certains secteurs font des progrès dans l’intégration de mesures d’adaptation dans leurs plans. Bien que les progrès aient été modestes jusqu’à présent, les répondants estiment qu’il s’agit de progrès acceptables à cette étape-ci de la programmation sur l’adaptation.

  • Le sondage et la rétroaction obtenue laissent croire que les intervenants pensent que les éléments de programme contribuent à l’atteinte de ce résultat. Une grande partie des répondants au sondage ont indiqué que les produits (81 %) et les activités (79 %) de l’élément de programme ont contribué dans une large mesure à l’intégration de mesures d’adaptation dans leurs plans par les communautés et les secteurs. Les informateurs clés ont également indiqué que les éléments de programme contribuent à ce résultat au moins dans une certaine mesure. Quelques répondants ont également affirmé qu’il est probablement trop tôt pour avoir une opinion nette à ce sujet et que les outils permettant d’évaluer ce résultat ne sont pas disponibles. On reconnaît également que bien qu’il y ait une certaine planification, cette dernière ne peut pas être entièrement attribuée aux travaux réalisés dans le cadre du programme.
  • Voici quelques exemples de quelques mesures d’adaptation envisagées dans la planification communautaire et sectorielle :
    • Projets financés par l’entremise du PCCASS de SC dans le cadre desquels des plans communautaires ont été développés pour améliorer la sécurité alimentaire et la durabilité des logements;
    • Quelques exemples préliminaires dans le cadre desquels la recherche menée par l’IATN de TC a été prise en considération lors de la conception et de l’adaptation des infrastructures;
    • Le développement d’un plan détaillé par 41 organisations partenaires, y compris les gouvernements locaux, les ministères provinciaux et les propriétaires d’infrastructures de transport majeures, lié au Programme d’adaptation de RNCan, afin de s’adapter aux inondations catastrophiques des rivières et des zones côtières dans le Lower Mainland de la Colombie-Britannique;
    • Des régions qui développent des plans en réponse aux projections de maladies transmises par vecteurs fournies par le SPSPACC de l’ASPC;
    • Des secteurs qui tiennent compte des modèles et projections de changements climatiques fournis par le PPSCC d’ECCC dans le cadre de la planification future des infrastructures.
  • Parallèlement, les répondants clés de l’étude de cas portant sur l’Initiative sur l’évolution des forêts du Programme d’adaptation de RNCan ont indiqué qu’il était encore trop tôt dans le calendrier du programme pour observer des résultats intermédiaires.Note de bas de page 24  Les constatations de l’étude de cas visant le projet du SPSPACC sur les changements climatiques, l’adaptation et les maladies gastro-intestinales aiguës dans le Nord du Canada montrent que bien que les régions d’Iqaluit et de Rigolet n’ont pas encore intégré l’adaptation à leurs plans, des progrès ont tout de même été réalisés vers l’identification de mesures d’adaptation grâce aux extrants du projet. Ceux-ci ont fourni à Iqaluit et à Rigolet des informations et des outils permettant d’orienter la planification de l’adaptation, mais les informateurs clés qui ont pris part à l’étude de cas ont indiqué que des suivis devront être faits dans les communautés afin d’évaluer adéquatement les progrès réalisés vers l’atteinte des résultats intermédiaires.

Résultat intermédiaire 2 : Les individus, les communautés et les secteurs visés mettent en œuvre des mesures d’adaptationNote de bas de page 25  – Évaluation impossible

Bien que certaines mesures d’adaptation aient été mises en œuvre, les progrès réalisés ne sont qualifiés que de préliminaires. Ainsi, il est trop tôt pour conclure adéquatement sur le statut de ce résultat ou pour dire si les progrès réalisés jusqu’ici sont conformes aux attentes.

