Bulletin trimestriel des impacts liés au climat et aperçu saisonnier pour la région du golfe du Maine : mars 2020

Phénomènes importants de la région du golfe du Maine – de décembre 2019 à février 2020

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L’image montre la carte de la région du golfe du Maine et met en évidence les phénomènes météorologiques et climatiques importants qui se sont produits de décembre 2019 à février 2020.

Décembre

Du 2 au 4 décembre, une tempête a laissé dans son sillage jusqu’à 90 cm (36 po) (en anglais seulement) de neige en Nouvelle‑Angleterre, avec des taux d’accumulation de neige (en anglais seulement) de plus de 5 cm (2 po) par heure. Les régions côtières du Maine ont reçu jusqu’à 50 mm (2 po) de grésil et 6 mm (0,25 po) de glace provenant de la pluie verglaçante. La tempête a entraîné des déplacements difficiles, des annulations de vols et des fermetures d’écoles.

La région a enregistré plus de 50 mm (2 po) de pluie lors d’une tempête les 9 et 10 décembre. Des inondations (en anglais seulement) se sont produites et des routes et des ponceaux ont été emportés par les eaux dans le sud du Nouveau‑Brunswick. Des rafales de vent soufflant à plus de 90 km/h (55 mi/h) ont endommagé des toits et causé des pannes de courant chez plus de 50 000 (en anglais seulement) abonnés de la Nouvelle‑Écosse. Des températures exceptionnellement douces de 10 à 14 °C (de 50 à 58 °F) accompagnaient la tempête.

Du 13 au 15 décembre, le sud du Maine et du New Hampshire ont reçu de 75 à 125 mm (de 3 à 5 po) de pluie, ce qui a donné lieu à des crues éclairs (en anglais seulement) et à un carambolage sur l’Interstate 95. (en anglais seulement) À Portland, le 14 décembre s’est classé au troisième rang en matière de record de précipitations pour un jour de décembre. Dans les Maritimes, des vols et des traversiers ont été annulés et des records de chaleur de 10 à 17 °C (de 50 à 63 °F). (en anglais seulement)

Janvier

 Le 11 janvier, de nombreuses régions ont connu des températures exceptionnellement douces de 10 à 21 °C (de 50 à 70 °F). Ce fut parmi les 10 plus chaud jours jamais enregistrés pour un mois de janvier pour Boston et Portland. Le 12 janvier, le temps est demeuré doux dans le sud de la Nouvelle-Angleterre. La température maximale de 23 °C (74 °F) (en anglais seulement) enregistrée à Boston, soit 21 °C (38 °F) au-dessus de la normale, représente la journée de janvier la plus chaude du site, et la quatrième journée la plus chaude à Concord. Dans le nord/centre du Maine (en anglais seulement) et les Maritimes, où les températures étaient plus froides, une tempête a laissé des précipitations de neige, de grésil et de verglas (image en anglais seulement). L’accumulation de neige a atteint 37 cm (15 po), notamment à Caribou qui a connu son huitième jour de janvier le plus enneigé. La tempête a causé de mauvaises conditions routières et perturbé le transport aérien.

Le 16 janvier, une tempête a laissé jusqu’à 30 cm (12 po) de neige et causé des rafales de vent atteignant jusqu’à 105 km/h (65 mi/h) dans la région. Les conditions de voile blanc ont entraîné la fermeture du passage de Cobequid, lequel relie la Nouvelle-Écosse au reste du Canada, pendant 14 heures.

Une tempête les 25 et 26 janvier a laissé jusqu’à 50 mm (2 po) de pluie sur une grande partie de la région. Le nord du Maine et certaines parties du Nouveau-Brunswick ont reçu de la pluie verglaçante, avec accumulation de glace de plus de 10 mm (0,40 po) créant des conditions routières dangereuses. (en anglais seulement)

Février

Une tempête se renforçant rapidement a frappé la région les 6 et 7 février, apportant de la neige, de la glace et des rafales de vent atteignant jusqu’à 137 km/h (85 mi/h). C’est dans le nord du Maine (image en anglais seulement) qu’il est tombé le plus de neige, jusqu’à 58 cm (23 po), avec des conditions de voile blanc. La tempête a fait tomber des arbres et des câbles (en anglais seulement) et privé d’électricité près de 155 000 abonnés de la Nouvelle‑Angleterre. Plus de 20 heures de pluie verglaçante ont été enregistrées en Nouvelle-Écosse, où 135 000 abonnés ont été privés d’électricité, le dôme d’un centre sportif s’est effondré, (en anglais seulement) et un bâtiment historique (en anglais seulement) a subi des dommages. 

Une tempête du 26 au 28 février a laissé dans son sillage jusqu’à 40 cm (16 po) de neige dans les régions montagneuses de la Nouvelle-Angleterre et jusqu’à 45 mm (2 po) de pluie en Nouvelle-Écosse. Les rafales de vent ont atteint 120 km/h (75 mi/h), avec des vents de Suêtes de 229 km/h (142 mi/h) au Cap-Breton. La tempête a fait tomber des arbres et des câbles et privé d’électricité plus de 40 000 abonnés des Maritimes. Elle a également causé des inondations côtières (en anglais seulement) dans le Maine.  

Vue d’ensemble du climat des régions – pour décembre 2019 à février 2020

Températures : Écart hivernal par rapport à la normale

Carte des écarts de température par rapport à la normale, moyennés pour la période de décembre 2019 à février 2020. Les normales de températures sont basées sur les données de 1981 à 2010.
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La carte des écarts de température hivernaux par rapport à la normale, moyenne de décembre 2019 à février 2020, montre des conditions plus chaudes que la normale en moyenne dans la région du golfe du Maine. Les températures ont dépassé les normales de jusqu’à 4 degrés en moyenne dans la majeure partie du Maine et du Nouveau-Brunswick. Dans l’ensemble, le reste de la région a enregistré des températures de 1 à 2 degrés au-dessus de la normale, à l’exception du Cap-Breton et des régions côtières de l’est de la Nouvelle-Écosse où la température était près de la normale ou jusqu’à 1 degré au‑dessus de la normale.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les anomalies positives (supérieures à la normale) sont représentées par des tons de rouge, atteignant +5 degrés Celsius et plus. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -5 degrés Celsius et moins. Le blanc indique des conditions près de la normale (+0,5 Celsius à -0,5 Celsius).

Les températures hivernales (moyenne des mois de décembre, janvier et février) ont atteint jusqu’à 4 °C (7 °F) au-dessus de la normale. Cet hiver a été le deuxième plus chaud à Boston, le quatrième à Caribou et le septième à Portland. À Boston, il s’agit du deuxième hiver seulement enregistré où les basses températures ne sont pas descendues sous les -11 °C (12 °F).

En décembre, les températures se sont maintenues près de la normale dans la plupart des régions, mais ont grimpé jusqu’à 3 °C (5 °F) au-dessus de la normale dans certains secteurs du Nouveau‑Brunswick, du Maine et du nord du New Hampshire.

Janvier a été doux, avec des températures atteignant 5 °C (9 °F) au-dessus de la normale. Ce mois de janvier est parmi les 10 plus doux jamais enregistré dans plusieurs régions.

Au mois de février, les températures ont atteint jusqu’à 3 °C (5 °F) au-dessus de la normale. Pour Boston, il s’agit du troisième mois de février le plus chaud, et pour Yarmouth, le huitième.

Graphique de la série chronologique des températures normales et des températures moyennes journalières de décembre 2019 à février 2020, à Portland, au Maine. Les températures moyennes ont été fréquemment supérieures à la normale (en rouge) durant l’hiver, avec très peu de journées froides (en bleu). Source : Climate Prediction Center (CPC) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.
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Le graphique de la série chronologique montre des températures quotidiennes moyennes pour les mois de décembre 2019 à février 2020, comparativement à la normale, à Portland, au Maine. Il montre que les températures étaient généralement au‑dessus de la normale, à l’exception de jours occasionnels sur l’ensemble de la période.

L’échelle verticale est en degrés Celsius, soit de -15 à +15 degrés. L’échelle du bas représente les dates de décembre 2019 à février 2020.

Précipitations : Pourcentage de la normale hivernale des chutes de neige

Carte du total des précipitations hivernales en pourcentage de la quantité totale normale (de décembre 2019 à février 2020). Les normales de précipitations aux États-Unis sont basées sur les données de 1981 à 2010; les normales de précipitations au Canada sont basées sur les données de 2002 à 2018.
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La carte illustre les précipitations totales exprimées en pourcentage des normales de précipitations pour les mois de décembre 2019 à février 2020. Les conditions s’approchaient généralement de la normale dans l’ensemble. Elle montre que le centre du Nouveau-Brunswick, le sud-ouest du Maine, le sud du New Hampshire, certaines parties du Massachusetts et certaines régions côtières de la Nouvelle-Écosse en bordure de l’océan Atlantique ont connu des conditions plus humides que la normale. De petites zones étaient plus sèches que la normale dans le centre du Massachusetts, le nord-ouest du New Hampshire, le nord et le sud du Nouveau‑Brunswick, le centre et l’est de la Nouvelle-Écosse et l’est de l’Île-du-Prince-Édouard.