  • L’évaluation a permis de mettre en lumière plusieurs exemples documentés ou signalés de mesures d’adaptation qui ont été mises en œuvre. En voici des exemples :
    • Le programme SAIC de SC a mis à l’essai avec succès des systèmes d’alerte et d’intervention en cas de chaleur dans quatre communautés, et des systèmes d’alerte et d’intervention en cas de chaleurs sont opérationnels ou en cours de développement à l’échelle de la province au Manitoba, en Alberta et en Ontario.
    • L’IATN de TC a financé des travaux de recherche sur le pergélisol liés aux eaux souterraines et au transfert de chaleur, lesquels ont appuyé la décision de mettre à l’essai des fossés intercepteurs permettant de rediriger les eaux souterraines le long d’une section limitée de la route de l’Alaska.
    • Le programme SAIC a mis en œuvre un projet d’harmonisation en Ontario qui comprenait un projet pilote auquel ont participé des directions de santé publique dans le Grand Toronto pendant les Jeux panaméricains et parapanaméricains à l’été 2015.
    • Un système de thermosyphonNote de bas de page 26  a été mis en œuvre à l’aéroport d’Iqaluit à la suite des travaux réalisés par l’INIT du CCN et d’AADNC.
    • Un système de filtration de l’eau a été mis en œuvre par le PCCASS de SC afin d’assurer que l’eau demeure potable en période de tempêtes fortes.
    • Un réseau de surveillance des glaces a été mis sur pied afin de surveiller la stabilité des glaces marines. Le réseau a été mis en œuvre avec le soutien du PCCASS.
  • Dans l’ensemble, les informateurs clés ont fourni différentes opinions au sujet de ce résultat. Alors que certains informateurs clés ont indiqué que les éléments de programme ont incité les communautés et les secteurs à mettre en œuvre des mesures d’adaptation, d’autres ont mentionné qu’il était trop tôt pour avoir une opinion à ce sujet. En outre, quelques informateurs clés ont indiqué qu’une bonne part de la mise en œuvre des mesures d’adaptation n’a pas encore eu lieu et que celle-ci est seulement prévue dans l’avenir. Les constatations de l’étude de cas dépeignent un portrait similaire. Par exemple :
    • L’étude de cas portant sur le projet du SPSPACC de l’ASPC axé sur les changements climatiques, l’adaptation et les maladies gastro-intestinales aiguës dans le Nord du Canada a conclu que bien que les informations et les outils aient été développés et fournis, un suivi dans les communautés est nécessaire pour évaluer adéquatement dans quelle mesure celles-ci les utilisent lors de la mise en œuvre de mesure d’adaptation.
    • L’étude de cas du sous-projet sur les eaux municipales du PARCCCAN d’AANC a conclu que bien que le projet ait contribué au développement d’outils d’évaluation et de prise de décisions pouvant être utilisés par les gouvernements locaux et régionaux dans le cadre de futures activités de planification et de développement, aucune donnée relative à l’utilisation des outils n’était disponible au moment de la collecte des données.
    • L’étude de cas visant l’Initiative sur l’évolution des forêts du Programme d’adaptation de RNCan a révélé que les informateurs clés étaient d’avis qu’il était trop tôt encore pour pouvoir observer des résultats intermédiaires.
    • L’étude de cas portant sur le projet d’Indice de vulnérabilité des infrastructures côtières (IVIC) du PSACCMA du MPO en est venue à la même conclusion générale, soit qu’il était encore trop tôt dans le processus d’élaboration pour pouvoir évaluer ce résultat. Lorsque le développement de l’indice sera terminé, les régions littorales des ports pour petits bateaux disposeront d’un outil d’adaptation utile pour les infrastructures côtières.
  • Le sondage a révélé que seulement une mince majorité des répondants estime que les produits (64 %) et les activités (59 %) de l’élément de programme contribuent dans une large mesure à la mise en œuvre de mesures d’adaptation.

Résultat final 1 : Vulnérabilité réduite des individus, des communautés, des régions et des secteurs économiques aux conséquences des changements climatiquesNote de bas de page 27  – Évaluation impossible

Les constatations tirées du sondage et des entrevues réalisées auprès d’intervenants clés indiquent que les éléments de programme ont contribué à réduire la vulnérabilité des individus, des communautés, des régions et des secteurs aux répercussions des changements climatiques. Certaines des personnes interviewées ont noté qu’il était toutefois trop tôt pour évaluer les progrès réalisés vers l’atteinte de ce résultat.Note de bas de page 28  Les exemples fournis se rapportent généralement à l’établissement des conditions permettant de réduire la vulnérabilité, plutôt que sur la réduction de la vulnérabilité elle-même.