Sur l’échelle de droite, les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.

Les précipitations hivernales (accumulée des mois de décembre à février) ont varié de 50 % à 150 % de la normale. En Nouvelle-Écosse, cet hiver est parmi les 10 hivers les plus secs pour les régions Greenwood et de Truro.

En décembre, les Maritimes et le nord-ouest du Maine ont reçu de 50 % à 110 % des précipitations normales, alors que le sud-est du Maine et de la Nouvelle-Angleterre a reçu de 110 % à 200 % des précipitations normales. Portland a enregistré son cinquième mois de décembre le plus humide.

La majeure partie de la région a reçu de 25 % à 110 % des précipitations normales pour le mois de janvier. Cependant, le nord-est du Maine et le nord-ouest du Nouveau‑Brunswick ont reçu de 110 % à 150 % des précipitations normales.

Les précipitations de février ont varié de 50 % de la normale dans certaines parties des Maritimes, jusqu’à 175 % de la normale dans certaines parties du Maine et du New Hampshire.

Températures à la surface de la mer : Écart hivernal par rapport à la normale

Carte des températures de la surface de la mer (TSM) : Écart hivernal par rapport à la normale (moyenné pour la période de décembre 2019 à février 2020). Les normales de TSM sont calculées en fonction des données de 1985 à 2014.
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La carte de l’écart des températures à la surface de la mer par rapport à la normale, moyennées pour la période de décembre 2019 à février 2020, montre que la température des eaux du golfe du Maine et des eaux côtières de la Nouvelle-Écosse a été supérieure à la normale, plus particulièrement à la surface des eaux plus profondes de l’est du golfe du Maine et dans la baie de Fundy.

L’échelle de droite présente la signification des couleurs de la carte. Les tons de rouge représentent les anomalies positives (supérieures à la normale), jusqu’à +3 degrés Celsius. Les tons de bleu représentent les anomalies négatives (inférieures à la normale), jusqu’à -3 degrés Celsius. Le blanc indique des conditions près de la normale (écarts de près de 0 degré Celsius).

La carte montre que les anomalies de température à la surface de la mer de tous les secteurs du golfe du Maine étaient supérieures à la normale. Ces anomalies positives étaient les plus prononcées [1,4 °C (2,6 °F)] dans les parties plus profondes de l’est du golfe et de la baie de Fundy, et plus faibles [moins de 0,5 °C (0,9 °F)] dans les régions littorales sur l’ensemble de la côte.

Impacts régionaux – de décembre 2019 à février 2020

Conditions hivernales

La chaleur inhabituelle observée cet hiver est liée au vortex polaire et à un régime de circulation atmosphérique appelé oscillation arctique (en anglais seulement). Le vortex polaire est une zone de basse pression et d’air extrêmement froid au-dessus des pôles de la Terre. Le courant-jet polaire se trouve à l’extrémité de cette masse d’air froid. Lorsque le vortex polaire est fort, le courant-jet (et les trajectoires des tempêtes) se situe plus au nord et l’air froid est confiné. La force du courant-jet et la phase de l’oscillation arctique sont étroitement liées (en anglais seulement). Lorsque la pression atmosphérique est inférieure à la normale sur l’Arctique et supérieure à la normale dans les latitudes moyennes, on obtient alors une oscillation arctique positive (en anglais seulement). En raison du fort vortex polaire cet hiver, l’oscillation arctique est demeurée positive. En fait, au début de février, (en anglais seulement) l’oscillation arctique a atteint sa valeur quotidienne la plus élevée jamais enregistrée.

Pourcentage de la normale hivernale des chutes de neige
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La carte des chutes de neige totales hivernales (de décembre à février) en pourcentage de la normale montre des quantités de neige supérieures à la normale dans le nord-est du Maine, le centre du Nouveau‑Brunswick, et bien supérieures à la normale de l’est de la Nouvelle-Écosse jusqu’au Cap‑Breton. Dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, le centre de l’Île-du-Prince-Édouard et les régions côtières de la baie de Fundy et du golfe du Maine, les quantités de neige étaient inférieures à la normale ou nettement inférieures à la normale. Ailleurs, les quantités de neige étaient près de la normale.  

Sur l’échelle, les quantités supérieures à la normale (110 % de la normale et plus) sont montrées en vert, sous la normale (90 % de la normale et moins), en brun, et près de la normale (90 % à 110 % de la normale), en blanc.

Les chutes de neige de décembre dans les Maritimes, l’ouest du Maine et le nord du New Hampshire étaient inférieures à bien inférieures à la normale. Plusieurs secteurs du Maine ont observé un déficit de neige de 30 à 60 cm (de 12 à 24 po), notamment à Fort Kent, qui a connu son septième mois de décembre le moins enneigé. Cependant, les chutes de neige étaient supérieures à très supérieures à la normale dans le sud du Maine, le sud du New Hampshire et le Massachusetts, principalement en raison d’une tempête de neige majeure au début de décembre.

Comme les températures de janvier étaient douces, les quelques tempêtes qui ont traversé la région étaient généralement accompagnées de précipitations mixtes. Dans de nombreux endroits, les chutes de neige de janvier étaient inférieures à près de la normale. Les chutes de neige dans l’est du Massachusetts et le sud du New Hampshire ont été inférieures de jusqu’à 30 cm (12 po). Par contre, dans le nord du Maine et certaines parties de la Nouvelle-Écosse, on enregistrait un surplus de neige de 30 cm (12 po) et plus. C’était le mois de janvier le plus enneigé jamais enregistré pour Sydney.

Les chutes de neige de février étaient inférieures à la normale dans les secteurs sud de la Nouvelle-Angleterre et le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Les chutes de neige étaient inférieures de jusqu’à 30 cm (12 po) au Massachusetts, où Boston a connu son septième mois de février le moins enneigé. Toutefois, les chutes de neige ont été supérieures à la normale dans les secteurs nord de la Nouvelle‑Angleterre, la majeure partie du Nouveau‑Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard et le centre et l’est de la Nouvelle-Écosse. Une grande partie du nord du Maine a connu un surplus de neige allant jusqu’à 30 cm (12 po) et plusieurs secteurs des Maritimes ont reçu jusqu’à 60 % plus de neige que la normale.

On a observé de la glace plus mince que la normale sur certains lacs et certaines rivières de la région cet hiver, ce qui a poussé les autorités à émettre des avertissements. On a signalé que plusieurs personnes (en anglais seulement) et véhicules étaient passés à travers la glace (en anglais seulement). Des observations des glaces sont effectuées sur la rivière Saint-Jean, à Fredericton, depuis 1825, ensuite par Environnement et Changement climatique Canada pendant de nombreuses années. L’englacement de cette année a eu lieu le 13 janvier 2020, ce qui en fait le cinquième englacement le plus tard jamais enregistré (selon les données enregistrées depuis 1968, après l’installation du barrage de Mactaquac à l’ouest de Fredericton). D’après le registre des observations de la glace à Fredericton, il est clair qu’il existe une tendance à long terme vers un englacement plus tardif et une débâcle plus précoce de la glace fluviale, en partie en raison du réchauffement progressif des conditions climatiques.

Poteaux électriques brisés par la glace et le vent violent à Saint John (Nouveau‑Brunswick), le 27 février. Source : Roger Cosman, Société Radio-Canada, Nouveau‑Brunswick.
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La photo montre des poteaux électriques brisés à Saint John, au Nouveau-Brunswick, et les camions d’Énergie NB venus les réparer.

Changements climatiques dans la région du golfe du Maine

Un rapport a révélé que les changements climatiques s’accéléraient dans le Maine (PDF en anglais seulement). L’état est devenu plus chaud et plus humide depuis 1895, et ces changements se sont produits plus rapidement depuis 1960. Les changements observés dans les hivers du Maine comprennent des températures plus chaudes, une hausse des précipitations tombées sous forme de pluie, des conditions météorologiques extrêmes, et des dates de dégel plus précoces. Ces changements ont eu des répercussions sur le milieu naturel et les habitants du Maine (en anglais seulement). Le rapport faisait état d’une augmentation des épisodes de fortes pluies et une saison de croissance plus longue (en raison du premier gel automnal plus tardif), deux facteurs qui entraînent des difficultés pour les producteurs de pommes de terre (en anglais seulement).