  • Une majorité des répondants a indiqué que les produits et les activités de l’élément de programme réduisent dans une large mesure la vulnérabilité des communautés (78 % pour les produits et 82 % pour les activités), des régions (78 % et 64 %, respectivement) et des personnes (73 % et 74 %, respectivement). Une majorité des répondants (63 %) a également indiqué que les activités réalisées dans le cadre du programme contribuent largement à réduire la vulnérabilité des secteurs économiques.
  • Environ la moitié des informateurs clés a indiqué que les éléments de programme ont contribué à réduire les vulnérabilités. Il est important de noter que certains des informateurs clés ont indiqué qu’il n’y avait pas suffisamment d’information pour évaluer la contribution du programme à ce résultat. De plus, bien que des informateurs clés aient fourni un certain nombre d’exemples d’actions qui devraient éventuellement engendrer une réduction de la vulnérabilité, peu ont véritablement démontré ce résultat. Voici quelques exemples du type d’activités qui devraient permettre la réduction des vulnérabilités :
    • Accroissement de la sensibilisation et amélioration de la connaissance des risques liés aux changements climatiques (par exemple, le PCCASS de SC a sensibilisé davantage la population aux répercussions des changements climatiques dans le Nord).
    • Mobilisation des communautés et des secteurs dans les activités de développement d’outils, ce qui permet ainsi aux outils d’être appliqués aux régions les plus vulnérables (par exemple, mise en œuvre de programmes de résilience des jeunes en vertu du PCCASS dans le cadre desquels les jeunes apprennent des compétences culturellement appropriées afin de vivre sous un climat en pleine évolution).
    • Identification des populations les plus vulnérables aux répercussions des changements climatiques, de sorte que les régions et les organisations puissent développer des réponses ciblées (par exemple, le SPSPACC de l’ASPC a déterminé les groupes d’âge les plus à risque de contracter la maladie de Lyme).
    • Développement de normes pouvant être utilisées pour déterminer dans quelles infrastructures il convient d’investir et comment on doit préparer  les infrastructures pour que celles-ci puissent résister aux changements causés par les changements climatiques (par exemple, les travaux entrepris par l’ININ du CCN et d’AANC).
  • Les études de cas laissent également supposer qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur la question de la réduction des vulnérabilités. Le projet du SPSPACC de l’ASPC sur les changements climatiques, l’adaptation et les maladies gastro-intestinales aiguës dans le Nord du Canada n’a pu fournir aucune conclusion quant aux progrès réalisés vers l’atteinte de ce résultat. Des informateurs clés qui ont participé à l’étude de cas ont noté que des suivis devraient être faits auprès des communautés pour évaluer adéquatement les progrès réalisés à cet égard. De plus, des informateurs clés ayant pris part à l’étude de cas sur le sous-projet sur les eaux municipales du PARCCCAN d’AANC ont signalé que l’utilisation des outils dans le cadre des futures activités de planification débouchera éventuellement sur une réduction des vulnérabilités. Ils ont également mentionné qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’ampleur des progrès réalisés vers l’atteinte de ce résultat.

Résultat final 2 : Capacité accrue des individus, des communautés et des secteurs économiques à s’adapter aux changements climatiquesNote de bas de page 29  – Acceptable

Certains progrès ont été réalisés quant à l’accroissement de la capacité des individus, des communautés et des secteurs à s’adapter aux changements climatiques par la participation à des projets, le partage des connaissances et l’amélioration des capacités en matière de recherche.

  • Voici des exemples documentés de la manière dont les capacités des individus, des communautés et des secteurs ont été accrues :
    • Le PCCASS de SC a appuyé des projets qui ont contribué au développement d’installations de recherche dans les communautés inuites et des Premières Nations.
    • Par le biais de l’IATN de TC, la capacité d’adaptation aux changements climatiques est en cours de développement au sein de divers groupes d’intervenants, notamment de chercheurs universitaires, de gestionnaires de politiques territoriales et provinciales et de personnel d’ingénierie et d’exécution technique. Les réunions de réseautage et les ateliers sont désignés comme étant des outils clés pour le développement des capacités.
  • Une majorité d’informateurs clés est d’avis que les éléments de programme contribuent au développement de la capacité des individus, des communautés et des secteurs à s’adapter aux changements climatiques, notamment par la fourniture d’informations et d’outils scientifiques à l’intention des communautés et des secteurs (par exemple, outils de modélisation des risques développés par le SPSPACC de l’ASPC; données de référence tirées du CCÉCNC d’APC visant à définir les changements régionaux découlant des changements climatiques).
  • Une majorité de répondants au sondage a indiqué que les produits et les activités de l’élément de programme ont contribué dans une large mesure à accroître la capacité des individus (59 % et 62 %, respectivement), des communautés (63 % et 64 %, respectivement), des régions (60 % et 65 %, respectivement) et du secteur économique (74 % et 75 %, respectivement) à s’adapter aux changements climatiques.
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