Tendance observée du nombre de jours avec précipitations supérieures à 50 mm (2 po), de 1950 à 2013. Source : Northeast Regional Climate Center (NRCC) et Cornell Institute for Climate Smart Solutions (CICSS) (en anglais seulement)
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La carte montre la tendance du nombre de jours avec précipitations supérieures à 50 mm, de 1950 à 2013. La carte représente la région du Maine jusqu’au Massachusetts par comté. La majorité des comtés ont reçu un nombre accru de jours de précipitations abondantes, à l’exception de la région de Cape Cod, où le nombre a diminué. La tendance pour la majorité des comtés est de 0,00 à 0,23 jour par décennie.

L’échelle présente la signification des couleurs de la carte pour la tendance du nombre de jours par décennie. Les tons de bleu représentent des tendances positives jusqu’à plus de 0,42. Les tons de jaune à brun représentent les tendances négatives jusqu’à -0,42 et moins. Le blanc indique qu’il n’y a aucune tendance.

Une étude récente (en anglais seulement) a révélé que les oiseaux effectuaient leur migration plus tôt (en anglais seulement) au printemps en raison des changements climatiques, surtout dans les régions où le réchauffement est plus prononcé. Ce phénomène pourrait poser un problème si la période de migration ne coïncide pas (en anglais seulement) avec l’émergence des plantes et des insectes dont certains oiseaux dépendent. Par ailleurs, le réchauffement des eaux dans le golfe du Maine a modifié la disponibilité de certains poissons dont se nourrissent certains oiseaux, ce qui peut avoir des conséquences sérieuses sur des espèces, (en anglais seulement) comme la population de Sterne de Dougall du nord-est en voie de disparition. Le réchauffement océanique est également lié à un changement dans les lieux d’alimentation (en anglais seulement) des baleines noires. Les scientifiques croient que le manque de nourriture a causé un stress corporel pour les baleines et que les femelles ont donné naissance moins fréquemment. Le gouvernement canadien a mis en œuvre des mesures supplémentaires pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord.

Rapport de la NOAA sur l’écosystème des pêches

Selon les scientifiques du Northeast Fisheries Science Center de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États‑Unis, « le déplacement du front nord du Gulf Stream a un effet direct sur les conditions océaniques dans le golfe du Maine. Depuis le milieu des années 2000, l’eau de pente (en anglais seulement) plus chaude et plus salée associée au Gulf Stream constitue l’apport principal dans le Gulf Stream par le chenal nord-est, soit 99 % d’eau de pente chaude en 2017 et 2019, l’estimation la plus élevée de la série chronologique. Les proportions variables de l’eau de source se répercutent sur les températures, la salinité et l’apport de nutriments dans le système. Bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour déterminer si ces tendances à court terme sont liées aux changements climatiques, les analyses des modèles climatiques mondiaux suggèrent que ces tendances sont évidentes dans les projections à long terme (sur 100 ans) des changements climatiques. »

Aperçu régional – printemps 2020

Températures et précipitations

Cartes des probabilités prévues de températures au-dessus, au-dessous et près de la normale pour la période de mars, avril et mai 2020. Carte des températures du Climate Prediction Center (CPC) (à gauche) du 20 février. Carte des températures d’Environnement et Changement climatique Canada (à droite) du 28 février.
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La carte de l’aperçu des températures pour la période de mars à mai 2020 pour la Nouvelle-Angleterre (à gauche) montre que toute la région affiche une probabilité de températures supérieures à la normale de l’ordre de 33 % à 40 %.

La carte de l’aperçu des températures pour la période de mars à mai pour les Maritimes (à droite) montre des probabilités accrues de températures au-dessus de la normale dans la plus grande partie des Maritimes, à l’exception des sections de l’est, où les probabilités de températures près de la normale sont de 40 % à 50 %. Les probabilités de températures au-dessus de la normale augmentent en se dirigeant vers le sud, atteignant de 40 % à 50 % sur le nord du Nouveau-Brunswick et de 60 % à 70 % sur le sud de la Nouvelle-Écosse.

Pour la période de mars à mai, le Climate Prediction Center (CPC) (en anglais seulement) de la NOAA et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) prévoient des possibilités accrues de températures supérieures à la normale pour la Nouvelle-Angleterre, le Nouveau-Brunswick, des secteurs de la Nouvelle-Écosse et l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Des températures près de la normale ont été prévues sur le centre et l’est de l’Île-du-Prince-Édouard et des secteurs est de la Nouvelle-Écosse.

On prévoit une augmentation des probabilités de précipitations supérieures à la normale sur la Nouvelle-Angleterre de mars à mai. Environnement et Changement climatique Canada prévoit un risque accru de précipitations inférieures à la normale pour le sud-ouest du Nouveau-Brunswick et des probabilités égales de précipitations sous les normales, près des normales et au-dessus des normales pour le reste des Maritimes.

Possibilité d’inondation printanière

La NOAA indique (en anglais seulement) un risque d’inondation printanière normal pour le Maine et le nord du New Hampshire, où l’équivalent de l’eau de la neige est normal, et un risque inférieur à la normale pour le sud du New Hampshire et du Massachusetts, où la couverture de neige est inférieure à la normale. Les probabilités d’inondations dues aux embâcles dans la région intérieure du Maine et dans le nord du New Hampshire sont également normales. Des pluies très abondantes peuvent causer des inondations en temps de l’année, même là où il y a peu ou pas d’accumulation de neige au sol.

Au Nouveau-Brunswick, l’application surveillance du fleuve pour la surveillance du bassin de la rivière Saint-Jean a été améliorée pour offrir état actuel et prévisions des niveaux d’eau dans plus de collectivités et jusqu’à six jours d’avance.

El Niño/Oscillation australe (ENSO)

Prévisions probabilistes officielles El Niño - oscillation australe (EÑSO) du début mars émises par le Climate Prediction Center (CPC) et l’International Research Institute for Climate and Society (IRI). L’état ENSO est basé sur l’anomalie NINO3.4 de la température à la surface de la mer (TSM). L’ENSO neutre est défini comme étant compris entre -0,5 °C et 0,5 °C.
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Le graphique de la série chronologique montre les probabilités de conditions El Niño, La Niña et de conditions neutres pour les 12 prochains mois. Les probabilités de prévision sont représentées par des barres verticales et les probabilités climatologiques, par des lignes. Les couleurs bleu, gris et rouge représentent les conditions La Niña, les conditions neutres et les conditions El Niño, respectivement. Chaque barre représente les probabilités pour trois mois. Chaque intervalle se chevauche de deux mois. Le premier intervalle de trois mois est février, mars et avril 2020. Les mois de juin, juillet et août 2020 sont au milieu du graphique. Le dernier intervalle de trois mois est octobre, novembre et décembre 2020.

Le tableau ci-dessous indique les probabilités de prévisions des conditions La Niña, neutres, et El Niño pour chaque intervalle de trois mois.

Saison

La Niña

Neutres

El Niño

FMA 2020

1 %

60 %

39 %

MAM 2020

2 %

67 %

31 %

AMJ 2020

8 %

66 %

26 %

MJJ 2020

16 %

60 %

24 %

JJA 2020

25 %

53 %

22 %

JAS 2020

31 %

48 %

21 %

ASO 2020

35 %

45 %

20 %

SON 2020

38 %

43 %

19 %

OND 2020

40 %

41 %

19 %

Les probabilités climatologiques de La Nina, d’El Niño et des conditions neutres sont les suivantes :

  • La Niña : environ 25 % pour les mois du printemps et de l’été et environ 35 % pour les mois d’automne;
  • Neutres : 50 % pour les mois du printemps et de l’été et environ 30 % pour les mois d’automne;
  • El Niño : environ 20 % pour les mois du printemps et de l’été et environ 35 % pour les mois d’automne.

En février, des conditions El Niño/Oscillation australe (ENSO) neutres ont été observées dans la région équatoriale de l’océan Pacifique. Le Climate Prediction Center de la NOAA indique que ces conditions neutres devraient se poursuivre (en anglais seulement) et établit à 65 % les probabilités qu’elles se maintiennent au cours du printemps et à 55 % qu’elles persistent jusqu’à l’été.

Coordonnées

Environnement et Changement climatique Canada
Courriel : ec.enviroinfo.ec@canada.ca

National Oceanic and Atmospheric Administration

Northeast Regional Climate Center
Nom : Ellen Mecray
Courriel : Ellen.L.Mecray@noaa.gov
Nom : Samantha Borisoff
Courriel : sgh58@cornell.edu

Partenaires du golfe du Maine

Recevoir cette publication trimestrielle (en anglais seulement)

Bulletins trimestriels des impacts liés au climat et aperçu saisonnier – en ligne  

Drought report (en anglais seulement)

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